Merci de votre visite

mercredi 21 juin 2017

SUIVRE LA NOUVELLE VOIE



Sachez qu'avec l'aide de son activité raisonnable, de son intelligence et de son coeur, l'homme peut descendre dans le monde matériel pour y étudier le mal en tant que force et principe agissant dans le monde. Seul l'homme qui a donné voie en lui-même à l'idéal, au principe initial divin, peut atteindre cette possibilité.

Quand l'homme peut-il ouvrir son intelligence et son coeur au divin ?
Quand il vit selon les grandes lois de l'existence ; alors il est semblable à la source qui donne à tous. Lorsque la conscience divine s'éveille en lui, il a quelque chose à donner de lui-même. Il est joyeux et content. Toutefois, quand il considère les questions du point de vue de son intellect et de son coeur, l'homme vit dans le monde matériel, dans la vie matérielle. S'il commence à aborder les questions du point de vue du monde raisonnable ou du monde divin, il se hausse jusqu'à sa tête et se manifeste de là. De sa tête, c'est-à-dire des branches de la vie, l'homme descend dans la vie matérielle, dans les racines du mal. Du moment où il donne issue en lui-même au divin, il domine parfaitement et facilement le mal.



Dans le monde matériel, l'intelligence et le coeur travaillent simultanément".
L'homme peut descendre pour étudier le mal, mais cela ne veut pas dire tomber. Il y a une chute, et il y a une descente raisonnable. Cette descente à l'aide de l'intelligence et du coeur, tous les Initiés doivent la faire. Ce n'est pas une chute. La chute est ce qui se fait sans l'aide ni du coeur ni de la conscience. Quand on descend avec la conscience afin d'étudier, ce n'est pas une chute. L'homme qui, en lui, a donné une voie à l'idéal peut descendre, mais les autres tomberont et rouleront très bas dans la matière sans pouvoir se relever ni en sortir. Lorsqu'on est lié à un idéal, on descend à la manière de celui qui descend dans un puits lié à une corde. Il peut remonter. Il ne tombe pas.

Nastradine Hodja décida un jour de nettoyer son puits, aucun de ses serviteurs ni de ses fils ne voulant le faire. Il avait donné à ses valets ordre d'applaudir et de crier "Aïla Hodja" chaque fois qu'il éternuait. Or, au moment où ses serviteurs le hissaient du fond du puits, suspendu à la corde, il se mit à éternuer. Aussitôt tous lâchèrent la corde pour l'applaudir, et Nastradine Hodja tomba dans le puits à toute vitesse! Les valets n'étaient pas coupables, ils n'avaient  fait qu'obéir à l'ordre de leur maître.

Quand on est lié à une corde, c'est-à-dire à un idéal, à une idée placée dans le monde divin, on ne peut pas tomber, alors même qu'on éternue, car personne là-haut ne criera: "Aïla Hodja!" les esprits raisonnables disent plutôt: "Tant que vous faites tous les sacrifices et tous les efforts possibles pour soutenir votre idéal divin, vous pouvez descendre au centre de la terre, nous vous en retirerons". Le Maître Deunov dit que les êtres liés à l'idéal, au principe initial divin, descendront.

Tous, nous sommes descendus pour étudier. Pour quelle raison devons-nous descendre dans la matière? Pour une très grande raison. Les Initiés disent: "Nous descendons pour étudier et connaître la matière - le mal - et pour y prendre des forces, parce que la matière - le mal - est une condensation de la force. Tous les esprits descendent dans la matière pour la transformer, la vivifier, la spiritualiser. Vous pensez que cela n'est pas nécessaire, qu'il vaudrait mieux rester dans la lumière et la magnificence du ciel où il y a serviteurs, danses et spectacles.

C'est le plus grand secret de la science occulte que je vais vous expliquer. Je ne sais combien parmi vous comprendront.

Les plantes prennent leur nourriture du règne des minéraux; elles absorbent et transforment leur matière, dont l'état est le plus dur, le plus dense, le plus immobile, le plus pétrifié. Les plantes sont les premiers ouvriers chargés de transformer et de vivifier la matière. Elles lui donnent le mouvement, car elles ont en effet le mouvement, une vie, une croissance. Aussi commencent-elles avec une patience extraordinaire: elles prennent la terre, la mangent, la transforment en nourriture.

Les animaux, à leur tour, absorbent ce que les plantes ont élaboré et lui donnent une sensibilité et une vitalité plus grandes. Que font les hommes ? Ils prennent les animaux pour les manger. Ils tâchent de faire évoluer la matière animale qui est encore épaisse et grossière. Alors que chez les pierres règne l'immobilité, chez les plantes la croissance et chez les animaux une sensibilité mêlée au désir et au sentiment, chez l'homme c'est la pensée et la raison qui se manifestent.

La matière ne s'arrête pas là. Les anges descendent et nous mangent. Vous pensez que c'est affreux ? Ils ne nous mangent pas de la façon que vous croyez.



