Merci de votre visite

Affichage des articles dont le libellé est Dictionnaire de Peter DEUNOV. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dictionnaire de Peter DEUNOV. Afficher tous les articles

jeudi 1 juin 2017

La Musique et chant de Peter DEUNOV



À l'École de la Fraternité Blanche, la musique est un des moyens les plus puissants de travail spirituel.
Le Maître a créé plus de 150 chants et mélodies. Une partie des textes sont écrits dans la langue des Frères Blancs - la langue Vatane sacrée. Avant le début des cours et parfois même après une de ses parties, des exercices musicaux sont exécutés pour obtenir une harmonisation et efficacité spirituelle. 

Significations de quelques chants
du Maître Peter Deunov



Fir-Fiur-Fen 
Ce chant a pour effet de tonifier et de remédier; il régularise le flux des forces dans l'organisme de l'homme, le met en harmonie avec la nature. Les mots appartiennent à une langue ancienne et sacrée et ne peuvent pas être traduits littérale- ment.
La traduction approximative est : 

« Sans angoisse et sans obscurité ». 
Fir-Fiur est ce qui dirige l'homme; 
Fen est ce qui supprime les obstacles, ce qui épure. 
Tao, c'est ce qui entoure et protège l'homme comme une ambiance ou une aura dans laquelle il est plongé et il baigne. Tao signifie l'Absolu, l'Irrévélé, le Non-Manifesté, l'Infini. 
Bi est ce qui se manifeste. 
Aoumen désigne toutes les qualités divines, tout ce qui doit croître et s'épanouir en plénitude. 

Aoum 
Ce chant correspond à un exercice que l'homme doit garder en lui et protéger comme une expérience sacrée. Il est emprunté à un ancien livre sacré. Quand l'homme chante des chants sacrés, il doit ouvrir son âme telle une fleur devant la lumière du monde invisible, occuper la position et l'état d'un enfant pur et insouciant qui ne craint pas l'entourage. Dans cet état réceptif il va se lier et s'unir aux créatures du Monde Raisonnable et c'est ainsi seulement qu'il peut comprendre ce que sont la musique, le chant et la science. Si vous êtes tristes, malades ou dans un mauvais état d'esprit, prononcez ce mot plusieurs fois. Aoum est un mot de l'Esprit. Si vous chantez ce mot dans Sa langue, Il vous comprendra et vous aidera. 

Bahar-Bénou-Aba
(La prière du disciple) 
Cet exercice doit être chanté avec conviction, avec une grande concentration, avec expression et douceur. 
Mahar signifie: Le Grand; 
Bénou, celui qui bénit; 
Aba, le père de tout. 
Mahar, c'est le lieu le plus agréable où l'on peut descendre. 
Bénou est le lieu élevé, le sommet le plus agréable où l'on peut monter. 
Aba est le lieu plat le plus agréable où l'on peut travailler et vivre. 

Neva Sanzou
(Le pleur de l'adepte) 
Les paroles appartiennent à une ancienne langue sacrée. Neva Sanzou montre un chemin spirituel qui est inégal, irrégulier et jalonné d'obstacles. Ici l'homme doit descendre d'une colline dans une vallée pour résoudre les problèmes difficiles de la vie. 
C'est un des chants des disciples dont la musique a été créée longtemps avant notre ère. 


Kiamette Zénou 
Kiamette Zénou signifie qu'on entre dans un lieu magnifique, si beau et si merveilleux qu'on se demande où poser son regard tout d'abord.
Le mot Kiamette signifie: ce qui est grand dans la vie, ce qui est caché dans le temps et dans l'espace. 
Il représente le début des choses, ce qui nous pousse à la création. Il signifie aussi la force qui nous aidera dans notre lutte pour vaincre l'étroitesse et pour que la renaissance commence. 


La Voix intérieure de Dieu (Méditation) 
Le texte appartient à une ancienne langue sacrée. En le chantant d'une manière concentrée, avec un recueillement mystique, on peut atteindre un éclaircissement intérieur et on peut saisir intuitivement la force et la signification des paroles. 


Une Vérité Eternelle qui est Dieu de l'Amour 
Le texte appartient à une ancienne langue sacrée. Dans ce chant, on parle de la Première Grande Âme, porteuse de l'Amour. Ce chant doit être chanté en méditant, avec concentration et avec un recueillement mystique. 


La Marche des Forces Nobles 
Ce chant est une marche victorieuse des forces nobles de la nature vivante, qui avancent dans leur rythme caractéristique. Sous l'action de ce rythme on peut entrer en contact avec ces forces et on peut s'élever jusqu'à leur monde. 


Je suis un Étranger dans ce Monde
Ce chant est la prière du Maître qui a été un « Étranger dans ce monde ». Etranger à tout le monde sur la terre et à tout ce qui est de ce monde, il ne connaissait que Dieu. Il dirigea son espérance et sa prière vers Dieu uniquement. Et Dieu, Notre Seigneur accepta cette prière. 


Les livres de Peter Deunov sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/


vendredi 17 mars 2017

Ne violentez plus vos cellules



Vous prétendez savoir parler vous aussi, et c'est vrai en ce qui concerne l'élocution, la grammaire, la logique, la modulation de la voix, mais connaissez-vous le rythme, l'harmonie et l'économie des forces?

