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samedi 20 mai 2017

De quelle Eglise parlons-nous



Croyez-moi: un jour viendra où il ne restera que les vieilles femmes dans les églises. On ne peut expliquer la religion par des solennités et du faste. Dans le passé on faisait des miracles dans les églises, il y avait des âmes inspirées. Mais actuellement les églises sont richement parées, on communie avec du vin de qualité, mais il n'y a aucun miracle, l'esprit est absent. Il n'y a que des formes. Or, aujourd'hui il faut croire en Esprit et en Vérité. 

On nous dit: "Vous n'êtes pas dans l’Église". Alors je demande : "De quelle Église parlez-vous ?" L’Église, c'est vous, c'est moi ; ce sont tous ceux qui servent Dieu véritablement. L’Église est construite sur les âmes vivantes et non en pierre de taille. Les églises en pierre ne sont que des bâtiments périssables d'où l'Esprit peut être totalement absent. Nul ne peut me dire que je suis dans le faux chemin.

J'ai consacré ma vie au service de Dieu, je parle gratuitement, je cherche à mener tous les êtres à la source. Suis-je chrétien ? C'est la forme qui compte pour les autres, ce n'est pas l'esprit. Il leur suffit qu'on soit enregistré par l’Église comme chrétien pour être sauvé ! Les mahométans, les bouddhistes, même s'ils manifestent toutes les vertus ne peuvent pas être sauvés, pensent-ils. On recommence à décrire Dieu comme un être cruel, partial. "Nous serons sauvés et tous les autres iront en enfer, dans le feu", disent les gens de l’Église. Cependant Dieu est Père de tous et Il aime tous les êtres. Nous pensons qu'Il sauvera même mieux les mahométans que les catholiques étroits et les chrétiens; parce que les mahométans tombent à terre pour prier partout dans les rues sans se préoccuper de personne. Ici par contre, personne ne prie, ni dehors, ni chez soi. On se contente d'être inscrit sur les registres des baptêmes, de réciter des prières toutes faites sans même y penser et de vivre exactement comme les païens, et l'on pense qu'on sera sauvé. Je ne crois pas à de telles bêtises !


Chacun se sauvera personnellement. Le Christ a ouvert le chemin afin que chacun se sauve en le suivant. Il n'a pas sauvé les hommes à l'avance, comme l’Église catholique prétendait le faire par les indulgences qui permettaient, une fois achetées, de vivre n'importe comment sans que cesse l'immunité due à l'indulgence. Non, le Christ ne nous sauve pas d'avance; penser cela, c'est ne rien comprendre. Il faut tout réexpliquer tant on a mis en circulation depuis longtemps de fausses interprétations.

On est sauvé si l'on marche dans le chemin que le Christ a montré, ce chemin que nul avant Lui n'avait montré. Les anciens chemins conduisaient aux réincarnations; celui du Christ nous en libère. 

Mais cette question sera pour une autre fois. Je ne demande pas que l'Eglise change; telle qu'elle est, elle est magnifique pour la foule. Mais pour tous ceux qui veulent aller plus loin, elle n'est pas suffisante. Si l'on anéantissait l'Eglise, qu'en résulterait-il pour la masse ? Je ne suis pas un fanatique. Les petites culottes vont fort bien à l'enfant, mais peuvent-elles vêtir l'homme de quarante ans ? Je m'élève contre ceux qui veulent à toute force vêtir les hommes faits avec des vêtements d'enfants. Je ne suis pas bigot, je suis plus large que vous ne pouvez le comprendre. Je vous explique simplement que l'Eglise ne suffit plus aux besoins des hommes qui ont évolué.

De quelle façon vivent les chrétiens ? Ils mentent, trompent et volent même; ils sont méchants, hypocrites, calculateurs. Ils mangent et boivent souvent avec excès, et quelle nourriture, quelles boissons! Tout cela ne compose pas un idéal pour moi, je vous l'assure. Cet idéal que prétendent vivre les chrétiens m'a paru tellement minuscule que je n'ai pas pu m'en contenter. Il ne diffère de celui de quantités de braves et honnêtes païens que par le fait que le chrétien s'est fait inscrire dans une église. Que ceux qui admirent cet idéal l'adoptent ou le gardent. Quant à moi, j'ai pensé nécessaire de transformer ma manière de vivre pour mériter le nom de chrétien; j'ai changé ma nourriture, j'ai renoncé à fumer, à m'amuser comme le font les jeunes gens, etc. parce que j'ai compris que l'enseignement officiel donné par l'Eglise n'est pas suffisant.

Avec notre compréhension actuelle nous pouvons certainement faire mieux. Vous dites: «Je continuerai à bien manger, bien vivre, satisfaire toutes mes faiblesses puisque le christianisme officiel me le permet". Je réponds: "Non, pas de viande, ne fumez plus, ne trompez plus vos femmes, n'exploitez plus votre associé". "Ne puis-je donc plus avoir de maîtresses, ni gagner de l'argent sur le dos des autres ?" Certainement pas. Nous devons aller plus loin. Nous devons désormais créer quelque chose qui dépasse la vie actuelle des chrétiens même les plus éclairés. 

