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jeudi 16 octobre 2014

L’amour Cosmique

 : Conférence de congrès du Maître Peter Deunov
tenue le 24 août 1919 à Véliko Tirnovo




En entendant l’expression « Amour Cosmique », de prime abord vous pouvez la trouver bizarre et vous demander comment l’amour pourrait-il être cosmique ? – C’est possible. J’emploie ce mot dans un sens très large. J’emploie le mot “ Amour ” dans le sens d’énergie qui sort du centre de l’Univers et va vers la périphérie, et j’emploie l’expression “ action d’Aimer” dans le sens d’énergie qui vient de la périphérie et va vers le centre de la Création. J’appelle Amour – un processus créateur et l’action d’Aimer, qui va du bas vers le haut, un processus constructeur. Quand nous parlons de culture, de vie sociale, politique et spirituelle, je sous-entends l’action d’Aimer, manifestée dans sa sublime activité, c.à.d. elle présente un processus conscient qui se réalise individuellement dans l’Univers.


Je vous prierai d’oublier un instant vos conceptions, quelles qu’elles soient, et de réfléchir avec moi, sans critiquer. Si vous voulez en bénéficier, mettez-vous à la place de la photographie qui perçoit les images telles qu’elles sont, et ensuite critiquez. Si vous vous situez préalablement sur un terrain critique, vous percevrez les choses d’une manière erronée d’où la critique irraisonnée.


Je parle de l’action d’Aimer parce qu’elle est un élément nécessaire pour chacun de vous. Celui qui veut être en bonne santé et heureux, doit comprendre la force intérieure de l’action d’Aimer. Beaucoup parlent d’Amour et d’action d’Aimer et les confondent. L’Amour crée, l’action d’Aimer construit. Mais il y a aussi un grand nombre de cas où l’Amour détruit. Le chat mange la souris, poussé par l’amour, parce que c’est sa manière de comprendre et de manifester le processus de l’Amour. Et vous savez bien comment il la mange – il n’enlève pas sa peau, il ne jette pas ses impuretés mais il l’engloutit entièrement. Et nous sommes très étonnés de voir que le chat, qui est un modèle de propreté et qui est très raffiné dans ce sens, ne sait pas comment manger. Beaucoup de gens ont l’habitude du chat, ils ne savent pas comment manger. Quand quelqu’un avale dans son esprit une pensée avec toutes ses impuretés – avec la peau, les tripes, l’estomac etc., cela montre qu’il ne sait pas comment se nourrir. Cet homme a la gourmandise et l’amour du chat. Et nous, quand nous tuons et mangeons les animaux, nous exprimons notre amour envers eux. Et si les animaux nous demandaient pourquoi nous les tuons et les mangeons, nous devrions leur répondre que nous faisons cela par grand amour envers eux – que nous voulons les mettre en nous et ne pas les regarder uniquement de l’extérieur.


 L’Amour dit : “ Je ne reconnais aucune autre existence, sauf la mienne et chaque autre être qui se trouve en dehors de moi, doit entrer en moi. ”. C’est de cette façon que les anciens comprenaient l’Amour, c’est comme cela que le comprend la nouvelle génération. Si nous l’avons compris d’une autre façon, nous pensons que nous tomberons dans une contradiction.

Dans le monde contemporain social, politique et spirituel, tous souffrent d’un Amour trop abondant et tous en ont assez. Simplement dit, voilà de quoi il s’agit : si une femme a beaucoup de laine qu’elle ne tisse pas, cette laine commence à sentir mauvais. Et moi, je dis : c’est son Amour qui a commencé à sentir mauvais. Elle doit trouver le processus de l’action d’Aimer : commencer à laver, peigner, filer et tisser la laine.


Vous pouvez avoir beaucoup de laine comme cette femme, vous pouvez être de riches commerçants, des philosophes, des savants, des prédicateurs. Tout cela est bien, mais si vous ne filez pas et ne tissez pas vos connaissances, je vous dirai que vous êtes des prédicateurs de laine, des commerçants de laine, des philosophes de laine, des savants de laine etc. Vous n’avez que de la laine non filée. Il faut que la laine soit filée et elle sera filée au moment où viendra ce grand processus de l’Amour Cosmique et quand la Force Cosmique s’éveillera en nous, ou comme les philosophes modernes disent, quand la Conscience Suprême s’éveillera en nous et quand nous aurons compris que nous devons travailler pour le bien commun de toute l’humanité, de tous les êtres vivants, que nous les voyons ou non.


Vous direz que ma pensée est un peu bizarre. C’est vrai, elle est bizarre mais toutes les choses bizarres ne sont pas forcément fausses, et toutes les choses communes et connues ne sont pas forcément vraies. Pour éclaircir ma pensée, je me servirai d’une image. Dans le passé, au siècle d’or de la culture humaine, à l’époque de la Première race des Dieux, il y avait un grand sage. Un disciple est venu auprès de lui avec la demande suivante : “ Je voudrais que tu m’apprennes l’un des grands secrets de l’Existence, et notamment –“ être en mesure de me transformer dans n’importe quelle forme : augmenter ma taille – devenir grand comme le soleil, remplir tout l’espace et de cette manière être visible pour tous ”. Le sage a dit à son disciple : “ Que ta volonté soit faite ! » Le disciple s’est beaucoup réjoui et il a dit : “ J’ai enfin appris ce grand secret comment être visible pour tous et maintenant je serai l’être le plus heureux du monde ”. Mais il avait oublié de demander à son maître comment diminuer sa taille quand il en aurait envie. Il est devenu vraiment grand, tout le monde le voyait, mais il ne pouvait pas communiquer avec les autres, il ne les voyait pas parce qu’il était beaucoup plus grand qu’eux, il ne pouvait pas parler avec eux, c’est pourquoi il était toujours seul et il se sentait solitaire. Tout le monde le trouvait extrêmement grand et beaucoup de savants, de philosophes, d’astronomes ont commencé à l’étudier et chercher les raisons pour lesquelles la Nature l’avait fait si grand. On a créé de nombreuses théories et des légendes sur son origine. Le grand sage, son maître, a tout simplement dit : “La cause de cette taille n’est rien d’autre que le désir du disciple d’être grand pour que tout le monde le voie. Et j’ai exaucé son désir ”.


Un autre disciple est allé auprès de ce sage et lui a dit : « Maître, je voudrais que tu m’apprennes le secret de diminuer ma taille de telle façon que personne au monde ne me voie. » Le sage a également exaucé son désir et le disciple est devenu très petit et invisible. Mais lui aussi, tout comme le premier, avait oublié de demander comment reprendre sa taille initiale, parce qu’après être devenu invisible et après être descendu dans les plus grandes profondeurs de l’Univers, au moment où il l’a voulu, il n’a pas pu revenir en arrière.


Ces deux disciples représentent les deux pôles opposés du monde – l’un forme les grands mondes, l’autre – les petits, c.à.d. les microbes qui se blottissent partout, invisibles et tourmentant aujourd’hui les gens.


Dans un certain temps un autre disciple est venu auprès du sage et lui a dit : « Maître, je voudrais que tu m’apprennes les propriétés de la Lumière et de la Chaleur, comment devenir en même temps visible comme la Lumière et invisible comme la Chaleur. Visible comme la Lumière pour éclairer les grands mondes, et invisible comme la Chaleur, pour réchauffer même les plus petites créatures vivantes là-bas sur la Terre » Le Maître lui a dit : « Que ta volonté soit faite ! »


Donc, dans le monde contemporain il y a trois processus qui agissent simultanément.
Selon l’un des processus, certains veulent s’enrichir, devenir savants, philosophes, ministres, généraux, créer un Etat. Nous appelons ces gens-là grands, parce qu’ils ont appris l’art de devenir grands. Ils apprennent le secret d’augmenter leur taille, d’attirer tous les gens, toute la société autour d’eux-mêmes mais ils n’ont pas appris la chose principale – l’art d’organiser les gens, les sociétés en tant qu’unités conscientes. L’aimant attire lui aussi les copeaux de métal; mais il ne sait pas comment les organiser. Organiser ne signifie pas éduquer; former ne signifie pas apprendre la loi de l’action d’Aimer.


Par conséquent, quand nous parlons de Lumière, nous sous-entendons un processus où l’esprit humain s’élargit et acquiert une conscience de soi intérieure; et la Chaleur signifie un processus de compression, de construction intérieure. La Lumière est un processus qui va du centre vers la périphérie et la Chaleur – un processus qui vient de la périphérie vers le centre. J’appelle la Lumière le sang artériel et la Chaleur – le sang veineux. Voilà pourquoi quand l’action d’Aimer passe par le cœur d’un homme, comme elle représente le sang veineux, elle absorbe et rejette toutes les impuretés. Voilà pourquoi on dit que l’Amour cosmique guérit. La Lumière et la Chaleur, c.à.d. le sang veineux et artériel dans le corps humain s’échangent tout le temps et grâce à ces deux processus le corps humain a été crée et construit. Ces deux courants et ces deux processus se trouvent partout : on les trouve dans l’esprit, dans le cœur et dans l’âme de chaque homme. Donc, pour étudier la Vie, il faut l’étudier de la façon dont la nature l’a créée et non telle que nous la voyons maintenant.