Mon Maître Peter Deunov parlait une journée entière, tandis que moi je n'arrivais pas à dépasser deux ou trois heures, et j'ai compris son secret. Je n'y ai eu recours que rarement à cause de vous.



Il y a une très grande différence entre un Maître et un disciple. Le Maître parle comme il marche, avec rythme, avec harmonie, lentement, doucement, sans hâte, sans enfler la voix. Son débit n'est jamais rapide. Il y a dans ses paroles un rythme, une mesure, et il fait de petites pauses. Voilà le secret du Maître Deunov. Il a toujours la Bible devant Lui, et durant les pauses entre une pensée et une autre il la caresse avec douceur; puis il se remet à parler. Bientôt il s'arrête de nouveau et il agit de la même façon. Son secret, ce sont ces petites pauses. Il ne violente pas ses cellules. Dans tout ce qu'il dit il y a un rythme, dans tous Ses gestes une mesure. Il se repose, et en même temps il émet des énergies. Au cours d'une causerie ou d'une conversation, Il dépense et tout à la fois il récupère.

Un Maître est capable de le faire parce qu'en Lui tout agit sur ses auditeurs: son aura, sa physionomie, ses radiations. Lorsqu'il se tait, l'attention de tous reste concentrée, fixée sur Lui, parce que le Maître est un centre de rayonnement et, durant une pause, on ne risque ni de s'ennuyer ni de s'endormir!

Un disciple qui n'aurait pas encore cette autorité, cette grande beauté, cette influence rayonnante capables de remplacer quelques instants la pensée et l'éloquence risque fort d'endormir ses auditeurs s'il fait de telles pauses; il doit tenir leur attention constamment éveillée. Sa pensée doit couler, couler de façon suivie, comme l'eau d'un ruisseau. J'ai peur de m'arrêter comme fait mon Maître, de ménager des pauses, parce que je ne suis qu'un disciple. Lui se tait par moments.

Je vous parle sans m'interrompre, je joue à l'éloquence. Mais maintenant je change un peu ma manière, et je dis: "Tant pis, que les frères s'endorment! Je veux économiser mes forces!"

Vous êtes toujours plus nombreux, il me faudra bientôt parler du matin au soir; j'ai donc décidé de respecter certaines des règles que j'ai apprises auprès du Maître Deunov. Vous remarquerez que je m'exprime lentement, comme si les mots me manquaient, alors que je pourrais parler très vite, il suffirait pour cela que je déclenche un de mes centres. Vous seriez satisfaits, sans doute, mais je me fatiguerais. Il faut que vous vous habituiez à mon débit plus lent et aux pauses que je ferai de temps à autre. Que cela ne vous trouble pas! Ce sera magnifique pour vous!

Le disciple doit devenir un exemple dans sa conduite, comme dans sa pensée, sa tenue, ses mouvements, sa démarche. C'est toute une science. Révisez tout ce que vous faites, essayez de voir si votre démarche est harmonieuse, naturelle, si vous respirez bien, et vous découvrirez peut-être que non. Il vous aura fallu des années pour vous en apercevoir, parce que vous ne vous observez pas. Révisez aussi votre façon de manger.

Votre attention n'est pas éduquée, elle n'est pas vigilante, et jamais vous ne vous êtes posé la question: "Ai-je assez ou non trop mangé? Ai-je mis mon amour dans la nourriture? Ai-je remercié de la recevoir? Ce sont les suites d'un repas qui vous répondront. Si vous êtes alourdi, mal à l'aise, c'est que vous n'avez pas accompli correctement cet acte important de la nutrition. La respiration doit améliorer votre état, vous renforcer, sinon vous pouvez savoir que vous n'avez pas bien respiré. Révisez vos comportements en observant leurs résultats. Comment sentez-vous, respirez-vous, mangez-vous?

Le disciple doit devenir un exemple en toutes choses.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


samedi 11 mars 2017

La démarche du Maître Spirituel Peter Deunov



Croyez-moi : il y a dans la démarche du Maitre, quelque chose d'extraordinaire. Avant de se mettre en route, il se tient la tête et le corps bien droits. Jamais il ne se précipite, mais il reste un instant immobile, jetant un regard devant lui, puis à droite et à gauche, comme un général qui aurait une armée derrière lui à qui il ordonne: à droite! à gauche! On sent que c'est pour lui-même qu'il agit ainsi, non pour les autres. Ensuite il avance. Je ne l'ai jamais vu se mettre en marche avant de s'être orienté et sans avoir vu devant et derrière lui ce qu'il y avait, ni avant d'avoir placé son corps dans une certaine attitude. Je ne l'ai jamais vu le dos courbé ou la tête baissée, et quand il avance, il semble ne faire aucun effort. Ses mouvements sont si légers qu'il paraît ne pas toucher terre. Pourtant il fait de grands pas, on dirait qu'il vole. C'est stupéfiant! Il se déplace dans l'espace avec une souplesse, un calme et une joie extraordinaires, et assez vite en général. On ne saurait l'imiter.



Il ne marche lentement que sur le terrain d'Izgrev où nous faisons des exercices et où quelquefois il se promène avec un frère ou une soeur. Durant toute la conversation il garde la même tenue remarquable. On éprouve à le regarder une harmonie; il y a une musique dans ses gestes, dans sa démarche où il n'apparaît rien de lourd, de triste, de forcé. On a de la peine à le suivre; on croit prendre son pas, et il vous dépasse; il faut courir.