Le Christ disait: "Si votre vie est semblable à celle des païens, où est la différence entre vous et eux?" Si nous vivons tous comme vivent les chrétiens actuels, dites-moi quel exemple nous donnerons? Or, nous devons donner un exemple spirituel.

Je vous entends dire qu'il n'y aura pas beaucoup de candidats pour donner cet exemple. Si peu qu'il y en ait, ce sera merveilleux qu'ils existent. Les chrétiens actuels se battent, s'arrachent mutuellement la barbe et les ongles. Je n'accepterai jamais cette chrétienté-là pour authentique. Si vous pouviez pénétrer dans ma tête et voir tout ce que j'embrasse dans ma pensée, vous sauriez que j'ai raison. Je sais que très peu de gens accepteront de donner l'exemple.

La majorité répondront: "Laissez-moi tranquille, je vivrai comme ont vécu mes parents, qui étaient de braves gens". La chrétienté marche sur la voie large et facile. Or, il faut marcher sur la voie étroite. Comment les chrétiens feront-ils plus tard les efforts qui seront nécessaires ? Dieu qui est le Dieu de la générosité et qui pense au salut définitif de tous enverra un jour Son esprit se manifester à travers les êtres de façon irrécusable. Or, l'esprit est sorti de l'Eglise et cela se verra bien ce jour-là. Dieu dit: "Qu'avez-vous fait, vous tous que j'avais envoyés pour enseigner, pour gagner les âmes? Vous êtes dans la politique jusqu'au cou, et quelle politique! Vous cherchez les biens temporels, vous vous y attachez".

Alors Dieu se manifestera en dehors de l'Eglise, comme Il le fait de plus en plus, par des écrivains, des occultistes, des mystiques qui prêcheront des vérités oubliées ou négligées. L'Eglise se rendra compte à ce moment-là qu'en dehors d'elle, dans le peuple, des gens font des sacrifices impersonnels et donnent des exemples de pureté, d'amour et de sagesse qu'elle ne sait pas donner. Et les prêtres diront: "Dieu nous a abandonnés".

Pour secouer le clergé, Dieu se manifestera ainsi, soyez-en certains. Un grand mouvement spiritualiste naîtra en dehors de l'Eglise et celle-ci devra se transformer à cause des prophètes et des hommes qui feront des merveilles. Elle verra que Dieu l'a délaissée depuis longtemps déjà. Pourquoi ? Dieu exige beaucoup de ceux à qui Il a beaucoup donné. Il dira à Ses prêtres: " Vous déteniez les clés, vous n'êtes pas entrés et vous avez empêché les autres d'entrer, eux qui faisaient des efforts et qui étaient plus purs que vous".

La preuve: quelqu'un pense et vit comme je le fais, on lui envoie de plusieurs côtés des gens pour le circonvenir et le faire rentrer dans le sein de l'Eglise ancienne. Je leur dis: "Pourquoi n'allez-vous pas prêcher l’Évangile et la morale aux hommes pervers, méchants, débauchés, à ceux qui font la guerre, aux filles perdues, aux dépravés ? Vous les laissez tranquilles, souvent même vous protégez leur ignorance ou leurs débauches lorsqu'ils font partie de vos ouailles et qu'ils possèdent assez d'argent, mais vous venez prêcher ceux qui servent déjà Dieu. Vous n'allez pas prêcher ceux qui créent tous les malheurs du monde, mais vous venez chez quelqu'un qui croit en Dieu, qui Le sert, qui se sacrifie et qui vit purement".

Oui, c'est ainsi que procèdent les hommes d’Église et ils créent ainsi une sorte d'inquisition. Qu'ils aillent prêcher les hommes mauvais et qu'ils laissent tranquilles ceux qui vivent mieux qu'eux ! Or, ils viennent vers ces hommes religieux afin de discuter et de les ramener aux formes désuètes de la religion qui sont encore les leurs. Des femmes m'ont dit: "Dieu m'envoie vers vous pour vous transmettre un message". Est-ce vraiment Dieu qui leur parle ? Voici le message qu'elles m'ont transmis: "Vous devez rentrer dans l'Eglise catholique et aller communier avec l'aide des prêtres". Je n'ai pas osé leur répondre qu'elles étaient hypnotisées, qu'elles croyaient aux formes et non à l'Esprit, mais j'avais la plus grande envie de leur dire: "Travaillez donc à porter des messages à ceux qui boivent, volent, commettent des crimes, au lieu de vouloir donner vos lumières à ceux qui en savent davantage que vous. Allez donner des lumières à ceux qui n'en ont pas".


Il y a quelques jours une femme est venue me voir, envoyée peut-être par des prêtres; car ils connaissent déjà mon existence, parce que les femmes françaises aiment beaucoup tout raconter à leur curé, et certaines ont donc dit: "Nous écoutons Frère Mikhaël qui nous fait beaucoup de bien". Une autre qui était illuminée par l'Enseignement a questionné son pasteur à ce sujet. Ce pasteur lui a répondu: "C'est un enseignement très dangereux, très habile, qui va vous conduire en enfer". Cette femme n'a pas voulu suivre ce qui l'éclairait, elle a préféré l'opinion d'un aveugle spirituel. Elle aurait dû poser sa question à Dieu et non au pasteur. On ne croit pas à Dieu, mais à son curé.

