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dimanche 3 septembre 2017

Gardons la tête haute



Le Maître nous dit quel est le chemin où nous pouvons trouver la vérité. Il dit que c'est d'être debout, d'être un homme et non un animal. Pourquoi les êtres se sont-ils redressés ? À cause de leur cerveau. Celui-ci n'était pas développé vers l'avant chez les animaux qui n'avaient que le cervelet bien formé ; l'équilibre manquait aux animaux. Tous ceux d'entre eux qui sont privés de cerveau, perdent leur équilibre. Plus le cerveau se développait, plus les êtres s'organisaient.

Chez les singes et chez tous les hommes qui se sont mis à vivre groupés, le cerveau ne travaille pas encore très bien. Il est pesant. C'est pourquoi les Initiés nous disent tous de tenir la tête droite de façon à ce que la colonne vertébrale soit verticale. Lorsqu'elle se trouve dans cette position, les courants circulent bien.

Dès qu'on est voûté ou bossu, il n'en est plus ainsi. Tous ceux qui ont la colonne vertébrale déformée sont des haineux et éprouvent de grandes difficultés à lutter contre l'envie, la haine. La tristesse les envahit, qui amène à son tour des troubles de la colonne vertébrale. Les chagrins, les mécontentements proviennent toujours du manque d'amour. À cause d'eux, la tête s'incline tout d'abord, puis le dos se voûte et la colonne vertébrale se dévie. L'homme vieillit, s'engourdit, se cristallise.



Par la volonté, grâce à une bonne éducation, l'habitude de redresser la colonne vertébrale se renforce, dans le cas où l'on est un peu déformé. Cela est nécessaire parce que la vie psychique est en grande liaison avec la position de cet organe. C'est pour cette raison que les yogis donnent une importance considérable à la tenue durant la méditation. Ils croisent les jambes, redressent la colonne vertébrale et ainsi ils se sentent mieux pour méditer et sentir le monde entier.

Lorsque vous êtes penché, voûté, mal à votre aise dans une position défectueuse, n'y restez pas. Si vous ressentez une gêne quelconque, modifiez votre façon de vous tenir. La moindre déviation de la colonne vertébrale provoque des troubles dans les différents organes.

Souvent on prend l'habitude d'avoir des attitudes crispées, voûtées ou contractées. Dans différents métiers, les ouvriers, doivent travailler dans des positions qui, à la longue, les déforment complètement.

Beaucoup de personnes ignorent l'importance de la tenue et se déforment inconsciemment. On parle souvent de la position à adopter dans les écoles, mais quand on travaille en se concentrant, on fait tout vite et mal.

  Messages No. 209 Lever de soleil du 30 avril 1943 de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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samedi 26 août 2017

FAIRE LA MOITIE DU TRAVAIL



Je parle souvent d'une façon un peu bizarre, et avant que j'aie pu exprimer ma pensée jusqu'au bout, déjà mes amis se demandent si je ne suis pas en train de blasphémer. Par exemple je dis:

"Dieu est faible, plus faible que vous ; vous Le croyez Tout-Puissant et vous attendez tout de Lui". L’Église et les philosophes ont toujours dit exactement le contraire, ce pauvre frère Mikhaël perd la tête, l'orgueil le gagne. Mais non ! Quand je dis que Dieu est faible et qu'Il ne peut pas tout faire, c'est une façon de parler. Je vais me faire comprendre.

Le soleil est la cause de tous les mouvements et de tous les événements terrestres. Les savants le disent et vous en êtes bien convaincus, n'est-ce pas ? Alors, priez-le d'entrer dans votre maison. Vous pouvez le prier des années durant, et il n'entre pas. Pourquoi ? Il est faible et il vous crie : "Je ne peux pas entrer". Vous suppliez : "Je suis dans l'obscurité, mes pieds chancellent, la tête me tourne, ma femme ne me comprend pas, mes enfants me battent, je ne dors pas. Viens, ô mon soleil !

On me dit que tu brilles dans toute ta splendeur. Viens, entre, décide-toi. Je te donnerai des cadeaux". Et toujours le soleil répond: "Je ne peux pas entrer. Tu as mis à ta fenêtre un épais rideau et je ne peux pas l'écarter. C'est toi qui dois l'enlever. Cela, je ne puis le faire, cela ne dépend pas de moi".

