Merci de votre visite

samedi 14 mars 2015

L’AMOUR SPIRITUEL, UNE FAÇON SUPÉRIEURE DE SE NOURRIR


Pourquoi les hommes et les femmes se cherchent-ils?

C’est la faim qui les pousse. Ils ont faim et ils veulent manger. En effet, l’amour est une nourriture, une boisson ; il est comparable au pain, à l’eau, au vin... Aimer, c’est exactement comme se nourrir: ce sont les mêmes lois, les mêmes processus. C’est pourquoi je vous l’ai toujours dit, si vous n’avez pas compris les processus de la nutrition, vous ne comprendrez pas non plus ceux de l’amour. Tant que vous considérez qu’il faut manger uniquement pour nourrir votre corps physique parce que vous avez faim ou que vous aimez manger, sans faire aucun travail pour capter les particules éthériques de la nourriture, vous ne serez pas non plus capable de prendre ces particules éthériques chez les hommes et chez les femmes que vous rencontrerez; vous serez obligé de faire avec eux des échanges grossiers: vous serez obligé de vous nourrir comme une chenille au lieu de vous nourrir comme un papillon. Oui, regardez la leçon que nous donne la nature par la métamorphose de la chenille en papillon. La chenille est laide, boursouflée, elle se déplace lourdement et personne n’a tellement envie de la regarder. Comme chaque créature, bien sûr, elle a besoin de manger, et voilà qu’elle a un grand appétit pour les feuilles ! Elle n’aime ni les fleurs ni les fruits, mais les feuilles qui sont absolument indispensables à l’arbre, car c’est par les feuilles que l’arbre transforme la lumière du soleil. Donc, en mangeant les feuilles, la chenille porte préjudice à l’arbre qui ne peut plus produire de fleurs ni de fruits, et c’est pourquoi dans les champs et les jardins les hommes font tout pour la détruire. Voilà donc la vie de la chenille...

Mais un beau jour, on ne sait pourquoi, la chenille commence à se rendre compte que cette vie n’est pas tellement fameuse. Elle voit passer dans le ciel des papillons tellement jolis, colorés, légers, auprès desquels elle se sent laide et dégoûtante; elle comprend aussi qu’elle est nuisible et que c’est la raison pour laquelle les hommes veulent la détruire.

Alors, elle décide de changer, de devenir quelque chose de mieux, et elle entre en méditation... Elle commence par préparer un cocon, parce qu’elle a besoin d’être tranquille, et pour cela elle sécrète un liquide qui, en se solidifiant, devient un fil résistant... et voilà la soie! La soie est une production de la chenille, et si elle est si précieuse, c’est certainement parce qu’elle a été préparée dans un état méditatif et spirituel!... En tout cas, les  vêtements de soie sont une très bonne protection contre les mauvais fluides, et les vêtements de lin aussi d’ailleurs.

Donc, la chenille entre dans une méditation profonde... tellement profonde qu’elle s’endort. Et voilà que dans son subconscient - parce qu’elle a aussi un subconscient, la chenille - toutes les forces et les énergies commencent à faire un travail sur cette image qui l’a tellement impressionnée, l’image du papillon. Car les véritables transformations ne sont jamais réalisées par la pensée, dans la conscience, mais par les forces du subconscient; c’est pourquoi, quand vous voulez obtenir la réalisation d’un désir, il faut que vous sachiez comment descendre dans votre subconscient pour déposer l’image que vous voulez réaliser, sinon on ne sait pas combien de temps il faudra pour cette réalisation. Seules les forces subconscientes ont un très grand pouvoir sur la matière.

Alors voilà qu’après quelque temps, du cocon où la chenille s’était enfermée, sort un papillon ! Et c’est justement ce phénomène que nous devons déchiffrer pour comprendre ce que nous enseigne l’intelligence cosmique par cette métamorphose de la chenille en papillon. Jusqu’à un certain âge, et cela peut durer des centaines d’incarnations, l’homme est comme la chenille qui a besoin de manger des feuilles : il satisfait ses appétits aux dépens des autres, il les salit, il les déchire. Mais le jour où, dégoûté de lui-même, il décide de changer pour devenir quelque chose de mieux, il commence à se concentrer, à méditer et  surtout à préparer un cocon pour se protéger... et ce cocon, c’est l’aura. Le disciple qui prend conscience de la puissance de l’aura et travaille sur elle, se transforme en papillon, c’est-à-dire en Initié. Il cesse alors de «manger» les êtres - comme la chenille cesse de manger les feuilles - et il commence à se nourrir de nectar et de pollen, c’est-à-dire de leurs émanations subtiles. Vous voyez, être un homme ordinaire ou un Initié correspond à une façon différente de se nourrir.
Evidemment, pour beaucoup de «chenilles», cette métamorphose n’est pas encore possible. Elles vous diront que les choses doivent rester telles que la nature les a faites depuis des milliards d’années. Elles ne savent pas qu’elles peuvent devenir des papillons, des êtres ailés, se nourrissant des éléments les plus purs. Bien sûr, il faudra éternellement se nourrir, mais il y a nourriture et nourriture, et aussi façon et façon de se nourrir. Au lieu de faire avec les créatures des échanges grossiers, inesthétiques, écœurants même, on peut faire des échanges subtils, comme le papillon, sans rien salir ni détruire : se donner mutuellement beaucoup d’amour, mais sans descendre, sans manger les feuilles.

Combien de jeunes garçons et de jeunes filles viennent me confier qu’après certaines expériences qu’ils ont faites, ça ne va plus comme avant, ils se sentent alourdis, mal à l’aise... Alors voilà ce que je leur réponds : «Ne vous vexez pas, mais votre état intérieur est exactement celui de quelqu’un qui serait passé par plusieurs cheminées : vous avez taché et sali vos vêtements éthérique, astral et mental.» Oui, ces expériences ont laissé dans leur subconscient des empreintes, invisibles bien sûr, mais réelles, et quand ils veulent faire un effort dans le plan spirituel, ils se sentent entravés, surchargés, retenus en arrière. Avant ils se sentaient légers, dilatés, heureux, fiers même, tandis que maintenant ils sont un peu recroquevillés et honteux. Ils n’ont plus sur le visage la lumière qu’ils avaient avant. Et tous le disent : «On ne savait pas que c’était comme ça. Si on avait su ! »

Eh oui, dans le monde entier les garçons et les filles ne savent pas ce qui les attend lorsqu’ils se lancent dans certaines expériences. Mais cela ne les intéresse pas de le savoir. Ce qu’ils veulent, c’est avoir des plaisirs, goûter des sensations, être heureux soi-disant ; et voilà que ce n’est pas toujours le bonheur qui les attend, mais la honte, le regret, quelque chose de pesant, d’obscur. Et c’est là une des plus grandes tristesses de l’humanité: l’ignorance dans laquelle vit la jeunesse. Ensuite, quand ces jeunes viennent ici dans la Fraternité, ils comprennent qu’il y a des vérités à connaître, des lois on ne doit avoir aucun plaisir?» Si, mais il faut savoir à respecter et ils se décident à ne plus vivre l’ancienne vie. Oui, mais comment éliminer les traces de ce qu’on a vécu? Il faut chaque jour se laver, se purifier, travailler sur la lumière, prier, méditer, se lier au Ciel. Quelque temps après - pas si vite, hélas - ils commencent à y voir un peu plus clair et à avancer.