Jeanne D'Arc disait: "Dieu m'a parlé". Les prêtres lui répondaient: "Non, ce n'est pas Dieu qui vous a parlé puisque ce qu'Il a dit n'est pas conforme à ce que dit l'Eglise". Cependant Dieu peut parler à quiconque sans l'intervention d'un prêtre ou d'un pasteur, lorsque la personne est préparée et purifiée. Naturellement ceux qui ne sont pas encore arrivés à un état de pureté suffisant doivent passer par l'intermédiaire des prêtres; l'Eglise, c'est l'école maternelle. Elle est nécessaire, bien sûr, parce qu'on est encore engourdi, hypnotisé par ce qui a été inculqué aux hommes durant des siècles. On ne doit pas tout raconter à son curé, qui se délecte souvent à écouter les choses que les femmes lui confient et qui n'ont rien de divin. Confiez-vous à Dieu, c'est plus sûr et c'est splendide. Demander au curé si l'on doit me suivre ou non, c'est parfaitement stupide.

Un chemin s'ouvre devant vous; celui qui le suivra n'aura nullement à rompre avec la tradition ni avec son Église, s'il comprend correctement les choses. Mais il ira beaucoup plus loin que ce qu'elle a su lui donner. Lorsque vous avez un bouton sur la main, que faites-vous? L'arrachez-vous pour qu'un autre, pire, le remplace ?

Non, vous devez le laisser tranquille et travailler intérieurement, l'organisme guérira votre mal. Lorsque tout sera réparé, la croûte formée sur ce mal tombera d'elle-même, tandis que si vous l'arrachez, une plaie plus étendue se formera. Doit-on sortir de l'Eglise ? Non, on doit seulement suivre la tradition en travaillant intérieurement jusqu'à ce qu'on n'ait plus besoin des explications faites pour les enfants, jusqu'à ce qu'on puisse communiquer directement avec Dieu. A ce moment-là vous n'aurez plus besoin de moi non plus pour vous guider. Je ne ferais jamais rien qui ne corresponde avec les lois de la nature. Il ne faut jamais arracher un bouton, une croûte, une enveloppe avant que l'organisme ne le fasse lui-même. Avant d'avoir construit une nouvelle maison, il faut vivre dans son ancienne demeure. Ne la quittez pas avant d'avoir bien organisé la nouvelle. On ne doit donc pas couper les liens avec les traditions avant d'être entré dans une nouvelle compréhension.

Moi aussi j'entre dans les églises, mais lorsque je vois leurs symboles, leurs rites, je me demande si la foule, et même les prêtres les comprennent. Ces symboles et rites sont tellement profonds! On peut entrer dans les églises, les fréquenter chaque jour et ne rien comprendre à ce qu'on a sous les yeux. Dans ce cas, symboles et rites ne servent à rien. D'ailleurs combien vont à l'église pour montrer leur toilette, pour se faire une réputation ou pour toute autre chose analogue, quand ce n'est pas pour quelque rencontre clandestine!

Travaillez sur vous-mêmes, ne soyez pas chômeurs, avancez sur le chemin et construisez chaque jour, pierre à pierre, votre nouvelle demeure intérieure.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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vendredi 19 mai 2017

Choisir entre SAGESSE et BÊTISE




L'homme est tantôt sage, tantôt bête. Quelle en est la cause ? Lorsqu'il tombe entre les mains du diable, l'homme devient bête. Lorsqu'il tombe entre les mains de Dieu, il devient sage.

Le dessein du diable est d'égarer les hommes. Quand il en rencontre un, il lui dit : "Tu es ignorant. Il ne sortira rien de toi. Ton travail est achevé, etc.. " L'homme croit à ces paroles et il désespère de la vie.

Comment pouvez-vous connaître que des paroles viennent du diable ?

Si vous vous découragez, si vous vous désespérez, sachez que ces paroles venaient d'un être conducteur des forces négatives de la nature. Mais il ne se passe pas beaucoup de temps avant que vous ne rencontriez un autre homme qui vous dit que vous êtes doué, qu'un avenir vous attend, que quelque chose va sortir de vous, etc... Ce sont les paroles d'un ange. Écoutez-les, parce qu'elles élèvent l'esprit humain. Si vous avez soif, il vaut mieux que vous rencontriez un homme qui vous donne de l'eau, plutôt qu'une personne qui vous refuse quelques gouttes à boire.





Plusieurs parmi vous attendent des révélations qui résolvent les problèmes de leur vie, et voilà qu'on leur parle du diable ! Mais le diable, c'est bon pour le Moyen-Age. On en parlait beaucoup dans les églises, on faisait même avec lui une sorte de commerce. Il lui arrivait de se déguiser en homme pour faire peur aux fidèles. Mais maintenant, qui croit qu'il existe vraiment ?

