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samedi 8 novembre 2014

JERUSALEM QUI DESCENDAIT DU CIEL – PARTIE 1



"Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel…. "

Depuis presque deux mille ans que ces lignes ont été écrites, on n’a encore jamais vu une seule ville descendre du ciel, et on n’en verra jamais – inutile de regarder vers le ciel pour voir si elle arrive. Pourquoi une ville devrait-elle descendre sur la terre ? Et comment la faire descendre pour qu’elle n’écrase pas les pauvres humains ? avec quels câbles ? Sans doute les meilleurs techniciens du Ciel seront-ils engagés pour cette entreprise ... Mais lisez bien le texte…..

"Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole en disant : Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau… Et il me montre la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël : à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau.

Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d’home, qui était celle de l’ange.

La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce ; le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit". Saint Jean.

Comment l’ange présente-t-il cette ville ? Il dit : "Je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau". A-t-on jamais vu le mariage d’une ville et d’un agneau ? Encore une fois, vous voyez, si on prend les textes sacrés à la lettre, cela devient risible.

Cette ville qui descend du ciel est un symbole, et pour comprendre ce qu’il signifie, il faut le mettre en relation avec la vision précédente du "nouveau ciel" et de "la nouvelle terre". La Jérusalem céleste est justement l’expression du nouveau ciel qui vient s’incarner sur la terre, c’est pourquoi il est dit qu’elle descend ; tout ce qui s’incarne est le résultat d’une descente. Et le ciel ne peut s’incarner sur la terre qu’à travers des êtres humains qui, inspirés par une nouvelle lumière, construiront la nouvelle Jérusalem, la nouvelle vie.

Toute réalisation, toute création est l’oeuvre des deux principes masculin et féminin qui sont les deux principes de l’esprit et de la matière. C’est pourquoi la ville, qui représente une construction matérielle, est annoncée comme "l’épouse de l’Agneau". Dans la religion chrétienne l’Agneau est un symbole du Christ, principe masculin et il s’unit au principe féminin figuré ici par la ville. Sous quelque forme que ce phénomène soit présenté, il s’agit toujours de l’union de l’esprit et de la matière. Vous direz : "Mais cet Agneau qui symbolise le Christ, c’est l’Agneau du sacrifice, on le voit, le plus souvent, portant une croix" ! Oui, mais il faut comprendre de façon plus large cette notion de sacrifice. La descente de l’esprit dans la matière est-elle autre chose qu’un sacrifice ? Chaque fois que l’esprit s’incarne dans la matière, il se limite, et la croix justement n’est qu’un des symboles de la matière. Donc, les noces de l’Agneau et de la ville, comme l’image de l’Agneau portant une croix, expriment exactement la même réalité.

Maintenant, pour que cette union de  l’esprit et de la matière soit féconde, il est nécessaire que la matière se purifie afin de donner à l’esprit qui descend les possibilités de manifester sa lumière et toutes ses richesses. Et c’est ce qu’exprime saint Jean quand il commence à décrire la ville en disant qu’elle est semblable à "une pierre de jaspe transparente comme du cristal". Le propre du cristal est de se laisser traverser par la lumière. Il symbolise donc une matière purifiée qui n’oppose aucun obstacle aux radiations, aux messages du monde divin. Et plus loin, cette même idée est reprise par la notation : "La ville était d’or pur, semblable à du verre pur".

Cette ville a la forme d’un cube puisque "la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales". Elle a douze portes : trois au nord, trois au sud, trois à l’est, trois à l’ouest, et elle repose sur douze fondements de pierres précieuses. Que de symboles à interpréter ! Mais ils se complètent les uns et les autres et forment une extraordinaire unité. La figure géométrique du cube, comme celle du carré, repose sur le nombre 4 qui est le nombre de la matière. Car la matière qui est constituée des 4 éléments : terre, eau, air et feu, s’organise d’après les 4 directions de l’espace, les 4 points cardinaux. Cette forme cubique de la Cité céleste, l’épouse de l’Agneau, cela souligne qu’elle est bien un symbole de la matière à laquelle l’Agneau, c'est-à-dire le Christ, s’unit en lui donnant l’éclat du cristal.

Omraam

A suivre….

JERUSALEM QUI DESCENDAIT DU CIEL – PARTIE 2


"Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole en disant : Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau… Et il me montre la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël : à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau.

Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d’home, qui était celle de l’ange.

La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce ; le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit". Saint Jean.

Maintenant, ce qu’il faut bien comprendre aussi, c’est que la description d’une telle ville n’a vraiment d’intérêt que parce qu’elle représente l’homme lui-même. Sinon, aussi belle soit-elle, que peut apporter à notre vie spirituelle la description d‘une ville ? La Jérusalem céleste représente donc l’homme qui a travaillé sur sa propre matière par la puissance de l’esprit. Et si elle est entourée d’une grande et haute muraille de jaspe, c’est que la muraille est une protection, donc le symbole d’une aura puissante qui entoure l’homme et le protège ; aux attaques psychiques dont ile st l’objet, il répond par le rayonnement de sa propre lumière.

