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mercredi 12 février 2014

Les Maisons astrologiques


La Science ésotérique révèle que le plan physique est un reflet du plan astral, avec une inversion de l’image comme cela se produit dans un miroir. C’est pour cela que si les voyants lisent 321 dans le plan astral, il faut comprendre 123 en ce qui concerne le plan physique.

En astrologie, la Maison 1 est celle des premières années de vie et la Maison 12, celle des dernières, de la plus grande maturité. En réalité, le 1er Signe du Zodiaque, en allant dans le sens de l’évolution, est celui des Poissons qui correspond aux pieds et le dernier, le plus élevé, le 12ème, celui du Bélier qui correspond à la tête et non le contraire comme c’est présenté habituellement. Il est dit que les êtres trop orgueilleux sont parfois obligés de recommencer un cycle d’incarnations en repartant avec le Signe des Poissons comme Signe solaire. Le sens des Signes zodiacaux représentant le plan astral doit être opposé à celui des Maisons astrologiques représentant le plan physique comme c’est usuellement accepté et comme on le voit habituellement sur les cartes du Ciel.

Pourtant un astrologue de renom : Jacques Dorsan, prétend le contraire se basant sur une longue expérience et en donnant des arguments pertinents. Le fait de naître quand le Soleil se lève et apporte une espérance, une foi, une énergie, devrait correspondre à sa position en Maison 1, celle de l’affirmation du Soi et non, comme c’est le cas, à la Maison 12 usuelle qui est celle des grandes épreuves et limitations.

Le moment le plus difficile de la journée est, pour la plupart d’entre nous, celui qui précède la sortie du lit quand le Soleil transite la Maison 1 usuelle alors qu’ il serait plus logique que ce soit la Maison 12. L’autre moment critique de la journée, où l’ambiance est lourde, pesante, c’est la fin de journée juste avant le coucher du Soleil quand celui-ci transite la Maison 7 usuelle alors qu’il serait plus logique que ce soit la Maison 6, celle de la routine, d’une certaine lassitude, fatigue. Et inversement l’arrivée de la nuit, quand la Lune commence à purifier l’atmosphère, à l’alléger, où le Soleil transite la Maison 6, devrait correspondre à la Maison 7, celle de l’harmonisation. Cela peut aussi apparaître bizarre que la Maison 4 usuelle soit celle de la vie de famille alors qu’à l’heure où le Soleil la transite presque tout le monde dort et que la Maison 10 usuelle, correspondant à l’heure juste après que le Soleil soit passé à son Zénith, soit celle du travail dans la plus grande solitude alors que presque tout le monde fait une pause pour manger et, souvent, se retrouve en famille.

Le statisticien Michel Gauquelin apporte de l’eau au moulin de cet astrologue car les résultats de ses recherches donnent les Maisons 12, 9, 6 et 3 usuelles comme les plus valorisantes pour les planètes, alors que pour la tradition ce sont les Maisons 1, 4, 7 et 10. Par contre, si on inverse le sens traditionnel, comme le fait Jacques Dorsan, nous nous retrouvons en parfaite adéquation : la Maison 12 usuelle devient la
Maison 1, la Maison 9 devient la Maison 4, la Maison 6 devient la Maison 7, La Maison 3 devient la Maison 10. Oui, les savants, rigoureux, méthodiques, patients, concentrés et obstinés pour mener à terme leurs expériences étaient plus nombreux avec un Saturne en Maison 12 usuelle qu’en Maison 1, idem pour les artistes, en représentation, avec Jupiter en Maison 12 usuelle et pour les sportifs, en compétition, avec Mars en Maison 12 usuelle.

Quand le Soleil ou une planète transite la Maison 12 usuelle, c'est-à-dire au petit matin, il donne un influx de sa nature pour la journée ou alors pour la vie à un individu si c’est à l’heure exacte de sa naissance. Celui-ci pourra l’utiliser pour faire une carrière de savant s’il s’agit de Saturne, d’artiste si c’est Jupiter ou de sportif avec Mars. Il est logique qu’à ceux qui ont beaucoup reçu à la naissance parce que le Soleil, la Lune ou des planètes se levaient à l’horizon et transitaient la Maison 12, leur donnant de plus grandes capacités, il soit beaucoup demandé et notamment de passer par de grandes épreuves.

Les guides de l’extraordinaire médium Monique Mathieu affirment aussi que les théories de Jacques Dorsan seraient vraies à 80%.

L’explication des 20% restants, du moins en ce qui concerne les Maisons astrologiques, pourrait être donnée par Alice Bailey qui crédite, en les citant, un courant d’astrologues croyant à la réincarnation et disant qu’il faut lire les Maisons dans un sens ou un autre selon le degré d’évolution du natif. J’ai des doutes avec tout le respect que j’ai pour cette grande dame car, pour moi, nous sommes tous structurés sur une base identique.

Je crois plutôt que les êtres les plus sensibles détachent leur conscience du plan physique pour vivre dans son éther, le monde des sensations. Ce qui est important pour eux, ce sont plus les événements de la vie subtile, ce qu’ils ressentent physiquement, vibratoirement, que ce qu’ils voient extérieurement : les apparences, les manifestations extérieures.

Ma conclusion serait que : L’éther physique serait représenté sur une carte du ciel, au cas où on voudrait faire cet ajout, par les Maisons astrologiques allant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le plan physique est représenté sur une carte du ciel par les Maisons astrologiques allant dans le sens opposé des aiguilles d’une montre.

Nous aurions donc :
 Ether atmique représenté par le point immatériel 
 Plan atmique représenté par le point matériel 

 Ether bouddhique représenté par l’éther de l’Univers 

Plan bouddhique représenté par l’Univers 

 Ether causal représenté par les soleils noirs
  Plan causal représenté par les étoiles fixes

 Ether mental représenté par les planètes transpersonnelles 
 Plan mental représenté par les planètes personnelles

 Ether astral représenté par le Zodiaque tropical de l’autre hémisphère 
 Plan astral représenté par le Zodiaque tropical

 Ether physique représenté par les Maisons « Dorsan » 
 Plan physique représenté par les Maisons astrologiques traditionnelles.

Les 12 Maisons astrologiques représentent les 12 étapes successives et inégales d’une vie. Elles forment l’enceinte circulaire de la carte du ciel de naissance, mais aussi la circonférence de la Terre, dans lequel on inclut un autre cercle ayant aussi comme centre celui de notre planète : le Zodiaque tropical constitué des 12 Signes de
30° chacun.

L’Ascendant, c’est l’horizon à l’Est et le début ou cuspide de la Maison 1.

Le Fond du Ciel, le point où le Soleil est le plus bas, c’est le Nord et la cuspide de la Maison 4 usuelle ou de la Maison 10 pour Jacques Dorsan

Le Descendant, c’est l’horizon à l’Ouest et la cuspide de la Maison 7.

Le Milieu du Ciel ou Zénith, le point où le Soleil est le plus haut, c’est le Sud et la cuspide de la Maison 10 usuelle ou de la Maison 4 pour Jacques Dorsan.
 
Il y a différentes écoles pour diviser le Ciel et placer les cuspides des 8 autres Maisons, proposant chacune leur système de domification : Placidius, Régiomantus, Campanus, Koch et bien d’autres.
 
J’ai entendu une voix me suggérer de diviser chaque distance entre 2 points cardinaux successifs en 3 parties égales. De l’Ascendant au Fond du Ciel, nous avons 3 Maisons égales, identiques à celles allant du Descendant au Milieu du Ciel car du Nord au Sud, il y a 180° ainsi que de l’Est à l’Ouest. Du Fond du Ciel au Descendant, nous avons donc 3 Maisons égales, identiques à celles allant du Milieu du Ciel à l’Ascendant.

Imaginons un horoscope dont l’Ascendant soit à 120° du Fond du Ciel, cela implique que du Fond du Ciel au Descendant, il y a 60°.

Nous avons donc 6 Maisons qui font 40° (120° : 3) et 6 Maisons qui font 20° (60° : 3). Je ne sais si je dois donner crédit ou non à ce système de domification mais je le cite pour information et comme piste au cas où des chercheurs seraient prêts à l’expérimenter…Je suis partagé parce que j’ai entendu cette voix dans un endroit exceptionnellement fort spirituellement mais je n’ai ressenti aucune dilation, aucun amour, aucune paix l’accompagnant. C’était uniquement cérébral. J’ai tout lieu de penser que cela venait d’un esprit ami du plan éthérique qui me faisait subrepticement une proposition parce que je m’interrogeais juste à ce moment.

