Merci de votre visite

samedi 12 août 2017

Le TEMPS ne s’explique pas


Le temps, c'est un problème extrêmement compliqué que de nombreux philosophes ont étudié, voulant le connaître en profondeur et comprendre ce qu'il représente.

Pour le découvrir ils se sont livrés à toutes sortes de calculs mathématiques, mais on ne sait pas chez quel savant trouver la vérité. Ils prétendent que le temps est une notion irréelle, purement abstraite, qui n'existe que dans la conscience de l'homme. Mais comment pourraient-ils convaincre les hommes ordinaires d'une telle explication ? C'est impossible.



On aura beau écrire des livres et des livres pour défendre ce postulat, il faut bien reconnaître que l'homme se meut dans l'espace et qu'il vit dans le temps.
Ces spéculations purement philosophiques ne rendent pas les choses plus claires, elles vous égarent plutôt. Ils sont nombreux, les arguments mathématiques et physiques qui démontrent l'inexistence du temps en tant que tel, et qui disent que l'espace et le temps dépendent du mouvement. Si nous augmentons ou diminuons le mouvement, le temps et l'espace sont modifiés. Le temps ne peut exister sans l'espace.

Comment le mesurer, s'il n'y a pas des événements qui se succèdent dans l'espace, s'il n'y a pas un intervalle dans lequel s'effectue un mouvement ? 
Le sujet est si profond qu'il faudrait des heures et des jours de réflexion et de concentration pour pouvoir le traiter clairement. Nous ne le ferons pas aujourd'hui. Mais ce que dit le Maître Deunov est très intéressant :

"Le temps est lié à l'espace, il représente une feuille de papier sur laquelle tout s'inscrit". Donc le temps doit être lié aux archives de la nature.

Certains pensent que la vie, c'est le mouvement. C'est bien plus. En fait, c'est la vie qui crée le mouvement. Dans cette vie, il y a une pensée, et encore bien autre chose.

Peu d’hommes et de femmes se lèvent le matin avec une idée fondamentale qui guidera leur activité et leur comportement durant toute la journée. Dès le réveil, la plupart s’agitent dans tous les sens, ils sortent, ils rentrent, et le soir ils se couchent épuisés, pour recommencer le lendemain : ils auront peut-être d’autres pensées, mais tout aussi désordonnées. Qu’ils décident d’être enfin habités et guidés par une idée, et alors, des forces qu’ils ne connaissent même pas et qui sont pourtant présentes dans leur subconscient, dans les cellules de leur corps, s’éveilleront, associeront leurs efforts et ils se sentiront éclairés, aidés, guidés. L’idée que vous devez mettre au centre de votre vie peut se traduire par un seul mot : lumière."              

Celui qui veut s’approcher de la perfection divine ne se préoccupe pas du temps : il travaille avec des éléments qui appartiennent à une autre dimension. Il se dit : « Même si cela doit m’occuper pour l’éternité, je ne m’arrêterai pas. Même si je n’y arrive pas, je continuerai. Tant que je marche, je suis vivant. »

Leur vie professionnelle, leur vie sociale, leur vie individuelle obligent les humains à tenir compte du temps, et pour certains cela devient une obsession : il y a les rendez-vous auxquels il faut arriver à l’heure, les horaires de travail, ceux des trains, des avions, ceux de l’ouverture et de la fermeture des magasins ou des administrations, etc. Sans parler du temps qu’il faut chercher à économiser puisque, comme on le dit, « le temps, c’est de l’argent. »

Le temps règne sur les humains. Mais, dans la vie spirituelle, le temps ne doit pas compter. L’essentiel, c’est le but. Et même si le but à atteindre reste inaccessible, peu importe, il faut continuer à avancer sans se préoccuper du temps."

Pensée et mouvement naissent de la vie. La vie, on ne la connaît pas.

