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dimanche 26 mars 2017

Création artistique et création spirituelle



On peut définir l’être humain comme une trinité ; il a reçu un intellect pour penser, un cœur pour sentir et une volonté pour agir. L’intellect a pour objet la science. Le domaine du cœur est la religion, la morale. Quant à la volonté, elle a besoin d’agir, de façonner, de créer. C’est pourquoi on peut dire que l’art est du domaine de la volonté. La musique, la danse, la sculpture, l’architecture, la poésie, la peinture, etc… sont autant de moyens différents que l’homme a trouvés pour extérioriser, concrétiser, ce qu’il a dans sa tête et dans son cœur.

L’art a donc un lien avec la science et la religion.





La science cherche la lumière, la religion la chaleur et l’art l’activité créatrice. Malheureusement, les humains ont pris l’habitude de les diviser et même de les opposer. Combien de fois on a vu la religion condamner la science et l’art, la science mépriser la religion et considérer l’art comme peu sérieux, alors que l’art se moque bien de l’opinion de la religion et la science ont dit de lui ! Pourtant dans la vie, dans la nature, dans l’être humain tous les trois se tiennent, ils travaillent ensemble. Jamais les Initiés n’ont séparé ces trois domaines. Maintenant que la division s’est produite, la religion est incapable de retenir les scientifiques, qui la rejettent. Mais en réalité ils la rejettent parce qu’ils ne possèdent pas la vrai science ; leur science est seulement axée sur le monde physique, matériel, et ils ne connaissent pas la vraie science, la science des trois mondes, sur laquelle sont fondées toutes les religions. Quant à l’art, il patauge entre les deux ; tantôt il s’oppose à la morale e tà la religion, tantôt il s’oppose à la science.

Dans la nature, je le répète, la religion, la science et l’art ne font qu’un. C’est dans la tête des humains qu’ils sont séparés. Tant qu’on les maintiendra séparés, on n’aura pas la véritable compréhension. La science, la religion et l’art forment une unité grâce à laquelle on peut tout expliquer, tout comprendre. On ne doit jamais séparer en l’homme les activités du cœur, de l’intellect et de la volonté. Tous les trois doivent aller dans la même direction, soudés, unis : ce que l’intellect a approuvé, la cœur doit lui donner la force, son amour, son élan, et la volonté doit le sceller par des actes. Si ce que le cœur sent, l’intellect le réprouve et l’entrave, ou si la volonté complètement désaxée est embarquée pour satisfaire tantôt l’un tantôt l’autre, l’homme périclite. La science est un besoin de l’intellect, la religion est un besoin du cœur et l’art est un besoin de la volonté ; exprimer quelque chose, créer, construire. Et ces trois besoins sont liés, car ce que vous pensez, ensuite vous le sentez, vous l’aimez et enfin vous l’exécutez.

Dans la vie, l’homme fait des plans, des projets. Ensuite il désire les voir réaliser. Enfin, il se met au travail pour les exécuter. Donc, voilà : la pensée, le sentiment, l’action. La pensée doit toujours précéder l’action. Bien sûr, souvent certains font le contraire ; ils agissent sans avoir bien étudié la question. Alors évidemment, il s’ensuit des erreurs, des souffrances et des regrets. Est-il permis d’agir sans réfléchir ? Oui, mais à condition d’être tellement pur, tellement évolué que chaque impulsion pour agir soit inspirée par la divinité elle-même. Il est des êtres exceptionnels, mais bien sûr extrêmement rares, qui se sont identifiés à la Divinité au point que s’ils réfléchissaient avant d’agir, ils introduiraient en eux un élément humain et cela perturberait les courants divins à l’influence desquels ils sont entièrement soumis. Ces êtres-là, après avoir agi, regardent ce qu’ils ont fait, et ils constatent que out est bien. Ces êtres agissent comme Dieu lui-même.