A Rila, quand nous étions en excursion avec lui, nous courions tous. Il était toujours le premier, pas essoufflé du tout malgré la pente. Il connaît le secret de la marche et surtout de la respiration. En marchant il respire sur un rythme inconnu tout en faisant avec les mains et le corps des mouvements destinés à neutraliser, à anéantir toutes les forces désharmonieuses qui provoquent la fatigue. Avec ses quatre-vingts ans, le Maître Deunov est le seul qui n'est pas fatigué ni essoufflé, alors que tous les autres, plus jeunes, sentent leur coeur.

Dans cette démarche, il y a toute une philosophie et toute une science qui concerne d'abord la respiration, ainsi que la pensée que l'on garde en soi, la tenue de la tête et les mouvements des mains. Tous ces éléments vont de pair, car la démarche de l'homme est un système complexe de mouvements simultanés qui doivent être harmonisés.

Si vous gravissez une pente et que vous chantiez, au bout de cinq minutes vous serez épuisé, essoufflé, c'est évident, parce que votre respiration ne peut être en harmonie avec le mouvement de vos pieds et que vous contrecarrez la bonne circulation des forces en vous. Le secret, c'est que tout, la pensée, la respiration, les gestes, doit participer à ce que vous êtes en train de faire: marcher. Tout doit oeuvrer en harmonie.

Cette vérité vaut pour toutes les activités de la vie. Quoi que vous entrepreniez, vous devez tout harmoniser en vous afin de ne pas gaspiller vos énergies. J'ai beaucoup observé ceux qui travaillent. S'ils ne savent pas harmoniser tout en eux, ils se fatiguent très vite. S'ils savent le faire, ils ne s'épuisent pas. C'est la grande différence qui sépare l'apprenti de son patron.

L'expérience a enseigné à celui-ci comment travailler. Cela est vrai en peinture, sculpture, chant, philosophie, dans tous les métiers, dans tous les domaines. Voyez certains chanteurs qui après quelques instants sont essoufflés et anéantis, parce qu'ils étaient crispés. Et les orateurs; certains ne peuvent parler plus de quelques minutes, alors que d'autres le font sans fatigue durant des heures. C'est une chose que j'ai vue chez mon Maître également. Non seulement Il sait marcher, mais Il sait parler.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


mercredi 4 janvier 2017

QUAND UN PRÉDICATEUR MONTE EN CHAIRE




Pensée du Maître Peter Deunov:
« Quand un prédicateur monte en chaire ou sur une estrade pour prêcher, il faut qu'il ait nettoyé son estomac, son coeur et son intellect et qu'il en ait éliminé tous les dépôts. Il ne doit parler qu'après. »



Qu'est-ce à dire ? 

Tout simplement que quand on est méchant, irrité, négatif, mal disposé, il ne faut pas se mettre à prêcher. Il y avait un évêque bulgare qui ne cessait de menacer ses ouailles de tous les feux de l'enfer. Ses auditeurs finirent par se rendre compte qu'il n'était pas dans un état normal et qu'il devait se faire soigner. Il fut soumis à une cure, et une fois guéri il ne parla plus que de la bonté, de la clémence et de l'amour du Christ. Les menaces qu'il proférait auparavant provenaient des déchets accumulés en lui. Ce que l'on dit dépend beaucoup de l'estomac et des déchets qu'il contient. Il faut s'en libérer, et l'on pensera autrement. C'est pourquoi le jeûne, l'eau chaude, les lavages ou lavements sont très salutaires. Ils nettoient l'organisme jusqu'au cerveau. Ceux qui ne se sont pas nettoyés et qui haranguent la foule risquent fort de l'égarer parce qu'ils ne se sont pas purifiés.

Sur la terre règne la loi de l'échange. Le bien a tendance à aller vers le mal, et le mal vers le bien. L'homme bon qui veut vivre sur la terre doit avoir des amis méchants et le méchant doit en avoir de bons. Cette loi ne vaut que sur la terre. Dans le ciel il n'en va pas de même. Comme auditeurs et comme disciples, Christ choisit des publicains, autrement il n'aurait pas été écouté et il n'aurait pas réussi. Un être ne rencontrera que des malheurs dans sa vie s'il ne s'entoure que de compagnons pareils à lui-même, les plus magnifiques soient-ils, parce que les échanges ne pourront se faire, et il faut absolument que des échanges existent et se réalisent.

Dans toute la nature la loi de l'échange se manifeste et commande. Les savants aiment les ignorants, les médecins recherchent les malades, les malades fréquentent les bien-portants, les laids poursuivent les beaux et inversement les beaux aiment les laids parce qu'ils leur servent de repoussoirs. Ceux qui ne travaillent pas selon cette loi sont malheureux. La jolie femme a toujours des histoires avec d'autres jolies femmes. Les riches, ensemble, se jalousent, se combattent et s'usent dans les discussions, tandis que s'ils vont auprès des pauvres, ils peuvent leur apporter quelque chose, les entourer, les aider, les encourager, et les voilà tout heureux. Et les pauvres, s'ils visitent la maison d'un riche, sont tout contents et fiers de l'honneur qui leur est fait. Si les savants ne rencontrent pas d'ignorants, que feront-ils de leur lumière? Ils ne se sentent pas heureux, alors qu'ils sont joyeux de transmettre ce qu'ils savent aux ignorants qui les sollicitent.