Les gens contemporains peuvent discuter si l’âme existe ou non; c’est une question de compréhension. Si l’homme a une conscience, il a aussi une âme, s’il pense, il a un intellect, s’il a des sentiments, il a un cœur. Pouvez-vous voir un objet qui fond sans penser à la Chaleur ? Pouvez-vous voir un objet illuminé sans penser à la Lumière ? Nos illusions sont dues à des ombres qui sont jetées sur nous, voilà pourquoi nous devons jeter plus de Lumière et de Chaleur sur nous-mêmes pour rendre le progrès visible.

Pour vous éclaircir cette grande pensée, je me servirai d’une histoire occulte. Si je vous parle d’une manière philosophique, le sujet ne sera pas intéressant pour vous. Je voudrais rendre la Vérité accessible à vos esprits, c’est pourquoi je me servirai de la langue dont nous disposons. Dans ce royaume de l’antiquité que j’ai mentionné auparavant, le roi avait deux jeunes filles dont l’une était très jolie. Un jour elle est allée auprès du Grand Maître de la Sagesse et lui a dit : « Maître, je voudrais que tu me rendes si jolie que quiconque passe près de moi en soit envoûté; si douce que quiconque me voit, n’ait plus envie de me quitter. En même temps je voudrais que ma sœur soit privée de ces qualités; que personne ne l’aime et qu’elle reste tout le temps à la maison pour ne pas m’ennuyer.» Le sage lui a répondu : « Que ta volonté soit faite ! » Cette fille de roi est montée sur un cheval, elle a regardé fièrement autour d’elle et a dit : « Je suis la fille du roi ! » Tous se réunissaient autour d’elle : des gens, des chevaux, des bœufs, des mouches – tout ce qu’elle rencontrait sur son chemin. Les chevaux étaient si nombreux qu’ils ont commencé à se donner des coups de pied et à se quereller qui sera plus près d’elle, ce qui a fait lever beaucoup de poussière.


 Les bœufs ont commencé à se donner des coups de cornes et à se battre qui sera plus près d’elle. Les abeilles ainsi que les guêpes ont commencé à se piquer. Un grand bruit s’est levé et un combat s’est déchaîné et les animaux sont tombés morts par terre l’un après l’autre. En regardant tout cela la fille du roi a compris qu’elle concevait d’une manière erronée la Vie dans l’Univers, elle ne savait plus où se mettre, elle est allée chez sa sœur et lui a dit : « Ma sœur, aide-moi, car j’ai commis un grand crime ! »

Je vous demande : si une fille du roi vient auprès de vous et provoque tant de coups de pied et de bagarres entre vous et si tout le monde se prend par les cheveux et commence à se battre, est-ce que cette fille du roi sera le sens de votre vie ? – Non. Si vous êtes partagés et vous ne pouvez pas trouver le sens de la Vie, vous chercherez la cause dans le fait que vous avez négligé votre âme. La jolie fille du roi, c’est notre corps, pour lequel nous nous sacrifions tous dans notre vie. Philosophes, écrivains, politiciens, prédicateurs, tout le monde ne vit que pour son corps, parce que pour nous, la chose la plus importante est de satisfaire notre corps – qu’est-ce que nous allons manger ou boire, comment sera préparé le repas et de quoi, de viande ou de végétaux, rôti ou bouilli etc. au nom de quoi nous organisons des banquets et nous disons «c’est la philosophie de la vie ! » Je vous réponds : c’est la philosophie de l’estomac. Vous dites : « Améliorons la vie sociale » vous voulez dire améliorer votre estomac social. Si votre estomac est dérangé, la vie économique ou politique est également dérangée. Demandez à un médecin si quelqu’un dont l’estomac est dérangé a la possibilité de philosopher et de faire de la politique.


Il y a quelques années, en rentrant de Kniajevo, j’ai vu un banquier dans le tramway et je l’ai entendu se plaindre à l’un de ses amis que depuis un certain temps, on ne lui donnait rien à manger sauf boire un peu de lait. Son camarade lui demandait :


— Mais pourquoi tout cela ? C’est toi qui es le maître de toi-même !
— Oui, mais mon estomac est dérangé.
— Alors, tu en subiras les conséquences.


En ayant mal à l’estomac, il cède devant toute autre philosophie. C’est l’estomac qui gère les sentiments et les actions de la plupart des gens.




L’Amour cosmique est une grande Loi qui distribue les activités de toutes les forces dans notre conscience d’une manière si harmonieuse qu’elle procure de la nourriture appropriée nécessaire à chaque chose qu’elle crée : à l’esprit – les pensées appropriées, au cœur – les désirs appropriés, à la volonté – les actions appropriées. Mais ce n’est que la mère qui peut enseigner l’action d’Aimer : Quand la mère construit l’organisme de son enfant, elle lui procure de l’amour grâce à son amour désintéressé. Ce n’est que celui qui se sacrifie, qui vit, parce qu’il éprouve de la joie qui le ranime. Beaucoup de Bulgares riches des époques passées ne sont plus vivants dans la mémoire nationale mais Botev, Rakovski et d’autres qui se sont sacrifiés, ont survécu dans la mémoire nationale, parce qu’ils ont appris la loi du sacrifice. Mais certains vont objecter : “Oui, mais Botev n’était pas croyant ”. Il est peu important si quelqu’un ne croit pas comme nous; ce qui importe c’est s’il a compris et a appliqué la loi du sacrifice pour son prochain. C’est ce qui est important et nécessaire pour notre évolution ultérieure. Quand on me dit d’une personne qu’elle ne croit pas, qu’elle a des conceptions excentriques, je demande si ses conceptions l’élèvent, si elles élèvent la société. Si oui, c’est sans importance qu’elle passe aux yeux des gens comme non croyante.


Si je porte une bougie allumée, et un autre porte une bougie non allumée, je vous demande lequel des deux est dans la vraie foi. Ce sont ceux qui portent une bougie allumée qui sont de vrais croyants. Quand vous voyez quelqu’un qui porte une bougie non allumée, dites-lui d’allumer sa bougie; alors il sera un vrai croyant.


Je dis aux prêtres, aux prédicateurs, aux citoyens, aux socialistes, aux communistes, à tous d’allumer leur bougie pour être de vrais croyants. Allumez vos bougies tous, du plus grand au plus petit, pour qu’il ne reste personne avec une bougie non allumée, parce que le monde a besoin de Lumière ! Quand la Lumière se met à briller, la Chaleur va pénétrer le cœur et toute la haine qui existe maintenant ainsi que le désir de devenir petit ou grand disparaîtront.


Dans la Conscience cosmique, nous résolvons le problème non pas du point de vue d’un peuple, mais du point de vue d’une grande loi qui donne de l’élan et du sens à notre vie. Chaque père, chaque maître qui éduque des enfants doit appliquer d’une manière réussie les nouvelles méthodes d’éducation et de formation pour pouvoir aider ses descendants. Les parents qui envoient leurs enfants à l’école, les envoient non seulement pour qu’ils acquièrent des connaissances, mais aussi pour qu’ils puissent appliquer ces connaissances dans la vie. Les instituteurs doivent d’abord enseigner à leurs enfants comment manger, que manger, quelles sont les qualités et les propriétés de la nourriture, quels sont les aliments les plus utiles pour la santé; après ils doivent leur apprendre comment respirer pour pouvoir prendre de l’air pur. Sous le mot “ air ”, je comprends toutes les pensées, quelles qu’elles soient, à condition qu’elles apportent des motivations et des impulsions nobles pour l’âme humaine. Ne pensez pas que j’ai envie de faire de vous de véritables croyants. Vous avez la liberté de penser et d’agir comme vous voulez. Je ne voudrais que vous donner de nouvelles méthodes dans la Vie afin que vous ne vous trouviez pas un jour dans une situation équivoque.


Je compare la situation où se trouve la société contemporaine à la situation d’une chenille qui se nourrit de feuilles. Mais le moment est venu où la chenille se métamorphose en papillon. Alors comment va-t-il se nourrir ? – Il ne se nourrira pas de feuilles, il apprendra à utiliser ses ailes pour s’envoler et aller prendre de la sève des fleurs. La société contemporaine selon la loi de l’évolution passe d’un état à un autre. Ne pensez pas que vous vivrez comme vous avez vécu jusqu’à présent. Non, Dieu vous a déjà privé des feuilles – c’est ce qui est écrit dans la Loi Divine. Dieu ne permet plus que vous vous nourrissiez de feuilles quand la période des papillons est venue pour vous – vous allez voler et cueillir du nectar, vous devez utiliser votre trompe. En d’autres mots, les gens doivent apprendre à aimer.


