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jeudi 15 janvier 2015

LA MUSIQUE SPIRITUELLE




Nous allons aborder maintenant la musique spirituelle. Nous verrons comment elle est apparue, et dans quelles conditions. Je vais vous donner un aperçu de musique spirituelle. Dans l’église, le chant grec - tel qu’on le pratique aujourd’hui -, n’est pas un chant spirituel. Avec le temps, je vous donnerai des aperçus de la musique spirituelle, afin que vous sachiez en quoi elle consiste. Vous devez créer quelque chose de spirituel afin que le ciel s’ouvre quand vous chantez. La façon dont vous chantez actuellement n’est en rien de la musique occulte : le ciel ne s’ouvre pas. Cela n’est pas non plus un exercice. Quand quelqu’un commence à chanter dans l’église, (le Maître imite le pope : yé, yéé, yéé), les gens disent : « C’est une  parfaite psalmodie ! » Que peut-il sortir d’une tête grecque ? Je reconnais que les Grecs ont créé quelque chose dans l’art, mais ce n’est pas d’eux que pouvait naître la musique. Ils sont reconnus pour la beauté, mais nous devons chercher le chant chez les Hindous, les Arabes, les Égyptiens, et jusqu’à un certain point, chez les Juifs. Mais chercher un chant chez les Anglais ou les Français (Qui est-ce, qui est-ce ! Qui es-tu, qui êtes-vous ?). Les Turcs disent : « Kess et qui haba. » Ce n’est pas tout à fait cela, je l’adapte un peu, mais je dis qu’il n’y a pas de profondeur dans une prononciation placée haut, dans une prononciation nasillarde, alors que le chant occulte doit venir davantage de la gorge. La musique occulte exige d’être calme et d’avoir devant les yeux une image vivante qui nous inspire, comme par exemple, celle d’une rivière, d’une montagne, du soleil, d’une personne, d’une jolie jeune fille, d’un beau jeune homme ou d’une belle demeure. C’est seulement dans ce cas que vous pourrez chanter en l’honneur de quelque chose ; cela dépend du talent ou du génie de celui qui chantera.

Actuellement, des obstacles se dressent devant nous, et nous en rencontrons beaucoup - de très grands obstacles, que nous devons écarter de manière raisonnable. Aujourd’hui, si vous chantez beaucoup de chants religieux, on vous dit que ce n’est pas bien ; si vous chantez beaucoup de chants populaires, on vous dit aussi que ce n’est pas bon. Nous chanterons des chants proches de la nature.

Vous adresserez votre chant à une source, à une montagne, au lever du soleil, aux étoiles, à une rivière. Vous chanterez en l’honneur des vertus d’une personne vivante, bien réelle. Vous vous exprimerez simplement, mais en toute vérité. À l’occasion, vous direz : « Je vous jouerai un motif simple, mais vrai. » Certaines personnes parlent avec un langage très scientifique, de spécialiste, mais ce qu’elles disent est faux. C’est ainsi que sont dits les mensonges. Nous commencerons par ce qui est simple et infime, mais vrai.

Quelqu’un demande : « D’où as-tu pris ce thème ? As-tu vu cette rivière ? - Viens voir d’où j’ai pris mon thème : de cette rivière ! La vois-tu ? Repose-toi auprès d’elle et tu éprouveras la même joie qu’elle. Écoute la rivière et tu deviendras comme elle. » On trouvera les mêmes vibrations et les mêmes mouvements dans la lumière. Elle se projette sur une surface inclinée et comme l’eau de la source, elle saute de proche en proche. Elle aussi fait des mouvements rapides. Celui qui est prêt à le constater apercevra ces mouvements. (Le Maître joue « Dis-moi ta tristesse ») Le mouvement de la  lumière est approximativement le même que celui d’un ruisseau. Et maintenant, saisissez-vous la différence entre ces exercices ? Vous pourrez constater une infime différence dans leur construction et dans leur authenticité. Pourquoi sont-ils authentiques ? Parce qu’ils expriment des sons qui existent dans la nature.

Que peuvent créer les Bulgares ? Vous direz : « Puisque ce chant est bulgare, vous l’avez déjà entendu. » S’il est bulgare, que celui qui l’a déjà entendu me le chante ! Avez-vous déjà entendu ce motif quelque part ? (Le Maître joue « Force vive, dis-moi où l’eau jaillit »). Si vous chantez ce motif, tout d’abord fort, puis doucement, vous ressentirez deux influences différentes. En le chantant d’abord fort, puis doucement, s’élèvera une haute vague suivie d’une vague qui s’atténue. Si, lorsque vous chantez à haute voix, quelqu’un passe près de vous et dit : « Il chante trop fort ! », cela n’est pas vrai. Je vais maintenant vous jouer ce morceau doucement. (Et le Maître joue fort, puis doucement « dis-moi où l’eau jaillit »).

