Merci de votre visite

Affichage des articles dont le libellé est Sexualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sexualité. Afficher tous les articles

samedi 9 janvier 2016

Comment utiliser la sexualité dans la vie spirituelle ?


Voilà une question très intéressante, qui touche ce qu’il y a de plus important dans la vie et concerne tout le monde. Oui, les jeunes et les vieux….



Je ne dirai pas que je suis tellement qualifié pour répondre à toutes les questions que soulève ce problème. Ce que j’ai d’un peu particulier, c’est que j’aime toujours voir les choses d’un certain point de vue, et j’ai consacré toute ma vie à l’acquisition de ce point de vue. Je vous en dirai donc d’abord deux mots afin que vous ne commenciez pas à me critiquer en disant : "oh là là, moi j’ai lu des livres sur l’amour et la sexualité où on disait beaucoup plus de choses. Qu’il est ignorant, cet instructeur". Eh oui, je suis ignorant, pourquoi pas ? mais ceux qui ont écrit ces livres n’avaient pas mon point de vue et ils n’ont pas compris cette question comme je la comprends. Vous pouvez donc, si vous voulez, vous renseigner en lisant tout ce que les psychanalystes et les médecins ont écrit sur la sexualité, mais moi, je veux vous amener vers un autre point de vue inconnu presque jusqu’à maintenant.

Quel est ce point de vue ? Je me suis amusé quelquefois à l’illustre par l’image suivante. Un professeur diplômé de trois ou quatre universités travaille dans son laboratoire où il fait toutes sortes de recherches et d’expériences… Mais voilà que son fils de douze ans, qui s’amuse dans le jardin, est monté sur un arbre, et de là-haut, il crie : "Papa, je vois mon oncle et ma tante qui arrivent…" Le père, qui ne voit rien, demande à l’enfant : "A quelle distance sont-ils ? Que portent-ils ? 

Et l’enfant lui donne tous les renseignements. Malgré toute sa science, le père ne voit rien, alors que l’enfant, qui est tout petit et ignorant, est capable de voir très loin, simplement parce que son point de vue est différent : il est monté très haut tandis que son père est resté en bas.

Evidemment, ce n’est qu’une image, mais elle vous fera comprendre que s’il est utile d’avoir des facultés intellectuelles et des connaissances, le point de vue est encore plus important. Selon qu’on observe l’univers du point de vue de la terre ou du point de vue du soleil, on obtient des résultats tout à fait différents. Tout le monde dit : "Le soleil se lève, le soleil se couche"… Oui, c’est vrai, mais c’est faux.

C’est vrai du point de vue de la terre ; du point de vue géocentrique vous avez raison. Mais du point de vue héliocentrique, solaire, c’est faux. Tous regardent la vie du point de vue de la terre, et évidemment, de ce point de vue, ils ont raison. Ils disent : "Il faut manger, gagner de l’argent, profiter des plaisirs"…. Mais s’ils se plaçaient du point de vu solaire, c’est-à-dire du point de vue divin, spirituel, ils verraient différemment les choses. Et c’est ce point de vue que je possède, qui me permet de vous présenter la nature de l’amour et de la sexualité d’une tout autre manière.

Au premier abord, il semble difficile de séparer la sexualité de l’amour. Tout vient de Dieu et tout ce qui se manifeste à travers l’homme comme énergie est, à l’origine, une énergie divine : mais cette énergie produit des effets différents selon le conducteur à travers lequel elle se manifeste. On peut la comparer à l’électricité.

L’électricité est une énergie dont on ignore la nature, amis lorsqu’elle passe à travers une lampe elle devient lumière, bien qu’elle ne soit pas de la lumière. En passant par un réchaud, elle devient chaleur ; en passant par un ventilateur, elle devient mouvement. De la même façon, il existe une force cosmique originelle qui prend tel ou tel aspect suivant l’organe de l’homme au travers duquel elle se manifeste.
A travers le cerveau, elle devient intelligence, raisonnement ; à travers le plexus solaire ou le centre Hara, elle devient sensation et sentiment ; quand elle passe par le système musculaire, elle devient mouvement ; et quand elle passe enfin par les organes génitaux, elle devient attraction pour l’autre sexe. Mais c’est toujours la même énergie.


sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam 

mardi 5 janvier 2016

Description du conte du Dragon Ailé


Dans toutes les traditions populaires, dans les contes, les mythologies, on trouve l’image du serpent ou du dragon, dont le symbolisme est à peu près identique d’une culture à l’autre. D’innombrables contes parlent d’un dragon qui a capturé une belle princesse, innocente et pure, qu’il garde prisonnière dans un château.



La pauvre princesse pleure, languit et supplie le Ciel de lui envoyer un sauveur. Mais, les uns après les autres, les chevaliers qui se présentent pour la délivrer se font dévorer par le dragon qui s’empare de leurs richesses et les entasse dans les souterrains du château.

Enfin, un jour arrive un chevalier, un prince plus noble, plus beau et plus pur que les autres, auquel une magicienne a révélé le secret pour vaincre le dragon ; quelle est sa faiblesse, à quel moment et de quelle manière on peut le ligoter ou le blesser…. Et voilà que ce prince privilégié, bien armé et bien instruit, remporte la victoire ; il arrive à libérer la princesse, et quels doux baisers ils se donnent.

Tous les trésors qui sont là, entassés depuis des siècles dans le château, appartiennent alors à ce chevalier, à ce beau prince qui est sorti victorieux du combat grâce à ses connaissances et à sa pureté. Puis, tous deux, montés sur le dragon que conduit le prince, s’envolent dans l’espace et parcourent le monde.
Ces contes que l’on croit en général réservés aux enfants, sont en réalité des contes initiatiques, mais pour pouvoir les interpréter, il faut connaître la science des symboles. Le dragon n’est autre que la force sexuelle.

Le château c’est le corps de l’homme. Dans ce château soupire la princesse, c’est à dire l’âme que la force sexuelle mal maîtrisée retient prisonnière.

Le chevalier, c’est l’ego, l’esprit de l’homme.

Les armes dont il se sert pour vaincre le dragon représentent les moyens dont dispose l’esprit : la volonté, la science pour maîtriser cette force et l’utiliser. Donc, une fois maîtrisé, le dragon devient le serviteur de l’homme, il lui sert de monture pour voyager dans l’espace. Car le dragon a des ailes. S’il est représenté avec une queue de serpent – symbole des forces souterraines – il possède aussi des ailes. Eh oui, c’est clair, c’est simple, c’est le langage éternel des symboles.

On trouve une variante de cette aventure dans l’histoire de Thésée qui, grâce au fil que lui avait donné Ariane, a pu se diriger à travers le labyrinthe, tuer le Minotaure et retrouver la sortie.

Le Minotaure est une autre représentation de la force sexuelle, le taureau puissant et prolifique, donc la nature inférieure qu’on doit atteler pour travailler la terre comme le bœuf. Le labyrinthe a la même signification que le château : c’est le corps physique, et Ariane représente l’âme supérieure qui conduit l’homme vers la victoire.

Dans les traditions juives et chrétiennes, le Dragon est assimilé au Diable, et le Diable, comme on dit, sent le soufre. Tous ces produits inflammables comme l’essence, le pétrole, la poudre, ces mélanges de gaz qui produisent des flammes et des détonations, c’est cela justement, dans la nature, le Dragon qui crache le feu. Ce Dragon, qui existe aussi en l’homme, est comparable à un combustible. Si l’homme sait s’en servir, il sera propulsé vers les hauteurs, mais s’il ne sait pas, parce qu’il est ignorant, négligent ou faible, il sera brûlé, réduit en cendres ou précipité dans l’abîme.


sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam 

mardi 30 juin 2015

LA PEDAGOGIQUE INITIATIQUE



Tant que les parents ne sont pas au point, on aura beau leur donner les meilleures explications pédagogiques, cela ne servira à rien ; en voulant appliquer les notions qu’ils n’auront pas comprises, ils feront beaucoup de mal à leurs enfants.

Tous veulent avoir des enfants sans se préoccuper de savoir s’ils remplissent vraiment les conditions pour cela. Est-ce qu’ils ont une bonne santé ? Est-ce qu’ils ont les moyens matériels ? Et surtout, est-ce qu’ils auront les qualités nécessaires afin d’être pour leurs enfants un exemple, une sécurité, un réconfort dans toutes les circonstances de leur vie ?