Voyez la différence entre les carnivores et les végétariens: les carnivores mangent les animaux; les végétariens ne prennent que leur lait, leurs oeufs, leur laine. Ils ne mangent pas l'animal, mais ce qu'il produit. C'est de cette façon que les anges nous mangent ; ils ne nous avalent pas, ils sont végétariens. Ils mangent nos pensées, nos sentiments. Tout ce que nous fabriquons en nous de plus tendre, de plus doux, de plus affectueux, les anges le prennent et s'en nourrissent. Nous sommes pareils à des plantes qui produisent des fruits, des fleurs que cueillent les anges. Ils ne cassent pas nos branches; ils nous arrosent au contraire, nous soignent afin que nous donnions des fruits encore meilleurs. Il existe aussi des anges quelque peu carnivores: les anges noirs, les démons. Quelquefois ils avalent l'homme complètement, ne laissant de lui aucune trace. N'oubliez pas ces deux sortes d'anges. La matière ne s'arrête pas au niveau des anges. A leur tour, les archanges se nourrissent des anges. Les dieux viennent manger les archanges, ainsi de suite jusqu'à ce que la matière parvienne à Dieu. Préparée par les esprits sublimes, Dieu la mange.

Message-Audio No 99 du 18 octobre 1942 
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


jeudi 15 juin 2017

L'essence de l'amour est-elle sacrifice ?



Ce qu'embrasse le mot amour est très vaste. L'amour prend des formes multiples et il se manifeste de diverses façons. C'est sur ce point que je vais vous répondre. L'amour commence par être tout petit. Le bébé n'aime ni le cosmos, ni l'humanité, ni même ses proches, il n'aime que lui-même. Il veut manger, boire, dormir, bouger, c'est tout. Le cercle dont il est le centre est minuscule.

En grandissant il se met à aimer ses parents, ses frères, ses camarades. Puis il se fait des amis, il se crée des relations, il se marie. Son amour ne cesse de grandir. Il va s'étendre aux enfants. Déjà vous aimez les autres, tout en vous aimant vous-même. Votre intérêt gagne vos voisins, la société, la cité. Vous agrandissez votre cercle. Vous lisez, vous apprenez à connaître le monde, et votre amour se porte maintenant sur toute la race blanche, puis sur toute l'humanité. Et ce n'est pas fini.
Votre amour doit s'étendre au cosmos et aux autres univers. Il grandit jusqu'à l'infini et vous en arrivez à aimer Celui qui a tout créé, qui vous a créé, qui ne cesse de se sacrifier pour créer.



 On ignore encore ce qu'est l'amour. Ce n'est pas de pousser des soupirs, d'éprouver une passion dévorante, ce n'est pas de brûler, et ce n'est pas le désir de manger quelqu'un, avec la colère de son refus. Si les gens étaient sincères, ils diraient non pas: «Je t'aime", mais: "J'ai faim. Je veux te manger".

Certains attendent de moi que je me laisse manger. Ce prétendu amour ne conduit pas à la tendresse, à la finesse, à la gentillesse, au respect. Cet amour se moque bien de l'autre. Il veut assouvir sa faim, rien de plus. Dans notre enseignement, l'amour est d'abord de penser à l'autre.

Quand vous aimez quelqu'un, posez votre main sur votre coeur et demandez-vous honnêtement : «Est-ce que j'ai faim ou est-ce que je l'aime vraiment?"

Ceux qui aiment d'un vrai amour grandissent, s'ennoblissent, s'élèvent.

L'amour qui veut dévorer tend des pièges, étend ses tentacules comme une pieuvre, pour saisir les fluides et les radiations de l'autre. Pour moi, ce sentiment n'est pas de l'amour. Tout le monde s'y plonge, on se gargarise de ce mot, mais cet amour est faux.

Aimer, c'est sacrifier quelque chose de soi: bonté, sagesse, effort, pour aider, fortifier, éclairer, nourrir celui qu'on aime. Ce n'est pas de le blesser, de le vexer, de lui arracher la peau. Les gens s'embrassent, puis ils se donnent des coups de pied. Cet amour-là n'est qu'égoïsme.

Question: En quoi celui qui ne se laisse pas manger manifeste-t-il l'amour?

Réponse de Omraam Mikhaël Aïvanhov : C’est l'histoire du gland. Tombé à terre, il se sentait gonflé d'amour et, désireux de se sacrifier pour l'humanité, il décida de rester là, sur la route, et de se laisser manger. Un chien qui le regardait lui conseilla de plutôt se mettre à l'abri en se cachant sous terre, mais le gland lui dit : «C’est très égoïste".

Le chien eut beau lui expliquer : «Sous terre, tu germeras, tu feras des racines, tu deviendras un grand arbre et tu donneras à tous des glands en abondance, tu offriras de l'amour aux amoureux et aux voyageurs. Tout le monde t'appréciera".

Mais le gland s’entêtait : «Je veux me sacrifier. J'ai du coeur, moi. Je me laisserai manger".

Or, un cochon vint à passer, qui avala le gland. Qui avait raison, le chien ou le gland ?

Si vous voulez donner quelque chose à ceux qui désirent vous manger, au moins ne vous donnez pas vous-même, et ne pensez pas que vous faites du bien à l'humanité. Ne donnez pas votre violon à ceux qui ne savent pas en jouer.

Chantez, jouez, mais ne vous dépouillez pas de votre instrument. Ne donnez que les sons que vous tirez de lui parce que vous savez jouer. On veut vous prendre votre coeur, votre corps ou votre intelligence ?

Accordez quelques sentiments, quelques réflexions quelques gestes. Pas davantage. Ne donnez pas l'arbre, ne le laissez pas couper, mais distribuez-en les fruits.

Donnez l'eau de la source, ne cédez pas la source. Que pourriez-vous encore faire pour les autres, si vous n'agissiez ainsi ?

On dit: «J’ai donné mon coeur", mais celui qui l'a pris en avait déjà un, le sien ; avait-il besoin du vôtre ? Quand on tient deux pastèques sous le bras, on en perd bientôt une, à coup sûr.


