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samedi 13 juin 2015

LA PEDAGOGIE INITIATIQUE et le prendre soin


"Pour tout améliorer dans votre existence, tout renouveler, tout ressusciter et marcher vers l’immensité, consacrez-vous à l’idée de la collectivité. Et ne m’objectez pas que vous avez une famille et des enfants qui vous empêchent de le faire. C’est au contraire cette idée d’un travail pour la collectivité qui vous aidera à éduquer vos enfants ; ils vous admireront et vous suivront, parce que vous serez un modèle pour eux.

Souvent, les enfants rendent leurs parents malheureux parce qu’insciemment ils leur reprochent de les avoir éduqués d’une manière trop étriquée, de ne pas leur avoir montré le chemin de la grandeur, de la lumière ; ils n’ont pensé qu’à améliorer le confort matériel de leurs enfants sans rien faire pour épanouir leur esprit qui étouffe et se révolte. Les parents ne sont évidemment pas les seuls fautifs, mais ils ont une grande part de responsabilité.

Changez donc votre point de vue, consacrez-vous à ce travail collectif, et tout s’arrangera dans votre vie. Les êtres ont besoin d’une nourriture spirituelle, et ils ne vous apprécieront que dans la mesure où vous serez capables de la leur donner".

Tous les pédagogues s’occupent des enfants, et moi Omraam, non je fais exception. Pourquoi ? parce que je pense qu’il faut commencer par instruire les parents.

Je ne crois à aucune théorie pédagogique, je crois seulement à la valeur de l’exemple. Voilà pourquoi je n’ai jamais voulu tellement parler sur l’éducation des enfants. si les parents ne font rien pour s’améliorer eux-mêmes, comment feront-ils pour améliorer leurs enfants ? On parle aux parents de l’éducation de leurs enfants comme s’ils étaient déjà préparés. Du moment qu’ils ont déjà des enfants, on considère qu’ils sont préparés. Non, ils ne le sont pas, et ce sont eux tout d’abord qu’on doit éduquer, à qui on doit apprendre comment se conduire pour que leur exemple se reflète ensuite sur leurs enfants. eh oui, mais comme on ne connaît pas mon programme, on me critique ; "Pédagogue ? 

Pff ! Mais il n’est pas pédagogue, il ne parle jamais de l’éducation des enfants" C’est qu’on n’a pas vu comment je travaille. D’ailleurs je vous assure, tant que les parents ne sont pas au point, on aura beau leur donner les meilleures explications pédagogiques, cela ne servira à rien ; en ovulant appliquer les notions qu’ils n’auront pas comprises, ils feront beaucoup de mal à leur enfants.

Tous veulent avoir des enfants sans se préoccuper de savoir s’il s remplissent vraiment les conditions pour cela. Est-ce qu’ils ont une bonne santé ? Est-ce qu’ils ont les moyens matériels ? Et surtout, est-ce qu’ils auront les qualités nécessaires afin d’être pour leurs enfants un exemple, une sécurité, un réconfort dans toutes les circonstances de leur vie ? ils n’y pensent pas. Ils mettent des enfants au monde, et ces enfants grandiront tout seuls, ils se débrouilleront, ils travailleront, et un jour ils mettront eux-mêmes des enfants au monde dans les mêmes conditions déplorables qu’ont connues leurs parents.

Je suis toujours étonné de voir tant de jeux garçon et de jeunes filles qui pensent à se marier sans se préparer à leur futur rôle de pères et de mères. Quand on voit certaines jeunes femmes enceinte s, vraiment on se demande… une enfant qui porte un autre enfant. On le voit sur son visage : une enfant. Alors que voulez-vous que cela donne ? Il est préférable de ne pas mettre d’enfants au monde tant qu’on n’y est pas préparé, sinon, je vous assure, on le paiera très cher. Si tellement de parents sont malheureux et perturbés à cause de leurs enfants, c’est parce qu’ils n’étaient pas au point quand ils les ont mis au monde. Qu’ils se préparent et ce sont leurs enfants qui leur apporteront tout, la richesse, la joie, la fierté.

Il faut donc tout revoir depuis le commencement, et le commencement c’est la conception des enfants. Les parents ne pensent pas qu’ils doivent s’y préparer des mois, des années à l’avance, et c’est un soir après un repas copieusement arrosé, qu’ils conçoivent un enfant. Voilà le moment qu’ils choisissent, si on peut encore dire qu’ils l’ont "choisi". Ils pouvaient décider d’attendre un moment de paix, de lucidité, un moment où il y aurait entre eux une grande harmonie.

Une fois que les parents auront compris l’essentiel de ce qu’ils doivent comprendre pour être à la hauteur de Leur tâche, je vous assure qu’ils sauront comment se conduire avec leurs enfants. Et l’essentiel de ce qu’ils doivent comprendre, c’est ce dont je vous parle tous les jours dans mes conférences. Il faut d’abord éduquer les parents, ensuite ce sera très facile avec les enfants, car les enfants sont très souples, très malléables, tout ce que font leurs parents se reflète sur eux. C’est pourquoi, le premier conseil que je donne aux parents, c’est de se montrer attentifs à leurs pensées, à leurs sentiments, à leurs actes.