Cet enseignement porte la Nouvelle culture qui créera la Nouvelle race dont l’humanité contemporaine n’a même pas idée. Les gens qui viendront seront grands sous tous les aspects : dans la Vertu, la Justice, l’Amour, la Sagesse, la Vérité. Vous ouvrirez vos maisons pour eux, vous resterez sans peur devant eux, il n’y aura pas besoin que des gendarmes et des armées vous protègent; ils ne vous imposeront pas par la force leurs convictions; les contradictions d’aujourd’hui n’existeront plus. Il y aura une Nouvelle culture pendant cette époque. Certains de vous deviendront dignes d’entrer dans cette Culture, d’autres resteront dans la situation des chenilles s’ils gardent l’ancienne mentalité. Je ne vous le reproche pas, mais je vous dis de savoir que c’est une grande loi que la Nature applique sans merci, parce qu’elle est tout à fait juste dans ses actions.


Quand elle met l’homme dans une certaine phase d’évolution, elle veut des résultats et elle ne l’attendra pas, mais c’est lui qui doit l’attendre.


Lorsque je vous parle de cette façon, ne pensez pas que je le fais, poussé par le désir de faire de vous des adeptes de cet Enseignement, mais je vous préviens que vous subirez une grand malheur; que si vous vous trompez et vous restez encore quelques années dans la situation de chenilles, il ne restera plus de feuilles pour vous. Je vous conseille de vous transformer en papillons dix jours plus tôt et de commencer à vous nourrir de la nouvelle façon. Si vous laissez une maladie se développer trop et que tout votre sang s’empoisonne, que dira le docteur ? – “ C’est trop tard, il fallait que vous m’appeliez plus tôt. “ Beaucoup de politiciens occupent le peuple bulgare de ce dont il n’a pas besoin à cet instant. Rendez-vous compte que chaque peuple a une mission prédestinée et s’il ne l’accomplit pas comme il faut, il est perdu – rien ne peut le sauver. Chaque individu a également une mission déterminée. Vous m’objecterez » : Si nous récupérons la Macédoine, la Thrace, la Dobroudja, nous n’avons besoin de rien d’autre. ”Non, des gens, des gens sont nécessaires pour gouverner de la manière correcte ce peuple ! Si je vous parle de cette manière cela ne veut pas dire que vous devez vous précipiter à devenir membre d’un certain parti. J’ai un point de vue assez large de la vie. Pour moi la vie humaine et la vie sociale représentent un grand arbre et cet arbre, est-ce qu’il a une seule feuille, une seule fleur ? – Non, des milliers de rameaux, grands et petits; des milliers de feuilles, grandes et petites, des milliers de fleurs, grandes et petites; ainsi que des milliers de fruits. Si j’avais le temps, je vous parlerais en détails à quoi ressemble chaque parti. Chaque parti avec ses idées et ses désirs correspond à un rameau, une feuille et un fruit d’un grand arbre. Combien de temps peut vivre une feuille de cet arbre si elle n’est pas à la branche de l’arbre ? L’automne arrive, elle sèche; ou le vent souffle et l’emporte. C’est vrai que les feuilles tombées ressuscitent, mais elles vivent déjà en fonction de la force du vent : si le vent souffle – elles bougent.


Je vous demande maintenant comment vous voulez vivre – en haut sur l’arbre ou en bas sur la terre ? On dit de quelqu’un : “ Cet homme vit ”. Il vit, mais en bas sur la terre et selon la volonté du vent. L’homme qui a de la Vie en lui-même est toujours jovial. Quand quelqu’un dit qu’il se sent indisposé, cela signifie qu’il est tombé en bas de l’arbre. Il est tombé pour se rénover, pour qu’on suce ses sèves des racines de l’arbre et pour qu’il se réincarne de nouveau en une nouvelle jeune feuille. C’est la réincarnation dont certains sont gênés et qu’ils contestent. Le Christ a dit : “ Si vous ne naissez pas de nouveau, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ”. Cela veut dire : si vous ne vous réincarnez pas, vous n’entrerez pas dans la Nouvelle culture, vous ne deviendrez pas membres de cette grande Race qui apporte des conditions pour le développement et la vie de tous. Le Royaume de Dieu est dans cette Culture. Dans ce Royaume il n’y a pas de morts, de services funèbres, de monuments, et tout le monde est joyeux. Tous les hommes comme Païsii, comme Botev et d’autres grands hommes apparaîtront dans cette nouvelle culture, apporteront de nouvelles idées, seront les messagers du nouvel enseignement.


On dit : “ Botev n’est plus mais son esprit est ici ”. Où est son esprit ? Qu’est-ce qu’on doit comprendre en disant “ esprit » ? On connaît la loi principale de Lavoisier, que rien ne se perd dans la Nature, voilà pourquoi chaque chose qui s’est manifestée, vit. Certaines choses peuvent se manifester pour quelqu’un et rester invisibles pour un autre, mais si je ne vois pas une chose, est-ce que cela signifie que cette chose n’existe pas ? Un grand nombre de théologiens, de philosophes étudient cette question assez abstraite : est-ce que Dieu existe ou non ? Pour moi Dieu existe, Il est l’action d’Aimer que je vois partout et que je comprends très bien. Non seulement moi, mais tous ceux qui servent Dieu, le voient quotidiennement et discutent avec Lui.


Ce Dieu vit en nous. Il n’y a pas d’homme où Dieu n’habite pas. Il ne faut pas que vous disiez rien du mal de moi, ni moi de vous, parce qu’en moi et en vous habite Dieu, contre Lequel on ne peut pas dire du mal. Le fait de venir m’écouter, montre que Dieu est venu avec vous.


Ce dont je vous parle n’est pas quelque chose de nouveau, vous l’avez en vous-même depuis des siècles. Certains disent » : Monsieur Deunov prêche un nouvel enseignement ”. Il n’est nouveau que pour l’époque où il se manifeste. Je voyage par exemple, en un train de Sofia à Tirnovo et les objets passent vite devant mes yeux. Certains restent dans le passé, d’autres sont réels et d’autres sont dans le futur. Est-ce que ces objets n’existent pas simultanément ? Voilà pourquoi le passé, le présent et le futur existent simultanément et présentent une réalité dans le monde. Ceux qui sont décédés, ceux qui vivent maintenant, et ceux qui viendront dans le futur, sont également une réalité. Je laisserai cette question, vous avez 350 000 années pour la résoudre. Je viendrai après cette période et je verrai si vous l’avez résolue. Nous ne la résoudrons pas maintenant, parce qu’elle n’est pas de notre temps et elle exige beaucoup de milliers d’années pour être résolue.


Les problèmes de notre temps sont que les gens maintenant manquent de pain, de bois, de sel, de sucre, de logements hygiéniques etc. Pour que les gens soient satisfaits et qu’on rende raisonnables les autres, certains raisonnent qu’il faut faire pendre les coupables, battre les femmes qui sèment la discorde et créent d’autres problèmes, déclarer la guerre aux ennemis pour les venger. Est-ce que les femmes n’étaient pas battues jusqu’à présent ? Est-ce qu’il n’y avait pas de massacres, de potences, de guerres ? – “ Changeons les juges ”. – Pensez-vous que les nouveaux juges seront meilleurs ? Il y a une autre chose qui cloche. Si je m’enivre et que je vois les choses d’une manière différente, c’est parce que mon propre monde est grisé, et non parce que tout dans le monde marche dans mes pas. Nous ressemblons à ce Bulgare, Ivan, qui est allé rendre visite à une famille où on lui avait proposé de la boisson. Il a bu autant qu’il a pu, mais à un moment donné, on a commencé à le forcer à boire à la santé de la mère, du fils aîné, de la fille aînée. Alors Ivan a bu à la santé de tous et il s’est enivré à tel point qu’il est allé avec peine jusqu’à la fontaine pour donner à boire à son cheval. Quand son cheval a étanché sa soif, il s’est arrêté, Ivan a insisté : “Bois à ma santé ! ” Mais le cheval s’est écarté et se tenait de côté. Alors Ivan lui a dit : “ Tu comprends mieux la vie que moi. Tu ne bois pas à la santé de qui que ce soit plus qu’il est nécessaire ”. Nous faisons comme Ivan : Nous nous réunissons pour faire la fête, et nous buvons soit pour le bien d’un parti, soit pour le bien d’une organisation de femmes ou pour le bien des femmes etc. Nous faisons des compromis plusieurs fois jusqu’au moment où nous commençons à ressembler à Ivan le soûlard et puis, nous disons que nous n’avons rien compris.


