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jeudi 21 avril 2016

La vraie poésie est un état intérieur – Omraam M. AÏVANHOV


« La poésie est abandonnée aux poètes qui l’écrivent, et même si de temps en temps on écrit quelques vers, la vie que l’on mène n’est pas poétique. Voilà pourquoi maintenant, l’art nouveau c’est d’apprendre à vivre jour et nuit dans la poésie, à être chaleureux, expressif, lumineux, vivant. Et c’est à ce moment là qu’on commencera à vous aimer. La véritable poésie n’est pas dans la littérature, la véritable poésie est une qualité de vie intérieure. Tout le monde aime la peinture, la musique, la danse, la sculpture etc, alors pourquoi ne pas mettre sa vie intérieure en harmonie avec ces couleurs, ces rythmes, ces formes, ces mélodies?

C’est ce sens de la poésie qu’on doit donner aux enfants. Bien sûr, il est important de leur faire apprendre dès leur plus jeune âge des poèmes par coeur, mais il est encore beaucoup plus important de leur faire comprendre que la poésie doit commencer en eux-mêmes, que tout ce qu’ils vivent, tout ce qu’ils font doit être poétique, c’est à dire exprimer un état de conscience limpide et lumineux. C’est cet état de conscience qui crée la vraie poésie : quand vous êtes inspirés, vous sentez comme un courant ininterrompu qui vous traverse, parce qu’intérieurement vous êtes liés au monde de l’harmonie. Sinon, quoi que vous fassiez, c’est bloqué, rien ne sort.

C’est l’amour qui crée cet état. Quand on aime, tout s’ordonne, tout s’harmonise. On ne sait pas que c’est l’amour qui donne les plus grandes possibilités de succès, l’amour qui rend plus capable, pénétrant, plus lucide. C’est cet état d’amour qui prépare les conditions pour les manifestations les meilleures.

Le plus grand secret, la méthode la plus efficace, c’est d’aimer. Il y a des années je vous ai déjà donné cet exercice : quand vous sortez le matin de chez vous, levez la main (sans que personne ne vous voie, bien sûr) pour saluer toute la nature et dites au monde entier, à tout l’univers : Je vous aime, je vous aime, je vous aime… Et puis partez au travail. Toute la journée vous vous sentirez dans la poésie, parce que vous aurez envoyé votre amour, et de tous les coins de l’espace l’amour reviendra vers vous. »

Omraam Mikhaël AÏVANHOV
Extrait du livre La pédagogie initiatique Tome 2 (Editions Prosveta)



mercredi 2 décembre 2015

Omraam à la conquête de la Vérité


Les Initiés, les grands Maîtres spirituels de l’humanité n'exercent pas leur activité dans un domaine qui leur est extérieur. Ils sont eux-mêmes la matière de leur travail, une matière qu’ils modèlent, qu’ils comptent, qu’ils éclairent c’est pourquoi ils deviennent des livres vivants. Par leur seule présence ils éveillent les êtres, ils les instruisent et les entraînent avec eux sur le chemin de la lumière.









Le maître Omraam Mikhaël Aivanhov est un de ces livres vivants.
Né en Macédoine en 1900, Omraam est, dès l’âge de 17 ans, le disciple du Maître Peter Deunov en Bulgarie.

En 1937, Peter Deunov l’envoie en France où il enseigne pensant près de 50 ans, jusqu’à sa mort en 1986.


lundi 21 septembre 2015

BETH hébraïque et sa symbolique



A la deuxième lettre de l’alphabet hébraïque, Beth, correspond la deuxième carte du Tarot : La Papesse. Entre autres détails remarquable s, on découvre qu’elle est coiffée d’une tiare surmontée d’un croissant de lune dont la forme s’apparente à celle d’une balance et elle est assise devant deux colonnes entre lesquelles est tendu un voile. Ces deux colonnes représentent symboliquement les deux piliers du Temple de Salomon : Yakin et Boaz.

A droit se dresse Yakin et à gauche Boas. L’un est bleu et l’autre est rouge, ce qui révèle leur différence de nature. De nos jours les cartes du Tarot sont surtout considérées comme un jeu où certains essaient de lire l’avenir. Mais les Initiés du passé, qui le sont créées, ont mis dans ces cartes une très grande partie de leur science sous forme de symboles. Ceux qui savent interpréter ces symboles voient s’ouvrir devant eux un immense champ de réflexions et de découvertes.

Les deux colonnes sont donc de couleurs différentes : bleue et rouge, qui expriment l’opposition du masculin et du féminin. On retrouve cette même idée dans l’Arbre séphirotique avec les deux piliers de la Clémence et de la Rigueur de part et d’autre du pilier central, le pilier de l’Equilibre. Sur le pilier de la Clémence, les séphiroth (Hohmah, Hessed et Netsaf, représentent les puissances masculines et sur le pilier de la Rigueur, les séphiroth Binah, Guébourah et Hod, représentent les puissances féminines ; et elles ne peuvent travailler harmonieusement ensemble que si elles sont maintenues par cette instance supérieure qui est représentée par le pilier central : les séphiroth Malhouth, Iésod, Tiphéreth, Daath et Kéther. Ce sont ces deux forces antagonistes mais complémentaires, contrôlées par celle qui les domine toutes, Kéther : la Couronne, que les kabbalistes appelle la Balance cosmique.

Le symbole de la balance domine toute la création. La balance existe donc dans les quatre mondes. Et puisque l’homme est un reflet de l’univers, la balance existe aussi en lui dans les quatre mondes.



Et puisque la science de la balance est aussi la science de l’homme, il faut savoir que les rois d’Edom sont également au-dedans de lui : ce sont les sept péchés capitaux ; et si l’homme les laisse se manifester sans contrôle, il s’ensuit le désordre et l’anarchie. Mais comme l’Intelligence cosmique n’accepte pas l’anarchie, tous les êtres qui se mettent en dehors de l’ordre créé par elle sont détruits : eux aussi périssent faute de nourriture. Au contraire, celui qui cherche à réaliser l’équilibre de la balance construit en lui-même le Temple du Seigneur.

Toutes ces idées sont certainement encore obscures pour vous, mais ne vous découragez pas. Si vous avez réellement le désir de comprendre et de réaliser en vous l’équilibre de la balance grâce auquel on parvient à harmoniser le positif et le négatif, le masculin et le féminin, la rigueur et la clémence, vous recevrez des éclaircissements. Durant vos méditations et même la nuit, pendant votre sommeil, d’autres êtres que moi vous donneront des explications….

 Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 


samedi 12 septembre 2015

Avoir une attitude Sacrée




Parmi les milliers de choses que les humains ont à apprendre, il y en a une particulièrement, qu’ils ont complètement négligée, c’est l’attitude : l’attitude qu’ils doivent avoir dans la vie envers la nature, envers tous les êtres vivants et envers le Seigneur. Oui, et surtout envers le Seigneur. Cette question de l’attitude est essentielle, car c’est elle qui détermine toute notre vie intérieure et extérieure. L’attitude de la majorité des humains est déplorable ; au lien de tourner la face vers le Seigneur comme l’aiguille de la boussole se tourne vers l’étoile polaire, ils lui tournent le dos, c’est pourquoi ils rencontrent tellement de difficultés et d’épreuves. Personne ne leur a jamais révélé comment trouver la meilleure attitude.