Les parents doivent donc prendre conscience des responsabilités énormes qu’ils ont à l’égard de leurs enfants et être vigilants. Puisqu’ils ont invité des âmes et des esprits à s’incarner auprès d’eux, ils ont le devoir d’être des modèles. Ils ne sont pas encore assez conscients de cette responsabilité qu’ils ont d’offrir, de présenter et de maintenir une image idéale aux yeux de leurs enfants. Car ceux-ci instinctivement, inconsciemment observent et enregistrent tout, et un jour ils seront le reflet du comportement de leurs parents. Les adultes n’ont pas le droit d’inviter des esprits à s’incarner s’ils ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Que de parents ignorants se préparent des dettes énormes, parce qu’ils ont cru qu’il suffisait de mettre des enfants au monde sans se préoccuper des conditions dans lesquelles ils grandiraient. Mais tous trouvent ça normal : il faut faire venir des enfants, on les nourrira, on les logera, on les battra et voilà tout. Ces parents n’ont rien appris, rien compris, ils transgressent énormément de lois et se préparent un avenir déplorable.

L’amour, ça n’a aucune importance, c’est le plaisir qui compte, et donc le côté mécanique peut très bien le remplacer. Ce sont des appareils, des machines qui s’embrassent, il n’y a plus aucun sentiment. L’âme s’en va, l’amour s’en va, et c’est très grave.

Vous voulez que je m’occupe des enfants ? Eh non, c’est de vous que je m’occupe d’abord, et en m’occupant de vous, indirectement je m’occupe des enfants que vous avez déjà et de ceux que vous aurez un jour.

le Bonfin le 5 septembre 1978


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

jeudi 11 juin 2015

Message de OGUEN, la pensée du Feu


Vous soufflez violemment sur une  branche fleurie : les pétales s’envolent dans tous les sens, il ne reste plus rien de cet ordre, de cet agencement subtil qui en faisait toute la beauté. Eh bien, c’est ce que vous faites lorsque vous vous laissez aller à la colère, la jalousie, la cupidité, la sensualité ; vous produisez un souffle, un courant violent qui trouble la disposition harmonieuse des atomes et des électrons en vous.



C’est la perturbation de cette organisation intérieure qui est à l’origine des maladies psychiques et même physiques, et qui finit par vous couper du monde spirituel. C’est pourquoi, lorsque vous commencez à éprouver un trouble, un malaise ou à vous sentir travers épar un courant négatif, ne vous laissez pas empoter, adressez-vous à vos cellules en leur disant : « Allons, apaisez-vous, je vous envoie des ondes d’harmonies et d’amour, soyez obéissantes, reprenez sagement votre travail. » N’acceptez pas qu’un état négatif fasse irruption en vous, tâchez d’y remédier immédiatement. Pourquoi l’amour entre les hommes et les femmes ne dure pas ? Parce qu’au lieu de se lier mutuellement à la Source divine pour se renouveler sans cesse, ils s’accrochent l’un à l’autre et finissent par s’épuiser. Une fois qu’il n’y a plus rien, ils sont comme des récipients vides et ils se rejettent. Considérez donc l’homme ou la femme que vous aimez comme un être précieux, unique, et pensez qu’il dépend de vous de le rendre vivant, beau et riche, à condition de le lier à la Source, au Père céleste, à la Mère divine, à toutes les hiérarchies angéliques, au soleil, aux étoiles…

L’amour vous donne toutes les possibilités ; mais si vous n’êtes pas éclairé, si au lieu de lier au Ciel cet être que vous aimez, vous vous accrochez à lui et lui prenez ses énergies, avec le temps il va péricliter, et vous l’aimerez moins. Mais à qui la faute ? Pourquoi ne l’avez-vous pas lié au Ciel ? Maintenant vous êtes inquiet, vous vous posez des questions à son sujet. Pourtant, c’est très simple, c’est vous qui n’avez pas su le projeter très haut pour qu’il puisse boire et respirer… ; Et lui aussi doit faire la même chose avec vous. A ce moment-là, vous n’êtes plus de simples récipients, vous êtes l’un pour l’autre une source inépuisable.

La nature déploie devant nous ses innombrables richesses. Mais envers celui qui ne la respecte pas, qui ne pense qu’à la faire servir égoïstement à son propre usage, elle se ferme. Or, c’est précisément l’attitude de la plupart des humains envers la terre, l’eau, l’air, le soleil… et même les autres planètes. Car pensez-vous que les mobiles qui font partir l’homme à la conquête de l’espace soient désintéressés ?

Beaucoup diront que ça leur est égal que la nature se ferme à eux. Peut-être, mais s’ils continuent dans cette voie, elle ne se contentera pas de se fermer, elle va riposter. Et alors là, ils seront bien obligés de comprendre et de corriger leur attitude qui ne fait que prouver leur manque d’intelligence, leur manque d’amour, leur manque de volonté…. Leur manque de tout ! Manque d’intelligence parce qu’ils refusent d’étudier les lois qui régissent la nature ; manque de cœur, parce que s’ils aimaient les êtres qui la peuplent, ils n’auraient pas la cruauté de les détruire ; et manque de volonté parce que, pour leur plaisir, leur confort et leurs intérêts financiers, ils choisissent toujours la solution de facilité. Eh bien, la nature leur donnera des leçons.

On ne peut pas empêcher une âme de marcher vers la Lumière, car l’âme est fille de Dieu, personne n’a de prise sur elle. Voilà une question sur laquelle les couples doivent se pencher. Si un homme voit sa femme choisir la vie spirituel afin de se perfectionner, il doit se réjouir, et non essayer de l’en empêcher. D’autant plus que si sa femme s’enrichit intérieurement, lui aussi en bénéficiera. Et la femme doit laisser la même liberté à son marie.

