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vendredi 4 août 2017

Les deux Pieds sur la Terre



L'étude de la lumière et de ses transformations nous a révélé que tous les esprits vivent dans la lumière. Des transformations, il y en a aussi quand nous mangeons. Manger, c'est étudier la nourriture et ses transformations. La lumière est une nourriture qui arrive du soleil sur la terre, qui l'engloutit, l'absorbe, et lui fait subir des modifications que l'on peut connaître à l'aide de la grande méthode de l'analogie universelle. C'est pourquoi je dis souvent d'étudier attentivement le processus de la nutrition, le trajet qu'emprunte la nourriture, le fonctionnement des glandes qui la transforment, afin de comprendre beaucoup de choses importantes. Avant de devenir du sang, que de transformations les aliments doivent subir ! Ils perdent certains éléments et en reçoivent d'autres. Cette étude approfondie peut vous faire comprendre le secret de la pierre philosophale.  



Comment l'homme peut-il puiser ses énergies dans la nature en transformant en sang liquide les aliments solides qu'il ingère ?

Il est dit que l'on doit transformer la matière en eau, l'eau en air, l'air en lumière. C'est dire que vous devez savoir élaborer la matière pour qu'elle devienne lumière. Je vous le répète, tous les mystères, toute l'alchimie sont cachées dans la nutrition. Il ne suffit pas de manger, manger toute sa vie et de n'étudier que le côté physiologique de ce processus. Il faut en connaître les côtés psychologique, puis ésotérique. Car la nutrition est le reflet de ce qui se passe partout dans la nature, sur la terre, le soleil, les étoiles. Dans tout l'univers règnent les mêmes lois. Toutes les créatures mangent. Pourquoi ?

..... Pour étudier ce qu'ils mangent.

Nous mangeons durant toute notre vie sans nous intéresser intellectuellement, scientifiquement à ce processus. Nous agissons instinctivement, automatiquement, en faisant les gestes nécessaires, mais ces gestes ne sont pas mentalement incorporés dans la conscience. Du plus petit insecte au plus gros des mammifères, tous sont obligés de manger, c'est instinctif. Mais ce qui se cache derrière les instincts est très intéressant et très profond. Pour le savoir, il faut opérer une transposition dans les plans supérieurs. Pourquoi a-t-on l'instinct de manger, d'enfanter, de construire, de marcher ?

C'est en fait un savoir condensé. Si l'on comprenait que les instincts contiennent toute une sagesse, on les étudierait autrement, on cesserait de s'y livrer inconsciemment. Ne vivez pas, ne mangez pas, ne marchez pas instinctivement, sans penser, sans comprendre ! 

L'homme marche sur deux pieds et non sur quatre pattes comme les animaux. Y avez-vous réfléchi ? Les oiseaux ont aussi deux pattes, mais ils sautillent plus qu'ils ne marchent. Vous ne voudriez pas sautiller, n'est-ce pas, ce n'est pas esthétique. La nature a tout bien étudié avant vous qui marchez tous les jours sans avoir jamais réfléchi à vos gestes, à vos mouvements.  Avez-vous pensé à votre façon de marcher ? Le geste est simple à analyser. On avance le pied droit en le soulevant, et ce faisant, on laisse reposer le poids du corps sur le pied gauche. Le pied droit posé en avant, on y porte le poids du corps et le pied gauche s'avance à son tour, et ainsi de suite. Par cette alternance, l'homme se déplace. Pourquoi ?

Il faut l'interpréter, car il y a dans la marche toute une philosophie. Cessez d'agir comme des automates, et vous découvrirez toute une profonde science. Pour la marche, voici une signification : on doit agir dans la vie comme on marche, une, deux, droite, gauche. On actionne d'abord l'intellect, on s'appuie sur lui, puis on avance la méthode du coeur tout en préparant déjà le geste de l'autre pied, car il ne faut pas régler tout seulement avec le coeur. Si certains sont larmoyants, sentimentaux, c'est qu'ils ne marchent pas normalement, ils sautillent sur le pied gauche; ce sont les canards boiteux qui marchent ainsi.  

Il y avait une fois, en Bulgarie, un valet attaché au service d'un homme riche. Un jour qu'il apprêtait une oie pour le repas de son maître, il sentit la faim le gagner, et lorsque l'oie fut cuite à point, il ne résista pas, il arracha une cuisse qu'il mangea. Lorsqu'il apporta l'oie à table, le maître demanda où était disparue la cuisse qui manquait :

"Cette oie n'avait-elle pas deux pattes ?
- Les oies n'ont jamais qu'une patte, rétorqua le valet.

Incrédule, le maître gagna la basse-cour et constata qu'en effet, les oies se tenaient immobiles sur une seule patte. Mais il se mit à leur lancer des pierres et les volatiles aussitôt s'enfuirent bel et bien sur deux pattes.

"Tu vois bien qu'elles ont deux pattes, les oies.
- Oh! c'est parce que vous leur jetez des pierres. Quand elles vivent en paix, elles n'en ont qu'une. C'est pendant la guerre qu'elles en ont deux".