Le diable est rusé. Se voyant chassé par les lumières des cierges et des veilleuses, il décida de se dissimuler et il apparut aux hommes sous l'aspect de magnifiques monnaies d'or; ils ne le reconnurent plus dans ce vêtement splendide. Vous trouvez mes propos bizarres ? Non, mais je vois dans cette page de mon Maître Peter Deunov de grands secrets. Elle nous donne un critère essentiel pour discerner le bien du mal et choisir le bon chemin, celui de la vérité. Je ne peux vous l'expliquer comme ça, en quelques minutes, car cette compréhension, cet éclaircissement doit se faire en vous, dans votre intellect, dans votre coeur et dans votre âme.

Vous vous étonnez que je parle de Dieu, du diable, de sagesse, d'amour, d'honnêteté et de vertus, alors que le canon gronde et qu'on est accablé de tristesse et d'angoisse. Certes, tous seront éprouvés, parce que Dieu sans cesse crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Tous seront questionnés et pesés: "As-tu compris la vie nouvelle ou bien restes-tu accroché au courant terrestre ?" Dans l'épreuve, même des êtres qui comprenaient déjà un peu, commencent à perdre leur lumière; ils vendent leur âme à l'ennemi, toujours le même depuis le début de la création. Et vous, m'écoutez-vous encore vraiment, ou bien n'êtes-vous ici que parce que vous m'aimez un peu ? Il y a dans la vie deux courants, deux principes, et il faut savoir les reconnaître l'un de l'autre. Car on peut se laisser entraîner par le premier et absorber tout ce dont il est porteur, ou bien on peut entrer dans le second qui conduit vers la lumière. Tous les Initiés ont parlé de ces deux courants, l'un menant au centre de la terre et l'autre vers le soleil. Actuellement, nos pensées, nos sentiments, nos actes nous font descendre vers plus de pesanteur, de bêtise, de souffrance. Les êtres deviennent égoïstes, grossiers, méchants et laids. Même les meilleurs se mettent à flotter entre les deux courants, parce qu'ils sont ignorants.

 Message-Audio n° 102 de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Du 28 novembre 1942
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mercredi 17 mai 2017

Lorsque l'humanité fut plus avancée dans son évolution



Actuellement il y a des êtres qui dépassent les hommes dits religieux par leur entendement spirituel, leur façon de vivre, de manger, de se comporter envers toute l'humanité. Faut-il les brûler parce qu'ils dépassent les religieux ordinaires ? Certes non.

Les formes de la religion doivent évoluer. En voici une preuve éclatante: Moïse était-il envoyé par Dieu? Oui. A-t-il donné des rites à la religion? Oui, il a institué les cultes, donné des lois, ordonné entre autres les holocaustes. On tuait les animaux; et nous, nous trouvons cela épouvantable. Cependant à l'époque de Moïse tout le monde trouvait cela naturel et croyait que ce faisant on glorifiait Dieu et que Dieu était content. Mais le Christ est venu et Il a fait cesser de telles pratiques. Dieu, qui se manifestait aussi en Jésus, s'est-Il contredit Lui-même? Le Christ a dit: "Ne tuez pas les animaux, mais offrez votre coeur en holocauste à Dieu".



On est contraint de se demander ceci: "Y avait-il deux Dieux? L'un qui envoya Moïse et ordonna les holocaustes d'animaux et l'autre qui envoya le Christ et réclama seulement le coeur des humains ? Ou alors s'il n'y a qu'un seul Dieu, Il s'est contredit par la bouche du Christ". Comment résoudre ces problèmes ?

C'est simple. Il n'y a qu'un seul et même Dieu manifesté à travers Moïse et Christ. Ce Dieu était, est, et sera. Ce qu'on ne comprend pas, c'est qu'il y a une évolution et que Dieu envoie successivement différents messagers aux hommes pour leur indiquer le chemin, pour éduquer la masse. Car à l'époque du Christ celle-ci n'était pas la même qu'au temps de Moïse. Les hommes de l'époque du Christ pouvaient déjà faire des choses que ceux de l'époque de Moïse ne pouvaient même pas comprendre.

Aussi le Christ a-t-il enseigné des nouvelles prescriptions, plus lumineuses et plus spirituelles. Moïse était à sa place à son époque. Mais lorsque l'humanité fut plus avancée dans son évolution, Dieu a envoyé le Christ, dont l'enseignement a dépassé tout ce qui avait été enseigné jusque-là à Rome, en Grèce et en Atlantis. Personne n'avait encore donné une initiation pour la foule, pour les pauvres, les malheureux, les pécheurs. Toute initiation était réservée jusque-là à l'élite des humains, tandis que la foule demeurait dans l'obscurité et la misère. Il existait une sévérité, une cruauté, une misère extrême. La religion juive décrivait un Dieu implacable, comme un feu dévorant, qui ne pardonnait qu'après quatre générations. On avait créé un Dieu monstrueux. Seuls les Juifs étaient sauvés, tous les autres devaient être passés par l'épée.

