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mardi 17 février 2015

CHEMIN DU DIEU DE L’AMOUR


Le vieux chemin doit être délibérément abandonné par la créature humaine pour prendre désormais une voie nouvelle, la voie spirituelle et christique.

L’être humain doit alléger son lourd fardeau terrestre afin de parcourir plus facilement et plus rapidement cette nouvelle voie tout en rejetant le superflu et en ne conservant que l’indispensable. D’où l’impérieuse nécessité de sélectionner ses pensées, ses sentiments et ses actes, de telle sorte qu’un accord parfait s’établisse entre la volonté, l’esprit et l’âme-conscience, et qu’une mélodieuse harmonie en soit le fructueux résultat, tel le musicien qui accorde les cordes de son violon avant d’exécuter sa symphonie. L’être charnel routinier suit des traditions périmées et des rites, se conforme aux préjugés et aux dogmes, ne fait appel ni à sa raison, ni à son âme pour découvrir les richesses spirituelles contenues dans les paroles divines, sous prétexte qu’elles sont mystérieuses. Rien n’est caché, mais tout est révélé au divin qui se trouve au plus profond de nous-mêmes.

C’est par cette communion que s’épanouira notre être spirituel.

Par cette communion, dès le matin à son réveil, l’élève rendra grâce au Dieu d’amour pour qu’Il le soutienne dans ses activités quotidiennes et, le soir, dans sa prière, il lui offrira les fruits de ses oeuvres idéales, appréciant dans toute sa plénitude le bonheur ineffable de cette offrande.


Chaque heure consacrée à Dieu et au prochain, dans un élan d’amour, nous rapprochera davantage du Père et de nos frères et sœurs, qui constitueront vraiment pour nous la grande famille universelle.

Alors nous connaîtrons le véritable sens de la vie qui se résume dans ce mot divin : «Aimer comme le Père des cieux aime tous ses enfants et comme le Christ nous a montré son amour pour le Père lors de sa venue sur la terre.»


Assisté des grâces divines, par la transmutation de son impureté en pureté, de son égoïsme en altruisme et de sa haine en amour, le vieil homme, métamorphosé en une créature neuve, s’acheminera sur la voie nouvelle.

Ses pensées, ses sentiments et ses oeuvres reposeront alors sur le triptyque divin : amour, sagesse et vérité.


Peter DEUNOV

vendredi 13 février 2015

Une porte qui peut seulement être ouverte par la Clé Divine


Je considère la femme comme une polarité. Originellement, quand Dieu créa la femme, elle était complètement différente de la femme que nous connaissons aujourd'hui. La femme qui vit aujourd'hui sur Terre n'est ni celle du Ciel ni celle du Paradis, elle est seulement une résonance, une réflexion de la femme lumineuse et sublime. Et dans cette signification, l'Amour n'est seulement que le reflet extérieur de cette femme. Cet Amour n'est présent que là où la femme est présente. Si la femme est manquante en une personne, alors l'Amour lui manquera également. Si les gens savaient ce que la femme est et s'ils lui redonnaient son véritable statut, le monde se relèverait immédiatement.

Pour avoir une idée claire de ce qu'est la femme, on ne doit pas la considérer seulement comme un individu, mais plutôt comme une essence dans sa totalité. La femme dans la nature est une puissante et grandiose chose. Si vous enleviez le principe féminin de l'existence, la mort suivrait immédiatement. Le principe féminin est entré dans la Vie au moment même de sa Création. Ne séparez jamais la femme de la vie, en d'autres mots, l'Amour dans la vie. La femme symbolise l'Amour. Avec la distorsion actuelle de l'existence humaine, la femme est devenue tordue également. Par le concept de “femme”, l'on devrait comprendre un être qui sait insuffler la vie aux formes les plus magnifiques, qui sait éveiller les forces les plus grandes, une créature pouvant manifester la plus grande intelligence. La femme est la dernière Création de Dieu. Chaque création plus tardive est plus élevée et évoluée que la précédente. Dieu créa les plantes et les animaux avant de créer les hommes, donc l'homme est plus évolué que les plantes et les animaux.

 De même, Ève demeure plus évoluée que l'homme, Adam. Dieu souffla en Adam une âme vivante et en Ève, l'intelligence. Lorsque nous disons que la femme est seulement féminine mais ne possède aucune intelligence, nous sommes complètement dans le faux, nous avons complètement tort. La femme est beaucoup plus intelligente que l'homme. L’homme est fort, il peut se battre, pourtant souvent aucune grande philosophie n'est présente en lui. Beaucoup disent que l'homme est un génie et qu'il est savant. Rappelez-vous : un génie, un grand être, ne peut jamais être né d'une femme médiocre qui manque de discernement. Le père peut être un homme ordinaire, mais la mère doit être capable de discernement et d'intelligence. Ceci nous démontre que le père fait passer son intelligence à l'enfant moins facilement que la mère le fait. Lorsque l'intelligence des deux parents est combinée, quelque chose de bien sera créé.

La qualité principale de la femme est la compassion. Si la compassion manquait à la femme face aux souffrances des humains, elle ne serait plus une femme. La femme contemporaine nie sa qualité la plus précieuse et tente de devenir un homme. Lorsqu' elle souhaite dire quelque chose, elle devrait d’abord y réfléchir et parler ensuite. En général, le bon jugement et la présence d'esprit sont requis autant pour la femme que pour l'homme. Depuis huit mille ans, l'homme et la femme se sont tellement éloignés de leur nature essentielle et véridique, ils sont si loin d’elle maintenant, que la femme n’est plus une femme, et l'homme plus un homme. Si vous pouviez comparer l'homme ou la femme d’aujourd’hui au prototype originel vous y verriez une ridicule caricature? Que doit-on trouver dans la forme féminine ?

Toutes les vertus, toutes les idées et émotions sublimes doivent être présentes en elle. La femme est porteuse de tout ce qui est le plus sublime dans le monde, cette tendresse à jamais présente et préservée en elle. J'ai vu seulement quelques femmes véritables dans ma vie, quelques-unes en Bulgarie et quelques-unes à l'étranger. La femme véritable peut être reconnue à sa tendresse, aucun mot dur ne peut sortir de sa bouche ! Chaque femme qui est en mesure d'exprimer des grossièretés ne peut être une manifestation de la femme véritable, elle a dévié.

 Et ce qui distingue l'homme véritable est son haut idéal. La “femme”, dans la pleine signification du mot, signifie “une porte qui peut seulement être ouverte par la Clé Divine“. Toute porte qui peut être ouverte par la clé de gens ordinaires n'est pas une femme. Que la femme soit belle ou qu'elle puisse représenter un élément de douceur, c'est une autre affaire. Beauté, légèreté, richesse, force de caractère, tous ces éléments sont en l'âme.

