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vendredi 6 octobre 2017

Servir Dieu signifie servir la pensée



Chaque pensée sortant du cerveau produit des dépôts de matière subtile capables d'obstruer les canalisations. Toute pensée négative, tout sentiment négatif  laissent sur les parois des cellules ou des canaux du cerveau une couche très mauvaise conductrice des forces constructives.

De là beaucoup de complications pour celui qui engendre de tels sentiments et de telles pensées. Au contraire, être serviteur de Dieu, concentrer sa pensée pour servir la grande cause sublime de Dieu, ce sont des actions qui paieront vos créanciers pour vous.

De quelle façon ? Vous trouverez au-dedans de vous-même un fluide, une force, une émanation qui renforcent tous les systèmes de l'organisme. Tel est le salaire reçu. C'est cette force, ce fluide qui font que tous les nerfs se sentent baignés d'énergie, et fortifiés. Lorsque viendront les événements et les chocs qui causent des tensions, cette richesse, ce salaire accumulé comme force intérieure paiera ce qu'on doit aux ennemis; et l'on ne sera pas aussi malade, aussi touché qu'on aurait dû l'être. C'est très simple.

Supposez que vous ayez travaillé intensément pendant trois ou quatre jours. Vous êtes épuisé, vous vous sentez très faible, irrité et hypersensible, si bien qu'un petit inconvénient est capable de vous bouleverser complètement. Si vous êtes bien nourri, fort et sain vous ne le ressentez pas autant; le choc est atténué comme sur une voiture munie de bons ressorts de suspension. Ce salaire des efforts que vous aviez faits s'appelle aussi, dans l’Évangile "l'huile de la lampe" (conférence sur les cinq vierges folles qui n'avaient pas d'huile dans leur lampe).



Certains diront que c'est du magnétisme et ils iront chez un magnétiseur se faire remplir de cette force. D'autres penseront que ce sont des fluides. . . . Pensez tout ce que vous voudrez, c'est la même chose. C'est une richesse, un salaire, une monnaie accumulés dans votre système nerveux, votre cerveau, votre plexus solaire (car nous avons beaucoup de banques intérieures), où vous le retrouverez quand vous en aurez besoin.

L'homme bon qui pense bien accumule en lui une force et une résistance spéciales. Ses cellules sont protégées. A la venue de ses ennemis, il sait et il peut leur opposer la résistance nécessaire.

Au contraire, les hommes agités, passionnés, troublés, n'ont presque plus aucune énergie. Un rien les fait s'effondrer. La vie est remplie de ces deux exemples. Certains résistent à tout et d'autres s'affaissent tout de suite.
 … Ne perdons jamais de vue cette dualité, cette différence essentielle entre notre individualité d'essence Divine et notre personnalité d'essence Terrestre.

Le but de l'évolution est la prise de conscience de plus en plus grande de la première qui devra dominer, diriger, épurer la seconde jusqu'à ce que l'Etre soit digne de « réintégrer le sein de Dieu »…

Savez-vous qu'il y a en vous un pouvoir prodigieux de réalisation dans tous les domaines ?... C'est la Pensée, un don Divin, aux possibilités infinies dans tous les domaines…

La Pensée qui a le privilège de pénétrer dans l'invisible doit y puiser et faire appel aux aides qui y foisonnent…

Si, au lieu de ne réagir dans le sens de la Loi Divine qu'au bout d'expériences douloureuses, mille fois répétées, nous avions sous les yeux un résumé du Code de la route Divine, peut-être que le parcours serait moins dur…

Texte de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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vendredi 28 juillet 2017

LA TRANSFORMATION DES DÉTAILS



Pour gagner le coeur de quelqu'un il ne faut pas agir par la violence. C'est une grave erreur. Que de malentendus dans ce domaine entre les hommes et les femmes ! Un homme aime ou désire une femme, il se met immédiatement à vouloir la conquérir et il y met de la violence. Mais en réalité, la femme doit rester libre. C'est à elle de savoir si elle pourra aimer ou non cet homme qui veut s'imposer.

Vous voulez tous obliger les autres à vous aimer, et tout ce que vous obtenez par ce procédé, c'est qu'ils s'éloignent davantage au lieu de se sentir attirés. Je connais nombre d'hommes déçus seulement à cause de cette faute qu'ils commettent. Ils ne réussiront pas à garder une femme en usant de tels procédés. Même s'ils consentent à des sacrifices par ailleurs, les femmes les abandonnent.



A ces hommes je dis :  "Si vous avez des déceptions, c'est que vous avez été violents. Vous devez vous corriger".

De son côté la femme délaissée doit se poser une question: "Pourquoi ne puis-je réussir à gagner l'amour d'un homme? J'ai déjà eu plus d'un échec". Chacun doit s'analyser afin de savoir ce qui en lui repousse ou éloigne les autres.

Peut-être regardons-nous les autres avec une expression de violence. Lorsque nous les regardons, nous voulons qu'ils nous répondent, qu'ils fassent attention à nous. Celui qui reçoit la projection d'une telle volonté se sent violenté. Alors, comment regarder ?

On doit regarder avec tendresse, pourquoi pas ? Mais le regard toujours doit laisser libre. Un regard insistant, qui s'impose, qui réclame que l'on vous regarde aussi, et avec la même insistance, c'est une contrainte, c'est une violence. Or, chacun répondra d'après son état, ses conceptions, ses réactions. Posez-vous donc la question, même si c'est la première fois de votre vie. "J'aime tout le monde et personne ne s'attache à moi. Pourquoi?