Message-Audio No  166 le 13 septembre 1942
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

vendredi 4 août 2017

Les deux Pieds sur la Terre



L'étude de la lumière et de ses transformations nous a révélé que tous les esprits vivent dans la lumière. Des transformations, il y en a aussi quand nous mangeons. Manger, c'est étudier la nourriture et ses transformations. La lumière est une nourriture qui arrive du soleil sur la terre, qui l'engloutit, l'absorbe, et lui fait subir des modifications que l'on peut connaître à l'aide de la grande méthode de l'analogie universelle. C'est pourquoi je dis souvent d'étudier attentivement le processus de la nutrition, le trajet qu'emprunte la nourriture, le fonctionnement des glandes qui la transforment, afin de comprendre beaucoup de choses importantes. Avant de devenir du sang, que de transformations les aliments doivent subir ! Ils perdent certains éléments et en reçoivent d'autres. Cette étude approfondie peut vous faire comprendre le secret de la pierre philosophale.  



Comment l'homme peut-il puiser ses énergies dans la nature en transformant en sang liquide les aliments solides qu'il ingère ?

Il est dit que l'on doit transformer la matière en eau, l'eau en air, l'air en lumière. C'est dire que vous devez savoir élaborer la matière pour qu'elle devienne lumière. Je vous le répète, tous les mystères, toute l'alchimie sont cachées dans la nutrition. Il ne suffit pas de manger, manger toute sa vie et de n'étudier que le côté physiologique de ce processus. Il faut en connaître les côtés psychologique, puis ésotérique. Car la nutrition est le reflet de ce qui se passe partout dans la nature, sur la terre, le soleil, les étoiles. Dans tout l'univers règnent les mêmes lois. Toutes les créatures mangent. Pourquoi ?

..... Pour étudier ce qu'ils mangent.

Nous mangeons durant toute notre vie sans nous intéresser intellectuellement, scientifiquement à ce processus. Nous agissons instinctivement, automatiquement, en faisant les gestes nécessaires, mais ces gestes ne sont pas mentalement incorporés dans la conscience. Du plus petit insecte au plus gros des mammifères, tous sont obligés de manger, c'est instinctif. Mais ce qui se cache derrière les instincts est très intéressant et très profond. Pour le savoir, il faut opérer une transposition dans les plans supérieurs. Pourquoi a-t-on l'instinct de manger, d'enfanter, de construire, de marcher ?

C'est en fait un savoir condensé. Si l'on comprenait que les instincts contiennent toute une sagesse, on les étudierait autrement, on cesserait de s'y livrer inconsciemment. Ne vivez pas, ne mangez pas, ne marchez pas instinctivement, sans penser, sans comprendre ! 

L'homme marche sur deux pieds et non sur quatre pattes comme les animaux. Y avez-vous réfléchi ? Les oiseaux ont aussi deux pattes, mais ils sautillent plus qu'ils ne marchent. Vous ne voudriez pas sautiller, n'est-ce pas, ce n'est pas esthétique. La nature a tout bien étudié avant vous qui marchez tous les jours sans avoir jamais réfléchi à vos gestes, à vos mouvements.  Avez-vous pensé à votre façon de marcher ? Le geste est simple à analyser. On avance le pied droit en le soulevant, et ce faisant, on laisse reposer le poids du corps sur le pied gauche. Le pied droit posé en avant, on y porte le poids du corps et le pied gauche s'avance à son tour, et ainsi de suite. Par cette alternance, l'homme se déplace. Pourquoi ?

Il faut l'interpréter, car il y a dans la marche toute une philosophie. Cessez d'agir comme des automates, et vous découvrirez toute une profonde science. Pour la marche, voici une signification : on doit agir dans la vie comme on marche, une, deux, droite, gauche. On actionne d'abord l'intellect, on s'appuie sur lui, puis on avance la méthode du coeur tout en préparant déjà le geste de l'autre pied, car il ne faut pas régler tout seulement avec le coeur. Si certains sont larmoyants, sentimentaux, c'est qu'ils ne marchent pas normalement, ils sautillent sur le pied gauche; ce sont les canards boiteux qui marchent ainsi.  

Il y avait une fois, en Bulgarie, un valet attaché au service d'un homme riche. Un jour qu'il apprêtait une oie pour le repas de son maître, il sentit la faim le gagner, et lorsque l'oie fut cuite à point, il ne résista pas, il arracha une cuisse qu'il mangea. Lorsqu'il apporta l'oie à table, le maître demanda où était disparue la cuisse qui manquait :

"Cette oie n'avait-elle pas deux pattes ?
- Les oies n'ont jamais qu'une patte, rétorqua le valet.