Il y a des années, quand j’étais encore très jeune, en Bulgarie, je n’étais pas assez riche pour m’acheter une radio, et je m’étais fabriqué un poste à galène. Pour capter les émissions, il fallait déplacer une petite aiguille sur le cristal de galène de façon à obtenir un contact. Quand l’aiguille touchait certains points, immédiatement on entendait des paroles, de la musique, tandis que pour d’autres points on n’entendait rien. Ce phénomène m’a beaucoup fait réfléchir.

J’ai compris que si nous n’arrivons pas à percevoir les  messages et les courants qui traversent l’univers en nombre incalculable, c’est qu’intérieurement notre poste à galène n’est pas encore au point. Nous devons donc faire chaque jour des essais pour trouver une attitude correcte envers cette étoile polaire que nous nommons Dieu afin d’ne recevoir toutes les bénédictions : la lumière, l’amour, la joie, la santé…

Tant que les humains auront une attitude grossière, irrespectueuse, ils ne feront aucun progrès. Bien sûr dans les domaines intellectuel, industriel et mécanique où ils s’exercent, ils arrivent à avoir quelques résultats, mais pour tout le reste, c’est le vide, la médiocrité, la bêtise. Cette question de l’attitude est essentielle, mes chers frères et sœurs, et non seulement l’attitude envers le Seigneur, bien sûr, mais l’attitude envers les créatures qui peuplent l’univers et envers la nature.

Les humains ne pensent jamais à mettre en pratique dans le domaine spirituel les lois qu’ils ont découvertes dans le monde physique. Combien de fois je vous ai parlé de la loi de résonance. Prenez par exemple, deux pianos parfaitement accordés : si vous appuyez sur une touche de l’un, la touche correspondante de l’autre répond aussi sans avoir été touchée. De la bonne compréhension de cette loi dépend toute notre évolution. Si je vous dis sans cesse que vous devez tourner la face vers l’Etre le plus beau, le plus grand, le plus puissant, c’est pour que vous puissiez vivres à l’unisson avec lui, recevoir les qualités et les pouvoirs de cet Etre-là, de ce Principe qui possède tout. Tant qu’on ne cherche pas cette attitude, on est emporté à droite et à gauche par les courants les plus nocifs avec lesquels on s’est inconsciemment accordé.

Devant cet Etre sublime qui dirige tout, qui distribue tout, vous devez avoir une attitude de respect, d’émerveillement, de ravissent. Vous direz que vous ne voyez pas cet Etre. Si, vous le voyez ; vous voyez la beauté de la nature, l’harmonie de la création ; vous voyez autour de vous des hommes et des femmes, mais vous ne pensez jamais à remonter jusqu’à l’Auteur de tout ce que vous voyez, l’Auteur n’existe pas ! Nulle part on ne cultive un sentiment sacré, on cherche même à s’en débarrasser parce qu’on trouve que c’est inutile, et on piétine tout, on saccage tout.

Non, mes chers frères et sœurs, vous devez maintenant trouver l’attitude correcte envers le Seigneur, penser toujours à lui avec respect, émerveillement et amour, car à ce moment-là, vous vibrez à l’unisson avec lui, et tout ce qu’il possède : la beauté, la lumière, l’amour, commence à venir vers vous et vous sentez la même joie, le même bonheur, vous vivez dans la même liberté. Ceux qui s’aiment éprouvent les mêmes sensations parce qu’ils vibrent à la même longueur d’onde. Ce sont des lois physiques.

Ayez un sentiment sacré envers cet Etre qui a tout créé avec une telle intelligence, exactement comme vous êtes émerveillé devant la musique, devant les fleurs, devant le chant de certains oiseaux ou la beauté d’une femme. Vous êtes en admiration devant un caillou, devant un papillon… comment pouvez-vous ne pas être en admiration devant Celui qui les a créés ? C’est Lui, le seul, qui mérite votre admiration, et c’est Lui qui est biffé, banni. Voilà pourquoi vous êtes malheureux, faibles, vulnérable.

Vous direz : "Oh, moi je lirai des livres, j’irai m’instruire auprès de tel et tel, et j’arriverai…" Non, jamais car les livres et les humains ne peuvent rien vous apporter à côté de ce que peut vous donner la quintessence de cette Intelligence cosmique.

Retranscrit par Francesca du blog consacré à Omraam à cette adresse : http://herosdelaterre.blogspot.fr/

samedi 22 août 2015

Sur les ailes de l’ère du Verseau





Depuis des années déjà, des astrologues, des ésotéristes parlent de cette venue de l’ère du Verseau. En réalité, il faut attendre encore deux cents ans avant que le point vernal entre vraiment dans la constellation du Verseau, mais son influence se fait déjà sentir, et c’est normal. Au mois de mars, par exemple, c’est encore l’hiver, et pourtant certains jours, à cause du soleil, des oiseaux, des fleurs, on sent le printemps. Avant même que le printemps n’arrive, il est là ; par ses effluves, son aura, ses émanations, il est là. Toutes ces découvertes dans les domaines de l’atome et de l’espace, c’est le Verseau…

Le Verseau est un signe d’air. C’est pourquoi depuis que ces courants se font sentir, la science s’est orientée dans des recherches sur l’air ; comment utiliser l’air, comment se déplacer dans l’air. Pendant l’ère des Poissons, c’est surtout le domaine de l’eau qui avait été exploré : la navigation. Avec le Verseau, on entre dans le domaine de l’air : les télécommunications (le téléphone, la télévision) les avions, les fusées… Mais il y a encore beaucoup d’accidents dans les airs parce qu’on n’a pas compris que l’atmosphère est exactement comme l’océan ; les mêmes courants, les mêmes vagues, les mêmes perturbations.

Bien que nous ne soyons pas encore tout à  fait entrés dans le Verseau, que de bouleversements !! Et justement, ce qui est un peu inquiétant avec lui, c’est l’influence de Saturne et Uranus dont il est le domicile : Saturne qui brime, bloque, détruit, et Uranus qui provoque les accidents, des explosions. Toutes les formes d’explosions sont sous le signe d’Uranus. C’est pourquoi, avec le Verseau, il y a toujours des cassures. Et maintenant il va casser pour se frayer le chemin et propager ses idées d’universalité.

Le Verseau est donc représenté comme un vieillard versant l’eau d’une urne. Cette eau, c’est l’eau vivante de l’Enseignement nouveau. Tous ceux qui ont plusieurs planètes dans le signe du Verseau sont particulièrement préparés à capter les nouvelles ondes qui viennent de cette constellation. Ce sont des novateurs, des inventeurs.