 Ce geste, nous devons le faire nous-même. Le soleil est faible, il est incapable de tirer le rideau. Vous le dites plus puissant que vous, mais ce geste lui est impossible. C'est votre affaire à vous, à vous seul. Eh bien! Dieu a cette même faiblesse devant votre rideau intérieur. Est-ce un blasphème de parler ainsi? Non. Le ciel m'écoute, il vous conseille d'être attentif à mes paroles et de ne pas tout attendre de lui. Ouvrez le rideau fermé en vous. C'est la première moitié de la solution du problème, qui vous revient. Le soleil fera le reste, il entrera ! Tirer le rideau, c'est notre affaire. Qu'ensuite nous soyons éclairés, illuminés, embellis, guéris, c'est l'affaire du soleil. L'homme réclame que Dieu entre dans son âme, qu'Il le sauve de tous les dangers, qu'Il le protège, il va à l'église allumer un cierge, et malgré tout, Dieu n'entre pas, parce qu'il ne retire pas le rideau qui obture sa fenêtre. Il y a des rideaux de soie, de coton, de brocard ou de papier. Les uns sont dans notre tête, d'autres dans notre coeur ou dans notre volonté. Chacun doit tirer son rideau.

Tous ces rideaux minuscules, minces comme une feuille de papier à cigarettes, sont si opaques que, plongés dans l'obscurité, nous nous heurtons à tous les meubles. Christ disait: "Vous avez des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre". Cela signifiait: "Vous avez de petits rideaux sur les yeux et sur les oreilles; vous ne voyez ni entendez".  



Nous devons faire la moitié du travail, Dieu fera l'autre.

Certains d'entre vous attendent tout de Dieu. Ils se disent : "Nous sommes ses enfants. Un père doit, de toute évidence, s'occuper de ses enfants". Cette attitude est celle du riche agriculteur qui se promène dans son vaste domaine en se disant: "Dieu va retourner mes terres, les ensemencer et Il s'occupera de la moisson". Il a beau attendre, ce riche, il ne récolte rien! Beaucoup agissent de cette façon et, quand tout va mal, ils accusent Dieu: "Dieu m'a oublié". Ils n'ont ni semé ni planté ; ils n'ont pas enlevé leur rideau. Que de fois je vous ai entendu dire intérieurement: "Dieu m'oublie, malgré tout ce que je fais. Je suis prêt depuis des années. Je voudrais être à la tête et je reste en queue. Pourquoi?" 

Parce que vous commettez la faute grave de tout attendre de Dieu. Dieu ne peut pas tout. Mieux, Dieu ne veut pas enlever Lui-même notre rideau. Pourquoi ? Pour ne pas augmenter et encourager notre paresse. Dieu peut, quelquefois, soulever le rideau. Il envoie le vent. Le vent est très serviable. Une brindille est posée quelque part, le vent vient, la soulève et la transporte ailleurs en lui disant: "Tiens, plante-toi ici".

Quelque temps après, la brindille a donné naissance à une petite plante qui va croître dans ce champ étranger. Le propriétaire s'en étonne. Mais la vigne, les pommes de terre, le blé, les légumes ne se multiplient et ne se propagent pas ainsi. Il y a de grandes différences entre les herbes que transporte le vent et les plantes cultivées et comestibles. Le vent ne transporte que des choses inutiles, des mauvaises herbes.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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jeudi 25 mai 2017

L’Education Nouvelle de Steiner



La pédagogie Steiner-Waldorf est un courant pédagogique qui s'associe lui-même à l'éducation nouvelle Elle est fondée sur les conceptions éducatives de Rudolf Steiner, occultiste qui a développé une pédagogie qui permettrait aux enfants d'acquérir les aptitudes psychiques nécessaires à l'anthroposophie, doctrine ésotérique dont il est le fondateur.

La première école Waldorf en France fut créée en 1946, à Strasbourg. Cette pédagogie est restée très marginale en France où il existe aujourd'hui seulement une vingtaine d'écoles Steiner.



Cette pédagogie, destinée aux enfants de 3 à 18 ans, est pratiquée dans des jardins d'enfants (environ 2 000 dans le monde) et dans des écoles Steiner-Waldorf associatives et autonomes (environ 1 000 dans le monde), principalement en Europe et en Amérique du Nord, dont 200 en Allemagne. En 2013, on recense officiellement 1025 écoles Waldorf dans le monde, dont 709 en Europe.

La pédagogie Steiner-Waldorf est notamment dénoncée pour ses liens avec l'anthroposophie, qui est un mélange de doctrine pseudo-scientifique et d'une religion occultiste. Elle est aussi fréquemment soupçonnée de dérives sectaires, critiquée pour la formation défaillante de ses enseignants, ou pour les problèmes sanitaires que ses établissements posent.


Question: Que pensez-vous de l'enseignement de Rudolf Steiner ? Il semble, d'après lui, que l'homme ait besoin seulement de science, de pensée, d'intelligence.