Les hommes eux aussi ont deux jambes quand les avions leur jettent des pierres bizarres. Combien se sont cassé la tête en fuyant trop vite dans les escaliers ! Il n'y a pas lieu d'en rire, cela peut nous arriver à tous. Ces jours passés un de nos voisins a eu tellement peur quand la sirène hurla l'alerte aux avions qu'il descendit à la cave sans fermer le robinet de sa baignoire. Bientôt l'eau se mit à dévaler du sixième étage dans tout l'immeuble et les locataires réfugiés dans l'abri regardaient ce ruisseau avec stupeur.

Le concierge monta voir d'où cela venait; comme nous n'avions pas bougé, il pensait que cela venait de chez nous. Lors de notre première conférence, l'eau manqua dans l'immeuble au cours de la matinée. J'avais ouvert le robinet de la cuisine, pour m'assurer que l'eau manquait réellement partout, mais j'avais oublié de le refermer avant de sortir. A mon retour, l'eau aussi était revenue ! Quelle inondation ! La cuisine était un lac. Je me mis en devoir d'éponger cette eau. Quand soeur Stella entra, et qu'elle me vit patauger dans ce lac artificiel, elle poussa des cris effarés. Moi, je criais de joie: toute cette eau signifiait que l'eau allait couler, elle annonçait que la conférence, deux heures plus tard, réussirait.

 Oubliez les canards. N'imitez pas non plus les quadrupèdes ni les ivrognes qui titubent et avancent comme s'ils voulaient mesurer la distance qui sépare le bistrot de leur maison. En Bulgarie, nous disons qu'ils arpentent le sol. Vous êtes des humains et vous devez marcher sur deux pieds. Mais avant tout, occupez-vous de la nutrition, étudiez-la des points de vue anatomique, physiologique, psychologique, et vous découvrirez la clé de grands mystères.



Par la suite, des travaux plus ésotériques vous feront comprendre comment la nature agit à l'intérieur d'elle-même pour donner naissance aux divers métaux. Au début de sa gestation, l'or n'était pas de l'or, et il n'y en a pas partout ; dans certains endroits il n'en existe pas. L'or se forme dans la terre au cours des millénaires. Pour le former, l'eau se sert de certains processus que les alchimistes ont étudiés longuement. Ils ont étudié aussi les lieux où l'or existe et les matériaux bien déterminés à partir desquels il apparaît. Ils ont établi toute une théorie à ce sujet, qu'il serait trop long de vous expliquer. Ils disent qu'il y a au sein de la terre un facteur, une force qui rayonne à travers les corps; cette force provient du soleil. Je pense à vous parler plus tard de ces choses mystérieuses et fabuleuses, qui semblent sortir des contes des Mille et une Nuits et qui cependant sont vraies, même si elles ne sont pas en accord avec la science officielle.

Message-Audio No 150 le 12 avril 1942
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov


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Il existe 3 catégories de chercheurs



Les amis qui viennent me poser des questions sont de trois sortes.

Les premiers ressemblent aux pierres. Quand on prend une pierre on lui donne un coup de pied pour la faire rouler et elle s'arrête bientôt. Pour qu'elle continue à bouger, il faut encore une fois lui donner un coup de pied, et ainsi de suite indéfiniment. A ces êtres semblables aux pierres, vous devez donner des coups afin qu'ils se meuvent, qu'ils marchent, car ils doutent ou critiquent au lieu de continuer leur travail.

Je laisse ces pierres aux bons soins du Grand Sculpteur qui possède de gros marteaux ! Je choisis ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie, celle des graines. Je les prends, je les plante et elles commencent à germer et à pousser toutes seules. Il faut leur donner de l'air, de l'eau et de la lumière, mais elles croissent et travaillent d'elles-mêmes. Je laisse de côté les pierres, et aussi les graines qui ne veulent pas germer.



Mon affaire, c'est d'arroser ; il faut que les plantes croissent d'elles-mêmes. On ne plante les bonnes graines qu'une fois, une seule fois, il ne faut qu'un unique choc, pour les éveiller ; les pierres, il ne faut jamais cesser de les pousser.

Les êtres de la troisième catégorie sont comme les animaux. Une fois mis au monde ils cherchent eux-mêmes leur nourriture. Il n'y a pas de souci à se faire à leur sujet. Voyez les poussins qui, à peine sortis de l'oeuf, cherchent l'herbe et se débrouillent. Cette catégorie d'hommes représente les êtres les plus élevés. Une fois allumés, lancés sur le chemin à suivre, ils savent marcher. Ils n'ont pas besoin de nous.

Ils cherchent eux-mêmes leur nourriture et savent se déplacer pour cela. Nous ne sommes pas encore de cette catégorie. Ce sont les génies qui en font partie ; par la suite ils deviendront des soleils.

Même les plus grands Initiés ont eu besoin de l'aide de quelqu'un ; voyez le Bouddha et Moïse. Vous direz que le Christ n'a pas été dans ce cas. C'est une autre question. Ce n'est pas le moment de l'aborder.

Dans la religion catholique il y a beaucoup de choses qui empêchent de comprendre au lieu d'éclairer. Je ne suis nullement contre la religion catholique et suis au contraire un fervent catholique puisque le mot "catholique" signifie universel. Le dogme dit que le Christ était Dieu, qu'Il a jeûné quarante jours, et qu'Il est ressuscité des morts. Pourquoi, s'Il était Dieu, l’Église nous demande-t-elle de devenir comme Lui ? Puisque nous ne sommes pas Dieu, comment pourrions-nous ressembler à Jésus ?