Parce que je veux que les autres se manifestent selon mon désir et ma volonté. Je ne les laisse pas libres. Je ne les respecte pas". Voilà la réponse. Il faut se corriger. Deux choses doivent être changées : premièrement le regard, secondement la pensée. Dès que vous vous y prendrez autrement, que vous aurez adopté de meilleures méthodes de travail, Dieu donnera aux autres l'ordre de s'ouvrir à vous, de vous aimer. Si nous n'agissons pas dans la liberté, les procédés les plus magiques et tous les moyens imaginables ne pourront amener les autres à s'ouvrir. Ils resteront toujours étrangers à ces modes d'attirance, d'attraction.

Le riche qui cherche à gagner le coeur d'une femme par des cadeaux s'étonne de n'y pas réussir. "Je lui ai donné des présents coûteux,  je l'ai installée dans un palais, mais je n'ai pu l'attendrir". Un coeur ne se gagne pas de cette façon. Il y a un secret à découvrir. Ce secret, c'est l'amour impersonnel, c'est la lumière toute pure, c'est la liberté. La liberté n'accepte pas les influences, les pressions, les tourments. Elle ne veut pas que l'on violente le coeur et l'âme. L'âme humaine ne s'épanouira devant nous que si nous l'aimons avec tendresse, purement, dans la liberté et le respect. Elle dira: "Je suis bien auprès de cet être-là". 

Croyez-moi, changez votre comportement. Si vous continuez à vous manifester comme par le passé, vous souffrirez de façon terrible dans votre vanité et dans votre orgueil. Il y a dans le regard quelque chose qui repousse. On ne s'en rend pas compte, mais ce regard ne plaît pas. Vous pensez que l'autre doit être enchanté que vous le regardiez ainsi, et lui ne sait pas comment vous dire que cela ne lui plaît pas. Il voudrait le dire sans blesser votre coeur, et c'est très délicat. Parlons aussi de vos lettres.

Si je vous dis maintenant ce qui dans ces lettres ne correspond pas aux lois, d'un point de vue initiatique, vous serez désolés. Une lettre dit par exemple: "Je vous aime beaucoup, j'ai pour vous un amour respectueux et profond, je suis enchanté de vous". Tout cela est fort positif, mais après avoir couvert sa feuille de papier pour faire ces déclarations, voilà que le scripteur continue sa lettre en écrivant en travers du premier texte, en croix! Cela n'est pas permis. C'est une preuve de violence.



Vous allez voir en quoi c'est une violence.

Si on écrit un mot magnifique et qu'on le biffe soi-même ensuite, cela veut dire: "Je ne crois pas moi-même tout ce que je vous ai écrit". Il ne faut jamais écrire en formant des lignes croisées. Cela démontre que l'on est capable d'ajouter des choses très inférieures à d'autres qui sont sacrées. Voilà un détail très important et très significatif, et il faut qu'un Initié vienne vous l'expliquer! L'habitude d'écrire en travers sur un texte, cela existe dans les bureaux. Le directeur, pour montrer son autorité prend les dossiers, les annote en travers ou signe en biais sur le texte. C'est le signe qu'il se moque et méprise ses employés, ses subordonnés. Il veut montrer que tout dépend de lui. C'est un geste de violence, l'expression d'un orgueil caché. Vous ne pouvez contredire cette analyse, n'est-ce pas ?

Lorsque Dieu crée quelque chose Il n'aime pas que l'homme vienne tracer ses mots à lui en travers de son oeuvre. Il n'aime pas que des esprits inférieurs viennent y inscrire leur texte par-dessus le sien. Il a écrit dans le coeur humain l'amour, dans l'intelligence la sagesse, dans l'esprit la liberté. Et les hommes prétendent changer tout ça. Dieu dit: "Non".

Donc les Initiés préservent et gardent leur liberté. On peut essayer de les gagner par n'importe quelles méthodes, on n'aura qu'à pleurer ensuite: "Je n'ai pas réussi". Il ne vaut même pas la peine d'essayer, d'ailleurs, si on ne connaît que ces méthodes-là. Que chacun s'analyse! Certains usent de tels procédés depuis quarante ans sans y avoir jamais réfléchi, malgré que les résultats sont toujours décevants ou nuls. Il faut donc changer son attitude, se transformer, et l'on verra si les résultats sont meilleurs ou non.

Pourquoi marcher éternellement dans l'ornière où l'on se traîne depuis sa naissance  On fait les mêmes constatations dans le domaine de l'amitié ou de l'amour. Un garçon tombe amoureux. Il se précipite aussitôt aux pieds de la femme qu'il aime, il lui avoue son amour. Mais il ne fallait pas agir ainsi. Il fallait garder le silence durant des semaines et des mois, et il se serait passé des choses splendides. Car la jeune fille n'apprécie pas tellement un amour qui se manifeste dès la première rencontre. Elle le juge léger.

Les femmes sont méfiantes, parce qu'elles savent par expérience qu'un homme si pressé ne tardera guère à se tourner vers d'autres femmes par la suite. Elles attendent des preuves avant de croire à la vérité d'un amour, d'une affection. Elles veulent recevoir des cadeaux, des gages, une assurance....

