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mardi 20 janvier 2015

OU SE TROUVE LE DOIGT DE DIEU



Tant que tu penses que Dieu est à l’extérieur, tu vas te sentir le droit de tout faire et tu diras : Seigneur pardonne-moi, mais tu sais j’ai encore ce défaut, ou j’aime encore faire telle ou telle chose. Ne regarde pas trop, ferme les yeux quand tu me vois faire telle ou telle chose.

Alors que si tu arrêtes d’imaginer un Dieu qui est dehors et que tu deviens conscient d’un Dieu qui est en toi, comme lorsque tu portes un enfant dans le ventre, à ce moment-là, tout ce que tu fais, tu ne le fais pas à l’encontre de la loi de Dieu et du plaisir de Dieu, mais tu le fais à l’encontre de toi-même, et en le faisant tu t’alourdis, tu t’empêches la vision, tu t’empêches le bonheur, tu t’empêches la liberté.

C’est alors que tu t’aperçois que tu n’as plus rien à reprocher à Dieu et que tu n’as qu’une chose à faire, c’est te prendre en mains, te lever, te bouger, te discipliner, te raisonner, t’analyser et décider non pas d’être chaque jour un meilleur homme. On s’en moque des gens qui deviennent mieux, il n’y a pas plus prétentieux qu’un homme qui devient meilleur de jour en jour. Il devient tellement meilleur qu’un jour il devient abominable.

Ce que nous voulons, c’est des hommes libres, de plus en plus libres. Libre face à un ennemi qui te vole, libre face à un ennemi qui te donne des coups, libre face à un ennemi qui t’insulte.

C’est ça la spiritualité. Ce n’est pas recevoir les coups, les insultes, les vols et puis dire à Dieu : je lui ai pardonné. Alors prends-moi dans ton éden quand je passerai de l’autre côté. Non, c’est être libre face à l’insulte, face aux coups, face au vol. Ce n’est pas se sentir volé, ce n’est pas se sentir insulté. Automatiquement on vit une vie qui est sans limite.

Untel m’a pris de l’argent, bien sûr je n’ai plus de quoi manger à cause de cela et pour plusieurs jours je n’ai vraiment rien à me mettre sous la dent. Cependant, si je ne me sens pas volé, si je considère simplement que l’autre a pris de l’argent et que je ne me considère pas volé, je ne vais pas être dans l’angoisse, la peur, la colère, sentir l’injustice et reprocher à Dieu que des hommes tels que lui existent et qu’il n’y ait pas une loi sociale capable d’éviter de telle action. Par une simple attitude mentale, je vais éviter toutes ces émotions, toutes ces pensées, toutes ces revendications. Si je ne me sens pas volé, mais que je constate que de l’argent m’a été pris, je suis libre, mes émotions sont belles, elles ne tombent pas dans le sentiment d’être agressé, d’être volé, elles restent en l’air comme si rien ne s’était passé.

Libre comme un aigle qui vole en altitude. Libre. Et du fait que je suis libre la compensation va venir sur moi. Mais bien sûr l’argent va me manquer, mais je vais trouver un ami qui va me donner tous les repas qu’il faut, et cela vaut bien tout l’argent du monde, parce que de l’or c’est l’amour qui rayonne. Lorsque l’on mange à deux, c’est bien mieux que de manger tout seul.

Lorsque Dieu essaie de compenser les choses, l’homme s’attend toujours à voir revenir ce qu’il a perdu et il ne comprend pas que dans la compensation qui lui est faite, c’est un mieux qui lui est apporté. Par exemple celui qui est volé s’attend à ce qu’on lui rende de l’argent ou s’attend à ce qu’on le fasse gagner dans une loterie. Tout ce qu’il veut voir revenir c’est de l’argent et il sera mécontent de voir venir vers lui simplement un ami qui l’invite pour une semaine à manger et à dormir.

Pourquoi il en sera mécontent ?

Tout simplement parce qu’il ne sera pas capable de voir qu’un objet qui lui est pris soit remplacé par de l’amour qui lui est donné et qui vient d’un cœur vivant qui est porté par son ami qui vient vers lui. Il préfère cet argent mort, parce que c’est son argent. On lui a pris son argent, il faut qu’on lui rende son argent.

Alors que cet acte plein de vie, plein d’amour et qui sort d’un homme vivant, il le refuse. Parce que ce n’est pas de l’argent, c’est de l’amour, alors l’amour on y pense après lorsque l’on a été dédommagé. Et pourtant Dieu dédommage d’une manière différente, il dédommage avec l’amour.

Alors sachez reconnaître les cadeaux de Dieu et les accepter. Ce ne sont pas forcément des cadeaux d’argent, des cadeaux matériels, mais ce sont toujours des cadeaux d’amour qui passent par des êtres vivants, des cœurs vibrants. Prenez-les, et vous verrez qu’en n’étant plus sensible à cette note d’amour, vous allez remarquer davantage tous les cadeaux que vous fait le ciel au cours de votre vie.

Pour l’instant vous trouvez que cela sort du bon cœur de monsieur ou de madame et vous ne voyez pas le doigt de Dieu derrière. C’est Dommage, parce qu’à force de prier un Dieu qui est dehors et qui n’existe pas et ne pas voir un Dieu qui est dedans et qui sort des autres pour aller vers vous, vous allez finir de vivre sans Dieu et être triste, tout seul et abandonné.

Donc, en apprenant à voir un Dieu dedans, vous le verrez aussi en chaque homme. Et chaque fois qu’un homme fera quelque chose pour vous, vous verrez Dieu en action et ce Dieu-là, oui, il est vivant et vous pouvez le remercier.