Des déformations sont apparues dans la musique. Voilà, par exemple, d’où viennent les méprises dans la musique. (Le Maître joue « Le soleil se lève » avec des trémolos). Ces déformations des tons faussent la mélodie, à la suite de quoi elle est modifiée. Les tons fondamentaux se trouvent dans « où l’eau jaillit » (Le maître joue des tons purs, sans trémolos). Là, nous sommes arrivés à la musique occulte. (Puis le Maître joue en faisant des trémolos). Saisissez-vous la différence entre ces deux manières de jouer ? Suite à de petits laisser-aller naissent des déformations et l’image qui en résulte perd son authenticité. Venons-en maintenant au deuxième motif de ce chant. Pouvez6vous chanter ce deuxième motif ? Chantons doucement « Dis-moi ta tristesse. » (Nous chantons tous, puis le Maître chante seul).

D’où vient ce « yé, yé », comment est-il apparu dans le chant grec ?  (Le Maître chante en traînant la voix « Bla-a-a-go-o-o-ost » plusieurs fois et avec des trémolos variés). Ce « yé, yé » est né de la déformation des tons et de l’exclusion des consonnes. Dans la musique occulte, il faut donner un sens à chaque syllabe. (Le Maître chante « Bla a-a-gost, bla-go-o-ost » plusieurs fois, puis « ao-ao-aou-aou... »). Leur  musique spirituelle doit être entièrement corrigée. L’Église grecque doit comprendre que tous les motifs de sa musique doivent être corrigés, les mots y sont disposés sans ordre. Les Grecs disent que les Juifs ont créé les psaumes ; mais étaient-ils présents pour en connaître l’original juif ? L’hébreu est une langue analytique. En elle n’existent que deux temps : le passé et le futur ; il n’y a pas de  présent. D’autre part, les Grecs traduisent un mot hébreu soit avec un article défini soit avec un article indéfini et ils conjuguent les verbes au passé, au futur, mais aussi selon un autre temps impropre à l’hébreu. Ils donnent ainsi au mot un autre sens, dont les vibrations qui en résultent dans l’intellect sont d’une autre origine, et créent dans l’âme un courant différent de celui produit par l’original. Par exemple, le premier psaume n’est pas bien traduit. Je constate la même chose pour les Évangiles. Leur traduction n’est pas correcte. Pour traduire quelque chose, il faut le vivre, se transporter au temps où vivait le Christ, comprendre l’Esprit. En pénétrant en Paul, en Pierre et en Christ, alors tu peux traduire. Mais de nos jours, les gens font une traduction littérale et en conséquence, ceux qui lisent l’Évangile n’y croient pas parce que la traduction n’est pas juste.

L’Esprit en est absent. Ce n’est pas une critique, mais vous, en tant que disciples occultes, vous ne devez pas vous tromper. Vous devez avoir une juste opinion pour chaque chose, ni plus ni moins ! Ne soyez pas sévères dans votre appréciation ; dites la vérité telle qu’elle est.
Certains disent d’une musique qu’elle est ordinaire, qu’elle appartient au monde, et qu’une autre est spirituelle. Je vous donnerai maintenant un autre thème : la Différence entre la musique ordinaire et la musique spirituelle. Écrivez peu, mais en donnant des exemples. Choisissez des chants ordinaires et des chants spirituels  pour distinguer la différence entre eux. Vous disposez de certaines représentations parmi les chants bulgares : « Bien-aimé, bien-aimé, bien-aimé Stoyan. »

En écoutant ce chant, il produira tout de suite une certaine humeur chez l’homme religieux qui dira : « Pourquoi nous parle-t-il de cela maintenant ? » Et toi, face à Dieu, dans quelle disposition seras-tu ? Comment L’accepteras-tu ? Comme juge qui te soumettra à son jugement, comme bienfaiteur qui t’aidera ou enfin, comme un bien-aimé qui te donnera son Amour ? Tu pourras L’entrevoir sous beaucoup d’autres jours.

« Bien-aimé, Stoyan. » Qu’y a-t-il de mal dans ce « bien-aimé ? » Est-ce vraiment un bien-aimé ? Dès qu’apparaît ce doute, on constate que ces mots perdent tout de suite leur sens poétique et prennent alors un sens érotique. L’image « Bien-aimé, bien-aimé, Stoyan », n’est pas l’image de l’amour, mais celle d’un banquier qui prête de l’argent. Tu dis alors : « Tu me dépouilleras ou est-ce moi qui te dépouillerais ?