Incrédule, le maître gagna la basse-cour et constata qu'en effet, les oies se tenaient immobiles sur une seule patte. Mais il se mit à leur lancer des pierres et les volatiles aussitôt s'enfuirent bel et bien sur deux pattes.

"Tu vois bien qu'elles ont deux pattes, les oies.
- Oh! c'est parce que vous leur jetez des pierres. Quand elles vivent en paix, elles n'en ont qu'une. C'est pendant la guerre qu'elles en ont deux".

Les hommes eux aussi ont deux jambes quand les avions leur jettent des pierres bizarres. Combien se sont cassé la tête en fuyant trop vite dans les escaliers ! Il n'y a pas lieu d'en rire, cela peut nous arriver à tous. Ces jours passés un de nos voisins a eu tellement peur quand la sirène hurla l'alerte aux avions qu'il descendit à la cave sans fermer le robinet de sa baignoire. Bientôt l'eau se mit à dévaler du sixième étage dans tout l'immeuble et les locataires réfugiés dans l'abri regardaient ce ruisseau avec stupeur.

Le concierge monta voir d'où cela venait; comme nous n'avions pas bougé, il pensait que cela venait de chez nous. Lors de notre première conférence, l'eau manqua dans l'immeuble au cours de la matinée. J'avais ouvert le robinet de la cuisine, pour m'assurer que l'eau manquait réellement partout, mais j'avais oublié de le refermer avant de sortir. A mon retour, l'eau aussi était revenue ! Quelle inondation ! La cuisine était un lac. Je me mis en devoir d'éponger cette eau. Quand soeur Stella entra, et qu'elle me vit patauger dans ce lac artificiel, elle poussa des cris effarés. Moi, je criais de joie: toute cette eau signifiait que l'eau allait couler, elle annonçait que la conférence, deux heures plus tard, réussirait.

 Oubliez les canards. N'imitez pas non plus les quadrupèdes ni les ivrognes qui titubent et avancent comme s'ils voulaient mesurer la distance qui sépare le bistrot de leur maison. En Bulgarie, nous disons qu'ils arpentent le sol. Vous êtes des humains et vous devez marcher sur deux pieds. Mais avant tout, occupez-vous de la nutrition, étudiez-la des points de vue anatomique, physiologique, psychologique, et vous découvrirez la clé de grands mystères.



Par la suite, des travaux plus ésotériques vous feront comprendre comment la nature agit à l'intérieur d'elle-même pour donner naissance aux divers métaux. Au début de sa gestation, l'or n'était pas de l'or, et il n'y en a pas partout ; dans certains endroits il n'en existe pas. L'or se forme dans la terre au cours des millénaires. Pour le former, l'eau se sert de certains processus que les alchimistes ont étudiés longuement. Ils ont étudié aussi les lieux où l'or existe et les matériaux bien déterminés à partir desquels il apparaît. Ils ont établi toute une théorie à ce sujet, qu'il serait trop long de vous expliquer. Ils disent qu'il y a au sein de la terre un facteur, une force qui rayonne à travers les corps; cette force provient du soleil. Je pense à vous parler plus tard de ces choses mystérieuses et fabuleuses, qui semblent sortir des contes des Mille et une Nuits et qui cependant sont vraies, même si elles ne sont pas en accord avec la science officielle.

Message-Audio No 150 le 12 avril 1942
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov


Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

Il existe 3 catégories de chercheurs



Les amis qui viennent me poser des questions sont de trois sortes.

Les premiers ressemblent aux pierres. Quand on prend une pierre on lui donne un coup de pied pour la faire rouler et elle s'arrête bientôt. Pour qu'elle continue à bouger, il faut encore une fois lui donner un coup de pied, et ainsi de suite indéfiniment. A ces êtres semblables aux pierres, vous devez donner des coups afin qu'ils se meuvent, qu'ils marchent, car ils doutent ou critiquent au lieu de continuer leur travail.

Je laisse ces pierres aux bons soins du Grand Sculpteur qui possède de gros marteaux ! Je choisis ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie, celle des graines. Je les prends, je les plante et elles commencent à germer et à pousser toutes seules. Il faut leur donner de l'air, de l'eau et de la lumière, mais elles croissent et travaillent d'elles-mêmes. Je laisse de côté les pierres, et aussi les graines qui ne veulent pas germer.



