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samedi 21 juin 2014

Les sciences occultes et ses dangers



L’Initiation est un travail sur soi-même, un travail ininterrompu d’organisation intérieure, de purification, de maîtrise de soi. Or, ce qui se passe à l’heure actuelle, cet intérêt que l’on constate de plus en plus pour les ouvrages de sciences dites ésotériques ou occultes est plutôt inquiétant. Car il n’exprime pas le besoin d’une vraie spiritualité, mais le désir de se plonger dans un domaine inconnu, mystérieux, et d’obtenir par ce moyen tous les avantages matériels qu’on ne doit généralement acquérir que par ses qualités, ses facultés, son travail. D’ailleurs, on voit les résultats ; ces livres ne rendent pas les gens plus sages plus équilibrés, ni même plus heureux ; au contraire, ils libèrent en eux des forces obscures,  embrouillent leurs idées et les poussent à se livrer à des pratiques qui font d’eux les victimes d’entités inférieures.

Pendant des siècles, l’Eglise a combattu, et à tort, la tradition initiatique. Mais ce qui est en train de se produire maintenant est encore pire. Si les Initiés du passé avaient comme précepte : "se taire", c’est qu’ils savaient que les secrets de la Science initiatique pouvaient devenir des armes très dangereuses dans les moins de gens qui n’étaient pas préparés à les recevoir. Les humains sont ainsi faits ; quoi qu’on leur révèle, même les vérités les plus sacrées, ils essaieront de les mettre au service de leurs intérêts les plus égoïstes ; tout ce qu’on leur donne pour leur bine, pour leur salut, ils le détournent et l’utilisent en réalité pour leur ruine et celle des autres.

C’est le plus souvent la nature inférieure qui se manifeste chez les humains et qui les pousse à profiter de tous les moyens qui leur tombent sous la main. Ces moyens leur sont-ils donnés par la science et les techniques ? C’est très bien, ils les emploient. Et s’ils leur sont donnés par l’occultisme, c’est très bien aussi. Certains sont des matérialistes convaincus, mais du moment qu’ils découvrent dans l’occultisme ou les sciences dites "parapsychiques" un moyen d’arriver à leurs fins, ils se disent : "Essayons, on verra bien", et ils n’hésitent pas à tenter toutes les expériences. Les humains ont des désirs, des besoins ... ça oui, les désirs et les besoins ne manquent pas. Ce qui leur manque, c’est l’intelligence, la patience, la persévérance, pour obtenir ce qu’ils désirent. Ils cherchent toujours à arriver plus vite en employant les moyens les plus faciles. Et s’ils pensent que c’est par la magie qu’ils réussiront, pourquoi pas ? Certains sont prêts à essayer n’importe quoi, rien ne les arrête.

A cela s’ajoute que c’est aussi pour les éditeurs une occasion de faire de bonnes affaires. Depuis quelques années, ils se remettent à publier des ouvrages d’occultisme, et que contiennent ces ouvrages ? Des recettes pour s’impose, pour s’enrichir, pour évincer des concurrents, pour obtenir contre leur volonté l’amour des home set des femmes, pour entraîner la ruine, la maladie ou la mort de ceux que l’on considère comme ses rivaux, etc. Et certaines de ces recettes sont vraiment répugnantes. Sans parler des invocations aux puissances infernales. Mais je ne veux pas parler de cela. Ce qui est très grave, c’est que de plus en plus de gens s’intéressent à ces pratiques, et malheureusement pour eux, souvent ils réussissent. Pourquoi ? Parce que leurs passions, leurs convoitises et l’obstination qu’ils mettent à les assouvir, servent d’appât aux esprits infernaux ; ils arrivent ainsi à les attirer et à les utiliser pour leurs entreprises criminelles.

On ne se rend pas assez compte du danger que présentent ces pratiques. Quelle responsabilité pour les auteurs et les éditeurs de ces livres. Ils ne pensent qu’à gagner de l’argent, et ils se gardent bien d’expliquer en détail aux lecteurs les risques qu’ils courent en appliquant leurs recettes. Ça leur est bien égal que d’autres se perdent à cause d’eux. Ils mettent les moyens de satisfaire toutes leurs convoitises à la portée de gens qui n’ont jamais appris à maîtriser leurs instincts, comment espérer qu’ils sauront résister ? C’est tellement tentant de voir tous ses désirs satisfaits. On le sait que les humains sont faibles, et il est criminel de vouloir profiter de leurs faiblesses. On voit déjà ce qui se passe avec le tabac, l’alcool, la drogue : combien de gens sont tout à fait conscients des dangers que ces produits représentent pour leur santé physique et psychique, et pourtant ils ne peuvent pas vaincre ce besoin de boire, de fumer ou de se droguer. Il en est de même pour les pratiques magiques ; on donne à des gens faibles des moyens que, sous l’emprise d’un désir, d’une passion incontrôlée, ils emploieront pour la perte des autres et leur propre perte. Et même s’ils ne réussissent pas, quels dégâts tout cela va produire dans leur vie psychique.

Les auteurs et les éditeurs de livres de magie doivent savoir qu’ils portent une lourde responsabilité, et qu’n jour la Justice divine leur demandera des comptes. On n’a pas le droit d’entraîner les humains vers les régions infernales, on n’a que le droit de les entraîner vers le Ciel. Vous direz : "Mais toutes les pratiques magiques doivent-elles nécessairement nous entraîner vers l’enfer" ? Non, bien sûr, mais à condition d’être instruit de ce qu’est réellement la magie et des précautions à prendre pour devenir seulement l’instrument des entités lumineuses.

Durant des siècles l’Eglise a donc combattu la Science initiative, et les pratiques magiques aussi. Eh bien, au lieu de mettre tellement d’acharnement à les combattre, il aurait mieux valu qu’elle éclaire les humains, en leur apprenant à faire la différence entre la magie blanche et la magie noire. Car elle-même pratique la magie. Mais oui, combien de rites, même dans la religion chrétienne, ne sont en réalité que des rites magiques. Qu’est-ce que la messe ? Une cérémonie magique au cours de laquelle le pain et le vin sont, symboliquement, transformés en corps et sang du Christ. Et la meilleure preuve du caractère magique de la messe, c’est que depuis des siècles les adeptes de cultes sataniques célèbrent des "messes noires" en inversant le symbolisme de cette cérémonie. Comment se fait-il que le mal se montre aussi souvent plus intelligent que le bien ? Eh oui, pendant que tant de "bons chrétiens" assistent inconsciemment à la messe et seraient même choqués si on leur disait qu’ils participent à un rite magique, des mages noirs qui connaissent sa puissance s’inspirent de ce rituel pour faire le mal.

Alors, maintenant il s’agit de se réveiller et de comprendre. Si l’Eglise s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui, c’est grâce à cette cérémonie magique qu’est la messe. Ce qui est dommage, c’est que beaucoup de prêtres n’étaient pas vraiment préparés pour cette célébration, et les fidèles non plus. S’ils avaient été bien préparés, la messe aurait été d’une plus grande puissance encore.