Que la jeunesse accepte d’être éclairée, instruite et bien dirigée par les Initiés, qu’elle ne se presse pas de se lancer dans des expériences inutiles et dangereuses! Et ensuite, mon Dieu, le Ciel enverra à tous les garçons et à toutes les filles celle ou celui qui leur convient. En tout cas, qu’on ne m’accuse pas d’induire la jeunesse en erreur! Regardez dans quel état se trouvent tous ces garçons et ces filles qui ont fait tellement d’expériences prématurées! Ils veulent être gais et joyeux, mais ils font semblant. On sent qu’ils n’ont plus la même inspiration, qu’il y a en eux quelque chose de brisé, d’éteint. Il aurait fallu qu’ils le sachent: lorsqu’on provoque en soi des éruptions volcaniques, cela ne reste pas sans conséquences.
Quelque part dans la structure psychique de l’être se produisent des explosions, des ruptures, des dépenses formidables de quintessences d’une valeur inestimable.

Vous direz: «Mais alors, on ne doit pas se réjouir, quand et de quelle façon. Tout peut devenir merveilleux et magnifique quand on sait comment comprendre et comment agir. Combien de fois je vous l’ai dit: la force sexuelle est une énergie que l’on peut comparer au pétrole. Les ignorants et les maladroits sont brûlés - cette force brûle leur quintessence - tandis que ceux qui savent l’utiliser, les Initiés, volent dans l’espace. Alors, vous voyez, les idiots sont brûlés et les intelligents volent dans l’espace! Aucune image ne résume aussi bien cette question de la force sexuelle. Alors pourquoi ne pas voler dans l’espace jusqu’aux étoiles et tout connaître, au lieu d’être toujours brûlé?

Je n’ai jamais nié qu’il y ait de bonnes choses dans l’amour physique. Puisque l’intelligence cosmique a fait les choses ainsi, ce n’est pas à moi maintenant de la critiquer. Non, mais l’intelligence cosmique a aussi prévu une évolution pour l’humanité et dans tous les domaines. De plus en plus on s’indigne à notre époque contre certaines manifestations de violence et de cruauté qu’on trouvait normales il y a quelques siècles ; maintenant on les déclare indignes de l’homme. Alors, pourquoi n’y aurait-il pas aussi une évolution dans le domaine de l’amour?

Pour ceux qui savent lire, cette évolution est inscrite dans une page du grand livre de la nature vivante: dans l’histoire de la chenille et du papillon. Et ce n’est pas le seul exemple. Etudiez aussi la vie des abeilles. On a  beaucoup écrit sur les abeilles, sur l’organisation de leur société, sur leurs mœurs, mais sur ce qu’elles représentent du point de vue symbolique, on ne connaît pas grand-chose. Les abeilles recueillent le nectar et le pollen des fleurs dont elles font ensuite une nourriture délectable, le miel. Symboliquement, ce travail est celui des Initiés ou des disciples déjà avancés qui prennent chez les êtres humains qu’ils fréquentent les éléments les plus purs, les plus subtils pour en faire un miel qui nourrira les anges. De même que l’abeille ne mange pas les fleurs, l’initié, au lieu de dévorer les humains comme le font la plupart des gens, ne prend d’eux que ce qui est le plus spirituel. Grâce à ses connaissances alchimiques, il prépare dans son cœur, dans son âme, une quintessence, une nourriture, un parfum délicieux que les anges viennent recueillir.

Voilà ce que représente l’abeille: un Initié. Dans chaque âme humaine, même dans celle des criminels, l’initié trouve des éléments divins, et c’est avec toutes ces quintessences qu’il produit le miel spirituel. Un être qui sait tout transformer, tout sublimer, tout illuminer, prépare le miel. C’est une abeille, la ruche est en lui-même, et il fait le miel des éléments les plus purs, les plus subtils qui se dégagent de lui : ses émanations. Tous les êtres humains sont appelés à extraire cette quintessence pour la transformer à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils doivent apprendre à le faire, et pour cela travailler avec l’intellect, le cœur et la volonté, car c’est avec ces trois éléments qu’on peut tout réaliser dans l’alambic intérieur. Voilà la véritable alchimie. Les grands Initiés, qui sont les véritables alchimistes, n’enseignent que cela : comment devenir une abeille, comment extraire le meilleur de tout ce qui se trouve dans la nature et surtout chez les êtres humains; ils les regardent, ils leur parlent, chaque être humain est une fleur pour eux. Oui, c’est merveilleux, et cette philosophie est écrite dans la nature. C’est là que les Initiés l’ont découverte.

La joie, la vraie joie ne se trouve pas dans les relations physiques. Regardez, par exemple, deux jeunes amoureux au début : ils ne se sont pas encore embrassés, mais dans quelle joie, dans quelle inspiration ils vivent! Ils se lèvent, ils se couchent, et à la pensée seulement que l’autre existe, qu’on va le rencontrer, lui parler, ils deviennent poètes. Ils s’écrivent un peu, ils se donnent des pétales de roses qui sont comme des talismans pour eux... Mais quand ils commencent à s’embrasser, à coucher ensemble, c’en est fini de toutes ces subtilités, ils ne se réjouissent plus autant qu’avant, ils ne pensent plus l’un à l’autre comme avant, et voilà les difficultés, les règlements de compte qui commencent. Avant, ils étaient dans le paradis. Alors pourquoi n’ont-ils pas prolongé cette félicité plus longtemps? Je sais ce que vous allez me dire : qu’on ne peut pas continuer éternellement à se nourrir de doses homéopathiques, de sourires, de paroles, qu’on a besoin de quelque chose de plus substantiel. Bon, mais ensuite ne soyez pas étonnés et ne faites de reproches à personne: mangez le potage que vous avez préparé, c’est tout. Puisque vous ne voulez pas vivre vraiment dans la lumière et dans la poésie, puisqu’il vous faut quelque chose de plus substantiel, je ne suis pas contre, mais je
vous avertis de ce qui vous attend.


Moi, je ne force personne, je me contente d’expliquer. Mon Enseignement est comme une table sur laquelle j’ai mis tout ce qui existe comme fruits, légumes, poissons, fromages... Tous les aliments de la terre sont là, mais cela ne veut pas dire que chacun doit tout manger. Oui, je suis obligé de vous présenter toutes les vérités, toutes les méthodes, toutes les solutions, mais chacun doit choisir ce qui convient à son estomac.