Omraam Mikhaël Aïvanhov  Répond :

Steiner n'a pas nié l'importance du sentiment. Il était trop évolué pour cela. Mais il faut tenir compte de l'esprit de son époque. On ne s'appuyait alors que sur ce qui est logique, scientifique, et pour être écouté, Steiner a dû travailler dans ce sens. On se méfiait des églises, on critiquait les prêtres et leur emprise, on ne se contentait plus de sentiments religieux dénués de base intellectuelle, on triait toutes les idées avec sévérité. Pour contenter cette exigence, il fallait des Initiés très qualifiés dans le domaine scientifique. Steiner a joué un rôle magnifique dans ce sens, mais pour son temps seulement. Son enseignement est véridique, mais il est trop intellectuel pour notre temps. Il faut maintenant utiliser d'autres moyens, pour éviter que l'homme ne tombe dans le piège dangereux d'un développement unilatéral, l'intellectualisation.

Un système de pensée présente toujours un danger : une fois adopté, il se cristallise et il devient incapable de recevoir ou même d'admettre le nouveau qui arrive ensuite. Les Initiés nous apportent toujours un enseignement dont les formes, les méthodes, les prescriptions sont mieux adaptées que les enseignements antérieurs aux conditions du temps. On ne doit pas mourir pour défendre ce qui est déjà dépassé.

Voyez l'Ancien Testament. Pour faire entrer dans la tête et le coeur des Juifs son enseignement monothéiste et ses lois de vie, Moïse a dû les traiter durement. On peut dire qu'il les a dressés, tant et si bien que sa philosophie et sa morale se sont incrustées en eux. Lorsque le Christ vint leur apporter quelque chose de supérieur, ils ne voulurent pas l'entendre. Ils le crucifièrent, parce qu'il voulait leur donner plus de lumière. On ne doit pas, quand des changements se préparent, s'obstiner à maintenir les formes anciennes. La matière est passagère, périssable. Ce n'est pas sur elle que l'on doit compter, mais sur ce qui est éternel, la lumière, l'esprit. Il ne faut pas être formaliste, conformiste. Voyez le christianisme.

On pense que tel qu'il est pratiqué depuis longtemps, tel il doit rester définitivement. Moi, je dis que le christianisme du Christ n'a pas encore été compris. Toute la cruauté du monde, les massacres au nom de Jésus, les guerres, est-ce être chrétien? Le christianisme est accepté dans une certaine forme, mais pas dans l'esprit. Le vivre vraiment, c'est de pratiquer les vertus, la bonté, c'est de réaliser la fraternité, d'aimer dans la pureté et la vérité. On a torturé, martyrisé et fait mourir les premiers chrétiens. Mais aujourd'hui, le christianisme est devenu tout aussi fanatique.

Qu'y a-t-il donc que l'homme n'a pas compris ?

Je vous pose la question : Moïse et Jésus étaient-ils tous deux des envoyés de Dieu ? Vous répondez oui, naturellement. Cependant il y avait dans leurs deux enseignements des contradictions. Comment comprendre ? Moïse, aux hommes de son temps, ne pouvait donner une philosophie supérieure.

Le peuple hébreu était dur, grossier, ignorant. Il n'aurait rien compris à des préceptes de pureté, d'amour, de tendresse, de compassion. Mais quand vint le Christ, la loi de Moïse devait céder la place à de nouvelles conceptions de la vie. Un exemple: les holocaustes devaient être supprimés; Jésus enseignant que les hommes ne devaient plus immoler des animaux, mais sacrifier leur coeur, qui représente les sentiments inférieurs, ceux de la nature animale. Moïse avait ordonné aux Hébreux des sacrifices extérieurs, parce qu'ils ne pouvaient comprendre le sacrifice intérieur. Il a commencé par le plus facile pour les conduire au difficile, par le visible pour les mener à l'invisible.

Tous les Grands Maîtres ont agi de cette façon au long de l'histoire de l'humanité.

Moïse de son temps et Jésus après lui ont donné les enseignements convenant à leurs époques respectives. Il n'y avait pas contradiction, mais évolution. En se cristallisant dans une forme, les hommes s'empêchent d'évoluer. Le christianisme actuel devra se modifier. Le nouvel enseignement sera différent dans ses formes, non dans son esprit. Les chrétiens s'y opposeront, tout comme les Juifs se sont opposés à ce qu'apportait Jésus. Aujourd'hui les hommes doivent marcher vers plus de pureté, notamment par la nourriture choisie, vers plus de noblesse et de désintéressement.