Mon affaire, c'est d'arroser ; il faut que les plantes croissent d'elles-mêmes. On ne plante les bonnes graines qu'une fois, une seule fois, il ne faut qu'un unique choc, pour les éveiller ; les pierres, il ne faut jamais cesser de les pousser.

Les êtres de la troisième catégorie sont comme les animaux. Une fois mis au monde ils cherchent eux-mêmes leur nourriture. Il n'y a pas de souci à se faire à leur sujet. Voyez les poussins qui, à peine sortis de l'oeuf, cherchent l'herbe et se débrouillent. Cette catégorie d'hommes représente les êtres les plus élevés. Une fois allumés, lancés sur le chemin à suivre, ils savent marcher. Ils n'ont pas besoin de nous.

Ils cherchent eux-mêmes leur nourriture et savent se déplacer pour cela. Nous ne sommes pas encore de cette catégorie. Ce sont les génies qui en font partie ; par la suite ils deviendront des soleils.

Même les plus grands Initiés ont eu besoin de l'aide de quelqu'un ; voyez le Bouddha et Moïse. Vous direz que le Christ n'a pas été dans ce cas. C'est une autre question. Ce n'est pas le moment de l'aborder.

Dans la religion catholique il y a beaucoup de choses qui empêchent de comprendre au lieu d'éclairer. Je ne suis nullement contre la religion catholique et suis au contraire un fervent catholique puisque le mot "catholique" signifie universel. Le dogme dit que le Christ était Dieu, qu'Il a jeûné quarante jours, et qu'Il est ressuscité des morts. Pourquoi, s'Il était Dieu, l’Église nous demande-t-elle de devenir comme Lui ? Puisque nous ne sommes pas Dieu, comment pourrions-nous ressembler à Jésus ?

Quand on nous montrera que nous sommes de la même nature que le Jésus et que nous sommes aussi des dieux nous comprendrons qu'il n'y a pas d'abîme entre l'homme ordinaire et Jésus. La différence réside dans le fait que nous n'avons pas travaillé tandis que Lui avait développé sa nature divine.

Nous ferons, alors, le travail qu'Il a indiqué comme devant nous conduire à son état.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov


Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

vendredi 28 juillet 2017

LA TRANSFORMATION DES DÉTAILS



Pour gagner le coeur de quelqu'un il ne faut pas agir par la violence. C'est une grave erreur. Que de malentendus dans ce domaine entre les hommes et les femmes ! Un homme aime ou désire une femme, il se met immédiatement à vouloir la conquérir et il y met de la violence. Mais en réalité, la femme doit rester libre. C'est à elle de savoir si elle pourra aimer ou non cet homme qui veut s'imposer.

Vous voulez tous obliger les autres à vous aimer, et tout ce que vous obtenez par ce procédé, c'est qu'ils s'éloignent davantage au lieu de se sentir attirés. Je connais nombre d'hommes déçus seulement à cause de cette faute qu'ils commettent. Ils ne réussiront pas à garder une femme en usant de tels procédés. Même s'ils consentent à des sacrifices par ailleurs, les femmes les abandonnent.



A ces hommes je dis :  "Si vous avez des déceptions, c'est que vous avez été violents. Vous devez vous corriger".

De son côté la femme délaissée doit se poser une question: "Pourquoi ne puis-je réussir à gagner l'amour d'un homme? J'ai déjà eu plus d'un échec". Chacun doit s'analyser afin de savoir ce qui en lui repousse ou éloigne les autres.

Peut-être regardons-nous les autres avec une expression de violence. Lorsque nous les regardons, nous voulons qu'ils nous répondent, qu'ils fassent attention à nous. Celui qui reçoit la projection d'une telle volonté se sent violenté. Alors, comment regarder ?

On doit regarder avec tendresse, pourquoi pas ? Mais le regard toujours doit laisser libre. Un regard insistant, qui s'impose, qui réclame que l'on vous regarde aussi, et avec la même insistance, c'est une contrainte, c'est une violence. Or, chacun répondra d'après son état, ses conceptions, ses réactions. Posez-vous donc la question, même si c'est la première fois de votre vie. "J'aime tout le monde et personne ne s'attache à moi. Pourquoi?

