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jeudi 9 avril 2015

DONNER UN SENS A SON EXISTENCE


À présent, l’homme qui vit dans les ténèbres, tantôt tombe et tantôt se relève. C’est pour cette raison qu’il souffre plus qu’il ne faut et qu’il en arrive au désespoir et dit :

« Dieu n’existe pas ! » Mais ce mot « Dieu » est très commun, il signifie gouverneur et non cet Être originel qui a engendré la vie dans le monde. Ce Dieu, dont les gens parlent, est une de leur invention et c’est pour cela qu’il leur ressemble. Quand ils ne peuvent pas expliquer correctement les phénomènes de la vie, ils lui donnent une explication uniquement mécanique et pareillement, ils donnent une explication mécanique de ce qu’est Dieu.

Mais pour ceux qui ont la connaissance, trois processus existent dans la nature : mécanique, organique et psychique, qui sont interdépendants dans leurs manifestations. Comme exemple de processus mécanique on peut prendre le travail du tonnelier : ses barriques, ses tonneaux constitués de planches sont seulement cerclés. Comme exemple de processus organique, prenons les plantes et comme exemple de processus psychique, nous avons les hommes. Ce sont trois processus dont les résultats sont différents. Actuellement, on veut expliquer les processus psychiques de façon mécanique.

Une telle analogie ne peut être faite, car, comme nous l’avons déjà dit, dans un processus mécanique, comme le cerclage pour le tonneau, il n’existe pas de lien intérieur entre les différentes parties, la liaison est externe. Dans la vie sociale, l’État est fondé sur un processus mécanique alors que la vie de la société repose sur un processus organique. Quand un processus organique ne se déroule pas correctement, la cause ne se trouve pas dans le processus lui-même, mais dans l’introduction de certains parasites. Il en est de même pour les processus psychiques. Chaque pensée ou idée introduite dans le monde peut aider au bon déroulement des processus de la vie ou bien, comme un parasite, les entraver.

 Par l’expression : « nouvelle idée », je sous-entends toute idée qui porte la vie en elle et y contribue ; toute idée qui détruit et désorganise la vie, est une idée ancienne. La vérité, comme nous la comprenons, ne peut être ancienne, elle est toujours nouvelle. En s’étudiant, l’homme peut découvrir ces trois processus en lui-même. Et quand il comprendra leur lien et leur interdépendance, il saura qu’il existe en lui une force cachée qu’il peut développer. Il existe des méthodes pour cela. Alors, rien ne sera caché à l’homme ; il connaîtra les trésors que recèle la nature. Il ne connaîtra pas les crises économiques et sociales, mais il n’abusera pas de cette connaissance. Dans l’état actuel où vous vous trouvez, je ne peux pas vous dévoiler ce secret, car j’ai une obligation et une responsabilité vis-à-vis de la nature. Pour moi, la nature est raisonnable, consciente et vivante, et je n’ai pas le droit de dévoiler les secrets qu’elle m’a confiés et dé- poser ses clés dans les mains des gens pour qu’ils la pillent.

Je dirai ce qu’elle me permet de dire, mais non ce qu’elle ne me permet pas. La nature donne uniquement ses clés à ceux qui ne forment qu’un avec elle et qui sont prêts à la servir avec dévouement et désintéressement. Celui qui développe cette force en lui-même et entre en relation avec la nature raisonnable, aura à sa disposition toutes ses richesses et tout ce qu’elle a sera à lui. Pour que la nature dévoile ses richesses, qu’elle donne ses clés aux hommes, ils doivent avoir l’amour en eux-mêmes, être prêts à servir et ne pas vouloir être des souverains. Mais, aujourd’hui, les gens s’amourachent, connaissent la passion, mais non l’amour. Sur le fait de tomber amoureux, j’ai une opinion particulière. Pour moi, tous ceux qui sont tombés amoureux se déplacent dans une nuit obscure ; la voie sur laquelle ils marchent présente de nombreux petits trous, et c’est pour cette raison qu’ils tombent tout le temps et se blessent.

