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mardi 10 janvier 2017

La source de pureté absolue



En tant que disciples sont exigées de vous de justes et lumineuses pensées, des sentiments purs qui équilibrent les forces de votre organisme. Le disciple doit devenir un exemple en tout: dans sa conduite, ses pensées, sa tenue, ses mouvements, sa démarche. Il doit avoir un haut idéal.

Quel que soit le travail qu'il commence, il doit l'achever d'après les principes du haut idéal. S'il ne se conduit pas d'après ces principes, cela ne peut se comprendre de lui. Quel que soit le travail que vous entrepreniez, exécutez-le dans le dessin de glorifier le nom de Dieu.

Commencez votre ouvrage avec Dieu. Ne vous inquiétez pas de ce que sera le résultat ; du moment que vous êtes lié à Dieu tout s'arrangera bien. Il existe dans le monde une source d'où jaillit la vie ; elle est la source de la pureté absolue. Tout ce qui arrive dans le monde vient d'elle. Elle est la fontaine de cette vie qui fait jaillir le suprême amour. C'est par cet amour que tout existe; par lui, le soleil éclaire, les étoiles brillent, les eaux jaillissent, les fleurs s'épanouissent, les oiseaux chantent, les humains pensent et vivent.




Voulez-vous que les eaux de cette source se déversent en vous?

 Ouvrez largement votre coeur et votre intellect et commencez à donner. Si vous vous fermez, les eaux de cette source se congèleront pour vous et vous n'aurez rien à recevoir. C'est la cause qui empêche l'homme de réaliser de bons désirs. Si une pensée lumineuse vient dans votre coeur, ne dites pas qu'elle ne peut se réaliser; mais ouvrez largement votre intellect et votre coeur, attelez votre volonté au travail et vous verrez de quelle façon tout vous viendra en aide.

Appuyez-vous sur Dieu en vous-même et soyez sans crainte. Du moment que vous êtes lié à Lui, vous avez la force d'écarter les obstacles.

Lorsque le soleil est beau comme il l'est aujourd'hui, il faut le contempler, tout simplement. Très souvent la prière et les chants vous empêchent de vous concentrer sur le soleil, de garder fixée sur lui toute votre attention, si bien que vous ne recevez pas grand-chose de lui. Il vaut mieux le regarder et s'imprégner de ses rayons en respirant bien. Quelle splendeur aujourd'hui !

En réalité le soleil est magnifique tous les jours, mais nous ne sommes pas toujours les mêmes. Certains jours, nous voyons tout autour de lui des couleurs vibrantes et nous recevons plus consciemment la richesse de ses influx vivifiants. D'autres matins nous ne ressentons que peu de chose.

Quelquefois on comprend le divin, on sent la présence de Dieu ; d'autres jours on est fermé. Cela dépend de la manière dont on a dormi ou dont on s'est nourri la veille, ou des pensées et des sentiments auxquels on s'est livré. Tous ces éléments contribuent à déterminer notre sensibilité au soleil et à Dieu.

Nous devons nous lier à Dieu, afin de puiser à l'unique source de pureté, d'amour et de lumière. Car tout dépend de la source. C'est à cause d'elle que les oiseaux chantent, que les fleurs s'épanouissent, que les étoiles brillent; elle soutient, nourrit tout ce qui vit. Rien n'est plus grand que la source.

Vous pouvez oublier tout ce que vous avez appris, entendu et lu; si vous vous souvenez de la source, vous serez au-dessus de toutes les conditions. Si vous aimez Dieu, si vous pensez à Lui, si vous vous liez à Lui, vous aurez tout. Cette vérité, je l'ai entendu affirmer pendant vingt-cinq ans, de toutes les manières, à toutes les octaves et sous les couleurs les plus variées. Et cela ne suffit pas ! Si on cesse de répéter qu'il faut entretenir le lien avec la source, avec Dieu, nous risquons d'oublier cette vérité fondamentale qui doit être au centre de toute notre activité, à la base de toute notre sensibilité, si nous voulons être forts et puissants. Cette pensée, c'est la plus importante de toutes !