Pour Omraam Mikhaël Aïvanhov, une Maison représente en moyenne 7 années d’une vie, c’est-à-dire le temps de la régénération de toutes les cellules d’un corps humain. Le parcours des 12 Maisons et du Zodiaque correspondrait à une vie de 84 années, soit une révolution d’Uranus (Curieusement, cette planète est associée à la séphira Hochmah sur l’Arbre de Vie de la Kabbale qui est nommée aussi Zodiaque) autour de la Terre. L’Ascendant à sa place initiale représente l’individu, en tant que personne physique, à sa naissance. Il progresse donc de (360 : 84)° ou en simplifiant de (30 : 7)° par année soit approximativement de 4°17’. 

Ce type de progression, pourtant assez logique, est inédite à ma connaissance dans la littérature astrologique bien que je sais qu’elle ait été utilisée dans des variantes proches en remplaçant, par exemple, 84 par 80 ans. Les résultats, en progressant l’Ascendant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ont dépassé mes espérances. Je l’ai testé pour moi et des amis proches, tous très engagés spirituellement (Je dis cela au cas où les astrologues cités par Alice Bailey auraient raison en pensant qu’il faut aller dans un sens ou un autre selon le niveau d’évolution de la personne). 

Le Fond du Ciel correspond toujours au passage à l’état adulte, à l’émancipation par rapport aux parents mais n’induit pas toujours un départ définitif de leur domicile. Certains pourront revenir chez eux comme un de mes amis qui, brouillé avec sa mère, part à Paris pour suivre des études tout en travaillant, s’assumant financièrement, juste à la période inscrite dans l’horoscope. Il se réconciliera ensuite avec elle et ils revivront quelques années ensemble. D’autres seront partis bien avant sans pour cela être rentrés totalement dans la vie active ou voler de leurs propres ailes. Assez souvent mais pas toujours, peu de temps après la progression sur le Fond du Ciel, il y a la rencontre d’un premier conjoint. Cette progression arrivant sur les planètes natales est aussi très significative et c’est un moyen de retrouver l’heure réelle de naissance et de rectifier l’horoscope en ayant le degré exact de l’Ascendant. Pour plus de précision, on peut être attentif, par exemple, aux transits des planètes lourdes en aspect sur l’Ascendant ou autre point cardinal qui agissent de façon remarquable à la seconde de degré astrologique.

Voilà 3 des 5 premiers cas que j’ai étudiés. Les 2 restants, probants aussi, sont le mien et celui d’une amie. Le mien ressemble un petit peu à celui de X et pour l’autre, la place précise de l’Ascendant n’est pas certaine mais même avec un quart d’heure de décalage, cela ne change pas grand chose. 100% de réussite pour commencer, c’est remarquable. En testant les directions primaires, je n’ai pas eu des résultats aussi significatifs.

X a son Ascendant à 10° degré du Verseau. Son Fond du Ciel est à 5° des Gémeaux. Il y a 115° d’écart entre ces deux points : quasiment 27 ans, période où il quitte définitivement le domicile maternel pour s’installer provisoirement chez un ami. Il rencontre alors sa future épouse qui, rapidement, le pousse à passer un concours qu’il réussira, intégrant la fonction publique et devenant totalement autonome financièrement.

Y a son Ascendant à 29° Cancer et son Fond du Ciel à 7° Balance. Il y a 68° d’écart : 15 ans et 10 mois, époque où elle abandonne sa chambre dans l’appartement familial pour vivre seule à Paris, subvenant à ses besoins, trichant sur son âge pour obtenir un logement et un emploi. Quelques mois après, elle s’engage dans sa première relation de couple sérieuse avec quelqu’un de plus âgé, d’adulte légalement.

Quand Saturne est passé à 28°56’ du Cancer tropical (environ 5° du Cancer sidéral), elle a été hospitalisée pour une opération à l’estomac l’obligeant à limiter son alimentation. Saturne limite et c’est la constellation du Cancer qui agit sur l’estomac. Nous avons de bonnes raisons de croire que nous avons là son Ascendant exact.

Avec Uranus, Neptune et Pluton qui sont plus lents que Saturne et peuvent rester plusieurs jours sur une seconde de degré, les résultats sont plus précis. Je disais à un astrologue, perplexe, que les trigones d’Uranus provoquaient des accidents ou des chocs se révélant positifs avec le temps et que les carrés de cette même planète apportaient souvent des événements heureux qui à la longue se transformaient en catastrophes parce que je l’avais vérifié par moi-même. Il m’a quand même cité le cas d’une de ses clientes venant juste de se faire retirer un sein le jour d’un transit exact par trigone d’Uranus à la Lune natale. Cette opération a peut être eu un effet favorable sur cette dame, l’aidant à mieux intégrer sa féminité.

Sa Neptune (l’inspiration mystique) natale en Maison 5, celle de la création, se trouve à 24° du Scorpion, à 115° de l’Ascendant : à l’âge de 27 ans et en opposition parfaite avec la Lune (représentant traditionnellement la mère) à 24° Taureau. C’est à cette période qu’elle crée une crèche alternative, avec aucun des diplômes requis, suivant, selon elle, les élans supérieurs de son cœur et portée par une force invisible et extraordinaire. Le moteur de sa démarche était en réaction par rapport à son éducation maternelle.

Z a son Ascendant à 16° du Scorpion et Mars en Maison 3 à 15° du Verseau et conjoint au Nœud Nord. Il y a un écart de 89° qui correspond à un peu moins de 21 ans. C’est à 20 ans et demi, d’après lui, qu’il décide volontairement de changer de comportement, se montrant un peu cassant (Mars) avec ses amis (peut-être le Verseau), pour se consacrer prioritairement à des études techniques (Maison 3) et préparer son avenir (peut-être le Nœud Nord). Le passage sur le Fond du Ciel, plus tardif, correspond bien à l’émancipation.

Pour la très grande majorité des cas que j’ai étudiés, qui concerne mon entourage proche, donc plus facilement vérifiable, la méthode a très bien marché et détermine des événements importants comme par exemple la perte de la virginité pour une amie (conjonction de la progression avec Mars, représentant la sexualité masculine en Maison 2, celle du plaisir physique). Il y a une analogie, une correspondance entre Signes et Maisons astrologiques : le 1er Signe : le Bélier correspond à la Maison 1 ; le 2ème Signe : le Taureau correspond à la Maison 2 ; etc.…

Pour les Anciens (Lire, par exemple, « La théorie des déterminations astrologiques de Morin de Villefranche » par Henri Selva, ed. Traditionnelles), le Maître de la Maison 1 est Mars qui est aussi le Maître du 1er Signe : le Bélier ;le Maître de la Maison 2 est Vénus qui est aussi le Maître du 2ème Signe : le Taureau et ainsi de suite…

En sachant qu’ils prenaient, avant le XIIIème siècle, Mercure pour Vénus et Vénus pour Mercure, logiquement, nous avons :

Mars et Pluton, Maîtres de la Maison 1 
Mercure ancien ou Vénus actuel et Proserpine, Maîtres de la Maison 2 
Vénus ancien ou Mercure actuel et Vulcain, Maîtres de la Maison 3 
Soleil, Lune et Vulcain, Maîtres de la Maison 4 
Soleil et Proserpine, Maîtres de la Maison 5 Vénus ancien et Pluton,

Maîtres de la Maison 6 
Mercure ancien et Neptune, Maîtres de la Maison 7 
Mars et Uranus, Maîtres de la Maison 8 
Jupiter et Soleil Noir, Maîtres de la Maison 9 
Saturne et Soleil Noir, Maître de la Maison 10

Saturne et Uranus, Maître de la Maison 11 
Jupiter et Neptune, Maîtres de la Maison 12
C’est à chacun de choisir le système de domification qui lui convient selon ses affinités, sa sensibilité, son type d’interprétation mais la signification des Maisons reste la même :

La Maison 1 est celle où nous apprenons à agir avec Feu, à suivre nos impulsions, à nous affirmer physiquement. Cela correspond généralement à la période entre 0 et 7 ans. L’énergie de l’Esprit, les courants de Vie sont encore puissants chez l’enfant et l’obligent à s’extérioriser. C’est la passion qui donne le courage de venir sur la Terre pour se confronter au monde et aux limitations extérieures avec Mars mais aussi intérieures avec Pluton pour pouvoir les dépasser. La Maison 1 donne des indications sur le tempérament, sur le comportement vis-à-vis des autres, sur l’image que l’on donne de soi en société, sur l’apparence physique.

La Maison 2 est celle où nous apprenons à travailler la matière avec amour. Cela correspond en moyenne à la période entre 7 et 14 ans où on sort de l’imaginaire parce que l’on est attiré par ce qui est plus tangible et qui éveille nos sens. Le père ou le grand père peut apprendre à bricoler, à se servir de ses mains au garçon ou à faire découvrir, par des ballades, la nature avec ses couleurs et ses formes, ses sons comme le chant des oiseaux ou le bruit des cascades, ses odeurs, ses goûts avec les fruits ramassés ou le poisson péché. La mère ou la grand-mère peut inviter la fille à partager ses tâches comme d’embellir la maison, concocter de bons petits plats. Vénus nous pousse à plaire physiquement, à être sensible aux apparences et à chercher le plaisir et Proserpine à ne pas nous culpabiliser pour cela. Cette Maison est traditionnellement celles des biens matériels parce que c’est en les aimant qu’on les attire et aussi bien sûr en se donnant physiquement, en payant de sa personne.