Bien sûr, il n’est jamais préconisé que, sous prétexte de spiritualité, l’un ou l’autre se mette à négliger ses obligations. Au contraire, pour entraîner et convaincre l’autre, celui des deux qui se sent le plus attiré par la vie spirituelle doit employer son intelligence et son cœur à préserver l’harmonie et surtout ne pas dégoûter son partenaire de la spiritualité par une attitude fanatique. Il est important que, dans un couple, l’homme et la femme soient conscients de cette nécessité. C’est par la patience, la gentillesse, la tendresse, que l’un peu instruire l’autre et le conduire vers le Créateur.

Chaque fois que vous vous trouvez devant des choix à faire, réfléchissez bien, et une fois que la bonne orientation vous apparaît clairement, décidez-vous, agissez. Si malgré cette clarté vous commencez à vous dire : « Mais peut-être qu’ici j’aurai trop d’efforts à faire… Là, j’irai contre mes intérêts… Là je vais m’attirer l’antipathie de telle ou telle personne… » vous ouvrez la porte à des forces obscures qui vont vous miner.

Dans la vie psychique comme dans la vie physique, rien ne reste sans conséquences ; celui qui cherche des prétextes pour ne pas exécuter ce que sont bon jugement ou son intuition lui dicte, finira par perdre ces qualités. Eh oui, on ne peut pas continuer longtemps à voir clairement le chemin à suivre si, en même temps, on se justifie de ne pas le suivre sous différents prétextes. Comment  conserver une faculté, si on ne s’en sert pas pour agir en conséquence ?

Dans le monde, des hommes et des femmes s’occupent, s’affairent, se démènent et ils appellent cela travailler. eh non, ils ne savent pas encore que le vrai travail, c’est de tendre vers la perfection du Seigneur et que toutes les facultés qu’ils possèdent ; la volonté, le cour, l’intellect, l’âme, l’esprit.. ; leur ont été données pour qu’ils progressent sur le chemin de cette perfection. Tant qu’ils ne l’auront pas compris, le monde présentera le spectacle lamentable de gens qui utilisent tout ce qu’ils ont reçu de la nature (les yeux, la bouche, les mains, les pieds, le sexe) pour mal agir et se démolir. Mais quel sens, dites-moi peut avoir une pareille existence ?...

Il y a là une entreprise sublime à laquelle vous êtes tous appelés à participer, et vous ne saurez ce qu’est vraiment travailler que le jour où vous mobiliser toutes les facultés et les puissances qui sont en vous, pour vous rapprocher du modèle divin.

Le ciel, la terre, et même l’enfer, vous pouvez tout trouver dans l’univers et donc en vous-même. C’est seulement à vous de savoir où vous voulez aller, combien de temps y rester, et quitter le plus rapidement possible les endroits dangereux où vous vous êtes égarés. Il peut arriver que vous soyez invité au bistrot pour trinquer avec des amis, mais cela ne veut pas dire que vous devez vous y éterniser. Vous vous promenez dans la forêt et vous vous mettez à cueillir des fraises, c’est très bien, mais pensez à rentrer, sinon la nuit va venir et vous ne retrouverez plus votre chemin. Vous vous désolez : "j’ai prononcé des paroles malheureuses qui ont provoqué des dégâts".

Prononcez maintenant d’autres paroles pour réparer. Et si vous tombez dans un marécage infesté de bestioles malfaisantes, ne vous contentez pas de pousser des cris et de réciter des prières ; dépêchez-vous d’en sortir. Ce sont là des images pour vous montrer que, dans les pires situations, rien n’est définitif et qu’il faut seulement penser à se déplacer ou  à réparer.

Le soleil brille, et il brille sans se préoccuper de savoir si les créatures auxquelles il envoie ses rayons sont intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles si elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits ; i les éclaire toutes sans distinction. C’est pourquoi on peut dire que le soleil est le meilleur symbole de l’amour divin.

Prenez même les êtres les plus extraordinaires qui ont existé sur la terre ; tous ont eu quelques partis pris, quelques préférences et même quelques animosités. Oui, même les plus grands prophètes, même les plus grands Maîtres n’ont pas pu se libérer tout à fait du besoin d ‘appliquer la loi de justice et de punir les méchants, car rien n’est plus difficile. Seul le soleil porte sur les humains le même regard que Dieu lui-même. Il sait qu’ils sont des étincelles divines qui retourneront un jour dans le sein de l’Eternel. C’est pourquoi depuis des milliers d’années, il a la patience de continuer à les chauffer, à les éclairer, à les vivifier. Cet exemple ne suffit-il pas pour vous stimuler ?

Les gens sont rarement conscients le leurs mauvaises habitudes mentales. L’un, quand il doit entreprendre un travail, est tout de suite crispé, tendu ; un autre, devant chaque situation nouvelle, a pour première réaction de se montrer négatif ou affolé ; un autre se révolte, un autre se décourage… Mais comme ce sont des réflexions dont ils ne se rendent pas même compte, ils ne peuvent pas y remédier, et quelles que soient les circonstances ils retombent fatalement dans les mêmes travers.
Si vous voulez vous débarrasser de vos mauvaises habitudes mentales la première chose à faire est de vous observer pour le découvrir. Dès le moment où vous commencez à voir clair en vous, vous recevez les moyens de remédier à la situation ; toutes les possibilités que le Créateur a mises dans votre subconscient, votre conscience et votre super conscience se mobilisent. Et c’est ainsi que chaque jour vous progresser, à cause de cette volonté de vous étudier et d’être lucide sur vous-même.
Il ne suffit pas de demander au Ciel de vous éclairer : si vous ne commencez pas par faire un travail sur vous-même, vous ne recevrez pas de réponse correcte. Pourquoi ? Parce que la réponse du Ciel, en passant à travers toutes les couches opaques que vous avez accumulées en vous, arrivera déformée. Lorsqu’on plonge un bâton dans l’eau, la partie immergée apparaît brisée, ce qui s’explique par le fait que l’air et l’eau n’ont pas le même indice de réfraction.