L’homme amoureux tombera toujours ; se plaindra ensuite que son cœur souffre, qu’il est mal disposé, etc. C’est cela tomber amoureux. En ce qui concerne l’affection, c’est autre chose. C’est déjà une relation raisonnable. Si l’homme peut marcher dans la nuit sans tomber, cela signifie que ses yeux sont ouverts. Les gens confondent ces deux processus et se demandent pourquoi ils souffrent. Et quand ils ne comprennent pas, ils disent : « Dieu corrigera le monde. »

Cela n’est qu’une illusion. On ne peut corriger ainsi le monde. Pour que le monde soit corrigé, nous devons mettre en application les lois de notre existence, les lois de la vie et vivre selon les méthodes que ces lois nous édictent. La voie par laquelle les gens d’aujourd’hui veulent réorganiser leur vie et celle de la société, est tortueuse.

C’est un rapiéçage qui ne résoudra rien. Quoiqu’ils fassent sur cette voie, les gens n’aboutiront seulement qu’à rapiécer. Quels que soient les idéaux proposés aux gens malades, cela ne changera rien : ils devront être servis. C’est pourquoi le travail le plus important est de faire en sorte que les gens soient en bonne santé, afin qu’ils n’aient plus besoin d’être servis, mais qu’ils se mettent au service des autres. Je considère comme homme étant en bonne santé celui qui est capable, avec une bonne volonté, d’être au service de lui-même et des autres, librement, consciemment et avec amour. Cette idée, qui est l’idée même de la nature, doit être reprise par toutes les personnes raisonnables et les stimuler afin qu’elles travaillent à sa réalisation.


Par Peter DEUNOV 

NOUS SOMMES UNE GRANDE FAMILLE




Nous devons dire : « Dorénavant, nous servirons l’Amour, la Sagesse et la Vérité. » Nous vaincrons, car le Seigneur est avec nous, et il n’y a pas de force au monde qui puisse s’opposer à Ses principes. Nous sommes une grande famille, telle que les humains n’en ont aucune idée. Elle a des ramifications sur cette terre, au ciel et dans tout l’univers. Celui qui sert Dieu et qui applique l’amour, sera citoyen de cette grande famille, de cette glorieuse vie. Je désire que vous tous deveniez disciples de cette famille universelle. Notre demeure est le grand temple de l’univers, où règne le Seigneur de l’Amour, de la Sagesse, de la Vérité.

Il aime tous les êtres de la même manière. Il les instruit tous, et à tous donne la même liberté. Il vous demande de recevoir le nouvel Enseignement dans votre intellect et dans votre cœur et de le répandre parmi la nouvelle génération. Recevez-le, étudiez-le. Il vous apportera un lumineux avenir. L’accomplissement de la Volonté divine, avec amour et discernement, est une tâche indispensable pour tous, sans exception. C’est une loi absolue, sacrée, qui renferme, en elle, toutes les autres lois. Le nouvel Enseignement de l’Amour s’étudie et s’applique par des expériences successives, poursuivies sans relâche. Ses méthodes de vie ont toutes été mises à l’épreuve, dans leur exactitude infaillible. Moi-même, je les ai toutes expérimentées bien des fois.

L’Amour qui vivifie notre âme, qui inonde notre cœur et notre intellect et qui nous incite au travail, peut seul nous élever, nous ennoblir et nous libérer. Soyez parfaits !

Le chemin de la perfection mène vers les conquêtes éternelles. Le perfectionnement est un processus multiple et non unique, et ne s’accomplit pas en une seule fois. L’élan vers la perfection est dû au Divin en l’homme, qui le stimule à travailler constamment pour le Beau et le Suprême dans le monde. Cette impulsion est la lampe qui doit rester toujours allumée en chacun.

EXTRAIT du LIVRE DE LA LUMIERE de Peter Deunov

mardi 7 avril 2015

LA NOBLESSE DE L’AME par Peter DEUNOV



L’Amour est une force puissante qui, appliquée avec discernement dans vos pensées et dans vos sentiments, vous apportera, d’une façon magique, de grandes bénédictions. Je vous parle de l’Amour vivant qui descend du ciel. Exercez-vous à recevoir cet Amour. L’Esprit de Dieu commence déjà à emplir les intellects et les cœurs réceptifs d’une grande lueur, d’un feu sacré qui purifiera ce monde. 