 Omraam Mikhaël Aïvanhov

Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

samedi 10 juin 2017

La Loi de d’Intelligence du cœur



Le Maître Deunov dit : "Quand l'homme peut-il ouvrir son intelligence et son coeur au divin ?"

Quand il vit selon les grandes lois de l'existence. Alors il est semblable à la source qui donne à tous". Quelles sont les lois de l'existence ? C'est la lutte, pensez-vous.

Non. C'est la plus petite loi. Le seul fait que les insectes eux-mêmes la connaissent prouve que c'est la plus petite des lois. La grande loi, celle des étoiles, c'est celle de la lumière que les astres se projettent mutuellement. L'égoïsme est la loi des pygmées, des microbes. Montrez-moi un microbe qui ne connaisse pas cette loi de la lutte. Il n'y a rien de plus méchant que les microbes ; ils savent déchirer, détruire. Ils ne savent pas rayonner, rendre les autres heureux. Les grandes lois sont celles des soleils. Ils projettent...Quoi ? Des planètes. Ils les lancent dans l'espace. Jamais ils ne se sont emparés des planètes pour les dévorer. Ils leur donnent la lumière.

Quand nous comprendrons cette loi, nous ouvrirons notre intelligence à cette grande lumière et nous deviendrons une source. La source, c'est ce qui travaille d'après les grandes lois de l'existence. C'est grâce aux sources que toute la vie existe. S'il n'y a pas d'hommes qui ressemblent à des sources, que deviendrons-nous? Si vous n'aviez pas une mère, un père qui vous élèvent, vous seriez morts depuis longtemps. Ils vous ont soutenu, vêtu, éclairé. Nous devons faire la même chose maintenant pour les autres.  

Chacun a quelque chose à donner de soi-même. Vous êtes fils et filles de Dieu; vous pouvez donner tellement de choses !



Vous n'avez qu'une chemise ? Faites comme Nastradine Hodja. Alors qu'il était prêtre, il fit un sermon sur la générosité, et ému par ses propres paroles, il donna une de ses chemises à un pauvre. Sa femme s'indigna et lui en fit reproche: "Le sermon, c'était pour les autres, pas pour toi". Chacun peut donner une bonne parole, ou plusieurs. Quand vous êtes mécontents, vous savez tout de suite en déverser des centaines; c'est une habitude. Mais ce ne sont pas celles que je vous conseille de donner. Vous pouvez aussi donner un regard, un sourire pour éveiller une âme, un coeur. Tous ceux qui ne donnent même pas cela, ou qui n'envoient pas de bonnes pensées, sont de la Fraternité noire.

Il faut donner, c'est la grande loi de l'univers. Lorsque je suis seul dans ma chambre, sans personne qui me dérange pour demander un conseil, un mot, un renseignement, je mets quelque chose dans cette caisse de la Fraternité dont je vous ai déjà parlé, cette caisse de la Banque divine où nous pouvons placer notre capital ; c'est-à-dire que j'envoie des pensées de courage pour tous ceux de la Fraternité, des pensées d'espérance pour ceux qui ont un peu diminué leur élan.

Plusieurs parmi vous circulent à métro, travaillent dans des lieux où ils sont magnétisés, vivent solitaires, sans personne avec qui causer. S'ils n'ont pas la possibilité de rencontrer des frères ou des soeurs pendant une semaine, ils se mettent à vivre, à sentir, à penser comme tout le monde. Il est très facile de glisser sur la pente, de devenir ordinaire, dur, égoïste. Où partent alors les bonnes pensées, les élans, la flamme qu'on avait précédemment ? La Fraternité est indispensable. Grâce à elle on est soutenu par les autres, on a honte devant eux de se montrer grossier, personnel, découragé. On voit autour de soi des frères qui vous dépassent et l'on travaille à maintenir ou à regagner son niveau.

Lorsqu'on est seul, qu'on se contente de lire l'Enseignement, cela ne va pas. Seuls les élus et les génies peuvent continuer longtemps seuls avec la même flamme, le même amour, la même patience. Mais que deviennent les autres? Plus ils s'éloignent de la bonne voie et coupent les liens, plus ils descendent, s'engourdissent, somnolent, s'endorment. J'ai vérifié cela mille fois. On a besoin d'être dans une Fraternité pour ne pas s'endormir. 

Je n'accuse personne ; je sais que la vie est difficile. Si vous croyez que je ne connais pas cette vie que vous menez, vous vous trompez. Elle ressemble à celle des plantes qui luttent pour avoir un peu de lumière à travers les obstacles du sol épais. Moi-même j'ai fait ces efforts pour sortir, pour voir la lumière. Je sais tout ce qui vous tourmente. Si vous croyez que je l'ignore, que je n'en mesure pas la difficulté, vous êtes dans l'erreur; car je sais qu'on perd son magnétisme, qu'on est dégoûté de lire, qu'on ne veut plus rien faire. Je vous donne les moyens et les méthodes pour lutter, et vous ne les utilisez pas, et la paresse se prolonge; où est le coupable? On résiste, on coupe les liens, on critique, on se dit que les autres ne méritent pas notre compagnie, qu'ils ne nous valent pas, etc...Ce sont là de grandes paroles d'ignorants.

On ignore quel être se cache dans l'homme le plus ordinaire. Ce peut être un ange, et plus tard il sera grand. Donc, il faut montrer à tous le bon chemin, les aider à le trouver et à y marcher. Certains disent: "Soit! Je me mets dans le chemin que vous montrez, mais nourrissez-moi".