Dans les murailles de la ville s’ouvrent douze portes ; trois au nord, trois au sud, trois à l’est, trois à l’ouest, et il est dit que chaque porte est une perle ; les douze portes situées aux quatre points cardinaux sont une représentation des douze constellations zodiacales : Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons. C’est par ces portes que les courants de forces et les entités invisibles qui travaillent dans l’univers se fraient le chemin et exercent leur influence. Sur ces portes, dit saint Jean, des noms sont écrits ; ceux des douze tribus des fils d’Israël, qui sont eux-mêmes liés aux douze signes du zodiaque.

Ces douze portes, on les retrouve également dans l’être humain. Oui, l’être humain possède douze portes. Que sont nos deux yeux ? Deux portes. Et les deux oreilles ? Deux autres portes. Et les deux narines ? Encore deux portes. Cela fait donc six. Avec la bouche, cela fait sept. Deux autres portes se trouvent sur la poitrine ; elles sont différentes des autres, mais ce sont tout de même des portes, bien que chez l’homme elles n’aient plus aucune fonction. La dixième porte se trouve à la hauteur du plexus solaire ; c’est le nombril auquel est rattaché le cordon ombilical ; c’est par cette porte que la mère nourrit son enfant en lui envoyant le sang et tous les éléments dont il a besoin. Quant aux deux dernières portes, je vous laisse les trouver vous-mêmes.

"Les douze portes, dit Saint Jean, étaient douze perles" ; et il précise : "chaque porte était d’une seule perle". Ce qui est matériellement impossible ; où trouver des huîtres qui fabriqueraient des perles d’une telle dimension ?... Alors, pourquoi une perle ? Parce que la perle, qui capte et fixe la lumière sur sa surface nacrée, est un symbole de la pureté. Donc, celui qui a réalité en lui-même un véritable travail de purification, peut, à travers les douze portes de son corps, entrer en relation avec les éléments subtils et lumineux de l’espace. C’est pourquoi il est dit aussi qu’un ange se tient auprès de chaque porte. L’ange est pure énergie, et cette énergie qui attire les influences bénéfiques transforme aussi les courants négatifs qui tentent de s’infiltrer en l’homme. Des anges veillent aux portes de tous ceux qui ont travaillé à faire de leur être le tabernacle du Dieu vivant.

Pour le moment, chez la majorité des humains, les portes ne fonctionnent que dans le plan physique. Or, c’est dans le plan spirituel qu’il faut maintenant développer les oreilles, les yeux, le nez, la bouche, etc… Lorsqu’on devient clairvoyant, clairaudiant, que l’on commence à respirer les effluves célestes, à goûter la saveur du monde divin, à devenir créateur par la parole, cela signifie qu’on a commencé à ouvrir ses portes spirituelles. Et cette ouverture des portes ne peut se faire que par la purification. Alors, méditez sur la perle… Les perles viennent de la mer ; elles ont, comme elle, des relations avec la lune, et la lune est la planète de la séphira Iésod qui, dans l’Arbre séphirotique, représente la pureté.

Omraam

A Suivre…..

JERUSALEM QUI DESCENDAIT DU CIEL – PARTIE 3



"La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce ; le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit". Saint Jean.



La Cité céleste repose sur douze fondements de pierres précieuses. Les pierres précieuses sont l’aboutissement de tout un travail de transformation réalisé par l’Intelligence de la nature sur la matière brute que la terre porte en son sien ; comme si la terre voulait non seulement refléter, mais concrétiser la lumière et les splendeurs du Ciel. Une pierre précieuse est le corps dans lequel une entité spirituelle s’est incarnée pour pouvoir se manifester. C’est pourquoi dans toutes les religions les pierres précieuses sont considérées comme les symboles des vertus divines. Et si elles forment les assises de la nouvelle Jérusalem, c’est parce que ces vertus sont les véritables assises d la vie intérieure. Les pierres précieuses représentent l’idéal vers lequel nous devons tendre pour la transmutation de cette matière brute que sont nos instincts.

Mais combien, parmi les humains, ont compris la leçon des pierres précieuses ? Ils sont attirés par leur beauté et ils désirent les posséder, c’est tout. Mais à quel prix ? Depuis des millénaires on envoie au fond des mines de pauvres malheureux à qui l’on impose des conditions de travail extrêmement cruelles, puis, avec ce qu’ils rapportent, on fait des trafics à travers le monde entier, on commet des vols, des meurtres… Tout cela pour que quelques gens riches et puissants aient la possibilité de plastronner avec des couronnes, des colliers, des bracelets, des bagues, des épingles de cravate ou des boutons de manchettes sur lesquels brillent toutes sortes de pierreries. Oui, et c’est ainsi que ce qui pourrait servir à leur élévation spirituelle est utilisé par les humains pour détruire les autres et se perdre eux-mêmes. On est là bien loin de la Jérusalem céleste !