Texte de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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samedi 24 juin 2017

Dieu n’y est pour rien



Dans une ville il y a de très nombreux corps de métier : nettoyeurs, mendiants, égoutiers, menuisiers, maçons, artisans, professeurs, médecins, etc. Il y a des métiers épouvantables. Les autorités ont déjà prévu combien d'hommes doivent remplir chacune des fonctions de la ville.

Le nombre de nettoyeurs, de médecins, etc. est fixé d'avance. Leur nombre d'heures de travail, leur tenue, leurs occupations, leur salaire, tout est déterminé. Mais qui jouera ces rôles ? On choisit les hommes, on les cherche pour les désigner selon leurs capacités et qualifications. On cherche des hommes qui acceptent les rôles proposés. On les prend comme conducteurs.

 Ni pour les bonnes ni pour les mauvaises choses il n'a été fixé qu'elles devaient être accomplies par des êtres déterminés. Elles sont prévues au-dessus des individus, exactement comme dans les différents domaines sociaux, on prévoit à l'avance tant de directeurs, d'employés, d'ouvriers, sans les nommer, sans savoir qui occupera ces fonctions. On sait seulement combien il doit y avoir de rois, de médecins, d'égoutiers. Il n'y a place que pour un directeur, mais on ne sait pas encore qui le sera.



Vous voyez que notre vie personnelle n'a pas été fixée comme devant être celle d'un destructeur ou d'un conducteur. Ce n'est nullement la volonté de Dieu que nous soyons assassins ; mais quelqu'un doit l'être.

Si nous sommes très peu nombreux à pouvoir jouer ce rôle et si notre vie y correspond, on nous choisira. Il y a des êtres préparés pour jouer tel ou tel rôle, parce qu'ils se sont préparés eux-mêmes par la vie qu'ils ont vécue. Quelqu'un figure parmi les assassins éventuels parce qu'il est préparé depuis longtemps par lui-même et non par Dieu. C'est très subtil.

Dieu n'y est pour rien. S'il en était autrement, que penser de la justice de Dieu ? L’Église qui ne connaît pas ces choses, a imaginé un Dieu arbitraire qui fait naître certains hommes bossus ou malheureux et d'autres beaux et glorieux. Cela est injuste; ceux qui prennent la peine de réfléchir sérieusement sur la question ne peuvent l'accepter ou le croire. Dieu dit: "Il me faut tant d'ouvriers, de ministres, d'anges et d'archanges".

Les candidats se présentent et parmi eux on choisit. Il y a des candidats pour la pureté ou pour l'impureté, pour la sainteté ou pour la guillotine. Deviendra-t-on le roi? Il ne suffit pas de se présenter en se déclarant capable de ceci ou cela! Si l'on réfléchit, on comprendra la profondeur de la justice de Dieu.

Cette même vérité est liée aux prédictions de Nostradamus. Comment Nostradamus a-t-il pu prédire l'heure de la naissance de certains êtres et même leur nom avec les détails de leur vie ? Par contre, il ne disait pas qui seraient ces personnages non encore formés, semblables à des grains dans le grenier, non encore semés.

Nostradamus lisait que la destinée prescrivait tel roi ou tel bourreau pour faire ceci ou cela, et c'est cela qu'il prédisait. Une lacune existait quelque part, et les projets de Dieu, pour la combler, étaient déjà formés et écrits dans les étoiles. Nostradamus lisait cela, mais ne s'occupait pas des personnes qui, elles, n'étaient pas encore nées. Il voyait simplement que d'après les prescriptions de la destinée il y aurait ici un gouverneur, là un roi ou un malfaiteur pour accomplir telle chose.

Les actes étaient déjà écrits, comme les rôles des pièces de théâtre, sans que l'on sache encore quels acteurs les joueront.

Les artistes n'étaient pas encore au monde lorsque Nostradamus parlait de leur rôle futur; et cela ne le préoccupait pas.

 Tous les acteurs prêts à jouer un drame prévu se trouveront présents en temps voulu. Tous les actes sont écrits d'avance, ils doivent être joués, mais c'est seulement sur le moment qu'on trouve des artistes pour les jouer. Les événements à venir sont tracés, les personnages n'existent pas encore ; les acteurs futurs entreront un jour dans leur rôle. Ce sont les artistes qui choisissent les rôles qui leur conviennent. Si les individus étaient fixés d'avance, la liberté existerait-elle? Elle n'existe pas pour le rôle. Si l'on joue Roméo et Juliette, celui qui accepte le rôle doit prononcer des paroles déterminées et non celles de son choix. Voilà comment se concilient la liberté de l'homme et les projets de Dieu. Le rôle, les projets de Dieu ne peuvent être modifiés, mais les acteurs se déterminent eux-mêmes.

Il était écrit qu'il y aurait un Judas ; c'était obligatoire, mais cela aurait pu être un autre que l'Iscariote. Celui-ci aurait pu refuser le rôle. Le Christ savait que ce drame était écrit d'avance mais Judas ne savait pas qu'il serait l'acteur. Le Christ a vu que Judas choisissait de jouer ce rôle, mais il n'a rien pu faire pour l'en empêcher, car le drame devait être joué. La liberté est en nous, mais pas dans les rôles eux-mêmes. Il faut qu'un crime s'accomplisse à Paris, déterminé depuis vingt-cinq millions d'années, mais l'exécutant n'est pas encore fixé; celui qui a vécu une vie qui le prédispose tout à fait à accomplir cet acte sera choisi au dernier moment. La destinée choisit tel homme pour être assassin parce qu'il s'est préparé pour l'être.