Quand on nous montrera que nous sommes de la même nature que le Jésus et que nous sommes aussi des dieux nous comprendrons qu'il n'y a pas d'abîme entre l'homme ordinaire et Jésus. La différence réside dans le fait que nous n'avons pas travaillé tandis que Lui avait développé sa nature divine.

Nous ferons, alors, le travail qu'Il a indiqué comme devant nous conduire à son état.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov


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jeudi 1 juin 2017

L'égoïsme et la méchanceté règnent en tous lieux, pourquoi pas moi

Je vois que plusieurs parmi vous se sentent fatigués et disent : "J'ai fait des sacrifices, des efforts, mais à quoi cela servira-t-il ? Cela suffit. Pourquoi me faire des illusions puisque Darwin dit qu'il n'y a que la loi de l'égoïsme, du carnage ? Les poissons se mangent entre eux partout dans les eaux. Dans les forêts les fauves se ravagent, s'engloutissent mutuellement. Jetons un regard sur les sociétés: partout les hommes s'entre-tuent. On ne voit partout que lutte, colère, violence, guerre, cruauté. Pourquoi, moi tout seul, dois-je faire une exception ?

Luttons plutôt des deux pieds et des deux mains; donnons des coups partout. C'est de cette façon que nous réussirons". Tout le monde pense de cette manière; parlez avec n'importe qui pour vous en convaincre. Pour tous l'évidence est que l'égoïsme et la méchanceté règnent en tous lieux. Et ils ne veulent pas être bêtes plus que les autres. Tout cela est vrai.



Mais on ne voit que...ce qui se voit.

Ce qui se voit, c'est le plus mensonger, le plus trompeur, ce n'est que la moitié de la vérité. Sur terre nous ne voyons que le côté terrestre de la vie, et c'est l'égoïsme qui règne à ce niveau. Jetons aussi un regard en haut, nous verrons alors qu'il n'y a pas que la terre. Il y a aussi le soleil. C'est l'autre moitié de la vérité.

Tandis que tous les animaux et les hommes ne font qu'absorber, engloutir, prendre, ravager, le soleil ne fait que briller, rayonner, projeter, donner, se sacrifier. Pourquoi?

Pour nous faire vivre, pour nous faire penser et être heureux.
 Aurions-nous encore la vie et le bonheur si il n'existait pas une autre loi, qu'on ne voit pas, si il n'existait pas une vie sublime ? Quelle est donc cette autre loi ?

- Celle de l'amour. Ce n'est pas la loi de la terre, c'est celle du soleil. Si on ne regarde pas plus loin que la terre, on tire des conclusions fausses.

Tout ce qui vit, se meut et se réjouit puise son existence à une source, à une autre entité.  Sans la loi du sacrifice, il ne peut recevoir ni la vie, ni la joie. Vous êtes belle, savante, intelligente ; et vous oubliez que vous le devez à d'autres.

Combien d'êtres se sont sacrifiés afin que vous puissiez être ce que vous êtes aujourd'hui ? On parle de lutte, d'égoïsme, mais c'est 50% de la vérité. Cette vérité n'est que partielle. Pour être raisonnable et sage, il faut tout considérer, les deux moitiés. Tous ceux qui se trouvent sur la terre (dans la matière), ne pensent qu'à prendre, à boire, à manger, à s'amuser, sans penser que d'autres êtres soutiennent les créatures terrestres, les aiment, sont patients et attentifs envers elles, attendent qu'elles deviennent des esprits raisonnables et adultes. Au long d'une existence, l'homme passe par les mêmes phases.

L'enfant vit dans la loi de la lutte, de l'égoïsme. Il ne réfléchit pas beaucoup, il ne se dit pas qu'il doit aider ses parents, il ne pense qu'à manger et boire, à dormir, tirer les cheveux des autres, pousser des cris. Il n'a pas encore atteint la loi du sacrifice. C'est la mère qui suit cette loi ; elle est plus raisonnable que l'enfant et lui dit: "Mon petit, je vais te nourrir, ne pleure pas, sois sage, etc..." Elle se plaint de l'égoïsme de son petit, mais elle l'appelle "mon mignon". Elle voit combien peu il pense à elle, et elle en est contente parce que cela lui permet de manifester la loi d'amour. Elle a la foi et l'espérance. Elle pense: "Mon enfant est tout petit, mais il deviendra un roi, un grand musicien, un saint, il vaincra le monde entier". Parfois le mignon devient un voyou, ce qui n'empêche pas sa mère de penser de lui de belles choses. Elle a la foi, l'espérance, l'amour et ne pense qu'à son enfant.

 Avant que l'enfant n'existât, la mère existait ; avant la terre, le ciel ; avant la loi de l'égoïsme et de la méchanceté celle de la bonté, de la beauté, de la lumière. Tous disent: "Je sais bien que la mère existait avant son enfant". Alors si la mère précède l'enfant, comment pouvons-nous nier qu'il y ait pour nous une autre mère qui avec patience attend que nous quittions l'état d'enfance ?

Car nous crions, nous nous battons avec les autres, nous ignorons les lois, nous méprisons et ravageons tout. La mère dit de l'enfant: "C'est un égoïste, il ne pense à personne, mais je lui donnerai ce dont il a besoin, je l'éclairerai, je le dirigerai, je le guiderai, je le protégerai et un jour il comprendra qu'il a grandi grâce à moi, qu'il a pris ma vie".