Les hommes d’aujourd’hui ressentiront ces choses, ils en seront témoins. Notre tâche est d’établir le Royaume divin sur cette terre. Nous voulons être les propagateurs de la loi divine. Tous les hommes et les femmes, nos frères et sœurs, deviendront des enfants du Royaume de Dieu. Tous ensembles, nous devons tendre vers ce but. C’est ce que nous apprend l’Enseignement du Christ : devenir des hommes prêts à vivre comme Dieu nous l’enseigne. N’attendez pas votre bonheur d’une autre source, mais comptez d’abord sur le Dieu d’Amour, ensuite sur votre âme, et enfin sur votre prochain. Pour discerner la venue du Royaume de Dieu, il faut des yeux purs, c’est-à-dire un cœur pur et également un intellect lumineux, reflet d’une âme noble. La noblesse de l’âme est due à l’effet de la présence de l’Esprit de lumière et de douceur qui émane du Dieu éternel.

Au fond de chaque âme est cachée quelque chose de sublime : la Vérité y est incluse. La « grande loi » de l’Amour divin se trouve dans votre intellect, et la « petite loi » de l’Amour du prochain dans votre cœur. Chaque désir noble, sincère, qui naît en vous, prépare votre bonheur dans l’avenir, car il attire les forces du ciel et de la terre qui vous apportent leur appui.

Préparez-vous tous ensemble, en vous purifiant, à étudier et à appliquer le nouvel Enseignement, vivez et travaillez d’après ses méthodes. Le Seigneur a dit : « Ne mettez pas le vin nouveau dans de vieilles outres car elles se rompraient. Mais il faut le mettre dans des outres neuves. » Apprenez donc à vous renouveler intérieurement, dans votre âme et à vous rajeunir.

Le nouvel Enseignement est indispensable pour toutes les classes sociales, pour les jeunes et pour les aînés. Je prêche des choses qui sont conformes à la grande Loi universelle divine. Je puise mes principes dans un grand livre : la Nature, dont chaque pierre, chaque feuille, chaque fleur, chaque forme, est l’alphabet et le langage par lequel elle nous parle. Je traduis toujours le sens intérieur de ce grand livre. Nous avons besoin d’une science positive, expérimentée, qui nous apprenne à transformer les souffrances en joies, les infirmités en vertus, à faire disparaître les maladies et les prisons et à harmoniser la vie sur la terre.

Vous direz : « Cela est-il possible ? » Oui, c’est possible ! « Mais quand ? » Dès que les chrétiens décideront de vivre dans la vérité et de tout faire avec amour pour le Seigneur ! Gardez simplement l’amour dans vos âmes. Purifiez-vous de tout mensonge et de toute obscurité, car rien ne peut empêcher celui qui ment au nom de l’Amour de tomber dans les ténèbres. L’élève du nouvel Enseignement poursuit le noble but d’apprendre à servir l’humanité avec force, savoir et amour. Ne cherchez pas à contraindre le monde ou à vous mettre en évidence. Vous n’accompliriez pas la loi de l’amour, de la liberté, et l’Esprit ne serait pas avec vous. Car l’Enseignement du Christ veut que la liberté pour tous soit respectée, pour vous comme pour votre prochain. Ne vendez donc votre liberté à aucun prix et n’en privez personne. Si vous servez la vie avec amour et pureté, votre propre existence s’améliorera, votre caractère changera, et votre entourage deviendra plus harmonieux.

Aimez la lumière et le savoir, afin que la Sagesse suprême pénètre dans votre intellect. Alors, ce que Dieu vous demande, vous l’accomplirez avec joie et tout sera pour le mieux. Amour, Sagesse, Vérité sont trois grands mondes qui contiennent toutes les possibilités de l’éternité. Seule la loi de l’Amour nous permet de vivre dans le contentement, dans la liberté et avec sagesse dans toutes les circonstances.


La Vérité libère l’homme et donne une juste direction à sa vie. Il n’y a pas d’autre chemin de perfectionnement. C’est par lui que sont passées toutes les âmes nobles et élevées, tous les grands êtres, tous les anges ; et c’est par lui que passeront ceux qui viendront après nous. Le Christ l’appelle : « Le chemin étroit. » Il est étroit, mais sublime !

samedi 4 avril 2015

L’ECOLE DIVINE SOUMET TOUT ENSEIGNEMENT A L’EPREUVE


Tous les êtres aujourd’hui aspirent à un idéal.