De la même façon, lorsque les conseils du monde divin doivent traverser un milieu psychique qui n’est pas convenablement préparé pour les laisser passer, ils arrivent déformés. Pour être sûr de recevoir du Ciel des réponses claires, limpides et véridiques, vous devez vous purifier. Sinon, il y a tellement de risques d’erreurs qu’il vaut mieux pour vous ne pas tenir compte de ce que vous recevra ainsi. Donc avant d’interroger le Ciel sur ce que vous avez à faire, demandez-vous comment vous allez recevoir ses réponses…


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

mardi 9 juin 2015

Message de VEUZDOUH, la pensée de l’AIR


Pour justifier ses maladresses, ses erreurs, ses échecs, quelqu’un vous dit : "Ah ! Mais je croyais que…" Eh oui, il croyait, il croyait, mais sa croyance n’a servi qu’à l’égarer. Et le plus grave, c’est que ce "croyant" continuera à croire… et à s’égarer, jusqu’à quand ? Jusqu’à ce qu’il apprenne à remplacer ses croyances par la foi véritable qui est fondée sur un savoir.

On irait tout de même que les gens sentent la différence entre croyance et foi, puisqu’il leur arrive de dire : "Je crois", tout en exprimant une incertitude. Lorsqu’on dit : "Je crois qu’il viendra demain", en réalité on n’en est pas très sûr. Et la question : "Croyez-vous" ? signifie qu’on explore un terrain inconnu, on est encore dans l’incertitude. Travailler sans le connu, c’est à dire dans un domaine où l’on a acquis une longue expérience grâce à des efforts soutenus, c’est cela véritablement avoir la foi.

Alors pourquoi ne rester en communication qu’avec des humains qui font entendre tellement de cris, de revendications, de révoltes, de menaces ? Nous devons utiliser les appareils que Dieu nous a donnés (le cerveau bien sûr, mais aussi le plexus solaire, le centre Hara  pour entrer en relation avec les êtres qui nous sont supérieurs. Lorsque nous parvenons à entrer en vibration avec leur longueur d’onde, nous sommes reçus dans leur lumière et dans leur paix.

Dans le domaine politique, économique, quand les gens appellent à l’unité, il s’agit presque toujours d’ententes fondées sur des intérêts égoïstes, un peu comme les brigands qui s’unissent pour faire de mauvais coups. Evidemment, ce n’est pas cela la véritable unité, mais c’est ainsi qu’on la comprend : s’unir pour se jeter sur quelqu’un d’autre afin de l’évincer ou même de l’anéantir. Quand les citoyens d’un pays disent : "Unissons-nous" et que cette union n’a pour but que de combattre le voisin et non de s’entendre avec lui, on ne peut pas réellement parler d’unité. La véritable unité doit être toujours le plus vaste possible. si dans le corps, un organe réalise l’unité pour lui-même sans travailler en harmonie avec les autres, peut-être lui-même se sentira-t-il bien, mais les autres souffriront et l’unité sera compromise. Quand nous parlons d’unité, nous sous-entendons une unité universelle, cosmique, dont rien ni personne n’est exclu. Mais cette unité doit d’abord se faire en nous-mêmes : toutes nos cellules, toutes nos tendances unies pour tendre vers Dieu. Cet effort que nous faisons se reflètera sur les autres unités, les humains et toutes ces unités éparpillées feront, en se rassemblant, une unité universelle.

La seule manière de régler correctement les relations avec les autres c’est de ne jamais perdre de vue la question des deux natures : inférieure et supérieure. En vous et chez les autres, n’ayez confiance qu’en la nature divine.

Un être humain est comme une banque dans laquelle vous déposez des capitaux. Alors, attention, assurez-vous d’abord que "la banque" à laquelle vous vous adressez est solide, fiable, sinon vous risquez de tout perdre, et ensuite il ne servira à rien de vous plaindre ou de vous révolter. Et puisque vous êtes vous-même une banque, efforcez-vous d’être une banque digne de foi. Car la question ne se limite pas  à savoir si vous pouvez, vous, faire ou non confiance aux autres ; demandez-vous s’ils peuvent, eux aussi, avoir confiance en vous, et tâchez de mériter cette confiance. C’est cela surtout qui doit réellement vous importer.

La vie est fondée sur l’existence des contraires, c’est à dire sur le principe de polarité ; actif et passif, émissif et réceptif, masculin et féminin, bien et mal. Cette opposition n’est en réalité qu’une complémentarité, et c’est de cette opposition que naît le mouvement. Cette idée est exprimée par le nombre 2 qui est le nombre de la polarisation. Le 2, c’est le 1 qui s’est divisé en positif et négatif.