  

Ces connaissances peuvent vous sauver de beaucoup de faux jugements. Cette question est très profonde et philosophique, il faudrait en parler longuement pour montrer où s'étend notre liberté et où elle s'arrête. Nous sommes libres avant d'avoir accepté de jouer un rôle, mais dès que nous avons revêtu le costume requis, nous ne pouvons plus le quitter sans en payer les conséquences. Si vous vous inscrivez à l'université, on vous oblige à étudier. Personne n'est préalablement et définitivement marqué pour être méchant, criminel, assassin. Chacun peut être choisi pour un autre rôle; mais une fois le rôle accepté, c'est fini, il faut le jouer. Cela explique beaucoup de choses. Vous êtes monté sur un train ou un bateau. Dans les limites de ces véhicules, vous êtes libre, vous parlez, marchez, mangez, vous vous amusez et travaillez à votre gré. Mais le véhicule est en marche dans une direction déterminée, vous êtes dirigé malgré vous vers un lieu désigné.

 Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Il y a six directions fondamentales


Ces 6 directions sont en relation avec les trois principes, les trois vertus qui sont en l'homme. De quelle façon les animaux se sont-ils mû tout d'abord ? En avant ou en arrière, à droite ou à gauche, parce que leur position était horizontale. Plus leur intelligence s'est développée, plus ils ont commencé à se redresser jusqu'à devenir verticaux.

La ligne horizontale, c'est la manifestation de l'animalité; la perpendiculaire à l'horizontale, c'est l'humain. L'animal s'est redressé sur ses pieds et a commencé à marcher. Lorsque l'homme redevient animal, comme l'enfant, par exemple, il marche à nouveau à quatre pattes. Le fait que l'enfant pleure, qu'il ne fait que boire, manger et dormir et qu'il marche à quatre pattes, prouve son animalité. Peut-il écrire des livres, sculpter ? Non. Il se contente de se nourrir et de dormir et s'il marche, c'est à la manière de l'animal. Nul ne vient le consulter, lui demander son opinion, mais pour dévorer, il n'a pas son pareil. Cependant la mère met tout son espoir dans ce petit animal et elle dit parfois: «Mon enfant est un génie, un ange», cela bien qu'il ne l'est pas montré jusqu'ici et qu'il fasse constamment des choses qui nécessitent que la mère s'occupe de lui toute la journée pour le laver, le soigner. 



Les six directions précipitées se trouvent situées sur trois lignes qui se coupent à angle droit. La marche en avant est celle effectuée par l'intelligence, par le moyen de la connaissance, de la lumière. C'est l'intelligence qui fait évoluer, aller de l'avant. Son absence, c'est-à-dire la stupidité, l'ignorance, font reculer. Si l'on se déplace vers la gauche ou vers la droite, c'est qu'on agit par la volonté. Les actions se déploient sur les côtés: les bonnes se dirigent vers la droite et les mauvaises vers la gauche. Lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il suit le chemin de gauche, cela signifie qu'il commence à commettre de mauvaises actions. C'est pour cette raison que Jésus a dit: «Quand la main droite fait quelque chose, la main gauche doit l'ignorer». Les mains agissent sous l'influence de la volonté qu'elles représentent. Gauche ou droite sont le chemin de l'action humaine. 

Le bas et le haut représentent les directions du coeur, des sentiments. Vers le haut se trouvant tous les sentiments profonds et élevés; les vertus les plus sublimes. Vers le bas se trouvent tous ceux qui sont inférieurs. Ces directions sont celles de l'amour et de la haine, comme l'avant et l'arrière sont celles de la sagesse et de la bêtise; comme la droite et la gauche sont celles de la construction (de la bonté) et de la destruction (méchanceté). L'amour, la douceur, sont en haut; la haine, la colère sont en bas. Tous ceux qui peuvent se dresser sur leurs pieds et marcher droit sont des humains. Quand on devient homme on peut se déplacer dans les six directions du monde à trois dimensions. On est alors l'homme parfait. Marcher vers la gauche signifie symboliquement, prendre le chemin de la loge noire. En réalité, toutes les directions sont bonnes. Ce n'est qu'au point de vue symbolique que ce que je vous dis est vrai; physiquement, vous pouvez faire de bonnes choses en vous dirigeant à gauche, et de mauvaises en allant vers la droite. Symboliquement, géométriquement parlant, les remarques que je vous ai faites sont exactes. Le langage symbolique est la mathématique des idées.

La ligne perpendiculaire au plan horizontal est le chemin sur lequel on peut trouver la vérité. Celui qui la suit commence à penser à Dieu et sent disparaître ses souffrances. N'avez-vous pas remarqué que lorsque nous prions Dieu, nous n'envoyons pas notre pensée en avant ni en arrière, ni à gauche ni à droite, ni en bas. Nous la dirigeons vers le haut suivant la verticale. Pourquoi ? Nous nous imaginons que Dieu se trouve en haut. Est-ce instinctif ? ou quelqu'un nous l'a-t-il dit ?