Chacun veut parvenir à quelque chose : pour les uns, l’idéal est de trouver le bonheur, les autres désirent se perfectionner. Mais quel que soit l’idéal que peut avoir l’homme, sa première tâche est d’accomplir la volonté de Dieu. C’est en cela qu’il trouvera la clé de la vie.


Celui qui accomplit la volonté divine bénéficie de quelque chose de nouveau. En observant la vie des êtres, vous constaterez que ceux qui n’obéissent qu’à leur propre volonté diffèrent radicalement de ceux qui se soumettent à la volonté de Dieu. La manière dont l’homme se nourrit l’influence. Par exemple l’enfant s’attire différentes qualités suivant le lait dont il est nourri.

Chaque enfant nourri au lait maternel ressemble à sa mère. Par « lait maternel », j’entends ce lait qui renferme les qualités de l’amour ; j’entends aussi le lait de la Parole. Celui qui se nourrit avec un tel lait devient un homme véritable. L’âme se nourrit avec le lait de la Parole et, en conséquence, elle contient les qualités de ce lait. Quand je cite le verset « la Vérité vous rendra libres », j’ai en vue la présence de la Parole, de l’Esprit divin dans l’âme humaine. Ne peut être libre que celui qui porte la Vérité en lui ; et là où est la Vérité sont aussi l’Amour et la Sagesse. Tous les humains, qu’ils soient religieux ou laïques, attendent la venue de l’Esprit. Pourquoi l’attendent-ils ? Parce qu’Il apporte cette Lumière qui découvre les chemins de la Vie.

Sans la Lumière et les connaissances de l’Esprit, l’homme demeure dans les ténèbres, comme dans une sombre nuit d’orage. Tel est le soleil pour l’homme physique, tel est l’Esprit pour l’homme spirituel. Sans soleil, on ne peut jouir des biens physiques ; sans l’Esprit, on ne peut bénéficier des biens du monde spirituel. Avec l’Esprit, l’homme devient savant, fort, riche, sain, heureux. Il peut tout faire. Sans l’Esprit, c’est-à-dire en vivant uniquement avec la conscience humaine, il reste faible, désarmé, infirme. Lorsque le Divin se révèle en l’homme, il fond tout en Lui ; sachant cela, donnez accès au Divin en vous. Le Christ a parlé des béatitudes, mais elles restent encore incomprises.

Les béatitudes sont des qualités de l’homme spirituel ; celui-là peut être doux, humble, pacifique ; il considère tous les humains comme des frères ; sa pensée est juste. Dès qu’une pensée injuste s’introduit dans l’intellect de l’homme, il pèche. Chaque pensée, chaque sentiment, chaque action injustes mènent l’être humain vers le mal ; et il est alors enclin à renoncer à ses convictions. On a le droit de renoncer à ses convictions, à ses croyances, uniquement lorsque celles-ci vous détournent du droit chemin. Quand les humains ne peuvent venir à bout de leurs difficultés, ils remettent en cause leurs convictions, leurs croyances et ils attribuent aux autres la cause de leurs malheurs. Le mari dit que sa femme est la source de tous ses maux et il décide de la quitter. La femme, elle, prétend que la faute incombe à son mari.

Le mari et la femme se séparent, mais les malheurs pour suivent l’un et l’autre. Ils n’ont pas une notion juste et claire de ce qu’est un homme, de ce qu’est une femme. L’homme symbolise l’esprit et la femme l’âme, c’est-à-dire que l’homme représente la sagesse, et la femme l’amour. Là où est l’amour, là est la Vie, là est la pureté. Comment connaîtrez-vous la vie et la pureté ? La vie est l’eau, la source qui donne constamment. Est-il besoin de démontrer la pureté de la source ? Allez près d’elle et regardez son eau : elle parle d’elle-même ! La sagesse, elle, apporte le savoir et la lumière ; dès que quelqu’un peut éclairer votre chemin, ne doutez pas de lui. Il est porteur de la Sagesse divine. Si l’homme possède en lui de l’Amour et de la Sagesse, il peut vaincre tous les ennemis.