Je réponds: "Non, je ne suis pas obligé de le faire. Je ne suis là que pour vous montrer le chemin; ensuite il faut que vous marchiez tout seul. Vous prétendez avoir encore besoin de manger, cela ne me regarde pas; vous devez vous débrouiller vous-même. Moi, je ne suis venu que pour vous indiquer le chemin à suivre".

 Si j'ai envie de nourrir quelqu'un après l'avoir orienté, c'est mon affaire et non la vôtre. Le ciel ne me charge que d'une chose et je n'ai pas le droit d'en sortir. Tous ceux qui viennent auprès de moi, je ne dois ni les guérir, ni les nourrir, ni m'occuper de leurs affaires; je n'ai qu'à leur montrer le chemin et c'est tout. Si ensuite ils ne veulent pas marcher seuls, je n'ai nullement à les soutenir chaque jour. Je ne suis pas obligé de courir vers eux tout le temps. Je leur montre une voie, je leur explique comment ils peuvent se libérer, être gais, bien portants. Après, à eux de le vivre.

Si les êtres désirent davantage que ce que je leur ai donné et s'ils veulent monter sur mon dos comme un fardeau afin que je les porte sans cesse, s'ils m'aiguillonnent pour me faire marcher ainsi à coups de pied, qu'ils sachent que je ne céderai pas à ces caprices. Non. Un jour, oui; mais plus longtemps, non. S'ils persistent à vouloir rester sur mon dos, je les mettrai à terre en leur disant: "Marche mon petit, marche tout seul".

J'ai déjà fait cela avec plusieurs parmi vous. A mes conseils, ils répondent que leur application ne donnera pas de grands résultats; alors je les pose à terre et je les laisse. Ils se mettent à crier parce qu'ils veulent que leur mère les porte. Tous veulent que je les reprenne sur mon dos, et même que je retourne en arrière les chercher là où ils sont restés. Non. C'est trop demander. Si je le faisais, le monde invisible me giflerait, il ne veut pas que je sois si complaisant. Cela n'est pas mon travail.



Relisons ensemble la pensée du Maître Deunov :

"Lorsque la conscience divine s'éveille en l'homme, il est joyeux et content. Toutefois, quand il considère les questions du point de vue de son intellect et de son coeur, l'homme vit dans le monde matériel, dans la vie matérielle. S'il commence à aborder les questions du point de vue raisonnable et du monde divin, il se hausse jusqu'à sa tête et se manifeste là. Depuis sa tête, c'est-à-dire des branches de la vie, l'homme descend dans la vie matérielle, dans les racines du mal. Du moment où il donne issue en lui-même au divin, il domine parfaitement et facilement le mal. Dans le monde matériel, l'intelligence et le coeur travaillent simultanément".

Message-Audio No 99 du 18 octobre 1942 
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


mardi 6 juin 2017

Il y a deux sens pour les pleurs



La vie des hommes contemporains est transitoire comme l'est le mouvement suivant une ligne droite. L'homme ne peut pas toujours se mouvoir en ligne droite d'autant plus qu'il ne le désire pas. Il doit élever une perpendiculaire en un point de la droite et marcher debout. C'est là le chemin sur lequel l'homme peut trouver la vérité.

Du moment qu'il cherche à atteindre la vérité, Il commence à penser à Dieu et ses souffrances disparaissent. La vérité et votre amour pour Dieu sont en état d'arracher des larmes à vos yeux. Les humains pleurent parce qu'ils n'ont pas trouvé la vérité. Lorsqu'ils l'ont trouvée, ils peuvent encore pleurer, mais de joie.



Il y a donc deux sens pour les pleurs: les pleurs de tristesse et les pleurs de joie. Les premiers sont semblables à la pluie qui roule et arrose la terre sèche. Les fleurs avalent la pluie et se réjouissent d'être rafraîchies. La seconde pluie est semblable à de la rosée, elle rafraîchit les fleurs. Dans ce sens, il est bon que l'homme pleure afin d'arroser les fleurs de son jardin. Ces pleurs apportent une bénédiction à l'âme humaine. Ainsi pleure celui qui comprend le sens des souffrances et des joies.

Chez celui qui ne le comprend pas, au lieu de rafraîchir les fleurs, il les brûle. Cela indique que ses larmes sont très chaudes. Examinez vos larmes et tirez-en pour vous-même une fidèle conclusion. Si les larmes apportent une bénédiction en vous, recueillez-les dans une coupe et absorbez-les dans des mouchoirs de pure soie afin qu'elles ne tombent pas à terre. 

Une chose est importante pour l'homme: élever une perpendiculaire dans sa vie. La perpendiculaire n'est rien d'autre que la manifestation de l'âme humaine dans la direction d'où vient l'amour divin. Tenez votre conscience en éveil afin que la perpendiculaire ne s'incline pas. La plus petite inclinaison conduit à la vie matérielle. Plus l'inclinaison devient grande, plus l'homme s'écarte du droit chemin de la vie, c'est-à-dire de la perpendiculaire et il s'arrête sur la surface où l'homme se meut dans le monde purement physique.

Le Maître parle ici des lignes droites et des perpendiculaires. Cela est symbolique et très significatif. Dans le monde à trois dimensions, combien y a-t-il de direction ? On peut s'y mouvoir en avant et en arrière, à gauche ou à droite, vers le haut ou vers le bas.