Pour l’homme, rien n’est plus essentiel que l’art. Cela remonte à l’enfance de l’humanité. Et d’ailleurs quelles sont les premières manifestations de l’enfant ? Il ne s’occupe ni de philosophie, ni de science, ni de morale, mais il est un "artiste" : il gesticule, il fait des mimiques, il crie. Les mauvaises langues disent qu’il pleure. Mais non, moi je rétablis les choses et je dis qu’il est en train de chanter, du moins il s’exerce, en attendant que son larynx et ses poumons soient au point. Et puis, regardez comment il danse dès qu’il parvient à peine à se tenir sur ses jambes, comment il dessine et peint avant même d’avoir appris à lire et à écrire. Donnez-lui des cubes ou du sable, et voilà des maisons et des châteaux, il devient architecte.

L’histoire de l’humanité a d’abord été marquée par l’art. La religion a pris ensuite la prépondérance, puis la science a réussi à s’imposer. Mais de nouveau dans l’avenir, c’est l’art, qui aura la prépondérance. Pourquoi l’art ? Pourquoi pas la religion ou la science ?

Depuis des siècles, la religion, ou plutôt les représentants de la religion n’ont pas été vraiment à la hauteur de leur tâche, abandonnant les buts spirituels pour des buts matériels : l’autorité, le prestige, le pouvoir, l‘argent. Au lieu d’enseigner aux hommes la vraie foi, ils leur ont enseigné le fanatisme ; au lieu de les libérer ils n’ont trop souvent cherché qu’à les asservir et les exploiter.

Jésus disait aux pharisiens et aux scribes : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer". Ce reproche est valable pour la majorité du clergé de toutes les religions. C’est pourquoi de plus en plus les humains quittent les églises et les temps.

Quant à la science, elle s’oriente vers des recherches tellement poussées qu’elle est devenue une affaire de spécialistes. Même s’ils voient l’intérêt des découvertes scientifiques, la plupart des gens ne peuvent pas vraiment les comprendre et en faire leur centre d’intérêt.

Seul l’art peut maintenant toucher véritablement les humains et les éveiller à la vraie vie. Cela n’est pas qu’on n’ait aucune critique à faire concernant les formes qu’il a prises aujourd’hui, au contraire, on peut même dire qu’il est loin de ce que les Initiés entendent par le mot "art" c’est-à-dire une activité qui réunit la véritable science et la véritable religion. Mais c’est l’art qui sauvera le monde, un art conscient, éclairé par les vérités de la sagesse et de l’amour. Dans l’avenir, c’est aux artistes que l’on donnera la première place car le véritable artiste est à la fois un prêtre, un philosophe et un savant. Oui, car le rôle de l’artiste, c’est de réaliser dans le plan physique ce que l’intelligence conçoit comme vrai, ce que le cœur sent comme bon, afin que le monde supérieur, le monde de l’Esprit, puisse descendre s’incarner dans la matière.


Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov

Retranscrits par Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

mercredi 22 mars 2017

Servir Dieu signifie servir la pensée



Chaque pensée sortant du cerveau produit des dépôts de matière subtile capables d'obstruer les canalisations. Toute pensée négative, tout sentiment négatif laissent sur les parois des cellules ou des canaux du cerveau une couche très mauvaise conductrice des forces constructives. De là beaucoup de complications pour celui qui engendre de tels sentiments et pensées.

Au contraire, être serviteur de Dieu, concentrer sa pensée pour servir la grande cause sublime de Dieu, ce sont des actions qui paieront vos créanciers pour vous. De quelle façon? Vous trouverez au-dedans de vous-même un fluide, une force, une émanation qui renforcent tous les systèmes de l'organisme. Tel est le salaire reçu. C'est cette force, ce fluide qui font que tous les nerfs se sentent baignés d'énergie, et fortifiés. Lorsque viendront les événements et les chocs qui causent des tensions, cette richesse, ce salaire accumulé comme force intérieure paiera ce qu'on doit aux ennemis; et l'on ne sera pas aussi malade, aussi touché qu'on aurait dû l'être. C'est très simple. Supposez que vous ayez travaillé intensément pendant trois ou quatre jours.



Vous êtes épuisé, vous vous sentez très faible, irrité et hypersensible, si bien qu'un petit inconvénient est capable de vous bouleverser complètement. Si vous êtes bien nourri, fort et sain vous ne le ressentez pas autant; le choc est atténué comme sur une voiture munie de bons ressorts de suspension.