Il est temps que les humains prennent leurs vies en main, tout en sachant que la clef de la vie se trouve dans l’accomplissement de la volonté de Dieu. Ce ne sont que l’âme et l’esprit qui peuvent comprendre cette volonté et l’exécuter. Si l’homme laisse à son intellect et à son cœur le soin d’accomplir la volonté divine, il ne s’égarera pas. Un grand tri s’effectue dans le monde : ceux qui négligent d’accomplir la volonté de Dieu vont être rejetés en dehors du crible. Tout le monde passera par ce grand nettoyage. Ceux qui seront restés sur le crible seront semés en terre pour qu’ils fructifient. Ceux qui seront rejetés iront dans le bec des volailles. En m’entendant parler ainsi, chacun veut savoir à quelle catégorie de grains il appartient ; mais cela n’est pas important. Pour vous, la chose importante est de devenir parfaits comme notre Père céleste est parfait. Comment peut-on devenir parfait ? En donnant le droit à l’âme et à l’esprit d’être maîtres en soi, c’est-à-dire en devenant le conducteur de l’Amour divin et de la Sagesse divine. On peut alors bénéficier de tous les biens. Par le nouvel Enseignement, l’intellect et le cœur se développent, l’âme s’épanouit, s’élargit, se renouvelle. Il apporte la paix au cœur, la lumière à la pensée, la force à l’esprit. C’est l’enseignement du Dieu vivant, qui pénètre tout et en qui chaque chose est.


Par Peter DEUNOV 

LA VOLONTE DU MONDE SUPERIEUR


La volonté de ce monde supérieur est que chaque homme et chaque femme devienne capable de donner libre cours au Divin en eux, de manière à ce qu’ils soient utiles à leur entourage, à leur peuple, à l’humanité et à tout l’univers. Voilà ce qu’exigent les temps nouveaux.

Tant que nous ne tendrons pas la main à nos frères pour un travail commun, tant que nous ne réunirons pas nos vertus, tant que nous ne pourrons pas compter les uns sur les autres, le monde ne pourra s’améliorer. Pour que nous marchions dans le droit chemin, il faut que nous ayons comme guides de véritables hommes qui nous apprendront à faire le bien. Dans ce but, l’homme doit développer la faculté de distinguer les choses, d’établir la différence entre le bien et le mal, entre la lumière et l’obscurité.

C’est ainsi qu’il trouvera la voie du bien. Le vrai travail est de savoir distinguer, ainsi celui qui travaille héritera du Royaume des cieux. « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux ! »

Cela signifie : heureux sont ceux pour qui les biens et les richesses terrestres ne sont pas un sujet de tentation. Qu’apprendra-t-il, que pourra-t-il acquérir celui qui ne pense qu’à s’enrichir ? Cette pensée le fera vieillir ; il perdra sa beauté et sa jeunesse.

Être extérieurement et intérieurement jeune, prendre plaisir à la vie, tirer profit des bonnes conditions, tout cela dé- pend de l’existence même de l’être humain. Ne laissez pas votre esprit et votre cœur à l’arrêt ; nourrissez-vous de pensées claires et de sentiments élevés qui font naître la joie. Aujourd’hui, les gens ont besoin de pureté dans les pensées, dans les sentiments, dans les actes. Gardez-vous des contrastes dans la nourriture, dans les pensées, dans les sentiments, dans le comportement.

Pour ne pas souffrir, n’établissez aucune union entre les bonnes et les mauvaises pensées, entre les bons et les mauvais sentiments ; cette union engendre le mécontentement et fait naître la dysharmonie dans la vie. L’homme a des yeux et il est mécontent ; il a des oreilles, un nez, une bouche et il est encore mécontent ; il jouit d’une bonne santé et il est quand même mécontent ! Cela démontre qu’il se trouve encore à un bas degré. L’homme est un piètre disciple. On lui a tout donné, mais il ne sait tirer aucun parti ni se réjouir de sa richesse ! La nature tout entière - minéraux, plantes, animaux - travaille pour lui. Faut-il qu’il soit mécontent, alors que tout le monde travaille pour lui ? Il reçoit les biens de la nature sous forme de nobles sentiments et de claires pensées, et il se sent ainsi plein de force. Rien au monde n’est à même de vaincre celui qui se nourrit de la Lumière de ses pensées, de la chaleur de ses sentiments.