Toutes les découvertes dans le domaine psychique et ésotérique, c’est aussi le Verseau qui en est la cause, et surtout l’idée de collectivité, de fraternité. Voilà pourquoi le monde entier va maintenant être obligé de se pencher et de travailler sur cette idée de fraternité, d’universalité. Et l’universalité, c’est de ne pas s’attacher seulement à quelques personnes, une femme, un mari, des enfants, non, mais de vouloir être là, tous ensemble, liés, plongés ensemble dans l’océan de la vie, de l’amour, de la beauté et de la joie.

L’ère des Poissons a été celle du christianisme, dont les traits caractéristiques correspondent exactement au signe des Poissons, le signe de l’abnégation et du sacrifice. Avant l’ère des Poissons, celle du Bélier avait été marquée par la religion de Moïse, et avant elle l’ère du Taureau par les religions égyptienne, babylonienne… Avec l’ère du Verseau ce sera la vie nouvelle. Elle s’annoncera d’abord par de gigantesques bouleversements, mais ensuite ce sera l’Age d’Or. L’Age d’Or viendra avec le Verseau.


Ecrit par Omraam à Vidélinata (Suisse) le 10 décembre 1966. 

mardi 31 mars 2015

Illumination de Omraam Mikhaël Aïvanhov



    Mikhaël était arrivé à l’un des moments les plus importants de son existence. Il avait tant travaillé à orienter son intelligence vers la sagesse, à purifier son cœur, à fortifier sa volonté, il avait tant supplié Dieu de venir habiter en lui qu’il était prêt à recevoir l’Esprit. Quand il parlera plus tard de son illumination à l’âge de quinze ans et demi, il la reliera à l’expérience mystique de ses neuf ans, inspirée par le Livre des Proverbes : il dira qu’il était entré en lui-même une seconde fois.

 
 Tout d’abord, la lecture d’une œuvre du philosophe Emerson sur
 l’Âme supérieure produisit en lui, selon sa propre expression, « un effet très puissant ». À la même époque, il découvrit un autre texte qui faisait un portrait de l’aura de Bouddha et des splendeurs du monde invisible. Ces deux écrits eurent sur lui une influence décisive et, apparemment, c’est la description de l’aura de Bouddha qui l’amena à traverser le seuil de l’extase.

    Un matin d’été, il se rendit comme d’habitude au lever du soleil au bord de la mer. Après avoir gravi une colline, il s’assit dans un verger. Il méditait depuis un certain temps lorsqu’il sentit autour de lui la présence d’entités célestes. Soudainement, il se trouva plongé dans une lumière éclatante et fut ravi en extase.

    Les quelques réflexions qu’il a faites plus tard sur son illumination sont très évocatrices, mais on sent bien qu’il lui a été impossible d’en exprimer l’essentiel, de la partager ou de la décrire. Ce qui est certain, c’est qu’il a vu un Être mystérieux, un de ces êtres divins qui se manifestent comme une pure lumière et qui ont un effet tellement puissant sur les mystiques que ceux-ci ont le sentiment d’avoir vu Dieu. Il fera un jour cette réflexion :

    « J’avais toujours la même idée, d’être comme Bouddha, comme Jésus. C’était ça le plus important pour moi… c’était tellement beau que j’ai perdu la tête. De voir cet être, avec ces couleurs, avec ces lumières ! Il était presque invisible, et autour de lui, il y avait une lumière fantastique. Et moi, je me trouvais dans une lumière, un bonheur, une extase… tellement grande, tellement puissante que je ne savais plus où j’étais. C’était une joie délirante, c’était le ciel, c’était l’univers. Ensuite, je me suis dit que si Dieu n’était pas beau, je ne croirais pas en lui. Ce qui est resté dans ma tête comme la chose la plus essentielle, ce n’étaient ni les pouvoirs, ni le savoir, ni la richesse, ni la gloire, non… c’était la beauté. » 



la biographie d'un maître spirituel véritable  (Pages 79-80) 

mercredi 25 février 2015

ARRIVER A L’EVEIL DE LA CONSCIENCE


Le meilleur conseil à donner aux Occidentaux, c'est de ne pas tenter d'éveiller Kundalini, mais de vivre une vie pure, conforme aux lois divines. Elle s'éveillera alors quand le moment sera venu, il ne faut rien précipiter. Toute autre façon de procéder est risquée, car cette force est pareille à un feu qui peut même ravager et détruire certains organes du corps.

Quand tout se passe naturellement, sans heurt, l'homme s'éveille harmonieusement à la conscience du monde divin ; Je sens en vous un immense désir de faire des efforts pour arriver à cet éveil de la conscience. Vous pouvez commencer le travail, mais il faut être très prudent, très raisonnable, et ne pas vous lancer sans directives, sinon vous risquez de vous  déséquilibrer, de vous détruire. Donc ne vous pressez pas, cela viendra doucement, lentement.
Beaucoup croient que pour trouver la véritable spiritualité, il est nécessaire d'aller en Inde.

C'est bien d'aller en Inde, mais il faut aussi savoir que l'enseignement de la Fraternité Blanche Universelle, qui est le véritable enseignement du Christ, nous apporte un yoga moderne adapté aux Occidentaux.

Les sages de l'Inde disent qu' avant d'éveiller le serpent Kundalini, le yogi doit libérer le canal central de la colonne vertébrale, Soushoumna. Par une vie pure, par des exercices appropriés, il nettoie ce  canal. Ce nettoyage est nécessaire car, lorsque s'éveille le serpent Kundalini, il commence à activer toute la vie psychique de l'homme ; c'est un feu tellement intense qu'il brûle tout. C'est pourquoi son chemin doit être libéré de toutes les impuretés et de tous les obstacles, pour qu'il puisse passer rapidement sans dégâts pour l'homme et atteindre le centre coronal, le chakra Sahasrara.

.. Et que dit Jésus dans les Évangiles? « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite », ou « Il est plus facile à un chameau de passer par Le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer par La porte du Royaume de Dieu » Ces deux phrases ont une signification très profonde: elles disent que le canal central est tellement étroit que la force qui apporte l' illumination ne peut pas y passer si l'être n' est pas pur et nu. Si vous avez trop de choses dans vos poches, vous ne pourrez pas entrer; il faut d'abord vous débarrasser de tout cela. Vous voyez, les yogas de l'Inde, les Évangiles, ce sont les mêmes vérités. Eh bien, ce sont ces vérités que nous approfondissons dans l'Enseignement de la Fraternité Blanche Universelle


OMRAAM

vendredi 20 février 2015

LES ENFANTS DE LA NOUVELLE HUMANITE


Une maison dans laquelle l'homme ou, en d'autres mots, les forces positives, émissives, dominent, est fondée sur le chiffre 12. Le premier enfant à naître dans une telle maison sera un garçon. Si les forces créatives dominent dans une maison ou, en d'autres mots, si le principe féminin est prédominant, cela prouve que cette maison est fondée sur le numéro 21.