Écrivez-la dans vos cahiers, et sur les pages de votre livre intérieur. Les kabbalistes disaient: "Inscrivez le nom de Dieu sur votre porte, sur votre toit, sur votre corps, votre visage, vos mains, dans votre âme, partout".

Message du  27 avril 1943


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

vendredi 6 janvier 2017

Etre fiers de qui nous Sommes réellement



Marcher en se tenant courbé, en penchant la tête d'un côté ou de l'autre sans vérifier qui est derrière ou devant soi, c'est s'exposer à des accidents ou à de fâcheuses rencontres, c'est manquer de stratégie. La démarche révèle votre pensée qui doit s'occuper des précautions à prendre, n'importe où, pour éviter dégâts, risques et inconvénients. Car tout objet, tout être projette sur nous des forces, des émanations, et donc exerce une influence.


Un bon disciple note, entre autres choses, où il se place par rapport aux gens, aux mouvements d'un véhicule. Il apprend à prévoir, à manœuvrer  en maîtrisant chaque petite chose. Ni les livres ni les études ne développent cette conscience. 


Le véritable savoir provient de nous-mêmes, de ce que nous observons, constatons, comparons au cours de nos activités, et des conclusions que nous en tirons. Vous pouvez avoir amassé dans votre tête toutes les connaissances, si vous n'avez pas établi entre elles des rapprochements, des correspondances, ni votre jugement ni votre raisonnement n'ont grandi, car la lecture ne développe que la mémoire.

Beaucoup ne peuvent rien faire de leur érudition. Ils sont comme ce sculpteur qui amasse dans son atelier de la terre glaise, des marbres de toutes couleurs, du granit, de la pierre. Il les classe, les range et les empile, mais il ne se met pas à l'oeuvre, il ne sculpte pas, il ne modèle pas, il n'en tire rien. Une mémoire toute pleine, sans que ne s'accomplisse aucun travail de compréhension, est pareil à cet atelier encombré de matériaux que personne ne sculpte. Certains sculpteurs, avec la moindre matière brute, font de merveilleuses choses! Le disciple doit être ainsi. La moindre chose qu'il observe est une matière dont son intelligence tire parti et enseignement. L'érudit peut se vanter de tous ses matériaux; à quoi bon, dès lors qu'il n'en fait rien. Il ne suffit pas d'écouter, d'absorber, d'entasser, d'enregistrer, il faut faire un travail individuel intelligent et construction. La vie du disciple, c'est ce travail-là. Vous commencerez à progresser lorsque vous déciderez d'observer et de réviser votre façon de marcher, de manger, de regarder, et tout votre comportement. Vous irez de découverte en découverte.

Vous pensez que j'édifie des échafaudages sur une simple idée du Maître Deunov. Non, je vous transmets les explications reçues de lui durant des années. J'attends toujours pour vous parler d'une chose d'en recevoir l'impulsion donnée par Lui à travers la pensée du jour ou d'une autre manière. Je ne parlerai d'autres sujets que lorsque le signal m'en aura été donné.

Je n'invente rien, je ne vous entretiens pas ainsi par vanité. J'ai écouté l'enseignement durant des années. Un Maître répète et développe sans cesse ce que le disciple doit apprendre. J'ai de la mémoire, et je m'efforce de vous apporter sous forme de bouquets variés toutes les fleurs, les pensées que j'ai recueillies sur une même question. Je pourrais vous parler de tout autre chose, des rivières qui coulent, par exemple, mais ce n'est pas le moment, puisque la page d'aujourd'hui propose autre chose.

Réfléchissez sur cette page, approfondissez-la, trouvez ce qui y est caché. Recueillez-en les moindres miettes, comme vous le faites de votre nourriture dans vos assiettes en ces temps de restrictions sévères. Frottez votre assiette, léchez-la même, symboliquement parlant ! Tirez-en le meilleur, au lieu de rester dans votre pétrin, toujours pareils à vous-mêmes, avec votre tête pleine d'érudition ! Toute la journée méditez ces mots: "Le disciple doit être un exemple en tout: dans sa conduite, ses pensées, sa tenue, ses mouvements, sa démarche".