Vous vous demandez : «Où la progression s'arrêtera-t-elle? Elle ne s'arrêtera pas, tant que tous les hommes ne seront pas devenus des fils de Dieu, lumineux comme des soleils. L'évolution de l'enseignement ne cessera que lorsque la Fraternité englobera tout le monde et qu'il n'y aura plus qu'une religion, la véritable. Jusqu'alors il ne faut pas s'étonner ou se formaliser du fait que les enseignements diffèrent. On doit suivre celui qui a les exigences les plus pures et les plus nobles, celui qui aux mêmes principes donne le vêtement le plus beau. Il faut augmenter sa compréhension et affiner sa sensibilité.

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


vendredi 19 mai 2017

Choisir entre SAGESSE et BÊTISE




L'homme est tantôt sage, tantôt bête. Quelle en est la cause ? Lorsqu'il tombe entre les mains du diable, l'homme devient bête. Lorsqu'il tombe entre les mains de Dieu, il devient sage.

Le dessein du diable est d'égarer les hommes. Quand il en rencontre un, il lui dit : "Tu es ignorant. Il ne sortira rien de toi. Ton travail est achevé, etc.. " L'homme croit à ces paroles et il désespère de la vie.

Comment pouvez-vous connaître que des paroles viennent du diable ?

Si vous vous découragez, si vous vous désespérez, sachez que ces paroles venaient d'un être conducteur des forces négatives de la nature. Mais il ne se passe pas beaucoup de temps avant que vous ne rencontriez un autre homme qui vous dit que vous êtes doué, qu'un avenir vous attend, que quelque chose va sortir de vous, etc... Ce sont les paroles d'un ange. Écoutez-les, parce qu'elles élèvent l'esprit humain. Si vous avez soif, il vaut mieux que vous rencontriez un homme qui vous donne de l'eau, plutôt qu'une personne qui vous refuse quelques gouttes à boire.





Plusieurs parmi vous attendent des révélations qui résolvent les problèmes de leur vie, et voilà qu'on leur parle du diable ! Mais le diable, c'est bon pour le Moyen-Age. On en parlait beaucoup dans les églises, on faisait même avec lui une sorte de commerce. Il lui arrivait de se déguiser en homme pour faire peur aux fidèles. Mais maintenant, qui croit qu'il existe vraiment ?

Le diable est rusé. Se voyant chassé par les lumières des cierges et des veilleuses, il décida de se dissimuler et il apparut aux hommes sous l'aspect de magnifiques monnaies d'or; ils ne le reconnurent plus dans ce vêtement splendide. Vous trouvez mes propos bizarres ? Non, mais je vois dans cette page de mon Maître Peter Deunov de grands secrets. Elle nous donne un critère essentiel pour discerner le bien du mal et choisir le bon chemin, celui de la vérité. Je ne peux vous l'expliquer comme ça, en quelques minutes, car cette compréhension, cet éclaircissement doit se faire en vous, dans votre intellect, dans votre coeur et dans votre âme.

Vous vous étonnez que je parle de Dieu, du diable, de sagesse, d'amour, d'honnêteté et de vertus, alors que le canon gronde et qu'on est accablé de tristesse et d'angoisse. Certes, tous seront éprouvés, parce que Dieu sans cesse crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Tous seront questionnés et pesés: "As-tu compris la vie nouvelle ou bien restes-tu accroché au courant terrestre ?" Dans l'épreuve, même des êtres qui comprenaient déjà un peu, commencent à perdre leur lumière; ils vendent leur âme à l'ennemi, toujours le même depuis le début de la création. Et vous, m'écoutez-vous encore vraiment, ou bien n'êtes-vous ici que parce que vous m'aimez un peu ? Il y a dans la vie deux courants, deux principes, et il faut savoir les reconnaître l'un de l'autre. Car on peut se laisser entraîner par le premier et absorber tout ce dont il est porteur, ou bien on peut entrer dans le second qui conduit vers la lumière. Tous les Initiés ont parlé de ces deux courants, l'un menant au centre de la terre et l'autre vers le soleil. Actuellement, nos pensées, nos sentiments, nos actes nous font descendre vers plus de pesanteur, de bêtise, de souffrance. Les êtres deviennent égoïstes, grossiers, méchants et laids. Même les meilleurs se mettent à flotter entre les deux courants, parce qu'ils sont ignorants.

 Message-Audio n° 102 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Du 28 novembre 1942
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dimanche 23 avril 2017

Tout l'argent, la richesse que l'on ne peut gagner



Fréquemment l'enfant que vous élevez est un créancier qui vous dit: "Je vous cherche depuis longtemps dans mes incarnations, je vous ai enfin trouvé".

