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mardi 20 janvier 2015

OU SE TROUVE LE DOIGT DE DIEU



Tant que tu penses que Dieu est à l’extérieur, tu vas te sentir le droit de tout faire et tu diras : Seigneur pardonne-moi, mais tu sais j’ai encore ce défaut, ou j’aime encore faire telle ou telle chose. Ne regarde pas trop, ferme les yeux quand tu me vois faire telle ou telle chose.

Alors que si tu arrêtes d’imaginer un Dieu qui est dehors et que tu deviens conscient d’un Dieu qui est en toi, comme lorsque tu portes un enfant dans le ventre, à ce moment-là, tout ce que tu fais, tu ne le fais pas à l’encontre de la loi de Dieu et du plaisir de Dieu, mais tu le fais à l’encontre de toi-même, et en le faisant tu t’alourdis, tu t’empêches la vision, tu t’empêches le bonheur, tu t’empêches la liberté.

C’est alors que tu t’aperçois que tu n’as plus rien à reprocher à Dieu et que tu n’as qu’une chose à faire, c’est te prendre en mains, te lever, te bouger, te discipliner, te raisonner, t’analyser et décider non pas d’être chaque jour un meilleur homme. On s’en moque des gens qui deviennent mieux, il n’y a pas plus prétentieux qu’un homme qui devient meilleur de jour en jour. Il devient tellement meilleur qu’un jour il devient abominable.

Ce que nous voulons, c’est des hommes libres, de plus en plus libres. Libre face à un ennemi qui te vole, libre face à un ennemi qui te donne des coups, libre face à un ennemi qui t’insulte.

C’est ça la spiritualité. Ce n’est pas recevoir les coups, les insultes, les vols et puis dire à Dieu : je lui ai pardonné. Alors prends-moi dans ton éden quand je passerai de l’autre côté. Non, c’est être libre face à l’insulte, face aux coups, face au vol. Ce n’est pas se sentir volé, ce n’est pas se sentir insulté. Automatiquement on vit une vie qui est sans limite.

Untel m’a pris de l’argent, bien sûr je n’ai plus de quoi manger à cause de cela et pour plusieurs jours je n’ai vraiment rien à me mettre sous la dent. Cependant, si je ne me sens pas volé, si je considère simplement que l’autre a pris de l’argent et que je ne me considère pas volé, je ne vais pas être dans l’angoisse, la peur, la colère, sentir l’injustice et reprocher à Dieu que des hommes tels que lui existent et qu’il n’y ait pas une loi sociale capable d’éviter de telle action. Par une simple attitude mentale, je vais éviter toutes ces émotions, toutes ces pensées, toutes ces revendications. Si je ne me sens pas volé, mais que je constate que de l’argent m’a été pris, je suis libre, mes émotions sont belles, elles ne tombent pas dans le sentiment d’être agressé, d’être volé, elles restent en l’air comme si rien ne s’était passé.

Libre comme un aigle qui vole en altitude. Libre. Et du fait que je suis libre la compensation va venir sur moi. Mais bien sûr l’argent va me manquer, mais je vais trouver un ami qui va me donner tous les repas qu’il faut, et cela vaut bien tout l’argent du monde, parce que de l’or c’est l’amour qui rayonne. Lorsque l’on mange à deux, c’est bien mieux que de manger tout seul.

Lorsque Dieu essaie de compenser les choses, l’homme s’attend toujours à voir revenir ce qu’il a perdu et il ne comprend pas que dans la compensation qui lui est faite, c’est un mieux qui lui est apporté. Par exemple celui qui est volé s’attend à ce qu’on lui rende de l’argent ou s’attend à ce qu’on le fasse gagner dans une loterie. Tout ce qu’il veut voir revenir c’est de l’argent et il sera mécontent de voir venir vers lui simplement un ami qui l’invite pour une semaine à manger et à dormir.

Pourquoi il en sera mécontent ?

Tout simplement parce qu’il ne sera pas capable de voir qu’un objet qui lui est pris soit remplacé par de l’amour qui lui est donné et qui vient d’un cœur vivant qui est porté par son ami qui vient vers lui. Il préfère cet argent mort, parce que c’est son argent. On lui a pris son argent, il faut qu’on lui rende son argent.

Alors que cet acte plein de vie, plein d’amour et qui sort d’un homme vivant, il le refuse. Parce que ce n’est pas de l’argent, c’est de l’amour, alors l’amour on y pense après lorsque l’on a été dédommagé. Et pourtant Dieu dédommage d’une manière différente, il dédommage avec l’amour.

Alors sachez reconnaître les cadeaux de Dieu et les accepter. Ce ne sont pas forcément des cadeaux d’argent, des cadeaux matériels, mais ce sont toujours des cadeaux d’amour qui passent par des êtres vivants, des cœurs vibrants. Prenez-les, et vous verrez qu’en n’étant plus sensible à cette note d’amour, vous allez remarquer davantage tous les cadeaux que vous fait le ciel au cours de votre vie.

Pour l’instant vous trouvez que cela sort du bon cœur de monsieur ou de madame et vous ne voyez pas le doigt de Dieu derrière. C’est Dommage, parce qu’à force de prier un Dieu qui est dehors et qui n’existe pas et ne pas voir un Dieu qui est dedans et qui sort des autres pour aller vers vous, vous allez finir de vivre sans Dieu et être triste, tout seul et abandonné.

Donc, en apprenant à voir un Dieu dedans, vous le verrez aussi en chaque homme. Et chaque fois qu’un homme fera quelque chose pour vous, vous verrez Dieu en action et ce Dieu-là, oui, il est vivant et vous pouvez le remercier.

Comment faire le calme en soi ?


Faire le calme n’est pas si facile, d’autant plus que, s’il y a le chao, faire le calme est impossible. Parce que l’individu est assailli soudainement par tous ses problèmes, par ses souvenirs, par ses humeurs.

Si vous avez la chance de pouvoir entrer dans ce calme par une méthode de relaxation, faites-le. Pour ceux qui ne connaissent pas ces méthodes ou qui ne voudraient pas y avoir recours, regardez cette petite bougie pendant quelques secondes pour bien mémoriser la flamme qu’elle représente. Puis, fermez les yeux, et ne pensez qu’à cette flamme, et non pas à la bougie entière, et promenez cette flamme partout en vous.



Si, par exemple, vous avez mal quelque part, prenez cette flamme et guidez-la à l’endroit où vous avez mal, et avec cette flamme brûlez le problème. S’il y a soudainement une pensée qui arrive, un fantasme qui ressort, affichez-le comme une banderole en papier, et avec la flamme brûlez cette pensée, brûlez ce fantasme, et vous serez ainsi débarrassés de la pensée. Si elle revient, brûlez-la à nouveau, brûlez la chose jusqu’à ce qu’elle ait disparue.

Lorsque vous pensez être dans un relatif état de calme, disposez cette flamme au-dessus de votre tête, faites-la brûler intensément, regardez-la se dilater, et devenir de plus en plus blanche, lumineuse, éclatante, et elle répandra tout son rayonnement autour de vous, comme une cascade. Fixez-vous dans cette vision, et maintenez cette visualisation le plus longtemps possible. Sitôt qu’une pensée revient, calmement, rebrûlez-la et arrêtez votre méditation. Faites redescendre la flamme, en face de vous, imaginez que vous la replacez sur la bougie et ouvrez les yeux. Faites cela au moins tous les jours, ou au moins, une fois par semaine, plutôt le dimanche.