[ …] Toutes celles qui sont comme Marie sont des femmes nobles. Elles sont bonnes de caractère. Elles ont une structure de corps parfaite et un visage plein de bonté, un regard aimable, un front symétrique, un nez juste. Elles sont bonnes en leur coeur, tendres et compatissantes vis-à-vis de la souffrance des êtres et toujours prêtes à les aider. “Marie” signifie “saumure” en hébreu. Grâce à Marie le monde existe encore, il ne devient point rance et ne décline pas non plus. Lorsque vous portez le principe de Marie en vous, votre coeur reste en bonne santé. “Marthe” est de la même racine que “Mara” qui veut dire : “rancunière, aigre et de tempérament difficile”.

Si quelqu'un est comme une Marthe, observez-là, vous verrez que lorsqu'elle se lève le matin, tous ses domestiques sont réveillés aussi. Criant, poussant des cris et brandissant le balai, tous courent à plus d'un demi kilomètre d'elle. Vous trouverez Marthe dans les églises, dans les écoles et partout dans les parcs et endroits publics. Elle est aussi indispensable que Marie. Pourtant, vous ne devriez donner la priorité à aucune des deux. Imaginez que tous dans le monde soit comme Marthe, criant et soulevant la poussière, brandissant le balai. Quelle sorte de musique cela donnerait-il ? Avec Marthe les maisons seraient bien organisées, tout serait en bon ordre et bien structuré, nous aurions des formes superbement efficaces, mais la vie nous manquerait. Sans Marthe par contre, qu'est-ce qui rendrait Marie “salée” ?

Le principe plus élevé de Marie nous démontre le chemin à suivre pour servir Dieu personnellement. Dans ce service, nous trouvons le sens de notre vie.

L'Enseignement Divin ne nous demande pas de nous retirer de nos devoirs quotidiens, seulement, cette partie des devoirs quotidiens qui est assignée à Marie devrait plutôt être donnée à Marthe, symboliquement parlant bien sûr. De nos jours, on considère la femme comme un être qui a besoin d'un mari pour s'occuper d'elle. Je vous dis : cette femme n'est pas une femme, c'est une personne handicapée dans un hôpital. Pour moi, la femme est celle qui sauvera le monde, la femme est celle qui tient les clés de la vie dans ses mains, la femme est celle à travers laquelle la force grandiose et toute puissante de l'Amour (qui donne au monde la vie) est manifestée. C'est pourquoi donc, le Salut du monde viendra à travers la femme et non à travers l'homme.

Propos de Peter DEUNOV


L’UNION AVEC DIEU


Dans sa manifestation, la vie a un côté réel et un côté irréel ; une signification pratique, une autre théorique.

Les « croyances » et les conceptions sur la vie sont très différentes et souvent contradictoires ; elles ne relèvent que de la théorie. Dans le côté pratique, « réel », de la vie, il y a une unité de mesure, une unité d’action intérieure, de même que dans la joie, qui crée un élargissement semblable en tout être vivant.

Une autre réalité de la vie est l’union intérieure avec la source de tout ce qui vit, avec le Créateur, avec Dieu. Cette union se fait par la pensée, concentrée, pure, élevée qu’on définit par le mot « prière ».

La prière consiste à transmettre avec justesse, avec clarté et intensité, les pensées, les désirs et les sentiments les plus sincères et les plus purs. Celui qui prie de cette manière a compris le sens intérieur de la vie, et le lien existant entre tous les êtres.

Votre bonheur dépend de la Pensée divine qui descend dans votre esprit, de votre aptitude à la percevoir, à retenir sa lumière et à travailler avec elle. La Cause Primordiale a réfléchi longtemps avant de créer un monde parfait et rempli de si grands biens pour tous.


Dans les langues contemporaines, on ne trouve pas de terme précis pour exprimer la grande idée cachée dans le mot « prière ». La prière peut aussi consister dans l’acte de la respiration, exécutée consciemment et avec un sentiment d’amour pour l’air et ses bienfaits, et de reconnaissance envers Dieu pour tout le lien qu’Il nous dispense.


Ceux qui sont prêts à ressentir leur vie intérieure d’une façon intuitive pourront mieux saisir le sens profond de la prière. Le matin, au lever, par des exercices de respiration profonde en pensant que vous êtes unis à Dieu et en reconnaissant Ses qualités, Sa force, Sa bonté, vous entrerez dans l’harmonie de Sa présence et de Sa pensée toute puissante. Par cette « respiration-prière » du matin, l’homme, s’accordant avec la Grande Sagesse Divine qui dirige tout, se sentira tout le jour mieux disposé et prêt à accomplir ardemment les tâches qui l’attendent.
Prier, c’est diriger son intellect, son coeur, son esprit, vers la Source de Vie dont nous sommes sortis.


La décadence de l’humanité actuelle est dûe à une profonde cause intérieure: la négligence de l’homme contemporain envers le Principe Primordial dont tout être est issu. L’âme humaine a besoin d’une nourriture spirituelle intérieure, qu’on ne peut acquérir que par la pensée élevée, concentrée par l’union avec Dieu. La prière ne consiste pas en une prononciation mécanique des paroles. Quand l’homme prie ou quand il pense, il doit y avoir dans sa conscience et dans son intellect quelque chose de bienfaisant, de beau, qui soit son idéal de façon permanente.

On entend dire :« Je suis un homme libre, pourquoi dois-je prier ? » Ce raisonnement n’est pas logique parce que le Réel dans le monde, l’Absolu, est dans l’unité de la vie. Celui qui embrasse tout ne nous oublie jamais ; nous non plus, ne devons pas l’oublier.

Que l’homme qui se croit indépendant essaie donc de s’abstenir de respirer :
Il comprendra spontanément la nécessité de la respiration. Si celle-ci représente une telle impérieuse obligation, la pensée envers Dieu, qui est illimité, est plus indispensable. Nombreux sont ceux qui pensent que la prière est une chose humiliante pour l’homme instruit. Mais en réalité, si l’on étudie la vie du génie ou du savant, on s’aperçoit que, du commencement à la fin, elle n’est qu’une longue prière. La prière du génie est l’idée sublime qu’il porte en lui et par laquelle il veut apporter quelque chose au monde, à la vie. L’existence du génie, comme celle du saint, est complètement altruiste. La noblesse de l’âme humaine dépend de sa pensée envers Dieu, duquel elle provient. C’est à cette Source, à cette Essence de Vie, qu’elle se ravitaille. Dans la joie et dans la douleur, nous devons penser à Dieu. C’est par Lui que nous viennent, l’intelligence, l’esprit noble, toute science, l’art et la finesse dans chaque métier, dans chaque activité.