L'histoire est remplie de faits qui le prouvent. Lisez les journaux, combien de pères ont été tués par leur fils. Ce fait est fréquent, et de plus en plus, parce que les hommes n'ont plus la mentalité nécessaire à un autre état de vie. Autrefois on avait une autre mentalité; on supportait les choses; mais maintenant on ne peut plus rien supporter même la moindre remarque. Ce n'est pas dans cet état qu'on trouvera le bonheur. On le trouvera en s'humiliant et en devenant ouvrier dans l'usine divine.



Le monde invisible viendra vérifier ce qu'on sait faire et de quoi on est capable. Il y aura des examens, des épreuves, mais celui qui veut servir Dieu avance, progresse et devient un bon ouvrier. Peu à peu il acquiert des richesses, il peut alors appeler ses créanciers pour les payer de bon gré. Il leur dit: "Que réclamez-vous?" Il possède au-dedans de lui-même tellement de richesses, de lumière, de pensées, de vérités, qu'il paie tout le monde afin d'être libéré.

Comment faire pour se libérer ? Vous l'apprendrez. Tout le monde sait comment s'emprisonner de plus en plus et devenir esclave. On prend, on vole, on avale, et cela s'inscrit sur le livre de comptes et se transforme en dettes à payer. Quand et comment les paiera-t-on si on les laisse s'accumuler ? 

Les Initiés tâchent de payer leurs dettes, en essayant de soigner, de guérir, d'éclairer les êtres, de les guider dans le véritable chemin. Ainsi ils se libèrent et n'ont pas à revenir sur cette terre. Voici donc le salaire qu'on reçoit de Dieu; intérieurement on devient riche de magnétisme, de joie, de lumière, de pensées. Ces choses justement sont l'argent, la richesse qu'on ne peut gagner autrement qu'en servant Dieu.

Quand le Christ a demandé: "Mon Père, éloigne de moi cette coupe. " était-Il faible? Manifestait-Il ainsi une espèce de lâcheté ? Le côté humain en Lui s'exprimait-il à ce moment? Non, le Christ n'avait pas peur, ni envie de reculer, mais Il voyait que ses disciples autour de Lui n'étaient pas encore prêts pour ce grand Enseignement. Ils étaient chancelants, grossiers, craintifs.

Voyant qu'Il devait partir, Jésus pensait que c'était trop tôt et Il eût voulu rester davantage afin de bien les préparer avant sa mort. Il pria toute la nuit, disant qu'Il ne savait ce que deviendraient ses disciples, si faibles et si chancelants, si déjà Il les quittait. Un ange descendit dire au Christ: "S'il y avait le moindre changement, trop de choses seraient bouleversées, car les événements sont liés à d'autres, et ils ne peuvent être modifiés. Dieu prendra soin de Tes disciples. Il les protégera et tout sera bien". Ce n'est pas par crainte de sa propre mort que Christ a parlé.

Ne croyez pas que nous puissions changer les événements; non, nous ne pouvons changer les choses qu'en nous, et pour plus tard. Beaucoup croient pouvoir changer la destinée. N'y réussissant pas, ils accusent les enseignements de les avoir trompés, alors que sans y prêter attention, ils ont vécu contre les règles de ces enseignements. Très souvent ils se sont révoltés contre Dieu, disant: "Je crois en Dieu, je L'aime et cependant, vous le voyez, j'ai encore la migraine", ou toute autre chose analogue. Ces réflexions stupides ne tiennent nul compte des lois. Je voudrais jeter quelque lumière sur cette question, souvent discutée, mais jamais résolue.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mercredi 22 mars 2017

Servir Dieu signifie servir la pensée



Chaque pensée sortant du cerveau produit des dépôts de matière subtile capables d'obstruer les canalisations. Toute pensée négative, tout sentiment négatif laissent sur les parois des cellules ou des canaux du cerveau une couche très mauvaise conductrice des forces constructives. De là beaucoup de complications pour celui qui engendre de tels sentiments et pensées.

Au contraire, être serviteur de Dieu, concentrer sa pensée pour servir la grande cause sublime de Dieu, ce sont des actions qui paieront vos créanciers pour vous. De quelle façon? Vous trouverez au-dedans de vous-même un fluide, une force, une émanation qui renforcent tous les systèmes de l'organisme. Tel est le salaire reçu. C'est cette force, ce fluide qui font que tous les nerfs se sentent baignés d'énergie, et fortifiés. Lorsque viendront les événements et les chocs qui causent des tensions, cette richesse, ce salaire accumulé comme force intérieure paiera ce qu'on doit aux ennemis; et l'on ne sera pas aussi malade, aussi touché qu'on aurait dû l'être. C'est très simple. Supposez que vous ayez travaillé intensément pendant trois ou quatre jours.