Le dimanche, depuis très longtemps, a toujours été consacré aux œuvres spirituelles, il y a des messes partout dans le monde, alors profitez de ce que ces énergies soient appelées. Profitez que des milliers de frères soient en train de dire des messes, de faire des communions etc., profitez de cette énergie appelée, servez-vous en, pour intensifier votre méditation, votre travail.

Si vous faites cela, le contrôle sur vous-même, l’espoir d’un nouvel homme et d’une nouvelle femme en vous, cette visualisation de lumière, vous verrez qu’en peu de temps le grand initiateur, celui qui s’occupe de l’humanité, vous emmènera vers un guide, qui vous donnera la méthode de méditation spécifique, pour faire travailler les chakras, ou il vous enverra vers un groupe, ou il vous donnera l’inspiration d’un service vis-à-vis de l’humanité.

Il pourra éveiller en vous un don, par exemple, soudainement, vous vous apercevrez que vous pouvez être radiesthésiste ou guérisseur, ou que vous pouvez faire des conférences, ou tout simplement, en parlant à votre voisin vous arrivez à lui faire admettre l’existence du bien et de Dieu. Tous les dons peuvent vous être donnés, à partir du moment où les négativités sortent de vous, c’est le souci que vous devez avoir, plutôt que d’avoir le souci d’être un bon citoyen, un bon paroissien. Ayez le souci d’avoir une personnalité propre, c’est cela la pureté.

samedi 17 janvier 2015

LES LOIS DE LA DESTINÉE


Binah est la première séphira sur le pilier gauche de l'Arbre séphirotique, le Pilier de la Rigueur, nommé Boaz, qui représente le principe féminin dans la création. Dieu s'y manifeste sous le nom de Jéhovah. C'est Lui le Dieu terrible qui s'est révélé à Moïse. Tout l'Ancien Testament retentit de ses colères, de ses menaces et des malédictions qui devaient frapper les humains jusqu'à la quatrième génération. C'est à ce feu dévorant que les Hébreux offraient sans cesse des sacrifices d’animaux pour L'apaiser; et Moïse, ainsi que tous les patriarches et les prophètes, Lui adressaient des supplications pour détourner les châtiments dont Il menaçait le peuple.

Vous vous demandez: « Mais comment ce Dieu terrible peut-Il être une puissance féminine? » Parce que cette puissance féminine, c'est la nature. Vous comprendrez mieux cette idée si vous réfléchissez à ce qu’est réellement la nature: une mère implacable. La nature a créé des lois et si vous les transgressez, vous êtes puni d'une façon ou d'une autre; et même, par voie de conséquence cette punition frappera vos enfants et vos petits-enfants. Oui, en réalité tout cela est très facile à comprendre. Prenons un exemple parmi les plus connus: l'alcoolisme. Pour conserver sa santé physique et psychique, l'homme ne doit pas absorber plus d'une quantité limitée d'alcool. S'il dépasse la mesure, vous connaissez les conséquences - il est inutile que j'entre dans les détails - et il transmet à sa descendance une hérédité chargée. Il en est de même pour d'autres excès, pour d'autres transgressions.

Quoi qu'on fasse, quels que soient les progrès des sciences et des techniques médicales, si l'homme n'est pas raisonnable, s'il ne respecte pas certaines lois, d'une façon ou d'une autre il souffrira et fera souffrir les autres.

Combien se sont indignés de la cruauté d'un Dieu qui punissait non seulement celui qui avait transgressé ses lois, mais aussi sa descendance! Eh bien, voilà, maintenant c'est clair: ce Dieu, c'est la nature, car la nature n'est pas en dehors de Dieu, elle n'est pas séparée de Dieu. Dieu est cette mère sévère qui pose à ses enfants des limites à ne pas dépasser. S'ils les dépassent,  on dit qu'elle les punit. Mais non, c'est eux qui sont sortis de l'enceinte où ils étaient à l'abri et protégés, et en sortant ils ont créé de mauvaises conditions pour eux et pour tous ceux qui dépendaient d'eux.

On dira peut-être: « Mais cette image de la mère que vous nous donnez, ce n'est pas celle que nous avons. Au contraire, une mère est aimante, indulgente, etc., c'est du père que vient la sévérité. » Vous n'avez pas assez  bien observé ni bien réfléchi. Quel est le rôle de la mère auprès du petit enfant? Elle le nourrit, bien sûr, mais elle lui apprend dès que possible ce qu'il doit faire et ne pas faire pour se développer correctement: elle lui donne des règles de nutrition, d'hygiène, de prudence; elle le prive, elle le retient, elle l'empêche de trop s'approcher du feu ou de l'eau, lui retire des mains les allumettes et les objets coupants, cache les bonbons et la confiture s'il a tendance à en abuser. Quelquefois elle le laisse un peu faire en le surveillant, et s'il tombe et se fait mal, elle lui dit: « Tu vois, tâche de ne pas recommencer, sinon tu te feras mal à nouveau. » Et quand vraiment il exagère et fait des caprices, elle le punit.

Ce rôle de la mère auprès du petit enfant, c'est, sur un autre plan, celui de la nature vis-à-vis de l'être humain. Certains diront: « Mais moi, j'ai vu des pères tenir ce rôle auprès de l'enfant, parce que les mères... » Moi aussi je l'ai vu, mais je vous parle là de principes et non de cas particuliers. Au niveau des principes, c'est la mère qui joue dans l'éducation du petit enfant le rôle de la nature.

Voilà comment il faut comprendre le rôle de la Mère cosmique, qui se manifeste dans la séphira Binah sous l’aspect de Jéhovah. C'est la séphira Binah qui nous révèle les mystères de la destinée parce qu'elle nous éclaire sur la loi des causes et des conséquences. Combien de gens pensent que l'existence est absurde, qu'il n'y a aucune logique dans les événements et la destinée des êtres! C'est seulement parce qu'il leur manque les éléments pour voir et comprendre. Ces éléments sont dans Binah où travaille la hiérarchie angélique des Aralim (les Trônes) que saint Jean a vus sous la forme de vingt-quatre Vieillards. On les appelle aussi les Seigneurs des destinées parce que c'est eux qui déterminent le destin de chaque être selon ses mérites, d’après la vie qu’il a menée dans ses précédentes incarnations, et leurs décrets sont  exécutés par les anges des séphiroth suivantes: les anges de Hessed, les Hachmalin, apportent les récompenses, et les anges de Gébourah, les Séraphim, les châtiments. Qu'est-ce que le destin?

Une forme archétype et chacun vit son existence d'après la forme qu'il a reçue de la destinée. Ce sont les Vingt-quatre Vieillards qui décident de ces formes. Les Vingt- quatre Vieillards représentent le tribunal divin qui édicté les décrets concernant les formes des destins, et les formes  physiques que nous voyons sur la terre sont le lointain reflet des formes décrétées en haut. C’est une de ces formes archétypes qui est projetée dans la femme qui porte un enfant, et c’est à partir de cette forme qu’elle devra travailler. Une fois les formes décrétées, c'est fini, rien ne peut plus les changer, elles descendent dans la matière pour s'y réaliser.