Comme la vie sur terre ne peut exister sans le soleil, sans l’air et sans l’eau, aucune véritable culture ne peut exister sans union avec Dieu, sans une pensée dirigée vers en Haut.



Peter DEUNOV 

mardi 10 février 2015

L’INTELLIGENCE DU CŒUR


On dit souvent que c'est le cœur qui comprend et on parle de l'intelligence du cœur. . . Même les Évangile font allusion au cœur comme organe de la compréhension. Mais de quel cœur s’agit-il ? Ce n'est évidemment pas le cœur physique, l'organe qui envoie le sang. Non, le vrai cœur, le cœur initiatique : c'est le plexus solaire, c'est lui qui sent, qui comprend, qui saisit les grandes vérités cosmiques. Le cerveau sait seulement un peu étudier, écrire, parler, et surtout plastronner, même ans avoir une idée claire des choses. Regardez comment les choses se pas sent dans Je monde actuel : on discute, on écrit, mais en réalité on n'a rien compris, parce  qu'avec le cerveau il est impossible de comprendre correctement.

Il faut vivre les choses pour le comprendre, il faut les vivre avec tout son être.  Quand vous éprouvez un sentiment, quand vous sentez en vous la crainte, l'angoisse, l'amour, vous ne les sentez pas dans le cerveau ni dans le cœur physique, mais dans le plexus solaire. Donc, en plaçant le cœur dans le plexus solaire, les Initiés montraient qu'ils connaissaient beaucoup mieux la véritable anatomie et la véritable physiologie humaines que les biologistes qui ne voient que ce qui est physique et matériel. La véritable réalité de 1' être humain, ils l'ont supprimée. Tandis que les Initiés sont intéressés d' abord par ce côté invisible et subtil. Ils possèdent une science prodigieuse, mais ils gardent beaucoup de choses cachées parce que leur révélation serait dangereuse; alors ils n'en disent que quelques-unes et toutes les autres, on doit les découvrir.

Il faut avoir que le plexus solaire contrôle la majorité des fonctions du corps physique, mais surtout que c'est lui qui a créé et qui alimente le cerveau. Oui, le cerveau est une création du plexus solaire, c'est son enfant ; c'est pourquoi le plexus solaire le nourrit, lui envoie des subsides, et quand il cesse d'en envoyer, l'homme perd ses possibilités: ou il devient somnolent, ou il a mal à la tête et ne peut plus réfléchir.

Le cerveau n'est pas séparé du plexus solaire, mais s'il ne peut pas toujours bénéficier de son soutien, c'est qu' l ne sait pas encore entrer en communication avec lui. Or, je vous l' ai déjà expliqué, le  plexus solaire est un cerveau, mais un cerveau inversé, car si dans le cerveau la matière grise est à l'extérieur et la matière blanche à l'intérieur, c'est l' inverse pour le plexus solaire. La matière grise, qui est constituée par les cellules nerveuses, permet de penser, tandis que la matière blanche, constituée par les fibres nerveuses, prolongements des cellules, permet de sentir. Donc, grâce à sa matière blanche située à l'extérieur, le plexus solaire sent tout ce qui se passe dans l'organisme, dans toutes les cellules; c'est pourquoi il peut sans cesse s'occuper de rétablir l'équilibre.

Le cerveau, lui, ne sent rien du tout, excepté quand tout va très mal, mais il ne sait pas comment remédier. Si votre cœur bat trop vite ou trop lentement, ou si vous avez des maux d'estomac, le cerveau est incapable de faire quoi que ce soit, et d'ailleurs cela ne dépend pas de lui. Alors que si vous donnez au plexus solaire de bonnes conditions pour fonctionner normalement, il rétablira tout. Il possède une pharmacopée formidable que vous ne pouvez même pas imaginer ; et comme il est en relation avec tous les organes, avec toutes les cellules, il peut intervenir. ll est donc beaucoup mieux équipé que le cerveau. Mais tout cela n'est pas bien expliqué, même dans la science médicale. Avec le développement du cerveau l'homme a acquis la soi-conscience grâce à laquelle il s'est individualisé.

Le plexus solaire, au contraire, qui est le siège de la subconscience, met l'homme en relation avec l'océan de la vie universelle, il le lie au cosmos tout entier, ce qui n'est pas le cas du cerveau. En réalité, cette communication pourrait être établie, mais le cerveau n'est pas encore suffisamment développé pour cela, car il est de formation très récente; le plexus solaire, lui, est de formation beaucoup plus ancienne. Le cerveau s'est développé très tard chez les animaux et chez les hommes, et même le cerveau des fourmis, par exemple, est bien mieux organisé que celui de l'homme parce que les fourmis sont plus  anciennes que lui! Le cerveau humain n'est pas encore parfaitement organisé, mais il le sera plus tard, car il a la mission d'enregistrer la totalité des connaissances et de concevoir des nouons encore insoupçonnées. Mais je le répète, celui qui dirige, qui commande et dont tout dépend, c'est Je plexus solaire,  avec le centre Hara situé un peu plus bas, car ils sont en communication.

L'humanité contemporaine est en train de se détruire parce que l'essentiel de ses activités est situé dans le cerveau : les études, les calculs, les soucis, etc ... Comme il n'est pas tellement préparé à résister à de grandes tensions, beaucoup de maladies nerveuses viennent actuellement de ce que le cerveau est surchargé. Vous devez donc apprendre à répartir le travail entre les deux centres: celui qui est en bas, dans le ventre, et celui qui est en haut, dans la tête. À ce moment-là seulement vous trouverez l'équilibre. C'est une loi mécanique: pour obtenir l'équilibre, il faut charger non pas un seul plateau, mais les deux plateaux de la balance.

Le cerveau n'est qu'un instrument, et cet instrument n'est pas indépendant. Pour avoir un bon instrument, il faut J'entretenir. Prenez n'importe quelle machine, ou même seulement une lampe: si vous diminuez ou arrêtez le courant, son rendement ne sera plus le même. Le cerveau des humains est comme une lampe qui éclaire, qui raisonne, qui voit.

Oui, mais chez la majorité d'entre eux ce n'est pas une bonne lampe, c'est une bougie qui n'éclaire pas beaucoup. Il faut donc le brancher avec la source inépuisable qui lui donnera toutes les possibilités, c'est-à-dire le plexus solaire. Pourquoi les anciens l'ont-ils appelé " solaire"  ? Parce qu'il est lié au soleil, et le soleil est le cœur de notre univers. Que sont le plexus solaire et le cerveau l'un vis-à-vis de l'autre? Ils représentent deux pôles: l' un masculin, émissif, et l'autre féminin, réceptif. On retrouve cette polarité dans toute la nature. Regardez seulement ce qui se passe dans un couple: Je mari est occupé presque uniquement à gagner de 1' argent pour fournir à sa femme les moyens de s'habiller, se parfumer, se couvrir de bijoux ; et la voilà élégante, somptueuse, attirante, pendant que le pauvre mari, là-bas, dans des vêtements négligés, travaille pour pouvoir tout lui donner. Évidemment, il se peut que ce soit l'inverse, mais je parle symboliquement.