Parce que je veux que les autres se manifestent selon mon désir et ma volonté. Je ne les laisse pas libres. Je ne les respecte pas". Voilà la réponse. Il faut se corriger. Deux choses doivent être changées : premièrement le regard, secondement la pensée. Dès que vous vous y prendrez autrement, que vous aurez adopté de meilleures méthodes de travail, Dieu donnera aux autres l'ordre de s'ouvrir à vous, de vous aimer. Si nous n'agissons pas dans la liberté, les procédés les plus magiques et tous les moyens imaginables ne pourront amener les autres à s'ouvrir. Ils resteront toujours étrangers à ces modes d'attirance, d'attraction.

Le riche qui cherche à gagner le coeur d'une femme par des cadeaux s'étonne de n'y pas réussir. "Je lui ai donné des présents coûteux,  je l'ai installée dans un palais, mais je n'ai pu l'attendrir". Un coeur ne se gagne pas de cette façon. Il y a un secret à découvrir. Ce secret, c'est l'amour impersonnel, c'est la lumière toute pure, c'est la liberté. La liberté n'accepte pas les influences, les pressions, les tourments. Elle ne veut pas que l'on violente le coeur et l'âme. L'âme humaine ne s'épanouira devant nous que si nous l'aimons avec tendresse, purement, dans la liberté et le respect. Elle dira: "Je suis bien auprès de cet être-là". 

Croyez-moi, changez votre comportement. Si vous continuez à vous manifester comme par le passé, vous souffrirez de façon terrible dans votre vanité et dans votre orgueil. Il y a dans le regard quelque chose qui repousse. On ne s'en rend pas compte, mais ce regard ne plaît pas. Vous pensez que l'autre doit être enchanté que vous le regardiez ainsi, et lui ne sait pas comment vous dire que cela ne lui plaît pas. Il voudrait le dire sans blesser votre coeur, et c'est très délicat. Parlons aussi de vos lettres.

Si je vous dis maintenant ce qui dans ces lettres ne correspond pas aux lois, d'un point de vue initiatique, vous serez désolés. Une lettre dit par exemple: "Je vous aime beaucoup, j'ai pour vous un amour respectueux et profond, je suis enchanté de vous". Tout cela est fort positif, mais après avoir couvert sa feuille de papier pour faire ces déclarations, voilà que le scripteur continue sa lettre en écrivant en travers du premier texte, en croix! Cela n'est pas permis. C'est une preuve de violence.



Vous allez voir en quoi c'est une violence.

Si on écrit un mot magnifique et qu'on le biffe soi-même ensuite, cela veut dire: "Je ne crois pas moi-même tout ce que je vous ai écrit". Il ne faut jamais écrire en formant des lignes croisées. Cela démontre que l'on est capable d'ajouter des choses très inférieures à d'autres qui sont sacrées. Voilà un détail très important et très significatif, et il faut qu'un Initié vienne vous l'expliquer! L'habitude d'écrire en travers sur un texte, cela existe dans les bureaux. Le directeur, pour montrer son autorité prend les dossiers, les annote en travers ou signe en biais sur le texte. C'est le signe qu'il se moque et méprise ses employés, ses subordonnés. Il veut montrer que tout dépend de lui. C'est un geste de violence, l'expression d'un orgueil caché. Vous ne pouvez contredire cette analyse, n'est-ce pas ?

Lorsque Dieu crée quelque chose Il n'aime pas que l'homme vienne tracer ses mots à lui en travers de son oeuvre. Il n'aime pas que des esprits inférieurs viennent y inscrire leur texte par-dessus le sien. Il a écrit dans le coeur humain l'amour, dans l'intelligence la sagesse, dans l'esprit la liberté. Et les hommes prétendent changer tout ça. Dieu dit: "Non".

Donc les Initiés préservent et gardent leur liberté. On peut essayer de les gagner par n'importe quelles méthodes, on n'aura qu'à pleurer ensuite: "Je n'ai pas réussi". Il ne vaut même pas la peine d'essayer, d'ailleurs, si on ne connaît que ces méthodes-là. Que chacun s'analyse! Certains usent de tels procédés depuis quarante ans sans y avoir jamais réfléchi, malgré que les résultats sont toujours décevants ou nuls. Il faut donc changer son attitude, se transformer, et l'on verra si les résultats sont meilleurs ou non.