Ils n’y pensent pas. Ils mettent des enfants au monde, et ces enfants grandiront tout seuls, ils se débrouilleront, ils travailleront, et un jour ils mettront eux-mêmes des enfants au monde dans les mêmes conditions déplorables qu’ont connues leurs parents.

Je suis toujours étonné de voir tant de jeunes garçons et de jeunes filles qui pensent à se marier sans se préparer à leur futur rôle de pères et de mères. Quand on voit certaines jeunes femmes enceintes, vraiment on se demande… une enfant qui porte un autre enfant. On le voit sur son visage : une enfant. Alors, que voulez-vous que cela donne ? Il est préférable de ne pas mettre d’enfant au monde tant qu’on n’y est pas préparé, sinon je vous assure, on le paiera très cher. Si tellement de parents sont malheureux et perturbés à cause de leurs enfants, c’est parce qu’ils n’étaient pas au point quand ils les ont mis au monde. Qu’ils se préparent et ce sont leurs enfants qui leur apporteront tout, la richesse, la joie, la fierté.

Vous direz : "Se préparer… Mais comment se préparer" ? Se préparer, c’est avoir des pensées, des sentiments, une attitude qui attireront dans une famille des génies et des divinités. Ce n’est pas par hasard que tel ou tel enfant naît dans une famille. Consciemment ou inconsciemment – et le plus souvent inconsciemment – ce sont ses parents qui l’ont attiré. C’est pourquoi les parents doivent appeler consciemment des êtres exceptionnels, car on peut choisir ses enfants. Oui, voilà ce que la plupart ne savent pas.

Il faut donc tout revoir depuis le commencement, et le commencement c’est la conception des enfants. Les parents ne pensent pas qu’ils doivent s’y préparer des mois, des années à l’avance, et c’est un soir après un repas copieusement arrosé, qu’ils conçoivent un enfant. Voilà le moment qu’ils choisissent, si on peut encore dire qu’ils l’on "choisi". Ils pouvaient décider d’attendre un moment de paix, de lucidité, un moment où il y aurait entre eux une grande harmonie. Mais non, ils attendent d’être excités par l’alcool et de ne plus savoir où ils en sont : c’est dans cet état magnifique qu’ils conçoivent un enfant. Mais quels éléments croyez-vous qu’ils  introduisent en lui ?

Un enfant qui vient au monde chargé de pareils éléments ne peut être que la première victime de ses propres parents. Alors qui doit-on instruire maintenant ? Moi, je vous dis que ce ne sont pas les enfants, mais les parents.

Une fois que les parents auront compris l’essentiel de ce qu’ils doivent comprendre pour être à la hauteur de leur tâche, je vous assure qu’ils sauront comment se conduire avec leurs enfants. Et l’essentiel de ce qu’ils doivent comprendre, c’est ce dont je vous parle tous les jours dans mes conférences. Il faut d’abord éduquer les parents, ensuite ce sera très facile avec les enfants, car les enfants sont très souples, très malléables, tout ce que font leurs parents se reflète sur eux. C’est pourquoi, le premier conseil que je donne aux parents, c’est de se montrer attentifs à leurs pensées, à leurs sentiments, à leurs actes.

Dans cette page je vous dis que les parents doivent avant tout penser à éveiller l’esprit chez leurs enfants et laisser le confort, le bien-être  à la deuxième place. Eveiller l’esprit chez les enfants, c’est leur donner l’exemple d’une véritable vie spirituelle. Il ne suffit pas d’envoyer un enfant à l’école, la meilleure soit-elle.  Si à la maison, les parents ne cessent de donner à cet enfant le spectacle de leurs disputes, de leurs mensonges, de leurs malhonnêtetés, comment peuvent-ils s’imaginer qu’ils vont l’éduquer ? On a remarqué qu’un bébé peut tomber malade et manifester des troubles nerveux à la suite de disputes entre ses parents : même s’il n’y pas assisté, ces disputes créent autour de lui une atmosphère de désharmonie qu’il ressent, parce qu’il est encore très lié à ses parents. Le bébé n’est pas conscient, mais c’est son corps éthérique qui reçoit les chocs.

Les parents doivent donc prendre conscience des responsabilités énormes qu’ils ont à l’égard de leurs enfants et être vigilants. Puisqu’ils ont invité des âmes et des esprits à s’incarner auprès d’eux, ils ont le devoir d’être des modèles. Ils ne sont pas encore assez conscients de cette responsabilité qu’ils ont d’offrir, de présenter et de maintenir une image idéale aux yeux de leurs enfants. Car ceux-ci instinctivement, inconsciemment observent et enregistrent tout, et un jour ils seront le reflet du comportement de leurs parents. Les adultes n’ont pas le droit d’inviter des esprits à s’incarner s’ils ne sont pas à la hauteur de leur tâche.

Que de parents ignorants se préparent des dettes énormes, parce qu’ils ont cru qu’il suffisait de mettre des enfants au monde sans se préoccuper des conditions dans lesquelles ils grandiraient. Mais tous trouvent ça normal ; il faut faire venir des enfants, on les nourrira, on les logera, on les battra et voilà tout. Ces parents n’ont rien appris, rien compris, ils transgressent énormément de lois et se préparent un avenir déplorable.

Je vois certains parents se conduire d’une façon tellement invraisemblable que je ne peux pas m’empêcher de leur demander ; "Mais enfant, est-ce que vous aimez vos enfants" ? Ils sont indigné : "Comment ? Si nous aimons nos enfants ! Mais évidemment, nous les aimons ! – Eh bien, je ne le crois pas, parce que si vous les aimiez, vous changeriez d’attitude, vous commenceriez à corriger en vous certaines faiblesses qui se reflètent très négativement sur eux. Vous ne faites aucun effort, c’est ça votre amour" ?

Je veux faire comprendre aux parents qu’ils ne doivent pas mettre des enfants au monde pour donner seulement issue à cet instinct atavique de procréation. Cet instinct existe, bien sûr, mais il doit être compris de manière plus spirituelle ; il faut que la pensée, l’âme, l’esprit participent à cet acte, pour que l’enfant soit lié à un monde supérieur. Dans la majorité des cas, les humains se contentent de la bestialité ; ils mangent, ils boivent, ils procréent comme les animaux, il n’y a rien de spirituel dans leurs actes. L’amour, ça n’a aucune importance, c’est le plaisir qui compte, et donc le côté mécanique peut très bien le remplacer.

Ce sont deux appareils, deux machines qui s’embrassent, il n’y a plus aucun sentiment. L’âme s’en va, l’amour s’en va, et c’est très grave.

Vous voulez que je m’occupe des enfants ? Eh non, c’est de vous que je m’occupe d’abord, et en m’occupant de vous, indirectement je m’occupe des enfants que vous avez déjà et de ceux que vous aurez un jour.

Ecrit à Le Bonfin, le 6 septembre 1978.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

mercredi 17 juin 2015

UNE SEXUALITE SCABREUSE


Maintenant, le monde entier étudie la sexualité de toutes les façons et y est plongé jour et nuit sous prétexte de liberté. Mais moi, je dis qu’il y aura autant de troubles et d’anomalies parce que cette libération "sexuelle" soi-disant se fait sans la lumière, sans le savoir d’initiative, par des gens qui ne connaissent pas la structure de l’Être humain et ses correspondances avec tout l’univers. Ils avancent en tâtonnant, c’est pourquoi ils n’arrivent pas à trouver exactement la vérité. Peut-être la trouveront-ils un jour, mais pour le moment, j’étudie, j’observe et je vois des expériences qui ne sont pas meilleures que les précédentes. Parce que, tant qu’on ne possède pas la philosophie initiatique, on ne peut faire que des expériences déplorables.

Maintenant, pour que vous compreniez ce que je veux vous dire aujourd’hui, je commencerai par vous donner un exemple et vous verrez comment je considère les choses dans ce domaine.

Un jour, il y a des années, est venue à Izgrev une jolie jeune fille sympathique, bien habillée, bien éduquée, qu’on avait envoyée vers moi parce qu’aucun psychanalyste n’était arrivé à la guérir. Elle était obsédée par le sexe masculin qu’elle voyait partout : sur les objets, les fruits, les fleurs, et même sur le plafond… Elle essayait de lutter contre cette obsession, mais impossible, elle ne voyait partout que ça, et elle était très tourmentée parce qu’elle se croyait coupable, damnée. On lui avait donc dit de venir me voir.