Omraam 

mardi 10 mars 2015

CONDITION DE LA VIE SUR LA TERRE




Observez le petit enfant : à peine né, il ne pense qu’à s’accrocher à la terre, et il s’accroche tellement bien, qu’il marche à quatre pattes; tout ce qu’il voit il veut le toucher ou même le mettre à la bouche... Mais peu à peu il grandit, et voilà son cœur qui s’éveille; si c’est un garçon, les jeunes filles commencent à prendre de l’importance pour lui, il devient amoureux, il veut fonder un foyer et peupler la terre de sa progéniture et de ses réalisations... Beaucoup plus tard, quand il a dépensé toutes ses énergies et voit qu’il vieillit sans être arrivé à réaliser ce qu’il désirait, un changement se produit en lui : la terre ne l’intéresse plus tellement et il commence à penser à l’autre monde. Lui qui, quelque temps auparavant, ne s’occupait que de manger, boire, avoir des enfants et accumuler des richesses comme s’il ne devait plus quitter la terre, il est maintenant devenu tellement impersonnel, désintéressé, froid, fatigué, blasé, qu’il se prépare à tout abandonner pour partir de l’autre côté.

Que s’est-il passé?... A l’origine de cette transformation il y a tout simplement l’affaiblissement de l’instinct  Sexuel, et vous allez voir maintenant comment la force sexuelle détermine chez l’homme la nature de sa philosophie.

Tant que l’homme possède cette force, il est d’accord de vivre sur la terre, mais quand elle l’abandonne, il ne pense qu’à mourir. C’est pourquoi certains Initiés du passé qui connaissaient tous ces phénomènes, d’où ils proviennent, de quoi ils dépendent, ont enseigné à leurs disciples que, s’ils voulaient se libérer de la terre avec ses souffrances et ses limitations, pour aller dans un monde de béatitude et de lumière, ils devaient supprimer les manifestations de la force sexuelle, et fuir les désirs et les convoitises en ne fréquentant pas les êtres de l’autre sexe, etc... sinon ils seraient pris immédiatement dans l’engrenage.

On peut donc dire qu’à l’origine des différentes tendances philosophiques et religieuses il y a la force sexuelle, l’attraction entre les sexes, et c’est l’attitude que les humains ont choisi d’adopter vis-à-vis de la force sexuelle qui détermine leur philosophie: une qui lui donne issue, et l’autre qui essaie de la supprimer. En réalité, il y a bien d’autres philosophies, mais toutes, plus ou moins, peuvent entrer dans une de ces deux catégories.

Si vous ne voulez pas rester à souffrir sur la terre, si vous voulez entrer dans l’éternité, dans l’immortalité, il ne faut plus penser à la propagation de l’espèce parce que cela crée des liens qui vous retiennent sur la terre : vous  êtes lié au père (ou à la mère) de vos enfants, vous êtes lié physiquement à  vos enfants qui sont chair de votre chair, sang de votre sang ; et même psychiquement aussi vous avez des liens avec eux. C’est pourquoi la philosophie bouddhiste enseigne que même quand l’homme part de l’autre côté, quand il pense déjà avoir tout quitté et s’être libéré, eh bien non, il a encore des liens avec ses enfants, avec tous ses parents, et il ne peut donc pas quitter les régions inférieures du plan astral, il reste un certain temps très près des humains, et surtout des membres de sa famille, pour les observer, participer à leur vie et même se nourrir à travers eux.

D’après cette philosophie, pour pouvoir être libre, il ne faut plus se marier ni avoir d’enfants, parce que ceux qui ont accepté de fonder une famille pour que leur nom subsiste, sont attirés par le nom, par la «firme», comme on dit, et ils doivent toujours redescendre sur la terre parce que de là-bas, cette famille pense à eux, elle les appelle.

Tous ces liens que les hommes ont avec la terre les empêchent de rester dans les régions célestes. C’est pourquoi ceux qui voulaient vraiment ne plus avoir de racines sur la terre sont devenus des ascètes, des ermites. Evidemment, leur philosophie est véridique car elle est basée sur des connaissances initiatiques. Mais dire qu’elle est utile, et qu’elle est adaptée à notre époque, c’est une autre question. Il se peut justement qu’elle ne convienne plus. Voilà des problèmes que l’on doit résoudre.

La force sexuelle retient les humains sur la terre mais sans les éclairer, sans les lier aux régions sublimes en haut. Tandis que la sagesse qui éclaire certains Initiés peut les rapprocher de ces régions sublimes mais ils n’ont plus aucune envie de continuer à vivre sur la terre. Tous ceux qui ont voulu supprimer complètement cette force que Dieu leur a donnée ne pensent qu’à mourir, à tout abandonner, car seule la force sexuelle peut faire aimer la vie terrestre dont elle est la principale condition. Il ne faut donc jamais supprimer cette force ; tous ceux qui l’ont supprimée ont commis la plus grande erreur.

Evidemment, ce qui les justifie, c’est qu’ils souhaitent le nirvâna, mais ils le souhaitent tellement mollement, tellement faiblement, qu’on se demande quand ils y arriveront, parce que pour atteindre le nirvâna, l’amour devrait quand même dire son mot...

Un être vraiment éclairé se lie au Ciel, en même temps qu’il économise cette force pour la consacrer à la réalisation du Royaume de Dieu sur la terre. Il aura donc les deux : plus il vivra la vie avec intensité, plus il se fusionnera avec le Créateur, avec le Ciel ; et plus il sera avec le Ciel, plus il travaillera pour la terre. Seule cette solution est vraiment parfaite: en même temps qu’il vit pour le Ciel, il travaille sur la terre. Autrement la vie n’a ni  tête ni queue, elle ne rime à rien.

Malheureusement, les humains n’ont jamais pu comprendre cela, ils sont toujours en train de choisir ou l’un ou l’autre, c’est-à-dire qu’ils sont complètement matérialisés ou alors complètement... on ne peut pas dire «spiritualisés», non, parce que vouloir mourir n’est pas de la spiritualité. En tout cas, ceux qui ont choisi de supprimer la force sexuelle pour ne plus se réincarner dans l’avenir, se réincarneront quand même, et combien de fois! Oui, ils viendront apprendre à ne pas la supprimer. Le Ciel leur dira: «Ignorants, pourquoi avez-vous méprisé cette force que Dieu a créée depuis des millions d’années avec tellement de sagesse?» et il les renverra sur la terre.

Si l’on considère le cas des puritains et de certains mystiques, on constate qu’ils ont propagé une morale qui ne correspond pas tellement à la vérité et qui, en définitive, a donné des anomalies auxquelles les psychanalystes aujourd’hui sont obligés de remédier.  Si vous faites un barrage sur une rivière sans prévoir des canaux de dérivation, il arrivera le moment où elle va déborder et tout ravager : votre barrage n’empêchera pas l’eau de couler. C’est ce qui se passera aussi si vous mettez des barrages aux énergies qui montent en vous : les tensions vont s’accumuler dans le subconscient et il arrivera un moment où tout sera emporté. Eh oui, quand on ne connaît pas la nature humaine, on court vers des catastrophes. Vous ne devez donc pas bloquer vos énergies, mais préparer des canaux pour qu’elles aillent irriguer toute votre terre ; comme les Egyptiens dans le passé qui avaient creusé des canaux pour que les eaux du Nil puissent fertiliser le pays.