C’est ceux qui vendent qui gagnent le plus d’argent et en profitent. Pour être persuasif, convaincant, ils doivent faire envie aux autres. Un bon vendeur est quelqu’un qui aime consommer ce qu’il propose. Jésus disait « Heureux les doux, car la terre leur appartienne ». Il y a, probablement, plusieurs niveaux d’interprétation. Par la douceur, la gentillesse, vertus de Vénus, on arrive à modeler la matière, à obtenir beaucoup de faveurs, à satisfaire beaucoup de désirs personnels.

La Maison 3 est celle où nous apprenons à communiquer, à nous ouvrir intellectuellement. C’est la période d’apprentissage, en moyenne, entre 14 et 21 ans, où nous accumulons des connaissances permettant d’avoir un métier et où nous nous développons les relations avec l’extérieur. Sous l’influence de Mercure, l’adolescent est curieux et éprouve un besoin de se déplacer qui l’entraîne à faire des petits voyages. Sous l’influence de Vulcain, il va être poussé à tout expérimenter, à explorer beaucoup de domaines, que ce soit par la lecture, la musique, le cinéma, des activités culturelles ou sportives extrascolaires afin de se créer son propre monde et se différencier intérieurement en trouvant une identité. La Maison 3 donne des indications sur les études et l’entourage avec lequel on échange facilement mais superficiellement.

La Maison 4 est celle où nous apprenons à agir avec notre ressenti, avec notre cœur, à réaliser, à satisfaire aussi nos désirs du moment : avoir notre indépendance, une vie sexuelle, posséder une voiture clinquante et puissante pour certains garçons, une belle garde robe pour certaines filles. Le besoin de reconnaissance et la réceptivité qu’il induit (la Lune) nous poussent à utiliser notre idéal ( le Soleil) pour pouvoir briller et attirer tous les regards. L’imaginaire (la Lune) fonctionne et les artistes produisent à cette période, généralement entre 21 et 28 ans, leurs œuvres les plus pures, les plus poétiques ou originales trouvant leur inspiration dans une vie affective mouvementée, utilisant au mieux les ressources de leur coeur. Vulcain nous pousse à prendre, à être habité physiquement . Pour la femme, cela se traduira, par exemple, par le fait d’être enceinte. Le fait d’avoir un bébé qui sera dépendant d’elle, qu’elle pourra tenir dans ses bras est plus lié à la Lune et au Soleil qui pousse à prendre ce qu’il y a de plus charmant ou précieux. Pour l’homme, ce sera d’être habité par des êtres invisibles, des présences qui lui donneront du charisme et un pouvoir de séduction lui permettant de satisfaire ses appétits sexuels ou son besoin d’exister.

C’est la période qui est celle de l’engagement amoureux, du désir de fonder un foyer, de prendre des racines, et où nous construisons, sous l’influence de la Lune, nos rêves pour l’avenir. Pour cela, il faut un lieu. La Maison 4 donne des indications sur la maison, le rapport à la mère (La Lune) et au père effacé (Soleil Nocturne) derrière la mère à qui il donne son énergie.

En psychologie, la maison représente inconsciemment et symboliquement le corps physique. Vulcain nous pousse à prendre intérieurement et physiquement donc à remplir notre maison, à nous en occuper, à la meubler, à y attirer du monde. On a associé la Maison 4 à la fin de la vie probablement parce que dans l’horoscope, le Soleil s’y trouve aux dernières heures de la journée, approximativement de 22 à 24 heures solaires. Spirituellement, c’est bien au plus profond de la nuit qu’apparaît la lumière, mais physiquement, c’est quand le Soleil apparaît au petit matin.

La Maison 5 est celle où on apprend à aimer avec feu, à nourrir une passion. C’est la période, en moyenne, entre 28 et 35 ans, où il faut montrer ce que nous avons dans le ventre, en jouant gros, en renonçant à tout filet pour nous rattraper. C’est le moment de se jeter à l’eau pour pouvoir réaliser notre idéal dans la matière et de devenir créateur sous l’influence du Soleil tout en cherchant à avoir la plus haute élévation intérieure qui est la véritable noblesse, la dignité sous l’influence de Proserpine. Nous acceptons de prendre par amour de gros crédits pour monter notre entreprise, acheter une grande voiture et une maison, d’engager de gros frais pour le bien et l’avenir des nôtres.

Les enfants que nous avons mis au monde et que nous éduquons, en servant de modèle comme le Soleil, révèlent qui nous sommes.

La Maison 6 est celle où nous apprenons à penser concrètement. C’est la période, en moyenne, entre 35 et 42 ans, où nous devons assumer les charges matérielles : les crédits, les réparations et l’entretien de la maison, de la grosse voiture familiale, les études des enfants, leurs activités extrascolaires, leurs bêtises et dégâts.

Professionnellement, la concurrence et les rivalités entraînent le stress. Il y a les animaux domestiques qu’on amène chez le vétérinaire et qui posent des problèmes avec le voisinage. Il faut tout calculer. Des petits problèmes de santé sont dus au surmenage et aux excès que le corps ne supporte plus comme autrefois. Mercure nous pousse à faire des économies, a bien calculer notre budget, a être prévoyant et Pluton à gérer notre peur du lendemain. La Maison 6 donne des indications sur les petites épreuves du quotidien.

La Maison 7, correspondant en moyenne à la période entre 42 et 49 ans, est celle où nous apprenons à composer avec autrui, à lui élargir son champ d’action. Il est normal qu’après avoir été pris dans la spirale des problèmes matériels, s’être replié sur soi et avoir engendré des déséquilibres et des incompréhensions, pris par nos problèmes personnels en Maison 6, nous éprouvons le besoin de retrouver une harmonie extérieure avec Vénus en étant attentif aux autres mais aussi une harmonie intérieure avec Neptune en ayant une démarche un peu mystique et spirituelle. C’est l’heure de faire un bilan et comme à 42 ans, Uranus, planète des bouleversements, se trouve en opposition avec sa position natale dans l’horoscope, cela peut être un cap pour changer radicalement de vie et se rapprocher de ses aspirations profondes. Cela ne va pas se passer sans heurts. C’est pourquoi cette Maison est celle des ennemis déclarés, des ruptures de contrats, des procès et des divorces mais aussi celle de nouveaux engagements, de mariages non plus basés sur les valeurs du cœur, comme en Maison 4, mais sur celles de l’âme.

La Maison 8 est celle où nous apprenons à aimer avec notre ressenti. Nous nous détachons des apparences et nous devenons plus sensibles aux émanations des êtres, à leurs sentiments réels. C’est la période, en moyenne entre 49 et 56 ans, de la ménopause pour la femme et du démon de midi chez l’homme, avec l’influence de Mars, qui implique un tournant dans la vie affective et sexuelle. Les parents quittent la terre et laissent un héritage. Nous pouvons être bousculés, déstabilisés par le fait que l’argent, jusque là difficile à acquérir, puisse venir sans grand effort. La mort des proches provoque des remises en question et amène à se poser des questions sur la vie, sur l’après vie et l’au-delà. C’est une période de crise, de doute, de culpabilisation, de fermentation, d’analyse intérieure qui mène à une renaissance.

C’est aussi la Maison de l’occultisme, de l’ésotérisme, des mystères avec l’influence d’Uranus qui donne une grande capacité de pénétration spirituelle..

La Maison 9 est celle où nous apprenons à penser à Dieu, à nous dédoubler, à monter le plus haut possible. Cela correspond à la période, en moyenne, entre 56 et 63 ans. Après le côté tourmenté de la Maison 8, nous aspirons à aller vers la lumière, à sortir de nous-mêmes, à découvrir de nouveaux horizons et à retrouver un sens à notre vie sur terre avec l’influence de Jupiter mais aussi à exister spirituellement, à nous réaliser intérieurement. La Maison 9 donne des indications sur les voyages lointains, sur la pensée abstraite, philosophique, théologique et sur l’initiation. Dans la Maison opposée, la 3, on touche à tout. Dans la Maison 9, on se concentre sur un point particulier, on creuse toujours plus en soi, de plus en plus profondément jusqu’à atteindre l’Esprit pour faire jaillir la lumière à travers soi, éclairer le monde.

La Maison 10 est celle où nous apprenons à agir en nous servant de l’intellect, à agir avec pragmatisme. Cela correspond à la période, en moyenne, entre 63 et 70 ans. Après avoir pris de la hauteur, du recul, clarifié son mental pour intégrer les principes essentiels du fonctionnement du monde, adopter une idéologie avec la Maison 9, c’est le moment de passer à l’action de façon calme pour tirer les marrons du feu, se servir tranquillement, prendre ce dont on a besoin avec Saturne tout en restant centré intérieurement avec le Soleil Noir.