La mère spirituelle qui est au-dessus de nous parle de même. Les égoïstes qui vivent dans la méchanceté et la lutte ne sont que des enfants. Ils ne sont pas encore arrivés à comprendre qu'il est une autre loi, celle du sacrifice. Ces hommes-là sont des bébés, des poupons. Souvent ils s'oublient dans leurs propres vêtements et leur mère le supporte. Elle vient, ou envoie quelqu'un pour les nettoyer; mais jusqu'à quand cela durera-t-il? Jusqu'à ce que l'enfant comprenne la loi du sacrifice, sans laquelle rien dans la nature n'existerait.

 Par contre, les enfants de la Fraternité Blanche ont compris qu'il existe une grande loi; ils ont choisi de vivre autrement, avec ces principes: se soutenir, s'aider mutuellement, s'éclairer, s'aimer, cesser de se faire du mal. Ils veulent donner un exemple. Vous penserez que cela est difficile et que vous aimez mieux attendre que les autres le fassent. C'est alors que vous êtes un enfant, un bébé.

 Celui qui donne l'exemple de cette nouvelle attitude est une mère. Il plaît à la mère de travailler ainsi. Doit-on lui dire: "Levez-vous plusieurs fois pendant la nuit pour votre enfant. Vous devez le laver, le nourrir". Non,il n'est pas nécessaire de lui dire cela; elle se lève d'elle-même la nuit, avec plaisir, pour soigner son enfant, le surveiller, le caresser, le cajoler. Elle a l'amour dans le coeur. Nous aussi, quand l'amour nous visitera, nous n'aurons plus besoin que les autres nous disent de faire des sacrifices. Si vous avez encore besoin qu'on vous encourage, qu'on vous cajole, qu'on vous pousse à faire des sacrifices pour cette Fraternité Blanche, c'est que vous êtes encore loin d'elle. Les mères vraiment mères n'ont pas besoin d'être encouragées à soigner leur enfant; c'est une joie pour elles.

Message-Audio No 99 du 18 octobre 1942 
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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jeudi 25 mai 2017

L’Education Nouvelle de Steiner



La pédagogie Steiner-Waldorf est un courant pédagogique qui s'associe lui-même à l'éducation nouvelle Elle est fondée sur les conceptions éducatives de Rudolf Steiner, occultiste qui a développé une pédagogie qui permettrait aux enfants d'acquérir les aptitudes psychiques nécessaires à l'anthroposophie, doctrine ésotérique dont il est le fondateur.

La première école Waldorf en France fut créée en 1946, à Strasbourg. Cette pédagogie est restée très marginale en France où il existe aujourd'hui seulement une vingtaine d'écoles Steiner.



Cette pédagogie, destinée aux enfants de 3 à 18 ans, est pratiquée dans des jardins d'enfants (environ 2 000 dans le monde) et dans des écoles Steiner-Waldorf associatives et autonomes (environ 1 000 dans le monde), principalement en Europe et en Amérique du Nord, dont 200 en Allemagne. En 2013, on recense officiellement 1025 écoles Waldorf dans le monde, dont 709 en Europe.

La pédagogie Steiner-Waldorf est notamment dénoncée pour ses liens avec l'anthroposophie, qui est un mélange de doctrine pseudo-scientifique et d'une religion occultiste. Elle est aussi fréquemment soupçonnée de dérives sectaires, critiquée pour la formation défaillante de ses enseignants, ou pour les problèmes sanitaires que ses établissements posent.


Question: Que pensez-vous de l'enseignement de Rudolf Steiner ? Il semble, d'après lui, que l'homme ait besoin seulement de science, de pensée, d'intelligence.

Omraam Mikhaël Aïvanhov  Répond :

Steiner n'a pas nié l'importance du sentiment. Il était trop évolué pour cela. Mais il faut tenir compte de l'esprit de son époque. On ne s'appuyait alors que sur ce qui est logique, scientifique, et pour être écouté, Steiner a dû travailler dans ce sens. On se méfiait des églises, on critiquait les prêtres et leur emprise, on ne se contentait plus de sentiments religieux dénués de base intellectuelle, on triait toutes les idées avec sévérité. Pour contenter cette exigence, il fallait des Initiés très qualifiés dans le domaine scientifique. Steiner a joué un rôle magnifique dans ce sens, mais pour son temps seulement. Son enseignement est véridique, mais il est trop intellectuel pour notre temps. Il faut maintenant utiliser d'autres moyens, pour éviter que l'homme ne tombe dans le piège dangereux d'un développement unilatéral, l'intellectualisation.

Un système de pensée présente toujours un danger : une fois adopté, il se cristallise et il devient incapable de recevoir ou même d'admettre le nouveau qui arrive ensuite. Les Initiés nous apportent toujours un enseignement dont les formes, les méthodes, les prescriptions sont mieux adaptées que les enseignements antérieurs aux conditions du temps. On ne doit pas mourir pour défendre ce qui est déjà dépassé.

Voyez l'Ancien Testament. Pour faire entrer dans la tête et le coeur des Juifs son enseignement monothéiste et ses lois de vie, Moïse a dû les traiter durement. On peut dire qu'il les a dressés, tant et si bien que sa philosophie et sa morale se sont incrustées en eux. Lorsque le Christ vint leur apporter quelque chose de supérieur, ils ne voulurent pas l'entendre. Ils le crucifièrent, parce qu'il voulait leur donner plus de lumière. On ne doit pas, quand des changements se préparent, s'obstiner à maintenir les formes anciennes. La matière est passagère, périssable. Ce n'est pas sur elle que l'on doit compter, mais sur ce qui est éternel, la lumière, l'esprit. Il ne faut pas être formaliste, conformiste. Voyez le christianisme.