Ce salaire des efforts que vous aviez faits s'appelle aussi, dans l’Évangile "l'huile de la lampe" (lire la conférence sur les cinq vierges folles qui n'avaient pas d'huile dans leur lampe).

Certains diront que c'est du magnétisme et ils iront chez un magnétiseur se faire remplir de cette force. D'autres penseront que ce sont des fluides. . . . Pensez tout ce que vous voudrez, c'est la même chose. C'est une richesse, un salaire, une monnaie accumulés dans votre système nerveux, votre cerveau, votre plexus solaire (car nous avons beaucoup de banques intérieures), où vous le retrouverez quand vous en aurez besoin. L'homme bon qui pense bien accumule en lui une force et une résistance spéciales. Ses cellules sont protégées. A la venue de ses ennemis, il sait et il peut leur opposer la résistance nécessaire. Au contraire, les hommes agités, passionnés, troublés, n'ont presque plus aucune énergie. Un rien les fait s'effondrer. La vie est remplie de ces deux exemples. Certains résistent à tout et d'autres s'affaissent tout de suite.

La monnaie est le symbole de ce qui nous permet de travailler dans tous les domaines. Pourquoi estime-t-on tellement l'argent? Parce que sans lui on ne peut rien faire. L'argent est symbole d'une autre monnaie dans le plan spirituel. Celui à qui elle manque est exposé à toutes les maladies, les privations, les échecs, les moqueries. Lorsque l'on comprendra la valeur de l'argent spirituel, on cherchera à en gagner.

Pour obtenir de l'argent il n'y a que deux procédés: ou le voler, ou être employé quelque part et recevoir un paiement en échange de son travail. Il faut donc trouver un patron et lui dire: "Je veux travailler, accordez-moi un traitement". Actuellement combien sont chômeurs et traînent dans les rues. Il leur manque le bonheur, la joie, l'espérance que cet argent spirituel permet d'acheter. De l'autre côté il y a des magasins où l'on vend la joie, la paix, l'espérance. Les chômeurs ne peuvent acheter, car leur bourse est vide. On leur demande là-bas: "Pourquoi chômez-vous?"

Ils répondent: "Cela ne nous plaît pas, de travailler". - "Bon, alors, vous serez toujours assoiffés, affamés, malades". Presque tous les hommes sont des chômeurs spirituels, parce qu'ils ne veulent pas travailler. Ils veulent être indépendants, donc ils seront dans la misère. Pour pouvoir manger, se marier, avoir des enfants, il faut travailler. Sinon on sera chez le diable, et là on vous arrachera la peau, on vous traira plusieurs fois par jour comme des brebis. Alors au lieu de conserver une liberté stupide, il faut dire: "J'irai travailler chez Dieu". C'est ce que les Maîtres ont fait; ce savoir-là est le vrai savoir.

Dans les rues, les chômeurs traînent et se plaignent: "Je suis sans travail ; je n'ai rien dans mes poches, voulez-vous me donner quelque chose?" Les autres se hâtent; plus intelligents, ils ont été trouver Dieu pour Lui dire: "Peux-Tu m'utiliser dans Ton usine?" Quelquefois Dieu, le Grand Patron, ne vous reçoit pas, car vous ne savez rien faire. Certains ne savent même pas allumer le feu, cela les abaisserait d'apprendre. Ils ne savent pas faire un lit. On leur apporte leurs souliers, on les leur met. Les domestiques doivent parfois parcourir des centaines de mètres pour venir les habiller, pour ramasser leur journal tombé à terre. Ceux qui sont éduqués ainsi sont des chômeurs.

Il y a des choses à apprendre ! Seuls les Initiés ont vraiment compris la valeur de l'humilité. Nous avons contracté des dettes dans le passé et l'heure des créanciers vient forcément, au travers des enfants, de la femme, des amis. Vous croyez que les êtres qui entrent dans votre vie viennent tous pour vous aider, mais ce sont le plus souvent des créanciers.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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vendredi 17 mars 2017

Ne violentez plus vos cellules



Vous prétendez savoir parler vous aussi, et c'est vrai en ce qui concerne l'élocution, la grammaire, la logique, la modulation de la voix, mais connaissez-vous le rythme, l'harmonie et l'économie des forces?