Pour pouvoir changer le destin, il faut donc changer les archétypes, sinon rien à faire. On aura beau aller consulter les astrologues pour pouvoir prendre des précautions et échapper aux épreuves et aux difficultés, rien à faire, tout est prévu pour que « ce qui est écrit » s'accomplisse. Pour changer les décrets, il faudrait pouvoir atteindre les régions au-delà de Binah, c'est-à- dire au-delà du destin, les régions de Hohmah et de Kéther. C'est possible, il a existé des êtres exceptionnels que leurs vertus ont affranchis des lois de la destinée.

Mais quel travail avant d'y parvenir! Pour nous, le seul moyen de nous concilier les Seigneurs des destinées, c'est d'accepter leurs décrets avec humilité et amour, en sachant qu'ils sont justes, parce qu’ils sont la conséquence de nos incarnations passées. Le plus sage est de considérer les difficultés et les épreuves de cette existence comme des problèmes à résoudre en sachant qu'ils représentent pour nous le meilleur moyen d'évoluer.

Le caractère inflexible de Binah se retrouve dans le symbolisme de Saturne qui est représenté comme un vieillard, ou même parfois un squelette, armé d'une faux. La faux de Saturne, c'est le temps qui détruit tout et le squelette, c'est ce qui résiste au temps: l'éternité. Saturne représente donc les deux aspects. Au-delà de la chair, c'est-à-dire du monde des apparences que le temps (la faux) ne cesse de détruire, on trouve le squelette indestructible: l'éternité.

Mais combien de réflexions, de méditations, pour arriver à cette compréhension des choses qui permet de passer du temps à l'éternité! Saturne parle peu et écoute beaucoup, parce que savoir écouter et entendre va avec la compréhension. Et d'ailleurs, c'est le sens du mot « entendement ». Celui qui sait écouter est toujours sur la voie de la compréhension. On peut dire que l'entendement est la compréhension de ce que nous écoutons. La qualité de Saturne, c'est de savoir écouter, et non seulement écouter ce que nous disent les sages ou les bruits de  la nature, mais percevoir quelque chose de plus: la voix intérieure. A ce moment-là, tout ce qui est le plus subtil, tout ce qui vient de la profondeur de l'être, la voix de l'intuition, la voix de Dieu, la voix du silence, comme on dit, parvient jusqu'à nous. Voilà pourquoi les vrais Saturniens aiment beaucoup s'éloigner du bruit pour aller dans les lieux solitaires écouter la voix du silence, celle qui leur permet de s'affranchir des lois du temps pour entrer dans l'éternité.


Omraam 

LE CORPS D'ADAM KADMON



L'Arbre de Vie, c'est l'univers que Dieu habite et imprègne de son existence; il représente la vie divine qui circule à travers toute la création. Et l'être humain, qui a été créé à l'image de Dieu est donc aussi une image de l'univers. Bien sûr, quand on observe les manifestations de la majorité des gens, on se dit que l'homme n'est pas grand-chose. Oui, l'homme n'est rien du tout, mais il est aussi l'univers entier, il est Dieu.

Notre intelligence, qui ne peut concevoir que le monde à trois dimensions, est incapable de saisir l'homme dans tous ses aspects. Ce que nous voyons, touchons et entendons de lui n'est qu'un aspect très limité. L'homme véritable, on ne le connaît pas, on ne connaît de lui que des enveloppes. Comme le plongeur revêtu d'un scaphandre ou l'esquimau couvert de peaux de bêtes, l'homme est revêtu de plusieurs peaux, et ce sont elles que nous connaissons plus ou moins. Si l'on sait, pour ainsi dire, retirer ces peaux les unes après les autres, on découvre un point minuscule, un atome de lumière. Mais en même temps on comprend que l'homme est immensément grand et qu'il embrasse l'univers entier. Ces deux affirmations sont vraies en même temps, et cette vérité est symbolisée par le cercle avec un point au centre, le signe du soleil: le point infiniment petit, sans dimension, et le cercle infiniment grand qui rassemble et unifie tout. A nous maintenant de chercher cet homme, le vrai, celui qui est en nous, celui qui est à l'image de Dieu.

Quand la Kabbale parle de la création de l'homme, il ne s'agit pas des êtres humains que nous sommes, mais d'Adam Kadmon, nom qui signifie homme (Adam) primordial (Kadmon). Adam Kadmon est l'homme cosmique dont le corps est formé des constellations et des mondes. C'est cela le corps d'Adam Kadmon, le premier être créé par Dieu. Et Dieu est au-delà de tout l'univers créé, Il est au-delà de la séphira Kéther. C'est Adam qui commence dans Kéther. Kéther est la tête d'Adam Kadmon. Hohmah est son œil droit et la partie droite de son visage.

Binah est l'œil gauche et la partie gauche de son visage. Hessed le bras droit, Gébourah le bras gauche, Tiphéreth le cœur et le plexus solaire, Netsah la jambe droite, Hod la jambe gauche, Iésod le sexe et Malhouth les pieds. Adam Kadmon est l'archétype dont nous sommes une cellule, un reflet. On pourrait établir des rapprochements entre Adam Kadmon et l'entité que les chrétiens appellent le Christ, afin de vous montrer les relations qui existent entre eux, mais je crains de vous troubler.

Tout ce que l'on peut dire au sujet de l'homme est approximatif comme ce que l'on peut dire au sujet de Dieu. C'est pourquoi on est obligé de se servir d'images, de symboles, d’analogies. C'est en étudiant l'Arbre séphirotique, qui est un reflet de l'univers, que l'on connaîtra les véritables dimensions de l'homme. Et inversement, on peut avoir une idée de l'univers en   sachant que l'homme a été créé à son image. Ce qui veut dire qu'en étudiant l'homme, sa nature, ses fonctions, on arrive à connaître l'univers. Parce que tout se reflète en l'homme.

Pour trouver la solution des questions philosophiques les plus abstraites, il suffit d'observer l'homme. L'homme est une clé et il est construit d'après la forme d'une clé. Pourquoi les anciens Egyptiens représentaient-ils leurs hiérophantes avec ce symbole à la main? La clé est un résumé de l'homme, et c'est avec cette clé que l'initié peut ouvrir les 50 portes de Binah, la Mère cosmique, la matière primordiale. Celui qui possède la clé parvient à ouvrir les 50 portes, c'est-à-dire qu'il connaît toutes les propriétés des nombres et des entités, ainsi que toutes les relations qui peuvent s'établir entre eux. Il monte et descend sur l'échelle cosmique et toute la richesse de l'univers créé par Dieu est à sa disposition, du moment qu'il a découvert en lui la clé pour ouvrir toutes les portes. Quel que soit son degré d'évolution, l'être humain, créé à l'image de Dieu, est habité par une âme supérieure qui touche le Ciel et qui est une émanation de Dieu Lui-même.

C'est pourquoi votre existence ne prendra réellement un sens que lorsque vous entrerez en contact avec cette âme immortelle qui est lumière, harmonie et puissance. C'est à travers cette âme que vous communiez avec le Créateur en même temps qu'avec l'univers qu'il a créé, car elle est elle- même une quintessence de cet univers. Et si vous pensez à elle, si vous avez plus souvent recours à elle, si vous vous liez à elle, si vous lui parlez et vous identifiez à elle, vous commencez à comprendre ce qu'est votre Moi véritable. Alors, votre conscience s'élève, ses vibrations deviennent plus intenses, jusqu'au jour où elle se fond dans la conscience de cette Âme sublime, et vous ne faites plus qu'un avec Dieu.