L’Homme contemporain doit comprendre ses tâches envers la société pour la servir convenablement. Quand on demande à quelqu’un “ Es-tu Bulgare ”, il répond : “ Oui, parce que je parle la même langue que tous les Bulgares et je pratique la même religion qu’eux ”. On ne reconnaît pas le Bulgare de cette manière. D’après moi, il faut qu’il soit honnête et équitable, intelligent et bon. S’il possède ces quatre qualités, il est Bulgare. S’il ne les possède pas, il n’est pas Bulgare. Quelqu’un dit “ Il est prêtre "Je demande : Est-il honnête, équitable, intelligent, bon ? S’il possède ces quatre qualités, il est prêtre. Il se peut que quelqu’un soit avocat, mère, père, professeur ou n’importe qui d’autre; il doit s’accorder à ces quatre qualités. Elles sont une nécessité absolue dans la vie sociale. Je voudrais que tous les Bulgares possèdent ces qualités et si c’est le cas, je les féliciterai. Que tous soient habillés à l’intérieur et à l’extérieur de couleurs claires – propres de corps et d’esprit, comme la Nature pare les fleurs de couleurs différentes et de pureté. Je vous ai dit : nous devons être honnêtes et équitables, intelligents et bons dans le plein sens du mot – notamment dans l’âme, l’intellect, l’esprit et la force. Nous devons avoir une grande envie de nous aider l’un l’autre.


Vous pouvez toujours avoir en vous-mêmes de l’Amour cosmique. Vous êtes malheureux, votre enfant est mort ou vous avez perdu votre fortune. Pourquoi êtes-vous malheureux ? – Parce que l’Amour cosmique ne travaille pas en vous.

Quelqu’un est devenu fou, un autre s’est découragé. Pourquoi ? – Parce qu’ils ont perdu l’Amour cosmique. Quand cet amour vient en nous, nous devenons puissants et nous pouvons tout faire. L’homme dans lequel il agit, ne se décourage pas, mais il dit que tous les échecs, tous les malheurs sont des ombres dans la Vie. Ne craignez pas ces ombres. Je compare les malheurs dans la Vie à l’image suivante : imaginez un grand arbre avec des milliers de feuilles qui vivent tranquillement. Un orage se lève et les feuilles commencent à se bousculer et à se quereller : “ Pourquoi tu es si grossier et tu me pousses ? ” Quand l’orage passe, ils commencent à vivre de nouveau en paix. Dans ce cas la cause pour leur querelle est extérieure. Si cet arbre comprenait la grande loi de l’Amour cosmique d’éviter la querelle, il se serait transformé progressivement en animal; et si l’animal comprenait l’Amour cosmique, il se serait transformé en homme, l’homme – en ange. Et quand l’homme s’habille de cette forme plus élevée, il pourrait maîtriser les forces naturelles et surmonter tous les malheurs. Vous devez apprendre cette loi en imitant vos jeunes enfants. Que font-ils quand ils veulent quelque chose de leur maman ? – Ils l’étreignent, ils commencent à la caresser, à l’embrasser et ils disent tendrement : “ maman ! ”et que signifie cette étreinte ? –L’enfant introduit en elle son amour avec la main gauche et son esprit – avec la main droite. De cette façon, il introduit dans sa mère sa force et elle est prête à tout faire pour lui. C’est pourquoi les enfants sont aimés. Les adultes disent : “ Si j’embrasse, est-ce que je n’attraperai pas une maladie ? ” Les enfants ne philosophent pas trop; s’ils doivent embrasser quelqu’un, ils l’embrassent et c’est tout. Si mon baiser est à même de guérir quelqu’un, je l’embrasserai. S’il ne peut pas faire cela, je ne l’embrasserai pas. Chaque baiser doit apporter avec soi-même un certain bien.


Quand quelqu’un rend visite à une personne, il ne doit pas y aller les mains vides mais avec un cadeau. Quand vous allez chez une femme pauvre, n’emplissez pas votre bourse de billets mais remplissez votre sac de pain et de fruits. Les associations caritatives doivent faire de même. Et maintenant il y a des gens qui collectent de l’argent ici et là et en font des activités charitables. Non, mon cher ami, il ne faut pas être généreux du bien d’autrui, on ne peut pas vivre avec ce qui appartient à autrui à l’époque de la nouvelle culture. Les associations caritatives distribuent de l’argent aux pauvres et puis elles veulent qu’on paie leur travail. Non, il ne faut rien payer. Quand je sers je dois servir avec Amour. Quand vous viendrez chez moi, je vous accueillerai bien, je vous donnerai à manger, je vous laverai les mains et les pieds, je vous donnerai tout ce dont vous avez besoin, je vous rendrai tous les services comme je le ferai pour un ami. C’est ce qu’exige la Nouvelle culture. Et maintenant, quand quelqu’un voyage, il rend visite à un ami pour une journée, mais après il doit descendre à l’hôtel. Les Turcs disent « Han eri, baba eri » Les hôteliers sont des gens bien, ils occupent une position plus élevée que les gens ordinaires. Au début ils sont très gentils, mais dès que tu quittes l’hôtel, ils t’attrapent et te disent : “ Tu dois payer ”. Savez-vous dans quelle situation sommes-nous, les gens contemporains ? Je vous donnerai un exemple. Un derviche est allé aux bains, il s’est bien baigné et en quittant le bain, il voit qu’il n’a pas d’argent en poche pour payer. Alors il s’est adressé au propriétaire du bain, en lui disant “ merci ” et il est parti.


— Attends, et l’argent ? lui a demandé le propriétaire du bain.
— Je n’en ai pas.
— Alors pourquoi es-tu venu ?


Le derviche a été très embarrassé et il a dirigé sa pensée vers Dieu et il a dit :
— Mon Dieu ! Donne-moi de l’argent ou démolis ce bain.


A ce moment on a entendu un grand bruit. Le bain s’est écroulé et le propriétaire a accouru pour voir ce qui se passe. Le derviche est parti tranquillement. En poursuivant son chemin, il a vu un imam en train de prier et il lui a dit :

— Je sais que tu pries pour demander de l’argent.
La société contemporaine souffre toujours du désir d’avoir beaucoup d’argent. En ce moment on a imprimé un très grand nombre de billets mais où est l’effectif ? Il faut un effectif de cet argent. Ce que la Nature produit est un effectif. S’il y a du blé, des fruits, des pommes de terre – c’est de la culture. Sans eux, il n’y a pas de culture. La culture est conditionnée par l’Amour cosmique venant d’en haut. Ne pensez pas que le Soleil et les autres planètes ne prennent pas part à notre vie. Le Soleil s’intéresse à nous et envoie chaque année un crédit de milliards en Bulgarie. Si vous allez sur le Soleil, vous verrez que ses habitants ont beaucoup de milliards d’énergie pour la culture de la Bulgarie, pour l’Amour cosmique, pour des croyances religieuses et pour l’élévation spirituelle sur le chemin de la Vérité. Et maintenant en observant le Soleil avec le télescope, nous disons : “ Le Soleil est du feu ”. Je le conteste parce que le feu est une énergie faible. Sur le Soleil il y a de l’énergie, mais elle n’est pas de feu. Le Soleil est quelque chose de plus puissant qu’on ne peut exprimer avec des mots. Il n’est pas un corps brûlant mais un corps d’énergie puissante. Je ne m’arrêterai pas sur le côté intérieur de cette énergie à expliquer comment elle s’est développée etc. Aussi me croirez-vous, si je vous dis quelque chose du Soleil qui est à une si grande distance de nous ? Vous ne croyez pas en ma sincérité. Vous vous demandez si je n’ai pas d’arrière-pensées et alors comment croirez-vous ce que je vous dirai du Soleil ? On voit bien que le Soleil est bien disposé envers nous, par l’énergie qu’il envoie sur la Terre, par les bontés qu’il nous prépare quotidiennement, parce que sans cette énergie la vie est inconcevable. L’Energie solaire est vivante, consciencieuse. Si nous nous mettons à réfléchir comme elle, nous aspirerons cette énergie et elle produira en nous un processus d’évolution conscient et correct.




Donc, l’Amour cosmique dit : « Travaille pour ton cœur et plantes-y de bons désirs parce que chaque bon désir donne un bon fruit. Plante dans ton esprit de bonnes pensées parce que chaque bonne pensée est un arbre fruitier. Plante de bonnes actions avec ta volonté parce que chaque bonne action est un arbre fruitier ». L’Amour cosmique dit encore : « Ne doute pas de toi, parce que chaque doute est de la lèpre ».

L’Amour cosmique conclut : “ Sois courageux et décisif dans la Vie et dans les luttes qui apparaissent. Ne considère pas la lutte comme un malheur mais comme un processus de travail. Essaie de comprendre le sens intérieur de la Vie, de trouver ces lois selon lesquelles le corps est construit, les lois auxquelles se soumet l’estomac, les poumons, le cerveau etc., pour pouvoir les organiser correctement ”.


Nous devons avoir les conditions convenables pour que l’action d’Aimer se manifeste en nous. Ces conditions, nous les avons dans la Vie, elles nous sont données. Si nous ne les utilisons pas, nous ne pourrons pas nous délivrer des conséquences négatives. Les souffrances montrent que nous avons perdu l’énergie de notre vie. Nous souffrirons jusqu’au moment où l’équilibre perdu sera restauré.