Il n’est pas interdit d’aimer les pierres précieuses, ni même de souhaiter en posséder en porter, mais à condition de savoir comment les considérer. "Et alors, comment les considérer " ? direz-vous. Comme un lien avec le monde spirituel. Vous devez vous concentrer sur elles, sur leur pureté, leurs couleurs, sur leur pouvoir de laisser passer la lumière, afin que votre être entier soit éclairé des mille feux des saphirs, des diamants, des rubis, des émeraudes des topazes, etc. Voilà pourquoi on doit aimer les pierres précieuses et les rechercher ; pas pour les utiliser comme parures, mais pour être illuminé et nourri de leur quintessence.

Omraam


A suivre…….

JERUSALEM QUI DESCENDAIT DU CIEL – PARTIE 4



"Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit". Saint Jean.



De cette ville, saint Jean dit encore qu’il n’y vit point de temple, "Car le Seigneur Dieu Tout-Puissant est son temple ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’éclaire et l’Agneau est son flambeau". Une ville sainte, c'est-à-dire un corps purifié est lui-même un temple, c’est pourquoi tout autre temple est inutile. Même la lune et le soleil ne leur sont pas nécessaires, Je vous l’ai déjà expliqué ; le soleil est un symbole de l’intellect, de la pensée, donc de la philosophie ; et la lune est un symbole du cœur, du sentiment, donc de la religion. Alors, quand les humains seront habités par la lumière divine et par l’amour divin, ils n’auront plus besoin ni du soleil ni de la lune, c’est à dire ni de philosophie ni de religion, car ils seront guidés intérieurement, et c’est en eux-mêmes qu’ils sauront trouver la meilleure voie.

"Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit". Les êtres qui sont habités par la lumière ne connaissent plus la nuit. Même quand ils s’endorment, ils ne sombrent pas dans les ténèbres de l’inconscience ; une lumière les accompagne, il n’y a pas de nuit pour eux. Evidemment, pour la majorité des humains, l’existence n’est qu’une alternance de jour et de nuit, de clarté et d’obscurcissement, avec souvent des "nuits" plus nombreuses et plus longues que les jours. Mais quand ils réaliseront en eux-mêmes la splendeur de la Jérusalem céleste, rien ne viendra plus jamais les assombrir.

La Jérusalem nouvelle est donc le modèle d e la vie parfaite. Depuis des années je ne cesse de vous parler d’elle, mais souvent sans la nommer, pour que vous ne pensiez pas : Ah ! toujours des références à la tradition juive et à cette veille qui est l’objet de tant de conflits. En quoi cela nous concerne-t-il " ? Je ne parle pas de ce qui se fait ou se dit maintenant à propos de la ville de Jérusalem, mais de la vision que décrit saint Jean, car par la richesse et la beauté de ses symboles, elle exprime à la perfection cet idéal de vie supérieure vers lequel nous devons tendre ; par ses proportions, ses mesures et les éléments qui la composent, elle est un reflet de l’ordre cosmique. C’est cet ordre qui doit descendre sur la terre, et c’est à nous de le faire descendre en comprenant bien ce que signifie "descendre". Et d’abord, pourquoi descendre ? Parce qu’aucune situation sur la terre ne peut être rétablie, aucun problème ne peut être résolu si on reste là, au niveau où ces problèmes se posent. Symboliquement, la lumière, c'est-à-dire la sagesse, l’intelligence qui permet d’harmoniser et d’organiser les choses, sont en haut, viennent toujours de plus haut, et c’est à nous de les attirer, de les faire descendre pour réaliser la prière de Jésus ! "Que ta volonté soit faire sur la terre comme au ciel".

Quand chacun aura fait ce travail en lui-même, la Jérusalem céleste descendra dans le corps collectif de l’humanité. Depuis longtemps déjà, elle a commencé à descendre, mais il lui faut beaucoup de temps pour prendre chair et os. Jour et nuit, des esprits lumineux sont là, occupés à travailler sur les humains pour remplacer les particules obscures qui ne vibrent pas en harmonie avec le monde Divin, par de nouvelles particules, plus pures, plus subtiles. Ce sont des milliers de Jérusalem nouvelles qui se préparent à former ensemble cette Cité céleste, le Royaume de Dieu, où tous vivront dans la fraternité et la paix.

La Jérusalem nouvelle représente donc tout d’abord l’homme lui-même. Ensuite, elle représente une société idéale. Et enfin, elle est la véritable Eglise universelle de Dieu, l’Eglise de l’Esprit et de la Vérité à laquelle ont travaillé tous les grands Initiés. Personne ne pourra empêcher maintenant que cette Eglise vienne. Alors, tout sera expliqué, tout sera clair, car Dieu habitera dans le cœur des hommes et Il y inscrira sa Loi.

Depuis des siècles, les chrétiens ont tellement rêvé de cette Jérusalem qui allait descendre du ciel : Comment leur faire comprendre que cette ville, c’est eux ? Oui, quand ils quitteront la vielles Jérusalem – leurs ténèbres, leurs désordres intérieurs – ils deviendront cette cité d’or pur dont les assises de pierres précieuses sont les vertus et dont les portes de perle permettent les échanges les plus subtils avec les entités lumineuses de l’univers. C’est toutes ces Jérusalem vivantes qui formeront le corps matériel de la Jérusalem spirituelle qui est en haut, dans le monde divin.