L'homme a son origine en Dieu, c'est Dieu qui agit et travaille à travers lui. Un jour l'homme retournera en Dieu, il disparaîtra en tant qu’entité personnelle et se fondra en Dieu. Bien sûr, cette idée ne plaira pas à certains, qui y verront une atteinte à leur liberté individuelle. Mais qu'ils le veuillent ou non, la réalité est là. Alors, le plus souvent possible, au lieu de perdre votre temps à des futilités, à ressasser vos soucis, vos griefs, et ainsi de suite, pensez à cette âme que est vous-même, mais qui n'est pas encore tout à fait vous-même parce que vous ne savez pas comment la joindre. En répétant souvent cet exercice, vous sentirez peu à peu la paix et la joie - surtout la joie - vous envahir.

Depuis les pierres et les plantes jusqu'aux Archanges et jusqu'à Dieu, tout ce qui a une existence dans l’univers existe aussi en l'homme. Dans notre corps physique même, tous les éléments de la création sont présents. Rien ne manque, et c'est pourquoi nous pouvons  progresser jusqu'à l'infini sans jamais nous arrêter. Mais pour cela nous devons travailler sur notre propre matière, la rendre souple, transparente et la faire vibrer jusqu'à ce qu'elle puisse exprimer le monde divin. C'est ainsi que nous nous manifesterons un jour en plénitude tels que nous sommes en haut.

Mais pour nous guider dans notre vie spirituelle et nous indiquer le chemin à suivre, nous avons besoin d'une méthode. Pour moi, je vous l'ai dit, cette méthode, c'est le travail avec l'Arbre séphirotique. C'est pourquoi j'insiste toujours pour que vous appreniez à en approfondir tous les aspects. Avec Malhouth, vous concrétisez les choses. Avec Iésod, vous les purifiez. Avec Hod, vous les comprenez et les exprimez. Avec Netsah, vous leur donnez la grâce. Avec Tiphéreth, vous les illuminez. Avec Gébourah, vous luttez pour les défendre. Avec Hessed, vous les soumettez à l'ordre divin. Avec Binah, vous leur donnez la stabilité. Avec Hohmah, vous les faites entrer dans l'harmonie universelle. Enfin, avec Kéther, vous posez sur elles le sceau de l'éternité. Apprenez à méditer sur les dix séphiroth en ayant conscience que cet Arbre de la Vie est en vous, et que la seule activité qui vaille la peine est de le faire croître, fleurir et fructifier. Combien d'années, combien de réincarnations même il faudra avant que chacun de vous devienne réellement cet Arbre de la Vie... cela ne doit pas vous préoccuper. Des milliers de fois peut-être vous devrez revenir, jusqu'à ce que ces dix séphiroth qui sont inscrites en vous commencent à vibrer et que votre être intérieur soit éclairé par toutes les lumières de l'Arbre de la Vie.    


Omraam 

jeudi 15 janvier 2015

A CEUX QUI SE PLAIGNENT DE NE PAS REUSSIR



Sur le pilier central de l'Arbre séphirotique, Iésod se trouve au-dessus de Malhouth, et Tiphéreth au-dessus de Iésod. De cette disposition, nous pouvons déduire que, pour descendre jusqu’à Malhouth (la Terre), la lumière de Tiphéreth (le Soleil) doit passer par Iésod (la Lune).

Ici, Malhouth représente symboliquement le monde physique, Iésod le monde psychique et Tiphéreth le monde spirituel. Alors, qu'arrivera-t-il si le monde psychique n'est pas dans un état de pureté qui lui permet d'être traversé par la lumière du monde spirituel?...

Malheureusement, c'est ce qui se produit avec beaucoup de gens: ils se plaignent de ne ressentir aucun bienfait de leurs pratiques spirituelles; ils prient, ils méditent, ils se lient au Ciel, mais ils ont l'impression que cela ne les aide pas; ils se sentent aussi indécis, désorientés, faibles; quelquefois même ils pensent que leur situation est pire qu'avant. C'est tout simplement que cette lumière à laquelle ils s'efforcent de se lier rencontre en eux des couches impures formées par leurs pensées et leurs sentiments désordonnés, mal maîtrisés.

Alors, non seulement la lumière ne passe pas, mais il se produit exactement le même phénomène que lorsque les rayons du soleil tombent sur un tas d'immondices: ils accélèrent la putréfaction. A travers une vitre transparente les rayons du soleil viennent nous éclairer, mais quand ils doivent traverser des couches d'impuretés, ils produisent des fermentations accompagnées d'odeurs nauséabondes. Si vous voulez devenir un bon réceptacle de la lumière divine, que votre cœur soit comme un cristal transparent, sinon vous savez maintenant ce qui vous attend. Tant qu’on n’est pas décidé à faire un véritable travail de dépouillement, de purification, il vaut mieux ne pas s'approcher de la lumière de la Science initiatique.

Je vous préviens, car il sera inutile ensuite de faire porter sur elle la responsabilité des troubles que vous allez ressentir. Ce sera votre faute, exclusivement votre faute. Lorsque vous aurez véritablement commencé le travail avec Iésod, la lumière de Tiphéreth circulera en vous, et c'est cette lumière qui vous permettra de comprendre la réalité des choses et de vous orienter correctement. Tant que vous ne possédez pas cette lumière intérieure, vous êtes obligé d'avoir recours aux autres, vous dépendez d'eux pour la conduite de votre vie; et comme il n'est même pas sûr que leurs idées et leurs jugements vous éclairent vraiment, vous êtes à la merci d'opinions contradictoires.

La véritable richesse, c'est d'arriver à posséder cette lumière qui vous permettra de découvrir vous-même la vérité sans avoir toujours besoin de consulter les autres. Vous demanderez: « Et sans même avoir besoin de consulter un Maître, un Initié? » Oui, pourquoi pas? Si vous êtes capable de les égaler, ou même de les dépasser, pourquoi pas? Bien sûr ce sera long, ce sera difficile, mais l'intelligence cosmique n'a écrit nulle part que vous  deviez toujours rester limité, dépendant. Il n'a jamais été interdit à un disciple d'égaler son Maître ou même de le dépasser. La voie vous est ouverte, et c'est même peut-être la seule qui vous soit vraiment ouverte.

Personne ne peut vous empêcher de progresser dans la lumière. Sinon pourquoi Jésus aurait-il dit: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »?

Pour parcourir la région de Iésod, plus que pour toute autre, le disciple a besoin d'un guide. Mais une fois qu'il a dépassé Iésod, le chemin est libre et il peut avancer seul, car il est parvenu aux régions de la lumière qui donne la véritable clairvoyance. Il ne faut pas s'y tromper, la véritable clairvoyance est celle qui permet de voir la réalité du monde spirituel, c'est-à-dire de capter, de comprendre ce qui existe de plus subtil dans la nature et dans l'âme humaine.  L'autre clairvoyance, qui consiste à voir les événements passés ou à venir, ou bien les esprits du monde astral, n'a rien d'extraordinaire. Tout le monde ou presque peut l'acquérir par certains exercices, par l'absorption de drogues, mais ces moyens ne mènent pas très loin et ils présentent même de grands dangers pour le psychisme.