On me critique parce que je ne recherche pas les pontifes, les importants. Les gens évitent le monde ouvrier parce qu'ils s'estimeraient diminués par une telle fréquentation, mais on voit qu'ils sont malheureux et tristes, malgré leurs relations choisies parmi les valeurs universitaires ou les célébrités. Pourquoi? Parce qu'ils ne peuvent réaliser des échanges, parce que la vie ne peut circuler entre eux tous. Si dans un marché les échanges ne se font pas, la vie s'arrête. Si entre nous et la nature, les échanges cessent, tout est fini. L'homme prend de l'oxygène de la nature, il rejette de l'air vicié dont la nature se sert pour alimenter les arbres. Les arbres disent: "Donnez-nous du gaz carbonique, il est bon pour nous". Si ce gaz ne leur est pas fourni, les végétaux meurent.

Voilà: je me conforme à cette loi, sinon je serais malheureux. Je recherche les êtres simples. Ils sont plus véridiques, plus proches de la nature que les autres. Certains se plaignent parce que mon entourage ne leur plaît pas. Eh bien! qu'ils restent là où ils sont, mais ils seront malheureux. Les critiques ne me feront pas modifier ma façon d'agir. J'ai compris pourquoi le Christ a donné sa préférence aux publicains.


 Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

dimanche 25 décembre 2016

A tout cercle, il faut un centre



Le Maître Deunov nous parle géométrie, en particulier du cercle, cette ligne courbe dont tous les points sont équidistants d'un centre et des lignes droites que sont le rayon et le diamètre du cercle. Rayons, diamètre, cercle sont constitués par des points en nombre infini. Tous les rayons d'un cercle se rejoignent en son centre ou sortent de lui. Tous les diamètres se croisant en ce centre unique sont des lignes droites d'égale longueur. Supposez que l'une de ces lignes s'allonge ou se raccourcisse, aussitôt la figure se modifie, son harmonie parfaite disparaît. Et si certaines de ces lignes ne passent plus par le centre, elles ne manqueront pas de se heurter dans leurs cours.



C'est l'image de la vie des hommes. Pour qu'ils ne se heurtent pas entre eux, il faut qu'ils aient le même idéal et cet idéal commun ne peut être que d'aimer Dieu, de se perfectionner. En se dirigeant tous vers ce but magnifique, ils marcheront ensemble et ce but, cet idéal, étant situé à l'infini, ils marcheront parallèlement, sans jamais se heurter. Car en réalité, les rayons du cercle qui représentent les hommes, sont parallèles.

Quand ils ont le même idéal, ils cheminent ensemble à la manière des rails d'une voie ferrée qui vous semblent se confondre en un point unique du lointain horizon mais qui, en fait, sont parallèles. L'idéal, le centre commun se trouve à l'infini. Jésus l'a donné à ses disciples: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait". Voilà l'objectif vers lequel les hommes doivent se diriger. Sans idéal commun, il ne peut y avoir harmonie. Pour qu'elle s'établisse, les hommes doivent s'unir, tous, le regard fixé sur cette idée primordiale: aimer Dieu. Grâce à cette idée, tous s'aimeront parce qu'ils auront un centre commun à l'instar des rayons du cercle. Aucun ne voudra être plus long ou plus court que ses compagnons.

A tout cercle il faut un centre. A l'organisme, il faut une tête qui fasse centre alors que les membres et les organes forment la périphérie. Le serpent lové sur lui-même avec la tête dressée au centre du cercle qu'il forme est une représentation de cette vérité. Le chiffre 9 ressemble à un serpent qui commence à se dérouler, à se développer. Il symbolise le début du développement du cercle.

16 septembre 1942


Propos de Peter DEUNOV sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

samedi 5 novembre 2016

LES TROIS GRANDES FORCES


Je vous lis quelques pages du Maître Peter Deunov intitulées "Les trois grandes forces":

De nos jours, les gens se découragent très facilement. Pourquoi? On accuse les conditions actuelles ou l'insuccès de ses efforts. On se décourage, on perd sa foi. Non, la cause profonde du découragement n'est pas dans les conditions extérieures. Elle se trouve dans l'espérance trop faible, la foi trop faible, et le trop faible amour de l'homme. Pour ne pas se laisser abattre, il est nécessaire de renforcer en soi les trois sources d'où découlent l'amour, la foi et l'espérance.



Où ces sources se trouvent-elles?

Dans le cerveau de l'homme. L'homme a dans sa tête trois centres spéciaux qui sont les conducteurs de ces trois forces cosmiques. Avez-vous remarqué que les gens découragés se prennent la tête à deux mains et inconsciemment tâtent certains endroits de leur crâne ? Ceux qui ont déjà un amour, une foi et une espérance développés se touchent aussi la tête. Mais les uns et les autres le font différemment. Quand ceux qui ont la foi font le geste, leur visage s'éclaire d'un sourire, parce qu'ils ont sur quoi compter. Au contraire ceux dont la foi et l'espérance sont faibles se rembrunissent et s'assombrissent parce qu'ils touchent une poche vide; ils sentent qu'ils n'ont rien sur quoi compter.

C'est pourquoi je vous dis:

§  "Fréquentez les gens dont la foi est fortement développée; ils sont riches, ils sont généreux".
§  "Fréquentez les gens dont l'espérance est fortement développée, ils apportent l'élan et l'encouragement".
§  "Fréquentez les gens dont l'amour est fortement développé, ils renforceront en vous la source de l'amour et de la vie".