Actuellement tout se répète dans nos églises. Les religieux ne peuvent comprendre qu'il y a évolution, que les hommes doivent évoluer jusqu'à atteindre la perfection. Ils se sont cristallisés dans les formes des rites, ils s'attardent dans la poussière. L'esprit n'existe déjà plus en eux. Le Christ, qui a secoué la cristallisation des rabbins juifs d'autrefois, a été tué par eux parce qu'Il osait changer la forme des rites, des prescriptions anciennes et caduques. S'Il venait aujourd'hui apporter une plus grande évolution que celle déjà provoquée par Lui il y a deux mille ans, s'Il venait dire qu'on doit vivre, manger, prier autrement, Il serait persécuté comme dans le passé, et par l'Eglise elle-même. La même incompréhension et la même cruauté existent dans l'Eglise d'aujourd'hui, dite chrétienne. Toutefois, l'évolution brisera tous les obstacles et l'humanité accédera à une plus grande liberté.

Aujourd'hui, où se trouve la liberté ? Je ne la vois pas dans l’Église. La corruption, le matérialisme, le commerce et même la politique y règnent. L’Église a même participé à la guerre, l'a aidée. Elle bénit les armes. Un véritable chrétien, comme l'entendait le Christ, traitera une telle église de païenne.

Le Christ apporte maintenant sur terre une nouvelle vague de vie. Il dit: "Vous êtes comme les hommes d'autrefois. Il était bon jadis de manger et boire comme des animaux, mais je crée un nouveau ciel et une nouvelle terre; et tous ceux qui restent dans cette ancienne mentalité ne pourront participer à la construction nouvelle". Il faut donc dépasser le point atteint. Les chrétiens anciens disaient: "Brûlons ceux qui ne sont pas comme nous". L'Enseignement nouveau nous conduira plus loin dans la pureté disant: "Ce qui était pureté autrefois est impureté pour nous qui comprenons davantage. Votre ancienne justice est pour nous de l'injustice. Vos sentiments les plus désintéressés sont de l'égoïsme à nos yeux, du pur égoïsme". Que diront les religieux à ces nouveaux chrétiens? Ils s'indigneront comme les scribes du temps du Christ et diront: "Brûlons ces gens-là".

La nouvelle évolution consiste à être pur, à consacrer toute sa vie au service de Dieu, à ne pas monnayer ses sentiments religieux. L’Église accumule des biens, elle croit à la police humaine à laquelle elle fait appel pour défendre ses intérêts et sa vie. Elle croit aussi à la justice humaine et n'attend rien de la divine sinon théoriquement. Je ne vois nulle part que le Christ ait dit les choses sur lesquelles l’Église s'appuie pour protéger et arrondir ses biens terrestres. Si vous avez la foi et l'amour, vous êtes protégés ; mais si vous avez besoin de la police pour vous garder, c'est que vous n'êtes pas la véritable Église, vous n'êtes pas les véritables prêtres de Dieu. Dieu Lui-même changera la terre, créant un nouveau ciel et une nouvelle compréhension philosophique. Vous allez le voir vous-même.

Tous ceux qui veulent s'opposer à cela et discuter seront balayés, nettoyés et il ne restera rien d'eux. C'est Dieu qui opère ce bouleversement; nul ne peut s'y opposer. Nous devons faire un nouveau travail et non l'ancien, parce que devant Dieu, notre bonté et notre miséricorde seront trouvées méchanceté et dureté. Notre bonté apparaîtra égoïsme et notre charité avarice. Notre amour sera jugé sensualité, notre sagesse ignorance et stupidité.

Nul ne peut se vanter d'être chrétien. Où est le christianisme? Là où l'on vit comme des animaux ? Le Christ ne vivait pas comme les prêtres vivent. Vous pensez que je touche là une question très dangereuse qui me perdra. Oui, je sais que les prêtres chrétiens d'aujourd'hui savent se venger comme ceux du temps de Jésus. Mais j'accepte d'être brûlé encore une fois, car je l'ai déjà été dans le passé. Beaucoup ne sont prêtres que pour gagner leur vie plus facilement. Ils étaient faits pour être bouchers plutôt que prêtres. Il est écrit sur leur gros ventre et leur face rubiconde, sur leur visage et sur toutes leurs formes qu'ils n'étaient pas faits pour la vocation de prêtres, qu'ils n'ont rien de spirituel en eux.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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vendredi 12 mai 2017

Il n’y a pas d’abîme entre l’Homme et Jésus



Dans la religion catholique il y a beaucoup de choses qui empêchent de comprendre au lieu d'éclairer. Je ne suis nullement contre la religion catholique et suis au contraire un fervent catholique puisque le mot "catholique" signifie Universel. Le dogme dit que le Christ était Dieu, qu'Il a jeûné quarante jours, et qu'Il est ressuscité des morts.

Pourquoi, s'Il était Dieu, l’Église nous demande-t-elle de devenir comme Lui ? Puisque nous ne sommes pas Dieu, comment pourrions-nous ressembler à Jésus ? Quand on nous montrera que nous sommes de la même nature que le Jésus et que nous sommes aussi des dieux (comme le Christ le disait Lui-même à ses disciples), nous comprendrons qu'il n'y a pas d'abîme entre l'homme ordinaire et Jésus.