Mon Maître Peter Deunov parlait une journée entière, tandis que moi je n'arrivais pas à dépasser deux ou trois heures, et j'ai compris son secret. Je n'y ai eu recours que rarement à cause de vous.



Il y a une très grande différence entre un Maître et un disciple. Le Maître parle comme il marche, avec rythme, avec harmonie, lentement, doucement, sans hâte, sans enfler la voix. Son débit n'est jamais rapide. Il y a dans ses paroles un rythme, une mesure, et il fait de petites pauses. Voilà le secret du Maître Deunov. Il a toujours la Bible devant Lui, et durant les pauses entre une pensée et une autre il la caresse avec douceur; puis il se remet à parler. Bientôt il s'arrête de nouveau et il agit de la même façon. Son secret, ce sont ces petites pauses. Il ne violente pas ses cellules. Dans tout ce qu'il dit il y a un rythme, dans tous Ses gestes une mesure. Il se repose, et en même temps il émet des énergies. Au cours d'une causerie ou d'une conversation, Il dépense et tout à la fois il récupère.

Un Maître est capable de le faire parce qu'en Lui tout agit sur ses auditeurs: son aura, sa physionomie, ses radiations. Lorsqu'il se tait, l'attention de tous reste concentrée, fixée sur Lui, parce que le Maître est un centre de rayonnement et, durant une pause, on ne risque ni de s'ennuyer ni de s'endormir!

Un disciple qui n'aurait pas encore cette autorité, cette grande beauté, cette influence rayonnante capables de remplacer quelques instants la pensée et l'éloquence risque fort d'endormir ses auditeurs s'il fait de telles pauses; il doit tenir leur attention constamment éveillée. Sa pensée doit couler, couler de façon suivie, comme l'eau d'un ruisseau. J'ai peur de m'arrêter comme fait mon Maître, de ménager des pauses, parce que je ne suis qu'un disciple. Lui se tait par moments.

Je vous parle sans m'interrompre, je joue à l'éloquence. Mais maintenant je change un peu ma manière, et je dis: "Tant pis, que les frères s'endorment! Je veux économiser mes forces!"

Vous êtes toujours plus nombreux, il me faudra bientôt parler du matin au soir; j'ai donc décidé de respecter certaines des règles que j'ai apprises auprès du Maître Deunov. Vous remarquerez que je m'exprime lentement, comme si les mots me manquaient, alors que je pourrais parler très vite, il suffirait pour cela que je déclenche un de mes centres. Vous seriez satisfaits, sans doute, mais je me fatiguerais. Il faut que vous vous habituiez à mon débit plus lent et aux pauses que je ferai de temps à autre. Que cela ne vous trouble pas! Ce sera magnifique pour vous!

Le disciple doit devenir un exemple dans sa conduite, comme dans sa pensée, sa tenue, ses mouvements, sa démarche. C'est toute une science. Révisez tout ce que vous faites, essayez de voir si votre démarche est harmonieuse, naturelle, si vous respirez bien, et vous découvrirez peut-être que non. Il vous aura fallu des années pour vous en apercevoir, parce que vous ne vous observez pas. Révisez aussi votre façon de manger.

Votre attention n'est pas éduquée, elle n'est pas vigilante, et jamais vous ne vous êtes posé la question: "Ai-je assez ou non trop mangé? Ai-je mis mon amour dans la nourriture? Ai-je remercié de la recevoir? Ce sont les suites d'un repas qui vous répondront. Si vous êtes alourdi, mal à l'aise, c'est que vous n'avez pas accompli correctement cet acte important de la nutrition. La respiration doit améliorer votre état, vous renforcer, sinon vous pouvez savoir que vous n'avez pas bien respiré. Révisez vos comportements en observant leurs résultats. Comment sentez-vous, respirez-vous, mangez-vous?

Le disciple doit devenir un exemple en toutes choses.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


Meilleure Réaction face aux offenses



Souvent les gens s'offensent les uns les autres à propos et hors de propos, à temps et à contre-temps. Comment supporterez-vous l'offense ?