Le plexus solaire et le cerveau sont tellement liés l'un à l'autre que tous les deux peuvent s'aider ou au contraire se faire obstacle. Dieu n'a pas donné tous les pouvoirs à l'un des deux seulement. Comme pour l'homme et la femme: Dieu n'a pas donné tous les pouvoirs à  l'homme et aucun à la femme, non, Il a donné des pouvoirs à la femme et des pouvoirs à l'homme, mais ce sont des pouvoirs tellement différents qu'ils ne peuvent se manifester en plénitude que lorsque les deux principes sont unis et travaillent en harmonie dans le même but. Ce que l'homme peut donner, la femme ne le peut pas, et ce que la femme peut donner, l'homme ne le peut pas non plus; mais  quand ils unissent leurs pouvoirs, les résultats sont fantastiques. Et pour les deux cerveaux que sont le plexus solaire et le cerveau de la tête, il est important de comprendre comment ils sont polarisés en masculin et féminin, comment ils agissent l'un sur l'autre et quels sont leurs pouvoirs sur la matière. Vous promenez à droite et à gauche une aiguille sur la pierre et vous n'entendez rien.

Pourtant, vous la touchez. Oui, mais vous ne touchez pas son cœur ... car elle a aussi un cœur, cette pierre !  Dès que vous touchez son cœur, tout de suite vous entendez la musique. Il existe aussi un cœur dans l'univers, mais on ne connaît pas ses lois, c' est pourquoi on n'arrive pas à établir le contact pour capter ses ondes et avoir des révélations.  Pour pouvoir toucher le cœur de l'univers, vous devez intensifier votre amour. C'est un travail qui se fait dans le plexus solaire. À ce moment-là, je vous l'ai dit, vous ne pensez plus, vous projetez une puissance, une énergie d'amour et vous la dirigez, mais votre cerveau se repose. Vous comprenez, vous êtes conscient et vous dirigez les énergies, mais sans que votre cerveau soit tendu ou en activité.

Comment expliquer cela? C'est qu'il existe une autre forme de pensée, une autre forme de compréhension qu'il faut arriver à découvrir.


Omraam 

samedi 7 février 2015

Puisez chaque matin à la source inépuisable du soleil



Les Initiés disent que le soleil est un être magnifique qui peut venir nous visiter, nous parler, éclairer notre compréhension, déjeuner avec nous. Bien sûr, il ne faut pas le prendre dans un sens physique, le soleil enverra un représentant; cela se réalisera d'après notre foi. Vers celui qui craint déjà n'avoir pas de réponse, il ne vient pas, mais si vous croyez fermement qu'il répondra, qu'il vous prendra sous sa protection, il viendra, il se tiendra auprès de vous et vous donnera sa lumière. Dans toutes les circonstances de la vie vous pouvez appelez le soleil: si vous devez traverser des lieux peu sûrs, si vous voulez chasser les voleurs extérieurs ou intérieurs, si vous voulez écarter les querelles ou apaiser des mésententes, si vous désirez guérir d'une maladie. Sans cesse, appelez le soleil.

Oui, mais comment le faire? Au-dedans de nous le soleil a un représentant, homologue du soleil physique qui est au-dehors. Nous avons en nous un soleil minuscule qui peut grandir ou diminuer; c'est notre Moi supérieur. Il est semblable à une étincelle, à un point lumineux qui peut s'embraser, tout incendier, mettre le feu au monde entier. Notre Moi supérieur est une parcelle du soleil. Il nous aide à nous lier au soleil extérieur par lequel nous pouvons développer ce soleil intérieur. Le soleil intérieur nous fait voir et comprendre le soleil extérieur, et réciproquement. Ils s'aident mutuellement. Le Moi supérieur possède les qualités du soleil. Il est intelligent, il est parfaitement pur, il n'y a en lui aucun élément étranger, aucun mélange. Le soleil intérieur est blanc, il est lumineux. Il n'est pas une question à laquelle il ne puisse répondre, car il n'y a pas trace d'obscurité en lui. Le soleil n'est pas figé, il vibre, il vit. La vie coule en lui et jaillit de lui. De même la vie coule dans le Moi supérieur qui ne connaît ni la mort, ni le néant, ni l'absence de mouvement. Le soleil est une trinité de vertus. Sa lumière est la sagesse; son rayonnement qui devient chaleur, c'est l'amour; sa blancheur est la vérité. Se concentrer sur le soleil, c'est se concentrer sur ces trois vertus. Quand on pratique cette discipline, tout le reste devient secondaire.

Si on sait utiliser les piqûres du soleil, il a un pouvoir guérisseur. Si l'on a une plaie, de la scrofule, des rhumatismes, de l'hypocondrie, il faut s'exposer au soleil  consciemment en lui parlant, et le soleil mettra un baume sur les plaies, puis un pansement, c'est-à-dire la croûte sous laquelle le mal guérit. Le soleil fera même une opération nécessaire. Il est le grand médecin universel; il soigne et guérit tout. Mais il peut aussi être dangereux, et il faut savoir s'exposer à ses rayons. On peut s'exposer tout nu, mais en protégeant toujours sa tête. Et il vaut encore mieux porter un vêtement très léger ou un vêtement de feuilles sous lequel on transpirera; on s'essuiera ensuite. Il faut choisir, pour prendre un tel bain de soleil, un endroit qui soit à l'abri du froid, du vent, des courants d'air. D'autre part, les heures favorables sont celles du matin avant onze heures.

On doit penser très souvent au soleil, à ses couleurs, à son lever. Imaginez l'astre surgissant à l'horizon, rouge, puis orange, dans une grande splendeur. C'est un exercice important qui peut remplacer le lever du soleil physique pour ceux qui ne peuvent y assister, s'ils savent se concentrer avec assez de puissance. Tout est dans la concentration.

Nous voulons augmenter la lumière vivante en nous, c'est pourquoi nous nous levons le matin avant le soleil pour être présents au rendez-vous avec lui. Nous faisons des exercices respiratoires, des mouvements harmonieux de gymnastique, des prières. Ainsi nous captons dans l'air cet élément présent partout dans le monde. Seuls les disciples savent l'absorber consciemment.