Je ne suis pas pour la débauche, mais je ne suis pas non plus pour le puritanisme. Tout supprimer, c’est ignorer la raison pour laquelle Dieu a créé l’homme et la femme. Lorsque je suis allé en Grèce, j’ai voulu connaître les monastères du Mont Athos. J’ai tout visité, j’ai parlé avec les moines qui y habitaient, et même si j’ai beaucoup admiré les œuvres d’art, j’ai retiré de cet endroit une grande impression d’ennui et de tristesse. Parce que les moines vivaient là d’après des conceptions complètement erronées, et en particulier qu’il faut absolument bannir le principe féminin, car tout ce qui est féminin est mauvais et diabolique. Ils vont si loin dans leur rejet du principe féminin que, non seulement aucune femme ne peut mettre les pieds chez eux, mais ils n’ont même pas le droit d’avoir une chèvre, parce que c’est un animal femelle. Dites-moi un peu si c’est le Seigneur qui a pu leur inspirer une pareille philosophie!

Moi, je ne suis donc ni pour les puritains ni pour les débauchés, et je vous apporte une troisième solution : avec elle vous êtes liés de toute votre âme et de tout votre esprit à la Source de l’amour, et en même temps vous ne quittez pas la terre, vous faites votre travail ici sur la terre. Voilà justement la troisième solution, et un jour vous comprendrez que c’est la meilleure : avoir à la fois la terre et le Ciel. Je ne sais si vous serez convaincus par mes
explications, mais peut-être que d’ici quelque temps  vous y serez obligés parce que vous verrez que j’ai trouvé la solution de beaucoup de problèmes que d’autres n’ont pas trouvée parce qu’ils n’ont pas osé ou qu’ils n’ont pas pu réunir les deux : ou ils donnaient libre cours à la force sexuelle et finissaient dans la débauche, ou ils la supprimaient complètement et devenaient des eunuques. Mais quand on supprime cette force, on s’anéantit, on perd le sens, le goût de la vie, et même on s’aigrit, on devient méchant. Et que pouvez-vous attendre d’un eunuque? Qu’il compose des symphonies, qu’il écrive des poèmes? Avec un eunuque, il n’y a aucune création, c’est fini, c’est la mort.


Omraam 

Retranscrit par Francesca du Forum http://devantsoi.forumgratuit.org/

samedi 7 mars 2015

SYMBOLES ET TRAVAIL SYMBOLIQUE


Le langage symbolique absolu est celui des figures géométriques. Il représente la quintessence de la sagesse. Il est impossible de transporter toute une forêt, mais il est possible de transporter des graines. Les symboles sont des graines que vous pouvez planter ; ainsi vous travaillez avec une dizaine de symboles et vous possédez toutes les sciences.

- Omraam Mikhaël Aïvanhov

Les symboles sont un langage. Ce langage est celui dans lequel s’exprime toute la nature, tout l’univers, du microcosme au macrocosme. Les formes géométriques fondamentales se retrouvent à tous les échelons de la création, de l’atome au système solaire, dans le minéral comme dans le végétal, l’animal ou l’humain, dans les cristaux comme dans les ruches, dans les cellules comme dans l’œil. Dit d’une autre façon, les figures géométriques fondamentales sont le plan, la charpente ou encore le squelette de l’univers.

Langage, les symboles sont destinés à être lus et compris. Ils sont porteurs de sens. Ils condensent toute une sagesse dans leurs formes et leur structure. Toute la création peut être déchiffrée par celui qui apprend le langage symbolique. Se concentrer sur certains symboles fondamentaux, comme on le fait dans Symboles de Vie, c’est leur permettre de s’exprimer, de parler à la psyché profonde.

Même lorsqu’on ne le comprend pas encore intellectuellement, un symbole agit sur soi comme le ferait une parole ou un mot prononcés. Ainsi, des expériences ont été menées aux Etats-Unis avec des enfants accusant un important retard scolaire, que l’on a fait se concentrer sur certains des symboles qu’utilise Symboles de Vie, avec pour résultat des progrès considérables. Cela tient au fait que les symboles géométriques ont des formes archétypales qui entrent en résonance avec la structure fondamentale de l’être humain.

Les réflexions proposées de chapitre en chapitre sur chaque symbole permettent de rendre conscients les messages dont ils sont porteurs et d’amorcer votre propre capacité à comprendre le langage symbolique par vous-même. Plus vous vous familiariserez avec le travail symbolique, plus ces symboles vous parleront petit à petit d’eux-mêmes, plus vous en approfondirez les multiples niveaux d’interprétation et la façon dont ceux-ci sont en rapport avec votre propre existence, vos relations, le sens de votre vie.

Le langage symbolique n’étant pas enseigné dans les écoles, il est nécessaire de l’apprendre par d’autres voies. Cela peut prendre un certain temps, dans la mesure où la plus grande part de l’enseignement actuel stimule l’hémisphère gauche du cerveau - le côté rationnel, logique, linéaire - alors que la symbolique fait appel à l’hémisphère droit, siège de l’imagerie, de l’intuition, de la “logique circulaire”. Si certaines personnes ont de la facilité avec ce deuxième mode de fonctionnement - les artistes, les imaginatifs, les intuitifs, les créateurs, notamment - d’autres ont besoin d’un peu de temps pour se libérer de l’habitude de vouloir tout aborder sous l’angle de la logique et de la raison.

Dans un orchestre, avant de commencer à jouer, le hautbois donne le “La” pour que les musiciens s’accordent et puissent jouer ensemble harmonieusement. De manière analogue, les symboles géométriques envoient à notre être tout entier une fréquence juste et parfaite, inscrite dans leur forme, qui permet à tous les composants de notre être de s’harmoniser et de s’ajuster. De même, dans un laboratoire scientifique, avant d’utiliser un instrument de mesure on commence par l’étalonner, par le mettre à zéro, sans quoi les mesures qu’il fournira seront complètement erronées. Il est nécessaire de faire de même à l’égard de nos instruments de mesure intérieurs, de nos critères d’évaluation. Ils sont généralement étalonnés d’après des normes sociales, éducatives, familiales ou religieuses subjectives qui varient d’un individu ou d’un pays à un autre.


En méditant sur les symboles géométriques, on fournit précisément à sa structure psychique et même physique un étalon sur lequel s’ajuster, se rééquilibrer. C’est d’autant plus important que chaque jour, on est soumis à de nombreuses influences, tant intérieures qu’extérieures, qui faussent l’appréciation juste des situations, des événements et des personnes. Chaque matin (et chaque soir, si vous le faites deux fois par jour), quand vous vous concentrez sur les symboles, prenez conscience que vous opérez cet étalonnage intérieur, lequel va affecter tous les aspects de votre existence. Avec le temps, les participants au programme finissent par ressentir le besoin de cet ajustage régulier ; certains utilisent même les symboles pour se recentrer et se rééquilibrer lorsqu’une émotion forte les a déstabilisés.

Un hommage au Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov



  

Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov ne s'est jamais réellement confié sur sa vie, même à ses plus proches disciples. Olivier Manitara a comblé ce manque d'informations par une investigation personnelle dont il a acquis la maîtrise au fil du temps.