En partant sur de bonnes bases, après avoir pris de la bouteille, nos entreprises sont couronnées de succès et nous donnent une crédibilité aux yeux du monde. C’est la Maison des honneurs, de la réalisation sociale, des plus hautes responsabilités.

La Maison 11 est celle où nous apprenons à aimer de façon universelle. Cet amour est celui de l’Ame qui englobe toutes les créatures et qui est impersonnel. C’est un amour qui permet à l’autre de respirer, d’être lui-même en l’acceptant tel qu’il est, le considérant comme un frère avec lequel nous pouvons créer un monde meilleur.

Ce qui est intéressant après avoir réussi socialement, c’est de transmettre ses connaissances, son savoir-faire, aider d’autres à se réaliser, les parrainer, promouvoir des projets novateurs et utiles à tous ou adhérer à des associations pour servir de belles causes. L’expérience de la vie et les échecs rendent tolérant et les amitiés durables parce que nous sommes plus conscients de nos limites et de celles des autres. Saturne permet de concrétiser, de créer en équipe et Uranus de s’ajuster intérieurement, d’avoir une grande souplesse mentale, de l’humour, la meilleure attitude pour trouver naturellement, quelles que soient les circonstances, sa place dans un groupe. Cela correspond à la période, en moyenne, entre 70 et 77 ans. La Maison 11 donne des indications sur les amis, les projets, la vie associative.

Entre 14 et 21 ans, on a besoin de se créer, de se structurer intérieurement sous l’influence de Vulcain, octave supérieure de Saturne, lié au plan atmique. Pour cela paradoxalement, on se met en bande, on se fait des copains qu’on appelle amis, en tenant compte beaucoup de l’apparence extérieure. On fait des choix visibles que ce soit au niveau de l’habillement, des lieux fréquentés, des idées que l’on affiche, de ses goûts ou dégoûts pour s’affirmer intérieurement.

Entre 70 et 77 ans, sous l’influence de Saturne, octave inférieure de Vulcain, lié lui aussi au plan atmique, on a envie de participer avec d’autres à la réalisation de projets et de faire partager son expérience. On se fait de réels amis et leur apparence extérieure a peu d’ importance.

La Maison 12 est celle où nous apprenons à penser avec l’Eau, c'est-à-dire que nous utilisons notre cœur, nous nous servons de notre ressenti pour tirer des conclusions. Cela correspond à la période, en moyenne, entre 77 et 84 ans. Le corps se détériore et rend de plus en plus dépendant des autres pour qui on devient une charge. Pour que cela devienne vivable, on met des lunettes roses pour ne voir que l’aspect positif du monde avec Jupiter. Le personnel de la Maison de retraite a de moins en moins de considération pour le vieillard et certains ne pensent qu’à profiter de son état de faiblesse pour le délester de ses biens ou lui prendre son héritage. Nous méditons, aidé par Jupiter, sur le sens de la souffrance pour en comprendre les bienfaits et acceptons les renoncements pour nous en remettre de plus en plus à Dieu, aidé par Neptune, et obtenir ainsi Ses grâces juste avant de quitter la Terre. La Maison 12 est celle de l’emprisonnement et des grandes épreuves qui nous rapprochent de Dieu, de l’Esprit.
 
Les Anciens, plus portés sur le prévisionnel, accordaient la Maîtrise de chacune des Maisons quelque soit le thème natal aux mêmes planètes, comme nous l’avons vu plus haut. C'est-à-dire que Mars est toujours le Maître de la Maison 1, Vénus actuel de la Maison 2 , etc. En ce qui concerne des faits concrets, il peut alors y avoir une inversion entre Mercure et Vénus quant à l’interprétation. Par exemple, Vénus actuel, c’est-à-dire Mercure ancien, représentant un enfant mâle, affecté par Uranus peut signifier un accident d’un de ses fils pour un père.

Les Modernes, plus portés sur la psychologie, accordent la Maîtrise des Maisons aux planètes qui gouvernent les Signes tropicaux qui y résident. Par exemple, si le Verseau tropical occupe la Maison 9 et de préférence la cuspide, Saturne et Uranus en sont les Maîtres. Par exemple si Vénus transite cette Maison et qu’elle est en bonne aspect avec Saturne, elle sera soutenue par cette planète. Cela peut se traduire par un voyage dépaysant ou une rencontre spirituelle apportant l’un ou l’autre, de façon agréable un regard différent sur le monde (Vénus en Maison 9) qui aura des effets durables (Saturne, Maître de la Maison 9).

Que ce soit pour les Anciens ou les Modernes, les planètes dans une Maison astrologique sont sous la domination des planètes qui en sont les Maîtres.

D’après Omraam Mikhaël Aïvanhov, les planètes ont plus d’influence dans les Maisons que les Signes qui les occupent et les colorent. La pensée prime sur le sentiment.

Chaque planète ou luminaires (Soleil, Lune) pousse à développer la vertu du Signe du Zodiaque tropical où il se trouve dans le secteur physique correspondant à la Maison qu’il occupe. Par exemple Mars en Verseau en Maison 5 nous pousse à aller de l’avant, à foncer (Mars) en développant dans son cœur un amour pour tous (Verseau)
et en créant quelque chose d’unique (Maison 5). 

Les Maisons sont des écoles où nous avons des leçons à apprendre et où le Soleil, la Lune et les planètes représentent des professeurs avec des tempéraments différents : solaire, lunaire, mercurien, vénusien, etc., qui sont à l’intérieur de nous mais peuvent se manifester à travers des personnes physiques ou par des événements. Si une personne a 5 planètes en Maison 7, elle aura le choix de se marier entre 5 personnes. Elle attirera inconsciemment 5 types de partenaires du sexe opposé du fait de son aura en partie déterminée par le moment de sa naissance et la position des astres dans le ciel. Une planète en Maison 9 peut être un gourou et une en Maison 11 un ami. Si la planète est en transit dans une Maison, ce sera une influence passagère. Si elle y est dans l’horoscope natal, elle y jouera un rôle prépondérant. Une planète en Maison 12 sera une grande épreuve et en 6, un contretemps.

Plus une planète est en début de Maison, plus son enseignement est théorique, plus il est proche de l’essence, de son esprit. Plus elle est à la fin, plus son enseignement est pratique. Si une planète est juste sur l’Ascendant, le natif aura des réactions instinctives et spontanées correspondant à la nature de celle-ci. Par exemple, quelqu’un avec Uranus en plein sur l’Ascendant sera sujet à des réactions incontrôlables et explosives. Plus la planète sera vers la fin de la Maison 1, plus le natif aura l’aspect physique qui la caractérise. Si c’est Uranus, il aura une apparence originale. De la même façon, le début du Signe est marqué par son Esprit et la fin par son incarnation, ses caractéristiques extérieures.


Des clefs pour l’astrologie données par Omraam Mikhaël Aïvanhov et  révélées par un de ses élèves : Hugues Lecharpentier

mardi 11 février 2014

Les racines de la matière : Les quatre Animaux saints



Au sommet de l’Arbre séphirotique règne Kéther ; et à la base se trouve Malhouth. Du point de vue de l’esprit, la séphira la plus importante est évidemment Kéther, la Couronne, mais du point de vue de la réalisation dans la matière, c’est Malhouth, le Royaume, parce que Malhouth condense et concrétise les qualités de toutes les autres régions. D’un certain point de vue, on peut donc dire que les humains sont plus privilégiés, plus riches que les anges, car ils ont ce que les anges n’ont pas ; un corps physique ; Vous direz que c’est justement ce corps qui nous rend esclaves de la matière. C’est entendu, mais si nous travaillons à acquérir les qualités des hiérarchies angéliques, ces qualités transforment notre corps, elles l’illuminent, elles le divinisent, et grâce à ce corps divinisé nous  deviendrons plus que de les anges.

Donc en haut, au sommet, Kéther ; et en bas Malhouth. Mais entre Kéther et Malhouth la différence n’est que dans la densité de la matière. Malhouth, c’est aussi notre terre ; mais nous ne savons pas encore ce qu’est la terre : quand nous tenons un peu de terre dans notre main, nous possédons quelque chose de la quintessence même de Kéther ; La terre est terne, pesante, oui, mais la quintessence de Kéther est contenue en elle ; Parce que dans Kéther se trouvent les racines de la matière, les quatre éléments qui sont représentés par les Animaux de sainteté, les Hayoth ha-Kodesch. Hayoth est en hébreu le pluriel du mot hayah qui signifie vie, et on le traduit parfois par « les Vivants ».