Par la pensée, vous pouvez soulever le soleil, il vous soulèvera à son tour et vous deviendrez légers comme des ballons, car votre désir se reflétera en lui. Pour cela, regardez le bas du disque solaire, car pour soulever un objet, on choisit toujours le point d'appui au-dessous de lui. Vous fixez donc le bas du disque, vous faites des efforts intérieurs pour le soulever, et vous le verrez monter, vite, vite. C'est une illusion, évidemment, mais quelle joie, quelle dilatation vous ressentirez, et quelle inspiration ineffable! Le soleil s'arrêtera. Regardez de nouveau le bas, il montera. Si vous êtes trop tendu, arrêtez l'exercice un instant, fermez les yeux et détendez-vous. Vous vous sentirez ensuite extrêmement bien, reposé, dispos. Cette petite chose, cette illusion s'est reflétée sur vous. En voyant le soleil monter très vite, il s'est produit au fond de vous un éclaircissement merveilleux. C'est un exercice excellent pour les disciples qui veulent monter. Le bas du disque, c'est le point de vue le plus bas. En le soulevant, on s'élève vers un point de vue supérieur.

 Vous regardez le soleil monter, vous vous sentez heureux et illuminés, et soudain il s'arrête.... Qu'est-ce à dire? Les esprits supérieurs peuvent s'arrêter pour nous saluer. Cela dépend de nous. Si nous augmentons nos vibrations jusqu'à les accorder aux leurs, ils s'arrêteront, ils nous diront bonjour. Pour que cela se réalise, il faut y croire, comme les enfants croient au Père Noël. Ils l'attendent, certains qu'il viendra leur apporter des cadeaux, et au matin ils trouvent des présents. Les parents ont fait office de Père Noël, les enfants ont ce qu'ils ont désiré. Nous sommes des enfants.

Nous croyons que le soleil viendra si nous l'invitons, et il viendra effectivement, il nous parlera et nous laissera ses présents. Nous croyons qu'il nous accompagnera tout au long de la journée et qu'il nous illuminera, et cela est possible si nous croyons comme les enfants, de tout notre coeur et de toute notre âme. Bien sûr, le soleil ne vient pas lui-même, mais il déléguera auprès de nous des esprits, des serviteurs qui le représenteront. Inviter le soleil à déjeuner? Oui, on peut le faire, si on y croit; on prépare alors tout pour le recevoir, et le matin, quand il se lèvera, beau comme le roi du monde, et qu'il viendra à vous, resplendissant de lumière, vous le sentirez sous forme de joie, de dilatation, de légèreté, de reconnaissance.

 Attendre le soleil, imaginer le soleil, on peut le faire tout le jour, partout. Vous marchez seul, la nuit, dans la rue, et vous avez peur; appelez le soleil, il fera route avec vous. Mais ne le mettez pas à cóté de vous, ni en avant ni en arrière, placez-le sur votre tête. Les esprits qui poussent les malfaiteurs autour de vous s'enfuiront en voyant le soleil. Les criminels ne verront rien, eux, mais les esprits. Hier encore, une soeur en a fait l'expérience. Poursuivie par un homme, elle a dit simplement: "Soyez raisonnable", et l'esprit qui poussait le malfaiteur ayant pris peur, ce dernier s'est enfui.

Notre façon de penser seule fait que Dieu est très loin de nous. Le soleil est à une grande distance, cependant nous pouvons l'appeler. En Bulgarie, pour dire que les prières adressées à Dieu et les démarches faites auprès du roi ne servent à rien, pour décourager quelqu'un on dit: "Dieu est très haut et le roi est très loin". Pourtant Dieu n'est pas loin de nous. Un petit Bulgare avait écrit une lettre à Dieu. Voici ce qu'il disait: "O Seigneur mon Dieu, si tu savais dans quelles conditions je vis. Mon père est mort et ma mère est pauvre.

Nous n'avons pas de quoi manger. Envoie-moi quelque chose, je voudrais tant pouvoir étudier!" Il adressa son enveloppe à Dieu et la mit à la poste. L'employé des postes qui trouva cette lettre en opérant le tri la porta à son directeur qui la fit lire à tous les facteurs.

Ils furent si émus qu'ils se chargèrent entre tous de mettre l'enfant à l'école pour qu'il puisse parfaire son instruction et parfaire ses études. Imitons cet enfant. Longtemps il crut que Dieu lui-même avait exaucé sa demande. Envoyez vous aussi, une lettre, elle arrivera à destination, et tôt ou tard vous aurez ce que vous souhaitiez. Christ disait: "Il vous sera fait selon votre foi". Pourquoi ne pas vérifier?

Il est toujours possible de penser au soleil, même en marchant dans la rue. Nous n'avons pas à Paris les levers du soleil que l'on peut admirer au bord de la mer ou à la montagne.

Qu'importe? Ceux auxquels nous assistons ici nous apportent de merveilleuses joies et de grandes clartés. Ne manquez pas de venir les contempler. Mais vous pouvez toujours faire cet exercice: restez calme, concentrez-vous quelques minutes et formez dans votre pensée l'image du soleil. Vous pouvez le voir où il est réellement, ou bien ailleurs, à votre choix, Situez-le au-dehors de vous ou au-dedans, selon la raison qui vous pousse à faire ce travail. 

L'important, c'est que vous allumez une lampe. Lorsque plusieurs sont réunis, ils peuvent former l'image du soleil au centre du groupe ou au centre de la famille. Le soleil sera comme une lampe éclairant la maison. Installez l'éclairage partout, dans la famille, le village, la ville, la nation, l'humanité. Chacun peut installer ainsi un soleil pour un grand nombre de personnes.

Et d'abord chacun peut le faire pour son peuple intérieur, sa propre humanité. L'écrivain, le prêtre, le gouvernant peuvent le faire pour leur groupe, pour une société, pour une nation. Un Initié peut le faire pour tout un continent. Un Maître pour une race. L'homme ordinaire, quant à lui, peut éclairer son être intérieur.


Textes extraits de plusieurs conférences OMRAAM MIKHAËL AÏVANHOV 1962

jeudi 5 février 2015

HONOREZ VOS PENSEES ET VOS SENTIMENTS


L’homme dépose des choses dans sa subconscience, alors que dans sa conscience, il vit, souffre, se réjouit, tombe et se relève.

Parfois les maladies sont dues à l’accumulation d’une trop grande quantité d’énergie en certains endroits. Par exemple, les migraines sont dues à un surplus d’énergie nerveuse dans la tête ; les maux d’estomac sont dus à un excès d’énergie en un quelconque endroit de cet organe. Pour se libérer de l’énergie superflue accumulée en certains points de l’organisme, l’homme doit connaître les raisons de cette accumulation et après en avoir trouvé la raison il est facile de s’en débarrasser. La cause peut être une organisation incorrecte des pensées. Corrigez la relation entre vos pensées et vos sentiments et la douleur disparaîtra. En un mot, la plus petite dysharmonie entre les pensées, les sentiments et les actions de l’homme le prédispose à la maladie.

