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jeudi 20 avril 2017

Mais comment doit-on chanter pour s’harmoniser



Ce matin vous avez chanté sans timbre, sans émotion intérieure, sans expression. Déjà je vous entends répliquer que la véritable puissance du chant est dans la douceur. Je le sais. J'insiste pour que l'on chante avec spiritualité. Mais avant que vous en soyez capables, il faut que vous sachiez donner votre voix, pleinement. Si vous ne savez pas chanter fort, vous ne pouvez vous rendre compte de ce que veut dire chanter doucement, vous ne pouvez connaître la douceur de la voix.



Au lieu de chanter doucement, vous chantez mollement, platement, sans rien sentir, sans rien dire.

L'art consiste à savoir chanter tantôt avec puissance tantôt avec douceur. L'uniformité endort les auditeurs. Laissons ce rôle aux berceuses. Ici, nous ne chantons pas pour nous endormir. Nous devons chanter fort pour nous sortir de l'engourdissement matinal, pour donner un choc à notre système nerveux afin qu'il se mette à fonctionner et que notre cerveau commence à penser. D'autre part cette force nous soutient, nous porte.

J'essaie souvent de chanter plus fort, afin de vous entraîner, mais personne ne m'imite et j'ai le sentiment de traîner un poids mort. Après, je suis comme fatigué! Il m'a semblé que ce matin il y avait un petit mieux. Jusqu'ici vous chantiez comme pour vous débarrasser des chants. Vous vouliez bien vous y prêter pour quinze minutes, par obligation. Vous n'accordiez aucune importance à la musique, vous ne croyiez pas à son pouvoir. Tout le monde dormait....

Quand on est éveillé, attentif, et qu'on chante puissamment, on attire des forces et des présences invisibles et on se sent tonifié pour toute la journée. Il faut que dorénavant vous chantiez tous, bien ensemble, et que toutes vos voix se fusionnent avec puissance. Nous avons déjà donné de nombreux concerts matinaux ici, mais les êtres invisibles disaient: "Ce n'est pas du tout au point", et ils s'enfuyaient.

Vous ne vous doutiez pas que dans l'invisible des entités entendaient vos chants. Alors chacun chantait comme ça, pour lui seul. Dorénavant venez ici avec l'idée que d'autres vous écoutent et décidez de chanter en y mettant votre coeur et votre âme. 

Une femme, dès qu'elle se sait regardée, sort son poudrier pour se faire une beauté. Seule, elle se néglige, tandis qu'en public, elle surveille sa tenue, son port de tête, les gestes de ses mains, l'expression de son visage. Et les hommes, au restaurant, font toutes sortes de manigances avec leur couteau et leur fourchette, pour être bien vus. Chez eux, ils se tiennent n'importe comment, les coudes sur la table ou les mains dessous.... Je suis certain que si vous savez être observés et écoutés par d'autres dans le plan invisible, vous chanterez mieux.

Votre voix et votre être tout entier progresseront. La musique est un des éléments par lesquels nous pouvons nous tonifier.


Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov
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vendredi 14 avril 2017

BIEN ETRE – le bien le plus précieux


Combien de fois il vous est arrivé de gaspiller votre vie en courant après des acquisitions qui ne sont pas aussi importantes que la vie elle-même !

Y avez-vous réfléchi ? Si vous saviez donner la première place à la vie, si vous pensiez à la garder, à la protéger, à la conserver dans la plus grande intégrité, la plus grande pureté, vous auriez de plus en plus de possibilités d’obtenir ce que vous souhaitez. Car c’est justement cette vie éclairée, illuminée, intense, qui peut tout vous donner.




Du moment que vous êtes vivants, vous croyez que tout vous est permis. Eh non, quand vous aurez travaillé des années pour satisfaire vos ambitions, un jour vous vous retrouverez tellement épuisés, tellement blasés, que si vous mettez en balance ce que vous avez obtenu et ce que vous avez perdu, vous vous apercevrez que vous avez presque tout perdu pour gagner très peu. Combien de gens se disent : "Puisque j’ai la vie, je peux m’en servir pour obtenir tout ce que je désire : l’argent, les plaisirs, le savoir, la gloire…" Alors ils puisent, ils puisent, et quand il ne leur reste plus rien ils sont obligés d’arrêter toutes leurs activités. Cela n’a pas de sens d’agir ainsi, car ils on perd la vie, on perd tout. L’essentiel, c’est la vie, et vous devez donc la protéger, la purifier, la renforcer, éliminer ce qui l’entrave ou la bloque, parce que c’est grâce à la vie que vous obtiendrez la santé, la beauté, la puissance, l’intelligence, l’amour et la vraie richesse.