En tous cas nous ne trouverons personne qui cherche Dieu à gauche ou à droite, ou dans la profondeur des abîmes. Tous les êtres le pensent en haut, au-dessus de nos têtes, dans un espace illimité et indéfini. Le Maître dit: «Du moment qu'il pense à la vérité, il commence à penser à Dieu». Donc, Dieu se trouve en haut, symboliquement.



En fait, il se trouve partout, mais nous ne sommes pas habitués à le chercher dans toutes les directions. Nous le cherchons suivant la verticale. Cela provient d'une intuition intérieure de notre esprit qui, lui, connaît le symbolisme universel. Si nous demandons à notre esprit son opinion sur les formes, les végétaux, les poissons, les couleurs, etc. il peut nous expliquer les correspondances des symboles.

Ce qui est rempli de venin se distingue au dard, à la forme, à la couleur. Tout ce qui est dangereux pour notre vie est clairement décelé par les aspects et l'esprit comprend ceux-ci immédiatement. Ce qui est beau, agréable, utile, se reflète au travers des couleurs, des formes, des dimensions.

Tous les animaux, les insectes nuisibles, méchants, qui peuvent piquer mortellement ont une forme qui inspire la peur, la crainte et fait parfois se dresser les cheveux d'horreur sur la tête. Par contre, ceux qui sont inoffensifs ont une forme qui le manifeste. Observez les chiens, par exemple, de loin vous reconnaissez ceux qui sont méchants par leur forme, leur expression.

Celui qui connaît les symboles universels peut tout connaître. C'est le cas de l'esprit.

 Messages No. 209 Lever de soleil du 30 avril 1943 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Retranscrits par Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/


samedi 20 mai 2017

De quelle Eglise parlons-nous



Croyez-moi: un jour viendra où il ne restera que les vieilles femmes dans les églises. On ne peut expliquer la religion par des solennités et du faste. Dans le passé on faisait des miracles dans les églises, il y avait des âmes inspirées. Mais actuellement les églises sont richement parées, on communie avec du vin de qualité, mais il n'y a aucun miracle, l'esprit est absent. Il n'y a que des formes. Or, aujourd'hui il faut croire en Esprit et en Vérité. 

On nous dit: "Vous n'êtes pas dans l’Église". Alors je demande : "De quelle Église parlez-vous ?" L’Église, c'est vous, c'est moi ; ce sont tous ceux qui servent Dieu véritablement. L’Église est construite sur les âmes vivantes et non en pierre de taille. Les églises en pierre ne sont que des bâtiments périssables d'où l'Esprit peut être totalement absent. Nul ne peut me dire que je suis dans le faux chemin.

J'ai consacré ma vie au service de Dieu, je parle gratuitement, je cherche à mener tous les êtres à la source. Suis-je chrétien ? C'est la forme qui compte pour les autres, ce n'est pas l'esprit. Il leur suffit qu'on soit enregistré par l’Église comme chrétien pour être sauvé ! Les mahométans, les bouddhistes, même s'ils manifestent toutes les vertus ne peuvent pas être sauvés, pensent-ils. On recommence à décrire Dieu comme un être cruel, partial. "Nous serons sauvés et tous les autres iront en enfer, dans le feu", disent les gens de l’Église. Cependant Dieu est Père de tous et Il aime tous les êtres. Nous pensons qu'Il sauvera même mieux les mahométans que les catholiques étroits et les chrétiens; parce que les mahométans tombent à terre pour prier partout dans les rues sans se préoccuper de personne. Ici par contre, personne ne prie, ni dehors, ni chez soi. On se contente d'être inscrit sur les registres des baptêmes, de réciter des prières toutes faites sans même y penser et de vivre exactement comme les païens, et l'on pense qu'on sera sauvé. Je ne crois pas à de telles bêtises !


Chacun se sauvera personnellement. Le Christ a ouvert le chemin afin que chacun se sauve en le suivant. Il n'a pas sauvé les hommes à l'avance, comme l’Église catholique prétendait le faire par les indulgences qui permettaient, une fois achetées, de vivre n'importe comment sans que cesse l'immunité due à l'indulgence. Non, le Christ ne nous sauve pas d'avance; penser cela, c'est ne rien comprendre. Il faut tout réexpliquer tant on a mis en circulation depuis longtemps de fausses interprétations.

On est sauvé si l'on marche dans le chemin que le Christ a montré, ce chemin que nul avant Lui n'avait montré. Les anciens chemins conduisaient aux réincarnations; celui du Christ nous en libère. 

Mais cette question sera pour une autre fois. Je ne demande pas que l'Eglise change; telle qu'elle est, elle est magnifique pour la foule. Mais pour tous ceux qui veulent aller plus loin, elle n'est pas suffisante. Si l'on anéantissait l'Eglise, qu'en résulterait-il pour la masse ? Je ne suis pas un fanatique. Les petites culottes vont fort bien à l'enfant, mais peuvent-elles vêtir l'homme de quarante ans ? Je m'élève contre ceux qui veulent à toute force vêtir les hommes faits avec des vêtements d'enfants. Je ne suis pas bigot, je suis plus large que vous ne pouvez le comprendre. Je vous explique simplement que l'Eglise ne suffit plus aux besoins des hommes qui ont évolué.