La seule clairvoyance à rechercher, c’est celle qui peut faire de vous un prisme de cristal qui laisse passer la lumière du Ciel. C'est de cette clairvoyance que parlait Jésus quand il disait: « Bienheureux les cœurs purs car  ils verront Dieu. » Dans la séphira Iésod, Dieu est nommé El Haï, c'est-à-dire Dieu vivant. Dans Iésod, Dieu se manifeste donc comme créateur et distributeur de la vie, mais de la vie la plus pure, celle qui vient d'en haut, de la Source, cette vie qui jaillit, nettoie et purifie tout sur son passage, car le premier travail de la vie justement est de rejeter les éléments impurs qui s'opposent à son élan.

Et comme Dieu est présent dans toutes les séphiroth, « voir Dieu » signifie donc aussi recevoir les bénédictions de toutes les séphiroth, c'est-à-dire la science de Hod, la grâce de Netsah, les splendeurs de Tiphéreth, la force de Gébourah, la générosité de Hessed, la stabilité de Binah, la sagesse de Hohmah et enfin la toute-puissance de Kéther. Chaque séphira correspond à une vertu divine et vous pouvez travailler soit avec l'une, soit avec l'autre, mais en restant bien conscient que vous n'arriverez à rien  si vous n'avez pas d'abord travaillé avec Iésod. Tous ceux qui veulent obtenir les qualités et les pouvoirs des autres séphiroth sans avoir fait  préalablement un travail avec Iésod sont de toute façon arrêtés, et ils stagnent dans les marécages du plan astral où ils ne rencontrent qu’illusions, déceptions et tourments. Alors, décidez-vous à mettre la pureté à la base de votre existence, avant le savoir, avant la richesse, avant le pouvoir, et un jour vous aurez plus que ce savoir, plus que cette richesse, plus que ces pouvoirs. Il a existé dans l'histoire des hommes et des femmes qui n'avaient lu aucun livre, qui n'avaient jamais fait d'études, ils travaillaient seulement sur la pureté, et un jour ils ont commencé à manifester toutes les autres qualités: la sagesse, la clairvoyance, le pouvoir de guérir... Parce qu'il n'y avait plus en eux de couches opaques, il n'y avait plus d'écrans, et toutes les richesses du Ciel pouvaient les pénétrer.

Iésod est le commencement de la vie psychique, et dans ce sens on peut dire que la magie commence avec la séphira Iésod. La véritable magie est dans nos pensées, nos sentiments. Nous n'avons pas besoin de baguette, de pantacles ou de talismans, tous nos pouvoirs  magiques sont dans la puissance de la vie psychique; c'est pourquoi la Lune, qui appartient à la sphère de Iésod, est l'astre de la magie. Celui qui veut posséder la véritable force magique doit commencer par purifier son monde psychique. Il faut comprendre la pureté comme la plus grande force magique, car c'est par Iésod que nous accéderons aux Mystères.


Omraam 

LA MUSIQUE SPIRITUELLE




Nous allons aborder maintenant la musique spirituelle. Nous verrons comment elle est apparue, et dans quelles conditions. Je vais vous donner un aperçu de musique spirituelle. Dans l’église, le chant grec - tel qu’on le pratique aujourd’hui -, n’est pas un chant spirituel. Avec le temps, je vous donnerai des aperçus de la musique spirituelle, afin que vous sachiez en quoi elle consiste. Vous devez créer quelque chose de spirituel afin que le ciel s’ouvre quand vous chantez. La façon dont vous chantez actuellement n’est en rien de la musique occulte : le ciel ne s’ouvre pas. Cela n’est pas non plus un exercice. Quand quelqu’un commence à chanter dans l’église, (le Maître imite le pope : yé, yéé, yéé), les gens disent : « C’est une  parfaite psalmodie ! » Que peut-il sortir d’une tête grecque ? Je reconnais que les Grecs ont créé quelque chose dans l’art, mais ce n’est pas d’eux que pouvait naître la musique. Ils sont reconnus pour la beauté, mais nous devons chercher le chant chez les Hindous, les Arabes, les Égyptiens, et jusqu’à un certain point, chez les Juifs. Mais chercher un chant chez les Anglais ou les Français (Qui est-ce, qui est-ce ! Qui es-tu, qui êtes-vous ?). Les Turcs disent : « Kess et qui haba. » Ce n’est pas tout à fait cela, je l’adapte un peu, mais je dis qu’il n’y a pas de profondeur dans une prononciation placée haut, dans une prononciation nasillarde, alors que le chant occulte doit venir davantage de la gorge. La musique occulte exige d’être calme et d’avoir devant les yeux une image vivante qui nous inspire, comme par exemple, celle d’une rivière, d’une montagne, du soleil, d’une personne, d’une jolie jeune fille, d’un beau jeune homme ou d’une belle demeure. C’est seulement dans ce cas que vous pourrez chanter en l’honneur de quelque chose ; cela dépend du talent ou du génie de celui qui chantera.

Actuellement, des obstacles se dressent devant nous, et nous en rencontrons beaucoup - de très grands obstacles, que nous devons écarter de manière raisonnable. Aujourd’hui, si vous chantez beaucoup de chants religieux, on vous dit que ce n’est pas bien ; si vous chantez beaucoup de chants populaires, on vous dit aussi que ce n’est pas bon. Nous chanterons des chants proches de la nature.

Vous adresserez votre chant à une source, à une montagne, au lever du soleil, aux étoiles, à une rivière. Vous chanterez en l’honneur des vertus d’une personne vivante, bien réelle. Vous vous exprimerez simplement, mais en toute vérité. À l’occasion, vous direz : « Je vous jouerai un motif simple, mais vrai. » Certaines personnes parlent avec un langage très scientifique, de spécialiste, mais ce qu’elles disent est faux. C’est ainsi que sont dits les mensonges. Nous commencerons par ce qui est simple et infime, mais vrai.

Quelqu’un demande : « D’où as-tu pris ce thème ? As-tu vu cette rivière ? - Viens voir d’où j’ai pris mon thème : de cette rivière ! La vois-tu ? Repose-toi auprès d’elle et tu éprouveras la même joie qu’elle. Écoute la rivière et tu deviendras comme elle. » On trouvera les mêmes vibrations et les mêmes mouvements dans la lumière. Elle se projette sur une surface inclinée et comme l’eau de la source, elle saute de proche en proche. Elle aussi fait des mouvements rapides. Celui qui est prêt à le constater apercevra ces mouvements. (Le Maître joue « Dis-moi ta tristesse ») Le mouvement de la  lumière est approximativement le même que celui d’un ruisseau. Et maintenant, saisissez-vous la différence entre ces exercices ? Vous pourrez constater une infime différence dans leur construction et dans leur authenticité. Pourquoi sont-ils authentiques ? Parce qu’ils expriment des sons qui existent dans la nature.

Que peuvent créer les Bulgares ? Vous direz : « Puisque ce chant est bulgare, vous l’avez déjà entendu. » S’il est bulgare, que celui qui l’a déjà entendu me le chante ! Avez-vous déjà entendu ce motif quelque part ? (Le Maître joue « Force vive, dis-moi où l’eau jaillit »). Si vous chantez ce motif, tout d’abord fort, puis doucement, vous ressentirez deux influences différentes. En le chantant d’abord fort, puis doucement, s’élèvera une haute vague suivie d’une vague qui s’atténue. Si, lorsque vous chantez à haute voix, quelqu’un passe près de vous et dit : « Il chante trop fort ! », cela n’est pas vrai. Je vais maintenant vous jouer ce morceau doucement. (Et le Maître joue fort, puis doucement « dis-moi où l’eau jaillit »).

