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mardi 7 juin 2016

LA MAITRISE PAR LE REGARD



Pour apprivoiser et dominer les bêtes sauvages, fakirs et yogis savent concentrer leur pensée et la projeter par le regard. La D. C. A. , c'est le regard.

En rencontrant ce regard, les animaux, panthères, lions, serpents, savent s'ils ont affaire à un Initié ou non. Cela vous étonne. Il n'y a pas sur terre, dans l'eau ou dans l'air un animal qui n'obéisse à l'homme. Tous reconnaissent que l'homme a la possibilité de les dominer.



Si les petits chiens aboient contre vous et veulent vous mordre, c'est parce qu'ils sentent que votre conscience n'est pas encore développée, que vous n'êtes pas encore capable de maîtriser la situation. Ils vous sentent faible, esclave, chancelant, incertain, incapable d'orienter la lumière de votre projecteur intérieur, alors ils se moquent de vous. Les animaux ne craignent pas celui dont le monde intérieur n'est pas organisé, tandis qu'ils se laissent dominer par eux qui connaissent et respectent les lois; ils leur sont soumis.

Il n'y a pas que le regard dont on puisse se servir pour imposer le respect à un animal.

Certains gestes peuvent être utiles. En voici un dont j'ai appris à me servir : tendre vers eux brusquement la main droite, avec le médius et l'index écartés et tendus, les autres doigts restant repliés dans la main.

En Bulgarie, j'ai eu à affronter quelquefois des chiens véritablement féroces dans les campagnes. Les paysans possèdent de tels chiens pour se protéger, et il est impossible d'approcher une ferme sans risquer de se faire attaquer par eux.

On doit attendre que le propriétaire vienne et les rappelle avant de vous introduire dans la maison.

Je me suis trouvé un jour devant une niche ou une chienne gardait sa portée de chiots, et je profitai de démontrer à des amis qui m'accompagnaient l'efficacité de ce geste. Je leur dis donc de le faire devant la chienne, qui sans doute aboierait encore furieusement, mais qui obéirait et rentrerait dans sa niche.

Et c'est ce qui se produisit. Si vous avez l'occasion de tenter l'expérience, vous constaterez que le chien hurle, mais qu'il est immobilisé, comme paralysé. J'ai dû avoir recours à cette méthode une fois que j'étais dans les montagnes et que de gros chiens m'attaquèrent.

Je les ai immobilisés par le geste de ma main et par mon regard. Ils se sont accroupis sur le sol, sans plus bouger. Ensuite je les ai libérés par quelques paroles et ils se sont éloignés.

Ce geste, qui est un signe de bifurcation, on ne doit jamais le faire devant des amis, car il suffirait à disperser leurs forces, il les anéantirait. Je ne me suis permis qu'une fois d'en user dans une réunion, il y a très longtemps, devant un frère qui empoisonnait toujours l'harmonie et le travail collectifs. Je lui adressai la parole pour qu'il change d'attitude, et involontairement j'ai fait ce geste de la main devant lui.

Aussitôt il s'est calmé, et dès lors il fut apprivoisé, dompté, il ne perturba plus la Fraternité. C'est un geste qui remonte à une haute antiquité. Les Chinois le connaissent et le pratiquent.

Un conseil : faites-le par la pensée devant vos ennemis intérieurs, en projetant la lumière de votre esprit sur eux. Inondez d'amour ces sous-marins et de lumière ces bombardiers menaçants. Si vous n'êtes pas vigilants, ces ennemis vous détruiront. Donc la chose primordiale, c'est la vigilance. Combien sont plongés dans les malheurs et les souffrances parce qu'ils ne se sont pas observés et analysés!

Il faut sans cesse surveiller l'ennemi, puis, quand il se présente, le regarder bien en face pour le faire fuir. Vos adversaires aiment l'obscurité, ils savent que dans la lumière que vous projetez sur eux ils ne seront pas libres d'agir. Les malfaiteurs recherchent toujours l'ombre.

Christ n'a-t-il pas dit que les voleurs attendent pour commettre leurs méfaits que le maître de la maison soit endormi ? Gardez votre lumière, et le voleur sera obligé d'attendre une autre occasion, une autre nuit. Si la lumière ne s'éteint jamais, peut-être renoncera-t-il à vous attaquer et ira-t-il ailleurs. Dans les lieux bien éclairés, les ennemis n'osent pas entrer. Il leur faut la nuit ; il n'y a pas de plus puissant protecteur que la pensée.