De quelle façon vivent les chrétiens ? Ils mentent, trompent et volent même; ils sont méchants, hypocrites, calculateurs. Ils mangent et boivent souvent avec excès, et quelle nourriture, quelles boissons! Tout cela ne compose pas un idéal pour moi, je vous l'assure. Cet idéal que prétendent vivre les chrétiens m'a paru tellement minuscule que je n'ai pas pu m'en contenter. Il ne diffère de celui de quantités de braves et honnêtes païens que par le fait que le chrétien s'est fait inscrire dans une église. Que ceux qui admirent cet idéal l'adoptent ou le gardent. Quant à moi, j'ai pensé nécessaire de transformer ma manière de vivre pour mériter le nom de chrétien; j'ai changé ma nourriture, j'ai renoncé à fumer, à m'amuser comme le font les jeunes gens, etc. parce que j'ai compris que l'enseignement officiel donné par l'Eglise n'est pas suffisant.

Avec notre compréhension actuelle nous pouvons certainement faire mieux. Vous dites: «Je continuerai à bien manger, bien vivre, satisfaire toutes mes faiblesses puisque le christianisme officiel me le permet". Je réponds: "Non, pas de viande, ne fumez plus, ne trompez plus vos femmes, n'exploitez plus votre associé". "Ne puis-je donc plus avoir de maîtresses, ni gagner de l'argent sur le dos des autres ?" Certainement pas. Nous devons aller plus loin. Nous devons désormais créer quelque chose qui dépasse la vie actuelle des chrétiens même les plus éclairés. 

Le Christ disait: "Si votre vie est semblable à celle des païens, où est la différence entre vous et eux?" Si nous vivons tous comme vivent les chrétiens actuels, dites-moi quel exemple nous donnerons? Or, nous devons donner un exemple spirituel.

Je vous entends dire qu'il n'y aura pas beaucoup de candidats pour donner cet exemple. Si peu qu'il y en ait, ce sera merveilleux qu'ils existent. Les chrétiens actuels se battent, s'arrachent mutuellement la barbe et les ongles. Je n'accepterai jamais cette chrétienté-là pour authentique. Si vous pouviez pénétrer dans ma tête et voir tout ce que j'embrasse dans ma pensée, vous sauriez que j'ai raison. Je sais que très peu de gens accepteront de donner l'exemple.

La majorité répondront: "Laissez-moi tranquille, je vivrai comme ont vécu mes parents, qui étaient de braves gens". La chrétienté marche sur la voie large et facile. Or, il faut marcher sur la voie étroite. Comment les chrétiens feront-ils plus tard les efforts qui seront nécessaires ? Dieu qui est le Dieu de la générosité et qui pense au salut définitif de tous enverra un jour Son esprit se manifester à travers les êtres de façon irrécusable. Or, l'esprit est sorti de l'Eglise et cela se verra bien ce jour-là. Dieu dit: "Qu'avez-vous fait, vous tous que j'avais envoyés pour enseigner, pour gagner les âmes? Vous êtes dans la politique jusqu'au cou, et quelle politique! Vous cherchez les biens temporels, vous vous y attachez".

Alors Dieu se manifestera en dehors de l'Eglise, comme Il le fait de plus en plus, par des écrivains, des occultistes, des mystiques qui prêcheront des vérités oubliées ou négligées. L'Eglise se rendra compte à ce moment-là qu'en dehors d'elle, dans le peuple, des gens font des sacrifices impersonnels et donnent des exemples de pureté, d'amour et de sagesse qu'elle ne sait pas donner. Et les prêtres diront: "Dieu nous a abandonnés".

Pour secouer le clergé, Dieu se manifestera ainsi, soyez-en certains. Un grand mouvement spiritualiste naîtra en dehors de l'Eglise et celle-ci devra se transformer à cause des prophètes et des hommes qui feront des merveilles. Elle verra que Dieu l'a délaissée depuis longtemps déjà. Pourquoi ? Dieu exige beaucoup de ceux à qui Il a beaucoup donné. Il dira à Ses prêtres: " Vous déteniez les clés, vous n'êtes pas entrés et vous avez empêché les autres d'entrer, eux qui faisaient des efforts et qui étaient plus purs que vous".

La preuve: quelqu'un pense et vit comme je le fais, on lui envoie de plusieurs côtés des gens pour le circonvenir et le faire rentrer dans le sein de l'Eglise ancienne. Je leur dis: "Pourquoi n'allez-vous pas prêcher l’Évangile et la morale aux hommes pervers, méchants, débauchés, à ceux qui font la guerre, aux filles perdues, aux dépravés ? Vous les laissez tranquilles, souvent même vous protégez leur ignorance ou leurs débauches lorsqu'ils font partie de vos ouailles et qu'ils possèdent assez d'argent, mais vous venez prêcher ceux qui servent déjà Dieu. Vous n'allez pas prêcher ceux qui créent tous les malheurs du monde, mais vous venez chez quelqu'un qui croit en Dieu, qui Le sert, qui se sacrifie et qui vit purement".

Oui, c'est ainsi que procèdent les hommes d’Église et ils créent ainsi une sorte d'inquisition. Qu'ils aillent prêcher les hommes mauvais et qu'ils laissent tranquilles ceux qui vivent mieux qu'eux ! Or, ils viennent vers ces hommes religieux afin de discuter et de les ramener aux formes désuètes de la religion qui sont encore les leurs. Des femmes m'ont dit: "Dieu m'envoie vers vous pour vous transmettre un message". Est-ce vraiment Dieu qui leur parle ? Voici le message qu'elles m'ont transmis: "Vous devez rentrer dans l'Eglise catholique et aller communier avec l'aide des prêtres". Je n'ai pas osé leur répondre qu'elles étaient hypnotisées, qu'elles croyaient aux formes et non à l'Esprit, mais j'avais la plus grande envie de leur dire: "Travaillez donc à porter des messages à ceux qui boivent, volent, commettent des crimes, au lieu de vouloir donner vos lumières à ceux qui en savent davantage que vous. Allez donner des lumières à ceux qui n'en ont pas".