Et pourquoi allume-t-on des cierges et des veilleuses ?... Pourquoi fait-on brûler de l’encens ? … Pourquoi le prêtre bénit-il la foule, ou même les récoltes, le bétail, les bateaux ?... Pourquoi s’agenouille-t-on devant des statues en leur adressant des prières ?... Pourquoi porte-t-on des médailles ou des croix ?... Tous ces actes ont une fonction magique. Il s’agit de travailler avec des puissances invisibles pour obtenir des résultats, qu’ils soient matériel sou spirituels. Voilà ce que l’Eglise aurait dû révéler aux fidèles. Mais elle n’a rien expliqué du tout. Elle s’est contentée de leur donner des prescriptions (assister à des cérémonies, réciter des prières, prendre des postures, faire des gestes), de leur enseigner des dogmes et de leur parler de mystères : mystères de la Sainte Trinité, de l’Eucharistie, de l’Incarnation, de la Rédemption…

Je sais que beaucoup se demandent pourquoi je n’insiste pas davantage sur la pratique des sciences occultes ; ils voudraient que je leur apprenne comment devenir des clairvoyants, des alchimistes, des kabbalistes, des mages, etc. Ils ne se rendent pas compte qu’ils souhaitent des choses qui ne présentent aucune véritable utilité et qui peuvent même être nocives pour eux. Les humains sont comme des enfants, toujours attirés par ce qui va les blesser ou les rendre malades. Sous l’influence d’un livre qui leur est tombé dans les mains, ils s’aventurent dans toutes sortes d’expériences. Mais c’est un domaine dangereux, les sciences occultes, très dangereux. Pour être à l’abri des dangers, il faut être guidé par des entités très élevées, et ces entités n’acceptent de vous guider qu’à partir du moment où elles voient que vous avez fait un travail intérieur de purification, d’abnégation. Elles ne vont pas s’occuper du premier prétentieux ou cupide venu qui veut accéder au monde invisible pour satisfaire ses ambitions ou sa vanité.

C’est une très mauvaise tendance chez les disciples d’un Enseignement initiatique que de vouloir commencer par ce qui doit venir en dernier : l’acquisition des pouvoirs occultes. Ils n’ont aucune connaissance des mondes psychique et spirituels, ils ne se sont pas purifiés, mais ils sont avides de recevoir les plus grands secrets de l’Initiation. Ces grands secrets vont les écraser, ils ne pourront pas les supporter ; mais cela, ils ne le voient pas et ils ne veulent pas le voir. Combien de gens j’ai essayé d’éclairer en leur disant qu’ils s’exposeraient à des accidents à cause des grandes lacunes qu’ils avaient encore en eux. Mais très peu ont accepté mes conseils. Se purifier, se maîtriser, faire des sacrifices, quel ennui ! C’est immédiatement qu’il leur faut les moyens de se procurer tout ce dont ils ont envie.

Pourquoi ce désir de tout avoir avant de se préparer ? La préparation est la chose la plus longue, elle peut durer une vie entière, plusieurs existences mêmes, mais au moment où l’on est vraiment prêt, on peut tout obtenir en quelques minutes. Il ne suffit pas d’être attiré, comme ça, par certains aspects des sciences occultes. Tous les véritables Maîtres vous le diront. Mais le jour où ils voient que vous êtes prêt, c’est eux-mêmes qui font tomber le voile, et tout ce que vous vouliez connaître est là, accessible.

Alors, vous, si vous me croyez, vous laisserez de côté toutes ces pratiques occultes qui permettent de réaliser des ambitions personnelles… mais à quel prix. D’ailleurs, l’occultisme n’est pas la véritable science spirituelle et je n’aime pas ce mot : "occulte", car les sciences occultes, c’est le bien et le mal mélangés, et il y a trop d’occultistes qui ont trempé dans les régions ténébreuses de ces sciences.


Moi, le savoir que je vous transmets ne vous amènera jamais vers ces pratiques. A quoi cela vous servira-t-il d’obtenir des richesses, des pouvoirs, des plaisirs, et de vous retrouver ensuite ligoté, persécuté, possédé. Pour ne pas tomber dans ces pièges, je vous conseille de commencer par travailler sur le désintéressement, la bonté, a patience, le discernement, car ce sont ces vertus qui sauvent de tous les dangers et apportent toutes les bénédictions. Et si cela ne vous plaît pas, tant pis, vous êtes libre de faire vos expériences. Mais en tout cas, je vous avertis ; n’attendez pas de me voir insister sur autre chose que sur ces vertus. Même si elles ne sont pas considérées comme avantageuses, ça ne fait rien, je vous parlerai encore des années sur ces vertus inutiles et inintéressantes en laissant de côté toutes ces belles choses de la science occulte sans les explorer. Mais on verra un jour qui avait raison. 

Omraam.

"Veuzhresvané" : sortir de la croix


En faisant de la croix le symbole de leur religion, les chrétiens ont mis particulièrement l’accent sur la crucifixion de Jésus. Bien sûr, il est salutaire de s’associer à la passion et à la mort de Jésus pour comprendre la grandeur de son sacrifice ; certains mystiques ont ressenti si intensément l’horreur de son supplice que des stigmates sont apparus sur leur corps : c’étaient des êtres exceptionnels, capables d’une telle abnégation et animés d’un tel amour pour Jésus qu’ils ont pu revivre ses souffrances telles qu’elles sont enregistrées dans les archives de l’univers. Car il existe une bibliothèque cosmique, l’Akashia Chronica, où les événements de la vie des grands Maîtres sont inscrits et restent à la disposition de ceux qui veulent les connaître et qui sont dignes d’arriver jusque-là.

Tout ce que les grands Maîtres, les messagers du Ciel, ont vécu de dramatique ou bien d’heureux, de lumineux, d’inspiré, appartient à toutes les âmes humaines qui ont de l’amour pour eux. Certains veulent revivre les événements sombres et douloureux de leur vie ; qu’ils le fassent, c’est une attitude généreuse, ils s’associent à leur sacrifice pour le salut du genre humain. Mais ceux qui ont déjà traversé plusieurs fois ces souffrances n’éprouvent plus le besoin de revivre la crucifixion de Jésus.

La vérité, c’est que le symbole de la croix répandu à travers toute la chrétienté n’a pas encore été pleinement compris ; on ne voit à travers lui que Jésus faible, mourant, victime bafouée par les hommes. Dans toutes les églises, les fidèles contemplent le crucifix, mais ils ne doivent pas oublier de se lier à l’autre aspect de ce symbole, qui est plus puissant, plus salutaire : la gloire du Christ ressuscité, le Christ sortant de la croix, victorieux de la croix.

