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jeudi 20 avril 2017

Mais comment doit-on chanter pour s’harmoniser



Ce matin vous avez chanté sans timbre, sans émotion intérieure, sans expression. Déjà je vous entends répliquer que la véritable puissance du chant est dans la douceur. Je le sais. J'insiste pour que l'on chante avec spiritualité. Mais avant que vous en soyez capables, il faut que vous sachiez donner votre voix, pleinement. Si vous ne savez pas chanter fort, vous ne pouvez vous rendre compte de ce que veut dire chanter doucement, vous ne pouvez connaître la douceur de la voix.



Au lieu de chanter doucement, vous chantez mollement, platement, sans rien sentir, sans rien dire.

L'art consiste à savoir chanter tantôt avec puissance tantôt avec douceur. L'uniformité endort les auditeurs. Laissons ce rôle aux berceuses. Ici, nous ne chantons pas pour nous endormir. Nous devons chanter fort pour nous sortir de l'engourdissement matinal, pour donner un choc à notre système nerveux afin qu'il se mette à fonctionner et que notre cerveau commence à penser. D'autre part cette force nous soutient, nous porte.

J'essaie souvent de chanter plus fort, afin de vous entraîner, mais personne ne m'imite et j'ai le sentiment de traîner un poids mort. Après, je suis comme fatigué! Il m'a semblé que ce matin il y avait un petit mieux. Jusqu'ici vous chantiez comme pour vous débarrasser des chants. Vous vouliez bien vous y prêter pour quinze minutes, par obligation. Vous n'accordiez aucune importance à la musique, vous ne croyiez pas à son pouvoir. Tout le monde dormait....

Quand on est éveillé, attentif, et qu'on chante puissamment, on attire des forces et des présences invisibles et on se sent tonifié pour toute la journée. Il faut que dorénavant vous chantiez tous, bien ensemble, et que toutes vos voix se fusionnent avec puissance. Nous avons déjà donné de nombreux concerts matinaux ici, mais les êtres invisibles disaient: "Ce n'est pas du tout au point", et ils s'enfuyaient.

Vous ne vous doutiez pas que dans l'invisible des entités entendaient vos chants. Alors chacun chantait comme ça, pour lui seul. Dorénavant venez ici avec l'idée que d'autres vous écoutent et décidez de chanter en y mettant votre coeur et votre âme. 

Une femme, dès qu'elle se sait regardée, sort son poudrier pour se faire une beauté. Seule, elle se néglige, tandis qu'en public, elle surveille sa tenue, son port de tête, les gestes de ses mains, l'expression de son visage. Et les hommes, au restaurant, font toutes sortes de manigances avec leur couteau et leur fourchette, pour être bien vus. Chez eux, ils se tiennent n'importe comment, les coudes sur la table ou les mains dessous.... Je suis certain que si vous savez être observés et écoutés par d'autres dans le plan invisible, vous chanterez mieux.

Votre voix et votre être tout entier progresseront. La musique est un des éléments par lesquels nous pouvons nous tonifier.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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vendredi 14 avril 2017

BIEN ETRE – le bien le plus précieux


Combien de fois il vous est arrivé de gaspiller votre vie en courant après des acquisitions qui ne sont pas aussi importantes que la vie elle-même !

Y avez-vous réfléchi ? Si vous saviez donner la première place à la vie, si vous pensiez à la garder, à la protéger, à la conserver dans la plus grande intégrité, la plus grande pureté, vous auriez de plus en plus de possibilités d’obtenir ce que vous souhaitez. Car c’est justement cette vie éclairée, illuminée, intense, qui peut tout vous donner.




Du moment que vous êtes vivants, vous croyez que tout vous est permis. Eh non, quand vous aurez travaillé des années pour satisfaire vos ambitions, un jour vous vous retrouverez tellement épuisés, tellement blasés, que si vous mettez en balance ce que vous avez obtenu et ce que vous avez perdu, vous vous apercevrez que vous avez presque tout perdu pour gagner très peu. Combien de gens se disent : "Puisque j’ai la vie, je peux m’en servir pour obtenir tout ce que je désire : l’argent, les plaisirs, le savoir, la gloire…" Alors ils puisent, ils puisent, et quand il ne leur reste plus rien ils sont obligés d’arrêter toutes leurs activités. Cela n’a pas de sens d’agir ainsi, car ils on perd la vie, on perd tout. L’essentiel, c’est la vie, et vous devez donc la protéger, la purifier, la renforcer, éliminer ce qui l’entrave ou la bloque, parce que c’est grâce à la vie que vous obtiendrez la santé, la beauté, la puissance, l’intelligence, l’amour et la vraie richesse.

Concilier la vie matérielle et la vie spirituelle.

Personne ne vous demande de négliger complètement la vie matérielle pour vous consacrer uniquement à la méditation et à la prière, comme l’ont fait certains mystiques ou ascètes qui voulaient fuir le monde, ses tentations et ses difficultés. Mais se laisser accaparer par les préoccupations matérielles, comme le font de plus en plus les humains, n’est pas bon non plus. Vous devez tous pouvoir travailler, gagner de l’argent, vous marier, fonder une famille, mais avoir en même temps une lumière, des méthodes de travail, afin d’avancer sur le chemin de l’évolution.

La question est donc de mettre au point à la fois le côté spirituel et le côté matériel : être dans le monde mais pouvoir vivre en même temps une vie céleste. Voilà quel doit être votre but. Bien sûr, c’est difficile, car vous en êtes encore au point où, si vous vous lancez dans la vie spirituelle, vous laissez péricliter vos affaires, et si vous arrangez vos affaires, vous abandonnez la vie spirituelle. Eh non, les deux, il faut les deux, et vous pouvez y arriver. Comment ?... Eh bien, quoi que vous entrepreniez, commencez par vous dire ; "Je cherche la lumière, je cherche l’amour, je cherche le vrai pouvoir, est-ce que je les obtiendrai en faisant ceci ou cela ? " Réfléchissez bien, et si vous voyez que telle préoccupation, telle activité vous éloigne de votre idéal, abandonnez-la.