Concilier la vie matérielle et la vie spirituelle.

Personne ne vous demande de négliger complètement la vie matérielle pour vous consacrer uniquement à la méditation et à la prière, comme l’ont fait certains mystiques ou ascètes qui voulaient fuir le monde, ses tentations et ses difficultés. Mais se laisser accaparer par les préoccupations matérielles, comme le font de plus en plus les humains, n’est pas bon non plus. Vous devez tous pouvoir travailler, gagner de l’argent, vous marier, fonder une famille, mais avoir en même temps une lumière, des méthodes de travail, afin d’avancer sur le chemin de l’évolution.

La question est donc de mettre au point à la fois le côté spirituel et le côté matériel : être dans le monde mais pouvoir vivre en même temps une vie céleste. Voilà quel doit être votre but. Bien sûr, c’est difficile, car vous en êtes encore au point où, si vous vous lancez dans la vie spirituelle, vous laissez péricliter vos affaires, et si vous arrangez vos affaires, vous abandonnez la vie spirituelle. Eh non, les deux, il faut les deux, et vous pouvez y arriver. Comment ?... Eh bien, quoi que vous entrepreniez, commencez par vous dire ; "Je cherche la lumière, je cherche l’amour, je cherche le vrai pouvoir, est-ce que je les obtiendrai en faisant ceci ou cela ? " Réfléchissez bien, et si vous voyez que telle préoccupation, telle activité vous éloigne de votre idéal, abandonnez-la.

Consacrer sa vie à un but sublime.

Il est très important que vous sachiez dans quel but vous travaillez et pour qui, car suivant le cas, vos énergies prennent telle ou telle direction. Si vous consacrez votre vie à un but sublime, elle va s’enrichir, augmenter en force et en intensité. C’est exactement comme un capital que vous faites fructifier : vous placez ce capital dans une banque céleste, et alors au lieu d’être gâché, gaspillé, il augmente et vous êtes plus riche. Et comme vous êtes plus riche, vous avez la possibilité de mieux vous instruire, de mieux travailler. Celui qui s’adonne aux plaisirs, aux émotions, aux passions, gâche son capital, sa vie, parce que tout ce qu’il obtient ainsi, il doit le payer, et c’est avec sa vie qu’il le paie. Tandis qu’en plaçant votre capital dans une banque en haut, plus vous travaillez, plus vous vous renforcez, parce que de nouveaux éléments plus purs, plus lumineux, viennent sans cesse s’engouffrer en vous pour remplacer ce que vous avez perdu.

La vie quotidienne – une matière que l’esprit doit transformer.

Dans tous les actes de la vie quotidienne, même les plus simples, vous devez apprendre à mettre en action des forces et des éléments qui vous permettent de transposer ces actes dans le plan spirituel et d’atteindre ainsi les degrés supérieurs de la vie.

Prenons une journée ordinaire : le matin on se réveille, et immédiatement c’est toute une série de processus qui se déclenchent, des pensées, des sentiments, des gestes aussi : se laver, allumer la lampe, ouvrir les fenêtres, se laver, préparer le petit déjeuner, aller au travail, rencontrer des gens, etc. Que de choses à faire et tout le monde est obligé de le faire. La différence, c’est que certains les font machinalement, mécaniquement, alors que d’autres, au contraire, qui possèdent une philosophie spirituelle, cherchent à introduire dans chacun de ces actes une vie plus intense, plus pure, et à ce moment-là, tout est transformé, tout prend un sens nouveau et ils sont sans cesse inspirés.

Evidemment, on voit beaucoup de gens se montrer dynamiques, entreprenants, mais toute cette activité est limitée à la poursuite du succès, de l’argent, de la gloire ; ils ne font rien pour rendre leur existence plus sereine, plus équilibrée, plus harmonieuse. Et ce n’est pas intelligent, car cette activité débordante ne réussit qu’à les épuiser et à les rendre malades.