Jésus est mort pour le vieux monde, pour tous ceux qui ont des dettes  à payer, des fautes à réparer. Malheureusement, il faut reconnaître que cela n’impressionne plus tellement de gens. Combien de personnes sans lumière, sans conscience, ne se sentent pas concernées par le fait que Jésus se soit sacrifié pour elles, il y a deux mille ans, en mourant sur une croix ! Cette mort ne représente quelque chose que pour ceux qui, ayant conscience de leurs imperfections, ont déjà beaucoup souffert et souffrent encore. Mais ceux-là, c’est sur la résurrection qu’ils doivent se concentrer ; ils doivent chercher à ressusciter et non plus à souffrir. La souffrance n’est pas un but en soi. Jésus a souffert, c’est entendu, mais ensuite il est ressuscité. Et que signifie ressusciter ? En russe, résurrection se dit "voskressénié" , et en bulgare "veuzkressénié", ce qui signifie : sortie de la croix. Comment expliquer cette étymologie ? 

La croix, c’est le creuset des alchimistes, comme le révèle l’étymologie : le mot "creuset" vient du mot croix. L’alchimie est un travail de transformation de la matière. Dans le creuset, l’alchimiste place la matière première qui commence par mourir et se putréfier ; cette opération correspond à la couleur noire. Ensuite, la matière se dissout et se purifie : elle devient blanche. Puis, c’est la distillation et la conjonction, et la matière passe au rouge. Enfin, c’est la sublimation, la couleur or. Ces opérations doivent être interprétées comme différentes étapes de la vie intérieure, car le travail que l’alchimiste réalise sur la matière dans le creuset est en réalité l’équivalent du travail spirituel que le disciple doit réaliser sur sa propre matière, dans ce creuset qu’est son corps. Chaque fois que l’esprit descend s’incarner dans un corps humain, c’est le mystère de la mort du Christ sur la croix qui se répète. La matière, synthèse des quatre éléments, est la croix sur laquelle l’esprit du Christ ne cesse de se sacrifier.

Lorsque la matière alchimique "ressuscitée" sort du creuset, elle est transformée en or. Et de même l’homme ressuscité sort de la croix, cette croix qui correspond dans le plan psychique aux quatre éléments terre, eau, air et feu qu’il doit apprendre à maîtriser, purifier et transformer en lui. Et cette transformation ne peut se faire qu’en passant par la mort, non pas la mort physique mais celle dont parlait Jésus quand il disait :"Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit". Cette phrase peut être considérée comme un résumé du travail alchimique.

Dans la nouvelle vie que le Christ nous propose, il n’est pas préconisé de s’attarder sur le supplice de la croix, car le Christ se manifeste aussi par la beauté, la grandeur, la joie. Soyez tranquille, Jésus ne s’offensera pas de ce que vous ne restiez pas fixé sur son supplice. Il veut des hommes nouveaux qui se concentrent sur la lumière, sur la gloire du Christ. Que cette lumière était belle, lorsque Jésus fut transfiguré sur le mont Thabor devant ses disciples ! Son visage resplendit comme le soleil. Une nuée lumineuse les recouvrit tous et une voix à travers la nuée fit entendre ces paroles : "Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le" !

Dans la nouvelle culture, c’est cette pensée de la gloire du Christ qui nourrira notre vie intérieure. Dieu se réjouira en voyant que nous cessons de préférer la souffrance et la mort, d’embrasser la poussière et de nous agenouiller devant des tombeaux, car il nous destine à un avenir plus grandiose. Et s’il existe des morts dont il faut s’occuper, ce ne sont pas ceux du cimetière, mais ceux qui sont enfouis dans notre matière psychique : nos instincts primitifs, nos conceptions erronées. Ce sont ces morts qu’il faut chercher pour en finir avec eux !

Jésus n’a pas trouvé en son temps des conditions favorables pour manifester pleinement son savoir et sa puissance. C’est ce que le Maître Peter Deunov a exprimé un jour en disant : "Dans le passé le Christ était petit, c’est pourquoi on l’a crucifié. Mais maintenant, quand il viendra, on ne pourra plus le crucifier, car il n’y aura pas d’arbre assez grand pour lui dresser une croix. Réjouissons-nus donc que le Christ soit devenu très grand, très puissant, car il n’y aura plus de croix pour lui". Vous êtes peut-être choqué par cette idée que si Jésus a été crucifié, c’est parce qu’il était petit ? Celui qui a dit : "Je suis la lumière du monde.. Je suis la résurrection et la vie… Mon Père travaille et moi aussi je travaille avec lui…" Ne pouvait pas être petit. C’est vrai, mais je vais vous expliquer.

Considérons un enfant qui vient de naître. L’esprit qui s’est incarné en lui est-il petit ? Non, il est grand puissant, mais le corps dans lequel il s’engouffre est celui d’un bébé, si bien qu’il lui est difficile d’y pénétrer et de s’y installer pour manifester toutes ses possibilités. De la même façon quand l’esprit du Christ est descendu sur la terre, il était grand, aussi grand qu’il l’a toujours été. C’est son corps qui était petit, c’est à dire que ceux qui l’entouraient n’ont pas pu se laisser pénétrer assez profondément par lui. C’est à cause de cette insuffisance, de cette faiblesse des membres du corps du Christ, incapables de recevoir et de réaliser sa grandeur, sa puissance, son immensité, que Jésus a pu être crucifié. Bien sûr, la foule criait "Hosonna" au moment où il est entré dans Jérusalem, mais lorsqu’il a été arrêté, au jardin de Gethsémani, même ses disciples l’ont abandonné. C’est donc dans ses disciples que jésus n’a pas pu avoir de puissance, c’est en eux qu’il était petit et ne pouvait donc pas affronter les autres, tellement plus nombreux, décidés à l’anéantir.

Maintenant au travers des siècles, l’esprit du Christ s’est étendu peu à peu dans le monde entier. On ne peut plus le crucifier parce qu’il est incarné dans un corps immense, abrité dans les coeurs et les intelligences de millions d’êtres. On ne peut le crucifier en tous. Oui, c’est là une forme d’incarnation qu’il faut comprendre. Pour travailler sur l’humanité un grand Maître a besoin d’un corps collectif. Tels de ses disciples sont les yeux, les oreilles ou la bouche de cet organisme, tels autres le cerveau, le cœur, l’estomac, les poumons, les bras, les jambes. Tant qu’l ne peut pas animer ce corps collectif, le Maître est petit. A travers un corps délabré, animal, grossier, l‘esprit éprouve de grandes difficultés pour s’exprimer sous forme d’amour, de sagesse et de beauté.


L’esprit d’un Maître fait donc des efforts pour s’incarner, non seulement dans son propre corps physique, mais aussi dans le corps collectif d’une communauté spirituelle afin qu’elle ne cesse de se développer dans la lumière. Mais ce corps collectif doit, en retour, faire autant d’efforts pour aider l’esprit du Maître à s’incarner et se manifester en lui. C’est pourquoi, au lieu de rester fixé sur le corps de Jésus cloué sur une croix, un chrétien doit avoir pour unique préoccupation de se préparer à devenir une parcelle purifiée et lumineuse de corps collectif que l’esprit du Christ travaille à animer. Il y a deux mille ans, Jésus est mort crucifié, c’est un fait, on ne peut revenir là-dessus ; mais c’est à nous maintenant de renforcer le corps du Christ pour que son esprit continue à travailler puissamment dans le monde.