Des déformations sont apparues dans la musique. Voilà, par exemple, d’où viennent les méprises dans la musique. (Le Maître joue « Le soleil se lève » avec des trémolos). Ces déformations des tons faussent la mélodie, à la suite de quoi elle est modifiée. Les tons fondamentaux se trouvent dans « où l’eau jaillit » (Le maître joue des tons purs, sans trémolos). Là, nous sommes arrivés à la musique occulte. (Puis le Maître joue en faisant des trémolos). Saisissez-vous la différence entre ces deux manières de jouer ? Suite à de petits laisser-aller naissent des déformations et l’image qui en résulte perd son authenticité. Venons-en maintenant au deuxième motif de ce chant. Pouvez6vous chanter ce deuxième motif ? Chantons doucement « Dis-moi ta tristesse. » (Nous chantons tous, puis le Maître chante seul).

D’où vient ce « yé, yé », comment est-il apparu dans le chant grec ?  (Le Maître chante en traînant la voix « Bla-a-a-go-o-o-ost » plusieurs fois et avec des trémolos variés). Ce « yé, yé » est né de la déformation des tons et de l’exclusion des consonnes. Dans la musique occulte, il faut donner un sens à chaque syllabe. (Le Maître chante « Bla a-a-gost, bla-go-o-ost » plusieurs fois, puis « ao-ao-aou-aou... »). Leur  musique spirituelle doit être entièrement corrigée. L’Église grecque doit comprendre que tous les motifs de sa musique doivent être corrigés, les mots y sont disposés sans ordre. Les Grecs disent que les Juifs ont créé les psaumes ; mais étaient-ils présents pour en connaître l’original juif ? L’hébreu est une langue analytique. En elle n’existent que deux temps : le passé et le futur ; il n’y a pas de  présent. D’autre part, les Grecs traduisent un mot hébreu soit avec un article défini soit avec un article indéfini et ils conjuguent les verbes au passé, au futur, mais aussi selon un autre temps impropre à l’hébreu. Ils donnent ainsi au mot un autre sens, dont les vibrations qui en résultent dans l’intellect sont d’une autre origine, et créent dans l’âme un courant différent de celui produit par l’original. Par exemple, le premier psaume n’est pas bien traduit. Je constate la même chose pour les Évangiles. Leur traduction n’est pas correcte. Pour traduire quelque chose, il faut le vivre, se transporter au temps où vivait le Christ, comprendre l’Esprit. En pénétrant en Paul, en Pierre et en Christ, alors tu peux traduire. Mais de nos jours, les gens font une traduction littérale et en conséquence, ceux qui lisent l’Évangile n’y croient pas parce que la traduction n’est pas juste.

L’Esprit en est absent. Ce n’est pas une critique, mais vous, en tant que disciples occultes, vous ne devez pas vous tromper. Vous devez avoir une juste opinion pour chaque chose, ni plus ni moins ! Ne soyez pas sévères dans votre appréciation ; dites la vérité telle qu’elle est.
Certains disent d’une musique qu’elle est ordinaire, qu’elle appartient au monde, et qu’une autre est spirituelle. Je vous donnerai maintenant un autre thème : la Différence entre la musique ordinaire et la musique spirituelle. Écrivez peu, mais en donnant des exemples. Choisissez des chants ordinaires et des chants spirituels  pour distinguer la différence entre eux. Vous disposez de certaines représentations parmi les chants bulgares : « Bien-aimé, bien-aimé, bien-aimé Stoyan. »

En écoutant ce chant, il produira tout de suite une certaine humeur chez l’homme religieux qui dira : « Pourquoi nous parle-t-il de cela maintenant ? » Et toi, face à Dieu, dans quelle disposition seras-tu ? Comment L’accepteras-tu ? Comme juge qui te soumettra à son jugement, comme bienfaiteur qui t’aidera ou enfin, comme un bien-aimé qui te donnera son Amour ? Tu pourras L’entrevoir sous beaucoup d’autres jours.

« Bien-aimé, Stoyan. » Qu’y a-t-il de mal dans ce « bien-aimé ? » Est-ce vraiment un bien-aimé ? Dès qu’apparaît ce doute, on constate que ces mots perdent tout de suite leur sens poétique et prennent alors un sens érotique. L’image « Bien-aimé, bien-aimé, Stoyan », n’est pas l’image de l’amour, mais celle d’un banquier qui prête de l’argent. Tu dis alors : « Tu me dépouilleras ou est-ce moi qui te dépouillerais ?

Est-ce moi qui te dépouillerais ou est-ce toi qui me dépouilleras ? » Bien, mais si un poète vient près de toi, comment te louera-t-il ? Il dira : « Ma belle. » En quoi réside la beauté ? Derrière cette beauté doit se trouver une vertu. La beauté sans vertu n’est rien. On dit d’une jeune fille qu’elle est belle. En quoi réside sa beauté ? Ses yeux sont noirs, ils expriment des sentiments profonds. Les sourcils noirs expriment la force et l’énergie, alors que les sourcils fins expriment la douceur des sentiments, la tendresse. « Notre Mara est belle, avec des sourcils finement dessinés. » Quand le poète décrit les fins sourcils de Mara, c’est qu’elle a un cœur doux et tendre. Les sourcils fins doivent évoquer cette image. Cependant, dès que je dis les mots ‘sourcils fins’, cela représente quelque chose de faible, sans caractère. Ces sourcils ne nous évoquent rien. Si dans ces yeux noirs tu ne vois pas la profondeur des sentiments, ils sont sans valeur. Que signifient les yeux bleus ? Quelque chose qui porte une idée élevée, qui existe au ciel. S’ils ne portent pas cette idée, les yeux bleus sont sans valeur. Chaque symbole, ‘noirs’ ou ‘bleus’, doit avoir un sens ; cela est de la musique ! Les poètes, dans la poésie actuelle, se démentent. Ils devraient combiner les mots de telle sorte que l’idée soit mise en évidence. Quand les poètes actuels font une description, ils doivent tout d’abord en donner l’idée. À des sourcils fins ne peut correspondre un petit front. Cette Mara aux fins sourcils ne peut avoir un front d’une hauteur de deux doigts, et le poète ne peut la dépeindre avec une tête large comme celle d’un bouledogue anglais, mais au contraire, avec un visage légèrement allongé et une tête au sommet arrondi. Le poète doit donner à ce visage une expression vivante, le reflet d’un élan spirituel. Il lui donnera un nez bien fait et un regard sans strabisme. Les images produites doivent ressortir.

S’il ne tient pas compte de ces considérations, tout le reste ne sera que des mots vides de sens. S’il ne parvient pas à trouver ce qui formera un riche tableau, son langage restera érotique : car le bel homme comme l’homme bon ont chacun leur propre image. Et il en est ainsi dans la nature où le loup comme la brebis ont leur image. De même, tous les animaux selon leur caractère, leur sensibilité et leur intelligence, ont une image qui correspond à ce qu’ils portent en eux-mêmes. Nous ne pouvons rien créer de nouveau et nous décrirons les choses telles qu’elles sont. Chacun peut modifier sa forme extérieure. C’est pour cette raison que vous êtes des disciples occultes : afin d’effectuer cette transformation.