Une vie ne suffit pas à ce travail. Elle suffit à peine à comprendre la science de la respiration. * Toute la nature, la terre, les plantes, les animaux, toutes les créatures respirent. Aux Indes certains yogis passent leur vie à étudier la respiration. Ils observent, des points de vue chimique, physique, astrologique, les changements qui se produisent dans leur être profond quand ils inspirent, et leur existence entière n'y suffit pas.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


mercredi 4 janvier 2017

QUAND UN PRÉDICATEUR MONTE EN CHAIRE




Pensée du Maître Peter Deunov:
« Quand un prédicateur monte en chaire ou sur une estrade pour prêcher, il faut qu'il ait nettoyé son estomac, son coeur et son intellect et qu'il en ait éliminé tous les dépôts. Il ne doit parler qu'après. »



Qu'est-ce à dire ? 

Tout simplement que quand on est méchant, irrité, négatif, mal disposé, il ne faut pas se mettre à prêcher. Il y avait un évêque bulgare qui ne cessait de menacer ses ouailles de tous les feux de l'enfer. Ses auditeurs finirent par se rendre compte qu'il n'était pas dans un état normal et qu'il devait se faire soigner. Il fut soumis à une cure, et une fois guéri il ne parla plus que de la bonté, de la clémence et de l'amour du Christ. Les menaces qu'il proférait auparavant provenaient des déchets accumulés en lui. Ce que l'on dit dépend beaucoup de l'estomac et des déchets qu'il contient. Il faut s'en libérer, et l'on pensera autrement. C'est pourquoi le jeûne, l'eau chaude, les lavages ou lavements sont très salutaires. Ils nettoient l'organisme jusqu'au cerveau. Ceux qui ne se sont pas nettoyés et qui haranguent la foule risquent fort de l'égarer parce qu'ils ne se sont pas purifiés.

Sur la terre règne la loi de l'échange. Le bien a tendance à aller vers le mal, et le mal vers le bien. L'homme bon qui veut vivre sur la terre doit avoir des amis méchants et le méchant doit en avoir de bons. Cette loi ne vaut que sur la terre. Dans le ciel il n'en va pas de même. Comme auditeurs et comme disciples, Christ choisit des publicains, autrement il n'aurait pas été écouté et il n'aurait pas réussi. Un être ne rencontrera que des malheurs dans sa vie s'il ne s'entoure que de compagnons pareils à lui-même, les plus magnifiques soient-ils, parce que les échanges ne pourront se faire, et il faut absolument que des échanges existent et se réalisent.

Dans toute la nature la loi de l'échange se manifeste et commande. Les savants aiment les ignorants, les médecins recherchent les malades, les malades fréquentent les bien-portants, les laids poursuivent les beaux et inversement les beaux aiment les laids parce qu'ils leur servent de repoussoirs. Ceux qui ne travaillent pas selon cette loi sont malheureux. La jolie femme a toujours des histoires avec d'autres jolies femmes. Les riches, ensemble, se jalousent, se combattent et s'usent dans les discussions, tandis que s'ils vont auprès des pauvres, ils peuvent leur apporter quelque chose, les entourer, les aider, les encourager, et les voilà tout heureux. Et les pauvres, s'ils visitent la maison d'un riche, sont tout contents et fiers de l'honneur qui leur est fait. Si les savants ne rencontrent pas d'ignorants, que feront-ils de leur lumière? Ils ne se sentent pas heureux, alors qu'ils sont joyeux de transmettre ce qu'ils savent aux ignorants qui les sollicitent.