Omraam

jeudi 19 juin 2014

LA SPIRITUALISATION DE L’AMOUR



La spiritualisation de l’amour est la condition de la venue du Royaume de Dieu. Donc, que ceux qui sont éclairés, qui ont un haut idéal d’amour, sachent qu’ils peuvent servir le Royaume de Dieu avec cette énergie qu’est la force sexuelle; et alors, qu’ils s’aiment, qu’ils s’embrassent, mais avec l’idée de consacrer cet amour à la réalisation de quelque chose de divin. A ce moment-là, ils produiront des émanations d’une telle beauté que les anges eux- mêmes seront étonnés, émerveillés, et qu’ils viendront leur apporter des présents.

Donc, je le répète, quelle que soit la nature de votre amour, les gestes que vous devez faire sont toujours les mêmes : vous devez vous rapprocher de l’être que vous aimez, le serrer, l’embrasser, le caresser ; rien ne change : la différence, c’est ce que vous mettez dans ces gestes, et c’est cela qui compte. Quelqu’un dit: «Ah! j’ai vu un tel embrasser une telle!» et il les condamne. Le Ciel ne regarde pas cela, il regarde ce qu’ils ont mis dans leur baiser : s’ils se sont donné quelque chose de beau, de pur, le Ciel les récompense. Sur la terre ils sont peut- être condamnés par des ignorants, mais en haut, ils sont récompensés.

Si vous mettez dans votre amour la vie éternelle, l’immortalité, la pureté, la lumière, et que celui que vous aimez grandit, avance et s’épanouit grâce à vous, alors c’est vraiment de l’amour, car le véritable amour améliore tout. Mais si vous aimez quelqu’un et qu’il se mette à péricliter, vous devez vous poser des questions sur la qualité de vos sentiments et vous dire: «Mais alors, j’ai abîmé cet être. Avant il était splendide et maintenant, c’est une ruine». Vous n’avez donc pas de quoi être tellement fier, et vous devez chercher comment réparer vos erreurs. Votre amour doit faire grandir un être. Et c’est seulement quand vous le voyez s’épanouir grâce à votre amour que vous pouvez être heureux et fier, et remercier le Ciel d’avoir réussi à l’aider et à le protéger. Mais en général les gens ne se préoccupent pas de ces choses-là, et ensuite ils viennent me dire : «Je l’aime, je l’aime!... - Oui je réponds, je sais que vous l’aimez, mais comme une poule que vous mettez à la casserole pour la manger : vous l’aimez, vous la dévorez, et c’est fini.» Non, l’amour ne doit jamais dévorer, abîmer les êtres... Vous voyez, l’amour tel que je le comprends est très différent de tout ce que la foule ou la jeunesse, qui ne sont pas éclairées, peuvent imaginer.

Les humains ne savent pas aimer, et ensuite, pour se justifier, ils me diront: «Maître, vous ne connaissez pas la nature humaine, elle est terrible!» Ah bon, je ne connais pas la nature humaine!... Mais je leur répondrai que, autant ils ont rendu cette nature humaine difficile à dompter, autant ils peuvent aussi l’assagir, l’ennoblir. Ils n’ont pas fait d’efforts dans le passé, alors maintenant, bien sûr, ils ont reçu une nature très difficile. Voilà comment cela s’explique ; c’est de leur faute, impossible de se justifier.

Beaucoup décident de ne plus faire d’efforts parce que, soi-disant, il est impossible de se changer. Si, c’est possible. Et désormais, même si vous rencontrez de grands obstacles, vous devez dire: «Le Maître nous a parlé de cet amour et je veux arriver à le connaître.» Pourquoi toujours objecter que la réalité est différente de ce que je vous présente? Voilà: la réalité, comme si ce mot pouvait tout excuser ! Mais il y a des réalités et des réalités.

Je ne nie pas que la sexualité soit une réalité, mais pourquoi s’arrêter à cette réalité tellement inférieure, grossière? Il existe un autre degré de réalité qui est aussi réel mais plus subtil. Certains êtres sont arrivés à saisir et à vivre cette réalité, et maintenant, pour rien au monde vous ne pouvez les convaincre de l’abandonner pour retourner en arrière, ils ne veulent pas. Mais les autres aussi, malheureusement pour rien au monde vous ne pouvez non plus les convaincre d’essayer d’élargir, d’élever le degré de leur amour ; ils négligent toutes ces grandes vérités qui peuvent les sauver, ils continuent à descendre vers l’animalité, et ensuite, évidemment, ils se retrouvent désaxés, déchirés. C’est normal, leur amour ne pouvait être merveilleux que pendant quelques minutes ; ensuite, c’est de la cendre, des scories. On dit : «C’était tellement beau!» Oui, c’était... mais ça ne l’est plus, ça n’a pas duré, et l’or est devenu du plomb. Tandis que l’amour céleste reste éternellement de l’or, rien ne peut l’oxyder.

L’homme a une hérédité et il doit lutter contre cette hérédité ; depuis des milliers d’années le genre humain s’est fait de l’amour une certaine conception qui s’est enregistrée dans nos cellules et il est difficile de l’effacer. Mais ce n’est pas parce que vous n’arrivez pas à transformer du jour au lendemain votre conception de l’amour, que vous ne devez pas croire ce que disent les grands Maîtres. Si vous n’arrivez pas à changer, cela veut dire tout simplement que vous êtes déformé ou faible, mais non que les Initiés vous trompent.

Autant vous avez des tendances inférieures, autant vous êtes obligé de les satisfaire, mais cela ne doit pas vous empêcher de croire qu’une amélioration est possible. Et le jour où vous arriverez à développer d’autres tendances, sublimes, divines, vous nagerez dans l’océan de l’Amour cosmique, alors qu’auparavant vous ne vous nourrissiez que de quelques gouttes éparpillées par-ci par-là (et encore, pour les trouver, quelle vie de déceptions et de malheurs!) Maintenant que vous êtes plongé dans cet océan cosmique, vous buvez, vous n’avez pas besoin d’aller voler quelques gouttes d’amour chez les autres.

Je sais que ce que je dis sera incompréhensible pour certains. Mais qu’ils fassent ce qu’ils peuvent avec l’espoir que, dans quelques incarnations, ils arriveront à transformer leur amour. Il ne faut pas se tuer! Pour ceux qui ont déjà travaillé dans d’autres incarnations, il est plus facile d’arriver à se contenter de très peu de choses dans le plan physique, et même ensuite de se libérer complètement et de goûter l’amour en haut, dans le plan spirituel. Evidemment, les êtres qui en sont capables sont très rares. Combien de religieux ont fait vœu de célibat sans bien savoir à quoi ils s’engageaient! Ils étaient très jeunes, ils ne se connaissaient pas, ils ne connaissaient pas la nature humaine et un jour, quand les instincts et les passions se réveillaient, ils étaient submergés. Quelle tragédie ! Oui, que de tragédies dans les couvents pour les hommes et pour les femmes ! Il vaut mieux se marier et avoir des enfants plutôt que de se tourmenter, là-bas, dans un couvent en étant soi-disant la fiancée de Jésus, alors qu’on ne cesse de faire dans son imagination des adultères avec tous les autres. Dans ce cas, c’est mieux de sortir des couvents. Le Seigneur est beaucoup plus large, il n’a jamais demandé qu’on se consacre absolument à Lui si on doit vivre pour cela dans les tourments. Il préfère que l’on fasse du bien en ayant une femme - ou un mari - et des enfants, plutôt que de vivre une vie désaxée, désordonnée et de troubler l’atmosphère par tous ses désirs inassouvis.