Consacrer sa vie à un but sublime.

Il est très important que vous sachiez dans quel but vous travaillez et pour qui, car suivant le cas, vos énergies prennent telle ou telle direction. Si vous consacrez votre vie à un but sublime, elle va s’enrichir, augmenter en force et en intensité. C’est exactement comme un capital que vous faites fructifier : vous placez ce capital dans une banque céleste, et alors au lieu d’être gâché, gaspillé, il augmente et vous êtes plus riche. Et comme vous êtes plus riche, vous avez la possibilité de mieux vous instruire, de mieux travailler. Celui qui s’adonne aux plaisirs, aux émotions, aux passions, gâche son capital, sa vie, parce que tout ce qu’il obtient ainsi, il doit le payer, et c’est avec sa vie qu’il le paie. Tandis qu’en plaçant votre capital dans une banque en haut, plus vous travaillez, plus vous vous renforcez, parce que de nouveaux éléments plus purs, plus lumineux, viennent sans cesse s’engouffrer en vous pour remplacer ce que vous avez perdu.

La vie quotidienne – une matière que l’esprit doit transformer.

Dans tous les actes de la vie quotidienne, même les plus simples, vous devez apprendre à mettre en action des forces et des éléments qui vous permettent de transposer ces actes dans le plan spirituel et d’atteindre ainsi les degrés supérieurs de la vie.

Prenons une journée ordinaire : le matin on se réveille, et immédiatement c’est toute une série de processus qui se déclenchent, des pensées, des sentiments, des gestes aussi : se laver, allumer la lampe, ouvrir les fenêtres, se laver, préparer le petit déjeuner, aller au travail, rencontrer des gens, etc. Que de choses à faire et tout le monde est obligé de le faire. La différence, c’est que certains les font machinalement, mécaniquement, alors que d’autres, au contraire, qui possèdent une philosophie spirituelle, cherchent à introduire dans chacun de ces actes une vie plus intense, plus pure, et à ce moment-là, tout est transformé, tout prend un sens nouveau et ils sont sans cesse inspirés.

Evidemment, on voit beaucoup de gens se montrer dynamiques, entreprenants, mais toute cette activité est limitée à la poursuite du succès, de l’argent, de la gloire ; ils ne font rien pour rendre leur existence plus sereine, plus équilibrée, plus harmonieuse. Et ce n’est pas intelligent, car cette activité débordante ne réussit qu’à les épuiser et à les rendre malades.

Habituez-vous donc à considérer votre vie quotidienne, avec les actes que vous êtes obligés d’accomplir, les événements qui se présentent à vous, les êtres auprès desquels vous devez vivre ou que vous rencontrez, comme une matière sur laquelle vous devez travailler pour la transformer,. Ne vous contentez pas d’accepter ce que vous recevez, de subir ce qui vous arrive, ne restez pas passifs, pensez toujours à ajouter un élément susceptible d’animer, de vivifier, de spiritualiser cette matière. Car c’est cela véritablement la vie spirituelle : être capable d’introduire dans chacune de vos activités un élément, un ferment susceptible de projeter cette activité sur un plan supérieur. Vous direz : "Et la méditation et la prière… ? " Eh bien, justement, la prière et la méditation vous servent à capter ces éléments plus subtils, plus purs, qui vous permettent de donner à vos actes une dimension nouvelle.

Un moyen de rester calme

Combien de gens désaxés par une vie trépidante cherchent des moyens pour retrouver leur équilibre ! Et ils pratiquent le yoga, le zen, la méditation transcendantale, ou bien ils vont apprendre à se relaxer. C’est très bien, mais il existe d’après moi un exercice plus facile et plus efficace : apprendre à manger. Vous êtes étonnés ? Pourquoi ? Au lieu de manger n’importe comment, dans le bruit, la nervosité, la précipitation, les chamailleries même – et après aller faire du yoga ! – ne vaut-il pas mieux comprendre que chaque jour, deux ou trois fois par jour, l‘occasion vous est donnée de faire un exercice de détente, de concentration, d’harmonisation de toutes vos cellules ?

Au moment de vous mettre à table, commencez par chasser de votre esprit tout ce qui peut vous empêcher de manger dans la paix et l’harmonie.  Et si vous n’y arrivez pas tout de suite, attendez pour commencer le repas le moment où vous aurez réussi à vous calmer. Quand vous mangez dans un état de trouble, de colère ou  de mécontentement, vous introduisez en vous une fébrilité, des vibrations désordonnées qui se transmettent à tout ce que vous faites ensuite. Même si vous essayez de donner une impression de calme, de maîtrise, il sort de vous quelque chose d’agité, détendu, et vous commettez des erreurs, vous heurtez les gens ou les choses, vous prononcez des mots maladroits qui vous font perdre des amitiés et vous ferment des portes…. Tandis que si vous mangez dans un état d’harmonie, vous résolvez mieux les problèmes qui se présentent ensuite à vous, et même si toute la journée vous êtes obligés de courir à droite et à gauche, vous sentez en vous une paix que votre activité ne peut pas détruire.

C’est en commençant par le commencement, par les petites choses, qu’on peut aller très loin.

Ne croyez pas que la fatigue vienne toujours de ce que vous avez trop travaillé. Non, elle vient très souvent d’un gaspillage de forces. Et justement, quand on avale la nourriture sans  l’avoir bien mâchée, mais aussi sans l’avoir assez imprégnée par ses pensées et ses sentiments positifs, elle est plus difficile à digérer, et l’organisme, qui aura beaucoup de peine à l’assimiler, ne pourra pas en bénéficier pleinement.

Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mardi 11 avril 2017

En Esprit et en Vérité



Imaginez quelqu’un qui ne connaîtrait absolument rien de l’anatomie, qui n’aurait aucune idée de la façon dont l’être humaine est construit, il se demanderait : "Mais enfin, comment tout cela peut-il tenir ensemble pour faire une créature qui marche, qui respire, qui mange, qui exprime des pensées, des sentiments" ? Il faudrait lui montrer que, sous cette peau qu’il voit, il y a une chair, des organes, des muscles, des vaisseaux sanguins, des nerfs, etc… qu’il ne voit pas et enfin un squelette qui soutient l’ensemble.

Eh bien, à une échelle gigantesque, il en est de même pour l’univers. L’univers est un corps. L’univers est le corps de Dieu et notre corps physique est à son image. Alors, de la même façon que notre corps possède une charpente, un squelette, sans lequel il s’écraserait, l’univers lui aussi est soutenu par une charpente grâce à laquelle tout tient en équilibre, depuis les galaxies jusqu’aux plus infimes particules de matière qui constituent les atomes. C’est grâce à cette charpente que la vie est possible. C’est elle que l’on appelle le monde des principes.




Pour comprendre comment l’univers est construit et comment il fonctionne, il faut pouvoir contempler le squelette de ce corps cosmique depuis les pieds jusqu’à la tête. C’est ce que je ne suis efforcé de faire pendant des années et des années. Par la méditation, le contemplation, j’ai cherché à découvrir les lois qui ont présidé à la construction de l’univers. J’ai quitté mon corps physique pour m’élever jusqu’à ce sommet d’où on peut saisir la totalité de l’édifice. On n’arrive sans doute jamais à avoir sur la création le point de vue du Créateur, mais il faut faire son possible pour s’en rapprocher. Le seul  moyen d’y parvenir, c’est de s’arracher aux pesanteurs et aux limitations de la terre. Car la vérité c’est d’abord un point de vue, et ce point de vue on ne peut l’acquérir qu’en prenant des distances par rapport au monde que nous avons chaque jour sous les yeux.

Bien sûr, si vous n’avez jamais réfléchi à cette question, il vous est difficile de me comprendre quand je vous parle d’expériences que j’ai faites en sortant de mon corps. Vous comprendrez peut-être mieux si je compare ses expériences à celles des astronautes qui ont voyagé dans l’espace ; ils ont de la terre et de l’univers un tout autre point de vue. Or, ces engins qui permettent aux astronautes de voyager dans l’espace, chaque être humain en possède l’équivalent en lui-même. Le Créateur a placé en lui des centres et des corps subtils qui lui permettent d’entrer en contact avec les réalités spirituelles comme il entre en contact par les cinq sens avec les réalités matérielles.

On connaître la vérité le jour où l’on arrivera à embrasser d’un seul regard la charpente de ce gigantesque édifice de la création, depuis le sommet jusqu’à la base. Le monde se présente à nous comme une multitude de créatures, d’éléments, d’objets, de phénomènes disparates et sans lien entre eux. En réalité il existe un ordre, il existe des liens, mais ils ne peuvent être saisis dans leur totalité par l’intellect. C’est pourquoi il m’est impossible de vous présenter en une seule fois cet ensemble dans sa totalité ; je suis obligé de vous en donner chaque fois un aperçu limité. Chacune de mes conférences est un élément de cet échafaudage, et quand par un travail intérieur vous aurez réussi à mettre tous ces éléments ensemble, comme dans une illumination, vous arriverez à saisir cette unité du monde.

D’ailleurs, il y a des questions que les Initiés préfèrent laisser de côté, parce qu’il est impossible de les expliquer par des arguments objectifs, intellectuels ; ils ont beau essayer, ça ne sert à rien. La seule méthode efficace, ce serait de pouvoir faire retourner leurs disciples dans cet état de conscience primordial où tout s’éclaire sans explication. Sinon, cela revient à vouloir faire saisir à un aveugle les couleurs du lever du soleil, ou à un sourd une messe de Mozart ou de Beethoven ; toutes les explications sont inutiles. Mais rendez à l’un la vue ou à l’autre l’ouïe, à ce moment-là, il n’est même plus nécessaire d’expliquer.

Quand le premier homme vivait encore dans le sein de l’Eternel en communion constante avec Lui, rien ne lui était caché. La vie divine dans laquelle il était plongé était sa source unique et parfaite de connaissances. Connaître une chose, c’est la goûter. Si vous voulez retrouver quelque chose de cette connaissance primordiale, vous devez communier avec l’univers, avec l’océan de la lumière cosmique. Tant qu’on n’arrive pas à s’élever jusqu’à cet état de conscience que l’on appelle communion, on ne peut pas goûter la réalité, on ne peut pas la connaitre. On fait peut-être des suppositions, des théories qui se rapprochent plus ou moins de la vérité, mais ce n’est jamais exactement ça. "Alors, direz-vous à quoi servent les explications" ? A stimuler votre curiosité, à vous donner l’envie de faire certains efforts, certaines expériences, pour pouvoir vivre enfin d’autres états.

Tout ce que je vous dis depuis des années vient de la vision que j’ai eue de cet ordre sublime qui règne dans l’univers. Je vous donne les éléments, je vous donne la direction et si vous savez comment travailler, à vous aussi cette vision de la vérité sera donnée.

Les livres de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mercredi 5 avril 2017

LES SOURCES DIVINES DE L’INSPIRATION



L’homme ne peut rien améliorer sur la terre s’il n’a pas su tout d’abord s’élever par la pensée pour contempler d’autres images, d’autres existences qui le dépassent et qui peuvent lui servir de modèles ou de guides.