Omraam


FIN.

mercredi 5 novembre 2014

Le langage universel de l’âme


Par Peter Deunov
Dans l’humanité contemporaine, un nombre croissant d’êtres éveillent leur conscience supérieure et éprouvent un désir intense de connaître la vérité sur leur existence et le but de la vie. Au siècle dernier, un homme exceptionnel, un véritable guide de l’humanité est venu apporter un nouvel enseignement qui a régénéré l’enseignement des plus grandes traditions et courants spirituels. Cet homme, Peter Deunov, a appelé cet enseignement, ’Enseignement de la Fraternité Universelle. Mais le monde aujourd’hui ne sait plus ce qu’est la fraternité. L’humanité dans son ensemble a perdu ce lien vivant, magique qui jadis unissait l’homme à toutes les créatures du monde et lui permettait de dialoguer et vivre avec elles dans l’amour et la sagesse. Pour celui qui les méditera, les paroles et l’enseignement divins apportés par le Maître Peter Deunov contiennent les clés permettant de réactiver ce lien magique et de retrouver le langage universel de l’âme.


L' homme s’est écarté de la juste direction de sa vie. Mais, tôt ou tard, les lois de l’existence l’obligeront à faire un retour sur lui-même, à s’analyser et à voir s’il poursuit un but défi ni et valable. Il devra alors déterminer de quelle manière il résiste aux contradictions et aux obstacles qu’il rencontre sur le chemin de son perfectionnement. Examinant sa vie, telle la lecture d’un livre, page après page, il apprendra si ses pensées, ses sentiments et ses actes, sont dirigés par une idée fondamentale. Il pourra ainsi découvrir si cette idée directrice éclaire constamment sa conscience ou si elle rayonne seulement de temps en temps, comme un signal d’alarme, l’invitant à rectifier la marche, encore incertaine, sur le chemin d’une vie raisonnable et ascendante. L’être consciencieux commence par examiner sa vie calmement, clairement ; il analyse ses manifestations, dresse un bilan et constate les résultats obtenus ou manqués, les problèmes résolus ou non et les causes de ses échecs. De cette manière, l’élève aspire à une vie plus pleine, plus forte, plus saine, plus parfaite, et il comprend dans quelle mesure il a obéi aux idées pures qu’il a reçues du monde supérieur et de l’Enseignement de la vie divine. Par cette analyse, l’être de bonne volonté sait où et comment apporter en lui-même des changements positifs, pour ainsi continuer à progresser harmonieusement. L’homme est venu sur la terre pour se purifier et apprendre. 

C’est la plus belle idée et la plus efficace qu’il puisse souhaiter retenir. Elle est pour lui comme un guide et un soutien en toutes les circonstances de la vie. Prêtez l’oreille à la voix du silence qui parle dans votre coeur ; elle est la voix de Dieu. Le plus bel état d’être est de sentir la présence du Divin dans son âme. Beaucoup de souffrances sont causées par la méconnaissance de la grandeur de l’âme. La science initiatique ne permet ni ne supporte les paroles superflues ; parler beaucoup est un gaspillage inutile. Vous devez juger quelles sont les choses que vous pouvez dire et celles que vous devez garder pour vous, comme un précieux capital, dont vous êtes seuls à pouvoir vous servir. Chacun possède une part de sacré en lui-même et doit savoir le protéger de tout regard et de tout contact étranger. Le disciple ne doit penser qu’au bien. Chaque pensée négative est une épine psychique qu’il devra trouver et extraire de manière à la transformer et ainsi la mettre au service du bien. L’âme est absolument libre ; elle agit indépendamment du cerveau et de l’intellect. Lorsqu’elle veut se manifester dans le monde physique, elle se sert du système nerveux, du grand sympathique et du plexus solaire. Si, par votre conscience supérieure, vous arrivez à toucher l’âme d’un homme même grossier, vous vous rendrez compte combien il est bon malgré ses connaissances encore limitées des lois de la vie. Car même dans son état, il peut se manifester comme un être parfait durant la présence momentanée de son âme. 

L’Amour divin est le premier principe. Il est celui sur lequel est basée toute existence, apportant l’impulsion à la vie. Il est l’aiguillon, le stimulant dans l’âme humaine. L’Amour, dans le coeur, apporte la pureté grâce à laquelle les forces déposées en l’homme se développent et lui permettent de réaliser tous ses nobles désirs. Il exclut la haine, la violence et le meurtre. La Sagesse est le deuxième principe. Elle apporte lumière et savoir à l’intellect, permettant ainsi à l’homme d’étudier les lois de la nature et d’en utiliser raisonnablement les forces. Elle exclut l’ignorance, l’erreur et l’obscurité. La Vérité est le troisième principe. Elle libère l’être humain de l’esclavage et le dispose à apprendre, à bien travailler et à faire des efforts dans le sacrifice de soi-même. Elle, qui luit dans l’âme, apporte à l’homme la libération de toute faiblesse et de tout vice. Elle exclut le mensonge, l’esclavage et le péché. Rien n’est plus grand que ces trois principes. Il n’y a pas de chemin plus droit, plus sûr. Ces trois principes sauveront le monde. L’Ancien Testament est pour les enfants ; le Nouveau Testament est pour les adultes, alors que le Troisième Testament, qui vient maintenant, est pour les Fils de Dieu qui apportent dans le monde : Amour, Sagesse et Vérité.