Elle a commencé par me raconter son histoire, et pendant qu’elle me parlait je me suis mis à rire. Bien sûr, elle était étonnée et m’a demandé pourquoi je riais. Je lui ai dit : "Ce qui vous arrive est tellement naturel, tellement simple ! Vous n’êtes pas la seule devant qui certaines images se présentent. Vous pouvez sortir très vite de cette situation, mais pas en luttant comme vous le faites. La nature est très puissante ; depuis des millions d’années elle a arrangé les choses pour que les hommes soient attirés par les femmes, les femmes par les hommes, et ce n’est pas vous maintenant qui allez tout changer. La nature a bien fait les choses, ce sont les humains qui ne comprennent pas.

Tous les hommes et les femmes sont visités par ce genre d’images, à la différence seulement, c’est que certains ne savent pas comment s’y prendre pour réagir, tandis que les autres savent. Ecoutez-moi bien ; quand ces images se présentent devant vous, au lieu d’être angoissée et malade, de lutter contre elles, regardez tranquillement, mais changez de point de vue. Pensez que cet organe est quelque chose de beau, de puissant, de divin, puisque c’est lui qui aura à transmettre la vie, et à ce moment-là, vous êtes tellement émerveillés devant l’intelligence et la sagesse du Créateur que vous avez déjà oublié le reste. Vous vous en êtes seulement servi comme d’un point de départ pour aller vers le Créateur".

Bien sûr, pour agir ainsi il faut avoir un autre point de vue que celui des religieux et des moralistes pour qui le sexe est toujours quelque chose de honteux dont on ne doit surtout pas parler ni s’occuper. Mais alors, pourquoi est-il une des préoccupations essentielles de l’humanité ?

Il faut que ces gens-là soient logiques. Puisqu’il est évident que les humains ne pourront jamais se débarrasser des organes sexuels ni du besoin de les utiliser, il faut changer de point de vue à leur sujet et comprendre que ce sont des organes sacrés que l’on doit toujours considérer avec respect, émerveillement, en se liant avec le Créateur. Mais quel est l’homme ou la femme qui considère ces organes comme quelque chose de sacré qu’ il n’a pas le droit de profaner, mais seulement d’utiliser pour des raisons sublimes ?... Et pourtant, mes chers frères et sœur, c’est la meilleure façon de comprendre, ainsi on avance, on devient une divinité : par le sentiment sacré.

Je disais dans une autre conférence ; pourquoi le cerveau n’est-il pas capable de créer la vie, ni les poumons, ni le foie, ni l’estomac ? si seuls ces deux  appareils en sont capables, c’est qu’ils sont sacrés, ils sont divins. Pourquoi les bafouer toujours ? quelle hypocrisie !

Quand on en parle, on se moque, on plaisante et on fait semblant d’être indifférent, mais ensuite, qu’est-ce qu’on fait dans le secret ? Si on méprise ces organes, il ne faut pas s’en occuper ; et puisqu’on s’en occupe il faut avoir pour eux un sentiment sacré. Vous direz : "Mais tout ce que vous nous racontez est tellement lointain". Oui, pour les animaux, c’est lointain, mais pour les êtres qui veulent évoluer, ce n’est pas lointain. Pour les faibles, pour les primitifs, il aurait peut-être mieux valu ne pas venir ici parce qu’en se voyant tellement esclaves de leurs désirs inférieurs ce sera pour eux de continuelles souffrances, et moi je ne tiens pas à troubler les humains, à les rendre malheureux. Tandis que ceux qui sont plus avancés, sont émerveillés, parce qu’ils découvrent les horizons tellement plus vastes. C’est pour eux que je suis obligé de parler, pour leur expliquer qu’il existe des moyens, des possibilités, et qu’avec la patience, la ténacité, ils arriveront. D’ailleurs beaucoup m’ont dit : "Maitre, tout ce que vous nous révélez, on a la sensation de l’avoir connu, on ne sait quand. On sent que c’est la vérité parce qu’au moment où vous parlez, on retrouve en nous quelque chose… comme un écho". Mais avant de l’avoir entendu on ne peut pas découvrir ces grandes vérités.

Voilà, mes chers frères et soeurs, il faut s’habituer à considérer les choses autrement, comme Dieu lui-même les considère. La plupart des religieux du passé, les ascètes, les ermites ont laissé une philosophie désastreuse ; ils se cachaient dans les forêts et sur les montagnes pour fuir la femme, parce que la femme, d’après eux, était une créature du diable. Mais alors, les pauvres, c’étaient d’autres femmes du plan astral qui les suivaient jusque dans les grottes et ils ne pouvaient pas leur échapper. Oui, les tentations de saint Antoine… Il ne fallait pas fuir la femme, il ne fallait pas la considérer comme une incarnation du diable. Notre philosophie, au contraire, enseigne qu’il faut regarder la femme, s’émerveiller, chercher la Mère Divine à travers elle en disant : "O Mère divine, comment es-tu arrivée à créer tant de jolies filles et de jolies femmes ? Elles sont toutes différentes, il n’y en a pas deux qui se ressemblent… Quelle richesse" et vous êtes émerveillés de cette intelligence et de cette splendeur.

En luttant contre la femme, l’homme se prive de tout ce qui est vivant, poétique, il n’ a plus d’impulsion, il n’ a plus d’inspiration, c’est un eunuque, il est mort, enterré. Que je plains ces ascètes et ces ermites. Avec leur philosophie erronée, ils ne trouvaient rien que le déséquilibre et la mort. Certains ont pu résister à toutes ces anomalies grâce à leurs vertus et leur force de volonté, mais ce n’est pas une philosophie à propager. Il faut apprendre à voir les choses correctement. Si Dieu a créé les femmes et les hommes, ce n’est pas pour qu’ils se fuient…


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

lundi 17 novembre 2014

Mettre la sexualité au service de la nature supérieure


conférence par Omraam Mikhaël Aïvanhov

" Si vous parlez d'une conception spirituelle de l'amour à des gens sensuels ou primitifs, ils vous diront : "Mais si nous ne pouvons plus satisfaire nos besoins sexuels, nous mourons : c'est ça qui nous fait vivre ! " Oui, bien sûr, cela fait vivre les racines, mais les fleurs meurent en haut. Donc, tout dépend de la personne et de son degré d'évolution."

Je vous ai tellement parle sur l'amour, je vous l'ai présenté sous tellement d'aspect différent que vous ne pouvez pas en avoir une idée d'après ce seul passage d'une conférence. Avec ces quelques mots, vous ne serrez pas plus renseignés qu'avant, il faut trouver les autres conférences pour avoir une idée claire sur l'amour, car chacune révèle un point particulier.

Les humains sont faits pour évoluer dans tous les domaines, alors pourquoi n'évolueraient-ils pas aussi dans le domaine de l'amour ? Et ce degré supérieur, cette évolution, consiste à sublimer l'énergie sexuelle, à la diriger vers le sommet, vers la tête, pour nourrir le cerveau et le rendre capable des plus extraordinaires créations. Tant que les hommes ne connaîtront pas les moyens d'utiliser cette énergie sexuelle pour des travaux gigantesques, ils vont la gaspiller et c'est pourquoi ils s'appauvrissent, ils s'abrutissent. Tout le monde sait que la force sexuelle suit une certaine direction. Mais qu'on peut l'orienter dans une autre direction, et que l'Intelligence cosmique justement a placé dans l'homme tout un système de canalisations et d'appareils pour diriger cette énergie vers le haut, ça on ne le sait pas. Ces canalisations et ces appareils sont là, ils attendent, mais on ne leur donne rien pour les déclencher et les faire fonctionner.

Quand ils parlent de la force sexuelle, tout disent que c'est une tension terrible dont ils on besoin de se libérer. Et ça y est, ils se libèrent, ils se consolent, sans savoir qu'ils perdent quelque chose de très précieux, une quintessence qui reste stupidement brûlée dans le plaisir seulement. Je dis : supposons que vous étés un bâtiment de 150 étages, il faut cette tension justement afin de monter l'eau jusqu'au sommet de la maison, pour que les habitants en haut puissent puiser de l'eau, boire, arroser leurs plantes. Si vous supprimez la tension, l'eau ne montera pas jusqu'en haut. Regardez combien ils sont ignorants, les humains ! Pour se dégager de cette tension, ils s'avachissent.