Jésus disait : "Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel" Pour exprimer un souhait pareil, c’est qu’il avait contemplé le Ciel où tout est d’une telle perfection, d’une telle splendeur qu’on ne peut que souhaiter que la terre soit un jour à l’image du Ciel. Mais cela sous-entend obligatoirement que l’homme puisse s’évader des réalités terrestres si médiocres, ternes, désordonnées, afin de contempler les régions célestes, puis revenir pour ajuster les choses, les organiser d’après les modèles qu’il a contemplés. Et c’est cela, justement, le travail des Initiés : dans leurs méditations, leurs contemplations, ils arrivent à saisir, à capter cette perfection qui est en haut, et ils s’efforcent ensuite de la reproduire ici, sur la Terre.



Mais excepté dans les Ecole initiatiques, les humains, qui ne connaissent pas cette méthode, ne sont pas habitués à quitter la terre pour contempler un monde supérieur, c’est pourquoi ils ont fini par faire de la terre quelque chose d’affreux.

La médiation, la contemplation n’ont pas d’autre but que de permettre à l’homme d’atteindre un niveau de conscience supérieur qui influencera ensuite ses goûts, ses jugements, ses attitudes. Seulement, il faut savoir comment méditer, comment contempler et sur quel sujet. Beaucoup de gens méditent, mais sur les sujets les plus prosaïques : comment arranger leurs affaires, comment gagner de l’argent, comment embrasser telle femme… "Qu’est-ce que tu fais ? – Je médite". Sur quoi il médite, Dieu seul le sait. Le chat aussi médite, il médite sur les moyens d’attraper la souris. Il y a méditation et méditation… Et puisqu’avec toutes les méditations, les humains sont encore en train de patauger dans les mêmes faiblesses, les mêmes vices, les mêmes grossièretés, c’est qu’ils ne connaissent pas encore le secret de la véritable méditation.

La véritable méditation, c’est d’abord de s’élever jusqu’à un monde qui vous dépasse, d’être émerveillé devant lui et de refléter ensuite cet émerveillement. Is après une méditation, vous restez froid, terne, sans inspiration, c’est raté. Une méditation doit changer au moins votre regard, votre sourire, vos gestes, votre démarche, y ajouter quelque chose de nouveau, de plus subtil… au moins une particule qui vibre en harmonie avec le monde divin. Voilà les critères pour savoir si on a bien médité ou non.

La méditation, c’est d’abord le choix par l’intellect d’un sujet élevé sur lequel vous vous concentrez. Après un moment vous pouvez abandonner cette concentration, pour contempler seulement la beauté que vous êtes parvenu à atteindre, vous laisser imprégné par elle. Et enfin, si vous le pouvez, vous vous identifiez à cette beauté. La première étape est donc la concentration et la médiation ; puis vient la contemplation ; vous vous arrêtez sur une image parfaite, vous vous abreuvez à cette image, vous vous réjouissez d’elle, vous êtes heureux.

Enfin, vous vous identifiez à elle, et c’est la plénitude. Voilà des méthodes utiles, magnifiques ; quand vous les connaissez, vous pouvez obtenir de grands résultats. Sinon, toute vote vie passera inutilement ; vous vous imaginez que vous avez déjà réalisé quelque chose, alors qu’en réalité, vous n’aurez rien fait du tout.

C’est d’après ces méthodes que travaillaient les grands génies du passé ; les peintres, les sculpteurs, les musiciens, les poètes et c’est pourquoi ils ont donné des chefs-d’œuvre à l’humanité.

Avant de se mettre au travail, ils se recueillaient, méditaient et demandaient le bénédiction du Ciel…


Citez la Source :  
Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov
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mercredi 29 mars 2017

La jeunesse, une Terre en formation




La jeunesse est pleine de vie, de fraîcheur, d’élans et d’aspirations magnifiques : comment ne pas l’aimer ? La question est seulement de savoir ce qu’elle va faire avec cet extraordinaire bouillonnement d’énergies qui débordent en elle.

Puisqu’il existe des correspondances entre la vie de l’homme et celle de la nature, on peut dire que les années de la jeunesse sont comparables à la période de formation de la terre. A ce moment-là, il y a des millions d’années, aucune vie organisée n’était encore possible, car tout n’était qu’éruptions volcaniques et matériaux en fusion. Il a fallu que ces mouvements et ces forces s’apaisent pour que la terre commence à devenir enfin un lieu de séjour pour les plantes, les animaux et les hommes.




Eh bien, la jeunesse vit intérieurement dans cet état primitif de la terre ; ses énergies qui ne sont encore ni apprivoisées, ni contrôlées provoquent toutes sortes de manifestations désordonnées et contradictoires. Elle ressent tout avec excès, les attractions et les répulsions, les enthousiasmes et les révoltes ; et les élans généreux, créateurs, sont souvent suivis par des sentiments de dégoût, des besoins de tout détruire, jusqu’à vouloir se détruire soi-même. Rien de solide ne peut être édifié sur un sol aussi instable. L faut donc que la jeunesse introduise en elle un peu de mesure, de contrôle, d’harmonie, pour devenir une terre où pourront vivre des plantes, des animaux et des hommes – symboliquement parlant.

Car c’est cela le passage de la jeunesse à l’âge adulte ; le passage d’une vie inorganisée, instable, chaotique, à une vie riche, pleine, bénéfique pour soi-même et pour les autres. Ceux qui s’imaginent que devenir adulte c’est perdre sa jeunesse, c’est à dire abandonner tout ce qu’i fait le charme, le jaillissement et la vie, sont dans l’erreur. Etre jeune est une chose, et garder sa jeunesse en est une autre. Ce que les jeunes possèdent, ce sont des forces vives, des matériaux tout neufs sur lesquels ils doivent travailler consciemment pour construire leur existence. S’ils ne travaillent pas, que se passera-t-il ? Etant donné qu’au fur et à mesure des années ils perdent forcément de cette vitalité, s’ils se sont laissés aller à leurs caprices, à leurs instincts, sans essayer d’y voir clair et de mettre un peu d’ordre en eux pour maitriser leurs énergies, eh bien, quand ils parviendront à l’âge adulte, ils seront semblables à des sols stérile s, à des terres dévastées.