Entretenez des relations avec ceux qui ont la foi, l'espérance et l'amour, parce que leur vie repose sur des bases solides et inébranlables.

L'amour, la foi et l'espérance sont les trois bases de la vie.

L'espérance résout les questions d'un jour. La foi résout les questions des siècles, et l'amour est la force qui embrasse toujours l'humanité pour toute l'éternité. Si vous ne pouvez aimer tous les hommes, au moins mentalement, le moment n'est pas venu pour vous de vous fonder sur l'amour. S'il ne vous est pas possible de croire que vous recevrez un jour les conditions de vous élever, abstenez-vous de vous fonder sur la foi; car il faut le croire malgré toutes les conditions du monde. Enfin, vous devez, malgré toutes les contradictions, espérer que chaque jour quelque chose vous est particulièrement destiné.

Pensez-vous que la quantité d'air que vous devez respirer ne soit pas fixée? Pensez-vous que la quantité de nourriture, de lumière, de sons que vous devez recevoir chaque jour ne soit pas déterminée?

Tout est déterminé. Mais c'est si invraisemblable aux yeux des gens que cette idée ne leur vient pas à l'esprit. Il faut une science nouvelle qui dévoile ces vérités.

Les croyants se vantent souvent de la fermeté de leur foi en Dieu. Mais si comme les autres ils se découragent facilement, où donc est leur amour, où donc est leur foi? Il faut que l'homme ait avant tout un amour absolu pour Dieu, une foi et une espérance absolues en Dieu. Lorsque je parle de Dieu, je ne sous-entends pas un Dieu qui sème les querelles et la division. Dieu est l’Être qui harmonise tout. Dans son monde il n'y a pas de carnassiers et des herbivores; il n'y a pas des criminels et des rois, des serviteurs et des maîtres. Là, tous sont égaux, du fait qu'ils sont tous riches. Chacun a plus qu'il ne lui faut. Les êtres proches de Dieu ont tous le désir de donner, non de prendre. Ce désir de donner et non de prendre dont parle mon Maître, c'est justement un signe qui permet de déterminer si des hommes vivent près de Dieu, selon ses lois.

S'ils prennent plus qu'ils ne donnent, c'est qu'ils se servent eux-mêmes. S'ils donnent plus qu'ils ne prennent, c'est qu'ils servent Dieu.

Il y a d'autres moyens de savoir si un homme sert Dieu, mais celui-ci leur est supérieur. Les serviteurs de Dieu aiment tout le monde et ne cherchent qu'à donner. En vérité, ils aiment Dieu, ils ont de l'amour pour Dieu. Les hommes qui ont la foi vont parmi les autres pour leur inspirer la foi, disant: "Croyez qu'il y a des biens pour vous, que des richesses vous sont destinées". Quant à ceux qui ont l'espérance, ils ne cessent de prêcher: "Espérez en tout ce que l'amour et la foi apportent. Croyez cent pour cent que tout cela existe. Ce que vous désirez arrivera". Un païen alla auprès du Christ le prier pour son fils malade. Le Christ lui dit: "Va, ton fils guérira". Il rentra et trouva son fils guéri, et il put s'assurer qu'il avait recouvré la santé au moment même où le Christ avait parlé. Donc il a vérifié la loi dont je vous parle.


Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

mercredi 5 octobre 2016

LES DEUX SORTES DE MORT




Page du Maître Deunov :

Sachez qu'il existe deux aspects de la mort dans le monde, l'un physique et l'autre spirituel. Pour se libérer de la mort, l'homme doit marcher sur la voie droite, sur le chemin de l'amour. Il est dit dans les Écritures: "Que les sentiers de Dieu sont droits!" La mort est-elle inévitable?

Toutes les créatures vivantes doivent-elles mourir?

 Il y a deux sortes de mort: la mort qui limite l'homme et celle qui le libère. C'est pourquoi, que l'homme meure physiquement ou spirituellement, il est nécessaire pour lui de se libérer, de s'élever au-dessus des limitations dans lesquelles il se trouve placé. Pour l'âme et pour l'esprit, le corps est une prison de laquelle ne peuvent se libérer que les hommes conscients, bons et raisonnables. En tant que disciples vous devez étudier consciemment, atteindre une compréhension raisonnable et le discernement du bien et du mal. Le disciple doit étudier la provenance du bien et du mal, afin de connaître les conditions et les causes de leur apparition. Ce sont des processus dont vous devez vous-même trouver la solution. De la solution raisonnable de ces processus dépend votre progrès futur. Lorsqu'il ne résout pas raisonnablement ces processus, l'homme est toujours troublé. L'homme a de nombreux processus à résoudre, mais pour le faire correctement, il doit avoir conscience de sa situation de disciple dans la vie, et étudier. S'il n'étudie pas, il se heurtera à des conditions, jusqu'à ce qu'un jour il dise que la vie n'a pas de sens, que l'amour n'est rien, etc.