Je vous donnerai un exemple qui montre que notre foi ou notre incroyance produisent deux résultats contraires. Un grand peintre a vécu à Rome. Il a décidé de dessiner l’image idéale du Christ. Il est parti se promener dans la ville pour trouver quelqu’un qui puisse exprimer cette idée. Il a trouvé un jeune homme qui avait vingt-deux, vingt-trois ans et il a commencé à le dessiner. L’image est devenue très réussie. Trois ou quatre ans après, le peintre a décidé de dessiner Judas Iscariote. Il est parti de nouveau à travers la ville chercher le modèle convenable. Il l’a trouvé enfin et il lui a proposé de le dessiner comme Judas. Le jeune homme, étonné, s’est adressé au peintre et lui a dit : “Monsieur, il y a une chose bien étrange dans tout cela. Il y a quatre ans, vous m’avez appelé pour poser pour que vous dessiniez le Christ et maintenant vous voulez que je vous serve de modèle pour Judas ”. Les dernières années ce jeune homme avait vécu une vie si vicieuse qu’il a tellement déformé son image et le peintre n’avait pu le reconnaître. Oui, l’homme peut être simultanément le Christ et Judas quant à soi-même et à son peuple. Nous créons notre caractère et nous devons être maîtres de nous-mêmes et ne pas attendre le salut de dehors. Le salut est à l’intérieur de nous-mêmes. Il n’est rien d’autre que le triomphe sur le mal qui nous décourage et empêche notre élévation spirituelle.


Ce sont les mères qui recrutent les membres des couches et milieux différents. J’ai déjà dit : pendant que la mère est enceinte, pendant que l’enfant est encore dans son utérus, elle peut créer ce qu’elle veut. C’est elle qui est à l’origine des bons ou méchants membres de la société. Si la mère a conçu et elle ne construit pas avec l’Amour Cosmique, elle ne peut pas créer ce qu’elle désire. Si pendant sa grossesse, elle va aux bals, aux concerts, si elle passe son temps en plaisirs frivoles, elle sera la cause de la création de gens comme Judas et puis elle sera elle-même étonnée de la perversion de son enfant. C’est la mère qui est la cause. Elle n’a pas créé les conditions pour la construction de quelque chose de bien. Si les enfants sont doués et nobles, c’est parce que la mère a bien compris la loi cosmique et a donné la possibilité à l’enfant de l’appliquer. Le caractère et la force se transmettent à l’enfant par le père, et l’intellect – par la mère. L’honnêteté se transmet par le père et l’équité – par la mère. Ce n’est que le père qui peut rendre honnête sa fille ou son fils. Ce n’est que la mère qui peut rendre sa fille ou son fils équitable. Parfois on peut rencontrer des enfants honnêtes et intelligents mais ils ne sont pas équitables et bons. Dans ces cas je dis que l’un des parents a commis une erreur. Si les quatre vertus sont présentes chez un enfant, cela montre que la mère et le père ont travaillé conformément à l’Amour Cosmique et ont transmis ces vertus à son enfant.


L’Amour Cosmique est un atelier parfait et il produit avec ce qu’on lui donne, il filera la laine que vous lui avez donnée et il dit » : J’ai fait fructifié avec ce que vous m’avez donné ”. Pour éclaircir ma pensée, je ferai une comparaison avec l’histoire suivante : Un jeune homme, nommé Stoyan, était au service d’un riche commerçant. Il était honnête mais tout ce qu’il gagnait (soixante léva par mois), il le distribuait aux pauvres. Son maître, en voyant ce que faisait son serviteur le réprimandait et lui conseillait de garder quelque chose pour lui, pour ses vieux jours quand il n’y aura personne qui prenne soin de lui. Stoyan gardait le silence face à ces remarques ou disait » : Dieu est miséricordieux ”. Un jour le maître est tombé dans un sommeil profond et il a eu un rêve très vivant : il se promenait dans un joli endroit et dans la nature splendide il a remarqué une villa magnifique. Il demandé à l’une des personnes présentes à qui appartenait cette villa.


— A ton serviteur – lui a-t-on répondu.
— Mais il est pauvre, d’où a-t-il trouvé autant d’argent pour acheter cette belle villa ?
— C’est vrai qu’il est pauvre mais tout ce qu’il gagne sur la Terre, il l’envoie ici et a construit une belle villa.


En poursuivant sa promenade, il est passé par des endroits plus arides et déserts et il a vu une petite cabane pauvre et il a demandé :


— A qui appartient cette cabane ?
— C’est la tienne, parce que tu n’as rien fait pour les nécessiteux – lui ont-elles répondu.


Cette histoire est véridique dans le sens que tout ce que la mère donne aux enfants dans ce monde, autant elle recevra; et elle construira dans l’autre monde soit une villa soit une petite cabane. Si elle est généreuse dans son amour envers l’enfant, elle aura un palais. Je comprends “ palais ” dans le sens de caractère humain. Si nous introduisons dans le monde contemporain cette nouvelle Loi, beaucoup de malheurs disparaîtront.


Je terminerai ma conférence avec un autre exemple pour souligner ce dont nous avons besoin. A l’époque où la Bulgarie était sous le joug ottoman, un jeune bulgare était apprenti chez un artisan potier. Il avait étudié la poterie pendant beaucoup d’années et en se rendant compte qu’il pouvait travailler seul, il a dit à son maître qu’il voulait travailler à son compte. Son maître a consenti et il a commencé à travailler à son compte. Le Bulgare a commencé son travail. Il a fait des pots, les a séchés au soleil et les a mis enfin dans un four mais quand il les sortait du four, ils se fêlaient. Un jour, il est allé chez son maître et s’est plaint : “ Je ne sais pas ce que je fais mais mes pots se fêlent dès que je les sors du four. ”Le maître lui a dit : “ Je te révélerai le secret mais tu vas travailler avec moi encore pendant trois années ”. Le jeune homme a accepté, mais il suivait ce que faisait son maître et il voyait que quand il sortait le pot du four, il soufflait dans chaque pot “ Hou ! ” Alors le serviteur s’est dit : “ Et moi qui devais travailler encore trois années entières pour un “ hou ! ”.


Vous êtes tous mis dans le four et si le maître vous en sort, aucun dégât ne surviendra mais si un novice vous sort, votre pot va se fêler. Le pot, c’est vous. Le four représente les difficultés. Le maître, c’est votre esprit. Stoyan ou Ivan, c’est votre âme, qui apprend à construire. Par conséquent si vous n’apprenez pas à votre âme de souffler, de serrer les poings, cela ne marchera pas. Serrer les poings, cela veut dire donner la possibilité à votre volonté d’agir suivant toutes les règles de la loi. Que chacun de vous se tienne devant le four et dise au maître : “ Souffle, s’il te plaît ! ”. Le soufflement représente l’Amour. Si on introduit en vous l’Amour Cosmique, votre esprit va transformer votre corps. Alors vous serez des membres dignes de la Nouvelle culture, de la Nouvelle race.



Je voudrais vous féliciter tous en tant que membres de cette Nouvelle culture, en vous souhaitant de la servir avec joie – que vous soyez porteurs et ouvriers de l’Amour Cosmique. Ce n’est que de cette manière qu’un peuple pourra accomplir sa mission. Ce n’est que de cette manière que la Bulgarie pourra s’élever en tant que peuple et état. Soyez convaincus que si vous acceptez l’Amour Cosmique, tout s’arrangera en votre faveur. Rien de mal n’arrivera à la Bulgarie; les changements se produiront sans catastrophes et cataclysmes. Le Nouveau viendra, et l’énergie passera du pot impropre au pot propre. Et nous, en tant que représentants de la Nouvelle culture, nous commencerons à vivre sans haine, sans malice. Que l’action d’Aimer et l’Amour soient les deux étoiles directrices qui dirigent notre vie sur la Terre.

lundi 13 octobre 2014

LA GESTATION La femme, mère de l’enfant





Pour qu’un enfant vienne au monde, il faut que le père donne le germe à la mère et que la mère amène ce germe à maturité. On peut donc dire que le père est créateur et la mère formatrice. Ce germe que donne le père est un résumé, une condensation de sa propre quintessence. Tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il vit s’exprime là, dans le germe.

Je vous ai souvent expliqué comment chaque mouvement de notre vie physique comme de notre vie psychique s’inscrit, s’enregistre en nous, dans les chromosomes de nos cellules. Chaque cellule possède donc une mémoire, et il ne sert à rien de jouer devant les autres la comédie de l’honnêteté, de l’intégrité, de la bonté ; c’est ce qu’on fait loin des regards, ce qu’on sent, ce qu’on pense dans un for intérieur qui s’enregistre et se transmet en héritage de génération en génération. Si ce sont des maladies et des vices qui se sont enregistrés, c’est eux qui se transmettent ; et une fois transmis, allez chercher des pédagogues pour éduquer l’enfant ou des médecins pour le soigner. Rien à faire, c’est trop tard. Tout se transmet, et si cela ne se manifeste pas dans le premier enfant, cela se manifestera dans le deuxième ou dans le troisième. Car la nature est fidèle et véridique ; elle ne fait pousser que les graines qui ont été semées.