Dans le jeu de cartes du Tarot, le nombre 2 est représenté par la Papesse qui tient un livre ouvert sur les genoux. Le livre fermé représente le 1 et le livre ouvert le 2. Celui qui sait déchiffrer cet arcane est capable de résoudre dans sa vie le problème du mal. Il comprend que le bien et le mal, l’amour et la haine, la lumière et les ténèbres, bien que contraires dans leurs manifestations, sont les deux aspects d’une même réalité. Il ne sert donc à rien de lutter contre le mal en pensant qu’on pourra un jour l’anéantir. Il faut seulement apprendre comment utiliser les forces d mal (les difficultés et les épreuves) pour les transformer en énergies constructives. On ne résout le problème du mal qu’ne sortant de la dualité pour entrer dans l’unité.

Nous devons donc commencer par former quelque chose d’idéal dans le monde de l’esprit. Ensuite cette perfection descendra peu à peu dans notre matière psychique pour s’y concrétiser.

Il n’est jamais facile de se débarrasser de ses états négatifs. Commencez à regarder calmement toutes ces forces, ces entités mauvaises, observez leurs manifestations, leurs manigances. En les observant, déjà vous vous placez au-dessus d’elles. Et alors, voilà ce qui se passe ; comme elles sentent la présence d’un regard qui les surveille, qui les étudie, elles sont gênées, car elles n’aiment pas être démasquées. Et si à ce moment-là vous vous liez au Ciel ; c’est comme si vous projetiez sur elles quelques rayons de lumière ; elles commencent à se disperser, la lumière les fait fuir.

Evidement ces entités ne se laisseront pas si facilement expulser, elles sont têtues ; elles peuvent revenir, et il est même certain qu’elles reviendront ; mais de nouveau vous allez les observer et projet sur elles des faisceaux lumineux, jusqu’au moment où vous arriverez à vous débarrasser d’elles définitivement. Oui, parce que vous serez arrivés à vous maintenir toujours au-dessus.

Supposons, j’entre dans une maison pendant l’hiver. Tout est fermé ; les portes, les fenêtres.. et il règne une odeur nauséabonde parce que, pour avoir plus chaud, on garde aussi des animaux à l’intérieur ; non seulement le chat, le chien, mais encore le cheval, le cochon… En restant dans cette atmosphère confinée, les occupants se sont complètement abrutis. Alors, que faire ?  je dois leur expliquer qu’ils vivent dans des conditions malsaines, il y aura des discussions interminables et je perdrai mon temps. Alors, j’emploie une autre méthode ; je les invite à faire une promenade avec moi.

Nous sortons à l’air pur, une demi-heure, une heure, et puis nous rentrons. Dès qu’ils ouvrent la porte, ils poussent des cris, ils se demandent comment ils ont pu vivre dans cet air vicié… c’est à dire - parce que cette petite histoire est évidement symbolique – avec des points de vue aussi étroits ou erronés. Sans que j’aie à leur expliquer quoi que ce soit, c’est eux-mêmes qui comprennent, car immédiatement ils sentent la différence, ils font la comparaison. Peut-être qu’au moment où ils sont sortis, ils ne se sont pas tellement rendu compte combien il est merveilleux de respirer l’air pur, mais au retour, quand ils suffoquent, ils comprennent. Et c’est ce que je m’efforce de faire avec vous : quand je vous parle, je vous emmène pendant un moment dans les régions où vous respirez l’air pur afin qu’au retour vous vous décidiez à quitter une philosophie dans laquelle vous étouffez.

Il faut savoir utiliser alternativement les facultés de l’intellect et celles du cœur, c’est à dire équilibrer le courant froid qui circule dans la région de la sagesse avec le courant chaud de l’amour. La vérité est dans cet équilibre. S’il n’est pas tempéré par la sagesse, l’amour mène à la sensiblerie, au laisser-aller, à la sensualité ; mais la sagesse, sans l’amour, conduit à la froideur, au mépris, à la cruauté. Donc, le froid de la sagesse doit minimiser la chaleur de l’amour,


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

lundi 8 juin 2015

LE RAYONNEMENT DE LA LUMIERE


La vie se manifeste de l’intérieur vers l’extérieur, et non du dehors au dedans. À l’élève de la Vie nouvelle, on exige donc d’abord la pureté intérieure.

Quand le soleil de vie illumine l’intérieur de l’homme, il éclaire aussi sa vie extérieure. Pour nous, le soleil est un symbole : c’est l’exemple, l’expression de l’activité collective des Êtres hautement raisonnables. Par leur travail, par leur pensée, ces Êtres produisent la lumière qu’ils envoient dans tous les mondes.

Cette lumière que nous appelons « solaire », dégage, une fois réfractée, des rayons de différentes couleur ; les rayons rouges entretiennent la vie sur la terre ; les rayons oranges apportent l’individualité chez les êtres terrestres ; les rayons jaunes envoient l’intelligence ; les verts donnent l’impulsion à la croissance ; les bleus, la foi et l’espérance ; les violets transmettent à tous les êtres vivants la force de lutter contre les difficultés et de les vaincre. Le soleil envoie bien d’autres couleurs vivantes sur la terre, qui ne sont pas encore bien étudiées. C’est grâce au mérite des Êtres raisonnables avancés que les hommes de la terre peuvent se servir de la lumière solaire - divine.