* * *

Donc il y a deux sortes de morts, l'une physique, l'autre spirituelle. Vous savez déjà que la mort physique vient en très peu de temps. Les liens du corps et de l'âme sont coupés. En fait, la différence entre le sommeil et la mort est très petite. Durant le sommeil, l'homme a quitté son corps, il est entré dans l'autre monde et il y voyage, donc il est mort, mais au réveil il réintègre son corps. Ce qui caractérise la mort, c'est que l'homme part et ne revient pas. La mort rompt le lien vivant entre le corps physique et l'âme. Chaque jour, des cellules meurent dans un corps physique. Toutes ne meurent pas d'un coup même après la mort d'un homme, après qu'il a quitté définitivement son corps; même alors de nombreuses cellules continuent à vivre. Et la mort spirituelle? C'est une mort quotidienne, celle que provoque un travail de désagrégation et d'obscurcissement. Vous savez tous comment cela se passe: on diminue la lumière, l'amour, on néglige les vertus, on refuse la bonté, et progressivement la mort s'installe dans l'être; celui-ci devient finalement un cadavre ambulant, qui marche, agit, parle. Voilà, c'est un mort-vivant. Il est sans conscience, sans pensée, il va comme un automate. C'est de cette mort que l'Évangile parle. Il y a en revanche des morts qui sont plus vivants que ces vivants-morts.

Il y a beaucoup à vous expliquer sur ce sujet. Brièvement: il y a une mort qui limite l'homme et une autre mort qui le libère. Tous doivent mourir un jour. Le corps physique est une prison que l'on doit quitter pour entrer dans une autre, plus vaste. C'est donc parfois pour être libéré que l'on quitte son corps physique.

On s'en libère parce qu'il est usé, démodé, malade, encombrant, difficile à manier, il est vraiment une prison. Astrologues et occultistes ont tous constaté que le corps physique est buté, opiniâtre, résistant; il s'oppose par ses passions, ses habitudes et ses déformations à l'action que l'on veut exercer sur lui. Si un de ses organes n'est pas formé ou développé, même la vie la plus spirituelle et la plus pure ne suffit pas, souvent, à rétablir l'ordre et l'harmonie dans ce corps. Beaucoup d'hommes et de femmes se trouvent ainsi en contradiction avec leur corps. Le corps joue un rôle très important pour l'évolution de l'âme. Une supposition: les reins sont trop petits ou la rate trop grosse, l'estomac est distendu, le cervelet trop développé ou pas assez, que d'anomalies se produisent dans la répartition des humeurs, des sécrétions, des liquides, dans le fonctionnement de l'organisme et même dans sa forme !

Et quels changements ces anomalies peuvent causer dans l'être! Pour beaucoup, la mort est une libération. Ils rejettent alors ce corps imparfait, puis ils travaillent à en faire un autre meilleur et ils renaissent alors avec de nouvelles conditions. Certains sont poursuivis dans le plan astral par leurs ennemis et la mort n'est alors pas une libération, mais une autre prison, plus étroite que celle qu'ils viennent de quitter.

C'est le sens de la parole du Maître Deunov:

"Que l'homme meure physiquement ou spirituellement, il est nécessaire qu'il se libère et qu'il s'élève au-dessus des limitations dans lesquelles ne peuvent se libérer que les hommes conscients, bons et raisonnables".

6 mai 1943

Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


vendredi 9 septembre 2016

LA FAINEANTISE : le vrai du faux



A la lecture d’une page du Maître Deunov :

Le monde actuel est rempli d'hommes raisonnables et non raisonnables, semblables aux cinq vierges sages et aux cinq vierges folles. Comment les hommes raisonnables se distinguent-ils des hommes sans raison ou stupides? L'homme raisonnable est travailleur, il compte sur lui-même; mais celui qui n'est pas raisonnable est fainéant. Il s'assied, ne travaille pas et attend que les cailles lui tombent toutes rôties dans la bouche.

Il a foi en la fortune qui vient toute seule entre les mains. Il dit: "Ce qui tombe dans le mouchoir lié, sans qu'on ait eu à travailler, c'est vraiment la fortune". Le paresseux n'a aucun métier et erre d'un lieu à un autre, traînant ses pieds et remuant ses mains sans savoir pourquoi. L'homme raisonnable se meut, mais ses mouvements diffèrent totalement de ceux du fainéant. Souvent, les hommes religieux font divers mouvements et disent que l'esprit les a touchés.

Il y a une différence essentielle entre les mouvements de l'esprit et ceux des hommes religieux non raisonnables. Pour ne pas choir dans des erreurs, l'homme doit connaître les qualités de son esprit, de son âme, de son intelligence et de son coeur.

Les libres-penseurs tout autant que les hommes religieux doivent posséder le savoir, afin de comprendre les choses et ne pas être comme les Turcs qui disent que l'homme n'a pas besoin de connaître beaucoup de choses.



"Comment distinguer les vrais fainéants des faux?"

Cette question fut posée autrefois à un sultan de Constantinople. A cette époque, il y avait des "dembélé hané", c'est-à-dire des hôtels pour les fainéants, ceux qui étaient mous, paresseux, qui se mouvaient avec peine et inspiraient la pitié. On les logeait et on les nourrissait dans ces maisons très spéciales qui coûtaient cher au sultan. Mais un jour il se rendit compte que les fainéants étaient si nombreux que sa fortune ne suffirait plus à les entretenir. Il faut dire que beaucoup étaient des fainéants volontaires, seulement pour se faire nourrir gratuitement. Un sage dit au sultan: "Mettons le feu à l'hospice; nous verrons bien qui sont les faux fainéants". Ainsi fut fait. Tous les habitants de l'hôtel s'enfuirent sauf deux. L'un dit: "Frère, tous sont partis. Pourquoi rester?