Le chemin de l’amour

Ne cherchez pas le chemin le plus facile ; au contraire, choisissez le plus difficile, en envisageant les obstacles que vous allez rencontrer. Sachez qu’en aspirant à un certain bien, vous allez probablement voir aussi se dresser devant vous de nombreuses difficultés, mais cela ne doit faire hésiter ni votre coeur, ni votre volonté. Il est une règle qui dit qu’une fois les biens acquis, ils doivent toujours être employés pour le bien. L’homme est venu sur la terre pour apprendre et appliquer l’humilité ; c’est en elle que naissent toutes les vertus divines auxquelles aspire ardemment l’âme humaine. La suprême expression de l’humilité réside dans l’accomplissement de la volonté de Dieu…

LA FEMME, mère du Royaume de Dieu


Pendant neuf mois, la femme enceinte forme l’enfant dans son sein en le nourrissant de sa propre substance. Mais ce pouvoir qu’a la femme de former un enfant ne se limite pas au plan physique. Dans le plan spirituel, aussi, les femmes ont ce pouvoir, et si elles acceptent de recevoir ce germe qu’est une idée, une idée divine, elles peuvent contribuer à former le corps d’un enfant, mais d’un enfant plus vaste, un enfant collectif ; le Royaume de Dieu. Et c’est cet enfant en formation qui, chaque jour, soutiendra sa mère, la guidera, l’éclairera, l’instruira, la protégera. On croit que c’est la mère qui protège l’enfant. Oui, dans le plan physique, c’est vrai, mais dans le plan spirituel, c’est l’enfant qui protège sa mère. Alors, une idée, une idée seulement, c’est cela le germe. Toutes les femmes sur la terre peuvent être fertilisées spirituellement en acceptant cette idée du Royaume de Dieu ou, suivant d’autres traditions, l’Age d’Or.

Un jour, j’ai reçu la visite d’un homme qui passait pour un grand spiritualiste et quand, au cours de la conversation, je lui ai dit que le salut de l’humanité viendrait par les femmes, parce que ce sont elles qui possèdent les clés de la réalisation, il était stupéfait, indigné même. D’après lui, c’étaient les hommes qui, étant donné leurs facultés, leur place, leur fonction, avaient toutes les possibilités d’agir dans la société. Alors, je lui ai dit : "Mais pourquoi est-ce la femme qui met les enfants au monde ? Bien sûr, l’homme donne le germe, mais pour que ce germe croisse et se développe jusqu’à devenir un enfant parfaitement formé, il faut une femme". Tous savent cela pour le plan physique, mais pour le plan spirituel on reste encore dans l’ignorance de ces grands mystères de la création. Le principe divin produit des germes d’une essence tellement subtile que, si on ne les fixe pas, ils vont se perdre dans l’infini. Pour obtenir des formes solides, stables, réelles, tangibles dans le plan physique, il faut que le principe féminin accorde sa participation.

La puissance de la femme est immense, car elle possède un magnétisme spécial sous la forme de petites particules de matière très subtiles qui s’échappent d’elle. Ce n’est donc pas tellement dans le plan physique, concret, qu’elle a le plus de pouvoir, mais dans le domaine plus subtil des émanations. On a présenté la femme comme une magicienne, une fée ou parfois une sorcière : c’est à cause de cette faculté, que lui a donnée la nature, de produire d’infimes particules de matière avec lesquelles elle est même capable de former des corps d’essence éthérique. De tout temps, des mages, des initiés ont possédé des connaissances sur cette capacité qu’a la femme d’émaner des particules très subtiles, une matière impalpable dans laquelle des esprits peuvent s’incarner, c’est pourquoi ils s’efforçaient de travailler avec des femmes.

Dans le Livre des Rois il est dit que Salomon eut "sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines", ce qui aux yeux des chrétiens, et de bien d’autres, est évidemment choquant. La réalité, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il faisait avec toutes ces femmes ; on s’imagine que c’était pour ses plaisirs et qu’il vivait avec elles dans la sensualité et la débauche. Non, Salomon était un grand sage et un grand mage qui pouvait se faire obéir des esprits du monde invisible. Comment aurait-il pu posséder ces pouvoirs s’il avait vécu dans la débauche ? Justement, c’est qu’il avait de tous autres rapports avec ces femmes ; il savait que la femme est capable de fournir la substance première dont l’esprit a besoin pour créer des formes.

Salomon réalisait ses opérations magiques grâce à la matière émanée par ces nombreuses femmes dont il s’entourait, et il réussissait, bien sûr. A l’apogée de son règne, il possédait une telle puissance matérielle et spirituelle qu’il fit construire ce temple de Jérusalem si fameux, rendit des jugements d’une sagesse étonnante et étendit sa renommée très loin au-delà du royaume d’Israël. Mais il a fini par succomber, car il n’a pas pu résister à toutes les forces qu’il avait déclenchées, il n’a pas pu les maîtriser.