On pense que tel qu'il est pratiqué depuis longtemps, tel il doit rester définitivement. Moi, je dis que le christianisme du Christ n'a pas encore été compris. Toute la cruauté du monde, les massacres au nom de Jésus, les guerres, est-ce être chrétien? Le christianisme est accepté dans une certaine forme, mais pas dans l'esprit. Le vivre vraiment, c'est de pratiquer les vertus, la bonté, c'est de réaliser la fraternité, d'aimer dans la pureté et la vérité. On a torturé, martyrisé et fait mourir les premiers chrétiens. Mais aujourd'hui, le christianisme est devenu tout aussi fanatique.

Qu'y a-t-il donc que l'homme n'a pas compris ?

Je vous pose la question : Moïse et Jésus étaient-ils tous deux des envoyés de Dieu ? Vous répondez oui, naturellement. Cependant il y avait dans leurs deux enseignements des contradictions. Comment comprendre ? Moïse, aux hommes de son temps, ne pouvait donner une philosophie supérieure.

Le peuple hébreu était dur, grossier, ignorant. Il n'aurait rien compris à des préceptes de pureté, d'amour, de tendresse, de compassion. Mais quand vint le Christ, la loi de Moïse devait céder la place à de nouvelles conceptions de la vie. Un exemple: les holocaustes devaient être supprimés; Jésus enseignant que les hommes ne devaient plus immoler des animaux, mais sacrifier leur coeur, qui représente les sentiments inférieurs, ceux de la nature animale. Moïse avait ordonné aux Hébreux des sacrifices extérieurs, parce qu'ils ne pouvaient comprendre le sacrifice intérieur. Il a commencé par le plus facile pour les conduire au difficile, par le visible pour les mener à l'invisible.

Tous les Grands Maîtres ont agi de cette façon au long de l'histoire de l'humanité.

Moïse de son temps et Jésus après lui ont donné les enseignements convenant à leurs époques respectives. Il n'y avait pas contradiction, mais évolution. En se cristallisant dans une forme, les hommes s'empêchent d'évoluer. Le christianisme actuel devra se modifier. Le nouvel enseignement sera différent dans ses formes, non dans son esprit. Les chrétiens s'y opposeront, tout comme les Juifs se sont opposés à ce qu'apportait Jésus. Aujourd'hui les hommes doivent marcher vers plus de pureté, notamment par la nourriture choisie, vers plus de noblesse et de désintéressement.



Vous vous demandez : «Où la progression s'arrêtera-t-elle? Elle ne s'arrêtera pas, tant que tous les hommes ne seront pas devenus des fils de Dieu, lumineux comme des soleils. L'évolution de l'enseignement ne cessera que lorsque la Fraternité englobera tout le monde et qu'il n'y aura plus qu'une religion, la véritable. Jusqu'alors il ne faut pas s'étonner ou se formaliser du fait que les enseignements diffèrent. On doit suivre celui qui a les exigences les plus pures et les plus nobles, celui qui aux mêmes principes donne le vêtement le plus beau. Il faut augmenter sa compréhension et affiner sa sensibilité.

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


samedi 20 mai 2017

De quelle Eglise parlons-nous



Croyez-moi: un jour viendra où il ne restera que les vieilles femmes dans les églises. On ne peut expliquer la religion par des solennités et du faste. Dans le passé on faisait des miracles dans les églises, il y avait des âmes inspirées. Mais actuellement les églises sont richement parées, on communie avec du vin de qualité, mais il n'y a aucun miracle, l'esprit est absent. Il n'y a que des formes. Or, aujourd'hui il faut croire en Esprit et en Vérité. 

On nous dit: "Vous n'êtes pas dans l’Église". Alors je demande : "De quelle Église parlez-vous ?" L’Église, c'est vous, c'est moi ; ce sont tous ceux qui servent Dieu véritablement. L’Église est construite sur les âmes vivantes et non en pierre de taille. Les églises en pierre ne sont que des bâtiments périssables d'où l'Esprit peut être totalement absent. Nul ne peut me dire que je suis dans le faux chemin.

J'ai consacré ma vie au service de Dieu, je parle gratuitement, je cherche à mener tous les êtres à la source. Suis-je chrétien ? C'est la forme qui compte pour les autres, ce n'est pas l'esprit. Il leur suffit qu'on soit enregistré par l’Église comme chrétien pour être sauvé ! Les mahométans, les bouddhistes, même s'ils manifestent toutes les vertus ne peuvent pas être sauvés, pensent-ils. On recommence à décrire Dieu comme un être cruel, partial. "Nous serons sauvés et tous les autres iront en enfer, dans le feu", disent les gens de l’Église. Cependant Dieu est Père de tous et Il aime tous les êtres. Nous pensons qu'Il sauvera même mieux les mahométans que les catholiques étroits et les chrétiens; parce que les mahométans tombent à terre pour prier partout dans les rues sans se préoccuper de personne. Ici par contre, personne ne prie, ni dehors, ni chez soi. On se contente d'être inscrit sur les registres des baptêmes, de réciter des prières toutes faites sans même y penser et de vivre exactement comme les païens, et l'on pense qu'on sera sauvé. Je ne crois pas à de telles bêtises !