Si l’on voit tant de conflits entre les jeunes et les adultes, cela vient de ce que les adultes ont vécu leur jeunesse inconsciemment, passivement, sans faire aucun travail intérieur pendant cette période, alors ils se sentent maintenant appauvris et éprouvent de la rancune à l’égard des jeunes qui possèdent ce qu’eux-mêmes n’ont plus. Quant aux jeunes, lorsqu’ils voient tous ces adultes tellement prosaïques, desséchés, ramollis, évidemment ils les critiquent, se moquent d’eux ou se révoltent, et cette situation crée peu à peu des problèmes insolubles. Eh bien, moi je conseille aux jeunes de laisser les adultes tranquilles et de commencer à faire un formidable travail intérieur d’organisation, de contrôle, d’harmonisation, afin d’arriver à apporter, eux, quelque chose de mieux. Et s’ils le veulent vraiment, ils le peuvent.

D’ailleurs, depuis quelques années, on voit la jeunesse se mêler des affaires publiques : des garçons, des filles très jeunes se prononcent sur la société, la vie du pays, les événements mondiaux, et ils s’organisent pour que leur parole ait du poids. C’est nouveau, on n’avait jamais vu ça avant. Oui, et c’est un signe des temps. Les nouveaux courants qui commencent à se déverser sur le monde, se frayent le chemin à travers la jeunesse. Nous entrons dans une ère nouvelle, l’ère du Verseau, et ses influences se font déjà sentir. Pour le moment, bien sûr, on assiste à des manifestations parfois désordonnées et c’est normal, ce sont des essais, et les essais s’accompagnent tous de heurts, de chocs. Mais après quelque temps, tout se mettre n place et on pourra voir des changements. Ce que seront ces changements, cela dépend des jeunes. Puisqu’ils ont pris la parole et que beaucoup d’adultes sont d’accord pour la leur laisser, c’est à eux de bien réfléchir à ce qu’ils demandent.

Si les jeunes demandent eux aussi la facilité matérielle, les plaisirs, eh bien qu’ils ne se fassent pas d’illusions, cela n’est rien de tellement nouveau sous le soleil, c’est ce que réclament les humains depuis qu’ils existent et ce n’est pas très glorieux. S’ils ne demandent rien de mieux, ils ressembleront bientôt à tous ces adultes qu’ils sont en train de critiquer. "Mais alors, direz-vous, que devrons-nous demander" ?

Bous devez demander d’être instruit. Et être instruit, ce n’est pas seulement acquérir des connaissances qui vous permettent d’obtenir des diplôme set d’avoir un métier. Etre instruit, c’est recevoir cette lumière grâce à laquelle on avance de plus en plus sur le chemin de la liberté, de la force, de la beauté, de l’amour… sur le chemin de la vraie vie.

Et pour faire accepter ses réclamations, la jeunesse doit trouver aussi la bonne attitude. Ce n’est pas en hurlant, en gesticulant, en se montrant grossier et violent, que l’on convainc les autres d es on bon droit. Je voudrais voir se lever enfin une jeunesse devant qui tous seraient obligés de capituler. Oui, elle n’aurait même rien à dire, elle ne ferait que se présenter, et son idéal, sa pureté, son rayonnement feraient capituler le monde entier, rien ne pourrait lui résister !

Bien sûr, la jeunesse n’a pas le pouvoir d’imposer immédiatement sa volonté, mais elle peut au moins commencer par dire non à ceux qui essaient de l’embarquer dans des voies tortueuses. C’est pourquoi elle doit se montrer d’abord très vigilante et faire un triage dans tout ce qu’on lui propose, sachant qu’elle est une proie facile pour tous ceux qui ont des intérêts pas très catholiques à défendre. Combien de gens sont à l’affût de ce qui peut attirer les jeunes dont les instincts et les désirs sont en train de s’éveiller, et s’empressent de l’offrir à leur convoitise. Cela commence par les fabricants de jouets qui favorisent l’instinct d’agressivité des jeunes garçons avec des armes ou des jeux qui imitent la guerre. Et cela continue plus tard, avec toutes sortes d’objets ou d’activités tout à fait inutiles ou même nuisibles dont les adolescents n’auraient eux-mêmes aucune idées s’ils ne les voyaient pas affichés partout dans les vitrines des magasins et vantés par la publicité.

Eh bien, ces gens-là sont coupables d’induire la jeunesse en erreur. Car d’abord ils suscitent chez elle des besoins matériels qu’elle n’a pas la possibilité de satisfaire, et cela entraîne des frustrations, et même le désir d’obtenir malhonnêtement ce qu’il ne peut obtenir honnêtement. Ensuite, en essayant de lui faire croire qu’elle a absolument besoin de tout ça pour se sentir bien et épanouie, ils la détournent de la véritable recherche du bonheur et du sens de la vie. Car le bonheur, le sens de la vie ne se trouvent que dans une ouverture au monde spirituel. C’est là seulement que l’on se sent nourri, apaisé, renforcé.

Et ça va même très loin cette affaire-là puisqu’il y a de plus en plus de criminels qui profitent de la curiosité des jeunes ou de leur malaise, pour leur proposer de la drogue. Avec cette drogue, ils font d’eux des esclaves, des épaves, ou ils les tuent, mais qu’est-ce ça leur fait, du moment qu’eux gagnent de l’argent. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir…..