Extraits


Olivier, tu as parlé plusieurs fois des sept marches de l’initiation et que le Maître Aïvanhov, tout comme le Maître Deunov, se tenait sur la quatrième marche. Pourquoi ces deux Maîtres n’ont-ils pas essayé d’atteindre la cinquième marche ?

Il faut comprendre que ces questions appartiennent aux mystères de l’initiation. Il n’est donc pas possible de tout dire sur ces sujets qui doivent avant tout être vécus. Le chemin ne peut être connu qu’en l’arpentant. Néanmoins, il est toujours bon de méditer sur ces initiations sacrées car ainsi, on prépare le corps à entrer dans les mystères.

Parler de sept marches en matière d’éveil de la conscience n’est pas nouveau et l’on peut trouver des références à des degrés d’initiation dans toutes les traditions des peuples. Ces degrés servent essentiellement à décrire des états d’être ne pouvant être vécus par tous les hommes : seuls ceux qui s’engagent sur un chemin conscient de travail sur soi peuvent espérer progresser et franchir les différentes étapes unissant l’homme à Dieu.

Ils deviennent alors ceux qui ouvrent le chemin et permettent à chaque individu composant le corps de l’humanité de progresser, de s’éveiller et de vivre un état de conscience supérieure, dans la simplicité et l’amour.

Il ne s’agit pas de tomber dans le piège de donner des grades et d’enfermer les êtres dans des boîtes, de leur coller des étiquettes. C’est uniquement en plongeant au plus profond de soi, dans une attitude de claire réceptivité que l’on peut discerner soi-même exactement où l’on en est. Si cette lumière n’est pas allumée en soi, alors les degrés extérieurs ne servent pas à grand chose et peuvent même être dangereux.

Dans le monde extérieur, un homme peut assez facilement leurrer les autres quant à son degré d’évolution, ses réelles intentions, sa soi-disant supériorité et sa capacité à guider… Mais il faut comprendre que dans la vie intérieure toute tentative de paraître autre que ce que l’on est échoue, et conduit inévitablement vers une souffrance, une maladie, un malheur.

Il n’y a rien de pire que de ne pas être soi-même. Les « degrés » de l’initiation ne sont donc pas des grades qui rendraient celui qui les possède « plus évolué » qu’un autre. Absolument pas. C’est pourquoi « ces marches » appartiennent aux Ecoles des mystères authentiques. Elles ne sont pas figées, ni déterminées par des frontières précises suivant l’idée que l’on se fait de la hiérarchie dans le monde des hommes.

Le Maître Jésus a dit : « Le plus grand parmi vous sera le plus grand serviteur » et c’était là une vision du monde divin. En effet, le Divin considère l’homme comme un instrument. Servir Dieu, c’est servir le bien en tous les êtres. Numéroter les marches de l’évolution en comptant les barreaux de l’échelle de Jacob, c’est se placer à l’extérieur, c’est développer une vision humaine.

Un disciple peut dire : « Mon Maître était le plus grand, il se tenait obligatoirement sur la septième marche »… et en cela il peut avoir raison, par rapport à son propre niveau d’évolution. Le but n’est pas d’éveiller une polémique, mais d’utiliser le point de vue de l’Ecole des mystères, qui est essentiellement impersonnel et objectif.

Seul ce qui est divin en nous-mêmes peut devenir conscient du divin. Ce qui est humain est invité à participer, mais ne doit en aucun cas servir de critère pour mesurer ce qui est immortel et éternel. Je donne cette précision en guise d’avertissement car dire qu’un Maître est sur telle ou telle marche peut être un piège sur le chemin de l’éveil.

Quelque chose en l’homme peut s’emparer d’une telle information pour la transformer en savoir mort. Il y a une pensée qui est morte et qui nourrit la décomposition et une autre qui est vivante et qui s’unit avec le Père, qui est une avec sa Lumière. Il ne s’agit pas seulement de penser les choses, mais de les vivre, de conduire la pensée dans l’expérience vivante. Ainsi, il ne peut y avoir de polémique parce que la lumière extérieure nourrit la Lumière intérieure et la conduit vers le haut.

La pensée vivante renvoie l’homme à lui-même et au mystère de sa vie intérieure. Il ne voit plus dans un Maître un nouveau potentiel susceptible de faire tout le travail à sa place, mais un être l’invitant à éveiller et à actualiser son propre potentiel et sa Lumière intérieure. Ainsi, le ‘degré’ devient secondaire à partir du moment où chacun se tient à sa place dans une œuvre d’ensemble.

Cette œuvre est nécessairement une Ecole de Dieu. C’est la plus belle qu’un individu puisse concevoir car elle le relie au Père dans la vérité et donc à l’ensemble des êtres vivant en Lui et par Lui. Il n’est plus coupé des autres, il n’est plus passif face à la vie, mais devient un membre actif et positif de la hiérarchie de la lumière.

On peut donc dire qu’il se tient sur la première marche : il a éveillé le Dieu vivant en lui par une expérience consciente individuelle le rendant libre et pourtant solidaire. Pour les autres, il n’y a pas de réelle compréhension possible des degrés de l’initiation ou des marches qui montent vers le Sublime car ils verront toujours le côté extérieur, la reconnaissance, le pouvoir sur les autres, la domination, la supériorité dans le monde de la mort.

Celui qui a gravi la première marche ne voit dans ce mystère que quelque chose de naturel et de positif qui ne comporte aucune frontière définie, à l’image d’un arbre qui pousse. Au fur et à mesure qu’il grandit, il passe d’une étape à l’autre pour atteindre naturellement l’accomplissement ultime de son être et de son incarnation sur terre. 

La vie d’un arbre ne s’arrête pas lorsque sa forme extérieure se fond de nouveau dans l’océan de la terre. L’homme, à l’image de son Frère l’arbre, doit grandir physiquement, mais aussi spirituellement et divinement. C’est un art de vivre qui passe d’un état à un autre dans une croissance ininterrompue. Jésus appelait ce chemin : « la résurrection et la vie ». La vie véritable venait après le processus de la résurrection des morts qui est « l’Initiation » proprement dite.


Dire d’un être qu’il se tient sur la première, la quatrième ou la septième marche de la vie est une façon de parler signifiant qu’il est au début, au milieu ou à la fin de sa quête. Il ne faut voir dans cette numérotation aucune idée de supériorité ou d’infériorité.

Dans le langage de l’Ecole de Dieu, chaque marche correspond à une initiation précise, mais elle est sujette à de nombreuses interprétations suivant chaque situation. La quatrième marche correspond au sommet qu’un homme puisse atteindre. Au-dessus d’elle se trouve l’initiation des Fils et des Filles du soleil.

La cinquième marche appartient au monde des Dieux et en cela, rien d’humain ne peut pénétrer dans ce monde qu’elle permet d’atteindre. Très rares sont les Maîtres qui sont parvenus à poser leurs pieds sur cette marche.

Le Maître Peter Deunov n’a pas tenté d’atteindre cette marche parce qu’il n’en n’avait pas besoin pour la réalisation de sa mission sur Terre. Le Maître Aïvanhov, quant à lui, a essayé de gravir ce degré, mais les conditions extérieures n’étant pas propices, il a raté son initiation.