Chacun se sauvera personnellement. Le Christ a ouvert le chemin afin que chacun se sauve en le suivant. Il n'a pas sauvé les hommes à l'avance, comme l’Église catholique prétendait le faire par les indulgences qui permettaient, une fois achetées, de vivre n'importe comment sans que cesse l'immunité due à l'indulgence. Non, le Christ ne nous sauve pas d'avance; penser cela, c'est ne rien comprendre. Il faut tout réexpliquer tant on a mis en circulation depuis longtemps de fausses interprétations.

On est sauvé si l'on marche dans le chemin que le Christ a montré, ce chemin que nul avant Lui n'avait montré. Les anciens chemins conduisaient aux réincarnations; celui du Christ nous en libère. 

Mais cette question sera pour une autre fois. Je ne demande pas que l'Eglise change; telle qu'elle est, elle est magnifique pour la foule. Mais pour tous ceux qui veulent aller plus loin, elle n'est pas suffisante. Si l'on anéantissait l'Eglise, qu'en résulterait-il pour la masse ? Je ne suis pas un fanatique. Les petites culottes vont fort bien à l'enfant, mais peuvent-elles vêtir l'homme de quarante ans ? Je m'élève contre ceux qui veulent à toute force vêtir les hommes faits avec des vêtements d'enfants. Je ne suis pas bigot, je suis plus large que vous ne pouvez le comprendre. Je vous explique simplement que l'Eglise ne suffit plus aux besoins des hommes qui ont évolué.

De quelle façon vivent les chrétiens ? Ils mentent, trompent et volent même; ils sont méchants, hypocrites, calculateurs. Ils mangent et boivent souvent avec excès, et quelle nourriture, quelles boissons! Tout cela ne compose pas un idéal pour moi, je vous l'assure. Cet idéal que prétendent vivre les chrétiens m'a paru tellement minuscule que je n'ai pas pu m'en contenter. Il ne diffère de celui de quantités de braves et honnêtes païens que par le fait que le chrétien s'est fait inscrire dans une église. Que ceux qui admirent cet idéal l'adoptent ou le gardent. Quant à moi, j'ai pensé nécessaire de transformer ma manière de vivre pour mériter le nom de chrétien; j'ai changé ma nourriture, j'ai renoncé à fumer, à m'amuser comme le font les jeunes gens, etc. parce que j'ai compris que l'enseignement officiel donné par l'Eglise n'est pas suffisant.

Avec notre compréhension actuelle nous pouvons certainement faire mieux. Vous dites: «Je continuerai à bien manger, bien vivre, satisfaire toutes mes faiblesses puisque le christianisme officiel me le permet". Je réponds: "Non, pas de viande, ne fumez plus, ne trompez plus vos femmes, n'exploitez plus votre associé". "Ne puis-je donc plus avoir de maîtresses, ni gagner de l'argent sur le dos des autres ?" Certainement pas. Nous devons aller plus loin. Nous devons désormais créer quelque chose qui dépasse la vie actuelle des chrétiens même les plus éclairés. 

Le Christ disait: "Si votre vie est semblable à celle des païens, où est la différence entre vous et eux?" Si nous vivons tous comme vivent les chrétiens actuels, dites-moi quel exemple nous donnerons? Or, nous devons donner un exemple spirituel.

Je vous entends dire qu'il n'y aura pas beaucoup de candidats pour donner cet exemple. Si peu qu'il y en ait, ce sera merveilleux qu'ils existent. Les chrétiens actuels se battent, s'arrachent mutuellement la barbe et les ongles. Je n'accepterai jamais cette chrétienté-là pour authentique. Si vous pouviez pénétrer dans ma tête et voir tout ce que j'embrasse dans ma pensée, vous sauriez que j'ai raison. Je sais que très peu de gens accepteront de donner l'exemple.

La majorité répondront: "Laissez-moi tranquille, je vivrai comme ont vécu mes parents, qui étaient de braves gens". La chrétienté marche sur la voie large et facile. Or, il faut marcher sur la voie étroite. Comment les chrétiens feront-ils plus tard les efforts qui seront nécessaires ? Dieu qui est le Dieu de la générosité et qui pense au salut définitif de tous enverra un jour Son esprit se manifester à travers les êtres de façon irrécusable. Or, l'esprit est sorti de l'Eglise et cela se verra bien ce jour-là. Dieu dit: "Qu'avez-vous fait, vous tous que j'avais envoyés pour enseigner, pour gagner les âmes? Vous êtes dans la politique jusqu'au cou, et quelle politique! Vous cherchez les biens temporels, vous vous y attachez".

Alors Dieu se manifestera en dehors de l'Eglise, comme Il le fait de plus en plus, par des écrivains, des occultistes, des mystiques qui prêcheront des vérités oubliées ou négligées. L'Eglise se rendra compte à ce moment-là qu'en dehors d'elle, dans le peuple, des gens font des sacrifices impersonnels et donnent des exemples de pureté, d'amour et de sagesse qu'elle ne sait pas donner. Et les prêtres diront: "Dieu nous a abandonnés".