Ou bien vous attendrez qu'on vous demande pardon, ou bien vous répondrez par une nouvelle offense. Autrefois, pour une offense, les hommes se seraient battus en duel. Il vaut mieux avant d'offenser quelqu'un te demander si ce que tu diras est vrai. Si tu es sûr que c'est vrai, ne te hâte pas encore, réfléchis si c'est le lieu et le moment de dire ce que tu as pensé.



Il y a des circonstances où tu dis la vérité, mais tu ne la dis pas en temps et lieu. Dans ce cas, tu peux encore offenser quelqu'un. Cela s'applique non seulement à l'offense, mais aussi à la louange. Si tu loues un homme fais-le en temps et lieu. Si tu fais le bien fais-le en temps et lieu. Si tu cherches la vérité, tu la trouveras aussi bien dans l'offense que dans la louange. Mais si on te loue ou si on te blâme trop, on peut te causer du dommage. En toute chose il doit y avoir une mesure.

Maintenant je vous donnerai la règle suivante pour la vie : agis avec les gens comme tu veux qu'ils agissent avec toi. Si vous appliquez cette règle, vous éviterez beaucoup de contradictions.

En vous prononçant sur l'oeuvre d'un écrivain, d'un musicien, d'un poète, d'un savant ou d'un artiste, vous devez observer la même règle. Aujourd'hui vous vous prononcez sur eux, mais un temps viendra où d'autre se prononceront sur vous. Vous comprendrez alors si vous avez bien agi  si vous vous êtes prononcés correctement.

Il y a des cas dans la vie où l'homme peut supporter tranquillement le plus grand combat: mais, si on lui dit une seule parole blessante, il ne peut la renfermer dans sa poche. Pourquoi ?

Les hommes sont éduqués de telle façon, qu'ils exigent qu'on se comporte bien avec eux, qu'on les estime et qu'on les respecte. Alors, si on les offense, ils le supportent difficilement. Autre est la question si cette offense vient d'un être aimé.

Là on pardonne plus facilement. Une offense n'est autre chose qu'un Ours qu'on rencontre dans une forêt. Elle provient de la nature grossière de l'homme. Si l'homme qui t'a vexé est grossier, cela montre que tu as rencontré son ours ; S'il te pique avec sa langue c'est que tu as rencontré son serpent; S'il te fait peur, tu as rencontré son lièvre. Ce n'est pas l'homme lui- même, ce sont ses serviteurs. L'homme est un être collectif.

Quand on dit : Connais-toi toi-même, cela veut dire, connais le trait spécial qui te distingue des autres êtres de la collectivité. L'homme se distingue par trois choses : par sa vie, exprimée dans sa volonté, par ses sentiments nobles, exprimés par son coeur et par sa juste, et lumineuse pensée.

Pense toujours juste, sans craindre qu'on te punisse ou qu'on te tue comme un soldat sur un champ de bataille. Quelle est la pensée d'un soldat ? il pense à avancer pour vaincre son ennemi, mais il le fait par peur ou par contrainte.

Autre chose est de penser que le monde est créé raisonnablement, que c'est Dieu qui le dirige et que tu accomplis la volonté de Dieu volontairement.

PAR PETER DEUNOV
Pensée du 24 Septembre 1957

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samedi 11 mars 2017

La démarche du Maître Spirituel Peter Deunov



Croyez-moi : il y a dans la démarche du Maitre, quelque chose d'extraordinaire. Avant de se mettre en route, il se tient la tête et le corps bien droits. Jamais il ne se précipite, mais il reste un instant immobile, jetant un regard devant lui, puis à droite et à gauche, comme un général qui aurait une armée derrière lui à qui il ordonne: à droite! à gauche! On sent que c'est pour lui-même qu'il agit ainsi, non pour les autres. Ensuite il avance. Je ne l'ai jamais vu se mettre en marche avant de s'être orienté et sans avoir vu devant et derrière lui ce qu'il y avait, ni avant d'avoir placé son corps dans une certaine attitude. Je ne l'ai jamais vu le dos courbé ou la tête baissée, et quand il avance, il semble ne faire aucun effort. Ses mouvements sont si légers qu'il paraît ne pas toucher terre. Pourtant il fait de grands pas, on dirait qu'il vole. C'est stupéfiant! Il se déplace dans l'espace avec une souplesse, un calme et une joie extraordinaires, et assez vite en général. On ne saurait l'imiter.