Même des saints et des saintes ont été tourmentés toute leur vie par la force sexuelle, et c’est à peine si, à la fin, ils ont trouvé la paix. Sainte Thérèse d’Avila était très passionnée. Et même sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, on ne sait pas toujours comment elle a vécu, ni quelles tentations elle a eu à surmonter. Elle n’était pas comme on la présente, une petite fille mignonne, avec un visage tendre et délicat. Non, sa nature était forte et puissante. Moi, je l’admire beaucoup, je l’aime beaucoup, sainte Thérèse, mais je ne suis pas d’accord avec la manière inexacte dont on la présente sous prétexte de sauver la situation !...


Omraam. 

LE TERRITOIRE DE LA STABILITÉ



Même pour ceux qui ont embrassé la vie spirituelle, il est difficile de parvenir à un niveau de conscience supérieur et surtout de s'y maintenir. Un jour ils remportent une victoire, et le lendemain ils se laissent un peu aller... Il est presque impossible d'arriver à quelque chose de stable, de définitif. La stabilité, c'est le sommet de l'initiation, le moment où le disciple peut dire enfin, comme le hiérophante de l'ancienne Egypte: « Je suis stable, fils de stable, conçu et engendré dans le territoire de la stabilité. » Le territoire de la stabilité, c'est Binah, la région des Vingt-quatre Vieillards.

En quoi consiste la stabilité? A ne plus être ébranlé par le mal. Et pour ne pas être ébranlé par le mal, il faut lui échapper en s'élevant jusque dans les régions où il ne peut plus avoir de prise. Vous direz: « Mais ces régions existent? » Oui, elles existent, elles existent en vous-même, comme elles existent dans l’univers. Seulement, vous ne vous en êtes pas rendu compte parce que vous n'avez pas tellement l'habitude de vous observer. N'avez-vous jamais été surpris de constater que certains événements qui, à un moment, vous avaient attristé, découragé, s'ils se reproduisent dans d'autres circonstances, ne vous touchent plus? Pourquoi? Est-ce que vous avez perdu toute sensibilité? Non, mais vous avez réussi à vous élever jusqu'à un niveau de conscience où ils ne vous atteignent plus. C'est donc bien la preuve qu'il y a des régions en l'homme où le mal n'a plus de prise.

Dans la Kabbale il est dit que le serpent peut monter jusqu'à certaines séphiroth, mais qu'il ne peut jamais atteindre cette région formée des trois séphiroth Kéther, Hohmah et Binah. Et puisque nous sommes créés à l'image de l'univers, il existe aussi en nous-mêmes une région où le mal ne trouve plus de conditions d'existence favorables. Dans les régions sublimes de notre être et de l'univers, règnent une telle lumière, une telle intensité de vibrations, que tout ce qui n'est pas en harmonie avec cette pureté, avec cette lumière, est désagrégé. Le mal n'a aucun droit d'existence dans les régions sublimes, il est repoussé; il ne peut exister que dans les régions inférieures où il se promène, fait des ravages et rend les gens malheureux: parce que dans ces couches inférieures de la matière, toutes les conditions lui sont favorables.

Donc, selon la région où vous vous trouverez, vous serez ou non atteint par le mal. Voilà ce que nous enseigne l'initiation. Et c'est ce que d'une autre manière Jésus a voulu aussi exprimer quand il a dit: « Construisez votre maison sur le roc. » Le roc, c'est symboliquement cette région intérieure que la philosophie hindoue appelle le plan causal et qui se situe au-delà des plans astral et mental, c'est-à-dire au-delà des pensées et des sentiments ordinaires.

Les Vingt-quatre Vieillards de l'Apocalypse dont parle saint Jean (« Et je vis vingt-quatre trônes, sur ces trônes vingt-quatre Vieillards assis, revêtus de vêtements blancs ») sont installés sur des rocs que rien ne peut ébranler.

La stabilité est l'essence de Dieu Lui-même. Dieu est par essence inchangeable, inchangeable dans son amour, dans sa sagesse et dans sa puissance. Si vous voulez vous approcher de cette stabilité des Vingt-quatre Vieillards, n'abandonnez jamais votre haut idéal. Une fois que vous avez décidé de marcher sur le chemin de la lumière, quoi qu'il arrive gardez toujours cette orientation. Pour tout le reste vous pouvez changer, mais n'abandonnez jamais votre orientation divine.

Comprenez bien cela: stabilité ne signifie pas immobilité. Si vous rencontrez un Maître véritable, vous ne le verrez jamais figé comme une idole, attendant qu'on lui baise les mains ou les pieds. Au contraire, il se déplace, et même plus que les autres, pour visiter ceux qui ont besoin de lui, pour les instruire, les guérir. C'est intérieurement dans ses convictions qu'il reste stable, et personne ne peut le séduire par les richesses ou les honneurs.

Être stable, c'est être fidèle à ses engagements et poursuivre le chemin malgré tout. Et ça c'est difficile, plus difficile que d'être gentil, serviable, aimable, généreux, courageux. Quand on est dans de bonnes dispositions, on donne sa parole, on fait des promesses, mais quelques jours après, on se trouve dans un autre état d'esprit où l'on ne se souvient même pas de ce que l'on a promis. Eh bien, ce n'est pas ainsi que l'on obtiendra l'accès à la vraie puissance de la région de Binah.

La vérité, c'est que les humains n'aiment pas beaucoup entendre parler de fidélité, de stabilité. Oh, que c'est ennuyeux, oh, que c'est difficile! Eh bien, sachez que cette façon de penser rendra ces vertus encore plus ennuyeuses et encore plus difficiles à réaliser. C'est de vous qu'il dépend d'avoir telle ou telle qualité. Pourquoi? Parce que c'est vous qui, n'aimant pas une chose, ne l'attirez pas. Vous n'aimez pas être fidèle, vous aimez le changement, alors comment voulez-vous que la stabilité vienne s'installer en vous? Quand j'analyse, je constate que ce sont les humains eux- mêmes qui repoussent telle ou telle vertu: parce qu'ils ne l'aiment pas. Pour attirer une chose, il faut l'aimer! Voilà le côté magique. Avant d'essayer d'obtenir quoi que ce soit, tâchez d'abord de l'aimer, sinon quoi que vous fassiez vous n'y arriverez pas. Il est essentiel de connaître cette loi.