Le Maître dit: «La vérité et votre amour pour Dieu sont en état d'arracher des larmes à vos yeux». Lorsque vous écoutez de la musique qui vous touche le coeur ou quand on vous raconte un acte de noblesse, vous pleurez. Parfois vos larmes coulent de joie, en face de la nature ou à la lecture d'un beau livre qui vous conte l'histoire d'un héros. On ne pleure pas toujours de souffrance ou de tristesse. Les larmes de joie sont tellement réconfortantes, embellissantes, rajeunissantes, qu'on ne peut les comparer à celles qui coulent parce qu'on est affamé ou qu'on veut se venger. Ce sont alors des pleurs de haine, de rage, de souffrance. Les deux sortes de larmes sont nécessaires.

À ce propos, le Maître nous dit que ne jamais pleurer est un très mauvais indice. Tous les êtres humains doivent pleurer de temps à autre mais pas constamment. Ceux qui ne pleurent jamais ont un jardin intérieur desséché, ils ont le coeur sec. Certains pensent que ne jamais pleurer c'est faire preuve de caractère. Non. Il faut pleurer de temps en temps. Les fleurs ont besoin d'être arrosées. Toutefois, pleurer des jours durant, c'est beaucoup trop. Cela ternit les yeux, attire la moquerie générale, rend pleurnichard. Après les pleurs il y a toujours un épanouissement parce que notre jardin est arrosé. Certains, après avoir pleuré disent: «Comme je me sens bien maintenant». Pourquoi? Parce que les pleurs arrosent, rafraîchissent, nettoient les fleurs qui sont poussiéreuses, les larmes les lavent doucement.

Le Maître dit encore: «Ne versez pas vos larmes sacrées n'importe où, parce qu'elles sont choses précieuses. Ayez un mouchoir de soie fine pour les recueillir. Ne les laissez pas choir à terre». Lorsque le Maître nous a parlé des larmes, tous nous étions étonnés qu'il les apprécie tant. Il nous a dit: «Prenez une bouteille et remplissez-la de vos larmes». Le monde invisible surveille la coupe de nos larmes afin de voir si elle est pleine. S'ils voient qu'elle ne déborde pas encore, les êtres invisibles nous disent: «Nous n'irons pas encore porter à cet homme ce qu'il réclame, il n'a pas encore rempli sa coupe». Tout cela est symbolique.

Le Maître disait encore: «Vous croyez avoir beaucoup souffert mais le monde invisible pense que c'est insuffisant». Cette réflexion ne soulageait pas beaucoup les frères et les soeurs, à l'exception de ceux qui pleuraient beaucoup et qui pensaient alors avoir fini de souffrir bientôt, avant les autres. Le Maître nous dit qu'il y a deux sortes de larmes: celles qui sont semblables à la pluie et celles qui ressemblent à la rosée. Il dit aussi que les larmes ne doivent pas brûler les fleurs, certaines, en effet, sont très chaudes.

Il insiste beaucoup pour qu'on élève une perpendiculaire dans sa vie. Il explique ensuite: La perpendiculaire n'est rien d'autre que la manifestation de l'âme humaine dans la direction d'où vient l'amour divin. Cela est très clair. La vie matérielle nous fait dévier, elle nous déforme et nous incline. Il ne faut pas se jeter éperdument dans la vie matérielle parce qu'il y aura non seulement des déformations physiques, mais notre âme, notre esprit, au lieu de monter vers le soleil spirituel se déformeront.

 Messages No. 209 Lever de soleil du 30 avril 1943 de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Retranscrits par Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

jeudi 1 juin 2017

La Musique et chant de Peter DEUNOV



À l'École de la Fraternité Blanche, la musique est un des moyens les plus puissants de travail spirituel.
Le Maître a créé plus de 150 chants et mélodies. Une partie des textes sont écrits dans la langue des Frères Blancs - la langue Vatane sacrée. Avant le début des cours et parfois même après une de ses parties, des exercices musicaux sont exécutés pour obtenir une harmonisation et efficacité spirituelle. 

Significations de quelques chants
du Maître Peter Deunov



Fir-Fiur-Fen 
Ce chant a pour effet de tonifier et de remédier; il régularise le flux des forces dans l'organisme de l'homme, le met en harmonie avec la nature. Les mots appartiennent à une langue ancienne et sacrée et ne peuvent pas être traduits littérale- ment.
La traduction approximative est : 

« Sans angoisse et sans obscurité ». 
Fir-Fiur est ce qui dirige l'homme; 
Fen est ce qui supprime les obstacles, ce qui épure. 
Tao, c'est ce qui entoure et protège l'homme comme une ambiance ou une aura dans laquelle il est plongé et il baigne. Tao signifie l'Absolu, l'Irrévélé, le Non-Manifesté, l'Infini. 
Bi est ce qui se manifeste. 
Aoumen désigne toutes les qualités divines, tout ce qui doit croître et s'épanouir en plénitude. 

Aoum 
Ce chant correspond à un exercice que l'homme doit garder en lui et protéger comme une expérience sacrée. Il est emprunté à un ancien livre sacré. Quand l'homme chante des chants sacrés, il doit ouvrir son âme telle une fleur devant la lumière du monde invisible, occuper la position et l'état d'un enfant pur et insouciant qui ne craint pas l'entourage. Dans cet état réceptif il va se lier et s'unir aux créatures du Monde Raisonnable et c'est ainsi seulement qu'il peut comprendre ce que sont la musique, le chant et la science. Si vous êtes tristes, malades ou dans un mauvais état d'esprit, prononcez ce mot plusieurs fois. Aoum est un mot de l'Esprit. Si vous chantez ce mot dans Sa langue, Il vous comprendra et vous aidera. 