C’est en cela que consiste le vrai travail, celui qui amène au Royaume des Cieux. « Heureux les débonnaires, car ils hériteront de la terre. » (Matthieu 5:5). Il n’est pas dit que les forts auront la terre en héritage, mais les débonnaires, c’est-à-dire ceux que guide la raison, les êtres bons qui sont utiles à eux-mêmes et à leur prochain ; ceux-là sont aussi utiles à Dieu. Le débonnaire comprend le sens de la vie. En accomplissant la volonté de Dieu, l’homme travaille pour lui-même ; en cherchant le Royaume de Dieu et sa Justice, il travaille pour autrui ; en glorifiant le Nom de Dieu, il travaille pour tout l’univers. Travaillez de cette manière : pour vous-mêmes, pour votre prochain, pour tout l’univers, afin que des Êtres bons et hautement intelligents vous entourent et que vous acquerriez les félicités de la vie. Accomplissez la volonté de Dieu pour que vous soyez bien portants ; cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice pour être utile à vos semblables ; sanctifiez le Nom de Dieu pour entrer en relation avec les Êtres bons et intelligents. En dehors de ces choses, l’homme reste un étranger, dans ce monde comme dans l’autre. Retenez dans votre intellect, dans votre cœur et dans votre volonté, les pensées suivantes :

Je veux accomplir la Volonté de Dieu
pour être bien portant et utile à moi-même ;
Je veux trouver le Royaume de Dieu et sa Justice
pour être utile à mon prochain ;
Je veux sanctifier le Nom de Dieu sur la terre,
afin de me lier avec toutes les âmes élevées,
intelligentes et bonnes du monde entier

Retenez la dernière, la plus importante pensée :

Sans la Vérité,
il n’est pas possible d’accomplir la Volonté de Dieu ;
Sans la Sagesse,
il n’est pas possible de trouver le Royaume de Dieu et sa Justice ;
Sans l’Amour,

il n’est pas possible de sanctifier le Nom de Dieu.