Il y a quelques jours une femme est venue me voir, envoyée peut-être par des prêtres; car ils connaissent déjà mon existence, parce que les femmes françaises aiment beaucoup tout raconter à leur curé, et certaines ont donc dit: "Nous écoutons Frère Mikhaël qui nous fait beaucoup de bien". Une autre qui était illuminée par l'Enseignement a questionné son pasteur à ce sujet. Ce pasteur lui a répondu: "C'est un enseignement très dangereux, très habile, qui va vous conduire en enfer". Cette femme n'a pas voulu suivre ce qui l'éclairait, elle a préféré l'opinion d'un aveugle spirituel. Elle aurait dû poser sa question à Dieu et non au pasteur. On ne croit pas à Dieu, mais à son curé.

Jeanne D'Arc disait: "Dieu m'a parlé". Les prêtres lui répondaient: "Non, ce n'est pas Dieu qui vous a parlé puisque ce qu'Il a dit n'est pas conforme à ce que dit l'Eglise". Cependant Dieu peut parler à quiconque sans l'intervention d'un prêtre ou d'un pasteur, lorsque la personne est préparée et purifiée. Naturellement ceux qui ne sont pas encore arrivés à un état de pureté suffisant doivent passer par l'intermédiaire des prêtres; l'Eglise, c'est l'école maternelle. Elle est nécessaire, bien sûr, parce qu'on est encore engourdi, hypnotisé par ce qui a été inculqué aux hommes durant des siècles. On ne doit pas tout raconter à son curé, qui se délecte souvent à écouter les choses que les femmes lui confient et qui n'ont rien de divin. Confiez-vous à Dieu, c'est plus sûr et c'est splendide. Demander au curé si l'on doit me suivre ou non, c'est parfaitement stupide.

Un chemin s'ouvre devant vous; celui qui le suivra n'aura nullement à rompre avec la tradition ni avec son Église, s'il comprend correctement les choses. Mais il ira beaucoup plus loin que ce qu'elle a su lui donner. Lorsque vous avez un bouton sur la main, que faites-vous? L'arrachez-vous pour qu'un autre, pire, le remplace ?

Non, vous devez le laisser tranquille et travailler intérieurement, l'organisme guérira votre mal. Lorsque tout sera réparé, la croûte formée sur ce mal tombera d'elle-même, tandis que si vous l'arrachez, une plaie plus étendue se formera. Doit-on sortir de l'Eglise ? Non, on doit seulement suivre la tradition en travaillant intérieurement jusqu'à ce qu'on n'ait plus besoin des explications faites pour les enfants, jusqu'à ce qu'on puisse communiquer directement avec Dieu. A ce moment-là vous n'aurez plus besoin de moi non plus pour vous guider. Je ne ferais jamais rien qui ne corresponde avec les lois de la nature. Il ne faut jamais arracher un bouton, une croûte, une enveloppe avant que l'organisme ne le fasse lui-même. Avant d'avoir construit une nouvelle maison, il faut vivre dans son ancienne demeure. Ne la quittez pas avant d'avoir bien organisé la nouvelle. On ne doit donc pas couper les liens avec les traditions avant d'être entré dans une nouvelle compréhension.

Moi aussi j'entre dans les églises, mais lorsque je vois leurs symboles, leurs rites, je me demande si la foule, et même les prêtres les comprennent. Ces symboles et rites sont tellement profonds! On peut entrer dans les églises, les fréquenter chaque jour et ne rien comprendre à ce qu'on a sous les yeux. Dans ce cas, symboles et rites ne servent à rien. D'ailleurs combien vont à l'église pour montrer leur toilette, pour se faire une réputation ou pour toute autre chose analogue, quand ce n'est pas pour quelque rencontre clandestine!

Travaillez sur vous-mêmes, ne soyez pas chômeurs, avancez sur le chemin et construisez chaque jour, pierre à pierre, votre nouvelle demeure intérieure.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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dimanche 7 mai 2017

Il y a différence entre justice Terrestre et justice Divine



La justice terrestre que vous connaissez n'est que l'instrument partiel de la justice céleste et divine. Tout ce qui est fait en vue de vous récompenser provient d'une institution existant de l'autre côté du monde.

Ici, sur terre, la justice ne s'occupe que de punitions. Les saints n'ont jamais été récompensés sur terre; ils l'ont été au ciel où il n'y a pas d'institutions pour punir. Si vous devez être puni, on vous renvoie du ciel pour payer sur terre. C'est la raison pour laquelle on part toujours de la terre sans avoir été récompensé pour ses bonnes actions, sans en être glorifié. Cependant il viendra un temps où l'institution chargée des récompenses descendra sur terre et les y distribuera, non plus seulement au ciel.