Ce sont les quatre Animaux saints que saint Jean décrit dans l’Apocalypse : « Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel et sur ce trône quelqu’un était assis ... Au milieu du trône et autour du trône il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un taureau, le troisième être vivant a la face d’un homme et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont remplis d’yeux tout autour et au-dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient ! »

Ces quatre êtres vivants qui se tiennent devant le trône de Dieu représentent les quatre principes de la matière, les quatre éléments ; le lion (le feu, le taureau (la terre), l’homme (l’air) et l’aigle (l’eau). Cela ne veut évidemment pas dire que ces entittés ont une apparence animale : une gueule de lion, un mufle de taureau, etc. C’est seulement une façon de les présenter pour faire sentir leurs relations subtiles avec les différents états de la matière qu’elles représentent. Les racines de la matière sont donc en Dieu, dans la séphira Kéther, et les Hayoth ha-Kodesch que la religion chrétienne a appelé les Séraphins sont les Anges des quatre éléments. Mais à ce degré de pureté, de subtilité, la matière est presque de la même substance que l’esprit, et dans les quatre éléments représentés par les quatre Animaux Saints il nous serait impossible de retrouver la terre, l’eau, l’air et le feu que nous connaissons.

Feu, air, eau, terre correspondent donc aux quatre états de la matière, et ces quatre états se caractérisent par une densité croissante. C’est pourquoi, le haut en bas, l’Arbre séphirotique se divise en quatre plans qui  correspondent aux quatre éléments :

Olam Atsilouth, le monde des émanations, qui comprend les séphiroth Kéther, Hohmah et Binah, correspond au feu (plan causal).

Olam Briah, le monde de la création, qui comprend les séphiroth Hessad, Guébourah et Tiphéreth, correspond à l’air (plan mental).

Olam Iétsirah, monde de la formation, qui comprend les séphiroth Netsah, Hod et Iésod, correspond à l’eau (plan astral).

Olam Assiah, le monde de l’action, constitué de la seule séphira Malhouth, correspond à la terre (plan physique).

Vous vous demandez pourquoi une seule séphira, Malhouth, suffit-elle à représenter le plan physique ? Parce que symboliquement Malhouth est une séphira très vaste qui condense toutes les autres, Malhouth est le résumé, le reflet et la concrétisation de toutes les autres séphiroth ; elle st divisée en quatre et ces quatre divisions correspondent justement aux quatre éléments ; C’est pourquoi, lorsqu’on veut la représenter sur l’Arbre séphirotique, on lui donne quatre couleurs (rouge, vert, bleu, jaune) alors que les autres ont une seule couleur. Ces quatre couleurs représentent les quatre états de la matière : solide (rouge), liquide (vert), gazeux (bleu) et igné (jaune, donc les quatre éléments : terre, eau, air et feu. […]

Chaque élément possède des qualités qui lui sont propres : ce que l’eau ou l’air peuvent faire, le feu ou la terre ne le peuvent pas, et réciproquement ; Nous devons donc prier le Seigneur pour qu’Il nous accorde l’aide de ces Anges en disant : « Seigneur Dieu Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, Maître de l’univers, je Te demande de m’envoyer les autre Anges, tes serviteurs. Que l’Ange de la terre absorbe les immondices de mon corps physique, afin qu’il devienne ton temple et que ta volonté se manifeste à travers lui. Que l’Ange de l’eau lave mon cœur de toutes les souillures, afin que l’amour désintéressé s’installe en lui et que je puisse travailler pour ton Royaume et ta Justice. Que l’Ange de l’air purifie mon intellect, afin que la sagesse et la lumière le pénètrent et que je puisse travailler pour ton Royaume et ta Justice. Que l’Ange du feu sanctifie mon âme et mon esprit, afin qu’ils deviennent les demeures de ta vérité et que je puisse travailler pour ton Royaume et ta Justice ; Amen, Amen, Amen, Ainsi soit-il ».

Dans toutes nos activités les quatre éléments sont présents soit séparément, soit ensemble. Manger, boire, respirer, penser, aimer, et même tout simplement vivre ne sont que le résultat se la présence et de l’action des quatre éléments en nous. Nous n’existons que parce que les quatre éléments ont donné leur accord. Et lorsque nous mourrons, chaque particule de notre être retournera vers la terre, l’eau, l’air et le feu. Dieu a mis les quatre éléments à notre disposition et nous devons apprendre à les considérer et les utiliser avec respect, car ils ne sont pas uniquement des substances matérielles, ce sont des entités très puissantes, très vastes et habitées par d’innombrables êtres vivants.

Les traditions du monde entier mentionnent l’existence de ces êtres, et même si la description de leur apparence et de leurs activités n’est pas tout à fait exacte, l’essentiel est de savoir que la terre, l’eau, l’air et le feu sont habités et que nous pouvons entrer en communication avec ces créatures qui les habitent. Dans la tradition occidentale on appelle salamandres les esprits du feu, sylphes les esprits de l’air, ondines les esprits de l’eau et gnomes les esprits de la Terre. Paracelse et beaucoup d’autres occultistes les mentionnent dans leurs ouvrages. Les mages, les magiciens ont l’habitude de les invoquer pour leurs travaux, et vous trouverez même dans le Faust de Goethe un exemple de conjuration par les quatre éléments. Mais moi je ne vous conseille pas d’utiliser la puissance des quatre éléments pour des opérations magiques. C’est dangereux. Contentez-vous des méthodes que je vous donne et soyez vigilant, parce que les quatre éléments font partie de notre vie quotidienne, et que nous en soyons conscients ou non, ils agissent.

Même lorsque nous parlons, il faut savoir qu’au travers des mots prononcés se faufilent certaines particules de nature subtile qui rendent notre parole agissante ; car dans la nature il y a toujours un des quatre éléments qui attend le moment où il pourra habiller de sa propre matière ce que nous pensons et exprimons. La réalisation ne se produit pas toujours là où nous l’attendions ; parfois nous ne voyons rien là où nous espérions voir apparaître quelque chose. Mais, par l’action de l’un ou l’autre des quatre éléments, il y a toujours une réalisation quelque part, parfois très loin de nous ... et même peut-être sur une autre planète ! Cela est vrai dans le domaine du bien comme dans celui du mal. Certains croient n’avoir fait que du bien dans leur vie, mais il se peut qu’un jour on leur montre comment leurs paroles, leurs pensées et leurs sentiments ont produit beaucoup de dégâts jusque dans des endroits qu’ils ne peuvent même pas soupçonner.

A cause de cette présence des quatre éléments qui provoquent nécessairement une réalisation vivante quelque part dans l’espace, les Initiés sont très attentifs aux paroles qu’ils prononcent, mais aussi à leurs pensées et à leurs sentiments. Car les paroles, comme les pensées et les sentiments, sont semblables à des graines emportées par le vent qui s’en vont germer loin du jardin où elles ont mûri. L’initié ne pense donc qu’ produire de bonnes semences, puis il les laisse s’envoler sans se soucier où et comment le vent de l’esprit les emportera ; il ne se préoccupe que de la qualité de ses semences. Nous sommes entourés d’agents magiques ; la terre, l’eau, l’air et le feu… Dieu dans ces éléments a déposé toutes les puissances de vie, et par l’existence que nous menons, nous Lui montrons si nous savons apprécier ou non ses bienfaits.


lundi 10 février 2014

Quelles relations avoir avec les âmes des morts



Quand un homme est mort, il n’est plus dans les lieux qu’il a habités, ni dans les objets qu’il a laissés ; il n’est même pas dans la tombe où l’on a placé son corps. Bien sûr, il est normal de vouloir conserver en souvenir quelques objets qui lui ont appartenu, d’aller se recueillir dans sa demeure ou sur sa tombe au cimetière. Mais il faut aussi savoir que lui, son esprit, n’est plus là. En voulant qu’il soit là, en s’accrochant à ce qui peut rester de lui, on le retient, on le limite, on le martyrise même.

Au moment où un homme meurt, les portes de la terre se referment derrière lui, il se trouve pris dans un autre courant et il n’a pas le droit de retourner en arrière ; C’est pourquoi il ne faut pas s’accrocher aux morts en accompagnant leur départ avec des regrets, des pleurs, des lamentations ; Les regrets et les chagrins des vivants qu’ils ont laissés sur la terre sont un tournent pour les morts, tant qu’ils n’ont pas franchi les régions des plans astral et mental. Ce n’est qu’au moment où il s entrent dans le plan causal que plus rien ne peut les troubler ; ils sont comme au centre d’un cercle magique de lumière et aucun appel des vivants, aucune sollicitation ne peut franchir ce cercle s’ils ne le veulent pas. Il faut donc prier pour les morts, il faut leur envoyer de la lumière pour qu’ils trouvent la paix, qu’ils se libèrent, mais il ne faut pas s’accrocher à eux ni surtout chercher à les ramener vers la terre. […]

La plupart des humains qui quittent la terre ne coupent pas immédiatement leurs attaches ; ils restent liés à des parents, des amis (ou des ennemis), des lieux qu’ils ont habités, des possessions, et s’ils n’ont jamais eu dans leur cœur, dans leur âme, le désir de découvrir d’autres réalités, ils tournent interminablement autour de ces êtres, de ces maisons, de ces objets. Ce sont des âmes errantes qui souffrent et, bien que des esprits lumineux viennent les aider, elles ne peuvent pas encore se dégager. Tandis que ceux qui ont nourri pendant leur vie un grand idéal spirituel quittent très rapidement leur corps et s’envolent vers les régions sublimes où ils nagent dans la lumière et dans la joie. De là, ils peuvent envoyer des bénédictions à tous ceux qu’ils ont laissés en bas, pour les aider, les protéger. Mais ils ne reviennent jamais les visiter comme beaucoup se l’imaginent ; du moment qu’ils sont morts, ils sont très loin de la terre et ils ne redescendent pas.