On me critique parce que je ne recherche pas les pontifes, les importants. Les gens évitent le monde ouvrier parce qu'ils s'estimeraient diminués par une telle fréquentation, mais on voit qu'ils sont malheureux et tristes, malgré leurs relations choisies parmi les valeurs universitaires ou les célébrités. Pourquoi? Parce qu'ils ne peuvent réaliser des échanges, parce que la vie ne peut circuler entre eux tous. Si dans un marché les échanges ne se font pas, la vie s'arrête. Si entre nous et la nature, les échanges cessent, tout est fini. L'homme prend de l'oxygène de la nature, il rejette de l'air vicié dont la nature se sert pour alimenter les arbres. Les arbres disent: "Donnez-nous du gaz carbonique, il est bon pour nous". Si ce gaz ne leur est pas fourni, les végétaux meurent.

Voilà: je me conforme à cette loi, sinon je serais malheureux. Je recherche les êtres simples. Ils sont plus véridiques, plus proches de la nature que les autres. Certains se plaignent parce que mon entourage ne leur plaît pas. Eh bien! qu'ils restent là où ils sont, mais ils seront malheureux. Les critiques ne me feront pas modifier ma façon d'agir. J'ai compris pourquoi le Christ a donné sa préférence aux publicains.


 Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

lundi 2 janvier 2017

Pourquoi livrer sa propre maison aux ennemis




La question n'est pas la longueur du temps; mais la fin de la lutte, la fin des choses. Or, cette fin est radicalement opposée dans les deux cas considérés. Pour celui qui s'engourdit avec des stupéfiants, du vin, du tabac, la fin des choses est l'anéantissement de la volonté, souvent la folie, toujours la grossièreté, le manque de sensibilité, la désolation.

Tous ceux qui usent de stupéfiants finissent très mal, par le désespoir. Ils ne peuvent vaincre le chagrin, parce que, pendant qu'on est engourdi, on donne des possibilités au chagrin qui crie : "Mes amis, venez, il y a là du pain à manger. Venez vous restaurer chez cet être qui a perdu tout vouloir".



C'est bien là la plus grande stupidité de croire qu'en remettant sa maison aux mains des voleurs, on pourra vaincre ses ennemis. On pense qu'on vaincra par ce moyen ! Oui, durant quelques instants et en apparence, puis, le moment suivant, on s'apercevra que c'est le contraire qui s'est produit. La vérité se trouve dans la succession infinie de moments qui s'appelle éternité. On tâche de gagner cette éternité dans l'instant et l'on pense : après moi, le déluge!

Mais livrer sa maison aux ennemis, c'est leur permettre de s'emparer de la sensibilité, du charme qu'on possède, de tout ce qui est beau. La couleur de la peau change, elle devient dure, rêche, désagréable et tout le reste à l'avenant. Si j'entends que quelqu'un dit "Je sais ce que vous nous dites là, j'en fais constamment l'expérience".

Je lui crierai : Bravo ! Tandis que je ne puis trouver bien quelqu'un qui me dit, que cela lui fait du bien, que c'est la raison pour laquelle il boit ou fume. Celui qui parle ainsi est égaré. C'est le grand nombre. Il y a peu d'êtres qui disent: "Oui, je suis faible, je sais que c'est mauvais, mais je ne sais pas résister". La majorité est convaincue qu'agir ainsi est tout à fait inoffensif. Si nous ne pouvons la sauver par la statistique, nous pouvons tout au moins le faire par des arguments.

Le véritable disciple éloigne de lui tous ces procédés factices de régler les problèmes qui l'assaillent. Il veut devenir un appareil qui fonctionne parfaitement, qui sache recevoir le courant divin, issu de Dieu Lui-même et qui ne donne jamais ni fumée, ni déchets d'aucune sorte. Si un Maître s'avisait de donner la moindre petite fumée, il serait chassé instantanément du Royaume de Dieu. Le Maître nous disait qu'au paradis, il n'existe pas de fumée, il n'y a pas de cheminées sur les toits des maisons. La foule va, répétant qu'il n'y a pas de feu sans fumée. Il existe un amour sans fumée, c'est-à-dire sans égoïsme, sans querelles, sans discussions.