Vous penserez sans doute que vous ne courrez aucun danger, vous, de recevoir les propositions alléchantes d’un magicien… peut-être pas sous cette forme, bien sûr, mais il y a tellement de façons de vendre son âme au diable. Il n’est pas nécessaire de faire un pacte avec lui, comme il est raconté dans les livres de sorcellerie ; il suffit d’obéir à des mobiles intéressés et égoïstes pour perdre chaque fois un peu de la lumière de son âme.

C’est pourquoi je conseille aux jeunes de bien étudier chaque proposition qu’on leur fait. Que ce soit des objets, des vêtements, des musiques, des activités, des idées, il faut qu’ils cherchent tout d’abord à se rendre compte de la nature des penchants que l’on cherche à favoriser en eux. Qu’ils n’oublient pas qu’ils sont encore comme une terre en formation ; et s’ils sentent qu’on les pousse vers les gains et les succès faciles, ou la violence, ou le désespoir, etc. qu’ils sachent que ce sont des forces destructrices et qu’ils se détournent ! S’ils veulent vraiment faire mieux que les adultes et créer un monde nouveau, qu’ils n’acceptent que ce qui leur donne le goût de construire en eux et autour d’eux quelque chose de bon, de beau, de pur, de fort !  


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dimanche 26 mars 2017

Création artistique et création spirituelle



On peut définir l’être humain comme une trinité ; il a reçu un intellect pour penser, un cœur pour sentir et une volonté pour agir. L’intellect a pour objet la science. Le domaine du cœur est la religion, la morale. Quant à la volonté, elle a besoin d’agir, de façonner, de créer. C’est pourquoi on peut dire que l’art est du domaine de la volonté. La musique, la danse, la sculpture, l’architecture, la poésie, la peinture, etc… sont autant de moyens différents que l’homme a trouvés pour extérioriser, concrétiser, ce qu’il a dans sa tête et dans son cœur.

L’art a donc un lien avec la science et la religion.





La science cherche la lumière, la religion la chaleur et l’art l’activité créatrice. Malheureusement, les humains ont pris l’habitude de les diviser et même de les opposer. Combien de fois on a vu la religion condamner la science et l’art, la science mépriser la religion et considérer l’art comme peu sérieux, alors que l’art se moque bien de l’opinion de la religion et la science ont dit de lui ! Pourtant dans la vie, dans la nature, dans l’être humain tous les trois se tiennent, ils travaillent ensemble. Jamais les Initiés n’ont séparé ces trois domaines. Maintenant que la division s’est produite, la religion est incapable de retenir les scientifiques, qui la rejettent. Mais en réalité ils la rejettent parce qu’ils ne possèdent pas la vrai science ; leur science est seulement axée sur le monde physique, matériel, et ils ne connaissent pas la vraie science, la science des trois mondes, sur laquelle sont fondées toutes les religions. Quant à l’art, il patauge entre les deux ; tantôt il s’oppose à la morale e tà la religion, tantôt il s’oppose à la science.

Dans la nature, je le répète, la religion, la science et l’art ne font qu’un. C’est dans la tête des humains qu’ils sont séparés. Tant qu’on les maintiendra séparés, on n’aura pas la véritable compréhension. La science, la religion et l’art forment une unité grâce à laquelle on peut tout expliquer, tout comprendre. On ne doit jamais séparer en l’homme les activités du cœur, de l’intellect et de la volonté. Tous les trois doivent aller dans la même direction, soudés, unis : ce que l’intellect a approuvé, la cœur doit lui donner la force, son amour, son élan, et la volonté doit le sceller par des actes. Si ce que le cœur sent, l’intellect le réprouve et l’entrave, ou si la volonté complètement désaxée est embarquée pour satisfaire tantôt l’un tantôt l’autre, l’homme périclite. La science est un besoin de l’intellect, la religion est un besoin du cœur et l’art est un besoin de la volonté ; exprimer quelque chose, créer, construire. Et ces trois besoins sont liés, car ce que vous pensez, ensuite vous le sentez, vous l’aimez et enfin vous l’exécutez.

Dans la vie, l’homme fait des plans, des projets. Ensuite il désire les voir réaliser. Enfin, il se met au travail pour les exécuter. Donc, voilà : la pensée, le sentiment, l’action. La pensée doit toujours précéder l’action. Bien sûr, souvent certains font le contraire ; ils agissent sans avoir bien étudié la question. Alors évidemment, il s’ensuit des erreurs, des souffrances et des regrets. Est-il permis d’agir sans réfléchir ? Oui, mais à condition d’être tellement pur, tellement évolué que chaque impulsion pour agir soit inspirée par la divinité elle-même. Il est des êtres exceptionnels, mais bien sûr extrêmement rares, qui se sont identifiés à la Divinité au point que s’ils réfléchissaient avant d’agir, ils introduiraient en eux un élément humain et cela perturberait les courants divins à l’influence desquels ils sont entièrement soumis. Ces êtres-là, après avoir agi, regardent ce qu’ils ont fait, et ils constatent que out est bien. Ces êtres agissent comme Dieu lui-même.

Pour l’homme, rien n’est plus essentiel que l’art. Cela remonte à l’enfance de l’humanité. Et d’ailleurs quelles sont les premières manifestations de l’enfant ? Il ne s’occupe ni de philosophie, ni de science, ni de morale, mais il est un "artiste" : il gesticule, il fait des mimiques, il crie. Les mauvaises langues disent qu’il pleure. Mais non, moi je rétablis les choses et je dis qu’il est en train de chanter, du moins il s’exerce, en attendant que son larynx et ses poumons soient au point. Et puis, regardez comment il danse dès qu’il parvient à peine à se tenir sur ses jambes, comment il dessine et peint avant même d’avoir appris à lire et à écrire. Donnez-lui des cubes ou du sable, et voilà des maisons et des châteaux, il devient architecte.