Cette tension il faut l'utiliser, car sans elle jamais l'énergie ne pourra atteindre le sommet : au lieu de s'éveiller pour des travaux gigantesques, toutes les cellules qui seront engourdies, appauvries, chloroformées, ne pourront assurer que le fonctionnement du côté inférieur. S'il n'apprend pas à se dominer, à se maîtriser, l'homme supprime toutes ses possibilités de devenir fort, puissant, intelligent. Pourquoi faire des efforts ? La pilule est là! Sans la pilule on était quand même obligé de réfléchir, de se maîtriser… Maintenant qu'ils n'ont plus d'efforts à faire, les humains vont s'affaiblir dans tous les domaines : parce que le plaisir dévore tout, et quelques années après on les verra incapables de quoi qui ce soit ; tout sera mangé, brûlé, gâché.

Comment faire comprendre aux hommes et aux femmes que, dans le plan de Dieu, cette énergie devait être utilisée pour des créations sublimes ? Pas moyen, ils veulent le plaisir, ce qui est facile, là où il n'y a aucun effort à faire. Mais ce plaisir, ils le paient très cher. Tandis que grâce aux efforts qu'on fait pour se dominer, non seulement on s'enrichit mais on ressent un plaisir extraordinaire. Non, en réalité, ce n'est pas le mot " plaisir " qui convient ici, car il est toujours lié aux manifestations instinctives inférieures ; les mots " joie ", " ravissement ", " extase " sont préférables. Le plaisir n'est pas quelque chose de tellement glorieux, et même on en a honte souvent, alors que la joie, le ravissement, l'extase, on ne peut les obtenir qu'en déclenchant le côté divin en soi.

La jeunesse ne se rend pas compte qu'il existe des expériences plus enrichissantes que celles où elle s'aventure, et qu'en quelques années, elle perdra sa fraîcheur, son charme, sa beauté, sa lumière. Il faut dire aux jeunes : " Vous voulez expérimenter l'amour physique ? C'est entendu, mais au bout de quelques temps, vous oublierez toutes les sensations de plaisir que vous avez vécues, et il ne restera que la ruine, le regret, l'assombrissement ". Mais qui va le leur dire ? Même les adultes se laissent aller à cette degringolade, sans savoir ce que ça va donner. Il faut au moins essayer de faire un effort de maîtrise de soi ; même si on n'obtient pas tout de suite des résultats, on les obtiendra plus tard, et alors on sera fier d'avoir su vaincre et on se sentira plus fort.

Il y a quelques jours, j'ai reçu la visite d'un homme d'un certain age déjà et il m'a avoue que dans le domaine sexuel, il avait une grande faiblesse, il était incapable de se maîtriser et il me demandait conseil. Je lui ai dit : " Je veux bien vous l'expliquer : par exemple, allez sur les plages, regardez les jeunes filles ; certainement, il s'éveillera quelque chose en vous, c'est normal, c'est naturel. Mais comme vous ne pourrez pas aller satisfaire votre désir avec elles, il y aura trop de monde, vous serez obligé de résister, de faire un effort de sublimation. C'est là justement que vous commencerez à exercer votre volonté ; et si vous répétez plusieurs fois cet exercice avec succès, vous n'aurez même plus besoin d'aller sur les plages. A ce moment-là, rien qu'en regardent quelques revues, là aussi, quelque chose va s'éveiller ; vous saisissez alors cette sensation qui s'éveille et vous la faites monter jusqu'au Ciel, jusqu'à la Mère Divine. En vous exerçant ainsi pendant longtemps, vous arriverez un jour à ne plus avoir besoin de relations physiques avec les femmes. Et voilà la victoire, voilà le triomphe ! Mais il faut s'exercer ainsi pendant longtemps avec de doses homéopathiques. Dans l'homéopathie, on peut diluer jusqu'à la neuvième centesimale ; même a ce degré de dilution, le produit reste efficace ! Et dans l'amour aussi, on peut arriver à une telle dilution qu'on n'a plus besoin de contacts physiques et c'est cela l'amour spirituel. "


Bien sûr, cet homme était stupéfié, émerveillé, il est parti plein d'espoir, mais l'histoire ne dit pas s'il a réussi.


Il y a une intelligence supérieure qui préside aux phénomènes liés à la sexualité, mais pour comprendre, tout dépend du degré évolution auquel on se trouve. Tout est beau et sensé à condition de choisir les méthodes et l'attitude les meilleures pour n'avoir rien à se reprocher. Tandis qu'il y a beaucoup de comportements dans ce domaine dont ensuite les gens eux-mêmes ne sont pas tellement fiers, parce qu'ils se sentent qu'ils sont conduits un peu comme des animaux. Ils y sont poussés parce qu'ils sont faibles, mais ils se rendent compte que ce n'était pas tellement esthétiques. Si vous m'écoutez, si vous commencez à vous exercer, vous découvrirez que toute la beauté, toute la splendeur est dans cet amour limpide, lumineux pour toutes les créatures Jour et nuit vous étés dilates, combles, et cet amour ne dure pas deux ou trois minutes : pendant l'éternité vous continuerez à aimer.

Dans l'amour ordinaire, bien sûr on aime, mais très vite après, c'est la haine, la vengeance. Au début, c'est l'or, mais cet or se transforme très vite en plomb, en cendre. Et toutes les déceptions sont là, les amertumes, les contradictions. Le disciple de la Fraternité Blanche Universelle doit comprendre qu'il est avantageux pour lui d'étudier des degrés supérieurs de l'amour. Parce que c'est la qu'il trouve la liberté et dans cette liberté, il n'a plus besoin d'attendre quoi que ce soit après des autres, c'est lui qui leur donne sans cesse. C'est le besoin qui rend les gens dépendants et malheureux, et tant que les humains auront besoin de faire des échanges très bas dans le plan physique, dans la personnalité, ils perdront leur liberté et ils souffriront. Bien sûr, il n'est pas donne à tout le monde de pouvoir maîtriser la force sexuelle pour connaître l'amour supérieur. C'est pourquoi, avant de se lancer dans une pareille aventure il faut bien réfléchir, et surtout bien se connaître : si vous sentez que vous avez encore trop besoin de plaisirs physiques, il est préférable pour vous de ne pas brusquement vous abstenir, sinon ce sera pire. Mais si vous étés déjà évolue et que vous sentiez le besoin de vivre quelque chose de plus subtil, de plus spirituel, de comprendre la splendeur du monde divin et d'aider les humains par votre amour, vous pouvez choisir ce chemin. Mais il n'est pas pour tout le monde, et je ne le conseille pas à tout le monde. Parce que je sais très bien toutes les anomalies qui risquent de se produire. Et dans les couples, par exemple, que va-t-il arriver si l'un des deux décide de vivre un amour plus spirituel, tandis que l'autre ne peut pas se passer de plaisirs physiques, en fait une tragédie ?…Bien sûr, ce sera moi le coupable.

Je vous donnerai une image. Vous avez ici deux bouteilles. Imaginez que l'une représente une fille et l'autre un garçon. Comme chacun puise chez l'autre, très vite, les deux bouteilles sont vides. C'est ce qui se passe dans l'ancienne conception de l'amour : on boit à une bouteille qui est limitée et quand elle est vide, on la jette. Tandis que dans le nouvel enseignement, les " bouteilles " sont branchées à la source de l'amour divin, et on peut boire, boire, sans jamais les épuiser ; elles sont toujours pleines, parce qu'elles sont alimentées par l'eau de la source.