Le premier enfant à naître dans une telle maison sera donc une fille. Par conséquent, pour qu'une fille puisse naître dans une maison, la mère doit être aimante et donc le père doit être intelligent pour qu'un garçon naisse en sa demeure. Si la sagesse domine dans une maison, un garçon naîtra et si l'amour domine, une fille naîtra. Ceci démontre que les enfants naissent conformément à certaines lois. Si ces lois ne sont pas appliquées, beaucoup de garçons et de filles naîtront, mais ils le seront seulement par la forme extérieure.

En réalité, les qualités du garçon ou de la fille leur manqueront. Si la mère et le père négligent d'insuffler en l'âme de leur enfant l'image Sainte de Dieu, ils n'ont pas remplis leur mission ni leur destinée. Les enfants doivent avoir l'image sacrée de leur mère et de leur père en leur âme en tant que substituts de Dieu. Les enfants de la nouvelle humanité se distingueront par leur pureté et leur sainteté. Lorsqu'un tel enfant viendra dans une maison, il y apportera des bénédictions ainsi qu'à leur entourage et voisins. Lorsqu'un homme descend du Monde de l'Amour, il porte en lui des bénédictions pour toute l'humanité. Plus on a chanté avec amour pour un fruit, plus doux et succulent il devient. La même loi vaut aussi pour l'homme.

Un homme nourri de musiques et de chansons aura une intelligence lumineuse et un grand coeur. Il se réjouira de tout. Peu importe où se posera son regard, il verra toujours le bon côté des choses et des situations. Si les enfants sont capables et nobles, c'est parce que la mère a bien compris cette Loi cosmique. Le caractère et la force vitale sont transmis par le père et l'intellect par la mère. La sincérité vient du père et la compréhension de la mère. Seul le père peut rendre son fils ou sa fille juste. Parfois nous rencontrons des enfants qui sont sincères et intelligents, mais injustes et immoraux.

Dans un tel cas, nous pouvons dire que l'un des parents s'est trompé. Lorsque ces quatre qualités sont présentes en l'enfant, ceci prouve que le père et la mère ont travaillés conformément à l'Amour Cosmique et ont pu déposer ces qualités chez leur enfant. Les parents créent le corps de l'enfant, mais l'essence de l'enfant provient d'une autre Source. Pour qu'un enfant puisse naître, le père et la mère ont dû depuis des générations et des générations travailler sur eux-mêmes pour pouvoir amasser le matériel requis pour la construction d'une maison solide et belle pour l'enfant. S'il leur manque ce matériel, il est mieux pour eux de renoncer à se marier et à construire une maison puisque celle-ci s'écroulera après quelques années. Vous direz qu'il est dit dans les Écritures que les gens doivent se marier et multiplier leur nombre.

Du point de vue Divin, cela signifie: reproduisez et multipliez-vous conformément à la loi de l'Amour, de la Sagesse et de la Vérité. La mère et le père doivent avoir appliquer les lois du Christ avant même la naissance de leurs enfants. Ils auront dû vivre conformément à ces lois au moins cent ans avant de s'unir. Si ces lois sont devenues corps et âmes en eux, alors leurs enfants vivront conformément à ces lois également. Sinon, ils donneront naissance à des fils et à des filles qui ne suivront pas leur chemin. On dit de tels enfants qu'ils n'ont rien en commun avec leurs parents. Ceci est une contradiction aussi bien pour les parents que pour les enfants. Les parents tenteront de les attirer à eux-mêmes, mais les enfants suivront leur propre chemin. Le temps est venu de créer les conditions favorables pour la naissance des enfants. En tant que future mère, la femme a une grande responsabilité. Si elle réalise sa responsabilité, elle ne dirigera jamais d'idées négatives vers son partenaire. La seule puissance qui peut amener de l’ordre dans le monde est l'Amour.

En ce sens, un homme ne devrait jamais marier une femme qu'il n'aime pas, pour laquelle il n'est pas prêt à tout sacrifier. La même chose vaut pour la femme aussi. L'enfant doit naître en tant que fruit de l'Amour de la mère et du père. Un enfant qui naît dans l'Amour et la présence de Dieu est un enfant de la nouvelle époque. Seuls les mères et les pères qui vivent dans l'Amour sont capables d'améliorer le monde. Eux seuls peuvent donner vie à de nouvelles personnes. Si vous donnez vie à un fils ou une fille pour lesquels l'Amour vous manque, vous vivrez à travers eux de grandes difficultés. Pourquoi auriez-vous besoin de tels enfants? Ce qui soulève la mère, ce qui lui donne une forme, c'est l'enfant. L'enfant crée les conditions pour que la mère puisse se manifester. Par conséquent, la mère a donc le souhait de mettre des enfants au monde.


Propos de Peter DEUNOV

vendredi 13 février 2015

Une porte qui peut seulement être ouverte par la Clé Divine


Je considère la femme comme une polarité. Originellement, quand Dieu créa la femme, elle était complètement différente de la femme que nous connaissons aujourd'hui. La femme qui vit aujourd'hui sur Terre n'est ni celle du Ciel ni celle du Paradis, elle est seulement une résonance, une réflexion de la femme lumineuse et sublime. Et dans cette signification, l'Amour n'est seulement que le reflet extérieur de cette femme. Cet Amour n'est présent que là où la femme est présente. Si la femme est manquante en une personne, alors l'Amour lui manquera également. Si les gens savaient ce que la femme est et s'ils lui redonnaient son véritable statut, le monde se relèverait immédiatement.

Pour avoir une idée claire de ce qu'est la femme, on ne doit pas la considérer seulement comme un individu, mais plutôt comme une essence dans sa totalité. La femme dans la nature est une puissante et grandiose chose. Si vous enleviez le principe féminin de l'existence, la mort suivrait immédiatement. Le principe féminin est entré dans la Vie au moment même de sa Création. Ne séparez jamais la femme de la vie, en d'autres mots, l'Amour dans la vie. La femme symbolise l'Amour. Avec la distorsion actuelle de l'existence humaine, la femme est devenue tordue également. Par le concept de “femme”, l'on devrait comprendre un être qui sait insuffler la vie aux formes les plus magnifiques, qui sait éveiller les forces les plus grandes, une créature pouvant manifester la plus grande intelligence. La femme est la dernière Création de Dieu. Chaque création plus tardive est plus élevée et évoluée que la précédente. Dieu créa les plantes et les animaux avant de créer les hommes, donc l'homme est plus évolué que les plantes et les animaux.

 De même, Ève demeure plus évoluée que l'homme, Adam. Dieu souffla en Adam une âme vivante et en Ève, l'intelligence. Lorsque nous disons que la femme est seulement féminine mais ne possède aucune intelligence, nous sommes complètement dans le faux, nous avons complètement tort. La femme est beaucoup plus intelligente que l'homme. L’homme est fort, il peut se battre, pourtant souvent aucune grande philosophie n'est présente en lui. Beaucoup disent que l'homme est un génie et qu'il est savant. Rappelez-vous : un génie, un grand être, ne peut jamais être né d'une femme médiocre qui manque de discernement. Le père peut être un homme ordinaire, mais la mère doit être capable de discernement et d'intelligence. Ceci nous démontre que le père fait passer son intelligence à l'enfant moins facilement que la mère le fait. Lorsque l'intelligence des deux parents est combinée, quelque chose de bien sera créé.