L’histoire de l’humanité a d’abord été marquée par l’art. La religion a pris ensuite la prépondérance, puis la science a réussi à s’imposer. Mais de nouveau dans l’avenir, c’est l’art, qui aura la prépondérance. Pourquoi l’art ? Pourquoi pas la religion ou la science ?

Depuis des siècles, la religion, ou plutôt les représentants de la religion n’ont pas été vraiment à la hauteur de leur tâche, abandonnant les buts spirituels pour des buts matériels : l’autorité, le prestige, le pouvoir, l‘argent. Au lieu d’enseigner aux hommes la vraie foi, ils leur ont enseigné le fanatisme ; au lieu de les libérer ils n’ont trop souvent cherché qu’à les asservir et les exploiter.

Jésus disait aux pharisiens et aux scribes : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer". Ce reproche est valable pour la majorité du clergé de toutes les religions. C’est pourquoi de plus en plus les humains quittent les églises et les temps.

Quant à la science, elle s’oriente vers des recherches tellement poussées qu’elle est devenue une affaire de spécialistes. Même s’ils voient l’intérêt des découvertes scientifiques, la plupart des gens ne peuvent pas vraiment les comprendre et en faire leur centre d’intérêt.

Seul l’art peut maintenant toucher véritablement les humains et les éveiller à la vraie vie. Cela n’est pas qu’on n’ait aucune critique à faire concernant les formes qu’il a prises aujourd’hui, au contraire, on peut même dire qu’il est loin de ce que les Initiés entendent par le mot "art" c’est-à-dire une activité qui réunit la véritable science et la véritable religion. Mais c’est l’art qui sauvera le monde, un art conscient, éclairé par les vérités de la sagesse et de l’amour. Dans l’avenir, c’est aux artistes que l’on donnera la première place car le véritable artiste est à la fois un prêtre, un philosophe et un savant. Oui, car le rôle de l’artiste, c’est de réaliser dans le plan physique ce que l’intelligence conçoit comme vrai, ce que le cœur sent comme bon, afin que le monde supérieur, le monde de l’Esprit, puisse descendre s’incarner dans la matière.


Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov

Retranscrits par Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

mercredi 22 mars 2017

Servir Dieu signifie servir la pensée



Chaque pensée sortant du cerveau produit des dépôts de matière subtile capables d'obstruer les canalisations. Toute pensée négative, tout sentiment négatif laissent sur les parois des cellules ou des canaux du cerveau une couche très mauvaise conductrice des forces constructives. De là beaucoup de complications pour celui qui engendre de tels sentiments et pensées.

Au contraire, être serviteur de Dieu, concentrer sa pensée pour servir la grande cause sublime de Dieu, ce sont des actions qui paieront vos créanciers pour vous. De quelle façon? Vous trouverez au-dedans de vous-même un fluide, une force, une émanation qui renforcent tous les systèmes de l'organisme. Tel est le salaire reçu. C'est cette force, ce fluide qui font que tous les nerfs se sentent baignés d'énergie, et fortifiés. Lorsque viendront les événements et les chocs qui causent des tensions, cette richesse, ce salaire accumulé comme force intérieure paiera ce qu'on doit aux ennemis; et l'on ne sera pas aussi malade, aussi touché qu'on aurait dû l'être. C'est très simple. Supposez que vous ayez travaillé intensément pendant trois ou quatre jours.



Vous êtes épuisé, vous vous sentez très faible, irrité et hypersensible, si bien qu'un petit inconvénient est capable de vous bouleverser complètement. Si vous êtes bien nourri, fort et sain vous ne le ressentez pas autant; le choc est atténué comme sur une voiture munie de bons ressorts de suspension.

Ce salaire des efforts que vous aviez faits s'appelle aussi, dans l’Évangile "l'huile de la lampe" (lire la conférence sur les cinq vierges folles qui n'avaient pas d'huile dans leur lampe).

Certains diront que c'est du magnétisme et ils iront chez un magnétiseur se faire remplir de cette force. D'autres penseront que ce sont des fluides. . . . Pensez tout ce que vous voudrez, c'est la même chose. C'est une richesse, un salaire, une monnaie accumulés dans votre système nerveux, votre cerveau, votre plexus solaire (car nous avons beaucoup de banques intérieures), où vous le retrouverez quand vous en aurez besoin. L'homme bon qui pense bien accumule en lui une force et une résistance spéciales. Ses cellules sont protégées. A la venue de ses ennemis, il sait et il peut leur opposer la résistance nécessaire. Au contraire, les hommes agités, passionnés, troublés, n'ont presque plus aucune énergie. Un rien les fait s'effondrer. La vie est remplie de ces deux exemples. Certains résistent à tout et d'autres s'affaissent tout de suite.

La monnaie est le symbole de ce qui nous permet de travailler dans tous les domaines. Pourquoi estime-t-on tellement l'argent? Parce que sans lui on ne peut rien faire. L'argent est symbole d'une autre monnaie dans le plan spirituel. Celui à qui elle manque est exposé à toutes les maladies, les privations, les échecs, les moqueries. Lorsque l'on comprendra la valeur de l'argent spirituel, on cherchera à en gagner.

Pour obtenir de l'argent il n'y a que deux procédés: ou le voler, ou être employé quelque part et recevoir un paiement en échange de son travail. Il faut donc trouver un patron et lui dire: "Je veux travailler, accordez-moi un traitement". Actuellement combien sont chômeurs et traînent dans les rues. Il leur manque le bonheur, la joie, l'espérance que cet argent spirituel permet d'acheter. De l'autre côté il y a des magasins où l'on vend la joie, la paix, l'espérance. Les chômeurs ne peuvent acheter, car leur bourse est vide. On leur demande là-bas: "Pourquoi chômez-vous?"