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samedi 4 juin 2016

Choisir une princesse comme Ame-Soeur




Il m'arrive de dire à quelqu'un : "Votre femme se trouve dans un état très inférieur. Ce n'est pas elle que vous deviez épouser."

"Je ne suis pas marié. Que voulez-vous dire?"

Je parle de la femme qui est au-dedans de vous ; elle n'est pas ce qu'elle devrait être. Et il faut en dire autant de vos serviteurs. Lorsqu'un serviteur et une servante montrent honnêteté et dévouement, ils sont traités comme le fils et la fille de la maison.

Le coeur doit devenir la fille véritable qu'il n'est pas encore et travailler pour le bonheur de toute la maisonnée. A mesure que les sentiments de l'homme s'élèvent et se perfectionnent, le coeur devient la fille qui sans cesse se consacre au bonheur de la famille. L'intellect lui non plus n'est pas encore le fils, il n'est que le valet. Voilà pourquoi nous ne sommes pas encore des fils de Dieu. Nous sommes dans l'état des serviteurs, des domestiques.



Le Christ a dit: "Je ne vous appelle pas serviteurs, mais amis, parce que l'esclave ignore ce que fait son maître, tandis que ses amis le savent". Il disait ainsi à ses disciples: "Vous êtes devenus des enfants de Dieu".

Esclaves ou domestiques ne se soucient pas beaucoup des intérêts de leurs maîtres, ni de leur bonheur, de leur prestige ou de leur renommée. Ils sont là pour gagner leur vie, pas plus. Les vieux serviteurs d'autrefois pensaient à leurs maîtres, ils étaient prêts à se sacrifier pour eux. Aujourd'hui combien travaillent contre leurs maîtres! On raconte que dans les hôpitaux les infirmiers volent les objets appartenant aux malades ou destinés à leur bien-être.

Où donc est leur conscience?

Nous sommes vis-à-vis de Dieu dans la situation de ces serviteurs malhonnêtes. Nous soucions-nous des intérêts de Dieu? Nous ne Le servons que dans la mesure où nous en retirons quelque profit. Nous ne serons ses fils et ses filles que le jour où nous travaillerons constamment pour son intérêt, pour son oeuvre, qui est d'établir la paix et l'amour dans le monde entier. Oui, le jour où nous serons totalement imprégnés de l'oeuvre divine, totalement dévoués à notre Père céleste, nous serons vraiment ses enfants.

Quand le fils travaille pour son père, celui-ci lui confie tout, même la caisse. Tous les bénéfices, tous les gains, le fils les met dans la caisse, il ne s'approprie rien, et plus tard il sera l'héritier. Le serviteur, lui, sait qu'il n'héritera pas, alors il se hâte d'empocher tout ce qu'il peut. Imprégnez-vous de cette idée, afin de devenir fils et fille de Dieu: Il est votre Père et un jour Il vous donnera tout en héritage.

La matière et le corps physique sont perfides. Aussitôt que nous relâchons notre vigilance, dès que nous nous assoupissons ou que nous cessons de surveiller notre nourriture, des troubles, des dégâts, des difficultés se manifestent.

Nos plus grands ennemis ne sont pas ceux du dehors, ils sont en nous. Nous devons rester constamment vigilant dans nos paroles, nos actes, notre nourriture. La plupart dorment tranquillement sans se méfier des adversaires qui sont en eux-mêmes, sans les surveiller, et par contre aussitôt qu'ils approchent les autres, ils sont sur leurs gardes, ils deviennent méfiants.

Pendant ce temps, intérieurement, on le pille, on le dépouille, on les anéantit. Nous devons toujours observer les pensées qui veulent entrer en nous, parce que celles qui ne sont pas conformes à l'intérêt du corps entier sont des ennemis.

Notre attention joue le rôle de la défense aérienne; les avions qu'elle a repérés ne se sentent plus en sécurité, ils hésitent dans leur vol. Les pensées en effet ressemblent à des aviateurs circulant à travers les nuages de cette atmosphère qui représente le domaine intellectuel. Des avions, des oiseaux, des nuages, des pensées de toutes sortes volent dans l'intellect.