Pourquoi marcher éternellement dans l'ornière où l'on se traîne depuis sa naissance  On fait les mêmes constatations dans le domaine de l'amitié ou de l'amour. Un garçon tombe amoureux. Il se précipite aussitôt aux pieds de la femme qu'il aime, il lui avoue son amour. Mais il ne fallait pas agir ainsi. Il fallait garder le silence durant des semaines et des mois, et il se serait passé des choses splendides. Car la jeune fille n'apprécie pas tellement un amour qui se manifeste dès la première rencontre. Elle le juge léger.

Les femmes sont méfiantes, parce qu'elles savent par expérience qu'un homme si pressé ne tardera guère à se tourner vers d'autres femmes par la suite. Elles attendent des preuves avant de croire à la vérité d'un amour, d'une affection. Elles veulent recevoir des cadeaux, des gages, une assurance....

Texte de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

samedi 22 juillet 2017

Les mesures de l'apparence physique d'une personne



Dans notre cerveau, il y a beaucoup de mauvaises herbes. Quand nous voulons mettre en culture notre petite terre cérébrale, nous découvrons qu'il est très difficile d'arracher ces plantes sauvages, parmi lesquelles il n'y a pas de blé. Il y a bien des gens qui cueillent ces fleurs et essayent de les vendre dans la rue pour quelques sous, mais peu de personnes les achètent. Les autres fleurs, ce n'est pas le vent qui les sèmera ou les plantera. Il faut que l'homme s'en occupe et qu'il les plante dans un sol labouré.

Il y a des occultistes et des spiritualistes qui sont incapables d'arracher d'eux-mêmes l'idée que Dieu les protégera, les aidera, les instruira, les comblera sans qu'ils aient à étudier, travailler, chercher ; ils disent: "A la grâce de Dieu". C'est une parole inventée par les pharisiens qui croient que les cailles vont leur tomber toutes rôties dans la bouche.  


Pour se débarrasser de ce VOILE qui masque Dieu, il faut se mettre au travail sans attendre. Car nous devons faire la première moitié du chemin. Ensuite, Dieu fera l'autre. Nous allons choisir de bonnes semences, c'est-à-dire de bonnes vérités, et les planter dans notre cerveau et dans notre cœur ; nous les arroserons chaque jour et elles donneront des plantes, des arbres et des fruits en si grande abondance que tout le monde pourra en manger. N'attendez pas davantage.

Le soleil est capable d'enlever votre voile, mais il ne le fera pas, car il se refuse à encourager votre paresse. "Je vous ai donné des yeux, un nez, des oreilles, des mains, un cerveau, etc., commencez donc à vous en servir". Voilà ce que vous dit le soleil.

L'enfant demande-t-il après sa naissance que sa mère marche pour lui ? Pendant la gestation, la mère lui prêtait ses propres jambes, elle le déplaçait comme un fardeau, elle mangeait, marchait pour lui. Mais après sa naissance, il doit apprendre à manger et à marcher lui-même. Ayant commencé par étudier la matière liquide dans le sein de sa mère, il doit maintenant apprendre à connaître la matière solide. Il fait de l'alchimie. Mais il y a un ordre selon lequel il devra étudier désormais ; c'est celui-ci: solide, liquide, gazeux, éthérique ; terre, eau, air, feu ou lumière. C'est le sens de l'évolution, tandis que l'inverse est celui de l'involution. Une voie matérialise les choses, une autre les spiritualise.

Dès lors que nous sommes déjà en possession de la matière, il ne faut pas l'endurcir jusqu'à l'état de pierre. Nous sommes matérialisés, nous avons des mains, des pieds, des organes, un cerveau, du sang. Notre tâche est de spiritualiser, de purifier, et aussi de raréfier, d'éliminer.  

Que représentent les yeux, la bouche, les oreilles ? Où étaient-ils et qu'y avait-il là où sont l'estomac, les poumons ou le nez ? Tous les organes sont des centres, des foyers dont les proportions et les distances sont mathématiquement calculées, car elles sont l'expression des vertus et propriétés du monde invisible. Ni leur distance ni leurs dimensions ne sont arbitraires. Avez-vous mesuré la longueur et la largeur de votre nez ? Vous pensez qu'il n'est guère important de connaître les mesures de son nez. Si ; il est important de se connaître.