Habituez-vous donc à considérer votre vie quotidienne, avec les actes que vous êtes obligés d’accomplir, les événements qui se présentent à vous, les êtres auprès desquels vous devez vivre ou que vous rencontrez, comme une matière sur laquelle vous devez travailler pour la transformer,. Ne vous contentez pas d’accepter ce que vous recevez, de subir ce qui vous arrive, ne restez pas passifs, pensez toujours à ajouter un élément susceptible d’animer, de vivifier, de spiritualiser cette matière. Car c’est cela véritablement la vie spirituelle : être capable d’introduire dans chacune de vos activités un élément, un ferment susceptible de projeter cette activité sur un plan supérieur. Vous direz : "Et la méditation et la prière… ? " Eh bien, justement, la prière et la méditation vous servent à capter ces éléments plus subtils, plus purs, qui vous permettent de donner à vos actes une dimension nouvelle.

Un moyen de rester calme

Combien de gens désaxés par une vie trépidante cherchent des moyens pour retrouver leur équilibre ! Et ils pratiquent le yoga, le zen, la méditation transcendantale, ou bien ils vont apprendre à se relaxer. C’est très bien, mais il existe d’après moi un exercice plus facile et plus efficace : apprendre à manger. Vous êtes étonnés ? Pourquoi ? Au lieu de manger n’importe comment, dans le bruit, la nervosité, la précipitation, les chamailleries même – et après aller faire du yoga ! – ne vaut-il pas mieux comprendre que chaque jour, deux ou trois fois par jour, l‘occasion vous est donnée de faire un exercice de détente, de concentration, d’harmonisation de toutes vos cellules ?

Au moment de vous mettre à table, commencez par chasser de votre esprit tout ce qui peut vous empêcher de manger dans la paix et l’harmonie.  Et si vous n’y arrivez pas tout de suite, attendez pour commencer le repas le moment où vous aurez réussi à vous calmer. Quand vous mangez dans un état de trouble, de colère ou  de mécontentement, vous introduisez en vous une fébrilité, des vibrations désordonnées qui se transmettent à tout ce que vous faites ensuite. Même si vous essayez de donner une impression de calme, de maîtrise, il sort de vous quelque chose d’agité, détendu, et vous commettez des erreurs, vous heurtez les gens ou les choses, vous prononcez des mots maladroits qui vous font perdre des amitiés et vous ferment des portes…. Tandis que si vous mangez dans un état d’harmonie, vous résolvez mieux les problèmes qui se présentent ensuite à vous, et même si toute la journée vous êtes obligés de courir à droite et à gauche, vous sentez en vous une paix que votre activité ne peut pas détruire.

C’est en commençant par le commencement, par les petites choses, qu’on peut aller très loin.

Ne croyez pas que la fatigue vienne toujours de ce que vous avez trop travaillé. Non, elle vient très souvent d’un gaspillage de forces. Et justement, quand on avale la nourriture sans  l’avoir bien mâchée, mais aussi sans l’avoir assez imprégnée par ses pensées et ses sentiments positifs, elle est plus difficile à digérer, et l’organisme, qui aura beaucoup de peine à l’assimiler, ne pourra pas en bénéficier pleinement.

Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mardi 11 avril 2017

En Esprit et en Vérité



Imaginez quelqu’un qui ne connaîtrait absolument rien de l’anatomie, qui n’aurait aucune idée de la façon dont l’être humaine est construit, il se demanderait : "Mais enfin, comment tout cela peut-il tenir ensemble pour faire une créature qui marche, qui respire, qui mange, qui exprime des pensées, des sentiments" ? Il faudrait lui montrer que, sous cette peau qu’il voit, il y a une chair, des organes, des muscles, des vaisseaux sanguins, des nerfs, etc… qu’il ne voit pas et enfin un squelette qui soutient l’ensemble.

Eh bien, à une échelle gigantesque, il en est de même pour l’univers. L’univers est un corps. L’univers est le corps de Dieu et notre corps physique est à son image. Alors, de la même façon que notre corps possède une charpente, un squelette, sans lequel il s’écraserait, l’univers lui aussi est soutenu par une charpente grâce à laquelle tout tient en équilibre, depuis les galaxies jusqu’aux plus infimes particules de matière qui constituent les atomes. C’est grâce à cette charpente que la vie est possible. C’est elle que l’on appelle le monde des principes.