Bahar-Bénou-Aba
(La prière du disciple) 
Cet exercice doit être chanté avec conviction, avec une grande concentration, avec expression et douceur. 
Mahar signifie: Le Grand; 
Bénou, celui qui bénit; 
Aba, le père de tout. 
Mahar, c'est le lieu le plus agréable où l'on peut descendre. 
Bénou est le lieu élevé, le sommet le plus agréable où l'on peut monter. 
Aba est le lieu plat le plus agréable où l'on peut travailler et vivre. 

Neva Sanzou
(Le pleur de l'adepte) 
Les paroles appartiennent à une ancienne langue sacrée. Neva Sanzou montre un chemin spirituel qui est inégal, irrégulier et jalonné d'obstacles. Ici l'homme doit descendre d'une colline dans une vallée pour résoudre les problèmes difficiles de la vie. 
C'est un des chants des disciples dont la musique a été créée longtemps avant notre ère. 


Kiamette Zénou 
Kiamette Zénou signifie qu'on entre dans un lieu magnifique, si beau et si merveilleux qu'on se demande où poser son regard tout d'abord.
Le mot Kiamette signifie: ce qui est grand dans la vie, ce qui est caché dans le temps et dans l'espace. 
Il représente le début des choses, ce qui nous pousse à la création. Il signifie aussi la force qui nous aidera dans notre lutte pour vaincre l'étroitesse et pour que la renaissance commence. 


La Voix intérieure de Dieu (Méditation) 
Le texte appartient à une ancienne langue sacrée. En le chantant d'une manière concentrée, avec un recueillement mystique, on peut atteindre un éclaircissement intérieur et on peut saisir intuitivement la force et la signification des paroles. 


Une Vérité Eternelle qui est Dieu de l'Amour 
Le texte appartient à une ancienne langue sacrée. Dans ce chant, on parle de la Première Grande Âme, porteuse de l'Amour. Ce chant doit être chanté en méditant, avec concentration et avec un recueillement mystique. 


La Marche des Forces Nobles 
Ce chant est une marche victorieuse des forces nobles de la nature vivante, qui avancent dans leur rythme caractéristique. Sous l'action de ce rythme on peut entrer en contact avec ces forces et on peut s'élever jusqu'à leur monde. 


Je suis un Étranger dans ce Monde
Ce chant est la prière du Maître qui a été un « Étranger dans ce monde ». Etranger à tout le monde sur la terre et à tout ce qui est de ce monde, il ne connaissait que Dieu. Il dirigea son espérance et sa prière vers Dieu uniquement. Et Dieu, Notre Seigneur accepta cette prière. 


Les livres de Peter Deunov sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/


L'égoïsme et la méchanceté règnent en tous lieux, pourquoi pas moi

Je vois que plusieurs parmi vous se sentent fatigués et disent : "J'ai fait des sacrifices, des efforts, mais à quoi cela servira-t-il ? Cela suffit. Pourquoi me faire des illusions puisque Darwin dit qu'il n'y a que la loi de l'égoïsme, du carnage ? Les poissons se mangent entre eux partout dans les eaux. Dans les forêts les fauves se ravagent, s'engloutissent mutuellement. Jetons un regard sur les sociétés: partout les hommes s'entre-tuent. On ne voit partout que lutte, colère, violence, guerre, cruauté. Pourquoi, moi tout seul, dois-je faire une exception ?

Luttons plutôt des deux pieds et des deux mains; donnons des coups partout. C'est de cette façon que nous réussirons". Tout le monde pense de cette manière; parlez avec n'importe qui pour vous en convaincre. Pour tous l'évidence est que l'égoïsme et la méchanceté règnent en tous lieux. Et ils ne veulent pas être bêtes plus que les autres. Tout cela est vrai.



Mais on ne voit que...ce qui se voit.

Ce qui se voit, c'est le plus mensonger, le plus trompeur, ce n'est que la moitié de la vérité. Sur terre nous ne voyons que le côté terrestre de la vie, et c'est l'égoïsme qui règne à ce niveau. Jetons aussi un regard en haut, nous verrons alors qu'il n'y a pas que la terre. Il y a aussi le soleil. C'est l'autre moitié de la vérité.

Tandis que tous les animaux et les hommes ne font qu'absorber, engloutir, prendre, ravager, le soleil ne fait que briller, rayonner, projeter, donner, se sacrifier. Pourquoi?

Pour nous faire vivre, pour nous faire penser et être heureux.
 Aurions-nous encore la vie et le bonheur si il n'existait pas une autre loi, qu'on ne voit pas, si il n'existait pas une vie sublime ? Quelle est donc cette autre loi ?

- Celle de l'amour. Ce n'est pas la loi de la terre, c'est celle du soleil. Si on ne regarde pas plus loin que la terre, on tire des conclusions fausses.

Tout ce qui vit, se meut et se réjouit puise son existence à une source, à une autre entité.  Sans la loi du sacrifice, il ne peut recevoir ni la vie, ni la joie. Vous êtes belle, savante, intelligente ; et vous oubliez que vous le devez à d'autres.

Combien d'êtres se sont sacrifiés afin que vous puissiez être ce que vous êtes aujourd'hui ? On parle de lutte, d'égoïsme, mais c'est 50% de la vérité. Cette vérité n'est que partielle. Pour être raisonnable et sage, il faut tout considérer, les deux moitiés. Tous ceux qui se trouvent sur la terre (dans la matière), ne pensent qu'à prendre, à boire, à manger, à s'amuser, sans penser que d'autres êtres soutiennent les créatures terrestres, les aiment, sont patients et attentifs envers elles, attendent qu'elles deviennent des esprits raisonnables et adultes. Au long d'une existence, l'homme passe par les mêmes phases.