La qualité principale de la femme est la compassion. Si la compassion manquait à la femme face aux souffrances des humains, elle ne serait plus une femme. La femme contemporaine nie sa qualité la plus précieuse et tente de devenir un homme. Lorsqu' elle souhaite dire quelque chose, elle devrait d’abord y réfléchir et parler ensuite. En général, le bon jugement et la présence d'esprit sont requis autant pour la femme que pour l'homme. Depuis huit mille ans, l'homme et la femme se sont tellement éloignés de leur nature essentielle et véridique, ils sont si loin d’elle maintenant, que la femme n’est plus une femme, et l'homme plus un homme. Si vous pouviez comparer l'homme ou la femme d’aujourd’hui au prototype originel vous y verriez une ridicule caricature? Que doit-on trouver dans la forme féminine ?

Toutes les vertus, toutes les idées et émotions sublimes doivent être présentes en elle. La femme est porteuse de tout ce qui est le plus sublime dans le monde, cette tendresse à jamais présente et préservée en elle. J'ai vu seulement quelques femmes véritables dans ma vie, quelques-unes en Bulgarie et quelques-unes à l'étranger. La femme véritable peut être reconnue à sa tendresse, aucun mot dur ne peut sortir de sa bouche ! Chaque femme qui est en mesure d'exprimer des grossièretés ne peut être une manifestation de la femme véritable, elle a dévié.

 Et ce qui distingue l'homme véritable est son haut idéal. La “femme”, dans la pleine signification du mot, signifie “une porte qui peut seulement être ouverte par la Clé Divine“. Toute porte qui peut être ouverte par la clé de gens ordinaires n'est pas une femme. Que la femme soit belle ou qu'elle puisse représenter un élément de douceur, c'est une autre affaire. Beauté, légèreté, richesse, force de caractère, tous ces éléments sont en l'âme.

[ …] Toutes celles qui sont comme Marie sont des femmes nobles. Elles sont bonnes de caractère. Elles ont une structure de corps parfaite et un visage plein de bonté, un regard aimable, un front symétrique, un nez juste. Elles sont bonnes en leur coeur, tendres et compatissantes vis-à-vis de la souffrance des êtres et toujours prêtes à les aider. “Marie” signifie “saumure” en hébreu. Grâce à Marie le monde existe encore, il ne devient point rance et ne décline pas non plus. Lorsque vous portez le principe de Marie en vous, votre coeur reste en bonne santé. “Marthe” est de la même racine que “Mara” qui veut dire : “rancunière, aigre et de tempérament difficile”.

Si quelqu'un est comme une Marthe, observez-là, vous verrez que lorsqu'elle se lève le matin, tous ses domestiques sont réveillés aussi. Criant, poussant des cris et brandissant le balai, tous courent à plus d'un demi kilomètre d'elle. Vous trouverez Marthe dans les églises, dans les écoles et partout dans les parcs et endroits publics. Elle est aussi indispensable que Marie. Pourtant, vous ne devriez donner la priorité à aucune des deux. Imaginez que tous dans le monde soit comme Marthe, criant et soulevant la poussière, brandissant le balai. Quelle sorte de musique cela donnerait-il ? Avec Marthe les maisons seraient bien organisées, tout serait en bon ordre et bien structuré, nous aurions des formes superbement efficaces, mais la vie nous manquerait. Sans Marthe par contre, qu'est-ce qui rendrait Marie “salée” ?

Le principe plus élevé de Marie nous démontre le chemin à suivre pour servir Dieu personnellement. Dans ce service, nous trouvons le sens de notre vie.

L'Enseignement Divin ne nous demande pas de nous retirer de nos devoirs quotidiens, seulement, cette partie des devoirs quotidiens qui est assignée à Marie devrait plutôt être donnée à Marthe, symboliquement parlant bien sûr. De nos jours, on considère la femme comme un être qui a besoin d'un mari pour s'occuper d'elle. Je vous dis : cette femme n'est pas une femme, c'est une personne handicapée dans un hôpital. Pour moi, la femme est celle qui sauvera le monde, la femme est celle qui tient les clés de la vie dans ses mains, la femme est celle à travers laquelle la force grandiose et toute puissante de l'Amour (qui donne au monde la vie) est manifestée. C'est pourquoi donc, le Salut du monde viendra à travers la femme et non à travers l'homme.

Propos de Peter DEUNOV


lundi 26 janvier 2015

Comment pratiquer les exercices qui nous lient au soleil


Parlons, en premier, du "lever de soleil", auquel nous venons assister. Avant de le contempler, nous devons nous rendre réceptifs, ouvrir toutes grandes nos fenêtres afin qu'entrent en nous l'air, les ondes et les rayons les plus subtils du matin. Laissez de côté tous vos soucis ; oubliez enfants, mari ou femme, afin de vous concentrer totalement sur le roi du monde qui va vous apporter ses bénédictions dans tous les domaines. Ce roi, nous ne savons pas l'apprécier.

Les pierres reçoivent de lui les énergies qui les font évoluer, et c'est lui qui donne tout aux plantes, aux animaux, aux hommes, aux anges et aux archanges. Tous, à part l'homme, savent recueillir cette bénédiction qui leur vient d'en haut, du soleil. A l'aube, les plantes, les animaux, toutes les créatures et toute la création sont frémissants, activement présents, attentifs; seul l'homme pense à n'importe quoi, à des quantités de choses qui n'ont aucun lien avec le divin, avec l'amour. L'homme a une carapace épaisse, et il ne cherche ni à voir ni à sentir. Il faut briser cette carapace. Pour venir assister à ce moment sacré du lever du soleil, on doit se préparer, oublier les pensées ordinaires, s'apaiser, éloigner de soi tout ce qui n'est pas divin, afin de pouvoir se concentrer et méditer librement. Ensuite, on reprendra le fardeau de la journée, et les soucis si on y tient. Continuez à porter ce poids durant des siècles si cela vous plaît, mais pour le lever du soleil, déposez-le.

Par la pensée, liez-vous au soleil avec amour, et parlez-lui: "Combien tu es agréable et bienfaisant! Combien je t'aime! O mon soleil, lève-toi comme amour dans mon âme, comme sagesse dans mon intelligence, comme puissance et liberté dans mon esprit, comme bonté dans toutes mes actions et comme santé dans mon corps physique". Il se produira alors en vous une chose magique. A l'apparition du soleil naissant, quand vous verrez son premier rayon, vous tressaillirez de joie. De cette joie, tout dépend: inspirations et illuminations de la journée. Du premier rayon, tout dépend. A l'instant où il nous touche, nous devons rester lié au soleil et sentir notre Moi supérieur comme étant une parcelle du soleil une de ses flammes. Saisissez-vous de ce secret: il faut s'unir à la force cosmique qui vient du soleil. Nous pouvons y puiser librement, car le moi supérieur est une parcelle du soleil, il l'habite et par lui nous vivons dans le soleil, nous baignons dans sa lumière.