Pour comprendre comment l’univers est construit et comment il fonctionne, il faut pouvoir contempler le squelette de ce corps cosmique depuis les pieds jusqu’à la tête. C’est ce que je ne suis efforcé de faire pendant des années et des années. Par la méditation, le contemplation, j’ai cherché à découvrir les lois qui ont présidé à la construction de l’univers. J’ai quitté mon corps physique pour m’élever jusqu’à ce sommet d’où on peut saisir la totalité de l’édifice. On n’arrive sans doute jamais à avoir sur la création le point de vue du Créateur, mais il faut faire son possible pour s’en rapprocher. Le seul  moyen d’y parvenir, c’est de s’arracher aux pesanteurs et aux limitations de la terre. Car la vérité c’est d’abord un point de vue, et ce point de vue on ne peut l’acquérir qu’en prenant des distances par rapport au monde que nous avons chaque jour sous les yeux.

Bien sûr, si vous n’avez jamais réfléchi à cette question, il vous est difficile de me comprendre quand je vous parle d’expériences que j’ai faites en sortant de mon corps. Vous comprendrez peut-être mieux si je compare ses expériences à celles des astronautes qui ont voyagé dans l’espace ; ils ont de la terre et de l’univers un tout autre point de vue. Or, ces engins qui permettent aux astronautes de voyager dans l’espace, chaque être humain en possède l’équivalent en lui-même. Le Créateur a placé en lui des centres et des corps subtils qui lui permettent d’entrer en contact avec les réalités spirituelles comme il entre en contact par les cinq sens avec les réalités matérielles.

On connaître la vérité le jour où l’on arrivera à embrasser d’un seul regard la charpente de ce gigantesque édifice de la création, depuis le sommet jusqu’à la base. Le monde se présente à nous comme une multitude de créatures, d’éléments, d’objets, de phénomènes disparates et sans lien entre eux. En réalité il existe un ordre, il existe des liens, mais ils ne peuvent être saisis dans leur totalité par l’intellect. C’est pourquoi il m’est impossible de vous présenter en une seule fois cet ensemble dans sa totalité ; je suis obligé de vous en donner chaque fois un aperçu limité. Chacune de mes conférences est un élément de cet échafaudage, et quand par un travail intérieur vous aurez réussi à mettre tous ces éléments ensemble, comme dans une illumination, vous arriverez à saisir cette unité du monde.

D’ailleurs, il y a des questions que les Initiés préfèrent laisser de côté, parce qu’il est impossible de les expliquer par des arguments objectifs, intellectuels ; ils ont beau essayer, ça ne sert à rien. La seule méthode efficace, ce serait de pouvoir faire retourner leurs disciples dans cet état de conscience primordial où tout s’éclaire sans explication. Sinon, cela revient à vouloir faire saisir à un aveugle les couleurs du lever du soleil, ou à un sourd une messe de Mozart ou de Beethoven ; toutes les explications sont inutiles. Mais rendez à l’un la vue ou à l’autre l’ouïe, à ce moment-là, il n’est même plus nécessaire d’expliquer.

Quand le premier homme vivait encore dans le sein de l’Eternel en communion constante avec Lui, rien ne lui était caché. La vie divine dans laquelle il était plongé était sa source unique et parfaite de connaissances. Connaître une chose, c’est la goûter. Si vous voulez retrouver quelque chose de cette connaissance primordiale, vous devez communier avec l’univers, avec l’océan de la lumière cosmique. Tant qu’on n’arrive pas à s’élever jusqu’à cet état de conscience que l’on appelle communion, on ne peut pas goûter la réalité, on ne peut pas la connaitre. On fait peut-être des suppositions, des théories qui se rapprochent plus ou moins de la vérité, mais ce n’est jamais exactement ça. "Alors, direz-vous à quoi servent les explications" ? A stimuler votre curiosité, à vous donner l’envie de faire certains efforts, certaines expériences, pour pouvoir vivre enfin d’autres états.