Cela signifie que si, au lieu d'aimer seulement la personnalité d'un homme ou d'une femme, son corps physique, vous aimez son esprit, son âme, vous vous branchez à quelque chose de vivant qu'est déjà lie à la Source, au Seigneur. Et votre amour durera toujours : même quand vous serez vieux, ratatines et rides comme de vielles pommes, vous continuerez à vous aimer, parce que ce n'était pas la chair que vous aimiez, mais cet être-la qui est un reflet de la Divinité. Dans l'enseignement de la Fraternité Blanche Universelle, on apprend aux hommes et aux femmes comment s'aimer : à travers la femme l'homme cherche la Mère Divine et il s'élève jusqu'à elle pour recevoir des énergies, la lumière et la joie ; et à travers l'homme, la femme élève jusqu'au Père Céleste. Jamais leur amour ne finira. Tandis que si les hommes et les femmes se contentent de se chercher dans le plan physique, qu'ils ne soient pas étonnes de découvrir très vite qu'ils ne s'aiment plus. C'est normal, pourquoi doit-on s'aimer quand il n'y a plus rien au-dedans à aimer ? Et justement, quand ils s'aiment l'un pour l'autre, il arrive un jour où ils sentent le vide ; mais quand ils s'aiment pour une idée, un idéal auquel tous les deux collaborent et travaillent, c'est la plénitude, ils ne peuvent jamais se séparer. Voila ce qu'il faut expliquer à la jeunesse.


Combien de jeunes viennent auprès de moi pour me parler de la fille ou du garçon qu'ils aiment ! Alors je pose la question a un garçon : " Qu'es-ce que vous aimez chez cette fille-là ? - Oh son visage, ses jambes, sa poitrine, ses yeux - Alors croyez-moi, dans ce cas, votre amour ne durera pas longtemps. - Mai comment ? Pourquoi ? - Parce que vous ne vous étés pas préoccupe de connaître la mentalité de cette fille, ses aspirations, ses goûts, ses idées ; vous n'aimez que le cote extérieur. Dans très peu de temps vous serez rassasié de tout ce que vous trouvez joli et charmant et quand vous découvrirez en elle quelques défauts, vous ne verrez plus sa beauté et vous voudrez la quitter. "

A un autre je pose la même question : " Qu'es-ce que vous aimez chez cette fille ? " - Sa façon de penser, ses goûts spirituels - C'est magnifique ! Et physiquement, comment la trouvez-vous ? - Physiquement elle ne me dit pas grand chose. - Eh bien, ne vous inquiétez pas : quand on aime chez un être sa façon de penser, de sentir, d'agir, quand on aime son âme, son esprit, on s'attache tellement a lui, on l'aime tellement que même physiquement il finit par avoir une entente " J'ai vu certaines personne qui, physiquement, éprouvaient tout d'abord de la répulsion l'une pour l'autre, mais peu à peu, parce qu'il avait entre elles une entente intellectuelle, spirituelle, finissaient par s'aimer aussi physiquement.

Voilà pourquoi je dis à la jeunesse : avant de vous marier, tâchez de voir si vous avez des affinités dans le plan des idées et dans le plan des sentiments. Le plan physique ne doit venir qu'à la troisième place. Si vous vous mariez seulement à cause d'une attraction physique, quand les autres manifestations apparaîtront, vous allez discuter, vous bagarrer et vous donner du coups. Malheureusement, c'est ainsi que finissent les mariages de milliers et de milliers de personnes, parce qu'elles étaient trop bêtes ou qu'elles n'ont pas été bien conseillées. D'ailleurs, même les parents souvent ne savent pas donner de bons conseils ; au lieu de les éclairer, ils disent à leur fille ou a leur garçon : " Débrouille-toi, voyons, débrouille-toi." Evidemment, je sais bien que, même si on leur donne des conseils, les jeunes n'écoutent pas ; mais au moins, un jour, après la défaite, après la catastrophe, ils se souviennent qu'on leur a donné ses conseils. Il ne faut pas tellement s'imaginer que les explications et les conseils sont efficaces, j'en sais quelques chose ! C'est après, quand ils se sont casse la tête, qu'ils se souviennent des explications et commencent à réfléchir.

Ah ! que des choses à élucider, à éclaircir ! Mais pour résumer, je conseille aux frères et aux sœurs de la Fraternité de ne pas engager leur vie avec des filles et des garçons, des hommes et des femmes, qui n'ont pas d'idéal spirituel, parce que leur amour ne durera pas longtemps, ou bien, pour qu'il dure, ils seront obligés de se conformer aux désirs, aux caprices de leur partenaire, et donc de sacrifier le céleste pour le terrestre. Il y en a beaucoup qui l'ont déjà fait, même dans la Fraternité : ils se sont amourachés de gens qui n'avaient aucun idéal, ils ont sacrifié tout ce que la Fraternité pouvait donner à leur âme pour préparer leur avenir, et maintenant ils souffrent, ils regrettent, mais il est trop tard pour revenir en arrière.

lundi 13 octobre 2014

LA GESTATION La femme, mère de l’enfant





Pour qu’un enfant vienne au monde, il faut que le père donne le germe à la mère et que la mère amène ce germe à maturité. On peut donc dire que le père est créateur et la mère formatrice. Ce germe que donne le père est un résumé, une condensation de sa propre quintessence. Tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il vit s’exprime là, dans le germe.

Je vous ai souvent expliqué comment chaque mouvement de notre vie physique comme de notre vie psychique s’inscrit, s’enregistre en nous, dans les chromosomes de nos cellules. Chaque cellule possède donc une mémoire, et il ne sert à rien de jouer devant les autres la comédie de l’honnêteté, de l’intégrité, de la bonté ; c’est ce qu’on fait loin des regards, ce qu’on sent, ce qu’on pense dans un for intérieur qui s’enregistre et se transmet en héritage de génération en génération. Si ce sont des maladies et des vices qui se sont enregistrés, c’est eux qui se transmettent ; et une fois transmis, allez chercher des pédagogues pour éduquer l’enfant ou des médecins pour le soigner. Rien à faire, c’est trop tard. Tout se transmet, et si cela ne se manifeste pas dans le premier enfant, cela se manifestera dans le deuxième ou dans le troisième. Car la nature est fidèle et véridique ; elle ne fait pousser que les graines qui ont été semées.

C’est donc une erreur de croire que ce que l’homme donne à la femme au moment de la conception est toujours de la même nature. Si un homme n’a jamais travaillé sur lui-même pour s’ennoblir et se purifier, il donnera à la mère le germe d’un être très ordinaire ou même d’un criminel. Prenons un exemple ; vous ne le trouverez peut-être pas très poétique, mais au moins il est clair. La fonction d’un robinet est de donner de l’eau, et cette eau peut être sale ou cristalline. Celui qui entretient continuellement en lui de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, ne peut répandre que de l’eau sale, tandis que celui qui ne cesse de travailler pour le bien, pour la lumière, distribue de l’eau pure, vivifiante. Oui, ne soyez pas étonné ; le germe que l’homme donne à la femme au moment de la conception est différent suivant son degré d’évolution.

Donc, de même que la semence mise en terre porte en elle le projet de ce que sera l’arbre ou la fleur, de même le germe que le père donne à la mère au moment de la conception porte le projet de ce que sera leur enfant, ses facultés, ses dons ou au contraire ses lacunes, ses tares. Quant à la mère, pendant les neuf mois de la gestation, elle apporte les matériaux qui serviront à la réalisation de ce projet, et là aussi je peux vous révéler des choses extrêmement intéressantes et importantes qu’aucun biologiste ne vous révélera, parce que ce n’est pas dans ce domaine que les biologistes font leurs recherches. Moi, je vous parle de processus qui se déroulent dans les plans psychique et spirituel.

Pendant les neuf mois de la gestation, la mère ne travaille pas seulement à former le corps physique de l’enfant mais aussi ses corps subtils ; à son insu elle travaille sur le germe que l’homme lui a donné, créant ainsi les conditions favorables ou non à l’épanouissement des diverses caractéristiques contenues dans ce germe. Ce germe peut être celui d’un être très ordinaire ou bien très évolué, et c’est la mère qui, par son activité psychique, peut favoriser ou au contraire entraver les manifestations des tendances qu’il renferme.