Vous direz : « Mais alors, comment se fait-il que les spirites croient entrer en communication avec certains personnages illustres du passé ? » Non, en réalité, ce n’est pas avec eux qu’ils communiquent, mais voici ce qui se passe. Quand l’être humain se dégage pour partir dans l’autre monde, il laisse certains de ses vêtements. Bien sûr, je ne parle pas de vêtements physiques, mais d’enveloppes éthériques, astrales, mentales, qui flottent dans l’atmosphère et qui sont imprégnées de tout ce que cet être a vécu, senti, pensé. Ce sont comme des coquilles vides abandonnées par leurs occupants et elles peuvent être animées, vivifiées par les fluides des personnes réunies dans les séances spirites pour évoquer les morts. Mais comme en général ces personnes ne sont pas tellement évoluées, les fluides qui émanent d’elles sont imprégnés de passions, de sensualité, de convoitises, et ils attirent de l’invisible toutes sortes d’existences flottantes qui n’ont pas encore été absorbées par le centre de la terre.

L’espace psychique qui entoure la terre est naturellement débarrassé des entités inférieures qui l’encombrent ; au fur et à mesure elles sont refoulées et absorbées dans les profondeurs souterraines. Cependant, il en reste toujours quelques-unes, et ce sont ces créatures, qu’on appelle des larves, des élémentaux, qui apparaissent souvent dans les séances spirituelles. Ces indésirables ne peuvent évidemment que tromper et égarer ceux qui les interrogent, et non seulement elles les égarent, mais elles les épuisent parce que, pour rester un peu plus longtemps actives, elles absorbent leur vitalité.

Entrer dans la tête d’un médium et vous parler au nom de qui vous voulez : Moïse, Jésus, Jeanne d’Arc… est à la portée de l’entité la plus inférieure ; cela ne prouve donc rien. Et en tout cas, ce n’est pas un ramassis de personnes frivoles, curieuses, sensuelles, comme on en trouve tant dans les réunions spirites, qui vont attirer des esprits évolués. Tout ce qu’elles peuvent attirer, ces personnes, c’st la racaille qui peuple l’astral inférieur, des larves, des ombres…

Par contre, si des êtres purs, lumineux, désintéressés, se réunissent pour prier et entrer en contact avec le monde divin, des entités vraiment lumineuses peuvent se manifester parmi eux ; Mais leurs manifestations n’ont rien de commun avec celles des entités évoquées dans les séances spirites, elles ne font aucun bruit, elles ne produisent pas d’effets spectaculaires, elles remplissent seulement les âmes de lumière, de paix et d’inspiration. Dans le monde psychique existent aussi des êtres créés par l’imagination des humains : certains personnages de la littérature romanesque et théâtrale, ou même des saints dont la vie a été entièrement inventée, ont tellement occupé les pensées et les sentiments des lecteurs et des croyants qu’ils ont fini par avoir une réalité ; non pas une réalité physique évidemment, mais fluidique ; elles existent ; et puisqu’ils existent, ils agissent, ils exercent une influence sur les mentalités.

Les entités appelées « égrégores » ont la même origine. Une égrégore est une entité collective créée par la pensée de tous les individus appartenant à un groupe, un peuple, une religion… Leurs pensées, leurs désirs qui sont tous orientés dans la même direction forment une égrégore ; une entité imprégnée, nourrie, façonnée par cette collectivité. Toutes les Eglises, tous les mouvements spiritualistes ont leur égrégore, de même que tous les mouvements politiques, et évidemment dans l’invisible il arrive que ces égrégores s’opposent et se combattent ; chaque égrégore aide la communauté qui l’a créée, car elle est un réservoir de forces formidables. Elle possède une forme symbolique, souvent celle d’un animal : ours, tigre, coq, aigle, colombe etc..

Les humains feront un grand progrès le jour où ils comprendront comment ils peuvent former une égrégore puissante qui travaillera à aider et éclairer toutes les créatures dans le monde.

Le plan astral est donc habité par des créatures de toutes sortes dont la plupart des gens n’ont aucune idée. Mais qu’ils les connaissent ou non, ils attirent celles avec lesquelles ils entrent en relation par la loi de l’affinité. Voilà comment, dans les séances spirites, les participants attirent des présences de l’océan astral, mais ces présences sont rarement celles des morts qu’ils veulent rencontrer. Si vous croyez qu’il suffit qu’un médium demande : «Esprit, es-tu là ? » pour que vous rencontriez réellement celui que vous cherchez. Rien n’est moins sûr et les entités qui répondent à vos questions à travers des médiums sont souvent des larves du plan astral qui savent très bien comment tromper les humains. L’être que vous cherchez, Dieu seul sait où il se trouve. […]

Il est des cas où certains esprits sont forcés de quitter leur région pour répondre à l’appel de magiciens très puissants : ceux-ci les contraignent à descendre en se servant de formules magiques dont ils connaissent le secret. Mais ce n’est pas normal, ce n’est pas naturel, c’est à l’homme de s’élever par la pensée pour rencontrer les esprits dans la région où ils se trouvent. Les morts, eux, ne doivent pas avoir à redescendre sur la terre. Il existe donc deux manières d’entrer en relation avec les morts ; s’élever par la pesée jusqu’aux êtres supérieurs dont on veut obtenir des bénédictions, ce qui s’appelle une invocation ; et tenter de faire revenir les âmes des morts pour qu’ils se manifestent, ce qui s’appelle une évocation. Mais, en général, je le répète, on ne réussit pas à obtenir la présence réelle de ces esprits qu’on a voulu évoquer ; ce sont d’autres créatures qui prennent leur forme ou leur voix parce qu’elles ont intérêt à tromper les humains.

Il en est du monde invisible comme du monde visible ; on y trouve des créatures extrêmement évoluées, des entités lumineuses, pures et véridiques et d’autres, au contraire, qui se plaisent à tromper les humains, à se moquer d’eux et à leur faire du mal. Alors, soyez prudents, car ce sont souvent ces dernières qui se présentent lors des séances de spiritisme ou de tables tournantes. Vous êtes étonnés ?

Mais comment pouvez-vous imaginer que les plus hautes entités vont répondre à l’appel du premier venu qui se prétend médium et qu’elles vont se déranger pour satisfaire votre curiosité et vos besoins ? La nature des messages reçus et leur véracité dépendent de votre degré d’évolution, ainsi que de celui du médium. Ce sont les humains qui, par la qualité de leur vie intérieure, attirent telle ou telle entité.

Beaucoup d’entre vous se demandent : « Mais pourquoi le Ciel permet-il aux forces invisibles de tromper les humains ? » Oh, vous savez, il permet beaucoup de choses, le Ciel. Tout est permis dans les marécages ou au fond des océans. C’est à nous d’être vigilants et de ne pas aller nous aventurer de ce côté-là. Celui qui veut entrer en contact personnellement ou par l’intermédiaire d’un médium avec les esprits du monde invisible doit développer son discernement, afin de connaître la nature des esprits (ou ce que l’on appelle « esprits ») qui se manifestent, et ne pas tout accepter aveuglément. Dans les messages de l’au-delà, le vrai et le faux peuvent se mélanger et il faut donc être capable de faire le tri.

Mais les humains vont s’aventurer dans le monde invisible sans savoir réellement ce qu’il et ni de quelles créatures il est peuplé. Ceux qui sont capables de plonger leur regard dans ce monde mystérieux de Iésod sont très peu nombreux ; oui, il y a très peu de véritables clairvoyants, très peu de véritables médiums, et celui qui veut entrer en relation avec les esprits doit connaître les risques qu’il court. Il peut recevoir des réponses exactes, mais là encore il arrive que, si ça tombe juste, ce soit seulement l’effet du hasard.