Vous dites : « Existe-t-il vraiment des Êtres dans ce soleil si lumineux et si chaud ? » À cette question, on peut répondre par une autre : « Quelle sera la forme de l’homme quand il quittera son corps physique, et où ira-t-il, et comment vivra-t-il ? »

Sur terre, vous possédez de grandes richesses matérielles, mais quand vous retournerez d’où vous êtes venus, il ne vous restera rien de tout cela. Pour vous harmoniser avec l’autre monde et utiliser ses conditions, vous devez vous libérer consciemment de vos conceptions actuelles, de vos opinions terrestres de vie. Si vous ne le faites pas, vous vous trouverez dans l’au-delà entouré d’obscurité, dans un brouillard dense, ne pouvant rien voir ni rien comprendre, et vous direz que la vie n’a aucun sens. Mais la Vie véritable n’obscurcit jamais, et là où vous irez, dans un monde plus immatériel, l’existence sera bien plus lumineuse que dans votre corps matériel physique. Par exemple, des brouillards et des nuages cachent souvent le soleil ; mais derrière eux, il brille toujours.

La formation du brouillard sur les montagnes est due à la rencontre de deux courants électriques similaires. Quand l’électricité terrestre est positive, elle est repoussée et le brouillard se maintient. Mais si l’électricité terrestre devient négative, elle est alors attirée par l’électricité d’en-haut, et l’espace se nettoie. On peut comparer ceci avec l’état d’un être qui va dans l’autre monde avec ses conceptions terrestres. Il ne peut s’harmoniser avec celles d’en haut, et le brouillard subsiste autour de sa conscience. Tant que les hommes se montreront mécontents du monde que Dieu a créé, s’affaireront à le changer d’après leurs propres compréhensions, ils formeront du brouillard dans leur conscience et dans leurs pensées. Un monde meilleur que celui que Dieu a créé ne peut exister. Acceptez-le donc comme il est, soyez satisfaits, et remerciez de pouvoir y travailler et apprendre. Les gens sont experts dans les querelles et les scandales, mais pour créer quelque chose de grand ou de bon, ils ne le peuvent pas.

Cependant, si le Divin prend en eux la suprématie, ils ont la possibilité d’accomplir sous sa direction de grandes choses et de réaliser les désirs nobles et élevés de leur âme. Dans le mot « scandale », la syllabe « sca » signifie insuffisant, pauvrement ; la syllabe « dal » veut dire je donne. Les scandales se produisent quand l’homme donne insuffisamment. En général, les manifestations négatives créent des désaccords qui sont difficiles à corriger. Une mauvaise parole est facile à dire, mais ses effets néfastes ne sont pas faciles à effacer. L’homme par lui-même est bon, mais s’il n’est pas raisonnable, il peut facilement se souiller. Alors, son âme souffre et il se sent mécontent et déséquilibré.

Dans les Écritures, il est dit : « l’Amour ne périt jamais ». Pour ne pas perdre son Amour, l’homme doit reconnaître et apprécier les biens dont Dieu le comble sans cesse. Il doit aussi apprendre à voir en tout ce qui se passe en lui et autour de lui comme une grande école expérimentale requérant un continuel apprentissage : s’il rencontre quelqu’un qui ne l’aime pas, qu’il se demande si lui-même l’aime suffisamment ; s’il rencontre un être qui lui semble méchant ou déplaisant, qu’il regarde en lui-même s’il n’a pas les mêmes défauts. L’homme qui s’instruit du comportement des autres, sans « juger » ni en pensée ni en parole, conserve son harmonie intérieure, condition nécessaire à sa progression sur le chemin de la Vie nouvelle.

Ne jugez pas, mais cherchez la cause du mal en l’homme. Peut-il définitivement perdre les biens que Dieu lui a donnés ? Non, car il se corrigera lui aussi ; sa conscience supérieure l’éclairera. Qui peut l’empêcher de bénéficier de la lumière et de la chaleur du soleil ? Personne en dehors de lui-même.

PAR Peter Deunov retranscrit par Francesca 


samedi 6 juin 2015

Messages de VODA, la pensée de l’EAU - partie 2


Parmi toutes les réalités visibles, la lumière est celle qui exprime le mieux le monde spirituel. Elle nous permet de voir, mais elle-même est insaisissable. C’est pourquoi on assimile souvent Dieu à la lumière. On dit que Dieu est lumière, mais qu’elle lumière ?... En réalité, nous ne connaissons pas la lumière  ce que nous appelons ainsi n’est encore qu’une matérialisation grossière d’une puissance située bien au-delà et qui a accepté de se manifester sous forme de radiations, de vibrations. Dieu est donc beaucoup plus que l’idée que peut nous en donner la lumière. Rien ne peut nous donner une idée de lui, rien ne peut le définir, excepté ce que nous parvenons à découvrir en nous lorsque nous nous mettons à son service. Mais à ce moment-là encore, même si nous pouvons dire ce que nous vivons, ce que nous ressentons, nous ne pouvons pas dire ce qu’est Dieu.

Le soir, au moment de vous endormir, abandonnez-vous entre les mains du Seigneur et dites : "Mon Dieu, je veux faire ta volonté. Dispose de moi". Et le lendemain vérifier si, dans vos pensées, vos sentiments et vos actes, c’est bien la volonté de Dieu et non celle de votre nature inférieure que vous êtes en train de faire.             Car il ne suffit pas de tout donner à Dieu le soir en paroles, et le lendemain, de vous laisser aller à tous vos caprices. Nous sommes venus sur la terre pour participer au travail de la création. Jésus disait : "Mon père travaille et moi aussi je travaille". Ce travail avec Dieu, pour Dieu, est le dernier mot de l’initiation. Tout ce que nous donnons à Dieu, nous le haussons au niveau où il se trouve Lui-même. Alors, Dieu répète notre geste, il le réfléchit comme un miroir réfléchit un rayon de lumière ; nous lui avons tout donné, il nous donne tout.