Prenons un exemple. Supposons que le père possède de grandes qualités intellectuelles et spirituelles ; il peut les transmettre à ses enfants, mais si la mère est très peu évoluée ou si, pendant la période de la gestation, elle se laisse aller à une vie désordonnée, à des états de conscience inférieurs, elle s’oppose à la manifestation de toutes ces bonnes qualités. Et l’inverse est aussi vrai ; une femme peut recevoir de l’homme un germe défectueux, mais si elle sait travailler avec ses pensées et ses sentiments pendant la gestation, toutes les particules pures et lumineuses qui émanent d’elle vont s’opposer à la manifestation des tendances négatives. En donnant le germe, l’homme fournit en quelque sorte le schéma, le projet de ce que sera l’enfant ; quant à la femme, par la qualité des matériaux qu’elle apporte (et cette qualité dépend de ce qu’elle est elle-même et de ce qu’elle a vécu) ; elle a la faculté de réaliser ce projet ou, au contraire, de s’opposer à sa réalisation. C’est pourquoi le pouvoir de la femme, son pouvoir psychique, est immense durant tout le temps de la gestation.


La plupart des femmes ne se doutent pas de l’influence de leurs états intérieurs sur l’enfant qu’elles sont en train de porter. Beaucoup s’imaginent que l’enfant mène dans leur sein une existence absolument indépendante d’elles, et donc que, de leur côté, elles sont libres de faire ce qui leur plaît, d’avoir n’importe quelle pensée ou émotion sans que cela touche le bébé. Elles attendent qu’il soit né pour s’occuper vraiment de lui. Puis il y  aura les instituteurs, et si l’enfant pose des problèmes, elles l’amèneront chez un pédiatre qui trouvera des solutions. Eh bien, non, lorsque l‘enfant naît, c’est déjà trop tard, il est déterminé, et aucun pédagogue ne pourra changer sa nature profonde. Quel que soit le traitement que vous faites subir au plomb, il reste du plomb ; vous avez beau le couper, le limier, le polir pour le faire briller, afin qu’il ressemble à de l’or, quelques minutes après il se ternit de nouveau, car c’est du plomb. Il en est de même pour un enfant. Si dès l’origine vous ne faites pas un enfant en or (symboliquement parlant), aucune intervention ne changera sa nature profonde. Mais donnez à cet enfant les qualités de l’or et, même s’il doit vivre dans les pires conditions, il restera incorruptible parce que sa quintessence est de l’or pur.

Cette quintessence, c’est la mère, seule, pendant la gestation, qui peut la donner à l’enfant en le nourrissant chaque jour avec des pensées de lumière. Grâce à ces pensées, le germe qui croît en elle absorbera ces matières pures et précieuses. C’est ainsi que l’enfant qui naîtra deviendra un jour un artiste remarquable, un savant éclairé, un saint, un messager du monde divin. La mère peut accomplir des merveilles parce qu’elle possède la clé des forces de la vie. Ce qui se passe en elle au moment de la gestion peut se comparer au processus physico-chimique de la galvanoplastie. C’est pourquoi je l’ai appelé "la galvanoplastie spirituelle".

C’est un fait très connu que, pendant la grossesse, beaucoup de femmes sont la proie de désirs bizarres, d’impulsions incontrôlées qu’elles n’avaient jamais ressentis jusque-là ; mais ce qu’on ne sait pas, c’est la raison de ces phénomènes, et je vous la dirai. La femme enceinte est souvent visitée par des entités ténébreuses qui désirent prendre part plus tard à la vie de l’enfant ; elles poussent donc la mère à se conduire de telle sorte que ce processus de la galvanoplastie se fasse dans le plus grand désordre, ce qui permettra plus tard à ces entités d’entrer chez l’enfant, d’aller et venir dans son âme et de se nourrir à travers lui. Donc, pendant tout le temps de la gestation, la mère doit veiller à préserver l’enfant ; consciemment, par la pensée, elle doit créer autour de lui une atmosphère de pureté et de lumière pour le mettre à l’abri des attaques des entités malfaisantes, mais aussi pour pouvoir travailler en collaboration avec l’âme qui va s’incarner.

Car, contrairement à ce que pensent certains, ce n’est pas pendant la gestation que l’âme entre dans le corps de l’enfant. C’est vrai que dans le sein de la mère, l’enfant vit, son cœur bat, il se nourrit ; mais l’âme n’a pas encore pénétré dans le corps ; elle n’entre en lui qu’au moment de la naissance, avec son premier souffle. Jusque-là, elle se tient auprès de la mère et travaille en collaboration avec elle à la construction de ses différents corps (physique, astral, mental…). En général la mère ne se rend pas compte de ce travail, car elle n’est pas assez sensible ni éclairée. Mais même si elle ne peut pas tellement sentir et encore moins voir cette âme, elle peut au moins lui parler, lui adresser des demandes en lui disant : "Voilà, je te donnerai les meilleurs matériaux, je t’aiderai, mais tâche, toi aussi, d’apporter telle et telle qualités pour que cet enfant marche toujours dans la voie de la beauté, de la sagesse et de l’amour".

Au moment où la mère prononce de tout son cœur ces paroles qui sont puissantes, qui sont magiques, il émane d’elle certaines particules, et l’esprit de l’enfant qui doit s’incarner les prend comme matériaux pour construire ses différents corps. L’enfant lui-même ne possède rien, il reçoit tous les matériaux de sa mère. C’est pourquoi, en les lui donnant, elle doit être très consciente et, par ses pensées et ses sentiments, ne lui donner que les particules les plus lumineuses, les plus pures.

Tous ces phénomènes du monde invisible sont inconnus de la majorité des gens. Mais c’est justement le rôle d’un Enseignement initiatique de vous rendre sensible à tout ce monde subtil, impalpable, mais réel, plus réel que la réalité elle-même. Grâce à lui vous devenez plus conscient, plus attentif à tous les courants qui vous influencent, à toutes les présences qui vous entourent. Et c’est cette conscience qui vous rend capable de travailler pour le bien.

Les hommes et les femmes ne doivent jamais oublier que les enfants qu’ils auront un jour refléteront d’une manière ou d’une autre leur propre façon de penser et de vivre. Car tout ce qui se passe dans la tête ou le cœur d’un être humain se réalise tôt ou tard ; chacune de ses pensées, chacun de ses désirs, au moment où il paraît en lui, est vivant, et l’enfant qui vient existait déjà dans la tête ou le cœur du père et de la mère. Donc, si en grandissant, votre enfant devient un ange qui vous aide, c’est qu’il était déjà une idée magnifique que vous avez nourrie en vous durant des années, une idée qui s’est incarnée maintenant dans votre enfant et qui, à travers lui, continue à vous aider. Mais si cet enfant ne vous cause que des ennuis, sachez qu’il est l’incarnation d’une idée criminelle que vous avez aussi alimentée. Car un enfant qui naît ne naît pas de rien. Et si vous me demandez la raison de la naissance de vos enfants, je vous répondrai : "Pour que vous sachiez ce que vous aviez dans votre tête". C’est de cette façon que les hommes et les femmes apprennent à se connaître : à travers leurs enfants.

D’ailleurs, si les mères avaient l’habitude de tenir le journal de leur grossesse, elles constateraient que l’enfant va d’une façon ou d’une autre répéter durant sa vie tous les états traversés par elle au cours des neuf mois de la gestation. Mais cette répétition se fait en sens inverse, c’est à dire que ce que la mère a vécu au neuvième mois se manifestera dans la première période la vie de l’enfant, ce qu’elle a vécu au huitième mois, dans la deuxième période, et ainsi de suite… La durée d’une vie humaine pouvant être de quatre-vingts dix ans, on compte qu’un mois de la grossesse de la mère correspond approximativement à dix ans de la vie de l’enfant. Je conseille d’ailleurs aux femmes qui ont eu un ou plusieurs enfants d’essayer de se souvenir des événements et des états qu’elles ont vécu pendant qu’elles les portaient ; elles comprendront mieux certains de leurs traits de caractère ou même certains de leurs problèmes de santé.

Une femme qui attend un enfant doit se dire : "Voilà pendant neuf mois j’ai toutes les possibilités de faire de mon enfant un être sain, beau, intelligent, noble, plein d’amour et qui sera une bénédiction pour le monde entier. Je dois veiller à ne lui apporter par mes pensées, mes sentiments, mes désirs, mes actes, que les éléments les plus purs pour contribuer à sa formation". Et qu’elle se mette au travail ! Car une fois né, c’est fini, l’enfant lui échappe, elle ne peut plus rien faire.