Pour secouer le clergé, Dieu se manifestera ainsi, soyez-en certains. Un grand mouvement spiritualiste naîtra en dehors de l'Eglise et celle-ci devra se transformer à cause des prophètes et des hommes qui feront des merveilles. Elle verra que Dieu l'a délaissée depuis longtemps déjà. Pourquoi ? Dieu exige beaucoup de ceux à qui Il a beaucoup donné. Il dira à Ses prêtres: " Vous déteniez les clés, vous n'êtes pas entrés et vous avez empêché les autres d'entrer, eux qui faisaient des efforts et qui étaient plus purs que vous".

La preuve: quelqu'un pense et vit comme je le fais, on lui envoie de plusieurs côtés des gens pour le circonvenir et le faire rentrer dans le sein de l'Eglise ancienne. Je leur dis: "Pourquoi n'allez-vous pas prêcher l’Évangile et la morale aux hommes pervers, méchants, débauchés, à ceux qui font la guerre, aux filles perdues, aux dépravés ? Vous les laissez tranquilles, souvent même vous protégez leur ignorance ou leurs débauches lorsqu'ils font partie de vos ouailles et qu'ils possèdent assez d'argent, mais vous venez prêcher ceux qui servent déjà Dieu. Vous n'allez pas prêcher ceux qui créent tous les malheurs du monde, mais vous venez chez quelqu'un qui croit en Dieu, qui Le sert, qui se sacrifie et qui vit purement".

Oui, c'est ainsi que procèdent les hommes d’Église et ils créent ainsi une sorte d'inquisition. Qu'ils aillent prêcher les hommes mauvais et qu'ils laissent tranquilles ceux qui vivent mieux qu'eux ! Or, ils viennent vers ces hommes religieux afin de discuter et de les ramener aux formes désuètes de la religion qui sont encore les leurs. Des femmes m'ont dit: "Dieu m'envoie vers vous pour vous transmettre un message". Est-ce vraiment Dieu qui leur parle ? Voici le message qu'elles m'ont transmis: "Vous devez rentrer dans l'Eglise catholique et aller communier avec l'aide des prêtres". Je n'ai pas osé leur répondre qu'elles étaient hypnotisées, qu'elles croyaient aux formes et non à l'Esprit, mais j'avais la plus grande envie de leur dire: "Travaillez donc à porter des messages à ceux qui boivent, volent, commettent des crimes, au lieu de vouloir donner vos lumières à ceux qui en savent davantage que vous. Allez donner des lumières à ceux qui n'en ont pas".


Il y a quelques jours une femme est venue me voir, envoyée peut-être par des prêtres; car ils connaissent déjà mon existence, parce que les femmes françaises aiment beaucoup tout raconter à leur curé, et certaines ont donc dit: "Nous écoutons Frère Mikhaël qui nous fait beaucoup de bien". Une autre qui était illuminée par l'Enseignement a questionné son pasteur à ce sujet. Ce pasteur lui a répondu: "C'est un enseignement très dangereux, très habile, qui va vous conduire en enfer". Cette femme n'a pas voulu suivre ce qui l'éclairait, elle a préféré l'opinion d'un aveugle spirituel. Elle aurait dû poser sa question à Dieu et non au pasteur. On ne croit pas à Dieu, mais à son curé.

Jeanne D'Arc disait: "Dieu m'a parlé". Les prêtres lui répondaient: "Non, ce n'est pas Dieu qui vous a parlé puisque ce qu'Il a dit n'est pas conforme à ce que dit l'Eglise". Cependant Dieu peut parler à quiconque sans l'intervention d'un prêtre ou d'un pasteur, lorsque la personne est préparée et purifiée. Naturellement ceux qui ne sont pas encore arrivés à un état de pureté suffisant doivent passer par l'intermédiaire des prêtres; l'Eglise, c'est l'école maternelle. Elle est nécessaire, bien sûr, parce qu'on est encore engourdi, hypnotisé par ce qui a été inculqué aux hommes durant des siècles. On ne doit pas tout raconter à son curé, qui se délecte souvent à écouter les choses que les femmes lui confient et qui n'ont rien de divin. Confiez-vous à Dieu, c'est plus sûr et c'est splendide. Demander au curé si l'on doit me suivre ou non, c'est parfaitement stupide.

Un chemin s'ouvre devant vous; celui qui le suivra n'aura nullement à rompre avec la tradition ni avec son Église, s'il comprend correctement les choses. Mais il ira beaucoup plus loin que ce qu'elle a su lui donner. Lorsque vous avez un bouton sur la main, que faites-vous? L'arrachez-vous pour qu'un autre, pire, le remplace ?

Non, vous devez le laisser tranquille et travailler intérieurement, l'organisme guérira votre mal. Lorsque tout sera réparé, la croûte formée sur ce mal tombera d'elle-même, tandis que si vous l'arrachez, une plaie plus étendue se formera. Doit-on sortir de l'Eglise ? Non, on doit seulement suivre la tradition en travaillant intérieurement jusqu'à ce qu'on n'ait plus besoin des explications faites pour les enfants, jusqu'à ce qu'on puisse communiquer directement avec Dieu. A ce moment-là vous n'aurez plus besoin de moi non plus pour vous guider. Je ne ferais jamais rien qui ne corresponde avec les lois de la nature. Il ne faut jamais arracher un bouton, une croûte, une enveloppe avant que l'organisme ne le fasse lui-même. Avant d'avoir construit une nouvelle maison, il faut vivre dans son ancienne demeure. Ne la quittez pas avant d'avoir bien organisé la nouvelle. On ne doit donc pas couper les liens avec les traditions avant d'être entré dans une nouvelle compréhension.