La fumée est le symbole de la discussion, de tout ce qui est noir, obscur, désharmonieux. Lorsque deux personnes se querellent, nous disons en bulgare que la cheminée commence à fumer. Or, il ne doit y avoir de fumée nulle part.

On évite la fumée en ne fumant pas tout d'abord. C'est un premier essai pour diminuer la fumée dans le monde, pour apprendre cette grande science dont je viens de vous parler. Celui qui donne des arguments pour excuser ses erreurs, n'a pas de philosophie. Il doit reconnaître que cela correspond avec tout ce qui est sur la terre. Lorsque vous envoyez un peu de fumée dans les yeux, pourquoi la membrane de cet organe sensible, se révolte-t-elle immédiatement?


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vendredi 30 décembre 2016

La question du péché originel



La question du péché originel ne doit pas être trop approfondie. Acceptez-la comme l'expliquent les Initiés, et ne cherchez pas plus loin, sinon vous serez liés avec cette puissance inouïe du mal. Elle vous visitera, et comme vous ne saurez pas vous en délivrer, vous tomberez. Vous serez alors appelés à souffrir beaucoup. Vous me demandez ce que représente la légende d'Adam et d'Eve. Adam et Eve sont des êtres collectifs.



Le Paradis était la constellation de la Balance dans laquelle vivaient ces êtres; la Balance, c'est-à-dire les reins du corps cosmique. Ils étaient là comme deux cellules vivant dans l'harmonie, l'équilibre, la balance. Vénus les visitait (la beauté, les chants, les oiseaux). C'était magnifique. Or, ces deux êtres ont voulu connaître l'autre constellation, celle du Scorpion qui suit la Balance. Ils ont quitté la Balance pour le Scorpion qui est la constellation de la mort. Ils ont perdu la beauté. Jusque-là ils n'avaient pas de corps physique, mais des corps ressemblant à une aura lumineuse. Ils se sont matérialisés. Ils ont dû commencer à s'habiller; ils sont entrés dans des tourbillons où tout se condensait. La matière s'est donc aussi condensée en eux, cristallisée autour d'eux. Ils ne pouvaient plus reculer, mais devaient poursuivre cette route.

Il nous faut aller plus loin et entrer dans le Sagittaire. C'est par la philosophie, la morale, la religion que les êtres sortiront de la 8ième maison. C'est pour cette raison que les Initiés clament: "Contemplez, priez, ce sont les activités appartenant à la 9ième maison, elles vous permettront de dépasser la 8ième dans laquelle vous êtes enfermés". Lorsque nous deviendrons lumineux et sages, nous entrerons dans la 10ième maison: autorité, puissance, sagesse, maîtrise. A ce moment, nous deviendrons maîtres suprêmes des choses.

Adam et Eve étaient construits comme des appareils. Vous êtes construits parfaits, c'est-à-dire que votre corps physique fonctionne parfaitement pour boire, parler et manger. Toutefois une autre fonction doit encore se réaliser. Adam et Eve étaient créés parfaits, mais il fallait qu'ils étudient, qu'ils apprennent. Adam était zoologue et géologue. Eve était botaniste. Ni l'un ni l'autre n'étaient parfaits en savoir. Toutefois ils fonctionnaient bien en tant qu'appareils. Ils auraient pu connaître les choses par leur esprit au lieu de les apprendre comme ils l'ont fait. Le Paradis céleste n'était pas sur la terre. Ensuite en vint un autre qui était le reflet du premier. Adam et Eve ont été chassés du premier dans le second, puis enfin du second sur la terre, parce qu'il y a sur terre des reflets de tout ce qui existe au ciel. C'est après avoir été chassés du Paradis qu'ils sont venus dans le Paradis terrestre.

Que veut dire le mot "chassés" dans ce cas ? Cela veut dire chassés de leur état de conscience primitif. Autrement dit, leur conscience s'est modifiée. Un ange a été chargé de garder le jardin. Il est toujours là et ne peut être chassé. C'est un gardien du ciel. Il n'est pas nous-même, notre ego, notre esprit. Symboliquement il est cela, mais en réalité il est quelque chose de collectif. Par exemple, dans la nature, il existe un octroi. Si l'on veut entrer, il faut y passer.