Faisons ce travail de toute notre conscience. Tâchons de sentir que nous sommes sur l'astre qui se lève, que nous regardons vers la terre notre corps venu à notre  encontre, à la rencontre du Moi supérieur. Nous créerons ainsi un cercle magique entre notre personne sur la terre et notre individualité sur le soleil. Nous en recevrons des forces merveilleuses.

Mais si vous vous contentez de regarder l'aurore comme l'homme ordinaire, vous ne gagnerez pas grand-chose. Il faut savoir puiser les énergies les plus subtiles issues du soleil, et cela se réalise par cette identification de la conscience avec le Moi supérieur situé sur le soleil. C'est ce que disent tous les grands Maîtres.

Lié au soleil, on se sentira citoyen du ciel. Selon les moments on se sent plus ou moins étroitement lié à son Moi supérieur. Quand cette liaison est puissante, on sent tout à coup ce que l'on n'avait jamais senti jusque-là, on comprend ce que l'on n'avait jamais compris et on accomplit ce que l'on n'avait jamais accompli. Car notre Moi supérieur sait tout, et quand il y a contact entre nous et Lui, Il peut, par l'intermédiaire de la conscience, nous révéler beaucoup de choses et même nous permettre de prévoir des événements à venir. Il nous dit: tel homme va faire ceci ou cela, telle âme va renaître, tel événement se préparer, etc. Le Moi supérieur peut aussi, Lui seul, transformer, modifier, rapprocher ou éloigner les choses et c'est à Lui que nous devons avoir recours pour agir sur les événements et sur les objets.

Pour bénéficier du lever de soleil, trouvez-vous dehors face à l'Orient avant l'heure où il doit paraître, et contemplez-le juste au moment où il apparaît, pas plus tard. Alors pensez que vous êtes en lui et que de là vous regardez votre corps resté sur terre. De cette façon se crée un lien, un cercle magique entre votre personnalité et votre individualité, laquelle se trouve sur le soleil, d'après les grands Maîtres, et se manifeste ici à travers la personnalité. A mesure que croît cette harmonie entre nous et notre individualité, qui est reine et fille de Dieu, toutes les puissances du Moi supérieur nous sont communiquées.

Les inspirations des poètes et des prophètes sont le résultat d'un accord  entre leur moi ordinaire et leur Moi supérieur. Cet accord grandit et s'approfondit, et ils connaissent toujours plus de révélations, inspirations, bien-être et légèreté intérieurs.

Établir chaque jour ce lien en imaginant être sur le soleil, dans sa lumière et regarder d'un oeil narquois et subtil ce petit moi resté en bas, c'est le moyen le plus réel et le plus efficace de s'approcher de son Moi supérieur. Moins on pense au Moi supérieur, plus on s'éloigne de Lui. Le travail de concentration, de recueillement auquel je vous invite consiste en fait à vous chercher et à vous retrouver. La vérité est que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes. Celui qui se connaît soi-même sent, sait et peut tout. Vous ne vous en rendez pas compte encore parce que le lien entre votre moi ordinaire et voir Moi supérieur est instable ou même inexistant. Le Moi supérieur vit sur le soleil. Il voyage; Il nous visite de temps en temps. Votre fidélité aux lois et aux prescriptions Lui permet de se manifester toujours mieux à travers votre personnalité.

Pour vous aider, je vais vous donner deux formules qui vous paraîtront d'abord quelque peu bizarres: plus on diminue sa personnalité, plus on devient un personnage; plus on manifeste sa personnalité, plus on s'efface en tant que personnage. Il faut sacrifier sa personnalité pour devenir vraiment quelqu'un. C'est ce qu'ont fait les Maîtres.

Donc, bien préparé, on vient au lever du soleil et lorsque l'aurore s'épanouit, on commence à prier, méditer, chanter, et glorifier Dieu. Ensuite, on fait des exercices respiratoires et des exercices de gymnastique, et pour finir....on mange des tartines.

Après un tel début, la journée est parfaite. On se sent dispos, renforcé, intérieurement comblé et on peut faire des cadeaux aux autres. La vie devient magnifique. On vit comme un prince ou un roi, et on pourra emporter avec soi des trésors quand on se rendra dans l'autre monde. C'est pourquoi je vous prie d'attacher une grande attention à nos pratiques: venez au lever du soleil, établissez le lien entre vous et le soleil, pénétrez en lui, et aspirez à devenir comme lui, clair, lumineux, chaleureux et vivant pour toute la journée. Si chaque jour le disciple cultive ces idées dans sa tête, aucune force dans la vie ne pourra le retenir captif. Au contraire, une force le soulèvera, l'élèvera et modifiera les conditions de son existence. La nature aime ceux qui l'apprécient et elle ne les laisse pas dans l'obscurité ou l'esclavage.

Pour les disciples qui adoptent nos idées, la destinée changera; ils auront des amis, des richesses, des inspirations s'ils savent respecter et sanctifier ce que la Mère Nature ne cesse de nous donner chaque jour. Les autres, qui passent devant la beauté sans la voir ni la comprendre assisteront vainement au lever du jour; ils resteront tels qu'ils sont.


Textes extraits de plusieurs conférences OMRAAM MIKHAËL AÏVANHOV 1962

mardi 30 décembre 2014

LA MATIÈRE DE L'UNIVERS : LA LUMIÈRE


« Que la lumière soit ! »

D'après le récit de la Genèse, c'est au moment où Dieu a prononcé ces mots que la création a commencé. Cela signifie- t-il qu’aucune lumière n'existait auparavant? Et comment le Verbe divin a-t-il pu la créer? C'est là encore que le tableau de l'Arbre séphirotique, l'Arbre de la Vie, nous aide à comprendre.

Avant que Dieu ne dise: « Que la lumière soit! » cette réalité que nous appelons la lumière n'existait que sous une forme que nous ne pouvons pas concevoir: Aïn Soph Aur. Et la « parole » de Dieu, qui n'a évidemment aucun rapport avec ce que nous pouvons, nous, appeler parole, n'est qu'une façon d'exprimer l'idée que, pour créer, Dieu a projeté quelque chose de Lui- même. C'est cette projection qui était Lui, mais une forme nouvelle de Lui, que nous appelons la lumière. Dire que Dieu a « parlé » signifie qu'il a eu la volonté de se manifester. Vous pensez que c'est très difficile à comprendre... Non, prenons un exemple de la vie quotidienne. Vous avez une idée, mais où est cette idée? Où la situer? Est-ce qu'on peut la voir et la localiser quelque part dans votre cerveau? Non. Et on est obligé de reconnaître aussi qu’on ne sait pas de quelle matière elle est faite. Mais au moment où vous exprimez cette idée par la parole, déjà on commence à percevoir son existence. Et enfin, quand vous agissez conformément à cette idée, elle s'incarne dans la matière, elle devient visible. La parole est un intermédiaire entre le plan de la pensée pure et celui de la réalisation dans la matière. Vous avez là une image du processus de la création.