Vous êtes épuisé, vous vous sentez très faible, irrité et hypersensible, si bien qu'un petit inconvénient est capable de vous bouleverser complètement. Si vous êtes bien nourri, fort et sain vous ne le ressentez pas autant; le choc est atténué comme sur une voiture munie de bons ressorts de suspension.

Ce salaire des efforts que vous aviez faits s'appelle aussi, dans l’Évangile "l'huile de la lampe" (lire la conférence sur les cinq vierges folles qui n'avaient pas d'huile dans leur lampe).

Certains diront que c'est du magnétisme et ils iront chez un magnétiseur se faire remplir de cette force. D'autres penseront que ce sont des fluides. . . . Pensez tout ce que vous voudrez, c'est la même chose. C'est une richesse, un salaire, une monnaie accumulés dans votre système nerveux, votre cerveau, votre plexus solaire (car nous avons beaucoup de banques intérieures), où vous le retrouverez quand vous en aurez besoin. L'homme bon qui pense bien accumule en lui une force et une résistance spéciales. Ses cellules sont protégées. A la venue de ses ennemis, il sait et il peut leur opposer la résistance nécessaire. Au contraire, les hommes agités, passionnés, troublés, n'ont presque plus aucune énergie. Un rien les fait s'effondrer. La vie est remplie de ces deux exemples. Certains résistent à tout et d'autres s'affaissent tout de suite.

La monnaie est le symbole de ce qui nous permet de travailler dans tous les domaines. Pourquoi estime-t-on tellement l'argent? Parce que sans lui on ne peut rien faire. L'argent est symbole d'une autre monnaie dans le plan spirituel. Celui à qui elle manque est exposé à toutes les maladies, les privations, les échecs, les moqueries. Lorsque l'on comprendra la valeur de l'argent spirituel, on cherchera à en gagner.

Pour obtenir de l'argent il n'y a que deux procédés: ou le voler, ou être employé quelque part et recevoir un paiement en échange de son travail. Il faut donc trouver un patron et lui dire: "Je veux travailler, accordez-moi un traitement". Actuellement combien sont chômeurs et traînent dans les rues. Il leur manque le bonheur, la joie, l'espérance que cet argent spirituel permet d'acheter. De l'autre côté il y a des magasins où l'on vend la joie, la paix, l'espérance. Les chômeurs ne peuvent acheter, car leur bourse est vide. On leur demande là-bas: "Pourquoi chômez-vous?"

Ils répondent: "Cela ne nous plaît pas, de travailler". - "Bon, alors, vous serez toujours assoiffés, affamés, malades". Presque tous les hommes sont des chômeurs spirituels, parce qu'ils ne veulent pas travailler. Ils veulent être indépendants, donc ils seront dans la misère. Pour pouvoir manger, se marier, avoir des enfants, il faut travailler. Sinon on sera chez le diable, et là on vous arrachera la peau, on vous traira plusieurs fois par jour comme des brebis. Alors au lieu de conserver une liberté stupide, il faut dire: "J'irai travailler chez Dieu". C'est ce que les Maîtres ont fait; ce savoir-là est le vrai savoir.

Dans les rues, les chômeurs traînent et se plaignent: "Je suis sans travail ; je n'ai rien dans mes poches, voulez-vous me donner quelque chose?" Les autres se hâtent; plus intelligents, ils ont été trouver Dieu pour Lui dire: "Peux-Tu m'utiliser dans Ton usine?" Quelquefois Dieu, le Grand Patron, ne vous reçoit pas, car vous ne savez rien faire. Certains ne savent même pas allumer le feu, cela les abaisserait d'apprendre. Ils ne savent pas faire un lit. On leur apporte leurs souliers, on les leur met. Les domestiques doivent parfois parcourir des centaines de mètres pour venir les habiller, pour ramasser leur journal tombé à terre. Ceux qui sont éduqués ainsi sont des chômeurs.

Il y a des choses à apprendre ! Seuls les Initiés ont vraiment compris la valeur de l'humilité. Nous avons contracté des dettes dans le passé et l'heure des créanciers vient forcément, au travers des enfants, de la femme, des amis. Vous croyez que les êtres qui entrent dans votre vie viennent tous pour vous aider, mais ce sont le plus souvent des créanciers.