La différence réside dans le fait que nous n'avons pas travaillé tandis que Lui avait développé sa nature divine.

Nous ferons, alors, le travail qu'Il a indiqué comme devant nous conduire à son état. L’Église change le sens des paroles du Christ dans le dessein de le faire plus grand. Elle crée ainsi un abîme factice entre Lui et nous, et nous éloigne du travail qui nous rendrait pareils à Lui.




Le Christ a dit: "Vous et moi sommes la même chose, nous portons en nous la même nature. Travaillez pour devenir tel que Je suis et vous ferez alors les mêmes oeuvres que Moi, vous en ferez même de plus grandes". Qu'a-t-on fait de ces paroles? La différence entre nous et Jésus réside dans l'époque à laquelle nous atteindrons l'état qu'Il a manifesté, mais non dans cet état même. S'il en était autrement, c'est avec raison qu'à ceux qui exigent des vertus chrétiennes on répondrait: "Laissez-nous en paix, nous sommes des hommes et non des dieux, nous ne pourrons jamais devenir comme Dieu".

Combien d'interprétations créent de l'incompréhension dans les esprits ! On dit par exemple que tous les morts ressusciteront bien qu'ils aient été laids, méchants, criminels ou malades. Quelle beauté y aurait-il dans une telle résurrection ? Combien de personnes ont vécu sur terre depuis que l'homme y est apparu? Combien d'êtres ignorants, imbéciles, difformes? Alors quel avantage y aurait-il à les revoir tous vivants?

Puis, si la résurrection devait être cela, il y aurait tellement d'hommes vivants qu'il n'y aurait pas place sur terre pour les loger tous. Ceci encore: si l'on attend que Jésus revienne sur les nuages, on pourra attendre fort longtemps. Je ne l'attends pas de cette manière. Pourquoi? Parce qu'Il est déjà venu. Mais on ne L'a ni vu ni entendu. Au moment où les anges sonnaient de la trompette, on était sourd ou perdu dans un lieu de plaisir.

Le Christ est déjà venu non sur les nuages physiques de l'air, mais dans l'atmosphère qu'est l'intelligence humaine. Les Juifs aussi attendent le Messie, mais ils attendent toujours en vain. C'est du temps perdu. Nous ne l'attendons pas. En réalité, Il est déjà venu pour les grands Maîtres, Il vient pour les disciples, et Il viendra, pour les hommes ordinaires, on ne sait quand. Voilà la vérité.

N'est-ce pas le sens des paroles de Jérémie (ch. 23, v. 33 et 34) "Et Dieu enverra Son esprit dans chaque homme, chaque coeur. Tous auront des visions (tous le connaîtront) et Dieu inscrira Ses lois dans leur coeur".

On vous dit aussi qu'on ne peut aller au ciel que par l'intermédiaire d'un prêtre ; si celui-ci ne vous donne pas les sacrements, on ne peut être sauvé. Je prends les sacrements chaque jour dans la nature en mangeant. Vous dites que la nourriture doit être d'abord bénie, mais Dieu a déjà béni le blé alors qu'il pousse dans les champs. Pourquoi ajouter quelque chose à cette bénédiction divine? Si le grain n'était pas béni, il n'aurait pas la vie en lui.

Le Christ a mangé à la table le repas normal. Il a dit en prenant le pain quotidien de ce repas: "Faites ceci en mémoire de moi, faites-le chaque fois que vous mangerez". Mais je constate que tous ceux qui communient d'après le rite qu'ont imposé les prêtres (et non suivant la manière de Jésus) restent aussi bêtes et ignorants qu'avant, bien qu'ils prétendent recevoir Dieu en eux-mêmes. Il fallait une religion et des pratiques pour la masse ignorante, cela est certain; mais il ne faut pas les imposer à ceux qui déjà comprennent en esprit et en vérité.

Lorsque vous communiez de toute votre âme avec Dieu par les plantes et le pain, c'est la véritable communion. Mais attendre un jour spécial et exceptionnel pour communier avec un pain spécial, après avoir vécu de la même manière que tous les païens depuis la dernière communion, ce n'est certainement pas la communion que Jésus a voulue.

Je sais que parmi vous il y a des catholiques fervents, qu'ils m'excusent. Je prétends être plus catholique qu'eux, un catholique fanatique. A travers les siècles, l’Église a brûlé ceux qui la dépassaient. Il ne faut pas répéter la même histoire.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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dimanche 7 mai 2017

Nous choisissons nos rôles sur la Terre



Tous les actes sont écrits d'avance, ils doivent être joués, mais c'est seulement sur le moment qu'on trouve des artistes pour les jouer. Tous les acteurs prêts à jouer un drame prévu sur la Terre se trouveront présents en temps voulu.

Les événements à venir sont tracés, les personnages n'existent pas encore; les acteurs futurs entreront un jour dans leur rôle. Ce sont les artistes qui choisissent les rôles qui leur conviennent. Si les individus étaient fixés d'avance, la liberté existerait-elle?