L'enfant vit dans la loi de la lutte, de l'égoïsme. Il ne réfléchit pas beaucoup, il ne se dit pas qu'il doit aider ses parents, il ne pense qu'à manger et boire, à dormir, tirer les cheveux des autres, pousser des cris. Il n'a pas encore atteint la loi du sacrifice. C'est la mère qui suit cette loi ; elle est plus raisonnable que l'enfant et lui dit: "Mon petit, je vais te nourrir, ne pleure pas, sois sage, etc..." Elle se plaint de l'égoïsme de son petit, mais elle l'appelle "mon mignon". Elle voit combien peu il pense à elle, et elle en est contente parce que cela lui permet de manifester la loi d'amour. Elle a la foi et l'espérance. Elle pense: "Mon enfant est tout petit, mais il deviendra un roi, un grand musicien, un saint, il vaincra le monde entier". Parfois le mignon devient un voyou, ce qui n'empêche pas sa mère de penser de lui de belles choses. Elle a la foi, l'espérance, l'amour et ne pense qu'à son enfant.

 Avant que l'enfant n'existât, la mère existait ; avant la terre, le ciel ; avant la loi de l'égoïsme et de la méchanceté celle de la bonté, de la beauté, de la lumière. Tous disent: "Je sais bien que la mère existait avant son enfant". Alors si la mère précède l'enfant, comment pouvons-nous nier qu'il y ait pour nous une autre mère qui avec patience attend que nous quittions l'état d'enfance ?

Car nous crions, nous nous battons avec les autres, nous ignorons les lois, nous méprisons et ravageons tout. La mère dit de l'enfant: "C'est un égoïste, il ne pense à personne, mais je lui donnerai ce dont il a besoin, je l'éclairerai, je le dirigerai, je le guiderai, je le protégerai et un jour il comprendra qu'il a grandi grâce à moi, qu'il a pris ma vie".

La mère spirituelle qui est au-dessus de nous parle de même. Les égoïstes qui vivent dans la méchanceté et la lutte ne sont que des enfants. Ils ne sont pas encore arrivés à comprendre qu'il est une autre loi, celle du sacrifice. Ces hommes-là sont des bébés, des poupons. Souvent ils s'oublient dans leurs propres vêtements et leur mère le supporte. Elle vient, ou envoie quelqu'un pour les nettoyer; mais jusqu'à quand cela durera-t-il? Jusqu'à ce que l'enfant comprenne la loi du sacrifice, sans laquelle rien dans la nature n'existerait.

 Par contre, les enfants de la Fraternité Blanche ont compris qu'il existe une grande loi; ils ont choisi de vivre autrement, avec ces principes: se soutenir, s'aider mutuellement, s'éclairer, s'aimer, cesser de se faire du mal. Ils veulent donner un exemple. Vous penserez que cela est difficile et que vous aimez mieux attendre que les autres le fassent. C'est alors que vous êtes un enfant, un bébé.

 Celui qui donne l'exemple de cette nouvelle attitude est une mère. Il plaît à la mère de travailler ainsi. Doit-on lui dire: "Levez-vous plusieurs fois pendant la nuit pour votre enfant. Vous devez le laver, le nourrir". Non,il n'est pas nécessaire de lui dire cela; elle se lève d'elle-même la nuit, avec plaisir, pour soigner son enfant, le surveiller, le caresser, le cajoler. Elle a l'amour dans le coeur. Nous aussi, quand l'amour nous visitera, nous n'aurons plus besoin que les autres nous disent de faire des sacrifices. Si vous avez encore besoin qu'on vous encourage, qu'on vous cajole, qu'on vous pousse à faire des sacrifices pour cette Fraternité Blanche, c'est que vous êtes encore loin d'elle. Les mères vraiment mères n'ont pas besoin d'être encouragées à soigner leur enfant; c'est une joie pour elles.

Message-Audio No 99 du 18 octobre 1942 
 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Merci de respecter le lien du blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

jeudi 25 mai 2017

L’Education Nouvelle de Steiner



La pédagogie Steiner-Waldorf est un courant pédagogique qui s'associe lui-même à l'éducation nouvelle Elle est fondée sur les conceptions éducatives de Rudolf Steiner, occultiste qui a développé une pédagogie qui permettrait aux enfants d'acquérir les aptitudes psychiques nécessaires à l'anthroposophie, doctrine ésotérique dont il est le fondateur.

La première école Waldorf en France fut créée en 1946, à Strasbourg. Cette pédagogie est restée très marginale en France où il existe aujourd'hui seulement une vingtaine d'écoles Steiner.



Cette pédagogie, destinée aux enfants de 3 à 18 ans, est pratiquée dans des jardins d'enfants (environ 2 000 dans le monde) et dans des écoles Steiner-Waldorf associatives et autonomes (environ 1 000 dans le monde), principalement en Europe et en Amérique du Nord, dont 200 en Allemagne. En 2013, on recense officiellement 1025 écoles Waldorf dans le monde, dont 709 en Europe.

La pédagogie Steiner-Waldorf est notamment dénoncée pour ses liens avec l'anthroposophie, qui est un mélange de doctrine pseudo-scientifique et d'une religion occultiste. Elle est aussi fréquemment soupçonnée de dérives sectaires, critiquée pour la formation défaillante de ses enseignants, ou pour les problèmes sanitaires que ses établissements posent.