Maintenant, si on rapproche la phrase de la Genèse: « Dieu dit: Que la lumière soit! » et la première phrase de l'Evangile de saint Jean: « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu », on comprend mieux encore ce rapport qui existe entre le Verbe et la lumière. La lumière est la substance que le Verbe divin, le premier-né de Dieu, a fait apparaître pour devenir la matière de la création. Vous direz que lorsqu’on regarde les pierres, les plantes, les animaux et même les humains, on ne voit pas qu'ils sont faits de lumière. Oui, parce que cette lumière en eux s'est condensée au point d'en devenir opaque. Et si on oppose généralement matière et lumière, c'est parce qu'on ignore que ce que l'on appelle matière est en réalité de la lumière condensée.

La Kabbale enseigne que Dieu a créé le monde par condensations successives. Pour sortir de cette immensité, de cet abîme insondable, de cet espace sans limite à travers lequel II était répandu, Aïn Soph Aur, l'Absolu, l'inconnaissable s'est imposé des limites, puis débordant de ces limites II a formé un réceptacle qu'il a rempli de ses émanations. Ce réceptacle, c'est Kéther, la première séphira. Kéther est la première manifestation d'Aïn Soph Aur, le non-manifesté. A partir de là on peut dire que toute la création n'est qu'une succession de jaillissements et de débordements de la lumière originelle. Kéther en débordant a formé Hohmah: Hohmah est comme un récipient qui s'est rempli de l'eau de Kéther. En débordant elle s'est déversée dans Binah, Binah dans Hessed, Hessed dans Gébourah, Gébourah dans Tiphéreth, Tiphéreth dans Netsah, Netsah dans Hod, Hod dans Iésod et Iésod dans Malhouth. Et au fur et à mesure qu'elle est descendue pour former de nouveaux mondes, l'émanation divine est devenue de plus en plus dense. Mais c'est toujours la même quintessence qui crée sans cesse de nouvelles forces, de nouvelles couleurs, de nouvelles mélodies, de nouvelles formes... D'émanation en émanation Dieu a créé toutes les séphiroth et c'est ainsi que la vie continue à couler de la Source infinie.

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu... En Lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. » Pour que Kéther fasse jaillir la vie, il faut qu'elle la reçoive de plus haut. Elle la reçoit de Aïn Soph Aur, Aïn Soph Aur de Aïn Soph, et Aïn Soph de Aïn, l’absence qui attend le moment de devenir présence...

Il existe donc une relation ininterrompue entre l'Absolu et Dieu manifesté, et c'est ainsi que quelque chose de nouveau s'introduit sans cesse dans l'univers.

L'univers est une création continue et sa matière augmente et se transforme sans cesse. Comment s'établit ce contact entre l'Absolu et Dieu manifesté? Nous n'en savons rien. Oui, et que le Seigneur me pardonne de m'enfoncer dans de telles questions, car il faut oser avouer que personne ne sait rien sur ce point. Alors, direz-vous, pourquoi en parler? Parce que, dans la mesure où nous sommes créés à l'image de Dieu, à l'image de l'univers, quelque chose en nous qui échappe à notre conscience peut saisir quelques parcelles de cette réalité...

La vie n'est qu'un transvasement d'énergies, c'est pourquoi on trouve aussi dans la tradition kabbalistique l'image du fleuve de la vie qui jaillit de la Source divine et descend pour alimenter toutes les régions de l'univers.

De Kéther à Malhouth les séphiroth sont les vases sacrés que remplit la Source inépuisable de la vie. L'arbre et le fleuve sont donc deux images complémentaires qui traduisent le jaillissement et l'écoulement de la vie. Vous direz: « Mais l'arbre prend racine en bas, alors que le fleuve prend sa source en haut. » Oui, dans notre monde matériel les arbres ont leurs racines en terre, mais l'arbre cosmique prend racine en haut.

Reprenons maintenant l'image du fleuve, en gardant toujours à l'esprit qu'il ne s'agit justement que d’une image destinée à traduire un aspect de la réalité. Mais la réalité elle-même est beaucoup plus complexe et il faut donc, pour la comprendre, y introduire de nouveaux éléments.

Puisque les séphiroth sont réparties sur trois piliers, cela signifie que le fleuve de vie ne s'écoule pas en droite ligne de haut en bas. Nous l'avons vu, de part et d'autre du Pilier central se dressent le Pilier de la Clémence polarisé positivement et celui de la Rigueur polarisé négativement. En passant d'une séphira à l'autre, l'émanation divine change donc de polarité. Ce qui explique que tout en se succédant les unes aux autres, les séphiroth paraissent de nature opposée. A Hohmah par exemple qui représente l'harmonie, l'amour universel, succède Binah qui représente la rigueur implacable des décrets divins. A cette intransigeance de Binah, succède la clémence de Hessed, à la clémence de Hessed, l'audace combative de Gébourah, etc. Et comme chaque séphira correspond à un attribut divin, à une vertu divine, c'est ce qui explique que les adjectifs que l'on applique à Dieu soient aussi différents et apparemment contradictoires: miséricordieux, terrible, doux, jaloux, fidèle, vengeur... Ils expriment les caractères opposés des deux piliers.

Omraam


mardi 25 novembre 2014

Exercices Psychophysiques



Apprenons maintenant quatre exercices psychophysiques. Ils ont obtenu ce nom parce que leur composant psychique est combiné avec l’exécution simultanée de mouvements physiques, le dernier contribuant à la maîtrise du premier. L’idée fondamentale de ces exercices a été inventée par Pierre Dânov, un mystique du début du 20e siècle; plus tard cela a été développé par Omraam Mikhaël Aïvanhov.

Le premier exercice de cette série s’appelle l’Éveil. Nous nous réveillons d’un long sommeil d’isolement de l’harmonie, de la beauté, et de l’amour du monde. (Tout en nous tenant debout, nous soulevons les mains vers le haut et nous nous étirons comme si nous venions de nous réveiller).

Nous laissons toute la pureté, la lumière, et la vitalité de l’extérieur venir en nous. Sentez une chute d’eau extrêmement pure, transparente, légère, et subtile de fraîcheur du matin couler d’en haut. Nous nous remplissons de cette fraîcheur du matin, avec ces vagues fraîches, elles nous remplis sent jusqu’à ce que nous débordions! (Les mains descendent aux épaules, aidant ce processus, puis se lèvent alors de nouveau; nous répétons ces mouvements plusieurs fois). Nous essayons d’atteindre l’état émotif et subtil le plus élevé possible.

Le deuxième exercice s’appelle Donner. Nous tenons les mains contre la poitrine et puis faisons un large geste les séparant vers l’avant et: ce que nous avons reçu, nous devons le donner aux autres — notre niveau d’avancement spirituel est mesuré par notre capacité à donner. Aussi, de manière qu’un récipient puisse de nouveau être rempli d’eau fraîche, il doit d’abord être vidé. Celui qui ne se vide pas en donnant ce qu’il a, n’est pas renouvelé, ne se développe pas. Nous répétons cet exercice à plusieurs reprises, déversant à l’extérieur, donnant tout le bon que nous avons accumulé — généreusement, sans le désir de recevoir une récompense.