Alors, tâchez d'avoir de l'amour pour la stabilité. Tâchez de devenir plus fidèles envers votre idéal, ne le trahissez jamais, sous aucun prétexte, sinon vous perdrez la confiance de tous les grands Esprits qui vous observent. Ils ne vous estimeront plus, ils ne vous apprécieront plus, ils ne vous soutiendront plus. Et une fois livrés à vos propres ressources, vous ne pourrez pas réaliser grand-chose. On peut aimer le changement, il n’est pas interdit de changer d’activité, mais il ne faut pas changer de direction, il ne faut pas abandonner son haut idéal. On peut être pour la diversité extérieure, mais on doit maintenir l'unité intérieure.

mercredi 18 juin 2014

LES TROIS PRINCIPES : par Peter Deunov



L’Amour divin est le premier principe. Il est celui sur lequel est basée toute existence, apportant l’impulsion à la vie. Il est l’aiguillon, le stimulant dans l’âme humaine.

L’Amour, dans le cœur, apporte la pureté grâce à laquelle les forces déposées en l’homme se développent et lui permettent de réaliser tous ses nobles désirs. Il exclut la haine, la violence et le meurtre. La Sagesse est le deuxième principe. Elle apporte lumière et savoir à l’intellect, permettant ainsi à l’homme d’étudier les lois de la nature et d’en utiliser raisonnablement les forces. Elle exclut l’ignorance, l’erreur et l’obscurité.

La Vérité est le troisième principe. Elle libère l’être humain de l’esclavage et le dispose à apprendre, à bien travailler et à faire des efforts dans le sacrifice de soi-même. Elle, qui luit dans l’âme, apporte à l’homme la libération de toute faiblesse et de tout vice. Elle exclut le mensonge, l’esclavage et le péché. Rien n’est plus grand que ces trois principes. Il n’y a pas de chemin plus droit, plus sûr. Ces trois principes sauveront le monde. A vous tous, il est demandé pureté absolue, sincérité, bonté et justice. Abandonnez toute duplicité et tout égoïsme. Vous êtes invités à devenir des exemples de l’homme nouveau. C’est pourquoi il est exigé de vous l’amour désintéressé, une foi inébranlable et une volonté inflexible.

Cet Enseignement que je vous prêche a été éprouvé, expérimenté et il contient les règles fondamentales suivant lesquelles il faut vivre.

L’Ancien Testament est pour les enfants ; le Nouveau Testament est pour les adultes, alors que le Troisième Testament, qui vient maintenant, est pour les Fils de Dieu qui apportent dans le monde : Amour, Sagesse et Vérité.

“ La venue de grands Maîtres a pour but la libération des âmes humaines, grâce à la révélation de la Vérité. ”


MISSION DU MAÎTRE PETER DEUNOV



Le Maître garda longtemps le silence, puis il se mit à parler doucement comme absorbé en lui-même. ‘Un’ est votre Maître. Il est uni à tous les Maîtres présents à l’extérieur de vous. Il n’y a qu’un Maître dans le monde, c’est Dieu ! Quand nous parlons de ce Maître, il est question du Suprême Amour illimité, se manifestant à toutes les créatures par le don du Savoir, de la Sagesse, du Bonheur et de la Félicité. A l’écoute de l’inspiration de tous les êtres, il pense chaque jour à parfaire leur forme et à améliorer leur existence. Si vous ne connaissez pas le Maître qui est en vous, vous ne pouvez pas comprendre les Maîtres extérieurs. De même que si vous ne connaissez pas Dieu qui vous habite, vous ne pouvez comprendre les choses qui vous entourent.

Que veut dire le mot ‘Maître’ ? On ne peut être un Maître si l’on ne connaît pas Dieu et si Dieu ne nous connaît pas. Ma pensée est la pensée de Dieu, le Christ dit : « Parle ! » et, moi, je parle. Je ne fais pas ce que je veux, mais ce que le Seigneur me dit de faire. Là où on m’envoie, je vais, et Dieu fait pour moi tout ce que je veux. Dieu me dit de visiter quelqu’un, d’en relever un autre et j’obéis. Pour qui vous ai-je assemblés ici ? Pour Dieu, qui m’a dit de le faire et de vous dire ce qu’Il m’a dit.

Personne ne me connaît et ne sait qui je suis. Personne n’a connu le Christ jusqu’à présent, car si quelqu’un l’avait connu, il aurait eu son amour.

S’il est un homme, dans ce monde, qui rencontre les plus grandes difficultés et contradictions, c’est moi. Qui suis-je ? Bien que je le sache, cela n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est que j’accomplisse la mission qui m’a été donnée, travaillant à l’accomplissement de ma tâche. Dieu sait pourquoi je suis venu au monde. Par lui je suis envoyé pour montrer aux humains le chemin qu’ils doivent suivre et pour leur apprendre à servir le Divin, comme ils ne l’ont encore jamais fait jusqu’à présent. Si vous voulez savoir qui je suis, vous l’apprendrez de Dieu. Si vous allez vers Lui, vous comprendrez qui je suis et pourquoi je suis venu.

Lorsqu’un homme a tout appris sur terre, Dieu l’envoie pour instruire les autres. Ceux-ci se réjouissent de ce qu’on leur apprend, et celui qui est envoyé se réjouit aussi de leur joie. Vous dites : « A quoi pense notre Maître ? » - Je pense à vous donner l’Amour divin, à vous le transmettre.

Parfois, vous vibrez pour le Ciel, mais pour moi, la Terre est aussi intéressante que le Ciel. Je m’intéresse aussi à la Terre car je considère que le paradis et l’enfer sont ici. Aussi, si je perçois l’enfer à un endroit, j’y apporte la lumière et je le transforme en paradis. C’est comme posséder une vaisselle d’or, on la nettoie soigneusement. Je fais la même chose avec vous. Si vous voulez véritablement vivre, vous devez vivre comme moi. Le Maître est l’intermédiaire entre Dieu et le disciple, et le disciple, l’intermédiaire entre le Maître et le monde, le peuple. Quand je vous parle à vous, disciples, je ne m’adresse pas seulement à vous, mais aussi à des êtres provenant de mondes plus élevés que vous ne voyez pas. Vous, vous comprenez ce que vous pouvez. Ce qui a été prédit dans le passé aura lieu et ce que nous disons s’accomplira aussi. Je puis dissiper le brouillard. Quand je lui dis de s’élever, il s’élève. Quand je lui dis « Viens ! », il vient. Ce que vous apprenez avec moi en dix ans, il vous faudrait mille ans pour l’apprendre sans moi. Qui est le Maître ? Qui est le Christ? Ce sont des questions du monde invisible. Ce monde invisible, monde supérieur, est celui de la Vérité, et il la révèlera à l’homme intérieurement. De tout temps, de tous les siècles, c’est toujours Dieu qui s’est révélé aux humains et qui leur parle. Il est Un, mais les formes par lesquelles il se manifeste sont différentes.

Le Christ s’est manifesté sous une forme plus sublime que tous ceux qui sont venus avant Lui. Le Christ a dit : « Comme mon Père m’a instruit, je parle… » Et encore : « Nul ne peut venir à moi si mon Père ne l’a appelé. » Certains craignent qu’on les sépare du Christ comme la jeune fille redoute qu’on l’éloigne de son bien-aimé. Mais, en réalité, celui qui essaie de priver les hommes du Christ est un menteur. Est-ce que je connais ou non le Christ ? Non seulement je Le connais, mais je vis avec Lui et Lui parle chaque jour. Pour nous, la question n’est pas de persuader les hommes, mais de les nourrir, de nourrir ces âmes qui ont faim.