Le règne de Salomon n’a donc pas produit cette splendeur spirituelle pour laquelle travaillent les plus grands initiés. C’est pourquoi à leurs yeux,  Salomon n’appartient pas à la catégorie la plus élevée ; il travaillait encore trop pour lui-même, pour sa propre gloire, sa propre renommée. Sa magie n’était pas encore la magie divine : la théurgie.

La théurgie consiste à savoir tout utiliser, tout, absolument tout, pour le Royaume de Dieu ; utiliser l’eau, utiliser la terre, l’air, les plantes, les rivières, les rochers, et tous ces courants d’énergies qui traversent l’espace sans qu’on sache les utiliser (ou bien alors ceux qui savent le font pour des réalisations personnelles). C’est ce que Salomon lui-même a fini par faire, et comme les mobiles personnels, intéressés, remuent les forces ténébreuses, certains esprits infernaux venaient auprès de lui s’alimenter. Il avait beau essayer de les chasser, ils revenaient, jusqu’au jour où il n’a plus pu résister. Mais laissons le roi Salomon et revenons à l’essentiel.

L’essentiel, c’est que les femmes puissent comprendre que si elles acceptent de travailler sur cette matière subtile qui émane d’elles pour la consacrer au Principe divin en haut, alors les anges, les archanges et les esprits lumineux les plus élevés serviront de cette matière vraiment unique, précieuse, pour préparer les formes de la nouvelle vie. Comme toutes les femmes de l’humanité représentent collectivement une unité, de même qu’il n’existe en haut qu’une seule femme, la Mère divine, de même il n’existe qu’une seule femme en bas, sur la terre. Et si cette femme collective ici, sur la terre, décide de consacrer une partie de la matière subtile qui émane d’elle pour former un enfant, cet enfant sera le Royaume de Dieu.

Vous ne me croyez peut-être pas, mais c’est la vérité, la pure vérité. Voilà pourquoi je dirai que beaucoup de ceux qui parlent des femmes n’ont rien compris de ce qu’elles sont, surtout quand on compare la profondeur, la grandeur et l’immensité de ce que je viens de vous révéler avec toutes les élucubrations et les idioties que l’on a propagées sur elles depuis des siècles à cause de petites rancunes personnelles. Combien de spiritualiste, de religieux ont méprisé la femme, sans savoir que c’est à cause de ce mépris qu’ils ne pouvaient pas réaliser ce Royaume de dieu qu’ils réclamaient pourtant dans leurs prières. Il est temps qu’ils comprennent que le Royaume de Dieu ne peut être réalisé que par les femmes, parce que c’est la femme qui possède cette essence subtile indispensable pour qu’il prenne corps.

Quand les femmes décideront de se consacrer au Ciel, pour que toute cette matière merveilleuse qu’elles possèdent puisse être utilisée dans un but divin, sur toute la surface de la terre on verra s’allumer des foyers de lumière, et le monde entier parlera le langage de la nouvelle culture, le langage de la nouvelle vie, le langage de l’amour divin. Qu’attendent-elles pour se décider ?

Elles se destinent toujours à des occupations trop basses, trop ordinaires. Arriver à se caser quelque part et élever une marmaille, voilà l’idéal qu’on leur présente depuis d’enfance ! Bien sûr, de plus en plus elles arrivent à exercer des professions qui, sur le plan social, les rendent presque les égales des hommes. C’est très bien, mais c’est insuffisant, et c’est elles-mêmes qui finiront par s’en rendre compte, parce que leur véritable vocation ne s’arrête pas là. De plus en plus elles se sentiront insatisfaites. Mais elles ne devront s’en prendre qu’à elles ; c’est elles qui se fabriquent d’avance une destinée médiocre. Il ne sert à rien qu’elles se plaignent en soupirant : "Seigneur, quelle vie" Car c’est leur faute ; pourquoi n’ont-elles pas un idéal plus élevé ? Toute leur destinée serait changée.


Donc, désormais, que toutes les femmes sur la terre, qu’elles soient mariées ou non, mères de famille ou non, s’efforcent de devenir conscientes de leurs possibilités et décident de contribuer de tout leur être, grâce à leurs émanations subtiles, à la formation d’un nouveau corps collectif, le Royaume de dieu sur la terre. Quand elles commenceront à faire ce travail, quand elles se laisseront fertiliser par cette idée du Royaume de Dieu, le l’Age d’or, elles deviendront véritablement belles, vivantes, rayonnantes, car c’est cette idée qui les vivifiera et les embellira.


Lire aussi ETRE DIVIN AU FEMININ : http://etredivinaufeminin.blogspot.fr/

dimanche 2 novembre 2014

L’ absurdité : une technique d’éveil


Le dieu de la philosophie matérialiste qui gouverne le monde et les consciences est l’absurdité et c’est pourquoi il faut aller jusqu’au bout et le rencontrer afin d’être totalement désillusionné. Celui qui ne fait pas cette expérience par la pensée ou l’intelligence sera obligé de la vivre dans la réalité terrestre. Sa vie deviendra absurde, elle perdra son sens : c’est mathématique, scientifique.