Elle n'existe pas pour le rôle. Si l'on joue Roméo et Juliette, celui qui accepte le rôle doit prononcer des paroles déterminées et non celles de son choix. Voilà comment se concilient la liberté de l'homme et les projets de Dieu. Le rôle, les projets de Dieu ne peuvent être modifiés, mais les acteurs se déterminent eux-mêmes.



Il était écrit qu'il y aurait un Judas; c'était obligatoire, mais cela aurait pu être un autre que l'Iscariote. Celui-ci aurait pu refuser le rôle. Le Christ savait que ce drame était écrit d'avance mais Judas ne savait pas qu'il serait l'acteur. Le Christ a vu que Judas choisissait de jouer ce rôle, mais il n'a rien pu faire pour l'en empêcher, car le drame devait être joué. La liberté est en nous, mais pas dans les rôles eux-mêmes. 

Il faut qu'un crime s'accomplisse à Paris, déterminé depuis vingt-cinq millions d'années, mais l'exécutant n'est pas encore fixé; celui qui a vécu une vie qui le prédispose tout à fait à accomplir cet acte sera choisi au dernier moment. La destinée choisit tel homme pour être assassin parce qu'il s'est préparé pour l'être.

Ces connaissances peuvent vous sauver de beaucoup de faux jugements. Cette question est très profonde et philosophique, il faudrait en parler longuement pour montrer où s'étend notre liberté et où elle s'arrête. Nous sommes libres AVANT d'avoir accepté de jouer un rôle, mais dès que nous avons revêtu le costume requis, nous ne pouvons plus le quitter sans en payer les conséquences.

Si vous vous inscrivez à l'université, on vous oblige à étudier. Personne n'est préalablement et définitivement marqué pour être méchant, criminel, assassin. Chacun peut être choisi pour un autre rôle; mais une fois le rôle accepté, c'est fini, il faut le jouer. Cela explique beaucoup de choses. Vous êtes monté sur un train ou un bateau. Dans les limites de ces véhicules, vous êtes libre, vous parlez, marchez, mangez, vous vous amusez et travaillez à votre gré. Mais le véhicule est en marche dans une direction déterminée, vous êtes dirigé malgré vous vers un lieu désigné.

Nostradamus a prévu ce qui devait arriver en général, mais il n'a rien vu concernant les personnes devant jouer les rôles futurs. Il savait que dans tel gouvernement il y aurait les ministres et que ceux-ci existeraient, car il y aurait pour les places vacantes des candidats. Il ne pouvait indiquer qui serait ministre ou roi deux siècles plus tard.

Dans les prédictions, si l'on veut déterminer les personnes qui joueront tel ou tel rôle, on peut se tromper en prenant en considération le côté individuel. Pourquoi n'est-il pas possible d'expliquer la vie d'un grand Initié d'après son horoscope? Parce que l'Initié peut changer beaucoup de choses et éviter de jouer divers rôles prévus.

Cette question de la volonté libre restera longtemps incomprise, il faut donc tendre sans cesse à une compréhension meilleure. La chaîne d'êtres, de plus en plus évolués, s'étale des pierres jusqu'au trône de Dieu. Notre liberté augmente au fur et à mesure de notre évolution. Où sommes-nous? Si nous nous trouvons très bas sur l'échelle des valeurs de cette hiérarchie d'êtres, nous sommes très limités, car plus nous descendons plus nous sommes limités. Mais si nous montons de plus en plus haut dans cette hiérarchie, nous sommes de plus en plus libres. Si nous sommes liés à Dieu, nous nous sentons libres parce que Dieu est libre et qu'Il agira à travers nous en toute liberté.

Ce n'est pas nous qui sommes libres; c'est Dieu qui est libre et se manifeste en nous. Il n'y a pas de liberté au bas de l'échelle; pour la trouver, il faut monter.

Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Il y a différence entre justice Terrestre et justice Divine



La justice terrestre que vous connaissez n'est que l'instrument partiel de la justice céleste et divine. Tout ce qui est fait en vue de vous récompenser provient d'une institution existant de l'autre côté du monde.

Ici, sur terre, la justice ne s'occupe que de punitions. Les saints n'ont jamais été récompensés sur terre; ils l'ont été au ciel où il n'y a pas d'institutions pour punir. Si vous devez être puni, on vous renvoie du ciel pour payer sur terre. C'est la raison pour laquelle on part toujours de la terre sans avoir été récompensé pour ses bonnes actions, sans en être glorifié. Cependant il viendra un temps où l'institution chargée des récompenses descendra sur terre et les y distribuera, non plus seulement au ciel.


On demande : "Un assassinat est-il prévu, décidé à l'avance?" On touche ici encore une question profonde, qui touche à la vie individuelle et à la vie collective. Supposez que Dieu veuille qu'une certaine chose se fasse. Il faut alors un conducteur qui réalisera ce projet, car les plans de Dieu sont immuables. Oui, mais en tant qu'individu vous êtes libre de refuser d'être le conducteur en question. La volonté de Dieu devant s'accomplir, si vous ne voulez pas devenir ce conducteur, un autre viendra prendre votre place. Car Dieu a donné la liberté de choisir. Supposez qu'Il vous ait choisi pour jouer le rôle de prophète et accomplir beaucoup de choses.