Pour harmoniser ses pensées, ses sentiments et ses actions, l’homme doit se conformer aux lois de la nature. Des lois règlent les pensées, d’autres régissent les sentiments et les actions. Une fois en relation avec ces lois, les pensées et les sentiments circuleront correctement en l’homme, aussi naturellement, calmement et sans efforts que l’air et la lumière qu’il reçoit. Par exemple, un homme est bouleversé dans ses sentiments ; s’il ne sait pas maîtriser ses sentiments il peut s’invalider. Vous demandez : « Cela arrive-t-il à un homme spirituel ? » Que vous soyez un homme spirituel ou un homme du monde, c’est sans importance. Au cours de certaines périodes de la vie, l’énergie de l’homme se réveille et ce qui différencie l’homme spirituel, c’est qu’il dispose d’une méthode lui permettant de transformer cette énergie en une énergie plus élevée.

Dans les Écritures, il est dit à ce sujet : « Confiez votre fardeau à Dieu. » Cela signifie que vous devez remettre entre les mains de Dieu les tâches difficiles de votre vie, celles que vous ne pouvez résoudre.

Si vous essayez de les résoudre seuls vous finirez par vous bloquer. Laissez les énergies de la nature passer à travers vous. Ne mettez pas de barrières sur leur chemin. Tournez-vous vers Dieu afin qu’Il vous indique le moyen de les canaliser. Dès qu’elles seront canalisées, vous pourrez les utiliser à bon escient. Souvent, il arrive que quelqu’un se sente abandonné de tous. Il souffre, se tourmente et dit : « Ma vie est finie. » Les énergies de son cerveau ont pris la voie descendante. Que doit-il faire ? S’en remettre à Dieu. Et peu de temps après, son état s’améliorera de même que son lien avec Dieu s’amplifiera.

L’intelligence divine existe partout dans le monde et elle veille sur tous ceux qui se tournent vers elle et lui demandent secours. C’est pour cette raison qu’il est donné à tous la possibilité d’exister. Dans ce sens, pour l’homme raisonnable qui chemine sur la voie divine, le péché n’existe pas. Pourquoi ? Parce que dans son organisme, les courants d’énergie se relaient correctement. Par exemple, l’énergie de son cerveau évolue selon une spirale en passant progressivement d’un hémisphère à l’autre, sans éprouver aucune secousse ni anomalie.

Quand l’homme croit en Dieu, ses énergies se transforment normalement. S’il n’a pas foi en Dieu et qu’il ne compte que sur lui même, certaines anomalies apparaissent en lui.

Quand vous affirmez que rien n’est possible, vous ne comptez que sur vous-même. Quand vous affirmez que tout est possible, vous comptez sur le divin qui est en vous et entre les mains duquel se trouvent toutes les possibilités.

Si l’humain et le Divin viennent à entrer en conflit, alors toutes les souffrances apparaissent. Notre siècle est le siècle où l’on vit des impressions extraordinairement fortes. La vie sur la terre se caractérise par une grande diversité extérieure. Quelle que soit la ville, quel que soit l’État dans lequel vous vous rendiez, vous trouverez toujours quelque chose de nouveau. Si vous allez aux États-Unis d’Amérique, vous verrez quelque chose de particulier : tout le monde marche vite ; on dirait qu’ils courent comme si un incendie s’était déclaré quelque part ou qu’un accident avait eu lieu. Si vous vous arrêtez ne serait-ce qu’un instant, chacun vous bousculera sans s’excuser. Les gens n’ont pas le temps, ils sont pressés. S’ils descendent du tramway ou du train, tous se dépêchent, courent et, sans le vouloir, ils se bousculent les uns les autres.

L’homme est venu sur terre et il s’imagine qu’il peut vivre là comme il le désire. À l’heure actuelle, on se bouscule. Le rythme de la vie est accéléré. Le malheur des hommes est dû au fait que chacun vit comme il l’entend. Les êtres invisibles sont préoccupés eux aussi par ce problème. Ils veulent savoir à quel résultat aboutit celui qui vit comme bon lui semble.

Nous envisageons la vie comme une pépinière ; il existe trois sortes de pépinières : la première inclut la vie des éléments minéraux et les métaux, le monde inorganique ; la seconde pépinière comprend la vie des plantes et des animaux ; la troisième concerne l’homme. Ces deux dernières pépinières forment le monde organique. Selon les conceptions humaines, les animaux et les plantes représentent le monde inférieur. Oui, c’est vrai, ils se situent plus bas que l’homme et c’est pour cela que leur responsabilité est moindre. Si la brebis commet une faute, sa responsabilité est moindre que celle de l’homme. Celui qui sait peu de choses est peu battu ; celui qui sait beaucoup est puni davantage. Celui qui sait peu de choses reçoit peu de récompenses ; celui qui sait beaucoup reçoit plus de récompenses. Il y a un certain rapport entre le degré de lumière que possède l’homme et la responsabilité qu’il porte. Ce rapport détermine le bonheur et le malheur des hommes.

Un jour, un lièvre sortit pour se noyer, tant la vie lui pesait. Il y avait les chiens qui le poursuivaient et les hommes qui voulaient le tuer. Il décida donc d’en finir avec la vie. Alors qu’il approchait du lac, il vit que toutes les grenouilles qui étaient sur le bord, sautaient très vite dans l’eau car elles avaient peur. Voyant cela, le lièvre se dit : « Tiens, il y aurait donc des êtres plus peureux que moi ? Je ne vais pas me noyer. » À cette époque encore, les oreilles du lièvre étaient petites, mais c’est à partir de ce jour-là qu’elles s’allongèrent. Le lièvre compte sur deux choses : son ouïe et sa vitesse. Au moindre petit bruit, il tend l’oreille et s’enfuit. Quand il voit un danger, le lièvre se dit : « Moi, je cède devant la force de l’homme. Je prends la fuite et vais de l’avant. S’il ne me rattrape pas, j’ai gagné ; s’il me rattrape, c’est lui qui gagne. » Le lièvre grimpe sur un haut rocher et de là converse avec l’homme en lui disant : « Moi je suis en haut, toi en bas ; c’est ainsi seulement que nous allons nous comprendre. »

Que signifient les mots ‘en haut’ et ‘en bas’ ? Celui qui est en haut se trouve dans de bonnes conditions ; celui qui est en bas est placé dans de mauvaises conditions.