Moi aussi j'entre dans les églises, mais lorsque je vois leurs symboles, leurs rites, je me demande si la foule, et même les prêtres les comprennent. Ces symboles et rites sont tellement profonds! On peut entrer dans les églises, les fréquenter chaque jour et ne rien comprendre à ce qu'on a sous les yeux. Dans ce cas, symboles et rites ne servent à rien. D'ailleurs combien vont à l'église pour montrer leur toilette, pour se faire une réputation ou pour toute autre chose analogue, quand ce n'est pas pour quelque rencontre clandestine!

Travaillez sur vous-mêmes, ne soyez pas chômeurs, avancez sur le chemin et construisez chaque jour, pierre à pierre, votre nouvelle demeure intérieure.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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dimanche 7 mai 2017

Nous choisissons nos rôles sur la Terre



Tous les actes sont écrits d'avance, ils doivent être joués, mais c'est seulement sur le moment qu'on trouve des artistes pour les jouer. Tous les acteurs prêts à jouer un drame prévu sur la Terre se trouveront présents en temps voulu.

Les événements à venir sont tracés, les personnages n'existent pas encore; les acteurs futurs entreront un jour dans leur rôle. Ce sont les artistes qui choisissent les rôles qui leur conviennent. Si les individus étaient fixés d'avance, la liberté existerait-elle?

Elle n'existe pas pour le rôle. Si l'on joue Roméo et Juliette, celui qui accepte le rôle doit prononcer des paroles déterminées et non celles de son choix. Voilà comment se concilient la liberté de l'homme et les projets de Dieu. Le rôle, les projets de Dieu ne peuvent être modifiés, mais les acteurs se déterminent eux-mêmes.



Il était écrit qu'il y aurait un Judas; c'était obligatoire, mais cela aurait pu être un autre que l'Iscariote. Celui-ci aurait pu refuser le rôle. Le Christ savait que ce drame était écrit d'avance mais Judas ne savait pas qu'il serait l'acteur. Le Christ a vu que Judas choisissait de jouer ce rôle, mais il n'a rien pu faire pour l'en empêcher, car le drame devait être joué. La liberté est en nous, mais pas dans les rôles eux-mêmes. 

Il faut qu'un crime s'accomplisse à Paris, déterminé depuis vingt-cinq millions d'années, mais l'exécutant n'est pas encore fixé; celui qui a vécu une vie qui le prédispose tout à fait à accomplir cet acte sera choisi au dernier moment. La destinée choisit tel homme pour être assassin parce qu'il s'est préparé pour l'être.

Ces connaissances peuvent vous sauver de beaucoup de faux jugements. Cette question est très profonde et philosophique, il faudrait en parler longuement pour montrer où s'étend notre liberté et où elle s'arrête. Nous sommes libres AVANT d'avoir accepté de jouer un rôle, mais dès que nous avons revêtu le costume requis, nous ne pouvons plus le quitter sans en payer les conséquences.

Si vous vous inscrivez à l'université, on vous oblige à étudier. Personne n'est préalablement et définitivement marqué pour être méchant, criminel, assassin. Chacun peut être choisi pour un autre rôle; mais une fois le rôle accepté, c'est fini, il faut le jouer. Cela explique beaucoup de choses. Vous êtes monté sur un train ou un bateau. Dans les limites de ces véhicules, vous êtes libre, vous parlez, marchez, mangez, vous vous amusez et travaillez à votre gré. Mais le véhicule est en marche dans une direction déterminée, vous êtes dirigé malgré vous vers un lieu désigné.

Nostradamus a prévu ce qui devait arriver en général, mais il n'a rien vu concernant les personnes devant jouer les rôles futurs. Il savait que dans tel gouvernement il y aurait les ministres et que ceux-ci existeraient, car il y aurait pour les places vacantes des candidats. Il ne pouvait indiquer qui serait ministre ou roi deux siècles plus tard.

Dans les prédictions, si l'on veut déterminer les personnes qui joueront tel ou tel rôle, on peut se tromper en prenant en considération le côté individuel. Pourquoi n'est-il pas possible d'expliquer la vie d'un grand Initié d'après son horoscope? Parce que l'Initié peut changer beaucoup de choses et éviter de jouer divers rôles prévus.

Cette question de la volonté libre restera longtemps incomprise, il faut donc tendre sans cesse à une compréhension meilleure. La chaîne d'êtres, de plus en plus évolués, s'étale des pierres jusqu'au trône de Dieu. Notre liberté augmente au fur et à mesure de notre évolution. Où sommes-nous? Si nous nous trouvons très bas sur l'échelle des valeurs de cette hiérarchie d'êtres, nous sommes très limités, car plus nous descendons plus nous sommes limités. Mais si nous montons de plus en plus haut dans cette hiérarchie, nous sommes de plus en plus libres. Si nous sommes liés à Dieu, nous nous sentons libres parce que Dieu est libre et qu'Il agira à travers nous en toute liberté.

Ce n'est pas nous qui sommes libres; c'est Dieu qui est libre et se manifeste en nous. Il n'y a pas de liberté au bas de l'échelle; pour la trouver, il faut monter.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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