Les dimensions de votre bouche, de vos oreilles, de votre front, l'écartement de vos yeux sont révélateurs. Vous vous dites: "Pourvu que je voie bien, le reste ne me gêne pas". Bon, mais avez-vous observé l'écartement des yeux chez les singes ? C'est une chose très significative. Vous voulez savoir ce que cela veut dire, et vous vous précipiterez alors sur votre femme ou sur votre ami pour juger son caractère. Et vos oreilles, et le triangle que forment l'oreille, l'oeil et la bouche, les avez-vous observés ? Ce triangle est différent selon que les oreilles sont placées plus haut ou plus bas, ou selon que la bouche et les yeux sont en avant ou en retrait. Des yeux de grenouille, saillants, n'ont pas le même sens que des yeux enfoncés.

D'après ce triangle, sa forme et sa position, on peut déterminer un homme ainsi que son passé, son avenir, son caractère, son comportement. On peut estimer s'il mérite ou non  la confiance. Les oreilles ne doivent pas être placées haut ; plus bas elles sont, mieux cela vaut. La bouche ne doit pas être trop en avant. Ce sont les animaux qui l'ont ainsi placée, et elle s'appelle alors une gueule ou un museau. C'est une insulte que de parler à quelqu'un de sa "gueule", ne le faites jamais.  

On peut étudier chaque organe. C'est une véritable science. Vous n'avez pas encore pris les mesures de votre tête. Ses proportions vous révéleraient jusqu'où vont votre résistance et/ou votre élan spirituel. Celui qui connaît cette science peut tout de suite voir ce que vous êtes. A l'homme dont la tête est étroite on ne peut confier des fardeaux, même s'il les demande; il a d'autres possibilités, mais il ne peut pas matérialiser ses idées. La largeur de la tête est en rapport avec les qualités masculines, elle caractérise l'homme, alors que la longueur révèle la femme. Si la longueur domine, c'est un indice de l'intensité des sentiments et de la pensée. La largeur dominante indique un caractère batailleur, de la résistance et de la volonté.

Ne vous découragez pas si votre nez n'est pas assez long ou si votre bouche est très large, ce n'est pas tellement mauvais, mais cela a un sens. Dieu nous a donné une bouche, un estomac, il nous a doté d'un cerveau, d'une intelligence, Il attend que nous nous en servions. Il répète: "Étudiez, concentrez-vous, méditez, apprenez !" Ensuite Il fera l'autre partie du travail. Si dorénavant toute la Fraternité pouvait comprendre correctement cette question, si nul d'entre vous ne continuait à nourrir des illusions, si on saisissait véritablement les rôles respectifs de l'homme et de Dieu, on travaillerait tout autrement.

En fait, il y a trois étapes bien distinctes: 

1) La nature accomplit son travail.
2) L'homme fait le sien.
3) Dieu achève l'oeuvre.  

Nous devons faire tout ce que nous sommes capables de faire avant que Dieu ne vienne. Dieu agit en son temps. De nombreux chrétiens disent: "A la grâce de Dieu", et ils attendent tout du ciel. Mais une banque ne vous prête pas d'argent sans vous demander: "Qu'avez-vous déjà fait ?" Si vous avez construit par vous-même une partie de la maison, on vous prêtera ce qu'il faut pour poser le toit. Mais si vous n'avez rien fait, on vous reverra. Il faut d'abord commencer le travail. La grâce de Dieu ne tombe pas comme ça, sur n'importe qui, par hasard.

Non, Dieu fait un choix, Il cherche ceux qui ont déjà travaillé. S'Il voit que vous n'avez rien fait, Il donnera sa grâce à quelqu'un d'autre qui aura mieux compris les choses. La grâce n'allant pas chez tous, beaucoup pensent qu'elle est en dehors de la justice. Oui, cependant elle marche avec la justice.  



Justice et grâce sont-elles contradictoires ?