Tout ce que je vous dis depuis des années vient de la vision que j’ai eue de cet ordre sublime qui règne dans l’univers. Je vous donne les éléments, je vous donne la direction et si vous savez comment travailler, à vous aussi cette vision de la vérité sera donnée.

Les livres de Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mercredi 5 avril 2017

LES SOURCES DIVINES DE L’INSPIRATION



L’homme ne peut rien améliorer sur la terre s’il n’a pas su tout d’abord s’élever par la pensée pour contempler d’autres images, d’autres existences qui le dépassent et qui peuvent lui servir de modèles ou de guides.

Jésus disait : "Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel" Pour exprimer un souhait pareil, c’est qu’il avait contemplé le Ciel où tout est d’une telle perfection, d’une telle splendeur qu’on ne peut que souhaiter que la terre soit un jour à l’image du Ciel. Mais cela sous-entend obligatoirement que l’homme puisse s’évader des réalités terrestres si médiocres, ternes, désordonnées, afin de contempler les régions célestes, puis revenir pour ajuster les choses, les organiser d’après les modèles qu’il a contemplés. Et c’est cela, justement, le travail des Initiés : dans leurs méditations, leurs contemplations, ils arrivent à saisir, à capter cette perfection qui est en haut, et ils s’efforcent ensuite de la reproduire ici, sur la Terre.



Mais excepté dans les Ecole initiatiques, les humains, qui ne connaissent pas cette méthode, ne sont pas habitués à quitter la terre pour contempler un monde supérieur, c’est pourquoi ils ont fini par faire de la terre quelque chose d’affreux.

La médiation, la contemplation n’ont pas d’autre but que de permettre à l’homme d’atteindre un niveau de conscience supérieur qui influencera ensuite ses goûts, ses jugements, ses attitudes. Seulement, il faut savoir comment méditer, comment contempler et sur quel sujet. Beaucoup de gens méditent, mais sur les sujets les plus prosaïques : comment arranger leurs affaires, comment gagner de l’argent, comment embrasser telle femme… "Qu’est-ce que tu fais ? – Je médite". Sur quoi il médite, Dieu seul le sait. Le chat aussi médite, il médite sur les moyens d’attraper la souris. Il y a méditation et méditation… Et puisqu’avec toutes les méditations, les humains sont encore en train de patauger dans les mêmes faiblesses, les mêmes vices, les mêmes grossièretés, c’est qu’ils ne connaissent pas encore le secret de la véritable méditation.

La véritable méditation, c’est d’abord de s’élever jusqu’à un monde qui vous dépasse, d’être émerveillé devant lui et de refléter ensuite cet émerveillement. Is après une méditation, vous restez froid, terne, sans inspiration, c’est raté. Une méditation doit changer au moins votre regard, votre sourire, vos gestes, votre démarche, y ajouter quelque chose de nouveau, de plus subtil… au moins une particule qui vibre en harmonie avec le monde divin. Voilà les critères pour savoir si on a bien médité ou non.

La méditation, c’est d’abord le choix par l’intellect d’un sujet élevé sur lequel vous vous concentrez. Après un moment vous pouvez abandonner cette concentration, pour contempler seulement la beauté que vous êtes parvenu à atteindre, vous laisser imprégné par elle. Et enfin, si vous le pouvez, vous vous identifiez à cette beauté. La première étape est donc la concentration et la médiation ; puis vient la contemplation ; vous vous arrêtez sur une image parfaite, vous vous abreuvez à cette image, vous vous réjouissez d’elle, vous êtes heureux.

Enfin, vous vous identifiez à elle, et c’est la plénitude. Voilà des méthodes utiles, magnifiques ; quand vous les connaissez, vous pouvez obtenir de grands résultats. Sinon, toute vote vie passera inutilement ; vous vous imaginez que vous avez déjà réalisé quelque chose, alors qu’en réalité, vous n’aurez rien fait du tout.

C’est d’après ces méthodes que travaillaient les grands génies du passé ; les peintres, les sculpteurs, les musiciens, les poètes et c’est pourquoi ils ont donné des chefs-d’œuvre à l’humanité.

Avant de se mettre au travail, ils se recueillaient, méditaient et demandaient le bénédiction du Ciel…


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Les conseils d’Omraam Mikhaël Aïvanhov
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