Il y a toujours des signes pour vous avertir que les tentations approchent, mais ces signes sont différents d’après les personnes : c’est donc à vous de les chercher. Quand vous aurez découvert enfin ces signes avant-coureurs, vous pourrez devenir maître de la situation car, dès leur apparition, vous saurez que vous devez vous montrer vigilant.

Pourquoi cette tendance à souligner les fautes des autres ? Qu’est-ce qu’un bon critique ? C’est un bon jardinier qui sait tailler les arbres, les élaguer, les redresser et les débarrasser des chenilles et des insectes nuisibles. Il préserve qui est bon, et voilà bientôt des fleurs et des fruits magnifiques.

Les fleuves naissent dans la montagne et, quels que soient les obstacles qu’ils rencontrent en chemin, ils finissent toujours par se jeter dans la mer. Arrivée à la mer, leur eau, chauffée par les rayons du soleil, se transforme n vapeur et reprend le chemin du ciel, jusqu’au jour où elle retombera sous forme de pluie ou de neige. Ce voyage de l’eau peut avoir une interprétation symbolique. Les destinées humaines sont à l’image de ces voyages perpétuels que fait l’eau entre le ciel et la terre, la terre et le ciel. Comme les gouttes d’eau, les âmes descendent sur la terre, chacune dans un lieu déterminé ; de là, elles ont tout un chemin à parcourir, jusqu’au moment où elles retourneront vers leur lieu d’origine… pour redescendre à nouveau, un jour, dans un autre lieu. Cela s’appelle la réincarnation.

Et les fleuves portent toujours le même nom ; Seine, Tamise, ou Mississipi, mais l’eau qui coule dans leur lit est chaque jour nouvelle. Les habitants du fleuve, les milliards de gouttes d’eau, ne font que passer ; tandis qu’elles se dirigent vers la mer, d’autres prennent leur place. Comme les fleuves, les pays conservent souvent le même nom, mais il s’y incarne successivement des êtres toujours différents et qui viennent d’ailleurs. C’est ainsi que s’expliquent les changements qu’on voit se produire dans leur histoire.



 Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

jeudi 4 juin 2015

Messages de VODA, la pensée de l’EAU - partie 1



Dans les relations avec l’entourage, cherchez toujours la vie, la vie qui enrichira et vous embellira les uns et les autres. Seulement pour cela il ne faut être ni négligent ni paresseux, mais accepter de faire des exercices. Quels exercices ?

Les occasions ne manquent pas dans l’existence quotidienne d’être irrité par le comportement de telle ou telle personne. Et la moindre contrariété, la moindre parole blessante prend des proportions gigantesques. En revanche, quand on est gentil, aimable avec vous, à peine si vous y faites attention ; vous pensez que toutes les marques d’amitié et d’amour vous sont dues, et immédiatement vous les oubliez. Ord, c’est là justement que vous ne devez pas oublier. Et même, il faut amplifier chaque bonne chose, en l’associant non seulement à tout ce qui vous est déjà arrivé de bon de la part des uns et des autres, mais aussi à tout ce qui existe de bon dans le monde. La véritable fraternité, commence au moment où vous comprenez comment votre vie peut s’enrichir de la vie de tous.

On peut comparer le monde spirituel à une immense boutique où vous recevez ce que vous demandez à condition d’avoir une certaine monnaie à présenter en échange. Et la plus sûre des monnaies que l’on puisse présenter devant les esprits célestes, c’est le travail impersonnel, le sacrifice. Le sacrifice est comme l’or qui garde toujours sa valeur, parce que le soleil la protège ; exactement comme une banque nationale protège la monnaie d’un pays.

Chaque sacrifice que vous faites pour la défense et la manifestation de ce qui est bon et beau, afin que tous les êtres sur la terre puissent en bénéficier, remplit votre cœur et votre âme de cet or qui a cours dans les grands magasins cosmiques. C’est comme si le soleil vous marquait de son sceau. Et du jour où vous portez l’empreinte de ce sceau, vous êtes reconnu par les entités de la lumière. Elles disent ; "Cet être est des nôtres, il porte le sceau du soleil, il est notre frère, donnons-lui ce qu’il demande". Celui qui a appris à accorder son monde intérieur avec l’ordre voulu par le Créateur ne s’impose pas à la nature. Et il ne s’impose pas non plus aux humains, il ne pèse pas sur eux, il ne cherche pas à les gagner pour son avantage personnel. Au contraire, autant qu’il le peut, il se met à leur service.

Evidemment, celui qui pardonne fait preuve de noblesse, de générosité, il se libère des tourments, des rancunes qui le maintenaient dans les régions inférieures du plan astral. Si Jésus nous demande de pardonner à nos ennemis, c’est pour que nous arrivions à nous libérer des pensées et sentiments négatifs qui nous désagrègent. Mais le pardon ne règle pas la question : le pardon libère les victimes, ceux qui ont été maltraités, lésés, mais il ne libère pas les coupables, ceux qui ont commis les fautes. Pour se libérer, le coupable doit réparer.