Il faut bien comprendre ici le sens du mot totalement. Les humains sont de plus en plus confrontés à l’absurdité ambiante, mais ils ne s’ouvrent jamais à elle totalement, car ils ne veulent pas être perdus. Effectivement il y a là un danger, mais si tu es convenablement préparé, cette épreuve t’ouvrira la porte du royaume des cieux, de l’ordre et de l’harmonie cosmiques.

Le chemin de l’éveil n’est pas sans danger, sans épreuves, mais la voie du monde l’est encore plus. Il est risqué de marcher sur un chemin bordé de plusieurs précipices, mais cela l’est encore plus lorsque l’on est endormi ou aveugle. Le problème avec l’absurdité réside dans le fait qu’on ne la perçoit toujours que partiellement et alors, n’étant pas allé jusqu’au bout de l’expérience, le déclic salvateur ne peut avoir lieu. C’est pourquoi je t’enseigne à te concentrer sur elle pour la vivre en pensée et remonter jusqu’à sa source.

Si tu y parviens, ta vie prendra un nouveau sens, l’absurdité te quittera, elle ne viendra pas te visiter dans le futur.

C’est là une grande clé : ce que tu vis profondément en pensée et qui se transforme en lumière de sagesse, tu n’es plus obligé de le vivre dans la réalité terrestre. Ainsi, le soldat sur le champ de bataille, qui voit s’avancer vers lui l’adversaire et qui comprend d’un seul coup toute l’absurdité de la scène, n’aurait jamais vécu cela s’il avait pratiqué l’exercice que je t’enseigne. Il n’y a pas de fatalité dans le sens où on le croit.

C’est toujours la sagesse qui sauve la vie. Sans elle, l’homme est conduit dans l’expérience des ténèbres, car celui qui n’accepte pas de s’éveiller par la lumière le sera par les ténèbres. Il faut bien que l’humanité s’éveille et qu’elle comprenne le sens de la vie. Pour l’instant, l’humanité a choisi le chemin de l’absurdité ; elle attend d’être totalement dans les ténèbres, complètement perdue, désespérée, déboussolée pour enfin comprendre son erreur et s’engager sur un autre chemin.

Le seul moyen de l’aider est de vivre cette expérience au moyen de la méditation afin de préparer le nouveau chemin qui enfin donne tout son sens, toute sa richesse à la
vie sur terre et la conduite vers la plénitude. Ainsi, n’aie pas peur de l’absurdité mais cherche-la là où elle se trouve et apprends à la regarder en face et à comprendre son enseignement.

Cherche-la en toi, cherche-la autour de toi. Tu pourras découvrir l’ignorance, les forces de destruction aveugles, le grand n’importe quoi et surtout une confusion totale, une
perdition. Voilà l’aboutissement de la philosophie matérialiste.

L’absurdité te montre clairement le chemin que tu ne dois pas suivre, elle te délivre de l’emprisonnement dans la souffrance et te révèle la supériorité du royaume de la bonté, de l’harmonie et de l’intelligence. Ce royaume de Dieu est pour l’instant fermé aux humains. Ils ne le perçoivent plus. Si tu parviens à cette vision claire de l’absurdité, cela ne doit absolument pas faire naître en toi un jugement négatif mais uniquement une force d’éveil intérieur libre et une grande miséricorde. Méfie-toi du jugement et encore plus de la condamnation, car ils ferment les portes de l’esprit.

Seul un être vraiment intelligent pourra découvrir l’absurdité, car il commence à s’ouvrir à la vie véritable et ses anciennes certitudes s’émiettent, il perd pied, abandonne les croyances inculquées et entre dans l’expérimentation.

En te parlant de l’absurdité, comprends bien que je t’enseigne une technique d’éveil. L’absurdité n’est pas un but, elle ne doit pas être cultivée, elle demeure juste ce qu’elle est : un moyen d’éveil. En réalité, l’absurdité doit être dépassée et c’est alors qu’apparaissent la sagesse, l’harmonie, le sens profond. En te concentrant sur l’absurdité, tu la fais apparaître. Ce qui était caché devient révélé. Oui, l’absurdité est partout, elle imprègne tout et personne ne la voit.

C’est uniquement en la rendant visible qu’on peut la faire disparaître en la remplaçant par la sagesse. Il est du devoir de tout homme de tenir écartée l’absurdité afin que la vie ne perde pas son sens, sa beauté.

Tu dois pratiquer cet exercice jusqu’à ce que tu trouves « l’endroit », l’état d’être où aucune absurdité ne peut plus te visiter ni passer à travers toi. Il est facile de semer le doute chez quelqu’un qui est pétri d’absurdité. Il est chrétien et il suffit de lui dire que le Christ n’a jamais existé. Il vit comme si l’homme était déjà parfait, il suffit de lui exposer la loi de l’évolution. Il croit tout savoir sur tout, il suffit d’ouvrir son esprit à l’immensité des mondes dans l’infiniment petit et l’infiniment grand. Il ne croit pas en Dieu, il suffit de lui dévoiler la force du cœur. Il croit en Dieu : alors il faut lui révéler que ce n’est qu’une croyance inculquée qui n’a aucun fondement rationnel et l’amener dans le fond à reconnaître qu’il n’en sait rien lui-même, mais qu’il ne fait que répéter ce qu’on lui a dit. C’est un matérialiste convaincu, alors un petit tremblement de terre détruisant sa maison et avalant ses économies de toute une vie suffit à semer en lui la confusion initiatique...