C’est donc une erreur de croire que ce que l’homme donne à la femme au moment de la conception est toujours de la même nature. Si un homme n’a jamais travaillé sur lui-même pour s’ennoblir et se purifier, il donnera à la mère le germe d’un être très ordinaire ou même d’un criminel. Prenons un exemple ; vous ne le trouverez peut-être pas très poétique, mais au moins il est clair. La fonction d’un robinet est de donner de l’eau, et cette eau peut être sale ou cristalline. Celui qui entretient continuellement en lui de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, ne peut répandre que de l’eau sale, tandis que celui qui ne cesse de travailler pour le bien, pour la lumière, distribue de l’eau pure, vivifiante. Oui, ne soyez pas étonné ; le germe que l’homme donne à la femme au moment de la conception est différent suivant son degré d’évolution.

Donc, de même que la semence mise en terre porte en elle le projet de ce que sera l’arbre ou la fleur, de même le germe que le père donne à la mère au moment de la conception porte le projet de ce que sera leur enfant, ses facultés, ses dons ou au contraire ses lacunes, ses tares. Quant à la mère, pendant les neuf mois de la gestation, elle apporte les matériaux qui serviront à la réalisation de ce projet, et là aussi je peux vous révéler des choses extrêmement intéressantes et importantes qu’aucun biologiste ne vous révélera, parce que ce n’est pas dans ce domaine que les biologistes font leurs recherches. Moi, je vous parle de processus qui se déroulent dans les plans psychique et spirituel.

Pendant les neuf mois de la gestation, la mère ne travaille pas seulement à former le corps physique de l’enfant mais aussi ses corps subtils ; à son insu elle travaille sur le germe que l’homme lui a donné, créant ainsi les conditions favorables ou non à l’épanouissement des diverses caractéristiques contenues dans ce germe. Ce germe peut être celui d’un être très ordinaire ou bien très évolué, et c’est la mère qui, par son activité psychique, peut favoriser ou au contraire entraver les manifestations des tendances qu’il renferme.

Prenons un exemple. Supposons que le père possède de grandes qualités intellectuelles et spirituelles ; il peut les transmettre à ses enfants, mais si la mère est très peu évoluée ou si, pendant la période de la gestation, elle se laisse aller à une vie désordonnée, à des états de conscience inférieurs, elle s’oppose à la manifestation de toutes ces bonnes qualités. Et l’inverse est aussi vrai ; une femme peut recevoir de l’homme un germe défectueux, mais si elle sait travailler avec ses pensées et ses sentiments pendant la gestation, toutes les particules pures et lumineuses qui émanent d’elle vont s’opposer à la manifestation des tendances négatives. En donnant le germe, l’homme fournit en quelque sorte le schéma, le projet de ce que sera l’enfant ; quant à la femme, par la qualité des matériaux qu’elle apporte (et cette qualité dépend de ce qu’elle est elle-même et de ce qu’elle a vécu) ; elle a la faculté de réaliser ce projet ou, au contraire, de s’opposer à sa réalisation. C’est pourquoi le pouvoir de la femme, son pouvoir psychique, est immense durant tout le temps de la gestation.


La plupart des femmes ne se doutent pas de l’influence de leurs états intérieurs sur l’enfant qu’elles sont en train de porter. Beaucoup s’imaginent que l’enfant mène dans leur sein une existence absolument indépendante d’elles, et donc que, de leur côté, elles sont libres de faire ce qui leur plaît, d’avoir n’importe quelle pensée ou émotion sans que cela touche le bébé. Elles attendent qu’il soit né pour s’occuper vraiment de lui. Puis il y  aura les instituteurs, et si l’enfant pose des problèmes, elles l’amèneront chez un pédiatre qui trouvera des solutions. Eh bien, non, lorsque l‘enfant naît, c’est déjà trop tard, il est déterminé, et aucun pédagogue ne pourra changer sa nature profonde. Quel que soit le traitement que vous faites subir au plomb, il reste du plomb ; vous avez beau le couper, le limier, le polir pour le faire briller, afin qu’il ressemble à de l’or, quelques minutes après il se ternit de nouveau, car c’est du plomb. Il en est de même pour un enfant. Si dès l’origine vous ne faites pas un enfant en or (symboliquement parlant), aucune intervention ne changera sa nature profonde. Mais donnez à cet enfant les qualités de l’or et, même s’il doit vivre dans les pires conditions, il restera incorruptible parce que sa quintessence est de l’or pur.

Cette quintessence, c’est la mère, seule, pendant la gestation, qui peut la donner à l’enfant en le nourrissant chaque jour avec des pensées de lumière. Grâce à ces pensées, le germe qui croît en elle absorbera ces matières pures et précieuses. C’est ainsi que l’enfant qui naîtra deviendra un jour un artiste remarquable, un savant éclairé, un saint, un messager du monde divin. La mère peut accomplir des merveilles parce qu’elle possède la clé des forces de la vie. Ce qui se passe en elle au moment de la gestion peut se comparer au processus physico-chimique de la galvanoplastie. C’est pourquoi je l’ai appelé "la galvanoplastie spirituelle".

C’est un fait très connu que, pendant la grossesse, beaucoup de femmes sont la proie de désirs bizarres, d’impulsions incontrôlées qu’elles n’avaient jamais ressentis jusque-là ; mais ce qu’on ne sait pas, c’est la raison de ces phénomènes, et je vous la dirai. La femme enceinte est souvent visitée par des entités ténébreuses qui désirent prendre part plus tard à la vie de l’enfant ; elles poussent donc la mère à se conduire de telle sorte que ce processus de la galvanoplastie se fasse dans le plus grand désordre, ce qui permettra plus tard à ces entités d’entrer chez l’enfant, d’aller et venir dans son âme et de se nourrir à travers lui. Donc, pendant tout le temps de la gestation, la mère doit veiller à préserver l’enfant ; consciemment, par la pensée, elle doit créer autour de lui une atmosphère de pureté et de lumière pour le mettre à l’abri des attaques des entités malfaisantes, mais aussi pour pouvoir travailler en collaboration avec l’âme qui va s’incarner.

Car, contrairement à ce que pensent certains, ce n’est pas pendant la gestation que l’âme entre dans le corps de l’enfant. C’est vrai que dans le sein de la mère, l’enfant vit, son cœur bat, il se nourrit ; mais l’âme n’a pas encore pénétré dans le corps ; elle n’entre en lui qu’au moment de la naissance, avec son premier souffle. Jusque-là, elle se tient auprès de la mère et travaille en collaboration avec elle à la construction de ses différents corps (physique, astral, mental…). En général la mère ne se rend pas compte de ce travail, car elle n’est pas assez sensible ni éclairée. Mais même si elle ne peut pas tellement sentir et encore moins voir cette âme, elle peut au moins lui parler, lui adresser des demandes en lui disant : "Voilà, je te donnerai les meilleurs matériaux, je t’aiderai, mais tâche, toi aussi, d’apporter telle et telle qualités pour que cet enfant marche toujours dans la voie de la beauté, de la sagesse et de l’amour".

Au moment où la mère prononce de tout son cœur ces paroles qui sont puissantes, qui sont magiques, il émane d’elle certaines particules, et l’esprit de l’enfant qui doit s’incarner les prend comme matériaux pour construire ses différents corps. L’enfant lui-même ne possède rien, il reçoit tous les matériaux de sa mère. C’est pourquoi, en les lui donnant, elle doit être très consciente et, par ses pensées et ses sentiments, ne lui donner que les particules les plus lumineuses, les plus pures.

Tous ces phénomènes du monde invisible sont inconnus de la majorité des gens. Mais c’est justement le rôle d’un Enseignement initiatique de vous rendre sensible à tout ce monde subtil, impalpable, mais réel, plus réel que la réalité elle-même. Grâce à lui vous devenez plus conscient, plus attentif à tous les courants qui vous influencent, à toutes les présences qui vous entourent. Et c’est cette conscience qui vous rend capable de travailler pour le bien.

Les hommes et les femmes ne doivent jamais oublier que les enfants qu’ils auront un jour refléteront d’une manière ou d’une autre leur propre façon de penser et de vivre. Car tout ce qui se passe dans la tête ou le cœur d’un être humain se réalise tôt ou tard ; chacune de ses pensées, chacun de ses désirs, au moment où il paraît en lui, est vivant, et l’enfant qui vient existait déjà dans la tête ou le cœur du père et de la mère. Donc, si en grandissant, votre enfant devient un ange qui vous aide, c’est qu’il était déjà une idée magnifique que vous avez nourrie en vous durant des années, une idée qui s’est incarnée maintenant dans votre enfant et qui, à travers lui, continue à vous aider. Mais si cet enfant ne vous cause que des ennuis, sachez qu’il est l’incarnation d’une idée criminelle que vous avez aussi alimentée. Car un enfant qui naît ne naît pas de rien. Et si vous me demandez la raison de la naissance de vos enfants, je vous répondrai : "Pour que vous sachiez ce que vous aviez dans votre tête". C’est de cette façon que les hommes et les femmes apprennent à se connaître : à travers leurs enfants.