Qui crée de bonnes ou de mauvaises conditions ? C’est l’homme lui-même qui est la cause des bonnes ou des mauvaises conditions de sa vie. Lorsqu’ils construisaient une maison, les Bulgares d’autrefois faisaient un hall ouvert au lieu du couloir que nous faisons maintenant. Au moment de faire la vaisselle, la jeune épouse, au lieu de sortir de la maison pour jeter son eau dans une fosse spéciale, la jetait pour aller plus vite, devant la maison par ce hall. Elle versait de l’eau sale un jour et le lendemain aussi, et ainsi de suite jusqu’à ce que des miasmes se forment et que les membres de la famille tombent tous malades. Si la jeune épouse tombait malade la première, on disait que quelqu’un lui avait jeté le mauvais oeil. Comment dans ces conditions ne pas s’attirer le mauvais œil ? Il n’est rien de plus dangereux pour l’homme que l’eau polluée, de plus dangereux pour sa santé que de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, de mauvaises actions. Ils laissent des dépôts superflus dans l’organisme humain. Ce que nous appelons ‘dépôt dans les articulations’ est justement dû aux mauvaises pensées et aux mauvais désirs. En ce sens, la neurasthénie n’est rien d’autre que des dépôts qui se forment dans les veines et les artères et qui attaquent e système nerveux de manière à empêcher les influx électriques et magnétiques d’opérer normalement dans l’organisme. C’est ainsi qu’apparaissent la tachycardie, la tension, l’artériosclérose et d’autres maladies. Ce sont des choses simples que nos contemporains ne connaissent pas, mais qu’ils doivent apprendre afin de pouvoir se guérir eux-mêmes. Certains se plaignent de ne pouvoir respirer librement ou de ce que leur cœur ne bat pas régulièrement. Ils appellent un médecin, prennent des médicaments, mais rien n’y fait. La cause de ces maladies ne réside pas dans le cœur ni dans les poumons, mais dans le diaphragme. Il s’est soulevé et exerce une pression sur l’estomac ; l’estomac exerce une pression sur les poumons et sur le cœur et c’est ainsi que tout l’organisme souffre.

Que faut-il faire alors ? Respirez profondément pour que les poumons se remplissent d’air et que le diaphragme reprenne sa place. Vous dites que votre diaphragme s’est soulevé. Cela veut dire qu’il s’enorgueillit.

Gardez-vous de l’orgueil. Si vous succombez à 1’orgueil, c’est la chute qui vous attend. C’est pourquoi nous disons que l’orgueil précède la chute. Celui qui souffre de tachycardie est un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux de tête ou de ventre est aussi un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux est vaniteux. Aussi, lorsque vous avez une crise de tachycardie, respirez profondément et ordonnez à votre diaphragme de redescendre, de reprendre sa place pour qu’il ne comprime pas le cœur. Celui qui ne veut pas s’aider lui-même va chercher un médecin. Un médecin vient, puis un second ; ils vous font quelques piqûres mais votre état empire.

Ils commencent à chercher la cause du mal dans l’hérédité, côté père et mère, et ils déclarent au patient que son mal est difficile à guérir. L’hérédité joue mais il y a aussi des causes inhérentes au malade. La jeune fille se plaint du cœur : c’est parce qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune homme et qu’elle souffre à cause de lui. Le vieillard aussi se plaint du cœur. Pourquoi ? Lui aussi est peut-être tombé amoureux. Un proverbe bulgare dit : « Quand on met le feu à un vieux tas de fumier, que de fumée ! »

Je parle de l’Amour, mais je comprends par-là l’Amour qui ne cause ni souffrances, ni maladies. Les hommes parlent de l’amour, le mettent en pratique mais tombent malades. Quel amour est celui qui apporte des souffrances et des maladies ? Ce n’est pas l’amour véritable. C’est l’amour, tel qu’il a été dénaturé par les hommes. Il n’est pas possible d’aimer et de classer les hommes d’après le degré d’amour qu’on leur porte. Ça, c’est un amour de tavernier qui rend les gens malheureux. Le tavernier répartit les gens en pauvres et en riches. Il sert les premiers de façon limitée, quant aux seconds il leur donne sans compter. Lorsqu’un riche entre dans le bar, il lui donne un verre, deux, trois et ensuite seulement il commence à noter. En fin de compte, le patron du bar y gagne et le riche est perdant. Jour après jour, il perd la santé, son cœur se met à battre de façon irrégulière. À quoi cela est-il dû ? Au manque d’harmonie entre les pensées, les sentiments et les actions de l’homme. D’une manière générale, le manque d’harmonie dans les pensées détraque le système nerveux cérébral ; le manque d’harmonie dans les sentiments détraque le système nerveux sympathique ; le manque d’harmonie dans les actions détraque le système musculaire et osseux. La vie physique et la vie psychique de l’homme sont étroitement liées. Aussi, lorsque vous tombez
malade, n’allez pas chercher un médecin pour qu’il vous prescrive quelque chose à avaler mais demandez-lui conseil sur la manière de vivre correctement. Vous dites que votre cœur s’est détraqué.

Combien de fois bat-il en une minute ? Normalement, le cœur humain bat soixante-douze fois par minute et le vôtre bat cent vingt fois. Il arrive que le cœur d’une personne âgée batte quarante fois par minute. Cela non plus n’est pas normal.

Retenez ceci : la qualité de la vie de l’homme dépend de ses pensées. Une pensée droite est exigée de tous. Quelqu’un se justifie de ses fautes en invoquant l’influence des autres. Pourquoi les laissent-ils avoir une influence sur lui sans en exercer une à son tour ? Pourquoi ne serait-il pas libre d’accomplir une bonne action grâce à sa pensée et ainsi exercer une bonne influence sur ses proches ?


extrait de : Le Livre des Trois Intelligences par Peter Deunov - Retranscrit par Francesca

mardi 3 février 2015

DIEU existe-t-il ou pas


Un soir, un ami était chez moi et je lui ai dit : « Le centre autour duquel passe un cercle est plus grand que tout le cercle. – Comment est-ce possible ? - Supposons un petit trou par lequel l’eau s’écoule, et que vous faites couler cette eau dans un bassin d’une capacité de 100.000 m3. Si elle coule sans arrêt, elle finira par remplir le bassin. Cette force qui entraîne l’eau dans le bassin est-elle plus grande que le bassin ? Bien sûr qu’elle lui est supérieure. Ce centre n’est qu’un point de contact avec un plus grand monde. Le monde actuel a été créé par un tel centre, et il est lié avec un monde plus grand encore dont l’énergie est 100.000 millions de fois supérieure à celle de notre centre. Par ce centre coulent les forces du divin Cosmos. Ne le comprenant pas, nous disons que ce point n’occupe aucun espace dans notre monde, qu’il se situe en dehors de lui.  