Maintenant, il est certain que pour faire ce travail, les femmes ont besoin de bonnes conditions matérielles et psychiques qui, malheureusement, ne leur sont que très rarement accordées. C’est pourquoi je pense, étant donné l’importance de cette question, que ce sont les gouvernements qui devraient s’en préoccuper, et je vous ai même indiqué, dans les grandes lignes, un plan qui permettrait d’améliorer la situation. Oui, car au lieu de continuer à dépenser des sommes colossales pour des écoles spécialisées, des hôpitaux, des tribunaux, des prisons, les gouvernements devraient s’occuper du point de départ : la femme enceinte, et prendre des mesures afin de lui donner les meilleurs conditions pendant la gestation. Cela entraînerait moins de dépenses et les résultats seraient meilleurs pour toute la société.

La véritable éducation d’un enfant commence avant sa naissance, je ne le répéterai jamais assez. Elle commence par l’éducation de ses parents qui doivent, longtemps à l’avance, se préparer intérieurement afin d’attirer dans leur famille un esprit exceptionnel. Une fois qu’ils ont conçu cet enfant dans la plus grande lumière et pureté, il faut que la mère, consciente des pouvoirs que lui a donnés la nature, travaille à former pour cet esprit un corps physique et des corps psychiques faits des meilleurs matériaux.

Une entité supérieure ne peut accepter de venir s’incarner que chez des êtres qui sont déjà parvenus à un certain degré de pureté et de maîtrise. Ce qui est important pour une telle entité, ce n’est pas d’entrer dans une famille fortunée ou glorieuse ; elle préfère même des familles modestes où elle ne risque pas d’être tentée par la facilité. Mais elle a besoin de recevoir, des parents chez qui elle descendra, une hérédité qui n’entravera pas le travail spirituel pour lequel elle a décidé de venir sur la terre. Très peu d’hommes et de femmes présentent les qualités nécessaires à l’incarnation de grands esprits, et c’est pourquoi la terre est peuplée de tellement de gens ordinaires, de malades et de criminels, alors qu’elle pourrait être peuplée de divinités. Si déjà quelques milliers de parents dans le monde décidaient de faire ce travail, en trois ou quatre générations, l’humanité serait réellement transformée.


Extrait de Omraam dans "Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice" aux éditions Prosveta – page 622/673. 

L’essence solaire de l’énergie sexuelle


La conception des enfants



Que cherche un homme chez une femme ?

Si on se borne à observer ses gestes, son comportement, il semble ne chercher que des formes physiques. Mais pourquoi cette recherche n’en finit-elle pas, comme s’il n’arrivait jamais à trouver ce qu’il désire ? Parce qu’il ignore que ce qu’il cherche, ce n’est pas cette matière-là, visible, tangible, mais une matière subtile que la femme est seule à posséder. Seulement, le pauvre, il n’en trouve pas beaucoup, car il ne sait même pas ce qu’il cherche chez elle ; et comme la femme n’a pas non plus conscience de posséder cette quintessence si précieuses, elle ne fait rien pour la lui donner. Quant à elle, ce qu’elle cherche chez l’homme, c’est la puissance, la puissance d’un esprit supérieur. Or, ce qu’elle trouve le plus souvent, c’est la force brutale, la violence… ou bien la faiblesse qui se camoufle derrière une force apparente. Aucun des deux ne sait donc apporter à l’autre ce dont il a besoin, et ils restent insatisfaits.

A travers tous ces contacts, ces embrassements, les hommes et les femmes ne cherchent en réalité qu’une chose ; la quintessence la plus pure de la Mère Divine et la force la plus pure du Père céleste. Tant qu’ils n’en sont pas conscients, leurs échanges ne peuvent qu’être imparfaits et ils ne font rien de tellement mieux que les animaux. Mais lorsque deux êtres se rapprochent avec une conscience éveillée, avec le désir de donner à l’énergie sexuelle une destination divine, cet acte devient sacré. Car ce ne sont pas les gestes, les actes eux-mêmes qui sont purs ou impurs, coupables ou innocents, c’est le contenu, c’est le but, ce qu’il y a à ce moment précis dans la tête de l’homme et de la femme ; de là dépend la qualité des énergies, des émanations, de toutes ces forces psychiques qu’ils projettent lorsqu’ils s’aiment.

Tant qu’un homme et une femme n’ont pas travaillé sur eux-mêmes pour s’ennoblir, se purifier, même s’ils ont attendu de se marier pour s’unir physiquement, ils sont coupables. Ils seront peut-être approuvés et applaudis, leur famille leur fera un festin, la maire et l’église leur donneront l’une le droit et l’autre la bénédiction, mais l’intelligence cosmique les condamnera. Car que vont-ils se communiquer ? Des influences malsaines, nocives, c’est tout. Donc, même si le monde entier approuve leur acte, les lois de la nature vivante se prononcent contre eux, parce qu’ils ne font que se salir. Et inversement, la société peut leur reprocher d’avoir des relations sexuelles sans être mariés, mais s’ils déversent le Ciel dans l’âme l’un de l’autre, tous les anges en haut sont émerveillés.

Le bien et le mal ne résident pas dans le respect ou le non-respect des conventions, mais dans la nature, la qualité de ce qu’un couple est capable d’apporter. Le Ciel ne se préoccupe donc pas de savoir si l’union d’un homme ou d’une femme a été sanctionnée par la loi, il ne s’intéresse qu’à ce qu’ils sont en train de se donner pour leur édification, leur élévation mutuelle, car ce sont ces éléments de pureté, de lumière qu’ils communiqueront aussi un jour à leur descendance.

Concernant la sexualité, la procréation, vous trouverez ce que vous voulez savoir dans des livres spécialisés, il existe toute une littérature sur ces sujets. Je ne la connais pas, parce que cela ne m’intéresse pas d’entendre parle de l’acte sexuel exclusivement du point de vue anatomique, physiologique, ou… "technique", si vous voulez. On trouve tout dans ces livres-là, sauf ce que je vous révèle, c’est à dire le côté spirituel de cet acte. Or il faut de plus en plus apprendre à le considérer comme un travail gigantesque de reconstruction, de réédification, de résurrection, de divinisation pour toute l’humanité.

Les organes sexuels sont les racines de l’être, et si on en use à la légère, on peut abîmer l’être entier ; car les racines, tout dépend d’elles, tout vient d’elles. Ce sont ces racines-là qui déterminent l’ensemble de la personnalité, qui donnent toutes les nuances d’un tempérament, d’un caractère. Regardez seulement les différences qui existent entre l’homme et la femme. Beaucoup de manifestions de leur vie physique, affective, morale, intellectuelle, ont leur origine dans ce que l’on a appelé "les parties intimes".

Dans le plan physique, évidemment, il n’existe pas plusieurs manières de s’unir pour avoir un enfant, mais une seule. C’est dans les plans subtils qu’il existe des milliers de façons de penser et de ressentir cet acte. Dans le plan physique, il n’existe qu’une façon traditionnelle, cosmique, appelez-la comme vous voulez, pour avoir un enfant, et on ne peut pas reprocher aux humains de ne pas en avoir trouvé d’autres. (Laissons de côté les dernières découvertes de la science concernant l’insémination artificielle et les bébés éprouvette). Mais dans l’âme, dans le cœur, dans la pensée, l’amour offre des possibilités, des nuances, des expressions de plus en plus belles et spirituelles… jusqu’à l’infini !

En réalité, ce n’est pas seulement au moment où l’homme fertilise physiquement une femme que ses organes sexuels sont en activité. Non, de la même façon que les yeux, par exemple, sont toujours en train d’exprimer quelque chose de la vie intérieure, le sexe aussi reflète et exprime cette vie intérieure. Il y a sans cesse des émanations, des radiations éthériques. Mais ces radiations ne sont pas les mêmes chez tous les hommes ; leur qualité dépend de la vie qu’ils mènent, si cette vie est spirituelle ou animale. L’homme parfait, l’homme idéal, tel que l’intelligence cosmique l’a créé dans ses ateliers, est semblable au soleil, et ce qui émane de lui est de la même quintessence que la lumière solaire, mais à l’état éthérique. C’est pourquoi ceux qui abusent de cette force, au lieu de comprendre qu’elle est imprégnée de la sainteté de la lumière, d e la vie du soleil, et qu’ils peuvent s’en servir pour des créations magnifiques, le soleil les punit en les privant de ses trésors les plus précieux.