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samedi 11 mars 2017

La démarche du Maître Spirituel Peter Deunov



Croyez-moi : il y a dans la démarche du Maitre, quelque chose d'extraordinaire. Avant de se mettre en route, il se tient la tête et le corps bien droits. Jamais il ne se précipite, mais il reste un instant immobile, jetant un regard devant lui, puis à droite et à gauche, comme un général qui aurait une armée derrière lui à qui il ordonne: à droite! à gauche! On sent que c'est pour lui-même qu'il agit ainsi, non pour les autres. Ensuite il avance. Je ne l'ai jamais vu se mettre en marche avant de s'être orienté et sans avoir vu devant et derrière lui ce qu'il y avait, ni avant d'avoir placé son corps dans une certaine attitude. Je ne l'ai jamais vu le dos courbé ou la tête baissée, et quand il avance, il semble ne faire aucun effort. Ses mouvements sont si légers qu'il paraît ne pas toucher terre. Pourtant il fait de grands pas, on dirait qu'il vole. C'est stupéfiant! Il se déplace dans l'espace avec une souplesse, un calme et une joie extraordinaires, et assez vite en général. On ne saurait l'imiter.



Il ne marche lentement que sur le terrain d'Izgrev où nous faisons des exercices et où quelquefois il se promène avec un frère ou une soeur. Durant toute la conversation il garde la même tenue remarquable. On éprouve à le regarder une harmonie; il y a une musique dans ses gestes, dans sa démarche où il n'apparaît rien de lourd, de triste, de forcé. On a de la peine à le suivre; on croit prendre son pas, et il vous dépasse; il faut courir.

A Rila, quand nous étions en excursion avec lui, nous courions tous. Il était toujours le premier, pas essoufflé du tout malgré la pente. Il connaît le secret de la marche et surtout de la respiration. En marchant il respire sur un rythme inconnu tout en faisant avec les mains et le corps des mouvements destinés à neutraliser, à anéantir toutes les forces désharmonieuses qui provoquent la fatigue. Avec ses quatre-vingts ans, le Maître Deunov est le seul qui n'est pas fatigué ni essoufflé, alors que tous les autres, plus jeunes, sentent leur coeur.

Dans cette démarche, il y a toute une philosophie et toute une science qui concerne d'abord la respiration, ainsi que la pensée que l'on garde en soi, la tenue de la tête et les mouvements des mains. Tous ces éléments vont de pair, car la démarche de l'homme est un système complexe de mouvements simultanés qui doivent être harmonisés.

Si vous gravissez une pente et que vous chantiez, au bout de cinq minutes vous serez épuisé, essoufflé, c'est évident, parce que votre respiration ne peut être en harmonie avec le mouvement de vos pieds et que vous contrecarrez la bonne circulation des forces en vous. Le secret, c'est que tout, la pensée, la respiration, les gestes, doit participer à ce que vous êtes en train de faire: marcher. Tout doit oeuvrer en harmonie.

Cette vérité vaut pour toutes les activités de la vie. Quoi que vous entrepreniez, vous devez tout harmoniser en vous afin de ne pas gaspiller vos énergies. J'ai beaucoup observé ceux qui travaillent. S'ils ne savent pas harmoniser tout en eux, ils se fatiguent très vite. S'ils savent le faire, ils ne s'épuisent pas. C'est la grande différence qui sépare l'apprenti de son patron.

L'expérience a enseigné à celui-ci comment travailler. Cela est vrai en peinture, sculpture, chant, philosophie, dans tous les métiers, dans tous les domaines. Voyez certains chanteurs qui après quelques instants sont essoufflés et anéantis, parce qu'ils étaient crispés. Et les orateurs; certains ne peuvent parler plus de quelques minutes, alors que d'autres le font sans fatigue durant des heures. C'est une chose que j'ai vue chez mon Maître également. Non seulement Il sait marcher, mais Il sait parler.


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dimanche 5 mars 2017

GLOIRE A TOI SEIGNEUR nous enseigne Omraam Mikhaël Aïvanhov



Voici, je vous donne un petit exercice à pratiquer tous les jours.

Chaque heure prononcez la formule "Gloire à Toi, Seigneur !" en dirigeant vers Dieu toute votre pensée. Cela deviendra peu à peu une habitude qui vous sera si précieuse que tous les livres du monde ne sauraient vous donner une telle joie et un si grand bonheur.

Peut-être savez-vous déjà tout ce qu'enseignent toutes les bibliothèques du monde, mais cet exercice, vous ne l'avez pas encore fait, malgré votre science, votre richesse, votre puissance, votre situation, vous l'ignorez. C'est ce qu'il vous reste à faire!

Vous ne le regretterez jamais.



"Voulez-vous que les eaux de cette source se déversent en vous? Ouvrez largement votre coeur et votre intellect et commencez à donner". Quelle pensée magnifique! Je n'ose pas insister sur ce mot: donner, car la seule idée de don fait se fermer les visages et les coeurs, c'est comme si on se trouvait d'un coup devant un récif de corail en pleine mer. Mais encore faut-il bien comprendre ce que signifie le mot "donner".