Il ne marche lentement que sur le terrain d'Izgrev où nous faisons des exercices et où quelquefois il se promène avec un frère ou une soeur. Durant toute la conversation il garde la même tenue remarquable. On éprouve à le regarder une harmonie; il y a une musique dans ses gestes, dans sa démarche où il n'apparaît rien de lourd, de triste, de forcé. On a de la peine à le suivre; on croit prendre son pas, et il vous dépasse; il faut courir.

A Rila, quand nous étions en excursion avec lui, nous courions tous. Il était toujours le premier, pas essoufflé du tout malgré la pente. Il connaît le secret de la marche et surtout de la respiration. En marchant il respire sur un rythme inconnu tout en faisant avec les mains et le corps des mouvements destinés à neutraliser, à anéantir toutes les forces désharmonieuses qui provoquent la fatigue. Avec ses quatre-vingts ans, le Maître Deunov est le seul qui n'est pas fatigué ni essoufflé, alors que tous les autres, plus jeunes, sentent leur coeur.

Dans cette démarche, il y a toute une philosophie et toute une science qui concerne d'abord la respiration, ainsi que la pensée que l'on garde en soi, la tenue de la tête et les mouvements des mains. Tous ces éléments vont de pair, car la démarche de l'homme est un système complexe de mouvements simultanés qui doivent être harmonisés.

Si vous gravissez une pente et que vous chantiez, au bout de cinq minutes vous serez épuisé, essoufflé, c'est évident, parce que votre respiration ne peut être en harmonie avec le mouvement de vos pieds et que vous contrecarrez la bonne circulation des forces en vous. Le secret, c'est que tout, la pensée, la respiration, les gestes, doit participer à ce que vous êtes en train de faire: marcher. Tout doit oeuvrer en harmonie.

Cette vérité vaut pour toutes les activités de la vie. Quoi que vous entrepreniez, vous devez tout harmoniser en vous afin de ne pas gaspiller vos énergies. J'ai beaucoup observé ceux qui travaillent. S'ils ne savent pas harmoniser tout en eux, ils se fatiguent très vite. S'ils savent le faire, ils ne s'épuisent pas. C'est la grande différence qui sépare l'apprenti de son patron.

L'expérience a enseigné à celui-ci comment travailler. Cela est vrai en peinture, sculpture, chant, philosophie, dans tous les métiers, dans tous les domaines. Voyez certains chanteurs qui après quelques instants sont essoufflés et anéantis, parce qu'ils étaient crispés. Et les orateurs; certains ne peuvent parler plus de quelques minutes, alors que d'autres le font sans fatigue durant des heures. C'est une chose que j'ai vue chez mon Maître également. Non seulement Il sait marcher, mais Il sait parler.


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jeudi 9 mars 2017

Enseignez le bonheur et la joie autour de vous



D'autres n'ont pas fait l'expérience du bonheur, de l'inspiration, qui pourtant devraient constituer la Vie, tout naturellement.

Vous vivez dans le bonheur et la joie, mais beaucoup autour de vous ne connaissent ni l'un ni l'autre. Allez auprès d'eux, montrez-leur que c'est possible d'être souriant, gai, équilibré, heureux. Tous ne possèdent pas une telle philosophie de la vie, ils en sont même très loin, et lorsque vous leur expliquez ces choses élémentaires qu'ils ignoraient complètement, ils vous sont reconnaissants.



Pour beaucoup, c'est perdre son temps que de travailler pour la gloire de Dieu. Pour nous, c'est le contraire : travailler pour Dieu, c'est sauver sa vie. Il importe peu que l'on remarque ou non ce que vous faites, que l'on comprenne ou non pourquoi vous le faites. Ce qui compte, c'est de travailler pour Dieu, même devant trois personnes seulement.

Glorifiez Dieu par votre vie sensée, douce, généreuse, magnifique. Devenez un exemple par toute votre conduite, vos pensées, votre tenue, vos mouvements. Ne pensez pas avoir dominé tous les détails de votre vie quotidienne. Même sa démarche, on peut l'améliorer.