On demande : "Un assassinat est-il prévu, décidé à l'avance?" On touche ici encore une question profonde, qui touche à la vie individuelle et à la vie collective. Supposez que Dieu veuille qu'une certaine chose se fasse. Il faut alors un conducteur qui réalisera ce projet, car les plans de Dieu sont immuables. Oui, mais en tant qu'individu vous êtes libre de refuser d'être le conducteur en question. La volonté de Dieu devant s'accomplir, si vous ne voulez pas devenir ce conducteur, un autre viendra prendre votre place. Car Dieu a donné la liberté de choisir. Supposez qu'Il vous ait choisi pour jouer le rôle de prophète et accomplir beaucoup de choses.

Vous vous révoltez; vous vivez d'une autre façon; vous refusez le rôle. Dieu donnera cette tâche à un autre, mais vous perdrez le privilège qui vous avait été accordé. Ou bien il doit y avoir un roi de France; il n'est pas encore nommé, déterminé. Il y a une dizaine de candidats et le plus adapté sera choisi. Il en est ainsi dans le plan astral. Si vous ne voulez pas accomplir la volonté de Dieu, bien que vous ayez été choisi, un autre vous remplacera parce que vous ne pouvez pas empêcher les projets de Dieu de se réaliser. Il en est de même en ce qui concerne les assassins. Quelqu'un doit être tué; vous avez une grande tentation de tuer pour accomplir les projets de Dieu, mais vous vous opposez cependant à ce désir. Un autre viendra qui commettra ce crime à votre place.

Voilà le grand secret de Judas. Il fallait qu'il y eût un Judas; mais qui devait jouer ce rôle ? Si Judas avait su agir, il aurait cédé la place à un autre. Ce qui importe, c'est de ne pas être un conducteur de ce qui est mauvais.

Dans une ville il y a de très nombreux corps de métier: nettoyeurs, mendiants, égoutiers, menuisiers, maçons, artisans, professeurs, médecins, etc. Il y a des métiers épouvantables. Les autorités ont déjà prévu combien d'hommes doivent remplir chacune des fonctions de la ville. Le nombre de nettoyeurs, de médecins, etc. est fixé d'avance. Leur nombre d'heures de travail, leur tenue, leurs occupations, leur salaire, tout est déterminé. Mais qui jouera ces rôles ?

On choisit les hommes, on les cherche pour les désigner selon leurs capacités et qualifications. On cherche des hommes qui acceptent les rôles proposés. On les prend comme conducteurs. Ni pour les bonnes ni pour les mauvaises choses il n'a été fixé qu'elles devaient être accomplies par des êtres déterminés. Elles sont prévues au-dessus des individus, exactement comme dans les différents domaines sociaux, on prévoit à l'avance tant de directeurs, d'employés, d'ouvriers, sans les nommer, sans savoir qui occupera ces fonctions. On sait seulement combien il doit y avoir de rois, de médecins, d'égoutiers.

Il n'y a place que pour un directeur, mais on ne sait pas encore qui le sera. Vous voyez que notre vie personnelle n'a pas été fixée comme devant être celle d'un destructeur ou d'un conducteur. Ce n'est nullement la volonté de Dieu que nous soyons assassins; mais quelqu'un doit l'être. Si nous sommes très peu nombreux à pouvoir jouer ce rôle et si notre vie y correspond, on nous choisira. Il y a des êtres préparés pour jouer tel ou tel rôle, parce qu'ils se sont préparés eux-mêmes par la vie qu'ils ont vécue. Quelqu'un figure parmi les assassins éventuels parce qu'il est préparé depuis longtemps par lui-même et non par Dieu.

C'est très subtil. Dieu n'y est pour rien. S'il en était autrement, que penser de la justice de Dieu  ?

L’Église qui ne connaît pas ces choses, a imaginé un Dieu arbitraire qui fait naître certains hommes bossus ou malheureux et d'autres beaux et glorieux. Cela est injuste; ceux qui prennent la peine de réfléchir sérieusement sur la question ne peuvent l'accepter ou le croire.

Dieu dit: "Il me faut tant d'ouvriers, de ministres, d'anges et d'archanges". Les candidats se présentent et parmi eux on choisit. Il y a des candidats pour la pureté ou pour l'impureté, pour la sainteté ou pour la guillotine. Deviendra-t-on le roi?

Il ne suffit pas de se présenter en se déclarant capable de ceci ou cela! Si l'on réfléchit, on comprendra la profondeur de la justice de Dieu.

Cette même vérité est liée aux prédictions de Nostradamus. Comment Nostradamus a-t-il pu prédire l'heure de la naissance de certains êtres et même leur nom avec les détails de leur vie?

Par contre, il ne disait pas qui seraient ces personnages non encore formés, semblables à des grains dans le grenier, non encore semés. Nostradamus lisait que la destinée prescrivait tel roi ou tel bourreau pour faire ceci ou cela, et c'est cela qu'il prédisait. Une lacune existait quelque part, et les projets de Dieu, pour la combler, étaient déjà formés et écrits dans les étoiles. Nostradamus lisait cela, mais ne s'occupait pas des personnes qui, elles, n'étaient pas encore nées. Il voyait simplement que d'après les prescriptions de la destinée il y aurait ici un gouverneur, là un roi ou un malfaiteur pour accomplir telle chose. Les actes étaient déjà écrits, comme les rôles des pièces de théâtre, sans que l'on sache encore quels acteurs les joueront. Les artistes n'étaient pas encore au monde lorsque Nostradamus parlait de leur rôle futur; et cela ne le préoccupait pas.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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