On vous y fouille pour voir si vous n'emportez pas de l'autre côté quelque chose de prohibé. De l'autre côté tous sont radiesthésistes et ils sentiront si vous apportez quelque chose qui peut les troubler. De même qu'il est impossible d'entrer dans le monde physique sans passer par une mère physique, on ne peut entrer dans le monde spirituel sans Maître, car le Maître est notre mère pour ce monde-là. Si l'on veut entrer seul, on sera orphelin.

Omraam N° 83 le 30 novembre 1941

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dimanche 25 décembre 2016

A tout cercle, il faut un centre



Le Maître Deunov nous parle géométrie, en particulier du cercle, cette ligne courbe dont tous les points sont équidistants d'un centre et des lignes droites que sont le rayon et le diamètre du cercle. Rayons, diamètre, cercle sont constitués par des points en nombre infini. Tous les rayons d'un cercle se rejoignent en son centre ou sortent de lui. Tous les diamètres se croisant en ce centre unique sont des lignes droites d'égale longueur. Supposez que l'une de ces lignes s'allonge ou se raccourcisse, aussitôt la figure se modifie, son harmonie parfaite disparaît. Et si certaines de ces lignes ne passent plus par le centre, elles ne manqueront pas de se heurter dans leurs cours.



C'est l'image de la vie des hommes. Pour qu'ils ne se heurtent pas entre eux, il faut qu'ils aient le même idéal et cet idéal commun ne peut être que d'aimer Dieu, de se perfectionner. En se dirigeant tous vers ce but magnifique, ils marcheront ensemble et ce but, cet idéal, étant situé à l'infini, ils marcheront parallèlement, sans jamais se heurter. Car en réalité, les rayons du cercle qui représentent les hommes, sont parallèles.

Quand ils ont le même idéal, ils cheminent ensemble à la manière des rails d'une voie ferrée qui vous semblent se confondre en un point unique du lointain horizon mais qui, en fait, sont parallèles. L'idéal, le centre commun se trouve à l'infini. Jésus l'a donné à ses disciples: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait". Voilà l'objectif vers lequel les hommes doivent se diriger. Sans idéal commun, il ne peut y avoir harmonie. Pour qu'elle s'établisse, les hommes doivent s'unir, tous, le regard fixé sur cette idée primordiale: aimer Dieu. Grâce à cette idée, tous s'aimeront parce qu'ils auront un centre commun à l'instar des rayons du cercle. Aucun ne voudra être plus long ou plus court que ses compagnons.

A tout cercle il faut un centre. A l'organisme, il faut une tête qui fasse centre alors que les membres et les organes forment la périphérie. Le serpent lové sur lui-même avec la tête dressée au centre du cercle qu'il forme est une représentation de cette vérité. Le chiffre 9 ressemble à un serpent qui commence à se dérouler, à se développer. Il symbolise le début du développement du cercle.

16 septembre 1942


Propos de Peter DEUNOV sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

lundi 19 décembre 2016

Il y a deux naissances, l'une de la chair, l'autre de l'esprit




On peut évoluer par la matière, c'est ce que fait le ver. Que fait-il? Il prend la terre, l'avale, puis la rejette comme excrément: il veut la connaître. Ce faisant, il l'élabore, La matière devient plus fine en traversant son corps; elle se trouve animée. L'évolution se cache dans ce processus. Vous verrez plus loin si cela est vrai ou non. L'homme agit de même. Dans les Psaumes de la Bible, l'homme est effectivement comparé à un ver. De quelle façon l'homme procède-t-il? Il mange la matière et la rejette ensuite partiellement. Pourquoi la mange-t-il? Parce que l'humanité a une tâche à accomplir, une énorme tâche: celle de manger toute la terre, de la passer au travers de son estomac et de son intestin afin de la connaître et de la transformer. La matière se transforme grâce a la nutrition humaine. Cette façon de connaître est la manière inférieure, c'est elle qu'Adam et Eve ont choisie.