Observez, et vous découvrirez que vous n'aviez jamais encore révisé votre façon de marcher. Pour les Initiés la démarche est très significative. Ils y lisent votre degré de développement suivant que vous vous balancez comme une chaloupe, que vos pieds sont longs ou courts, suivant le rythme harmonieux de vos mouvements. J'ai compris l'importance et le sens de la démarche un jour que, après un entretien que j'avais eu avec mon Maître Peter Deunov, celui-ci, comme je m'éloignais, me regardait et je sentais si fortement son regard et sa pensée fixés sur moi que je me mis à surveiller la façon dont je marchais.

Jusque-là je n'y avais jamais porté attention. J'étais très jeune, et je fus profondément touché par la pensée de mon Maître. Je me mis dès lors, à observer mes gestes et mes comportements en les comparant aux siens, qui ne ressemblaient pas à ceux des autres et je découvris en moi de nombreux défauts à corriger. Que de choses révélait! Sa façon de tourner la tête, de se lever, de s'asseoir, de se déplacer! J'observais tout, même le timbre de sa voix.

C'était l'hiver, il faisait très froid. Le Maître avait chez lui un gros brûle-parfum rempli de braises qu'il ranimait avant que j'entre, puis de temps à autre Il remuait le charbon avec son pique-feu d'une façon si agréable que je ressentais, chaque fois qu'Il le faisait, une douce chaleur au plexus solaire. Il m'entretenait de beaucoup de choses; par exemple des corbeaux qui chaque année venaient à Varna, arrivant d'un certain côté de la ville, et je m'étonnais qu'Il s'intéressât à des détails auxquels nul n'accordait aucune importance. Un monde nouveau s'ouvrait pour moi. Donc, en Le quittant, je sentais, tout en avançant, sa pensée concentrée sur ma démarche. Comment L'ai-je perçue ? C'était une sensation inexprimable. Depuis lors j'ai observé les démarches et j'ai compris qu'une part de notre succès dépend de notre façon de marcher. Elle est capable d'entraver notre réussite.

Par la suite, j'ai regardé mon Maître marcher, très souvent, lorsque nous allions le matin avec lui contempler le lever de soleil sur les hauteurs de Varna, d'où la vue s'étend sur la Mer Noire. Le soleil se levait au ras de l'eau, très rouge à cause des vapeurs qui s'élevaient de la surface de la mer. La couleur du disque était si merveilleuse qu'on avait comme un désir de boire sa lumière. Et nous faisions là nos exercices.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/



dimanche 5 mars 2017

GLOIRE A TOI SEIGNEUR nous enseigne Omraam Mikhaël Aïvanhov



Voici, je vous donne un petit exercice à pratiquer tous les jours.

Chaque heure prononcez la formule "Gloire à Toi, Seigneur !" en dirigeant vers Dieu toute votre pensée. Cela deviendra peu à peu une habitude qui vous sera si précieuse que tous les livres du monde ne sauraient vous donner une telle joie et un si grand bonheur.

Peut-être savez-vous déjà tout ce qu'enseignent toutes les bibliothèques du monde, mais cet exercice, vous ne l'avez pas encore fait, malgré votre science, votre richesse, votre puissance, votre situation, vous l'ignorez. C'est ce qu'il vous reste à faire!

Vous ne le regretterez jamais.



"Voulez-vous que les eaux de cette source se déversent en vous? Ouvrez largement votre coeur et votre intellect et commencez à donner". Quelle pensée magnifique! Je n'ose pas insister sur ce mot: donner, car la seule idée de don fait se fermer les visages et les coeurs, c'est comme si on se trouvait d'un coup devant un récif de corail en pleine mer. Mais encore faut-il bien comprendre ce que signifie le mot "donner".

L’Église en parle beaucoup, mais elle en a fait "la charité, les actes de charité". Pour nous il s'agit d'autre chose. "Si vous vous fermez, dit le Maître Deunov, les eaux de la source se congèleront pour vous et vous ne recevrez plus rien. C'est cela qui empêche l'homme de réaliser ses bons désirs. Si une pensée lumineuse vient dans votre coeur, ne dites pas qu'elle ne peut se réaliser, mais ouvrez largement votre intellect et votre coeur, attelez votre volonté au travail et vous verrez de quelle façon tout vous viendra en aide".