Il faut donc être très prudent. Moi,  je n’ai jamais conseillé de participer à des séances spirituelles, jamais. Au contraire ; Quand j’étais jeune,  j’ai été invité à assister à quelques-unes, mais j’ai très vitre compris que les gens qui sont là pataugent dans les régions inférieures de la conscience. Alors, tandis qu’ils croient communiquer avec leurs parents ou leurs amis, ils attirent des créatures de l’astral inférieur dont ils n’arriveront plus à se débarrasser, parce qu’elles essaieront de satisfaire leurs besoins malsains à travers eux. C’est pourquoi beaucoup de spirites ont très mal fini.

Alors, laissez les morts partir tranquilles là où ils doivent aller. Vos parents, vos amis, ne vous accrochez pas à eux, ne les retenez pas par vos chagrins et vos regrets, et ne cherchez surtout pas à les rappeler pour communiquer avec eux ; vous les importunez et vous les empêchez de se libérer ; Priez pour eux, envoyez-leur votre amour, pensez a qu’ils se libèrent et s’élèvent de plus en plus dans la lumière. Si vous les aimez vraiment, sachez que vous serez un jour avec eux. C’est la vérité ; Combien de fois je vous l’ai dit : là où est votre amour, c’est là que vous serez aussi un jour.


En attendant, il existe des méthodes plus sûres et moins dangereuses pour retrouver un être que vous aimez. Si cet être possédait de grandes qualités spirituelles, il est maintenant dans un lieu de paix, de lumière, de beauté et, pour le rencontrer, voici le seul moyen infaillible : faites l’effort de cultiver les mêmes qualités que vous sentiez en lui de son vivant. Evidemment, c’est plus difficile que de demander à un médium d’évoquer son esprit ou d’aller au cimetière et de regarder une photo en nourrissant dans votre tête  toutes sortes de fantasmagories. Mais si vous voulez vraiment retrouver cet être, vous n’avez pas d’autre solution, cette rencontre ne peut se faire que par la loi de l’affinité. En développant les mêmes qualités que lui, vous retrouverez son esprit. 


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 


samedi 8 février 2014

La vie individuelle et la vie collective ...



Tout le monde devrait être en mesure de s'adapter à la question de la vie individuelle et la vie collective.

L'être humain est une personne physique qui a sa propre vie, mais il n'est pas seul, il fait partie d'un ensemble, et la question qui se pose à tous est de concilier les exigences de la vie individuelle à la vie collective. Chaque individu est particulier et l'Intelligence cosmique qui a créé cette diversité de créatures s’est efforcé de ne pas essayer de les niveler. Tout le monde a le droit d'exprimer leurs différences, leur originalité, mais à condition qu'ils s'harmonisent avec l'ensemble comme un orchestre. Il y a de grandes différences entre violon, violoncelle, piano, hautbois, flûte, harpe, trompette, cymbales ou tambour en forme, le matériau, le son ! Mais cette diversité est une parfaite harmonie.

Chacun est indépendant, autonome, bien entendu, mais est également connecté à la communauté humaine et au-delà, à tous les règnes de la nature, la communauté cosmique. Donc, nous vivons deux vies en même temps. Pour la plupart des gens, cela se fait sans le savoir, mais il est souhaitable qu'ils deviennent conscients. Celle qui tend à fusionner dans la vie cosmique ne doit pas perdre la conscience de son «je», de sorte que vous pouvez toujours penser et agir comme un être responsable. Et celui qui se sent une personne très distincte doit être conscient de l'autre, tout en préservant le sentiment de votre propre personnage, qui est une cellule du corps cosmique qui appartient à un ensemble.

Oui, mais l'être humain n'appartient pas à cet ensemble de l'univers comme s'il ne s'agissait que d'une pierre, une plante ou un animal. Comme un être pensant, il a un autre rôle: participer à la construction de l'immeuble qui est la vie collective. Alors qu'il ne fonctionne que pour lui-même, rien de bon ne peut venir à vous. Vous direz: «Comment ça? Si je travaille pour moi, gagner quelque chose! ». Non, parce que ce «je» pour lequel vous travaillez, l'auto égoïste, séparé, est une falaise, et vous travaillez pour lui jeter tout ce que falaise il y a. Ce n'est pas comme cela que ça fonctionne. 

Individualiste, égoïste c’est ne pas voir tout ce qui pourrait être gagné en travaillant pour la communauté. Ils disent: «Je ne suis pas stupide, le travail pour moi, toujours moi ..." Et c'est là qu'ils perdent tout.

Mais comprendre : moi quand je dis «communauté» ce n'est pas seulement la communauté humaine, mais aussi l'univers, toutes les créatures de l'univers, de Dieu lui-même. Cette communauté, cette étendue pour laquelle vous travaillez, c'est comme une banque, et quoi que vous fassiez pour lui sera retourné à vous, un jour, et augmenté. Comment l'univers quotidien peut  devenir une formidable entreprise - il enrichit en permanence avec de nouvelles constellations, nouvelles nébuleuses, de nouvelles galaxies - toutes ces richesses viendront à vous un jour. Peut-être ne  viendra-t-il pas immédiatement, bien sûr, mais il viendra.


Lorsque vous déposez un montant dans une banque, ce n'est pas le jour même où vous recevez l'intérêt, vous devez attendre, et plus vous attendez et plus l'intérêt est grand. Sur le plan spirituel, la loi est exactement le même. Vous travaillez avec beaucoup d'amour, beaucoup de patience, beaucoup de confiance, et d'abord, vous n'avez pas de résultats. Ne vous découragez pas. C’est que vous ne comprenez pas bien le sens des lois qui régissent la vie en société. Oui, vous devez connaître les lois de la banque et de la gestion. Il vous faut comprendre que vous devez attendre. Puis la pluie de richesses viendra par tous les côtés, et même si vous tentez une évasion, elle sera impossible, l'univers entier vous jette des richesses extraordinaires sur la tête, parce que vous les avez provoqué. La justice est telle !

La chaîne des créatures du vivant ...



Tous les êtres des différents règnes de la nature sont reliés entre eux. Que nous en soyons conscients ou non, les deux êtres qui sont en dessous de nous que ceux ci-dessus nous sont reliés à nous. Il existe une hiérarchie vivre dans la nature et c'est grâce à elle, grâce à la liaison qui nous unit tous les êtres supérieurs qui ont la capacité de nous élever. Mais nous sommes également reliés à tous les êtres qui sont en dessous de nous, les animaux, les plantes, les pierres, et ce lien est extrêmement puissant. Si nos pensées, nos sentiments et nos actions sont honnêtes et purs, reçu du ciel forces bénéfiques qui se déversent sur nous à travers ce vivants et intacts créatures de la chaîne.

Mais ces courants divins ne nous arrêtent pas, passent par nous et descendent jusqu'à créatures situées en dessous de nous et nous avons également liés les animaux, végétal et minéral. C'est ainsi que chaque état harmonieux nous vivons influence bénéfique non seulement les êtres humains autour de nous, mais aussi tous les frères et sœurs qui sont les animaux, les plantes et les pierres. Dans le même temps, par une autre chaîne de mouvement, les énergies du règne minéral augmentent dans les royaumes supérieurs de la nature.

On peut comparer ce phénomène à deux courants circulant dans le tronc d'un arbre: un courant descendant transporte la sève élaborée qui nourrit l'arbre, tandis que le courant ascendant transporte la sève brute vers les feuilles, où elle est transformée. Dans l'arbre cosmique, l'homme se trouve également dans le passage de ces deux courants circulant à travers et avec lequel il doit apprendre à travailler consciemment.

Ceux qui s'efforcent de se connecter à cette chaîne de vie des êtres sont sans cesse nourris et abreuvés. Alors que ceux qui croient qu'ils peuvent être séparés d'elle sont incapables d'absorber leur énergie et affaiblir raison du lieu où ils reçoivent l'impulsion, l'inspiration, la sagesse, l'amour, les forces nécessaires pour la vie de tous les jours? «Les trouver en eux-mêmes sera», vous répondez. Oui, pendant un certain temps appauvri peut-être, mais rapidement ses réserves. Même si elles ont commencé grands projets auront pour arrêter ces emplois, car il est impossible d'accomplir quelque chose de grand si vous n'êtes pas connecté à des êtres vivants de la chaîne. Tout se passe comme si une lampe a imaginé qu'il pourrait s'allumer sans être connecté à la station d'alimentation. N, qui est le noyau transmet le courant, la lampe est seulement un conducteur.

En réalité, nous sommes reliés à la source divine comme lui ou pas, mais ce lien devons prendre conscience: ainsi il profitera pleinement de notre évolution et toutes les créatures de l'univers. L'homme peut être puissant, peut faire des miracles, mais seulement si il prend conscience des énergies du conducteur principal.



jeudi 6 février 2014

Le principe de vie et Le principe de mort : Iona et Horev



La nature est le théâtre de luttes perpétuelles entre le principe de vie et le principe de mort. Le premier unit et organise les éléments partout où il pénètre ; le second sépare et désagrège ces mêmes éléments et es renvoie dans les laboratoires cosmiques où ils seront repris pour être utilisés dans la création de nouveaux organismes. Dans tous les règnes de la nature et aussi en l’homme, évidemment, on peut observer le travail de ces deux principes que la Science initiatique appelle Iona et Horev.