Tandis que l'air est le domaine de l'intellect, celui du coeur, c'est l'eau avec ses poissons, ses bateaux, ses sous-marins, ses mines flottantes, qui représentent les sentiments. Car dans l'eau, il y a aussi des ennemis, et le travail des dragueurs de mines, c'est d'éliminer de la mer tous les objets dangereux. La pensée concentrée sur les ennemis joue le rôle de projecteur. La pensée éclaire.

Lorsque les ennemis sont mis en lumière, ils cherchent à s'éloigner pour éviter les attaques que l'homme pourrait leur porter. Ne pas s'apercevoir que des pensées négatives, destructrices, sombres, ténébreuses vous envahissent, ne pas les reconnaître pour des ennemis, c'est manquer de projecteurs, de défense contre avions, c'est se livrer à leurs méfaits destructeurs.

La pensée qui veille en nous, c'est notre D. C. A. qui nous protège.



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mercredi 1 juin 2016

L’HISTOIRE DU CORPS, DE L’AME ET DE L’ESPRIT



Certains jours, vous l'avez remarqué, votre matière obéit, votre cerveau fonctionne bien, votre coeur aussi, votre volonté est forte ; vous vous sentez un roi, un maître, vous nagez partout en étant à l'aise et vous êtes content de vous.

Deux jours plus tard, sinon même le lendemain déjà, vous avez beau essayer de retrouver le même état de joie, d'inspiration, de légèreté, vous vous sentez limité, stupide, timide, votre volonté n'est plus dynamique du tout, vous ne savez plus rien. 



Pourquoi ?

Votre corps physique est le même. Voici ce qui s'est passé. Durant les jours d'euphorie que vous avez connus, votre esprit s'était rapproché de la matière assez pour la vivifier, l'animer, la magnétiser, si bien qu'elle obéissait comme un instrument à toutes vibrations, à toutes les incitations. Ensuite, ayant d'autres travaux à exécuter ailleurs, l'esprit s'est quelque peu éloigné de votre corps et la matière est restée seule, délaissée et triste.

L'homme, c'est toute une famille. Il y a un père, une mère, un fils et une fille, tous logés dans la même maison. La famille et la maison extérieures ne sont que le reflet de principes qui se trouvent dans votre vie intérieure, elles en sont comme une réplique visible. Nous avons tout, la maison et la famille au-dedans de nous. Là où il n'y a ni fils ni fille, un valet et une servante s'occupent l'un du mari et l'autre de la femme.

Le corps physique, c'est leur maison. Le valet c'est l'intellect ; la servante, c'est le coeur. La maîtresse de maison c'est l'âme, et le maître, c'est l'esprit.

L'esprit est souvent appelé au-dehors pour ses divers travaux, il voyage à l'étranger pour ses affaires. Sa femme solitaire, s'attriste, et elle ne peut communiquer avec son mari que par lettres.

Quand il revient avec des cadeaux, c'est la joie pour toute la maisonnée. L'âme se réjouit avec les serviteurs, parce que l'esprit est revenu. Quand l'esprit est absent, on se sent mal dans sa peau, on est triste, mélancolique, et on mange davantage. Il arrive que l'esprit emmène avec lui en voyage l'âme, sa compagne, laissant la maison à la garde des serviteurs, avec la consigne d'y maintenir l'ordre et de ne rien dérober.

Ces serviteurs, s'ils ne sont pas très évolués, se disent: "Nous voilà seuls, profitons", et ils se mettent à piller les placards pour se régaler et régaler leurs amis. Ils invitent les voisins à venir boire et chanter, ils font mille folies, ils détériorent tout dans la maison, ils font de la casse. A leur retour, le maître et la maîtresse de maison voient les dégâts et ils punissent ces mauvais serviteurs, parce qu'il est très difficile d'en obtenir d'autres. La mentalité des domestiques actuels, qui exigent, volent, agissent à leur guise, est révélateur de l'état de l'intellect et du coeur dans l'humanité en général. S'il y a une amélioration un jour, elle se manifestera dans les deux domaines.

Il y a correspondance entre le dévouement et l'honnêteté des serviteurs d'une part et la sagesse de l'humanité d'autre part. Bien sûr, l'âme est triste quand l'esprit s'absente, mais au moins elle peut surveiller les sentiments et les pensées, elle les dirige et elle évite les actes stupides.