Cela a été pour lui la pire épreuve qu’un homme puisse endurer : il a été anéanti psychiquement et asservi dans sa vie extérieure par des forces qui se sont opposées à lui et à son idéal. Le Maître a mis plusieurs années pour reconstruire un lien avec le monde divin et à dater de ce moment, il est resté dans une humilité qui l’a soutenu toute sa vie et lui a permis de vivre en communauté. Oui, c’est cette vie simple et chaleureuse en communauté qui l’a soutenu toute une partie de sa vie.

Tu dis que le Maître a échoué dans cette initiation, pourtant l’œuvre qu’il a accomplie est grande et magnifique.

Je n’ai jamais affirmé le contraire et je le dis ici en toute clarté : l’œuvre du Maître Aïvanhov est magnifique, et d’autant plus grande qu’elle s’est accomplie au prix de grands efforts et de grandes victoires sur soi. Cette œuvre est un don de soi de la part d’un homme qui a voulu glorifier l’Enseignement de la Lumière aux yeux de tous et pour le bonheur de tous.

Il faut savoir que lorsque l’on tombe dans un ravin, on a deux choix : soit on meurt, soit on s’en sort. C’est ce qu’est parvenu à réaliser le Maître Aïvanhov : il est remonté grâce à sa perception et à son alliance avec le monde divin. C’est parce qu’il a touché le fond et qu’il est parvenu à se redresser, dans la Lumière et pour la Lumière, qu’il est devenu l’homme et le Maître que nous connaissons.

Pourquoi le Père qui est amour ne protège-t-il pas les hommes de telles épreuves ?

Moïse a dit qu’aller vers Dieu était dangereux : « Dieu est un feu dévorant. » Il faut aller vers Lui avec une grande pureté, en étant correctement préparé. Le Père vit dans un autre monde, celui de l’instantanéité. Il ne peut empêcher les pensées, les ressentis, les actes des hommes. Alors si l’un d’eux s’approche de Lui, il peut être totalement broyé et détruit par ce qu’il porte en lui comme impureté.

Il est dit que le Père est amour parce que justement, il donne à chacun, suivant sa propre mesure et ses propres besoins. Il vit dans tous les mondes et il demande aux hommes de tisser un lien conscient et agissant avec Lui. Ce lien vivant permet de rester en relation avec le Plus-Haut.

Si l’homme nourrit en lui un mensonge tout en croyant que c’est la vérité et qu’il évalue ses actes à l’aide d’une lumière trompeuse, le Père lui-même ne pourra enlever le voile opaque que l’homme tisse autour de lui. Pour ce qui est du Maître Aïvanhov, de toute évidence, le Père lui a accordé sa protection de lumière et son amour.

Tomber dans le ravin a redressé le Maître et lui a apporté la libération et la gloire par la suite. Il n’a pas laissé le Maître des années dans cette situation, mais il lui a, par la suite, permis de grandir et de sortir de cette épreuve en étant pleinement victorieux. Finalement si le Maître n’avait pas connu cette épreuve, il serait resté toute sa vie un initié au service de la Lumière, mais il n’aurait pas pu stabiliser en lui les fondements indestructibles qui lui ont permis de créer une Ecole de Dieu.

Peux-tu nous dire ce que le Maître Aïvanhov a compris en passant cette initiation mystérieuse ?

Juste après cette initiation, des forces destructrices très violentes ont agressé le Maître, jusqu’à ce qu’il se retrouve injustement en prison. Pendant tout ce temps où il était enfermé, le Maître a beaucoup réfléchi et il a entre autres compris que l’homme avait des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, qu’il avait tous ses sens en éveil, mais que s’il ne se servait pas de ses sens pour capter le monde divin, il était dans l’illusion, l’erreur, le péché, le mensonge.
A ce moment précis, il a réellement compris que ce que la science initiatique appelait « le monde invisible » n’était pas invisible, mais plutôt un écho, un cône dont on ne perçoit que la pointe. Il a compris que tout ce que l’on peut percevoir sur le plan physique est la plus petite partie de ce qui existe et se manifeste dans un autre monde avec une dimension beaucoup plus grande.

Cette compréhension vivante a été un tournant capital dans l’élaboration de sa vision sacrée du monde. Elle a développé en lui un sens particulier qui l’a orienté toute sa vie. C’est une des raisons pour lesquelles il était parfois si sévère sur les paroles que l’on pouvait dire, les gestes ou les attitudes que l’on pouvait avoir car il percevait en chaque chose la grandeur de l’autre monde.

Il a finalement développé une sorte de double vue, mais différente de celle que peut avoir un ‘clairvoyant’ au sens où on l’entend généralement. Il acquit plutôt l’intelligence que tout ce qu’il pouvait appréhender dans le monde des sens était en réalité une écriture magique qui révélait une autre dimension et un autre monde. A travers tous les évènements, il arrivait à déterminer ce qu’il y avait de beaucoup plus grand derrière, dans les mondes subtils et intelligibles.

Pour cette raison et au fil des années il est devenu de plus en plus intransigeant au sujet de la discipline de vie, de la conscience et de la maîtrise des gestes, des paroles, de la façon de regarder les choses, de manger, de se tenir à table, d’écouter la musique, de bouger… Il analysait tout cela dans les plus petits détails car il percevait à travers toutes ces manifestations de la vie la manifestation tangible et concrète d’un autre monde.
Pour lui, toute la force était dans la conscience et la maîtrise du plus petit détail. Cela pouvait paraître étrange pour un novice, mais le Maître avait vraiment conscience que chaque détail physique n’était que le plus petit maillon d’une chaîne qui s’étendait dans l’invisible pour entrer dans l’infiniment grand.

Cette perception fut le fruit de son initiation. Elle le porta toute sa vie et lui permit d’accomplir une œuvre grandiose reliée au Père.


Vous pouvez acheter ce livre en cliquant  ici   (paiement sécurisé)

mardi 3 mars 2015

La naissance de l’Enfant Cosmique



Parmi les initiés, il y en a encore qui ont un égo puissant et qui tout en reconnaissant la nécessite d’aimer Dieu et de servir le plan, le font en se crucifiant pratiquement. Alors ils se plient, ils se soumettent et ils se disent : « je suis esclave de Dieu », et ils font croire aux hommes que l’humanité doit être esclave. Quelle erreur. Il en est tout autrement.

La vie est simple. Imaginons très schématiquement qu’il y a Dieu, les anges, la création, et l’homme, et chacun à son poste pour que tout aille bien. C’est le fait de prendre son poste, le travail et les outils qui lui sont réservés, le travail que lui seul peut faire avec grandeur, que l’homme devient un Roi. Vous l’appelez un Maître, et avez vous déjà entendu un Maître dire que Dieu est un meneur d’esclaves ? Non. Un Maître dit qu’il est amour, qu’il est pardon, qu’il est lumière et abondance. Alors, chaque fois que vous rencontrerez un écrit où il est question d’être esclave de Dieu, sachez que malgré le niveau initiatique de la personne qui s’exprime, cette personne n’était pas encore parfaite, et que son orgueil était encore fort grand.