On peut assimiler Iona, le principe de vie, à l’esprit, et Horev, le principe de mort, à la matière. Dès la formation du fœtus dans le sein de la mère, ces deux principe s commencent à agir en luttant l’un contre l’autre. Dès l’instant où l’esprit descend dans le corps de l’enfant pour l’animer, la matière lui oppose son propre pouvoir, et tandis que les puissances de vie se mobilisent pour animer l’organisme, déjà le principe de la matière agit en sourdine pour freiner le processus. Dans les premières années de la vie, le principe de la matière reste soumis et son rôle est secondaire ; autant qu’il le peut, il met des entraves, mais son action est limitées par la volonté et le pouvoir de l’esprit ; Plus tard, quand l’esprit a terminé le travail qu’il devait faire dans ce corps, il s’éloigne, peu à peu, et alors commence véritablement le mouvement descendant.

La période ascendante est celle de l’épanouissement, de la floraison de l’espoir. Les parents, émerveillés, constatent que leur enfant « pousse comme un champignon », qu’il est plein d’énergie, de souplesse, de rayonnement. Et les vieilles personnes qui le regardent soupirent ; « Ah que c’est beau, la jeunesse !» Le principe de vie, l’esprit, dont la fonction est d’assembler les éléments, se manifeste jusqu’à un certain point. Un moment vient où il commence à s’éloigner de ce corps avec lequel il ne peut plus travailler comme précédemment ; il veut aller ailleurs visiter d’autres régions, faire un autre travail, acquérir de nouvelles connaissances. Le principe de la matière prend alors de plus en plus d’audace et poursuit activement son entreprise de dislocation. De temps à autre, pourtant, l’esprit intervient pour s’y opposer, puis il s’éloigne à nouveau… Jusqu’au jour où il quitte définitivement le corps. Le principe destructeur n’interrompt jamais son action ; dès que la vie apparaît, il se met au travail. Mais son pouvoir est limité.

Pendant une certaine période il est tenu en respect par l’autorité que l’esprit exerce sur la matière. Puis arrive le moment où il remporte la victoire, car c’est une loi ; tout ce qui naît doit mourir. La vie et la mort sont un frère et une sœur qui se donnent la main et qui travaillent tous les deux dans le sens de l’évolution. La mort nous apparaît comme une chose affreuse, mais réfléchissez, imaginez ce qui se produirait si la mort cessait un jour son œuvre, ce serait bien pire… Horev et Iona travaillent sur le même chantier, mais à des périodes différentes. Comme le dit Salomon dans l’Ecclésiaste : « Il y a un temps pour toute chose sous les cieux ; un temps pour naître et un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté… »

Seul l’esprit est immortel et il s’incarne sans cesse dans de nouvelles formes qui, à leur tour, seront détruites. Cependant, l’homme qui s’efforce de donner en lui la première place à l’esprit parvient à retarder l’action du principe destructeur, qui est aussi assimilé au temps ; Kronos ou Saturne ; il s’efforce dans tous les actes de la vie d’ouvrir son cœur à la bonté, à la douceur, à la beauté, fin de permettre au printemps d’entrer en lui. Il se plonge dans cette fontaine de jouvence qu’est la lumière divine et il s’y régénère. On ne peut vaincre le principe destructeur, mais il faut chercher à s’opposer à lui et à entraver son action, et surtout savoir l’utiliser. Comment ? Lorsque la maladie et la vieillesse commencent à faire leurs ravages, lorsqu’on perd ses forces et ses moyens physiques, il faut se dire que c’est le moment de rechercher d’autres occupations, d’autres sources de joie. L’essentiel est d’apprendre à tout utiliser, et même si on est privé des énergies physiques, on peut toujours creuser en soi pour faire jaillir les énergies spirituelles qui, elles, sont inépuisables.

C’est souvent à l’approche de la vieillesse que des hommes et des femmes découvrent dans une philosophie, dans un enseignement spirituel, les vérités dont ils auraient au tellement besoin pour conduire leur vie. Alors, ils se disent que c’est maintenant  trop tard et qu’ils ont gâché leur existence. Non, il ne faut jamais dire cela. Evidemment, il est préférable de rencontrer très tôt la lumière, pour être capable de s’orienter dans la vie, mais rien n’est perdu, et même pour celui qui n’a plus que peu de temps à vivre, il n’est pas trop tard pour apprendre les vérités essentielles et s’en pénétrer, fin de quitter la terre avec une conscience plus éveillée ; C’est la plus grande différence entre la vie physique et la vie spirituelle. Si vous n’avez jamais appris à jouer d’un instrument, à piloter un hélicoptère ou même seulement à coudre et à tricoter, ce n’est pas à quatre-vingts ans que vous allez commencer. Mais pour comprendre les lois qui régissent le monde de l’âme et de l’esprit, il n’est jamais trop tard. Tous les efforts que vous ferez dans ce sens, non seulement vous faciliteront l’entrée dans la lumière de l’autre monde, mais ils vous permettront de préparer votre prochaine incarnation.

L’intelligence cosmique a organisé ainsi les choses pour notre bien. Si le principe qui fait grandir et s’épanouir les êtres ne rencontrait pas des oppositions et des obstacles dans le plan physique, l’homme se perdrait. Oui, si la vieillesse, la maladie et d’autres maux n’étaient pas là pour les limiter un peu, combien de gens deviendraient des monstres. Mais tous savent que leur chemin débouche sur une seule issue ; la mort. Dans ce domaine, tous les hommes sont égaux ; Donc, tous sont obligés de s’incliner, d’être modestes, de réfléchir, de s’assagir et de trouver le chemin qui conduit à Dieu. Tant qu’ils sont jeunes et bien portants, les humains ne pensent jamais que le principe de désagrégation finira par triompher un jour. Ils ont tendance à croire que le monde leur appartient et que l’avenir ne cessera jamais de leur sourire. Quel étonnement et quelle révolte parfois quand ils voient que, peu à peu, tout est en train de leur échapper. Beaucoup vivent cette période comme la plus douloureuse de leur existence. dans cette lutte sans merci qui s’est engagée entre Iona et Horev, certains veulent par tous les moyens retenir Iona, ce qui peut les conduire aux pires aberrations. Quand ils s’aperçoivent qu’Horev gagne de plus en plus du terrain, il sjettent dans la bataille tout ce qu’ils devaient conserver pour une autre tâche, et ils perdent tout.

Vous direz : « Mais ne vaut-il pas mieux toujours lutter ? » Si, mais comment lutter, là est la question. Nous ne somme spas venus sur la terre pour y rester éternellement jeunes et en bonne santé, mais pour y faire un stage, un  apprentissage. Les deux principes ne sont pas ennemis ; ils ont été créés par Dieu et doivent travailler en alternance. La fonction d’Horev est de faire retourner les éléments vers le lieu d’où ils sont venus et de libérer ainsi l’âme humaine du monde de l’illusion. C’est pourquoi, avec le temps, Horev enlève à Iona son empire sur l’homme ; Le sage est celui qui connaît la courbe du chemin et s’efforce de tout utiliser. Dans e monde spirituel, l’ascension est ininterrompue. lci-bas, quoi qu’on fasse, on verra son front et ses joues se rider, ses cheveux blanchir, ses dents tomber, etc. Mais il faut comprendre que l’aspect extérieur n’a aucune importance si, derrière les cheveux blancs et les rides, se manifeste le rayonnement de la vie spirituelle.


On dit que la mort est affreuse et laide. En réalité ce principe qui désagrège est le plus grand bienfaiteur ; il permet aux êtres de se libérer pour pouvoir aller plus loin, plus haut. Les Initiés, qui connaissent les plans de l’Intelligence cosmique, acceptent l’existence et les manifestations de ces deux principes et s’efforcent, quelles que soient les circonstances, de travailler avec Iona qui purifie, embellit, illumine. Iona est un principe plutôt mental et spirituel. Sachant que ce principe peut être renforcé quand on l’aliment par des pensées justes, des sentiments généreux, nous pouvons tous retarder l’action de Horev en nous. Mais je ne vous dis pas cela pour vous donner le désir de vivre dans une jeunesse éternelle ; de toute façon vous n’y parviendrez pas. Je veux seulement éclairer cette question pour que vous appreniez à donner la prépondérance à l’esprit ; c’est l’esprit en vous qui entretient la vie et qui vous donnera la souplesse, la joie, et surtout le goût des choses, car c’est cela la jeunesse. Le secret de la jeunesse, c’est de ne jamais s’arrêter dans sa marche vers le sommet des montagnes spirituelles.