Vous vous révoltez; vous vivez d'une autre façon; vous refusez le rôle. Dieu donnera cette tâche à un autre, mais vous perdrez le privilège qui vous avait été accordé. Ou bien il doit y avoir un roi de France; il n'est pas encore nommé, déterminé. Il y a une dizaine de candidats et le plus adapté sera choisi. Il en est ainsi dans le plan astral. Si vous ne voulez pas accomplir la volonté de Dieu, bien que vous ayez été choisi, un autre vous remplacera parce que vous ne pouvez pas empêcher les projets de Dieu de se réaliser. Il en est de même en ce qui concerne les assassins. Quelqu'un doit être tué; vous avez une grande tentation de tuer pour accomplir les projets de Dieu, mais vous vous opposez cependant à ce désir. Un autre viendra qui commettra ce crime à votre place.

Voilà le grand secret de Judas. Il fallait qu'il y eût un Judas; mais qui devait jouer ce rôle ? Si Judas avait su agir, il aurait cédé la place à un autre. Ce qui importe, c'est de ne pas être un conducteur de ce qui est mauvais.

Dans une ville il y a de très nombreux corps de métier: nettoyeurs, mendiants, égoutiers, menuisiers, maçons, artisans, professeurs, médecins, etc. Il y a des métiers épouvantables. Les autorités ont déjà prévu combien d'hommes doivent remplir chacune des fonctions de la ville. Le nombre de nettoyeurs, de médecins, etc. est fixé d'avance. Leur nombre d'heures de travail, leur tenue, leurs occupations, leur salaire, tout est déterminé. Mais qui jouera ces rôles ?

On choisit les hommes, on les cherche pour les désigner selon leurs capacités et qualifications. On cherche des hommes qui acceptent les rôles proposés. On les prend comme conducteurs. Ni pour les bonnes ni pour les mauvaises choses il n'a été fixé qu'elles devaient être accomplies par des êtres déterminés. Elles sont prévues au-dessus des individus, exactement comme dans les différents domaines sociaux, on prévoit à l'avance tant de directeurs, d'employés, d'ouvriers, sans les nommer, sans savoir qui occupera ces fonctions. On sait seulement combien il doit y avoir de rois, de médecins, d'égoutiers.

Il n'y a place que pour un directeur, mais on ne sait pas encore qui le sera. Vous voyez que notre vie personnelle n'a pas été fixée comme devant être celle d'un destructeur ou d'un conducteur. Ce n'est nullement la volonté de Dieu que nous soyons assassins; mais quelqu'un doit l'être. Si nous sommes très peu nombreux à pouvoir jouer ce rôle et si notre vie y correspond, on nous choisira. Il y a des êtres préparés pour jouer tel ou tel rôle, parce qu'ils se sont préparés eux-mêmes par la vie qu'ils ont vécue. Quelqu'un figure parmi les assassins éventuels parce qu'il est préparé depuis longtemps par lui-même et non par Dieu.

C'est très subtil. Dieu n'y est pour rien. S'il en était autrement, que penser de la justice de Dieu  ?

L’Église qui ne connaît pas ces choses, a imaginé un Dieu arbitraire qui fait naître certains hommes bossus ou malheureux et d'autres beaux et glorieux. Cela est injuste; ceux qui prennent la peine de réfléchir sérieusement sur la question ne peuvent l'accepter ou le croire.

Dieu dit: "Il me faut tant d'ouvriers, de ministres, d'anges et d'archanges". Les candidats se présentent et parmi eux on choisit. Il y a des candidats pour la pureté ou pour l'impureté, pour la sainteté ou pour la guillotine. Deviendra-t-on le roi?

Il ne suffit pas de se présenter en se déclarant capable de ceci ou cela! Si l'on réfléchit, on comprendra la profondeur de la justice de Dieu.

Cette même vérité est liée aux prédictions de Nostradamus. Comment Nostradamus a-t-il pu prédire l'heure de la naissance de certains êtres et même leur nom avec les détails de leur vie?

Par contre, il ne disait pas qui seraient ces personnages non encore formés, semblables à des grains dans le grenier, non encore semés. Nostradamus lisait que la destinée prescrivait tel roi ou tel bourreau pour faire ceci ou cela, et c'est cela qu'il prédisait. Une lacune existait quelque part, et les projets de Dieu, pour la combler, étaient déjà formés et écrits dans les étoiles. Nostradamus lisait cela, mais ne s'occupait pas des personnes qui, elles, n'étaient pas encore nées. Il voyait simplement que d'après les prescriptions de la destinée il y aurait ici un gouverneur, là un roi ou un malfaiteur pour accomplir telle chose. Les actes étaient déjà écrits, comme les rôles des pièces de théâtre, sans que l'on sache encore quels acteurs les joueront. Les artistes n'étaient pas encore au monde lorsque Nostradamus parlait de leur rôle futur; et cela ne le préoccupait pas.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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