Quand les maîtres s'en vont ensemble, coeur et intellect s'unissent pour mettre la maison au pillage. Ils s'associent avec d'autres dans le plan astral et fomentent toutes sortes de perturbations dans l'organisme. Lorsque l'âme et l'esprit reviennent, ils doivent reprendre en main l'éducation de l'intellect et du coeur.

C'est une histoire qui se répète pour tout le monde chaque jour, chaque semaine ou chaque mois. Cette famille qu'on a en soi-même, on n'y pense pas, on ne la voit pas. C'est pourtant ainsi que les choses se passent dans notre être intérieur.



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samedi 28 mai 2016

PEUR DES ENNEMIS = VIGILANCE



Dans les plans psychique et mental, tout se passe exactement de la même façon. Vous êtes guetté par des ennemis, et jamais vous ne devez croire les avoir apprivoisés. Ils sont là, et ils n'attendent qu'un moment d'inattention de votre part pour vous attaquer.



C'est pourquoi l’Évangile conseille d'être vigilant. Il est dit: "Veillez et priez". Ces ennemis intérieurs, ce sont le moi inférieur, l'égoïsme, la sexualité, ce serpent perfide qui ne pardonne jamais. Vous pouvez dire: "Depuis vingt ans je me domine, mon corps m'obéit, mes instincts me sont soumis" et peut-être bien que tout le monde vous croira, mais pas moi. Vous dominez vos passions, votre sexualité, oui, c'est vrai, parce que vous êtes vigilant, attentif, concentré. Mais oubliez seulement deux jours d'être prudent et vigilant, relâchez la tension de votre conscience, de votre esprit, et voilà, vous découvrirez que rien n'est changé: la matière étant restée la même, l'estomac et le sexe aussitôt reprennent la parole et veulent s'imposer, ils réclament avec autant d'insistance et de force ce qu'ils obtenaient autrefois. Avec stupéfaction vous constaterez que vos organes manifestent leurs instincts anciens. Ce sont des primitifs à qui vous avez fait subir un dressage universitaire; aussitôt laissés à eux-mêmes, ils reprennent leur ancienne vie.

Le corps physique, la matière restent toujours pareils à eux-mêmes. On se trompe si on croit pouvoir transformer la matière, la nature humaine. En fait la nature humaine restera éternellement la même: elle boira, elle mangera, elle copulera, elle se livrera à toutes sortes de choses abaissantes.

Alors comment se fait-il que cela soit différent chez les Grands Maîtres ?

Chez eux, l'esprit est entré si profondément jusque dans leur corps, que c'est lui qui se manifeste à travers la matière, et non plus celle-ci qui commande. Si l'esprit les quittait, on verrait que leur matière est aussi cette chose qui dort, qui mange et boit, qui vit mal. Le corps sans l'esprit reste ce qu'il est. Voyez le cheval monté par son maître. C'est le cavalier qui chante, parle, guerroie, pas le cheval.

Et quand il s'agit de l'homme, cet esprit monté sur le cheval qui est son corps physique, on continue de croire que c'est le cheval qui fait tout. Pourtant quand le chevalier esprit s'en va chanter quelque romance à sa bien-aimée, sa monture peut faire Dieu sait quoi! Vous pouvez être resté trente ans sur votre cheval à le tenir toujours en bride; lui, il est resté cheval. I

Il y a eu de très grands Maîtres qui ont accompli des choses magnifiques ; parce qu'ils étaient montés sur leur cheval, celui-ci leur obéissait. L'esprit qui était en eux ayant quitté leur corps, celui-ci reprit ses vieux instincts et mena une vie pire encore que celle d'autrefois. Il se vautrait dans les plaisirs de la chair, parce qu'il avait perdu l'esprit qui le dirigeait. Le corps physique est charnel, faible, stupide et primitif. C'est là le fond du problème. Et l'histoire révèle cette vérité chez de nombreux grands hommes. Dans ces conditions, il ne reste qu'une chose à faire: cesser de compter sur cette chair perfide, et s'appuyer sur la stabilité et sur l'infaillibilité de l'esprit, l'empêcher de s'éloigner, de fuir. Sans l'esprit, nous serons assaillis par les faiblesses et les passions comme autrefois.


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AMELIORER LA COMPREHENSION MUTUELLE



Il y a une chose qu'il est important d'observer pour améliorer la compréhension mutuelle. : c’est la distance.