Maintenant, supposez que ce centre n’occupe aucun espace, mais qu’un trou étant ouvert et que par lui de l’eau s’écoule dans le bassin, je demande : « Ce trou occupe-t-il un espace ? - Non, mais sans occuper d’espace, il permet de remplir tout le bassin. - Alors, il n’y a ni temps ni espace ! - Il est possible qu’il n’occupe ni temps ni espace dans ce monde, cependant il en occupe pour l’autre monde : celui en dehors du nôtre. » D’autres états existent aussi. Ce sont des questions philosophiques qui ne doivent pas vous troubler : « Dieu existe-t-Il ou non ? - Dans  le monde, tout à la fois existe et n’existe pas. - Comment, existe et n’existe pas ? - Pour vous j’existe, mais pour les fourmis, je n’existe pas.

Elles ne pensent pas à moi ; je suis en dehors de leur conscience. » Cela montre que les choses existent quand on en prend conscience. Quand tu aimes quelqu’un, pour toi, il existe. Mais, si on te demande si tel Ange existe, tu répondras : « Il se peut qu’il existe ou qu’il n’existe pas, car je n’ai pas vu d’Ange. - Mais pour un homme que tu aimes, tu dis qu’il existe. - Je le connais, j’ai touché ses mains. »

Toutes les choses avec lesquelles nous sommes liés existent ; pour nous elles se manifestent et elles sont réelles, non pour la totalité de l’existence, mais uniquement pour nous. Donc, quand nous disons que les choses existent ou non, nous le disons seulement par rapport à notre compréhension. C’est ainsi que vous penserez.

Que l’idée suivante : « Serais-je un homme ou non ? » ne vous trouble pas. Chacun peut devenir un homme. Chacun de vous peut penser, sentir et agir. Il peut absolument en être ainsi ! Et chacun d’entre vous est maître de sa vie. En géométrie, tous les cercles représentent la vie humaine. Et toutes les sections, tous les plans dans un cercle montrent les possibilités qui existent dans le monde humain. Ce sont des rapports qui nous concernent et c’est pourquoi nous devons étudier la géométrie. Mais laissons cette question pour plus tard. Si nous avions des conditions plus favorables, nous ferions des expériences, car chaque théorie est confirmée par l’expérience. Par l’expérience, je vous prouverais que l’homme est un cercle et que sa conscience sort de son cercle. Nous pourrions mettre quelqu’un en sommeil hypnotique. Vous diriez : « Choisissez-moi en premier. » Mais voilà où se trouve l’erreur ! Imaginez que dans un but scientifique, le gouvernement bulgare propose 10.000 leva pour que quelqu’un aille en Afrique y faire des observations. Chacun dira : « C’est moi qui irai ! »

D’abord, si cette personne ne sait pas observer et n’a pas de connaissances, pourquoi l’enverriez-vous en Afrique ? À son retour, elle vous conterait des fables. Envoyez une personne instruite, à l’intellect éveillé. Vous dites : « Maître envoyez moi. - Bien, qu’as-tu vu ? - J’ai vu des Anges. - Comment sont ils ? - Plus grands que l’homme ; leurs maisons sont plus grandes, la paume de leur main est plus grande. » Et vous pensez avoir dit quelque chose de scientifique ? Qu’il soit plus grand ne prouve pas que c’était un Ange. Que les maisons soient plus grandes n’est pas important pour un Ange. L’Ange doit posséder autre chose qui le distingue.

Vous voulez avoir des expériences. Mais je ne peux recourir aux expériences alors que votre conscience n’est pas prête. Si je le faisais, vous diriez : « Attendez, nous allons voir si l’expérience réussit ! Nous allons le surprendre. » Si je voulais vous prendre quelque chose, je pourrais facilement vous embobiner avec seulement cinquante pour cent de vrai. Par contre, si je veux vous dire la vérité, je vous la dis.

Eh bien ! Qu’est-il préférable ? Qu’en pensez-vous ? Je vous dirais la vérité, rien de plus ! Cela est positif. Aspirez aux sommets, mais chaque sommet a sa vallée. Celui qui dit la vérité, ment aussi. C’est un aphorisme. Donc, celui qui dit la vérité jette une ombre. Les hommes ne le comprendront pas correctement et de cette vérité, ils en tireront de faux enseignements.

Et, de même, celui qui ment dira la vérité. C’est ainsi que vous devez comprendre. C’est une profonde philosophie. Votre intellect doit être souple et bien saisir les choses. Vous direz que celui qui dit la vérité ment aussi. Vous dites d’un mot qu’il a deux sens. Vous n’avez pas encore étudié la langue. Celui qui dit la vérité ment aussi.

Donc, là où l’on dit la vérité, on ment aussi ; là où est la richesse, se trouvent aussi des voleurs ; dans le grenier, il y a du blé et il y a aussi des souris. Cela signifie que c’est seulement auprès de la vérité que peut être dit le mensonge. Si tu dis la vérité, un menteur sera envoyé en mission près de toi. Là où l’on dit la vérité, on ment aussi. Celui qui dit la vérité ment aussi, car il y a deux personnes en l’homme.

L’un dit la vérité et l’autre ment. L’un te demande : « Pourquoi es-tu si stupide ? Pense à régler tes affaires, à te construire une maison ; prends cet argent ! » L’autre te dit : « Laisse cela, tu dois être un homme idéal, désintéressé. » Tu restes là, sans savoir quoi faire et tu te dis : « Qui dois-je écouter ? » Et tu ne peux rien décider. Tu prendras le parti de l’un ou de l’autre. Donc tu es solidaire de celui qui n’est pas moral et tu dis : « Prenons l’argent ! » Vous devenez des complices et commencez à mentir et à voler. On vous prend, vous frappe et vous met en prison. L’autre vient et te dit : « Ne t’avais-je pas dit de ne pas t’associer avec celui-là ? - J’abandonne, et je vais t’écouter. » On te libère de prison, et tu commences à vivre selon les principes divins. Mais on te bat à nouveau. Le premier vient, et te dit : « Écoute, tu avais bien commencé avec moi ! » Non, la question n’est pas là, mais vous étiez intérieurement partagé. Si on te bat, la cause est que tu as dit la vérité sans amour. Et chaque vérité dite sans amour est pour moitié un mensonge. Quand je dis que celui qui dit la vérité ment aussi, je sous-entends que celui qui dit la vérité sans amour, dit aussi pour moitié un mensonge.


Mais celui qui dit la vérité avec amour, dit la vérité tout entière. C’est un fait. Et si vous dites la vérité sans amour, cela est pour moitié un mensonge. Mais si vous parlez avec amour, c’est l’entière vérité. Alors, la philosophie selon laquelle celui qui dit la vérité ment, elle aussi est exacte. Pour y échapper, il faut introduire l’amour. Si l’amour vient, la sagesse viendra, elle aussi. Et si ces deux principes sont présents en nous, tout mensonge sera exclu. Nous serons dans un monde harmonieux, nous aurons beaucoup d’amis qui nous protégeront des contradictions de ce monde.

 – Peter DEUNOV