Être un initié, n’est pas être un Maître. Cela ne représente pas le summum de la spiritualité.
Dans une université, quelqu’un qui en est à la première année d’études n’est pas encore docteur, à la deuxième non plus, même pas en dernière année. Il faut avoir obtenu le diplôme et à ce moment-là le doctorat est acquis.

Il en est de même avec l’énergie spirituelle qui, en fait, est l’énergie de la volonté. L’homme doit développer en lui la volonté spirituelle, et c’est pour cela que c’est si dur, si problématique et dangereux. Ce qui s’éveille en vous au cours de l’évolution et que vous appelez la kundalini, soit le feu sacré ou le Saint-Esprit, c’est la volonté spirituelle, c’est le rayon un, c’est le père que vous réveillez en vous.

Le fils, soit le rayon deux, vous l’êtes déjà, c’est votre âme, la tonalité de votre âme. Le simple fait, même maladroit, d’avoir besoin d’amour, d’avoir besoin de chaleur, d’amis, c’est la manifestation du rayon deux. Mais ce que vous devez développer, c’est un attribut de votre nature athmique, c’est le rayon un, et c’est la volonté spirituelle, c’est donc être ce feu cosmique, cette énergie transcendantale, cette énergie cosmique.
Lorsque vous avez retrouvé votre rayon un, il fusionne avec le deuxième rayon, qui est le Christ en vous, et il y a naissance de la troisième personne, l’enfant cosmique. C’est à ce moment-là que vous commencez votre aventure cosmique.

Donc, pour l’instant, vous n’êtes qu’à l’état d’un petit christ, parce que dans sa nature profonde, l’âme a toujours la tonalité christique. L’acte créateur est un acte d’amour, c’est pour cela que le gardien de la création est aussi le maître de ce rayon deux : le Christ. Mais le Christ ne peut rien faire sans le Père soit le rayon un, car celui qui maintient la vie de ce rayon deux, c’est justement le rayon un. Le feu qui est dans la vie, c’est le père, et c’est cela que vous devez aller chercher tout au fond de vous, tout au fond de votre matière, de votre corps éthérique, c’est le père. Et lorsqu’il commence à rayonner, vous savez à quel point il est puissant.

C’est justement ce feu que l’on appelle la kundalini, et qui se situe sur plusieurs plans. On confond beaucoup la nature de Kundalini. La plupart des gens, en fait, lorsqu’ils parlent de kundalini, en parlent sur un plan éthérique, et ce n’est pas sa meilleure représentation. La kundalini dont je parle se situe sur un plan athmique, et ne considère que le rayonnement de l’âme, soit la puissance de l’âme.

Il existe donc la nature de l’âme qui est l’amour sagesse, puis la puissance de l’âme, soit, la volonté ou le pouvoir, et ces deux fusionnent par l’acquit des expériences dans la matière qui déclenche les compréhensions, qui déclenche la vie des chakras. Les chakras ne sont là, en fait, que pour réveiller petit à petit le pouvoir en l’homme, la volonté spirituelle. Les chakras ne sont que des attributs de cette kundalini du plan athmique dont je parle, donc la kundalini de l’âme en fait.

Regardez l’analogie. Dans la Trinité, il y a le Père, le Fils et le Saint-Esprit. De ces trois personnes sont nés sept rayons, sept notes, sept vibrations, sept couleurs, qui maintiennent la vie dans le cosmos. Dans l’homme, existe cette trinité, qui par projection, crée sept centres de force, soit les sept chakras. Et lorsque l’homme arrive, petit à petit, à prendre conscience de ces sept différentes forces, il se déclenche une synthèse, la volonté ou pouvoir, soit le Père. Et là il y a la véritable naissance de l’enfant cosmique. 

dimanche 1 mars 2015

L’EXPRESSION DU PRINCIPE DIVIN en l’HOMME


L’homme est venu sur la Terre pour que le principe divin passe et s’exprime à travers lui. C’est-à-dire pour faire passer par lui des idées et des sentiments lumineux ainsi que des actions lumineuses. Une sœur aime beaucoup une autre sœur qui passe pour spirituellement avancée et elle dit qu’elle lui ressemble. Après s’être renié lui-même, l’apôtre Paul se mit aussi à ressembler au Christ, à ne faire qu’un avec Lui. Quand y est il parvenu ? Lorsqu’il s’est fait le serviteur du Christ. Il a dit : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. » Et à la sœur, je dis : « Si tu deviens la servante d’une sœur plus intelligente, tu lui ressembleras. » Vous devenez semblable à celui que vous servez. Si vous servez un homme intelligent, vous devenez intelligent ; si vous servez un sot, vous devenez sot. Si vous étudiez auprès d’un bon maître et que vous l’aimez, sous son influence vous vous élèverez et deviendrez bon. Ce qui est fort, sage et bon deviendra l’entreprise la plus importante et vous, vous allez servir cette entreprise. Vous dites que vous ne voulez pas subir d’influence. Voulez-vous influencer les autres ?

Oui. À partir du moment où vous voulez exercer une influence, vous êtes prêts à en subir aussi. Si vous pensez aux autres, eux aussi penseront à vous. Si vous aimez les autres, eux aussi vous aimeront. Si vous avez de bonnes pensées pour les autres et si vous les aidez, eux aussi nourriront de bonnes pensées à votre égard. La nature n’a pas deux opinions différentes à ce sujet.

On dit d’untel, que ses affaires marchent bien, que c’est un homme pratique. Ne soyez pas dupés par les succès passagers dans la vie. Une affaire peut commencer bien et se terminer mal. Moi, je ne porte pas de jugement sur les débuts d’un chanteur. Ils peuvent être bons, il se peut que tout le monde applaudisse et ne tarisse pas d’éloges. Ce qui est important, c’est la manière dont il finira. Je préfère de mauvais débuts et une fin heureuse à de bons débuts se soldant par une fin malheureuse. Une jolie fille attire l’attention des jeunes gens, ils lui font la cour, se battent pour elle.

Dès qu’elle prend de l’âge, personne ne daigne la regarder. À quoi rime cette beauté ? La beauté est une qualité de l’intelligence et de l’âme humaines. La force est une qualité de l’intelligence et de l’esprit de l’homme. La douceur est une qualité du cœur. Sans douceur, l’homme n’arrive à rien. Le cœur consolide les choses. Il est dit dans les Écritures : « Mon fils, donne-moi ton cœur. » Pourquoi Dieu veut-Il le cœur de l’homme ? Parce que c’est le cœur qui a travaillé le plus et qu’il s’est souillé. Dieu veut le cœur de l’homme pour le purifier. Il est venu sur la Terre non pas pour l’intelligence de l’homme, mais pour son cœur qui a été lésé. Après tout cela, on dira que le cœur est mauvais. Remerciez votre cœur, quel qu’il soit. Si votre cœur ne battait pas, vous ne seriez pas en vie. C’est à votre cœur que vous devez vos succès dans la vie. « Pourquoi est-ce que je ne réussis pas en ce moment ? » - Parce que votre intellect n’a pas exploité ce que votre cœur lui a donné. Si l’intellect n’a pas le courage d’élaborer les matériaux du cœur, il reste faible. Faites travailler votre intellect afin de profiter des richesses de votre cœur.