On dira : « Cette nourriture est-elle bonne ? » Goûtez-la ! Si elle est bonne, acceptez-la ! Pour nous, ce qui importe, ce n’est pas de convertir les hommes, mais de leur faire goûter notre nourriture.

La question ne consiste pas en ce que je dise qui je suis, mais ce qu’en dira le Monde invisible, et que celui-ci soutienne ce que je donne ici, car le Christ a dit : « Si je cherche ma gloire je ne suis rien, mais il y en a d’autres qui la cherchent… » Le ‘nouveau’ dont je parle sera approuvé d’un autre lieu. Je vous donne du blé et vous demandez s’il est bon ? Mettez-le en terre et vous verrez ! La parole divine a la force de croître dans toutes les conditions et c’est à cela qu’on la reconnaît.

Il est vrai que celui qui la sème doit être un homme expérimenté et bon cultivateur, mais le blé doit aussi être de bonne qualité. Jamais l’homme sage ne sèmera une graine qui n’est pas bonne ! Ma tâche est de vous apprendre à glorifier le Dieu vivant, dispensateur de tous les biens afin que vous compreniez le sens de la vie, et que vous accédiez à la véritable culture. Je suis envoyé par le Seigneur afin de travailler à l’établissement du royaume de Dieu sur la terre : telle est ma mission.

Mon rôle est de vous apprendre à travailler et vous donner les méthodes qui vous permettront d’appliquer l’Enseignement divin, l’Enseignement christique. Mon enseignement a pour but de vous faire comprendre de quelle manière appliquer la volonté du Seigneur vivant en qui se cachent votre liberté et votre santé, ainsi j’accomplis moi-même la volonté de Dieu. Je suis venu vous annoncer une grande vérité - celle du Seigneur - et vous prêcher l’Enseignement du Christ. Cet Enseignement christique est diamétralement opposé à ceux qui ont été prêchés jusqu’à maintenant. Il doit être appliqué dans la vie, sur cette terre, et son application parfaite apportera le salut aux hommes de ce monde et unira dans une nouvelle vie l’humanité tout entière.

Ce nouveau savoir est indispensable à tous les peuples, hommes et femmes. Dieu est Amour, Sagesse, Vérité, et le Christ en est la manifestation ; Il est Fils de Dieu. Nous prêchons le Christ de l’Amour qui soutient et emplit tous les cœurs ; nous prêchons le Christ de la Sagesse qui illumine chaque intellect ; nous prêchons le Christ de la Vérité qui libère et élève le monde.


Tous les hommes et toutes les femmes doivent connaître, étudier et appliquer ces trois principes que sont l’Amour divin, la Sagesse et la Vérité divines.

lundi 16 juin 2014

DE L'HOMME A DIEU : LA NOTION DE HIÉRARCHIE



Les humains ressemblent souvent à des bateaux qui partent à la dérive. Ils ont heureusement quelques règles, quelques cadres qui leur sont donnés par la famille, les études, le métier, la vie sociale, mais intérieurement beaucoup sont comme des embarcations lancées en pleine mer sans boussole ni carte de navigation. Vous direz que certains ont la religion... Oui, la religion aiderait beaucoup les humains si ceux qui la représentent se préoccupaient réellement de leur donner un système cohérent à partir duquel ils pourraient organiser leur vie intérieure. Mais je ne veux pas critiquer les églises et le clergé, beaucoup d'autres l'ont fait avant moi, et mieux que moi. Ce que je veux, c'est vous donner des méthodes qui vous permettront de réaliser ce qui est le but de toute religion: établir un lien avec Dieu.

Oui, combien de fois on entend répéter que le mot religion vient du latin « religare »: relier! La religion est ce qui relie l'homme à Dieu. Mais quelle idée a-t-on de Dieu et comment peut s'établir ce lien? Vous direz: « C'est facile, on se lie à Dieu par la prière. » Ah! si c'était si simple Comme s'il suffisait de dire: « Mon Dieu... Seigneur Dieu... » pour entrer en relation avec Lui

Pour prétendre toucher directement le Seigneur, il faut vraiment ne pas savoir qui II est! Je ne dis pas qu'on n'arrive pas à atteindre quelque chose de Lui, mais en tout cas ce n'est certainement pas Lui en personne.

Prenons un exemple très simple. Vous avez une lettre à expédier... Elle va passer nécessairement par des intermédiaires: l'employé de la poste qui met un tampon, ceux qui sont chargés de l'acheminer par la route, le chemin de fer, le bateau ou l’avion. Quand elle arrive enfin à destination, quelquefois après une dizaine de jours, c'est le facteur qui la distribue: il la met dans la boîte aux lettres, ou bien il la laisse au concierge qui s'en chargera. Et si vous devez écrire à un personnage très haut placé, un monarque, un président de la République ou un ministre, alors là elle passera entre les mains de secrétaires qui la transmettront... ou ne la transmettront pas, car si le contenu de votre lettre n'est pas d'une importance capitale, elle n'arrivera pas jusqu'à son destinataire, c'est seulement un collaborateur qui la lira et vous répondra.

Voilà comment les choses se passent sur la terre. Donc, celui qui s'imagine que lorsqu'il s'adresse au Seigneur, son message ou sa prière ira L'atteindre directement, est un ignorant, c'est tout. Sur la terre, il est impossible de s'adresser à un personnage important sans passer par des intermédiaires, mais il se figure que le
Seigneur, oui, il Le touchera directement! Car le Seigneur, vous savez, c'est un bonhomme très gentil, très accessible, on peut Lui taper sur l'épaule, Lui tirer la barbe, Il écoute toutes les plaintes, toutes les réclamations, et c'est Lui en personne qui répond... Mais qu'est-ce que c'est tous ces ignorants qui croient que leurs pensées et leurs paroles iront directement jusqu'à Dieu et que c'est Lui qui viendra spécialement s'occuper d'eux! Il est seul dans le Ciel, vous comprenez, Il n'a pas de serviteurs, Il n'a pas d'ouvriers pour faire le travail, c'est Lui qui doit tout faire, tout.

Et c'est même Lui tout seul qui jadis s'est attelé à créer le monde en six jours. Le pauvre, quel travail! Il n'y avait personne pour L'aider.

Sur la terre, le moindre patron de quelque importance a une ou plusieurs secrétaires et des équipes d'ouvriers ; mais le Seigneur, non, c'est Lui qui doit exécuter tout le travail et n'importe qui peut avoir directement affaire à Lui. Certains même vous le diront: ils discutent avec Dieu et Dieu leur répond. Ou parfois, c'est l'inverse : Dieu leur parle et eux Lui répondent! Les malheureux, si les choses s'étaient passées comme ils l'imaginent, il y a longtemps qu’ils seraient foudroyés, pulvérisés, il ne resterait pas la plus petite trace d'eux. Dieu est une énergie d'une puissance indescriptible, aucun être humain n'a jamais pu Le toucher, ni L'entendre, ni Le voir. Vous direz qu’Abraham, Moïse et les prophètes d'Israël ont parlé avec Dieu. Oui, l'Ancien Testament est plein de ces dialogues, mais en réalité ce n'est là qu'une façon figurée de présenter les choses...