J'ai fait des expériences avec des amis, me rapprochant ou m'éloignant d'eux pour leur parler, et j'en ai étudié les effets. Si l'on est trop près ou trop loin, il se produit des ondes qui ne sont pas propices à l'entente. Il existe une distance qu'on doit respecter, parce qu'elle est magique; plus ou moins, cela ne marche pas. Constatez-le vous-même dans vos relations avec vos amis; si vous ne trouvez pas la distance favorable, il se produit un éloignement spirituel. C'est très important, et l'observation de cette loi a résolu pour moi de nombreux problèmes. Souvent je prie mes amis de se déplacer un peu. Que quelqu'un soit près de vous ou loin de vous, cela a une grande importance.



Une autre chose, mais je vous prie de ne pas le divulguer autour de vous: ne placez jamais à votre droite quelqu'un qui ne vous aime pas, qui vous veut du mal. Placez-le à votre gauche; de cette façon vous vous mettez hors d'atteinte de son influence, vous la dominez. Bien sûr, cela ne regarde que vos ennemis, ceux qui pourraient vous nuire, car un ami assis à votre gauche n'est pas placé en dessous de vous; au contraire, il se trouve là plus proche de votre coeur.

Dans les transports publics, je choisis toujours attentivement la place ou je vais m'asseoir, afin de ne pas me sentir mal à l'aise, dérangé, et je sais toujours par quoi.

Quand vous êtes dans la foule, tâchez de savoir qui est derrière vous. Si vous êtes sensible et psychiquement développé, une personne derrière vous peut troubler puissamment votre aura et votre état psychique par les émanations et les vibrations qu'elle dégage. Le dos n'étant pas bien protégé, on peut en ressentir de grands troubles. Le dos est une antenne qui capte de tous les côtés. J'attire à ce propos votre attention sur la stupidité de certaines modes qui veulent que les femmes dénudent leur dos, cela pour attiser les désirs masculins.

Combien de femmes ont été atteintes de bronchites et de tuberculose, et certaines en sont mortes, simplement pour avoir suivi cette mode créée par des êtres ignorants, souvent par des hommes pervers qui, après avoir tenu des maisons closes, sont devenus les guides de l'élégance!

Quel mal ils font, on ne le soupçonne pas assez. Vous croyez ne pas être si sensible, ne pas absorber ainsi les influences de votre entourage ?

Détrompez-vous, et ne placez pas derrière vous quelqu'un qui vous veut du mal ou qui peut vous nuire. Gardez-le sous votre regard, afin qu'il ne puisse agir contre vous sans que vous le sachiez; vous seriez perdu. Quant à vos amis, c'est différent; vous avez confiance en eux, donc il n'y a pas d'inconvénient à ce qu'ils se tiennent derrière vous.

Cette question est beaucoup plus profonde qu'il n'y paraît. Quel est l'ennemi par excellence de l'homme?

Un animal qui ne s'apprivoisera jamais malgré la puissance et les forces qu'on met en oeuvre pour le vaincre. Tigres, panthères, lions et nombre d'autres animaux ont été apprivoisés par l'homme, mais personne n'a pu apprivoiser le serpent. Même les fakirs et les yogis ne doivent et ne peuvent jamais avoir confiance en un serpent.

Un charmeur peut durant des années tenir un serpent sous sa domination, mais il sait qu'il doit constamment rester vigilant tant par la pensée que par le regard. Une distraction, un instant d'assoupissement, le serpent se jette sur lui. Jamais le serpent ne devient son ami. Il ne fait qu'obéir à la puissance de son regard. Que de cas il y a eu, en Bulgarie ou ailleurs, où des charmeurs de serpents ont été piqués et tués par un reptile qu'ils avaient tenu sous leur domination pendant des années !



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mardi 24 mai 2016

LE SENS DE L’HOSPITALITE


 Les Turcs, lorsqu'ils sont réunis, parlent l'un après l'autre. Ils ont découvert que c'est un moyen de se magnétiser. En Occident, et particulièrement dans les salons français, on se précipite pour prendre la parole, et tous à la fois s'expriment dans un vacarme assourdissant, fatiguant et destructeur. Quand je me trouve dans une telle situation, je me sens complètement anéanti! Vous pensez que je désire le silence autour de moi pour pouvoir, moi, prendre la parole et la garder des heures durant. Non, ce n'est pas cela.