L’Église en parle beaucoup, mais elle en a fait "la charité, les actes de charité". Pour nous il s'agit d'autre chose. "Si vous vous fermez, dit le Maître Deunov, les eaux de la source se congèleront pour vous et vous ne recevrez plus rien. C'est cela qui empêche l'homme de réaliser ses bons désirs. Si une pensée lumineuse vient dans votre coeur, ne dites pas qu'elle ne peut se réaliser, mais ouvrez largement votre intellect et votre coeur, attelez votre volonté au travail et vous verrez de quelle façon tout vous viendra en aide".

Vous avez déjà fait l'expérience, j'en suis sûr, que si vous ne développez et utilisez votre volonté que pour votre gloire et votre avantage, les esprits vous abandonnent, ils vous laissent vous débrouiller tout seul. Comprenant que vous ne renforcez votre volonté  que pour piétiner les autres,  faire échouer leurs entreprises, profiter d'eux et sachant qu'ils n'auront eux-mêmes pas part à vos gains, ils se retirent.

D'ailleurs votre volonté finira par être brisée. Par contre si vous la mettez en action pour soulager les autres, pour porter leur fardeau, pour les nourrir, vous serez le tout premier à recevoir ce dont vous avez besoin. Les abeilles goûtent à leur propre miel, n'est-il pas vrai?

Travailler pour les autres, on a tout à y gagner ! Celui qui fait des efforts pour développer sa volonté est le premier à en bénéficier à condition que cette volonté soit consacrée au service de la volonté divine. C'est la seule façon d'attirer les anges et les grands Maîtres. On peut cultiver des siècles sa volonté pour soi-même, ce sera vain. Si on la consacre à Dieu, à son service, les plus hautes intelligences viendront participer à votre travail. Voilà le plus grand secret que peut recevoir le disciple.

Développez votre coeur et votre volonté consacrez-les au bien des autres. Parce que vous ne travaillerez pas pour vous seul, de grands Esprits vous aideront. Ils aiment à participer aux activités de l'homme, si celui-ci bannit l'égoïsme et oeuvre pour la collectivité. Il n'y a pas d'autre voie.

De nouveau je vous invite à opérer une révision de vos désirs, de vos pensées, de vos comportements, afin de les remplacer par de meilleurs. Dites désormais: "Je veux être intelligent et puissant afin d'accomplir ma tâche au service de la volonté de Dieu. Je travaillerai pour la gloire du Seigneur". Vous sentez alors que des entités s'approchent pour soutenir votre effort.

Chacun doit réviser ainsi sa vie en se demandant s'il travaille ou non pour Dieu, s'il ne poursuit que sa propre ambition ou s'il fait tout pour glorifier le Seigneur sur la terre comme les anges le glorifient dans le ciel. Posez-vous cette question aujourd'hui même, n'attendez pas à demain. Il faut que vous sachiez où vous en êtes, vous constaterez que vous êtes encore bien loin d'une telle attitude intérieure.

On se croit savant, intelligent, capable, parfait, irréprochable, magnifique. et l'on n'a encore rien réalisé, rien accompli. Pourquoi? Parce qu'on ne s'est pas encore consacré à Dieu, parce que vos pensées ne sont pas tournées vers Lui. Chacun ne s'occupe que de lui-même, chacun tire à soi la couverture en laissant son compagnon dans le froid. Seules les mères pensent à couvrir leur enfant, même en cédant leur propre couverture. Mais dans les familles, dans les sociétés, dans les peuples, tous ont adopté cette devise: "Pourvu que j'aie chaud! Tant pis pour les autres! Qu'ils grelottent!" Et quand il fait trop chaud, on jette l'édredon sur l'autre.

Vous suivez l'Enseignement de cette école depuis plusieurs années, donc vous avez déjà entendu ces vérités, mais je parle aussi pour d'autres, qui ne sont pas ici; ils liront un jour ces réflexions, qui seront pour eux une révélation. Ils diront: "Depuis cinquante, soixante ans, je travaille uniquement pour moi, et c'est pour cela que je n'ai pas réussi".

Actuellement on vous conseille, dans la vie, de penser à vous-même, c'est l'exemple que donne le monde, dont la vieille culture doit maintenant être remplacée par une autre, meilleure. Les disciples doivent vivre autrement. Qu'ils commencent par réviser leur vie afin de bien savoir s'ils ont travaillé pour la gloire de Dieu, et, quoi qu'il en soit, qu'ils s'y mettent maintenant! Ils seront soutenus par la présence d'êtres magnifiques et ils porteront la joie en eux. Certains n'ont pas connu la joie, le sourire, et leur visage est crispé, tendu.



Message du  27 avril 1943


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/