Par Peter Deunov

jeudi 2 avril 2015

Comment montrer notre Véritable Force


Maintenant, il faut trouver les possibilités de montrer la puissance de l’esprit à travers son savoir, à travers son amour, à travers ses gestes, son comportement. Et c’est cela la véritable force. Pourquoi rester faible, maladif, poltron ? Pour se montrer chrétien ? Eh bien, si c’est cela l’idéal de la chrétienté, moi, je suis le premier à dire que jamais le mal ne sera extirpé de la terre avec ces faibles et ces ignorants-là ! Il faut être fort, puissant, dynamique, actif, impétueux… violent même, mais évidemment pas dans le plan physique. Le christianisme mal compris n’apporte rien. Le véritable christianisme, c’est d’être armé, mais armé avec d’autres armes, bien sûr, et quand on vous attaque, de montrer cet autre côté dont parle Jésus. Cet autre côté, c’est un côté armé, ce n’est pas un côté chétif et impuissant. Mais on n’a jamais expliqué ce qu’est cet « autre côté ».
Ce qui n’a pas été bien compris dans le passé sera maintenant compris, éclairé ; et on ajoutera même beaucoup d’autres vérités nouvelles, parce que rien n’est stagnant, tout bouge, tout évolue. Et d’ailleurs Jésus l’a montré : il a donné une nouvelle morale, une morale qui allait plus loin que celle de Moïse. À plusieurs reprises dans les Évangiles, il répète : « Il a été dit… mais moi je vous dis… » Par exemple : « Il a été dit : tu ne tueras point, et celui qui a tué sera passible de jugement. Mais moi je vous dis : quiconque se met en colère contre son frère, sera passible de jugement. » Et aussi : « Il a été dit : tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis : quiconque jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »… « Il a été dit : tu ne parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments. Mais moi je vous dis de ne point jurer du tout. »… « Il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent afin que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux. »
Donc, vous voyez, la morale qu’a apportée Jésus n’était plus la morale donnée par Moïse. Et maintenant, pourquoi ne pas donner une nouvelle morale, encore meilleure ? Les chrétiens seront choqués parce qu’ils ne veulent pas qu’il y ait autre chose après Jésus. D’après eux, on ne peut plus rien ajouter. Et supposons que le Christ lui-même vienne ajouter encore d’autres notions, parce que tout évolue…
Est-ce que les chrétiens peuvent l’empêcher ? Les retardataires, ceux qui se sont cristallisés, seront dépassés. Nous sommes pour l’évolution, pour quelque chose d’encore plus grand, pour la nouvelle vie, pour la nouvelle religion qui sera propagée dans le monde, la vraie religion du Christ qui n’a pas encore pu être réalisée.
Tant que les hommes étaient des primitifs, que pouvait-on leur faire comprendre ? Il fallait, tout d’abord, leur apprendre au moins la justice. Et Moïse a été envoyé pour leur apprendre la justice. Ensuite, le Ciel a envoyé Jésus pour apporter l’amour, le pardon. Oui, mais on ne doit pas non plus s’arrêter là, il y a encore un degré supérieur, car pardonner seulement ne résout pas le problème. Et si, par exemple, quelqu’un vient pour vous battre, est-ce défendu d’être plus fort que lui, de le prendre par une jambe, de le soulever et de lui dire : « Alors, tu veux que je te projette par terre ? » Mais vous ne le projetez pas, vous le replacez doucement sur ses pieds. Est-ce que ce n’est pas mieux ?
Qu’est-ce que c’est ce christianisme où il faut tout le temps être battu et massacré ? Non, on doit être plus fort que son ennemi. Par un geste, par un regard, par une vibration divine, vous lui faites sentir votre supériorité. Alors il se sent petit, tellement petit, qu’il vous dit : « Je t’en prie, laisse-moi la vie. – Ah bon, mon vieux, tu as compris ? » Vous le laissez et il prend ses jambes à son cou. Est-ce que ce n’est pas mieux ? Eh si, c’est beaucoup mieux, mais on n’a encore jamais eu l’ambition de le souhaiter. Moi, c’est justement cette ambition que je veux vous donner. Quand vous la réaliserez, c’est une autre question. Mais au moins ayez ce désir, car vous ne ferez rien dans le monde en étant toujours passif, conciliant, faible, vulnérable, effacé.

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Certains préceptes bons dans le passé, ne peuvent plus l’être pour le présent ni pour l’avenir