En Bulgarie, on écoute celui qui parle, même s'il est le moins intelligent de tous. On lui témoigne respect et considération. Dans cette atmosphère d'estime et de calme réflexion, le parleur, s'il est bête, sent bientôt sa bêtise, et de lui-même il se tait.

Si on savait l'importance du silence, on s'efforcerait de le cultiver. Mais pourquoi, dans la société occidentale, n'ose-t-on pas rester dans le silence, ne serait-ce que trois minutes ?

Même si le maître et la maîtresse de maison le désiraient, ils n'oseraient pas proposer un instant de silence, de peur de vexer ou d'offenser leurs invités, car leur proposer d'arrêter les discussions et le bruit pour un moment de méditation, de recueillement, ce serait les priver de leur liberté.



Qui risquerait une telle suggestion?

La maîtresse de maison, pour obtenir un peu de paix, se voit dans l'obligation d'offrir à ses invités des boissons et des friandises, elle se met donc à les servir. Pourtant, nombreux sont ceux qui aspirent à pratiquer un peu le silence, parce qu'ils souffrent du vacarme de ces conversations simultanées et désordonnées, et si on en venait à l'admettre, si on osait le proposer, il en découlerait un grand bien pour tout le monde.

Chez moi, les amis que je reçois commencent par s'asseoir. Venus de loin, par le métro, ils ont respiré son atmosphère nauséabonde, ils ont grimpé jusqu'ici, escaladé les étages; je leur dis donc: "Reposez-vous un instant, nous parlerons ensuite". Ils en sont très contents, car c'est une grâce rarement accordée; ordinairement on se jette sur l'arrivant, on le harcèle de questions sur lui-même, sa santé, ses proches etc., alors qu'il désirait se détendre, se rafraîchir, s'apaiser.

Les êtres ont besoin de silence. Ne croyez pas vexer vos amis en leur offrant quelques minutes de repos avant d'engager la conversation. Il est nécessaire, pour chacun de se ressaisir un instant après un long déplacement dans Paris. Mais on est gêné de rester assis les yeux fermés, sans parler, on se croit observé et critiqué, parce qu'une telle pratique n'est pas dans les habitudes. Pourtant cette pratique fait qu'on est dispos, réconforté et apaisé.

Les amis qui viennent nous voir savent que nous avons cette habitude de rester tranquilles, dans le silence, les yeux fermés, avant de converser, et maintenant ils le font eux aussi avec joie. Lorsque je suis entré auprès de vous tout à l'heure, il régnait un silence que j'ai été heureux de sentir.


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LE PÈRE, LE FILS et le SAINT-ESPRIT




Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier jour. (Saint-Jean V1,44.)

Faut-il être attiré par le Père Céleste pour pouvoir aller à Christ ? Le Père Céleste qui, au-dessus du Christ, est la source de tout, doit attirer les âmes vers le Christ pour qu'elles aillent à Lui, et ce n'est point le Christ qui les attire pour les conduire vers le Père? Cela n'est pas encore expliqué, c'est un mystère.



"Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire". Pensons un peu à ces paroles. Comment doit-on comprendre le Père, le Fils et le Saint-Esprit? Quand on les comprendra tous trois sous forme de qualités, de vertus en nous, nous verrons que les choses se passent dans la vie de la même façon que dans les réalités supérieures. Si nous sommes attirés vers quelqu'un ou vers quelque chose, c'est qu'une cause supérieure joue. Il faut que nous méditions sur les trois principes de la Très Sainte-Trinité: Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le Fils est la seconde entité. Où se trouve le Saint-Esprit? Il est en réalité entre le Père et le Fils.

Le plus grand mystère chrétien était de connaître le secret des trois principes: Père, Fils, Saint-Esprit. Ce secret ne sera pas dévoilé complètement: les anges l'étudient encore. Cependant, méditer sur ces principes nous lie à eux, et il se fait au moins un éclaircissement, un renforcement en nous. Donc, méditons tous aujourd'hui sur cette question. Pour cela, considérons le Père céleste comme la Puissance Suprême, le Fils comme l'Amour, et le Saint-Esprit comme la Sagesse, ce qui permettra de comprendre quantité de choses. En réalité, si l'on étudie les mystères, on découvrira que le Père est la Puissance qui a tout créé, que le Fils est la Mère, et que le Saint-Esprit est le Fils. Cela semble donc l'inverse de ce que l'on croyait d'après les termes employés.


Le ler juin 1941 : Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/