Question: Que pensez-vous de l'enseignement de Rudolf Steiner ? Il semble, d'après lui, que l'homme ait besoin seulement de science, de pensée, d'intelligence.

Omraam Mikhaël Aïvanhov  Répond :

Steiner n'a pas nié l'importance du sentiment. Il était trop évolué pour cela. Mais il faut tenir compte de l'esprit de son époque. On ne s'appuyait alors que sur ce qui est logique, scientifique, et pour être écouté, Steiner a dû travailler dans ce sens. On se méfiait des églises, on critiquait les prêtres et leur emprise, on ne se contentait plus de sentiments religieux dénués de base intellectuelle, on triait toutes les idées avec sévérité. Pour contenter cette exigence, il fallait des Initiés très qualifiés dans le domaine scientifique. Steiner a joué un rôle magnifique dans ce sens, mais pour son temps seulement. Son enseignement est véridique, mais il est trop intellectuel pour notre temps. Il faut maintenant utiliser d'autres moyens, pour éviter que l'homme ne tombe dans le piège dangereux d'un développement unilatéral, l'intellectualisation.

Un système de pensée présente toujours un danger : une fois adopté, il se cristallise et il devient incapable de recevoir ou même d'admettre le nouveau qui arrive ensuite. Les Initiés nous apportent toujours un enseignement dont les formes, les méthodes, les prescriptions sont mieux adaptées que les enseignements antérieurs aux conditions du temps. On ne doit pas mourir pour défendre ce qui est déjà dépassé.

Voyez l'Ancien Testament. Pour faire entrer dans la tête et le coeur des Juifs son enseignement monothéiste et ses lois de vie, Moïse a dû les traiter durement. On peut dire qu'il les a dressés, tant et si bien que sa philosophie et sa morale se sont incrustées en eux. Lorsque le Christ vint leur apporter quelque chose de supérieur, ils ne voulurent pas l'entendre. Ils le crucifièrent, parce qu'il voulait leur donner plus de lumière. On ne doit pas, quand des changements se préparent, s'obstiner à maintenir les formes anciennes. La matière est passagère, périssable. Ce n'est pas sur elle que l'on doit compter, mais sur ce qui est éternel, la lumière, l'esprit. Il ne faut pas être formaliste, conformiste. Voyez le christianisme.

On pense que tel qu'il est pratiqué depuis longtemps, tel il doit rester définitivement. Moi, je dis que le christianisme du Christ n'a pas encore été compris. Toute la cruauté du monde, les massacres au nom de Jésus, les guerres, est-ce être chrétien? Le christianisme est accepté dans une certaine forme, mais pas dans l'esprit. Le vivre vraiment, c'est de pratiquer les vertus, la bonté, c'est de réaliser la fraternité, d'aimer dans la pureté et la vérité. On a torturé, martyrisé et fait mourir les premiers chrétiens. Mais aujourd'hui, le christianisme est devenu tout aussi fanatique.

Qu'y a-t-il donc que l'homme n'a pas compris ?

Je vous pose la question : Moïse et Jésus étaient-ils tous deux des envoyés de Dieu ? Vous répondez oui, naturellement. Cependant il y avait dans leurs deux enseignements des contradictions. Comment comprendre ? Moïse, aux hommes de son temps, ne pouvait donner une philosophie supérieure.

Le peuple hébreu était dur, grossier, ignorant. Il n'aurait rien compris à des préceptes de pureté, d'amour, de tendresse, de compassion. Mais quand vint le Christ, la loi de Moïse devait céder la place à de nouvelles conceptions de la vie. Un exemple: les holocaustes devaient être supprimés; Jésus enseignant que les hommes ne devaient plus immoler des animaux, mais sacrifier leur coeur, qui représente les sentiments inférieurs, ceux de la nature animale. Moïse avait ordonné aux Hébreux des sacrifices extérieurs, parce qu'ils ne pouvaient comprendre le sacrifice intérieur. Il a commencé par le plus facile pour les conduire au difficile, par le visible pour les mener à l'invisible.

Tous les Grands Maîtres ont agi de cette façon au long de l'histoire de l'humanité.

Moïse de son temps et Jésus après lui ont donné les enseignements convenant à leurs époques respectives. Il n'y avait pas contradiction, mais évolution. En se cristallisant dans une forme, les hommes s'empêchent d'évoluer. Le christianisme actuel devra se modifier. Le nouvel enseignement sera différent dans ses formes, non dans son esprit. Les chrétiens s'y opposeront, tout comme les Juifs se sont opposés à ce qu'apportait Jésus. Aujourd'hui les hommes doivent marcher vers plus de pureté, notamment par la nourriture choisie, vers plus de noblesse et de désintéressement.



Vous vous demandez : «Où la progression s'arrêtera-t-elle? Elle ne s'arrêtera pas, tant que tous les hommes ne seront pas devenus des fils de Dieu, lumineux comme des soleils. L'évolution de l'enseignement ne cessera que lorsque la Fraternité englobera tout le monde et qu'il n'y aura plus qu'une religion, la véritable. Jusqu'alors il ne faut pas s'étonner ou se formaliser du fait que les enseignements diffèrent. On doit suivre celui qui a les exigences les plus pures et les plus nobles, celui qui aux mêmes principes donne le vêtement le plus beau. Il faut augmenter sa compréhension et affiner sa sensibilité.

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/