Allons-nous-en aussi!" Mais l'autre ne bougea pas: "Comment peux-tu encore parler? C'est fatigant..." Et le sultan ne garda que ces deux hommes, pour qui il fit construire une maison. Tous les prétendus fainéants furent chassés. Le monde invisible, lui aussi, se demande quels sont les vrais et les faux fainéants. Pour les distinguer il boute le feu dans leur vie, comme fit le sultan pour ses pauvres, c'est-à-dire qu'il leur envoie des épreuves, des privations, des persécutions, des menaces, et il regarde: "Sont-ils vraiment paresseux?" Les véritables paresseux sont fidèles à leur vocation de fainéantise dans n'importe quelle circonstance, tandis que les autres se mettent en mouvement et commencent à travailler dès que le danger les presse.


Il y avait en Bulgarie une femme si paresseuse qu'elle ne savait ni faire le ménage, ni allumer un feu, ni préparer les repas, et son mari, furieux, voulait se séparer d'elle. Des voisins venaient de temps en temps faire quelque chose pour lui. De telles femmes, qui ne font rien pour leur mari, existent partout, pas seulement en Bulgarie. Dans une famille, en général il y a un fainéant, soit la femme, soit le mari. Cette femme donc, un jour d'hiver, grelottait de froid dans une chambre sans feu. Un voisin lui dit: "Vas dans la forêt, fais un fagot, puis tu appelleras une personne qui est là et qui t'aidera: elle s'appelle "Besoin". Crédule, la femme partit, ramassa des branches pour faire un fagot, puis elle se mit à appeler la femme Besoin.

Cette femme ne venant pas, elle continua à crier jusqu'au soir, mais en vain. Le crépuscule tombait, elle comprit que l'autre ne viendrait pas, et, par crainte de la nuit et des loups, elle chargea son fagot sur son dos et le rapporte elle-même à la maison. En vérité, la femme Besoin était cachée en elle.

La fainéantise est une maladie sur laquelle aucun médicament n'a prise. Mais le monde invisible a un moyen pour l'attaquer et la faire disparaître: la faim. Heureusement la faim existe! Elle rend actif, entreprenant, intrépide, expéditif. Sans la faim, l'homme serait passif. Les autres méthodes dont le monde invisible dispose pour pousser l'homme à agir sont les restrictions, la misère, les maladies. Sans ces maux, nous nous endormirions, engourdis pour l'éternité. La faim et le dénuement nous aiguillonnent, heureusement, car sans ces souffrances nous ne ferions rien. Et personne ne remercie le ciel de ces maux!

Pourquoi le Maître Deunov dit-il : "Souvent les religieux font des gestes et des mouvements, et ils disent alors que l'esprit les a touchés"? Nous avions en Bulgarie une soeur gentille et sympathique qui s'occupait de divination. Elle disait que le Saint-Esprit lui parlait et elle écrivait des cahiers entiers sous la dictée de l'esprit. Elle dessinait toujours des poissons de diverses grandeurs et elle inscrivait des caractères et des chiffres qu'elle ne comprenait peut-être pas, mais, disait-elle, le Saint-Esprit lui parlait et toujours annonçait santé, épanouissement, gains, avantages. Cette vieille soeur était bonne, et elle ne refusait rien à personne. Elle n'avait pas besoin de travailler, si bien que toute la journée elle dessinait ses poissons, pour les uns ou pour les autres, pleine de confiance et avec une gentillesse et un sourire inaltérables. Elle avait plus de quatre-vingts ans, elle était toute menue et ridée et elle montait sur le plus haut sommet du Moussala. Elle était un exemple.

 Dans les réunions, quand notre Maître disait quelque chose à son sujet, elle faisait des gestes extraordinaires avec les bras disant qu'ils Lui servaient d'antennes pour recevoir du monde invisible des communications. Ces mouvements dérangeaient les frères et soeurs durant les conférences et certains la priaient de s'arrêter, mais notre Maître, Lui, restait tranquille et la regardait de temps en temps en souriant. Ce manège dura des années. Parfois le Maître disait: "Ce sont vos esprits qui viennent vous parler et ils vous trompent".

Cette soeur aimait à s'approcher du Maître et à Le toucher, et elle se mettait à trembler. Comme elle s'asseyait au premier rang, on s'efforçait de ne pas la regarder, mais on s'amusait d'elle. Si un jour cette causerie est connue là-bas, tout le monde rira en reconnaissant cette brave soeur. Elle me prédisait des choses fantastiques que jamais elle ne disait aux autres; je les ai questionnés à ce sujet. C'est donc à cause de cette soeur que le Maître Deunov disait: "Souvent les religieux font des gestes et ils disent que c'est l'esprit qui les a touchés". Il est essentiel de bien distinguer les mouvements inspirés par l'esprit et ceux que font des hommes religieux sans raison. Pour ne pas choir dans l'erreur, l'homme doit connaître les qualités de son esprit, de son âme, de son intelligence et de son coeur. Il doit être capable de reconnaître d'où lui viennent les télégrammes qu'il reçoit. Cette soeur bulgare ne savait pas d'où venaient ses messages.


Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

mardi 6 septembre 2016

ŒUVRER POUR DIEU par Peter DEUNOV



Tout d’abord, c’est la mère qui sert l’enfant ; mais dès que celui-ci a grandi, il doit aider sa mère. Et s’il veut de l’eau d’une source, est-ce qu’il attend qu’elle s’approche de lui ? - Non, c’est lui qui y va. Par conséquent, nous ne devons pas attendre que le Seigneur fasse tout ; nous devons, nous aussi, travailler à faire Sa volonté. Il n’y a qu’une seule manière pour l’homme de vivre raisonnablement et harmonieusement : c’est de servir Dieu, l’Amour, le Bien en nous et dans le prochain. C’est ainsi que nous voulons vivre, et je veux vous montrer cet art et ces méthodes. C’est du Divin que nous avons tout reçu ; nous avons eu Sa confiance ; Il nous a donné tous les biens au cours des siècles afin que nous apprenions à vivre justement. Si nous refusons de Le servir, où sont notre noblesse et notre reconnaissance ? En disant que nous devons accomplir la volonté de Dieu, il faut comprendre qu’Il nous a placés ici comme caissiers de Sa banque dans le monde pour utiliser Ses biens au bénéfice de tous et de la tâche qu’Il a confiée à nos âmes.

« N’oublions pas que tout ce que nous avons est à Dieu »



Nous sommes venus sur la terre pour découvrir ce que Dieu a réalisé, pour nous lier à Lui et pour accomplir, nous aussi, quelque chose pour Lui. Un verset de l’Ecriture sainte déclare : «Nous sommes des collaborateurs de Dieu !». En agissant de la sorte, vous prenez part à Son travail, à Sa création ; et tous les purs désirs de vos âmes se réaliseront. 

Cependant, n’exigez pas que tout s’accomplisse en une fois ; ne désirez pas que toutes les fleurs fleurissent en même temps. Le sens de votre vie, c’est de vous unir au Créateur, à l’éternel grand Principe de toute vie. Que cela soit votre tâche consciente, votre travail le plus sublime. L’homme qui œuvre pour Dieu doit s’efforcer d’être le meilleur, le plus intelligent, le plus fort. Il passera par des épreuves, pour qu’on voit à quel degré il est prêt à servir et comment. Pour se préparer à ces examens, il doit donc s’intéresser à tout ce qui vit dans le monde, à toutes les manifestations divines de la vie.

« La dignité de l’homme se trouve dans son active reconnaissance envers le Créateur »

 Dieu donne force, connaissance et protection à ceux qui L’aiment et qui sont disposés à tout faire pour Lui. Mais combien d’êtres sont-ils prêts à monter sur le bûcher pour la pure doctrine, pour la vérité divine ? Le vrai service de Dieu ne se fait pas par contrainte, suivant une loi établie, mais librement, par l’action d’une conscience éclairée, d’une manière désintéressée et sans attendre d’éloges. Quand Dieu vous donne un travail, accomplissez-le en toute priorité ; après, vous vous reposerez ou vous pourrez songer à vos plaisirs. 

Les mots du Christ : «Renoncez à vous-même» signifient qu’il vous faut garder dans la conscience une seule image - l’image de Dieu, du Sublime, de l’Unique, de Sa présence en vous, dans votre prochain, dans la grande Nature. Tant que vous chercherez votre gloire dans le monde, vous n’obtiendrez qu’un développement plein de troubles et de souffrances, comme celui des hommes d’à présent. 

Qui cherche sa propre gloire sera toujours l’esclave des conditions limitatives ; mais celui qui travaillera à la gloire de Dieu demeurera libre. En quoi réside la joie de la source ? 

- En ce qu’elle vous permet d’étancher votre soif. Vos louanges ne l’intéressent pas, mais si vous buvez de son eau, elle se réjouira. En venant sur la terre, l’homme a promis d’apprendre à réaliser les idées divines, d’accomplir les ordonnances et la volonté de Dieu. S’il tient sa promesse, avec amour et reconnaissance, il devient lui-même une source d’eau pure et vivifiante, il sera une fleur épanouie et parfumée, il sera un arbre chargé de fruits succulents.

Celui qui sert, qui se sacrifie pour le Bien, en bénéficie lui-même le premier, par les bonnes conditions qui lui sont données de s’avancer vers un perfectionnement ininterrompu, guidé et soutenu par le puissant Amour divin. Tout accomplir avec Amour, avec une bonne et joyeuse disposition d’esprit, et de la meilleure manière, c’est cela que l’on entend par servir le Seigneur. Si l’homme pose le bien comme base de sa vie, il remarquera que sa capacité de prier devient une expression naturelle de sa vie. Alors, l’âme de l’homme fleurira comme un arbre aux mille fleurs parfumées. Quand l’homme éprouve le besoin de prier, le mal n’existe plus pour lui. Il est bien disposé envers tous, il se réjouit de tout, remercie pour tout. Lorsqu’il regarde ramper un ver, il s’arrête près de lui et s’efforce de l’aider en quelque chose.

Lorsqu’il regarde un arbre dont les feuilles sont secouées par le vent, il ressent de la sympathie pour cet arbre qu’il désire aider. Devant cet homme, tout se vivifie. Il voit partout l’Esprit divin qui travaille et qui aide. Cela éveille aussi en lui une impulsion vers le travail. Par la prière, l’homme entre en liaison avec Dieu et les êtres avancés. Au moment de la prière, Dieu parle à l’homme de l’amour et des êtres intelligents.


Propos de Peter DEUNOV sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/