Est-ce moi qui te dépouillerais ou est-ce toi qui me dépouilleras ? » Bien, mais si un poète vient près de toi, comment te louera-t-il ? Il dira : « Ma belle. » En quoi réside la beauté ? Derrière cette beauté doit se trouver une vertu. La beauté sans vertu n’est rien. On dit d’une jeune fille qu’elle est belle. En quoi réside sa beauté ? Ses yeux sont noirs, ils expriment des sentiments profonds. Les sourcils noirs expriment la force et l’énergie, alors que les sourcils fins expriment la douceur des sentiments, la tendresse. « Notre Mara est belle, avec des sourcils finement dessinés. » Quand le poète décrit les fins sourcils de Mara, c’est qu’elle a un cœur doux et tendre. Les sourcils fins doivent évoquer cette image. Cependant, dès que je dis les mots ‘sourcils fins’, cela représente quelque chose de faible, sans caractère. Ces sourcils ne nous évoquent rien. Si dans ces yeux noirs tu ne vois pas la profondeur des sentiments, ils sont sans valeur. Que signifient les yeux bleus ? Quelque chose qui porte une idée élevée, qui existe au ciel. S’ils ne portent pas cette idée, les yeux bleus sont sans valeur. Chaque symbole, ‘noirs’ ou ‘bleus’, doit avoir un sens ; cela est de la musique ! Les poètes, dans la poésie actuelle, se démentent. Ils devraient combiner les mots de telle sorte que l’idée soit mise en évidence. Quand les poètes actuels font une description, ils doivent tout d’abord en donner l’idée. À des sourcils fins ne peut correspondre un petit front. Cette Mara aux fins sourcils ne peut avoir un front d’une hauteur de deux doigts, et le poète ne peut la dépeindre avec une tête large comme celle d’un bouledogue anglais, mais au contraire, avec un visage légèrement allongé et une tête au sommet arrondi. Le poète doit donner à ce visage une expression vivante, le reflet d’un élan spirituel. Il lui donnera un nez bien fait et un regard sans strabisme. Les images produites doivent ressortir.

S’il ne tient pas compte de ces considérations, tout le reste ne sera que des mots vides de sens. S’il ne parvient pas à trouver ce qui formera un riche tableau, son langage restera érotique : car le bel homme comme l’homme bon ont chacun leur propre image. Et il en est ainsi dans la nature où le loup comme la brebis ont leur image. De même, tous les animaux selon leur caractère, leur sensibilité et leur intelligence, ont une image qui correspond à ce qu’ils portent en eux-mêmes. Nous ne pouvons rien créer de nouveau et nous décrirons les choses telles qu’elles sont. Chacun peut modifier sa forme extérieure. C’est pour cette raison que vous êtes des disciples occultes : afin d’effectuer cette transformation.

Tout d’abord, je veux que vous aimiez la musique, car la musique et la poésie sont nécessaires à votre noblesse. Puis nous devons entrer dans la vie, n’est-ce pas ! Non pour peiner, car la peine montre que vous êtes hors du Paradis. On travaille dans le Paradis et on peine en enfer. Tous disent que l’on doit peiner. N’utilisez pas le mot ‘peine’, mais dites : « Travaillons ! » L’Esprit peine et travaille ; il commence par la peine et termine avec le travail. Certains disent : « Nous travaillerons et peinerons. » Cela signifie que vous êtes au Paradis et que vous en serez chassé, et que dehors vous peinerez. Si nous peinons, nous ne sommes pas au Paradis ; nous travaillerons afin d’entrer au Paradis. La ‘peine’ signifie que tu te trouves entre deux principes - tu peines. Le travail est en rapport avec la liberté ; il se fait selon le libre arbitre. C’est pourquoi la musique est un travail ; de même que la poésie et aussi le chant, la lecture, l’étude sont un travail et non de la peine. On dit : « Cet élève peine, qu’il sorte ! » La peine est pour le champ, mais dans l’École, tu travailleras. Pourquoi dis-je que dans l’École tu travailleras, et que tu le feras en étant bien disposé ? Parce que si tu ne viens pas bien disposé, ta place n’est pas ici. Vous êtes au Paradis où vous devez oublier votre peine. Comment, par exemple, sera réglé le problème du prochain référendum, etc.

Tout cela restera dehors. Le référendum se déroulera exactement tel que le karma l’a déterminé, rien de plus. Cela se passera très bien. Avec ce référendum, ils vont une deuxième fois bien apprendre leur leçon. Maintenant, le Seigneur vous appelle en disant : « Allez-vous ou non apprendre ? » Là il y a aussi une école : celle de la loi de

Moïse, mais ici, c’est celle de la loi du Christ. Ici, il y a la musique, il y a tout ; et tout est permis : vous chanterez, vous écrirez des poèmes, vous étudierez l’art de soigner, vous aurez du temps pour faire des promenades, pour les meilleures activités.

Quelqu’un dira : « Mais ce n’est pas ainsi qu’est la vie. » Nous la ferons ainsi ! Jusqu’à présent, il n’en était pas ainsi, car les principes avec lesquels nous travaillions étaient tels qu’ils devaient être, mais nous les rendrons conformes. Cela dépend de nous. Comme je vous l’ai dit ce matin, je n’aime pas que quelqu’un mange le contenu de votre bol à votre place, mais je veux que ce soit vous qui le mangiez.


Pourquoi ? Parce que de ce bol, de ce repas dépend votre avenir. Vous étudierez et vous chanterez. Vous dites : « Untel chante bien. » Et toi aussi tu chanteras. « Je ne suis pas fait pour ce travail. » Non, non, tu es né pour lui, mais par la suite, tu as négligé ce don. Tu étudieras, car tu es né pour ce travail. Nous retrouverons tout ce qui a été perdu.

Peter DEUNOV