Regardez ce que fait l'eau. Elle passe au travers d'une couche de terre et devient rouge. Elle en traverse une autre et devient jaune, et ainsi de suite. L'eau qui traverse successivement toutes les couches de la terre prend leur couleur et se ternit: c’est encore la connaissance inférieure.

Il existe cependant une autre forme de connaissances, c'est celle qu'Adam et Eve auraient dû choisir. Quelle est-elle? C'est celle du feu. La connaissance horizontale est celle de l'eau qui entre sous la terre, se répand en s'élargissant, en s'étalant. L'autre, verticale, est celle du feu. Lorsque Christ a donné les deux symboles du serpent et de la colombe, il voulait dire qu'il faut agir par les deux méthodes, celle de la connaissance du serpent qui rampe, de la vague qui s'étale, puis celle du feu qui monte, de l'oiseau qui vole. La connaissance de l'eau consiste à descendre dans la matière, à la traverser. Elle exige beaucoup de temps. Eve a choisi la connaissance du serpent, celle de l'eau. C'est long, c'est minuscule, pénible, terrible. Telle une eau d'infiltration, l'homme devra entrer partout, prendre toutes les teintes, souffrir et se purifier. Le feu monte, lui. Et la colombe, c'est la pureté, l'esprit, le feu. Il faut connaître les choses en s’élevant. Si l'on s'élève là où se trouvent la lumière, le feu, on découvre instantanément toutes les connaissances, sans être obligé de souffrir durant des siècles pour les acquérir, sans être terni, souillé à la manière de l'eau qui s'engloutit sous terre pour aller sortir très loin de là. La connaissance de la colombe est celle du Saint-Esprit. Les Initiés suivent cette connaissance, qui n'implique ni souffrance, ni souillures. Ils fusionnent avec le Saint-Esprit, et celui-ci leur révèle tout ce qu'il possède comme connaissances.

Les hommes ordinaires ont accepté au contraire de descendre dans la matière, de se marier, de souffrir, de mourir, et de recommencer. Certains Initiés disent: "Nous devons descendre dans la matière pour la connaître". Mais ce chemin est très long. D'autres ne veulent pas la toucher ni la voir, parce qu'ils savent que "tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut". Ils se lient donc directement au Saint-Esprit dont toutes les connaissances leur sont révélées. Il y a donc deux naissances, l'une de la chair, l'autre de l'esprit. Tous naissent dans la chair; mais maintenant il faut naître en esprit et connaître les choses de l'autre façon, celle que Christ nous a enseignée. Nous sommes obligés de manger la nourriture qu'Eve a choisie: la connaissance du serpent. La formule: "Soyez prudents comme le serpent" est parallèle à celle: "Rendez à César ce qui est à César".

Soyez initié comme les colombes; donnez issue à tout ce qui est de l'autre côté en vous, tâchez de connaître les choses d'une autre façon, abandonnez la méthode du serpent. Lorsque la femme était tout enfant, elle ne pouvait, direz-vous, connaître le courant du feu. Vous vous trompez. Elle pouvait le connaître, elle était libre de choisir. Eve avait été créée avec cette possibilité en elle. Si cette possibilité n'avait pas existé en Eve et Adam, Dieu ne leur aurait pas dit de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Comment pouvez-vous imposer à une chatte de rester tranquillement, sans bouger, à garder la maison, quels que puissent être les bruits qu'elle entendra dans la chambre? Admettez que la chatte dise oui et qu'elle essaye de vous obéir; dès qu'elle entendra une souris gratter le mur, elle se jettera vers ce lieu et guettera. Il en aurait été de même pour Eve et Adam s'ils avaient été contraints de suivre la méthode de connaissance inférieure. Mais il n'en était rien. Ils avaient la possibilité de ne pas toucher à l'arbre, et c'est pourquoi Dieu leur a commandé de n'en rien faire. A quoi aurait rimé un ordre qui n'aurait pas pu être accompli?


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