Plus un être se rapproche de la perfection, plus ses émanations deviennent semblables à la lumière ; comme la lumière, elles se propagent à travers l’espace et les créatures qui sont sensibles les reçoivent et en bénéficient. Voilà pourquoi les hommes et les femmes doivent chercher à atteindre la perfection du soleil ; parce que c’est toujours cette même force, cette même énergie solaire qui sort à travers leur cerveau, leurs yeux, leurs mains, leur parole, leur pensée, et aussi à travers leurs organes sexuels. Et comme la lumière du soleil, cette force apporte ses bénédictions non seulement aux humains, mais aux plantes, aux pierres, à toute la nature. L’intelligence cosmique a conçu la création d’une façon divinement belle, ce sont les humains qui déforment tout, rapetissent tout, enlaidissent tout.

Même si cette idée, que l’énergie sexuelle est de la même nature que l’énergie solaire, vous paraît incroyable, prenez-la au sérieux, car elle vous encouragera à devenir plus pur, plus lumineux. A quoi sert-il d’entendre des révélations pareilles si elles ne produisent pas sur vous des résultats bénéfiques, si elles ne vous poussent pas à souhaiter redevenir semblable à cet être primordial, le premier homme, quand il sortit des ateliers du Créateur, rayonnant comme le soleil ?

L’homme fertilise la femme comme le soleil fertilise la terre. Mais désormais il doit apprendre à donner aussi ses semences dans le plan spirituel, pour que la femme dans son âme, dans son cœur, mettre au monde des enfants divins avant de les mettre au monde dans le plan physique. Car attendre le moment de concevoir un enfant pour essayer de se mettre dans un bon état intérieur, cela ne suffit pas. C’est des années avant qu’l faut se préparer, afin de ne déclencher que des courants harmonieux qui inviteront des entités divines à venir s’incarner sur la terre. Quels sont les parents qui ne souhaitent pas avoir des enfants en bonne santé, baux et doués de toutes les qualités intellectuelles et morales ? Malheureusement, à cause de leur ignorance, ils ne sont le plus souvent préparés qu’à accueillir des esprits malfaisants du passé qui tournent autour des humains en cherchant à se réincarner, et qui feront le malheur de leur famille et de la société.



On entend souvent des parents se plaindre ; "Mais qu’avons-nous fait pour avoir ce démon dans notre famille ?". Ça malheureusement, ils ont fait quelque chose, ne serait-ce que d’être ignorants, car l’ignorance est le pire des malheurs. Et parmi les nombreux aspects de cette ignorance, il y a la croyance que la naissance d’un enfant est une sorte de jeu de hasard ; puisque dans une même famille on peut voir arriver un voyou, un saint, un musicien, un mathématicien génial, ou un handicapé mental sans qu’on puisse comprendre pourquoi, on voit là une sorte de loterie ; on essaie bien de trouver quelques traits communs avec les parents, les grands-parents, les arrières-grands-parents, ou avec un oncle, une tante .. Mais on est loin de tout expliquer.

Si la naissance des enfants pouvait n’avoir qu’une explication matérialiste fournie par les lois de l’hérédité, les enfants nés d’un même père et d’une même mère ne devraient pas présenter de telles différences physiques, morales, intellectuelles. Or c’est ce qui se produit. Cela prouve qu’il y a d’autres explications ; les lois de la réincarnation, mais aussi et surtout la nature des éléments, des courants que les parents ont attirés par leurs pensées et leurs sentiments au moment de la conception. Connaître la physiologie, la biologie ne suffit pas, il faut connaître les processus fluidiques et énergétiques qui entrent en jeu pendant la conception, pour comprendre qu’il y a là des forces à diriger vers un but déterminé. Quand des ingénieurs envoient une fusée dans l’espace, ils calculent sa présence, étudient sa trajectoire ; ils n’expédient pas n’importe comment dans le ciel un objet incontrôlé qui retombera sur leur tête ou sur celle des autres. Eh bien, c’est justement ce que font les ignorants qui créent un enfant sans avoir conscience de la nature des énergies qu’ils déclenchent ; ensuite ils s’étonnent que ces énergies se retournent contre eux.

Deux êtres qui s’unissent pour avoir un enfant doivent le faire dans la lumière, c'est-à-dire avec la conscience de travailler ensemble à une entreprise grandiose. Our cela ils ont à leur disposition ce facteur formidablement puissant qu’est la pensée. Car la pensée est une puissance alchimique et magique capable d’attirer des éléments et des courants de même nature qu’elle. Mais comment espérer qu’ils feront ce travail de la pensée s’ils ne se sont jamais exercés à la vigilance, à l’attention, à la maîtrise de soi ? Or justement, les humains ne s’exercent pas, car ils n’ont pas d’autre désir que celui de se laisser emporter, submergés par le plaisir. Et la pensée, ils tâchent plutôt de la supprimer parce qu’ils la considèrent comme l’ennemie du plaisir. Il paraît que pour éprouver des sensations il faut se griser, perdre la tête. Mais qu’en savent-ils ? Ont-ils essayé d’être vigilants, de ne laisser passer dans leur amour que ce qui est lumineux, poétique et bon pour l’autre, afin de voir quelles joies ils vont éprouver et les découvertes qu’ils vont faire ? Non ? Alors, puisqu’ils n’ont jamais essayé, comment peuvent-ils se prononcer ? Ils sont enchantés de se perdre dans les tourbillons de la passion, parce qu’ils croient trouver là le bonheur, alors qu’en réalité ils ne font que signer leur arrêt de mort spirituelle.

Donc, ceux qui veulent qu’un esprit supérieur vienne un jour s’incarner dans leur famille, doivent devenir conscients de la gravité de leur acte et faire un travail par la pensée. Oui, par la pensée qui sera là, présente, vigilante, à ce moment si essentiel de la conception. Il faut au moins qu’ils soient conscients et se disent : "Par cet acte, nous allons toucher des puissances formidables, terribles. Mettons au moins ce transformateur qu’est notre pensée pour les canaliser, les orienter". Car la pensée en effet agit comme un transformateur, elle permet de mobiliser instantanément les forces qui collaboreront bénéfiquement au travail de création.

La fusion de l’homme et de la femme est la répétition du phénomène cosmique de la fusion de l’esprit et de la matière ; l’esprit qui descend pour animer la matière, et la matière qui s’élève pour donner à l’esprit les possibilités de se fixer et de réaliser ainsi ses projets. Quand l’homme s’unit à la femme, cette fusion déclenche tout un processus en lui ; son organisme travaille à extraire de l’univers une quintessence subtile qui descend le long de la colonne vertébrale et qu’il donne à la femme. C’est cette quintessence sur laquelle la femme travaillera ensuite pendant neuf mois pour former l’enfant.

Ainsi, au moment où ils conçoivent un enfant, l’homme et la femme deviennent les conducteurs des deux principes cosmiques, le principe masculin et le principe féminin qui règnent en haut, dans le monde divin. Pour un moment au moins, l’homme doit s’efforcer d’incarner ce principe parfait de grandeur, d’intelligence, de noblesse, de stabilité, que représente le Père céleste. Et la femme aussi doit s’efforcer de devenir l’incarnation du principe de la Mère divine, qui est pureté, tendresse, finesse, générosité, douceur. Au moment de la conception, l’homme et la femme qui  se sont ainsi préparés, vibrent à l’unisson avec ces deux entités sublimes qui ont créé le monde, qui sont au-dessus de tout et qui contiennent tous les bonheurs, toutes les richesses, toutes les bénédictions. L’homme qui est conscient d’être devenu le conducteur du Père céleste fertilise sa femme en pensant qu’elle est la représentante de la Mère Divine ; et la femme, consciente qu’elle est devenue la conductrice de la Mère Divine, s’efforce de donner à son mari, dans lequel elle voit le représentant du Père céleste, la matière la plus pure pour cette création. C’est ainsi que l’enfant qui naîtra sera un enfant Divin, parce qu’il aura été conçu dans un état de conscience divin.

L’humanité ne peut être transformée que par des êtres conscients de ce que représente cet acte de concevoir des enfants. Les parents ont donc une responsabilité terrible, et c’est pourquoi, des années à l’avance déjà, ils doivent se préparer.


Extrait de Omraam dans "Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice" aux éditions Prosveta – page 614/673.


Pour en parler ensemble ici : "La Vie Devant Soi" : http://devantsoi.forumgratuit.org/