D’ailleurs, si les mères avaient l’habitude de tenir le journal de leur grossesse, elles constateraient que l’enfant va d’une façon ou d’une autre répéter durant sa vie tous les états traversés par elle au cours des neuf mois de la gestation. Mais cette répétition se fait en sens inverse, c’est à dire que ce que la mère a vécu au neuvième mois se manifestera dans la première période la vie de l’enfant, ce qu’elle a vécu au huitième mois, dans la deuxième période, et ainsi de suite… La durée d’une vie humaine pouvant être de quatre-vingts dix ans, on compte qu’un mois de la grossesse de la mère correspond approximativement à dix ans de la vie de l’enfant. Je conseille d’ailleurs aux femmes qui ont eu un ou plusieurs enfants d’essayer de se souvenir des événements et des états qu’elles ont vécu pendant qu’elles les portaient ; elles comprendront mieux certains de leurs traits de caractère ou même certains de leurs problèmes de santé.

Une femme qui attend un enfant doit se dire : "Voilà pendant neuf mois j’ai toutes les possibilités de faire de mon enfant un être sain, beau, intelligent, noble, plein d’amour et qui sera une bénédiction pour le monde entier. Je dois veiller à ne lui apporter par mes pensées, mes sentiments, mes désirs, mes actes, que les éléments les plus purs pour contribuer à sa formation". Et qu’elle se mette au travail ! Car une fois né, c’est fini, l’enfant lui échappe, elle ne peut plus rien faire.



Maintenant, il est certain que pour faire ce travail, les femmes ont besoin de bonnes conditions matérielles et psychiques qui, malheureusement, ne leur sont que très rarement accordées. C’est pourquoi je pense, étant donné l’importance de cette question, que ce sont les gouvernements qui devraient s’en préoccuper, et je vous ai même indiqué, dans les grandes lignes, un plan qui permettrait d’améliorer la situation. Oui, car au lieu de continuer à dépenser des sommes colossales pour des écoles spécialisées, des hôpitaux, des tribunaux, des prisons, les gouvernements devraient s’occuper du point de départ : la femme enceinte, et prendre des mesures afin de lui donner les meilleurs conditions pendant la gestation. Cela entraînerait moins de dépenses et les résultats seraient meilleurs pour toute la société.

La véritable éducation d’un enfant commence avant sa naissance, je ne le répéterai jamais assez. Elle commence par l’éducation de ses parents qui doivent, longtemps à l’avance, se préparer intérieurement afin d’attirer dans leur famille un esprit exceptionnel. Une fois qu’ils ont conçu cet enfant dans la plus grande lumière et pureté, il faut que la mère, consciente des pouvoirs que lui a donnés la nature, travaille à former pour cet esprit un corps physique et des corps psychiques faits des meilleurs matériaux.

Une entité supérieure ne peut accepter de venir s’incarner que chez des êtres qui sont déjà parvenus à un certain degré de pureté et de maîtrise. Ce qui est important pour une telle entité, ce n’est pas d’entrer dans une famille fortunée ou glorieuse ; elle préfère même des familles modestes où elle ne risque pas d’être tentée par la facilité. Mais elle a besoin de recevoir, des parents chez qui elle descendra, une hérédité qui n’entravera pas le travail spirituel pour lequel elle a décidé de venir sur la terre. Très peu d’hommes et de femmes présentent les qualités nécessaires à l’incarnation de grands esprits, et c’est pourquoi la terre est peuplée de tellement de gens ordinaires, de malades et de criminels, alors qu’elle pourrait être peuplée de divinités. Si déjà quelques milliers de parents dans le monde décidaient de faire ce travail, en trois ou quatre générations, l’humanité serait réellement transformée.


Extrait de Omraam dans "Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice" aux éditions Prosveta – page 622/673. 

L’essence solaire de l’énergie sexuelle


La conception des enfants



Que cherche un homme chez une femme ?

Si on se borne à observer ses gestes, son comportement, il semble ne chercher que des formes physiques. Mais pourquoi cette recherche n’en finit-elle pas, comme s’il n’arrivait jamais à trouver ce qu’il désire ? Parce qu’il ignore que ce qu’il cherche, ce n’est pas cette matière-là, visible, tangible, mais une matière subtile que la femme est seule à posséder. Seulement, le pauvre, il n’en trouve pas beaucoup, car il ne sait même pas ce qu’il cherche chez elle ; et comme la femme n’a pas non plus conscience de posséder cette quintessence si précieuses, elle ne fait rien pour la lui donner. Quant à elle, ce qu’elle cherche chez l’homme, c’est la puissance, la puissance d’un esprit supérieur. Or, ce qu’elle trouve le plus souvent, c’est la force brutale, la violence… ou bien la faiblesse qui se camoufle derrière une force apparente. Aucun des deux ne sait donc apporter à l’autre ce dont il a besoin, et ils restent insatisfaits.

A travers tous ces contacts, ces embrassements, les hommes et les femmes ne cherchent en réalité qu’une chose ; la quintessence la plus pure de la Mère Divine et la force la plus pure du Père céleste. Tant qu’ils n’en sont pas conscients, leurs échanges ne peuvent qu’être imparfaits et ils ne font rien de tellement mieux que les animaux. Mais lorsque deux êtres se rapprochent avec une conscience éveillée, avec le désir de donner à l’énergie sexuelle une destination divine, cet acte devient sacré. Car ce ne sont pas les gestes, les actes eux-mêmes qui sont purs ou impurs, coupables ou innocents, c’est le contenu, c’est le but, ce qu’il y a à ce moment précis dans la tête de l’homme et de la femme ; de là dépend la qualité des énergies, des émanations, de toutes ces forces psychiques qu’ils projettent lorsqu’ils s’aiment.

Tant qu’un homme et une femme n’ont pas travaillé sur eux-mêmes pour s’ennoblir, se purifier, même s’ils ont attendu de se marier pour s’unir physiquement, ils sont coupables. Ils seront peut-être approuvés et applaudis, leur famille leur fera un festin, la maire et l’église leur donneront l’une le droit et l’autre la bénédiction, mais l’intelligence cosmique les condamnera. Car que vont-ils se communiquer ? Des influences malsaines, nocives, c’est tout. Donc, même si le monde entier approuve leur acte, les lois de la nature vivante se prononcent contre eux, parce qu’ils ne font que se salir. Et inversement, la société peut leur reprocher d’avoir des relations sexuelles sans être mariés, mais s’ils déversent le Ciel dans l’âme l’un de l’autre, tous les anges en haut sont émerveillés.

Le bien et le mal ne résident pas dans le respect ou le non-respect des conventions, mais dans la nature, la qualité de ce qu’un couple est capable d’apporter. Le Ciel ne se préoccupe donc pas de savoir si l’union d’un homme ou d’une femme a été sanctionnée par la loi, il ne s’intéresse qu’à ce qu’ils sont en train de se donner pour leur édification, leur élévation mutuelle, car ce sont ces éléments de pureté, de lumière qu’ils communiqueront aussi un jour à leur descendance.

Concernant la sexualité, la procréation, vous trouverez ce que vous voulez savoir dans des livres spécialisés, il existe toute une littérature sur ces sujets. Je ne la connais pas, parce que cela ne m’intéresse pas d’entendre parle de l’acte sexuel exclusivement du point de vue anatomique, physiologique, ou… "technique", si vous voulez. On trouve tout dans ces livres-là, sauf ce que je vous révèle, c’est à dire le côté spirituel de cet acte. Or il faut de plus en plus apprendre à le considérer comme un travail gigantesque de reconstruction, de réédification, de résurrection, de divinisation pour toute l’humanité.

Les organes sexuels sont les racines de l’être, et si on en use à la légère, on peut abîmer l’être entier ; car les racines, tout dépend d’elles, tout vient d’elles. Ce sont ces racines-là qui déterminent l’ensemble de la personnalité, qui donnent toutes les nuances d’un tempérament, d’un caractère. Regardez seulement les différences qui existent entre l’homme et la femme. Beaucoup de manifestions de leur vie physique, affective, morale, intellectuelle, ont leur origine dans ce que l’on a appelé "les parties intimes".

Dans le plan physique, évidemment, il n’existe pas plusieurs manières de s’unir pour avoir un enfant, mais une seule. C’est dans les plans subtils qu’il existe des milliers de façons de penser et de ressentir cet acte. Dans le plan physique, il n’existe qu’une façon traditionnelle, cosmique, appelez-la comme vous voulez, pour avoir un enfant, et on ne peut pas reprocher aux humains de ne pas en avoir trouvé d’autres. (Laissons de côté les dernières découvertes de la science concernant l’insémination artificielle et les bébés éprouvette). Mais dans l’âme, dans le cœur, dans la pensée, l’amour offre des possibilités, des nuances, des expressions de plus en plus belles et spirituelles… jusqu’à l’infini !