Que vient faire la justice là où la grâce est accordée ? Et si c'est la justice qui se manifeste, alors pourquoi parler de grâce? Il faut les deux. Si tout est donné par grâce, quelque chose manque, la construction de la maison, votre effort personnel. On ne doit pas attendre tout de la grâce de Dieu. Il faut travailler. Si on ne peut finir, alors ce qui nous manque nous sera offert, nous recevrons de quoi terminer notre maison, de quoi la décorer aussi. Si vous n'avez rien commencé, vous attendrez des siècles, aucun secours ne vous sera accordé. La première moitié du chemin, vous devez la parcourir vous-même. Pour la seconde, Dieu viendra à votre rencontre. Il achèvera le travail.

Message-Audio No 150 le 12 avril 1942
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

jeudi 13 juillet 2017

Sachons vivre l’autre facette des choses



 Ne regardons pas les autres pour les imiter ; s'ils vivent dans la lutte et la méchanceté, ce n'est nullement notre affaire. Chacun vérifie par lui-même. Qui veut vérifier lui-même la méchanceté, la violence, se cassera la tête.

L'autre qui vérifiera la bonté, la sagesse, fera l'expérience contraire. Très peu parmi vous raisonnent correctement.

Vous dites : "Regardons ce qui se passe dans la vie et imitons les autres". Notre philosophie reste alors sans application. Laissons les autres se casser la tête. Dieu vous a placés dans la lumière, la pureté, la joie, Il allège votre âme; ne descendez pas. Si vous voulez descendre, liez-vous fortement à la corde de l'idéal, et ne coupez jamais le lien, car vous tomberiez. Lié, vous ne tomberez pas, vous vous approcherez des choses inférieures et vous apprendrez ce qui se passe parmi les hommes, là où est l'enfer, le mal.

Lorsque vous serez instruit, vous remonterez, la corde vous hissera et vous constaterez que l'idéal vous a retiré de l'enfer. Vous comprendrez qu'en bas, c'est affreux. Si vous descendez sans vous lier, il vous faudra attendre ensuite des siècles que la grâce divine vienne à vous.



 Les véritables disciples ne se leurrent pas d'illusions. Ce sont des rocs, des rochers, des êtres inébranlables. Ils ont observé les autres qui étudient l'enfer et qui, peut-être, en tireront une leçon, à la condition qu'ils restent vivants; car la question est de savoir s'ils resteront vivants dans l'enfer. Je prie Dieu pour que vous sentiez combien ce que je vous dis est vrai. Très souvent, lorsque vous êtes restés des mois en dehors de notre ambiance spirituelle de la Fraternité, vous êtes changés; votre façon de réfléchir est modifiée et il m'est très difficile de me faire comprendre. Vous me regardez en pensant: "De quoi nous parle-t-il ?" Cela parce que nous ne nous sommes pas vus depuis trois mois. Combien on perd vite la mentalité lumineuse qu'on avait acquise !

Voici ce que je pense : vous devriez pouvoir rester séparés de notre ambiance durant des années et garder cependant la même compréhension. Beaucoup parmi vous, après un mois d'absence répondent des choses qui vous déconcertent....

Avant de vous parler, je sens l'atmosphère. Je me dis que tel sujet vous paraîtra brumeux, parce qu'une distance s'est créée entre nous. Il faut que vous saisissiez votre violon et que vous vous mettiez à en jouer. Vous essayez, mais cela ne va plus.

C'est chaque jour qu'il faut se trouver intérieurement dans la même ambiance, la même lumière et pouvoir jouer correctement sur son violon. Il ne faut pas se promener en enfer et raisonner ensuite comme la foule imbécile et matérialiste. Non, vous ne devez pas raisonner comme la foule, car elle n'est pas sur le chemin lumineux. Si vous retournez à ces façons de réfléchir et de penser, c'est triste.

 Laissez la foule non éclairée et allez vers la Fraternité Blanche, apprenez chaque jour, apprenez surtout la nuit pendant que vous dormez. Ils sont nombreux ceux qui lâchent les grands Maîtres en haut et commencent à se faire instruire de jour par la foule. C'est triste. Je suis chargé de vous dire ces choses. Prenez-les au sérieux.

 "Seul l'amour de Dieu apporte la plénitude de la vie".

No 106 du 2 mai 1941
de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/