Ils répondent: "Cela ne nous plaît pas, de travailler". - "Bon, alors, vous serez toujours assoiffés, affamés, malades". Presque tous les hommes sont des chômeurs spirituels, parce qu'ils ne veulent pas travailler. Ils veulent être indépendants, donc ils seront dans la misère. Pour pouvoir manger, se marier, avoir des enfants, il faut travailler. Sinon on sera chez le diable, et là on vous arrachera la peau, on vous traira plusieurs fois par jour comme des brebis. Alors au lieu de conserver une liberté stupide, il faut dire: "J'irai travailler chez Dieu". C'est ce que les Maîtres ont fait; ce savoir-là est le vrai savoir.

Dans les rues, les chômeurs traînent et se plaignent: "Je suis sans travail ; je n'ai rien dans mes poches, voulez-vous me donner quelque chose?" Les autres se hâtent; plus intelligents, ils ont été trouver Dieu pour Lui dire: "Peux-Tu m'utiliser dans Ton usine?" Quelquefois Dieu, le Grand Patron, ne vous reçoit pas, car vous ne savez rien faire. Certains ne savent même pas allumer le feu, cela les abaisserait d'apprendre. Ils ne savent pas faire un lit. On leur apporte leurs souliers, on les leur met. Les domestiques doivent parfois parcourir des centaines de mètres pour venir les habiller, pour ramasser leur journal tombé à terre. Ceux qui sont éduqués ainsi sont des chômeurs.

Il y a des choses à apprendre ! Seuls les Initiés ont vraiment compris la valeur de l'humilité. Nous avons contracté des dettes dans le passé et l'heure des créanciers vient forcément, au travers des enfants, de la femme, des amis. Vous croyez que les êtres qui entrent dans votre vie viennent tous pour vous aider, mais ce sont le plus souvent des créanciers.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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vendredi 17 mars 2017

Ne violentez plus vos cellules



Vous prétendez savoir parler vous aussi, et c'est vrai en ce qui concerne l'élocution, la grammaire, la logique, la modulation de la voix, mais connaissez-vous le rythme, l'harmonie et l'économie des forces?

Mon Maître Peter Deunov parlait une journée entière, tandis que moi je n'arrivais pas à dépasser deux ou trois heures, et j'ai compris son secret. Je n'y ai eu recours que rarement à cause de vous.



Il y a une très grande différence entre un Maître et un disciple. Le Maître parle comme il marche, avec rythme, avec harmonie, lentement, doucement, sans hâte, sans enfler la voix. Son débit n'est jamais rapide. Il y a dans ses paroles un rythme, une mesure, et il fait de petites pauses. Voilà le secret du Maître Deunov. Il a toujours la Bible devant Lui, et durant les pauses entre une pensée et une autre il la caresse avec douceur; puis il se remet à parler. Bientôt il s'arrête de nouveau et il agit de la même façon. Son secret, ce sont ces petites pauses. Il ne violente pas ses cellules. Dans tout ce qu'il dit il y a un rythme, dans tous Ses gestes une mesure. Il se repose, et en même temps il émet des énergies. Au cours d'une causerie ou d'une conversation, Il dépense et tout à la fois il récupère.

Un Maître est capable de le faire parce qu'en Lui tout agit sur ses auditeurs: son aura, sa physionomie, ses radiations. Lorsqu'il se tait, l'attention de tous reste concentrée, fixée sur Lui, parce que le Maître est un centre de rayonnement et, durant une pause, on ne risque ni de s'ennuyer ni de s'endormir!

Un disciple qui n'aurait pas encore cette autorité, cette grande beauté, cette influence rayonnante capables de remplacer quelques instants la pensée et l'éloquence risque fort d'endormir ses auditeurs s'il fait de telles pauses; il doit tenir leur attention constamment éveillée. Sa pensée doit couler, couler de façon suivie, comme l'eau d'un ruisseau. J'ai peur de m'arrêter comme fait mon Maître, de ménager des pauses, parce que je ne suis qu'un disciple. Lui se tait par moments.

Je vous parle sans m'interrompre, je joue à l'éloquence. Mais maintenant je change un peu ma manière, et je dis: "Tant pis, que les frères s'endorment! Je veux économiser mes forces!"

Vous êtes toujours plus nombreux, il me faudra bientôt parler du matin au soir; j'ai donc décidé de respecter certaines des règles que j'ai apprises auprès du Maître Deunov. Vous remarquerez que je m'exprime lentement, comme si les mots me manquaient, alors que je pourrais parler très vite, il suffirait pour cela que je déclenche un de mes centres. Vous seriez satisfaits, sans doute, mais je me fatiguerais. Il faut que vous vous habituiez à mon débit plus lent et aux pauses que je ferai de temps à autre. Que cela ne vous trouble pas! Ce sera magnifique pour vous!

Le disciple doit devenir un exemple dans sa conduite, comme dans sa pensée, sa tenue, ses mouvements, sa démarche. C'est toute une science. Révisez tout ce que vous faites, essayez de voir si votre démarche est harmonieuse, naturelle, si vous respirez bien, et vous découvrirez peut-être que non. Il vous aura fallu des années pour vous en apercevoir, parce que vous ne vous observez pas. Révisez aussi votre façon de manger.

Votre attention n'est pas éduquée, elle n'est pas vigilante, et jamais vous ne vous êtes posé la question: "Ai-je assez ou non trop mangé? Ai-je mis mon amour dans la nourriture? Ai-je remercié de la recevoir? Ce sont les suites d'un repas qui vous répondront. Si vous êtes alourdi, mal à l'aise, c'est que vous n'avez pas accompli correctement cet acte important de la nutrition. La respiration doit améliorer votre état, vous renforcer, sinon vous pouvez savoir que vous n'avez pas bien respiré. Révisez vos comportements en observant leurs résultats. Comment sentez-vous, respirez-vous, mangez-vous?

Le disciple doit devenir un exemple en toutes choses.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/