Tout d’abord, je veux que vous aimiez la musique, car la musique et la poésie sont nécessaires à votre noblesse. Puis nous devons entrer dans la vie, n’est-ce pas ! Non pour peiner, car la peine montre que vous êtes hors du Paradis. On travaille dans le Paradis et on peine en enfer. Tous disent que l’on doit peiner. N’utilisez pas le mot ‘peine’, mais dites : « Travaillons ! » L’Esprit peine et travaille ; il commence par la peine et termine avec le travail. Certains disent : « Nous travaillerons et peinerons. » Cela signifie que vous êtes au Paradis et que vous en serez chassé, et que dehors vous peinerez. Si nous peinons, nous ne sommes pas au Paradis ; nous travaillerons afin d’entrer au Paradis. La ‘peine’ signifie que tu te trouves entre deux principes - tu peines. Le travail est en rapport avec la liberté ; il se fait selon le libre arbitre. C’est pourquoi la musique est un travail ; de même que la poésie et aussi le chant, la lecture, l’étude sont un travail et non de la peine. On dit : « Cet élève peine, qu’il sorte ! » La peine est pour le champ, mais dans l’École, tu travailleras. Pourquoi dis-je que dans l’École tu travailleras, et que tu le feras en étant bien disposé ? Parce que si tu ne viens pas bien disposé, ta place n’est pas ici. Vous êtes au Paradis où vous devez oublier votre peine. Comment, par exemple, sera réglé le problème du prochain référendum, etc.

Tout cela restera dehors. Le référendum se déroulera exactement tel que le karma l’a déterminé, rien de plus. Cela se passera très bien. Avec ce référendum, ils vont une deuxième fois bien apprendre leur leçon. Maintenant, le Seigneur vous appelle en disant : « Allez-vous ou non apprendre ? » Là il y a aussi une école : celle de la loi de

Moïse, mais ici, c’est celle de la loi du Christ. Ici, il y a la musique, il y a tout ; et tout est permis : vous chanterez, vous écrirez des poèmes, vous étudierez l’art de soigner, vous aurez du temps pour faire des promenades, pour les meilleures activités.

Quelqu’un dira : « Mais ce n’est pas ainsi qu’est la vie. » Nous la ferons ainsi ! Jusqu’à présent, il n’en était pas ainsi, car les principes avec lesquels nous travaillions étaient tels qu’ils devaient être, mais nous les rendrons conformes. Cela dépend de nous. Comme je vous l’ai dit ce matin, je n’aime pas que quelqu’un mange le contenu de votre bol à votre place, mais je veux que ce soit vous qui le mangiez.


Pourquoi ? Parce que de ce bol, de ce repas dépend votre avenir. Vous étudierez et vous chanterez. Vous dites : « Untel chante bien. » Et toi aussi tu chanteras. « Je ne suis pas fait pour ce travail. » Non, non, tu es né pour lui, mais par la suite, tu as négligé ce don. Tu étudieras, car tu es né pour ce travail. Nous retrouverons tout ce qui a été perdu.

Peter DEUNOV 

lundi 12 janvier 2015

LES ARCHANGES ET LES SAISONS


Le passage d'une saison à l'autre au cours de l'année se produit, vous le savez, lorsque le soleil passe par quatre points cardinaux appelés solstices et équinoxes. Ce sont comme des nœuds de forces cosmiques, et à ces périodes-là de nouvelles énergies se déversent sur la terre. Mais ce n'est pas parce qu'il se répète régulièrement chaque année que le renouvellement de ces forces se fait automatiquement, mécaniquement.

Non, tous ces changements sont produits par le travail d'entités qui ont la charge de s'occuper des pierres, des plantes, des animaux et des hommes. Les quatre saisons sont placées sous l'influence de quatre archanges: Raphaël préside au printemps, Ouriel à l'été, Mikhaël à l'automne et Gabriel à l'hiver. D'après la tradition, Raphaël, Ouriel, Mikhaël et Gabriel sont parmi les « sept anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur. »

Quand approche l'équinoxe du printemps, tous les esprits et les forces de la nature travaillent sous la conduite de Raphaël pour ranimer la vie partout dans l'univers. C'est dans le règne végétal que leur action est la plus spectaculaire, mais elle touche aussi les minéraux, les animaux et les humains. Ce renouveau de la vie dans la nature peut être pris comme synonyme de régénération pour l'homme, donc aussi de guérison.

La seule mention qui est faite de Raphaël dans les Écritures se trouve dans le Livre de Tobie. C'est toute une aventure extraordinaire! Un jour le vieillard Tobit, devenu aveugle, reçoit la visite d'un jeune homme qui se présente comme Azarias, fils d'un de ses parents, et il lui propose d'accompagner son fils Tobie jusqu'en Médie pour y rechercher une somme d'argent que Tobit a laissée en dépôt depuis plus de vingt ans. Tobit accepte.

En chemin, Azarias instruit Tobie et lui donne des conseils; il va même jusqu'à lui suggérer de demander la main de Sarra, la fille d'un homme qui leur a offert l'hospitalité. Or, une malédiction pèse sur Sarra: elle s'est mariée sept fois et chaque fois, immédiatement après la cérémonie du mariage, le démon Asmodée a fait périr son mari. Pour faire cesser le maléfice, Azarias conseille à Tobie de pêcher un certain poisson, d'en prélever le foie et le cœur et de les faire brûler: la fumée met le démon en fuite. Tobie épouse donc Sarra. Le voyage continue... L’argent laissé en dépôt est récupéré et c'est le retour vers la maison paternelle. En chemin Azarias dit à Tobie: « Je te garantis que les yeux de ton père vont s'ouvrir. Tu lui appliqueras sur l'œil le fiel de poisson: la drogue mordra et lui tirera des yeux une petite peau blanche... » Tobie exécute les prescriptions et rend ainsi la vue à son père. A la fin, quand Tobie et son père veulent offrir des présents à cet extraordinaire jeune homme qui leur a apporté tant de bénédictions, Raphaël se fait connaître: « Je vais vous dire toute la vérité. Je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur... » et il disparut. C'est une très belle histoire - je vous l'ai résumée rapidement, mais elle mérite d'être lue en entier [« Le Livre de Tobie » ne figure que dans la Bible catholique].

Dans la sphère de Hod, les kabbalistes ont placé la planète Mercure. Or, le dieu Mercure (Hermès dans la mythologie grecque), est le dieu des voyageurs et de la santé. C'est exactement le rôle tenu par Raphaël auprès de Tobie qu'il a accompagné tout au long de son voyage et instruit dans l'art de guérir les maux du corps (la cécité de son père) et les maux de l'âme (les atteintes du démon). Et ce n'est pas par hasard qu'encore de nos jours, le caducée d'Hermès est le symbole des médecins.

La grande fête du printemps est Pâques, elle célèbre la résurrection du Christ dans toute la nature et doit être aussi notre résurrection. Alors, il ne suffit pas de remarquer que les oiseaux chantent, que les arbres se couvrent de feuilles; il y a tout un travail à faire, un travail de renouvellement. Chaque matin, quand vous venez au lever du soleil, vous ne devez avoir rien d'autre dans la tête que ce renouveau. Alors, laissez tous les autres sujets de côté, tout ce qui est déjà vieux et caduc, pour recevoir enfin la nouvelle vie et entrer en communication avec ce grand courant qui vient du cœur de l'univers.