Vous avez déjà fait l'expérience, j'en suis sûr, que si vous ne développez et utilisez votre volonté que pour votre gloire et votre avantage, les esprits vous abandonnent, ils vous laissent vous débrouiller tout seul. Comprenant que vous ne renforcez votre volonté  que pour piétiner les autres,  faire échouer leurs entreprises, profiter d'eux et sachant qu'ils n'auront eux-mêmes pas part à vos gains, ils se retirent.

D'ailleurs votre volonté finira par être brisée. Par contre si vous la mettez en action pour soulager les autres, pour porter leur fardeau, pour les nourrir, vous serez le tout premier à recevoir ce dont vous avez besoin. Les abeilles goûtent à leur propre miel, n'est-il pas vrai?

Travailler pour les autres, on a tout à y gagner ! Celui qui fait des efforts pour développer sa volonté est le premier à en bénéficier à condition que cette volonté soit consacrée au service de la volonté divine. C'est la seule façon d'attirer les anges et les grands Maîtres. On peut cultiver des siècles sa volonté pour soi-même, ce sera vain. Si on la consacre à Dieu, à son service, les plus hautes intelligences viendront participer à votre travail. Voilà le plus grand secret que peut recevoir le disciple.

Développez votre coeur et votre volonté consacrez-les au bien des autres. Parce que vous ne travaillerez pas pour vous seul, de grands Esprits vous aideront. Ils aiment à participer aux activités de l'homme, si celui-ci bannit l'égoïsme et oeuvre pour la collectivité. Il n'y a pas d'autre voie.

De nouveau je vous invite à opérer une révision de vos désirs, de vos pensées, de vos comportements, afin de les remplacer par de meilleurs. Dites désormais: "Je veux être intelligent et puissant afin d'accomplir ma tâche au service de la volonté de Dieu. Je travaillerai pour la gloire du Seigneur". Vous sentez alors que des entités s'approchent pour soutenir votre effort.

Chacun doit réviser ainsi sa vie en se demandant s'il travaille ou non pour Dieu, s'il ne poursuit que sa propre ambition ou s'il fait tout pour glorifier le Seigneur sur la terre comme les anges le glorifient dans le ciel. Posez-vous cette question aujourd'hui même, n'attendez pas à demain. Il faut que vous sachiez où vous en êtes, vous constaterez que vous êtes encore bien loin d'une telle attitude intérieure.

On se croit savant, intelligent, capable, parfait, irréprochable, magnifique. et l'on n'a encore rien réalisé, rien accompli. Pourquoi? Parce qu'on ne s'est pas encore consacré à Dieu, parce que vos pensées ne sont pas tournées vers Lui. Chacun ne s'occupe que de lui-même, chacun tire à soi la couverture en laissant son compagnon dans le froid. Seules les mères pensent à couvrir leur enfant, même en cédant leur propre couverture. Mais dans les familles, dans les sociétés, dans les peuples, tous ont adopté cette devise: "Pourvu que j'aie chaud! Tant pis pour les autres! Qu'ils grelottent!" Et quand il fait trop chaud, on jette l'édredon sur l'autre.

Vous suivez l'Enseignement de cette école depuis plusieurs années, donc vous avez déjà entendu ces vérités, mais je parle aussi pour d'autres, qui ne sont pas ici; ils liront un jour ces réflexions, qui seront pour eux une révélation. Ils diront: "Depuis cinquante, soixante ans, je travaille uniquement pour moi, et c'est pour cela que je n'ai pas réussi".

Actuellement on vous conseille, dans la vie, de penser à vous-même, c'est l'exemple que donne le monde, dont la vieille culture doit maintenant être remplacée par une autre, meilleure. Les disciples doivent vivre autrement. Qu'ils commencent par réviser leur vie afin de bien savoir s'ils ont travaillé pour la gloire de Dieu, et, quoi qu'il en soit, qu'ils s'y mettent maintenant! Ils seront soutenus par la présence d'êtres magnifiques et ils porteront la joie en eux. Certains n'ont pas connu la joie, le sourire, et leur visage est crispé, tendu.



Message du  27 avril 1943


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/