Une image peut nous donner, approximativement, une idée de Dieu: celle de l'électricité. Nous nous servons de l'électricité pour nous éclairer, nous chauffer et faire fonctionner toutes sortes d'appareils. Dans les maisons, les usines, les villes, qu'est-ce qui ne marche pas à l'électricité! Mais vous savez combien de précautions il faut prendre pour ne pas provoquer de court- circuits et d'accidents comme des incendies ou des électrocutions par exemple. Un contact direct avec l'électricité peut être mortel, car c'est une énergie d'une puissance prodigieuse.

Pour la faire venir jusqu'à nous et pouvoir l'utiliser à moindre risque, on doit l’adapter au moyen de transformateurs, puis la canaliser à travers des circuits souvent très compliqués. Eh bien, il en est de même de Dieu. Dieu est comparable à une électricité pure qui ne peut descendre jusqu'à nous qu'au travers de transformateurs. Ces transformateurs, ce sont les innombrables entités lumineuses qui peuplent les cieux et que la tradition a appelées hiérarchies angéliques. C'est par elles que nous recevons la lumière divine, et c'est par elles que nous parvenons à entrer en relation avec Dieu.

Oui, voilà ce qu'il faut savoir: entre nous et le Seigneur il y a tout un chemin à parcourir, un espace tellement vaste qu'il est impossible à concevoir, et cet espace n'est pas vide, il se compose de régions habitées par des entités spirituelles. Toutes les religions ont mentionné d'une façon ou d'une autre l'existence de ces régions et de ces entités. Pour moi, c'est la tradition juive qui en a donné les notions les plus précises, les plus claires. Et le christianisme ainsi que l'islam ont en partie hérité de ces notions.

La majorité des humains font comme s'ils étaient les seules créatures réellement évoluées. Au-dessous d'eux il y a les animaux, les plantes, les pierres, et au-dessus, très loin quelque part, il y a le Seigneur... quand encore ils y croient! Ils ignorent l'existence de tous ces êtres qui font le lien entre le Seigneur et eux. Ou, même s'ils les connaissent parce qu'ils en ont entendu parler, ils pensent à eux rarement, ils n'essaient pas d'établir de liens avec eux. Les catholiques, les Orthodoxes s'adressent aux saints; c'est bien, mais même les plus grands saints ne sont que des êtres humains, et le culte qui leur est rendu rappelle souvent les cultes païens: pour retrouver un objet, on s'adresse à saint Antoine de Padoue; pour éviter un accident, à saint Christophe...

Tous les saints du calendrier ou presque ont une fonction particulière, et un nombre incalculable de Notre-Dame sont invoquées pour obtenir la guérison, la protection, la naissance d'un enfant, l'abondance des récoltes, le retour du mari ou de la femme infidèle, etc. Les chrétiens ont tendance à mépriser les religions polythéistes et leurs multitudes de divinités, sans se rendre compte que, eux aussi, d'une certaine façon, ils ont un véritable panthéon. Cette coutume d'invoquer des entités spirituelles auxquelles on attribue différents pouvoirs provient d'une très haute antiquité, et les chrétiens l'ont tout simplement reprise et prolongée. Ce qui montre bien que, même pour eux, Dieu est tellement loin qu'ils ont besoin d'avoir recours à des intermédiaires. C'est pourquoi il est important de mieux connaître l'existence des hiérarchies angéliques, ce qu'elles sont, comment elles se situent, et quels sont leurs pouvoirs.

Il est mentionné dans la Genèse un symbole de cette hiérarchie angélique qui fait le lien entre l'homme et Dieu: c'est l'échelle de Jacob. « Jacob arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre dont il fit son chevet et il se coucha dans ce lieu-là. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l’Eternel se tenait au-dessus d'elle. »

L'échelle est une image intéressante à étudier, car elle exprime non seulement l'idée d'intermédiaire entre le bas et le haut, mais aussi celle de hiérarchie: on parle
«D’échelle sociale» pour exprimer la hiérarchie des situations que les humains occupent les uns par rapport aux autres. On parle d'échelle des valeurs, d'échelle des couleurs... La vie entière est là pour démontrer la nécessité d'une échelle... ne serait-ce que pour monter sur un toit! Vous direz qu'il y a d'autres moyens. Oui, mais les autres moyens sont toujours l'équivalent d'une échelle.

La tradition chrétienne, qui reprend la tradition juive, enseigne l'existence de neuf ordres angéliques: les Anges, les Archanges, les Principautés, les Vertus, les
Puissances, les Dominations, les Trônes, les Chérubins, les Séraphins. Ces ordres angéliques sont chacun un aspect de la puissance et des vertus divines, mais surtout ils représentent pour nous des notions plus accessibles que le mot « Dieu ». Pour notre bon développement spirituel, il faut que nous connaissions l'existence de ces entités qui nous dépassent, car elles sont pour nous comme des phares sur notre route.

Bien sûr, vous pouvez toujours vous adresser à Dieu, mais en sachant que vous ne L’atteindrez jamais directement. Ses serviteurs transmettront vos désirs, vos prières... ou même peut-être qu'ils ne les transmettront pas: beaucoup de demandes n'arrivent pas à destination parce qu'il y a en chemin des entités qui font un triage. Elles regardent et elles disent: « Il n'est pas nécessaire d'amener ces choses-là jusqu'à Dieu, Il a autre chose à faire qu'à écouter ce genre de réclamations. Allez, au panier!»

Et ne vous imaginez pas non plus que c'est Dieu en personne qui viendra vous visiter. Un archange peut-être viendra vous apporter un message, un atome de lumière, et ce sera déjà immense. Qui sommes-nous pour que Dieu, le Maître des mondes, se déplace?... Et d'ailleurs, nous ne résisterions pas aux puissantes vibrations de Sa présence. Il est dit dans les Psaumes : « Tout fond comme de la cire devant Sa face. » Les ordres angéliques sont les transformateurs qui tamisent cette puissance pour qu'elle puisse parvenir jusqu'à nous sans nous pulvériser.


Oui, que cela soit bien clair pour vous. Vous pouvez, bien sûr, vous adresser directement au Seigneur, moi aussi je le fais, mais en sachant que ce sont d'autres qui transporteront vos demandes, et si elles ne sont pas pures et désintéressées, elles seront jetées au panier, vous ne recevrez jamais de réponse. C'est mieux de savoir à l'avance comment sont les choses afin de ne pas se tromper et ne pas attendre inutilement. Tout ce que nous pouvons recevoir de Dieu, c'est un rayon, un effluve qui vient de loin, de très loin, et qui descend à travers les hiérarchies angéliques. C'est toujours Dieu qui nous répond, car Dieu se trouve à tous les niveaux de la création, mais Il ne nous répond jamais directement.