L'été est placé sous l'influence d'Ouriel, et ce nom possède une signification magnifique: « Dieu est ma lumière ». Pourtant, on ne trouve aucune mention de cet archange dans les Écritures. Pendant l'été, toute la nature est en feu, l'air lui-même est embrasé, et le 24 juin, jour de la fête de saint Jean-Baptiste, au moment du solstice d'été, il est de tradition d'allumer des feux et de célébrer par des chants et des danses la victoire de la chaleur et de la lumière. Mais l’Église n'a pas encouragé cette manière de célébrer la Saint-Jean qui rappelle de vieux rites païens, car ces réunions d'hommes et de femmes qui chantent, dansent et boivent autour d'un feu pendant toute la nuit, finissent inévitablement dans la sensualité et les orgies.

La Saint-Jean, c'est vrai, qui se situe au moment où le soleil entre en Cancer - signe dominé par Vénus - n'est pas la fête du feu spirituel, mais du feu physique, terrestre. Ouriel est l'archange de Malhouth, la sphère de la terre, et le feu sur lequel il règne n'est pas seulement celui qui fait mûrir les blés et les fruits des arbres, c'est le feu intérieur de la planète qui entretient toute une matière en fusion où s'élaborent les métaux, les minéraux et que l'on a assimilé à l'enfer.

Dans certaines traditions, l'été est symbolisé par un dragon qui crache des flammes. Le dragon est justement cet animal mythique qui vit sous terre et ne sort à la surface que pour brûler, dévorer et détruire. Mais il est aussi le gardien de tous les trésors cachés, les pierres et les métaux précieux, fruits de la terre, et, pour s'emparer de ces trésors, il faut être capable de l'affronter et de le vaincre. Là encore, de nombreuses traditions, rapportées surtout par des contes, célèbrent le héros audacieux et pur qui a été capable de vaincre le dragon pour s'emparer de ses trésors. Voilà des récits sur lesquels le disciple doit méditer: ce n'est pas parce que l'été libère les forces souterraines qu'il doit se laisser dévorer par le dragon. Malheureusement, de plus en plus, parce que c'est en été que la majorité des gens prennent leurs vacances, on voit que cette saison est devenue celle de la libération des instincts et surtout de la paresse intérieure et de la sensualité. Vous direz: « Mais c'est normal, puisque c'est la nature elle-même qui les y invite. » La nature inférieure, oui. Et c'est le moment pour vous de comprendre l'importance des cinq plans dont est constituée chaque séphira. Si vous restez au niveau inférieur de Malhouth, la Terre, évidemment vous serez englouti par les instincts. Mais si vous faites un travail intérieur pour vous élever dans cette séphira et entrer en relation avec les Ames glorifiées, les Ischim, avec l'archange Ouriel et avec le Seigneur Adonaï Méleh, non seulement vous vaincrez le dragon, mais vous pourrez vous emparer de ses trésors, c'est-à-dire des nouvelles possibilités spirituelles que vous donnera ce travail pour maîtriser lesforces obscures qui sont en vous.

L'automne est placé sous l'influence de Mikhaël, l'archange du Soleil dans la séphira Tiphéreth. Mikhaël est le plus célébré de tous les anges; son nom signifie « Qui est comme Dieu? » La tradition initiatique raconte que Lucifer était le plus grand des Archanges. Dans sa puissance il commença à se croire l'égal de Dieu et voulut même Le détrôner. Alors, voyant cela, un autre Archange se leva et dit: « Qui est comme Dieu? » En hébreu: « Mi (qui) - ka (comme) - El (Dieu). Alors le Seigneur, qui avait vu la scène, lui dit: « Désormais on t'appellera Mikhaël et tu seras le chef de la milice céleste. » Dans l'Ancien Testament, Mikhaël est l'archange de toutes les victoires sur le mal. Dans le Nouveau Testament, particulièrement dans l'Apocalypse, il est dit que c'est lui qui, à la fin des temps, terrassera le dragon.

Une tradition rapporte que lorsque Moïse mourut, le diable voulut s'emparer de son corps, et c'est l'archange Mikhaël qui s’opposa à lui pour le lui arracher. De nombreux tableaux et icônes le représentent aussi une balance à la main, pesant, après leur mort, les actes des humains: sur un plateau s'entassent les mauvaises actions, sur l'autre plateau les bonnes. Pendant ce temps le diable est là, prêt à entraîner l'homme dans son royaume infernal, et il est furieux, il grince des dents en voyant Mikhaël ajouter dans le plateau une dernière bonne action qui fera pencher la balance du côté du bien! Le début de l'automne coïncide avec l'entrée du soleil dans la Balance. L'automne est la saison des récoltes. On ramasse les fruits, on jette les mauvais et on garde les bons. « Vous reconnaîtrez un homme à ses fruits », disait Jésus. Et, d'une certaine façon, on peut dire que chaque récolte est un jugement. Dans la nature, comme dans la vie, l'automne est la meilleure saison, la saison des fruits qui ont mûri sous les rayons du soleil dont Mikhaël est l'archange.

L'hiver, enfin, est sous l'influence de Gabriel, l'archange de Iésod qui est la séphira de la Lune. A l'entrée de l'hiver, on célèbre Noël, la naissance du Christ. Il existe des liens étroits entre l'archange Gabriel, la naissance des enfants, la lune et l'hiver. C'est Gabriel qui annonce d'abord à Zacharie la naissance d'un fils qui sera Jean-Baptiste. Puis il annonce à Marie la naissance de Jésus: « L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: Ne crains point, Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte et tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. » Qu'est-ce qu'une naissance? Le passage de l'invisible au visible, de l'immatériel au matériel, de l'abstrait au concret. Et c'est la lune, principe féminin par excellence, qui préside à toutes les formes d'incarnation, à celles du plan physique comme à celles du plan spirituel. Pendant l'hiver où les nuits sont les plus longues et où la vie de la nature se ralentit, les conditions sont moins  propices aux manifestations extérieures et plus favorables, au contraire, à la vie intérieure: l'homme est poussé à rentrer en lui-même pour préparer la naissance de cet enfant de lumière que certaines traditions ont symbolisé par une perle. La perle, qui vient de la mer, a comme  elle des relations avec la lune. Sur l'Arbre séphirotique, l'huître perlière, c'est Iésod qui, dans le corps cosmique, représente les organes génitaux. C'est là que la perle doit se former. Cette perle représente la quintessence la plus pure de l'amour. L'huître perlière, c'est le principe féminin qui met au monde une perle, l'enfant.

Les quatre saisons sont donc présidées par quatre archanges. Le printemps est sous l'influence de Raphaël, l'archange de Hod ; l'été, sous l'influence d'Ouriel, l'archange de Malhouth; l'automne sous l'influence de Mikhaël, l'archange de Tiphéreth, et l'hiver sous l'influence de Gabriel, l'archange de Iésod. Replaçons-les maintenant sur l'Arbre séphirotique. On voit, de bas en haut, Malhouth : la Terre; Iésod: la Lune; Hod: Mercure, et Tiphéreth : le Soleil, c’est-à-dire les quatre éléments: la terre, l'eau (la Lune), l'air (Mercure) et le feu (le Soleil). En connaissant toutes ces correspondances, vous pouvez maintenant apprendre à travailler avec les quatre saisons, et ainsi votre vie deviendra de plus en plus riche de sens.


Omraam