Envoyez des vagues des plus subtiles et intenses d’amour vers l’avant au loin. Sentez comment la poitrine devient gonflée par l’énergie d’amour qui vient l’augmenter par derrière. Une fleur, dégageant un doux parfum, commence à fleurir au milieu de la poitrine. Envoyez ces vibrations subtiles vers l’avant. C’est le parfum de l’amour lui-même!

Le troisième exercice est la Réconciliation. Soulevez la main droite au-dessus de la tête et concentrez-vous sur la paume et l’espace immédiat qui l’entoure. Ensuite, faites-la descendre dans un mouvement sinusoïde ayant une circonférence d’environ trente centimètres. Le bord de la paume devrait faire face à la direction du mouvement de la main. Tout en faisant cela, essayez de sentir l’espace, à l’intérieur duquel la main se déplace, semblable à un champ d’énergie, auquel nous assignons une nouvelle caractéristique: paix, harmonie, et calme. On peut “prolonger” la main. (On peut imaginer différentes manières d’effectuer des mouvements de danse : saccadé et rapide, en opposition à doux, stable, et élégant. Chacune de ces manières dispose l’interprète et les assistances aux états émotifs correspondants). Et ce geste simple, mais puissant, qui symbolise l’harmonie, aidera chacun dans chaque situation pendant qu’il maîtrise cet exercice (on devrait le sentir profondément à l’intérieur de soi!), même s’il est exécuté sans mouvements du corps.

Le quatrième exercice s’appelle L’Ascension. Nous soulevons les mains vers le haut avec les paumes faisant face de côté et les faisons ensuite des cendre latéralement, faisant des brasses. Répétez ce mouvement plusieurs fois, avec chaque brasse, nous faisons comme si nous sortions hors d’une autre enveloppe grossière et devenions plus légers, plus purs; nous nous élevons à la source de la lumière au-dessus — au Soleil… Il devient très près de nous; quelques mouvements de plus et nous l’atteignons… Circulez dans cet espace de lumière la plus pure et la plus subtile et prenez plaisir d’y être… Ensuite, descendez lentement sur Terre sentant le soleil dans la poitrine. Tenez-vous sur la Terre et rayonnez vers les gens et vers tous les autres êtres vivants avec la lumière du soleil venant de votre poitrine!

Source : Omraam -  Écopsychologie de Vladimir Antonov Traduction française par Christian Lirette New Atlanteans  2008


jeudi 23 octobre 2014

Le bonheur intérieur libre


Place-toi dans l’endroit où tu veux méditer. Assieds-toi, le dos bien droit, le corps détendu dans une position confortable. Pense : « Je veux me préparer à l’exercice de méditation dans la paix et l’harmonie. »

Laisse se tisser autour de toi une ambiance de calme et de sécurité. En fermant les yeux, prends conscience de ton espace intérieur, entre doucement dans le silence et la présence d’esprit. Respire profondément trois fois par le nez en laissant l’air descendre jusque dans le ventre, puis laisse ton souffle devenir calme et régulier.

Imagine la sphère de ton ventre empli d’une lumière orange, dorée. Cette lumière est comme un fluide, une liqueur subtile, spirituelle qui emplit tout ton corps en remontant le long du dos et en circulant dans tout l’organisme.

Respire de nouveau profondément par le ventre, mais avec beaucoup de douceur, de lenteur et sans aucune crispation ni tension. Respire comme si tu sentais le parfum délicat d’une fleur. En même temps que tu respires, ressens un sentiment de bonheur intérieur libre, de joie, sans cause extérieure, de gratitude envers le Tout. Laisse ce sentiment se développer doucement pour devenir de plus en plus fort, profondément vécu, subtil, spirituel, aérien, entrant dans l’insaisissable, l’insondable.

Reste dans cet état de communion avec toi, dans le silence, la présence et la joie libre, le temps que tu juges nécessaire. Respirer ainsi avec joie, plaisir et gratitude est un puissant exercice pour la guérison et pour la paix. Cela permet de comprendre que dans l’air qu’il inspire et expire, l’homme ne reçoit pas uniquement de l’air mais également de la vie, de la force, de l’amour, de l’intelligence, de l’âme et de l’esprit.

Bien sûr, la bonne réceptivité et la communion avec ces forces dépendent de son propre état d’esprit.

Ainsi, de la façon dont tu respires et selon ton degré d’ouverture intérieure, tu te rends apte à capter et à profiter des  dons infinis du ciel.

La gratitude pour le don précieux de la vie à travers le souffle est une des premières conditions. La pensée claire, l’intention pure en sont deux autres. Celui qui respire consciemment sans autre ambition que de se trouver soi-même dans un état de conscience plus haut recevra des forces et impulsions qui, en jaillissant de son âme, iront nourrir et renforcer les artisans de paix et l’égrégore de la colombe. Car la qualité d’air que l’homme inspire pour lui-même, il l’expire ensuite pour le Tout.

D’une juste et consciente nutrition, respiration et pensée coulent tous les bienfaits de la vie pour le devenir des êtres.  Celui qui n’éprouve pas ce sentiment particulier de la gratitude pour la nourriture, pour le souffle et pour la bonne pensée prouve par cela qu’il ne sait ni se nourrir, ni respirer, ni penser et qu’il lui faut donc apprendre sans  plus tarder. Il lui faut impérativement entrer dans l’École de vie.

Apprendre à vivre d’une façon juste dans ses rapports avec soi, les autres et l’invisible est une nécessité vitale pour une vie pleine, riche et harmonieuse. La gratitude qui engendre l’acte du remerciement est un état de conscience, un lieu de l’âme. Lorsque l’homme sait se placer volontairement dans ce lieu, il commence à recevoir tous les trésors du ciel et à goûter aux vrais instants de bonheur et de plénitude. Car celui qui remercie a forcément gagné quelque chose et celui qui se plaint, qui est mécontent a été roulé, volé, exploité, dupé. Celui qui sait remercier avec une gratitude sincère, honnête connaît la valeur des choses, il est humble, simple et conscient de la réalité. Il remet le mérite de ses succès au monde invisible qui le soutient, comprend que la  cause de ses échecs provient de ses défauts et il remercie pour l’invitation à se perfectionner qui lui est ainsi envoyée.

Tout pour lui se transforme en bien car il est uni à la Cause primordiale.
Ne sois pas ingrat, ne cours pas après des ombres, aie de la reconnaissance pour les dons infinis que tu reçois chaque jour à travers les choses les plus simples et ne cours pas après un bonheur illusoire. Le bonheur le plus haut est là où tu es, il est en toi et c’est lui qui t’ouvrira la porte du palais de la paix.


Extrait de l’Egrégore de la Colombe ou le règne de la paix – Omraam