Outre l’intellect et le cœur, les hommes parlent également de l’esprit et de l’âme.

Par ‘esprit’, j’entends le principe divin, fort en l’homme.
Par ‘âme’, j’entends ce qui est bon, doux en l’homme.
L’âme est le réceptacle de tous les biens du monde.

Sa qualité distinctive est la douceur. L’intellect est au service de l’âme, le cœur est au service de l’esprit. Beaucoup de gens nient l’existence de l’âme. C’est de l’ignorance. Ces gens-là ne comprennent rien à la vie. C’est une loi : vous ne pouvez pas nier ce qui n’existe pas. Vous ne pouvez pas défendre ce qui n’existe pas.

Nier ou défendre, cela prouve que vous parlez d’une chose réelle. Ce qui n’existe pas ne se nie pas et ne se défend pas. Par conséquent, nier l’âme, c’est reconnaître qu’elle existe. Ayez confiance en votre âme si vous voulez résoudre tous les problèmes, si vous voulez vous sortir de toutes les maladies. L’âme est la mère de l’homme.

En reniant votre âme, vous reniez votre mère. L’esprit est le père de l’homme. Comment pouvez-vous renier votre père ?  Si vous reniez votre père et votre mère, qui alors vous a mis au monde ? Vous me direz que l’homme vient d’une cellule qui s’est progressivement divisée et a grandi. Ainsi, la cellule a une mère et un père. Nous employons les termes de cellule-mère et de cellule-fille.

La seule question qui intéresse l’homme, c’est de savoir ce que va devenir ce monde-ci. Ce qu’il adviendra de ce monde ne regarde que Celui qui l’a créé. Le monde est beau, il n’en est pas de plus beau. Tout ce qui arrive vise au bien. Beaucoup de choses dont se plaignent les hommes ont été créées pour leur divertissement.

Celui qui ne comprend pas le sens des choses et ne voit pas les causes qui sont à leur origine est voué à souffrir et à pleurer. Le père et la mère se disputent, les enfants ne leur obéissent pas ; des amis se battent. Il faut en chercher la cause chez les aïeux et les ancêtres des gens. Ils se tiennent derrière leurs proches et les excitent les uns contre les autres. La femme n’est pas contente de son mari, l’homme de sa femme, les enfants de leurs parents. Tous, dressés les uns contre les autres, jouent leur rôle, tandis que les grands-parents les regardent et rient. Ensuite, ils se tournent vers moi et me demandent :

« Est-ce qu’ils jouent bien leur rôle ? » Ce sont de bons acteurs. Après s’être disputés et battus, ils se réconcilient. « Est-ce vrai ? »

demandez-vous. - Oui, je le vérifie moi-même. Si vous ne le croyez pas, rejetez-le. Je vous dis que vos ancêtres jouent un rôle important dans votre vie. Pour éviter qu’ils ne vous jouent des mauvais tours, ayez toujours de bonnes pensées à leur égard. Ainsi, vous les aiderez et vous vous aiderez vous-même. Tant que vous ne vous serez pas réconcilié avec vos proches de l’autre monde, vous ne pourrez pas établir un bon contact avec eux. Ils aiment les farces et ils jouent avec vous sans que vous ne le soupçonniez. Plus vous vous énervez, plus vous vous mettez en colère et plus ils rient.

On dit que parfois l’homme est hypnotisé par quelqu’un et qu’il en subit l’influence. C’est un état extérieur. L’homme doit considérer l’hypnose avec un regard scientifique pour ne pas tomber dans l’illusion.

Il y a de cela des années, quand j’effectuais des recherches sur la psychologie du Bulgare, un de nos frères, maintenant dans le monde invisible, vint me voir pour m’inviter à assister à l’une de leurs séances de spiritisme. J’ai refusé car j’étais alors très occupé. Cependant, il me pria instamment d’y participer car il voulait savoir s’il dirigeait la séance de manière scientifique. En fin de compte, j’acceptai. Nous allâmes dans une maison où étaient déjà rassemblés des professeurs, des personnes cultivées, environ vingt cinq individus. Ce qui était intéressant, c’est que pas un seul des assistants ne croyait au spiritisme. Parmi les présents, il y avait une jeune institutrice avec son frère qui eux non plus n’y croyaient pas.

À un moment donné, cette institutrice tomba en transes, possédée par l’une de ses grands-mères qui voulait étudier. Tous se mirent à rire, personne n’y croyant, mais la grand-mère, par l’intermédiaire de sa petite-fille, frappa sur la table, cria et dit qu’elle voulait étudier.

Cet état se prolongea plusieurs heures, pratiquement jusqu’à minuit. J’étais dans une autre pièce juste à côté où l’on entendait tout. Le frère fit des passes, il souffla dans l’espoir de chasser cet esprit de la jeune fille, mais en vain. En dernier ressort, ils m’appelèrent à l’aide. Je leur dis que je n’étais pas venu pour chasser les esprits. Je leur donnai le conseil de tous s’agenouiller et de réciter le Notre Père.

Tous se mirent à réciter la prière avec recueillement, dans l’espoir de chasser l’esprit. Le frère tenait la main de sa sœur et priait. Au moment où ils prononcèrent les derniers mots : « …car c’est à Toi qu’appartiennent le Royaume, la Puissance et la Gloire, pour les siècles des siècles, Amen. », l’esprit quitta la jeune fille. Après cela, le frère fut le premier à s’adresser à la jeune fille : « Ce n’est pas de l’hypnose. Je suis maintenant convaincu qu’en dehors du monde physique il existe un autre monde, invisible. Je crois désormais en l’existence de ce monde. » Quant à moi, je vous dis : « Il y a des cas dans la vie où vous devez vous agenouiller et réciter le Notre Père.

Un tel esprit fait partie des esprits têtus et il ne quitte l’homme qu’à la récitation du Notre Père. » Vous demandez : « Pourquoi les esprits sont-ils aussi têtus ? »  Dans le monde invisible, il en va de même que chez les habitants de la Terre. Untel a fait construire une nouvelle maison et il prend des locataires. Pour plus de sûreté, ceux-ci font un contrat et tant que le contrat ne vient pas à expiration, ils ne partent pas. Et si vous n’êtes pas content d’eux, vous voulez qu’ils libèrent votre maison, mais ils n’en sortent pas. Vous les traînez en justice en vain, ils ne partent pas. Ils disent : « Tant que la guerre n’est pas terminée, nous ne sortirons pas. » Qu’allez-vous faire ? Vous prendrez votre mal en patience. Pourquoi Dieu a-
t-Il toléré cela ? Si Dieu donne la liberté au moustique de planter son dard et d’aspirer le sang, pourquoi ne laisserait-Il pas un esprit entrer en vous et y rester quelques heures ?

Mais il y a des limites à tout. On les transgresse lorsque l’homme laisse entrer dans son cœur des sentiments et des désirs contraires à la nature


extrait de Peter DEUNOV : Le Livre des Trois Intelligences