Il est dit dans les Évangiles : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » Que les chrétiens me pardonnent, mais ce que je dirai dépasse tout ce qu’ils peuvent imaginer, et l’avenir prouvera que mon interprétation est véridique, car certains préceptes qui étaient bons dans le passé, ne peuvent plus être bons et efficaces pour le présent ni pour l’avenir.
Les paroles de Jésus ne signifient pas qu’on doive toujours rester passif sous les insultes et les mauvais traitements, toujours accepter, se soumettre, supporter, et à la fin disparaître… Il se peut qu’on les ait comprises de cette façon, mais moi je vous prouverai que ce n’était pas ce qu’il voulait dire. Être passif, soumis, se laisser massacrer, bien sûr, quand vous n’avez pas la lumière, c’est tout ce qui vous reste à faire. Mais cette morale des gens faibles et ignorants ne doit pas durer éternellement. Il n’est nulle part écrit que les spiritualistes, les sages, les Initiés, les Fils de Dieu, doivent rester éternellement soumis, esclaves, battus, massacrés, pour laisser toujours triompher les imbéciles, les malhonnêtes et les méchants.
Pour le moment, c’est comme ça, parce que les humains ont perdu leur étincelle divine, ils ont perdu la force solaire, le feu, la chaleur, la lumière, la vie, et puisqu’ils les ont perdus, ils sont obligatoirement battus et maltraités.
Il a été dit : « Vous êtes le sel de la terre, et si le sel perd sa saveur, il n’est bon qu’à être foulé aux pieds. » Eh oui, si vous perdez votre saveur, vous serez foulés aux pieds par les humains jusqu’à ce que vous la récupériez de nouveau. Il n’a pas été décrété qu’on doive toujours être foulé aux pieds, mais quand on s’est éloigné de Dieu on perd ses pouvoirs et, bien sûr, on est ensuite à la merci de tous les gens violents et malhonnêtes.
À l’époque où Jésus parlait, les humains devaient développer des vertus et des qualités sur lesquelles on n’avait pas insisté jusque-là : l’indulgence, la clémence, la miséricorde… Car jusque-là, seule avait régné la loi de justice : œil pour œil, dent pour dent. Donc, la nouvelle morale qu’apportait le Christ devait encourager les humains à développer les qualités du cœur. Au lieu de répondre toujours avec des moyens grossiers : la pierre, le couteau, l’épée, ils devaient répondre avec des moyens plus nobles, plus élevés : l’humilité, l’amour, la patience, la grandeur d’âme. Voilà le sens des paroles du Christ. Oui, mais ce qu’il a dit pour cette époque ne doit pas être considéré comme valable pour l’éternité. Il vient de nouveau pour dire : « Maintenant, comprenez-moi bien, il y a une conduite meilleure encore.
Lorsque vous subissez une injustice, vous devez riposter avec une telle intelligence, une telle force de caractère, un tel savoir, une telle lumière, une telle chaleur que votre ennemi sera complètement bouleversé, aveuglé, foudroyé, c’est-à-dire transformé ! Pas anéanti, pas tué, non, régénéré ! Au lieu de le tuer, vous le vivifiez, c’est-à-dire vous l’amenez vers Dieu. Si vous êtes capable de faire cela, vous êtes un véritable héros, un véritable fils de Dieu. » Pourquoi se laisser toujours massacrer et faire triompher ses ennemis ? Il ne faut pas tuer les gens, il ne faut pas leur faire de mal, mais il ne faut pas non plus accepter la situation d’éternel vaincu. Il faut savoir se défendre en devenant comme le soleil : projeter une telle lumière que, même lorsque des gens veulent vous attaquer avec leur méchanceté et leur cruauté, ils soient éblouis, aveuglés. Oui, vous les aveuglez, et ensuite vous leur ouvrez les yeux comme le Christ l’a fait avec Saül sur le chemin de Damas quand il allait massacrer les chrétiens : une projection de lumière, et ça y est, aveuglé ! Et Saül est devenu Paul.
Supposons que vous arriviez à paralyser les gens pour quelques minutes, comme ça… et ensuite vous les rétablissez, est-ce qu’ils continueront encore à vous combattre ?… La nouvelle morale, ce n’est plus de rester faible, à la merci de gens violents et cruels, mais de devenir comme le soleil pour qu’ils ne puissent plus ni vous salir ni vous atteindre, et quand ils s’approchent, vous les faites fondre comme de la cire par la bonté et la lumière.
Si les humains n’ont pas encore cette possibilité lumineuse, c’est qu’ils n’y ont jamais pensé. Ils ont embrassé la faiblesse, ils se sont réfugiés dans des philosophies stupides sous prétexte que Jésus a demandé de tendre l’autre joue. Eh bien, vous pouvez tendre toutes les joues que vous voulez, cela ne servira à rien, vous ne changerez pas vos ennemis, ils continueront à vous donner des gifles, et à la fin ils vous assassineront. Maintenant il faut comprendre différemment.
L’autre joue, c’est l’autre côté, l’autre côté de vous-même, le côté de l’esprit, de la puissance, de la lumière. Jésus a montré l’autre côté à ses ennemis, il leur a dit : « Vous êtes capables d’emprisonner le corps physique, vous êtes capables de le crucifier, mais je vous montrerai l’autre côté, sublime, indestructible, et je reconstruirai mon temple en trois jours. Voilà, vous pouvez frapper ! » Il a montré l’autre côté, et toute la terre a été bouleversée.
Les chrétiens, les spiritualistes ont encore beaucoup à apprendre et à comprendre, et au lieu de se laisser toujours vaincre par les forces des ténèbres, par des philosophies matérialistes, ils doivent s’unir pour triompher. Ils disent toujours « Amen, amen », ils acceptent… Non, il faut qu’ils s’unissent, car ils ont toutes les possibilités de transformer le monde, de rétablir le Royaume de Dieu sur la terre. Ce n’est plus le moment de dire que Jésus nous a enseigné à tendre l’autre joue, à devenir des martyrs. Dans le passé, oui, on ne pouvait pas faire autrement, parce qu’on n’était pas encore développé pour riposter de façon sublime et divine, mais plus maintenant.

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