En réalité, ce n’est pas seulement au moment où l’homme fertilise physiquement une femme que ses organes sexuels sont en activité. Non, de la même façon que les yeux, par exemple, sont toujours en train d’exprimer quelque chose de la vie intérieure, le sexe aussi reflète et exprime cette vie intérieure. Il y a sans cesse des émanations, des radiations éthériques. Mais ces radiations ne sont pas les mêmes chez tous les hommes ; leur qualité dépend de la vie qu’ils mènent, si cette vie est spirituelle ou animale. L’homme parfait, l’homme idéal, tel que l’intelligence cosmique l’a créé dans ses ateliers, est semblable au soleil, et ce qui émane de lui est de la même quintessence que la lumière solaire, mais à l’état éthérique. C’est pourquoi ceux qui abusent de cette force, au lieu de comprendre qu’elle est imprégnée de la sainteté de la lumière, d e la vie du soleil, et qu’ils peuvent s’en servir pour des créations magnifiques, le soleil les punit en les privant de ses trésors les plus précieux.

Plus un être se rapproche de la perfection, plus ses émanations deviennent semblables à la lumière ; comme la lumière, elles se propagent à travers l’espace et les créatures qui sont sensibles les reçoivent et en bénéficient. Voilà pourquoi les hommes et les femmes doivent chercher à atteindre la perfection du soleil ; parce que c’est toujours cette même force, cette même énergie solaire qui sort à travers leur cerveau, leurs yeux, leurs mains, leur parole, leur pensée, et aussi à travers leurs organes sexuels. Et comme la lumière du soleil, cette force apporte ses bénédictions non seulement aux humains, mais aux plantes, aux pierres, à toute la nature. L’intelligence cosmique a conçu la création d’une façon divinement belle, ce sont les humains qui déforment tout, rapetissent tout, enlaidissent tout.

Même si cette idée, que l’énergie sexuelle est de la même nature que l’énergie solaire, vous paraît incroyable, prenez-la au sérieux, car elle vous encouragera à devenir plus pur, plus lumineux. A quoi sert-il d’entendre des révélations pareilles si elles ne produisent pas sur vous des résultats bénéfiques, si elles ne vous poussent pas à souhaiter redevenir semblable à cet être primordial, le premier homme, quand il sortit des ateliers du Créateur, rayonnant comme le soleil ?

L’homme fertilise la femme comme le soleil fertilise la terre. Mais désormais il doit apprendre à donner aussi ses semences dans le plan spirituel, pour que la femme dans son âme, dans son cœur, mettre au monde des enfants divins avant de les mettre au monde dans le plan physique. Car attendre le moment de concevoir un enfant pour essayer de se mettre dans un bon état intérieur, cela ne suffit pas. C’est des années avant qu’l faut se préparer, afin de ne déclencher que des courants harmonieux qui inviteront des entités divines à venir s’incarner sur la terre. Quels sont les parents qui ne souhaitent pas avoir des enfants en bonne santé, baux et doués de toutes les qualités intellectuelles et morales ? Malheureusement, à cause de leur ignorance, ils ne sont le plus souvent préparés qu’à accueillir des esprits malfaisants du passé qui tournent autour des humains en cherchant à se réincarner, et qui feront le malheur de leur famille et de la société.



On entend souvent des parents se plaindre ; "Mais qu’avons-nous fait pour avoir ce démon dans notre famille ?". Ça malheureusement, ils ont fait quelque chose, ne serait-ce que d’être ignorants, car l’ignorance est le pire des malheurs. Et parmi les nombreux aspects de cette ignorance, il y a la croyance que la naissance d’un enfant est une sorte de jeu de hasard ; puisque dans une même famille on peut voir arriver un voyou, un saint, un musicien, un mathématicien génial, ou un handicapé mental sans qu’on puisse comprendre pourquoi, on voit là une sorte de loterie ; on essaie bien de trouver quelques traits communs avec les parents, les grands-parents, les arrières-grands-parents, ou avec un oncle, une tante .. Mais on est loin de tout expliquer.

Si la naissance des enfants pouvait n’avoir qu’une explication matérialiste fournie par les lois de l’hérédité, les enfants nés d’un même père et d’une même mère ne devraient pas présenter de telles différences physiques, morales, intellectuelles. Or c’est ce qui se produit. Cela prouve qu’il y a d’autres explications ; les lois de la réincarnation, mais aussi et surtout la nature des éléments, des courants que les parents ont attirés par leurs pensées et leurs sentiments au moment de la conception. Connaître la physiologie, la biologie ne suffit pas, il faut connaître les processus fluidiques et énergétiques qui entrent en jeu pendant la conception, pour comprendre qu’il y a là des forces à diriger vers un but déterminé. Quand des ingénieurs envoient une fusée dans l’espace, ils calculent sa présence, étudient sa trajectoire ; ils n’expédient pas n’importe comment dans le ciel un objet incontrôlé qui retombera sur leur tête ou sur celle des autres. Eh bien, c’est justement ce que font les ignorants qui créent un enfant sans avoir conscience de la nature des énergies qu’ils déclenchent ; ensuite ils s’étonnent que ces énergies se retournent contre eux.

Deux êtres qui s’unissent pour avoir un enfant doivent le faire dans la lumière, c'est-à-dire avec la conscience de travailler ensemble à une entreprise grandiose. Our cela ils ont à leur disposition ce facteur formidablement puissant qu’est la pensée. Car la pensée est une puissance alchimique et magique capable d’attirer des éléments et des courants de même nature qu’elle. Mais comment espérer qu’ils feront ce travail de la pensée s’ils ne se sont jamais exercés à la vigilance, à l’attention, à la maîtrise de soi ? Or justement, les humains ne s’exercent pas, car ils n’ont pas d’autre désir que celui de se laisser emporter, submergés par le plaisir. Et la pensée, ils tâchent plutôt de la supprimer parce qu’ils la considèrent comme l’ennemie du plaisir. Il paraît que pour éprouver des sensations il faut se griser, perdre la tête. Mais qu’en savent-ils ? Ont-ils essayé d’être vigilants, de ne laisser passer dans leur amour que ce qui est lumineux, poétique et bon pour l’autre, afin de voir quelles joies ils vont éprouver et les découvertes qu’ils vont faire ? Non ? Alors, puisqu’ils n’ont jamais essayé, comment peuvent-ils se prononcer ? Ils sont enchantés de se perdre dans les tourbillons de la passion, parce qu’ils croient trouver là le bonheur, alors qu’en réalité ils ne font que signer leur arrêt de mort spirituelle.

Donc, ceux qui veulent qu’un esprit supérieur vienne un jour s’incarner dans leur famille, doivent devenir conscients de la gravité de leur acte et faire un travail par la pensée. Oui, par la pensée qui sera là, présente, vigilante, à ce moment si essentiel de la conception. Il faut au moins qu’ils soient conscients et se disent : "Par cet acte, nous allons toucher des puissances formidables, terribles. Mettons au moins ce transformateur qu’est notre pensée pour les canaliser, les orienter". Car la pensée en effet agit comme un transformateur, elle permet de mobiliser instantanément les forces qui collaboreront bénéfiquement au travail de création.

La fusion de l’homme et de la femme est la répétition du phénomène cosmique de la fusion de l’esprit et de la matière ; l’esprit qui descend pour animer la matière, et la matière qui s’élève pour donner à l’esprit les possibilités de se fixer et de réaliser ainsi ses projets. Quand l’homme s’unit à la femme, cette fusion déclenche tout un processus en lui ; son organisme travaille à extraire de l’univers une quintessence subtile qui descend le long de la colonne vertébrale et qu’il donne à la femme. C’est cette quintessence sur laquelle la femme travaillera ensuite pendant neuf mois pour former l’enfant.

Ainsi, au moment où ils conçoivent un enfant, l’homme et la femme deviennent les conducteurs des deux principes cosmiques, le principe masculin et le principe féminin qui règnent en haut, dans le monde divin. Pour un moment au moins, l’homme doit s’efforcer d’incarner ce principe parfait de grandeur, d’intelligence, de noblesse, de stabilité, que représente le Père céleste. Et la femme aussi doit s’efforcer de devenir l’incarnation du principe de la Mère divine, qui est pureté, tendresse, finesse, générosité, douceur. Au moment de la conception, l’homme et la femme qui  se sont ainsi préparés, vibrent à l’unisson avec ces deux entités sublimes qui ont créé le monde, qui sont au-dessus de tout et qui contiennent tous les bonheurs, toutes les richesses, toutes les bénédictions. L’homme qui est conscient d’être devenu le conducteur du Père céleste fertilise sa femme en pensant qu’elle est la représentante de la Mère Divine ; et la femme, consciente qu’elle est devenue la conductrice de la Mère Divine, s’efforce de donner à son mari, dans lequel elle voit le représentant du Père céleste, la matière la plus pure pour cette création. C’est ainsi que l’enfant qui naîtra sera un enfant Divin, parce qu’il aura été conçu dans un état de conscience divin.

L’humanité ne peut être transformée que par des êtres conscients de ce que représente cet acte de concevoir des enfants. Les parents ont donc une responsabilité terrible, et c’est pourquoi, des années à l’avance déjà, ils doivent se préparer.


Extrait de Omraam dans "Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice" aux éditions Prosveta – page 614/673.


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