Si la vie secoue les êtres, c’est bien souvent parce qu’elle veut les tirer de leur inertie et les pousser hors de l’absurde. Elle n’aime pas l’absurdité qui est une création exclusivement humaine.

L’absurdité est un poison pour la nature qui essaie de s’en débarrasser à travers des cataclysmes et même en poussant les humains à s’entretuer. L’homme est encore loin d’avoir pénétré tous les secrets de notre Mère, la nature.

Comprends-tu maintenant l’endroit où je veux t’emmener ? Mais en réalité la technique n’est pas complète, car il ne suffit pas de faire apparaître l’absurdité par la concentration méditative, mais il faut aussi savoir invoquer l’intelligence.

Fais cette expérience et vis-la profondément, celle de te concentrer sur la nature, devant les océans, le ciel étoilé, le L’égrégore de la colombe soleil levant, les verts pâturages, les rivières, les montagnes enneigées, les insectes... Regarde un arbre dans la nature, observe-le attentivement et unis ta pensée consciente à tout ce que tu vois comme pour chercher à travers lui, qui est un être vivant et sensible, un message de la profonde Intelligence cosmique qui emplit et imprègne tout.

Dis-toi intérieurement : « À travers l’observation attentive de cet arbre (ou de ce que tu as choisi), je veux unir ma pensée consciente, mon ressenti et ma vie à la Lumière de l’Intelligence cosmique, de l’ordre céleste, du royaume de Dieu. »

Il y a une harmonie invisible, un ordre divin, sublime, une unité indescriptible qui unit tout en tout et avec laquelle tu peux communier. Cet ordre céleste est le royaume des cieux dont parlent tous les initiés de tous les peuples et cultures ; il est le règne de la paix et de la vraie liberté ; il est le puissant remède qui peut guider l’humanité dans la lumière.

Il est très difficile d’en parler, car l’humanité s’éloigne de plus en plus de sa présence magique pour sombrer dans la cacophonie et c’est pourquoi je t’invite à en faire l’expérience à travers l’exercice libre. Cette expérience ne sera complète que lorsque tu vivras conjointement celle de l’absurdité. Voilà alors ce que tu découvriras par toi-même : Oui, il y a une harmonie sublime, un ordre céleste, une beauté vivifiante, guérissante qui se manifestent à moi au sein de a nature lorsque je m’ouvre à elle avec une pensée claire, un sentiment aimant et un élan pur pour la vie délivrée de toute absurdité. Je peux alors ouvrir ma pensée à l’Intelligence cosmique qui me révèle qui je suis et donne un sens sublime, poétique, sacré, bénéfique à la vie.

Oui, il y a une grande absurdité, un chaos, un désordre, une anarchie qui se manifestent dans le monde comme une hypnose collective, une frénésie d’ignorance, de bassesse, de petitesse et d’orgueil qui maintiennent l’humanité engluée et l’empêchent de trouver le royaume de la lumière qui est en elle. C’est l’humanité elle-même qui est l’instrument de manifestation de cette absurdité qui l’enveloppe et la coupe du monde réel.

S’entretuer au nom d’un Dieu d’amour, au nom de croyances fabriquées, etc., n’est-ce pas une folie perverse et contagieuse, n’est-ce pas une monstrueuse absurdité ? Si tu vis cette expérience, alors tu pourras par toi-même fermer la porte de l’absurdité et te couper définitivement de son influence. C’est là un grand pas sur le chemin de devenir un être humain véritable. Bien sûr, tu participeras encore au monde de l’absurdité, mais intérieurement tu seras désillusionné et consciemment, par des actes simples, tu serviras l’ordre céleste et feras tout ce qui est en ton pouvoir pour lui donner de la force. Tu entreras ainsi dans la grande chaîne d’amour sans limites des bienfaiteurs de l’humanité qui ont œuvré sans espoir de récompense pour le triomphe de la source du bien sans ombre, à l’image de ses grands champions, Hermès, Hiétora, Zoroastre,
Bouddha, Marie, Jésus, Mani, Esclarmonde...

Tous ces êtres ont formé ensemble un égrégore de paix, l’égrégore de la colombe qui, un jour, instaurera le royaume de Dieu sur la terre et dans toutes les consciences. Toi aussi, tu peux participer à cette œuvre en offrant une pensée, un sentiment, un acte pour le renforcer.

Tous les exercices et enseignements que je vais t’indiquer pour la paix reposent sur cette expérience de l’absurdité et de l’Intelligence cosmique. Il te faut vivre ces expériences.

Il te faut t’éveiller.


Extrait de l’Egrégore de la Colombe ou le règne de la paix – Omraam