Parce que l’être humain se manifeste à travers un seul corps, son corps physique, on a tendance à croire qu’il est habité par une seule entité, et pourtant l’existence quotidienne ne cesse de prouver le contraire.  A tour de rôle viennent se manifester à travers lui des entités de différentes natures, et c’est pourquoi il peut apparaître successivement intelligent ou stupide, bienveillant ou cruel, généreux ou avare, modeste ou vaniteux, etc. ce mélange d’éléments tellement disparates qui constituent chaque être humain reste une énigme même pour les philosophes et les psychologues. Et pourtant, cela s’explique très simplement par le fait que dans cette existence ou dans des existences antérieures, c’est l’être humain lui-même qui a attiré ces différentes entités.

Il ne faut donc pas vous étonner lorsque vous voyez quelqu’un manifester des tendances contradictoires. Et en ce qui vous concerne, vous devez vous observer attentivement pour bien discerner chaque fois quelle est l’entité qui parle ou qui agit à travers vous. Ce n’est pas parce que vous savez, à certains moments, vous conduire avec bonté ou sagesse que vous êtes impeccable tout le reste du temps et que les autres doivent toujours vous approuver.

Ressentir est une chose, et penser en est une autre, mais trop souvent la sensation déteint sur la pensée. Parfois, vous vous sentez épuisé, ce qui n’a rien d’anormal ; mais voilà que cette sensation déclenche en vous des pensées et des sentiments de découragement, de tristesse, de désespoir. Eh bien, non dans ces moments-là, c’est la pensée qui doit agir sur la sensation ; même si elle ne peut pas la vaincre, elle doit être là comme une lumière, comme un phare au loin. La pensée vous dit que vous pouvez vous redresser ; alors malgré votre lassitude et votre épuisement, c’est elle que vous devez croire et non vos sensations.

Il n’y a plus une goutte d’énergie dans votre réservoir ? Rappelez-vous que le réservoir cosmique est plein, et c’est là que vous devez aller puiser par la pensée. Car la pensée sert aussi à cela ; à peine quelques gouttes prises dans ce réservoir d’énergies, et la flamme de votre veilleuse qui était en train de s’éteindre brille à nouveau.

Il ne faut pas s’imaginer que tout le monde peut être libre ou que tout le monde doit subir un destin inexorable. Non, la liberté dépend du degré d’évolution. D’après sa façon de penser, de sentir ou d’agir, l’être humain tombe sous le coup de la fatalité, ou s’attire les bénédictions de la Providence. Donc, dans certains domaines, il est ligoté, il est soumis au destin, et dans l’autres il lui échappe, il est libre… jusqu’au jour où il disposera pleinement de sa liberté.



 Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

mercredi 3 juin 2015

L’ESPRIT DE l’HOMME EST ETERNEL


Sans interruption, il descend, se manifeste et remonte. Il existe comme un petit centre, comme un germe dans le cosmos. Lorsque l’Esprit divin descend dans l’esprit de l’homme, celui-ci s’éveille et se manifeste. L’esprit de l’homme descend et remonte ensuite de nouveau vers Dieu. Dans cet incessant processus de l’involution et de l’évolution, l’esprit humain se meut à la fois dans trois directions :

tout d’abord, il aspire à la vie, ensuite au savoir et enfin, à la vérité. C’est l’esprit humain qui apprend tout à l’homme. Il pousse l’âme humaine vers la croissance et le développement. C’est l’âme qui garde tous les trésors de l’esprit humain. Elle porte en elle tout ce que l’esprit humain a acquis depuis les temps immémoriaux jusqu’à aujourd’hui. L’esprit humain est l’auteur de tout ce que nous avons sur la terre. Toutes les sciences, tous les arts, toutes les religions, toutes les époques et cultures par lesquelles la terre a passé, tout a été créé par l’esprit humain, qui ne s’est cependant pas encore pleinement manifesté. Le corps physique même de l’homme avec toute son organisation a été créé par son esprit. Et lorsqu’un corps se forme dans le sein d’une mère, l’esprit de l’homme ne reste pas inactif mais il prend part avec l’esprit de la mère à la formation du corps, parce que toutes les énergies, toutes les forces qui fonctionnent dans le cosmos sont à la portée de l’esprit humain. Il opère librement avec la matière. Il peut la condenser, la raréfier, la modeler. C’est ainsi que par exemple, lorsqu’il veut dominer les vibrations de la lumière, il condense la matière autour de lui. La matière met continuellement l’esprit en demeure de créer de nouvelles formes toujours plus perfectionnées.

L’esprit crée les formes, la matière individualise l’esprit. L’esprit et la matière vont rentrer dans une lutte, car la matière par elle-même est sans vie et inerte et l’esprit, lui qui est plein de vie, a le désir de rendre la matière plus plastique afin qu’elle puisse avoir la souplesse nécessaire a son œuvre créatrice. L’homme cherche dans la vie le bonheur, la culture, le savoir, la richesse. Mais toutes ces choses ne peuvent lui venir que de l’Esprit. L’Esprit est l’unique dispensateur de tous ces biens. Il porte en Lui tous les dons, tous les talents. C’est en Lui que se trouvent l’intelligence, le génie.

L’Esprit, par sa venue, fait naître tout ce qui est grand. Lorsque vient l’Esprit, Il donne une impulsion à tout ce qui s’est amassé dans l’homme pendant des millions d’années. Et ce qui dormait au fond de l’être humain s’éveille et se met au travail. Dès que vient l’Esprit, l’homme sent comme une expansion de tout son être, son horizon s’éclaircit, les contradictions disparaissent, il voit clairement. Pour que l’Amour divin puisse se manifester en l’homme, il faut absolument que l’Esprit soit en lui.

Mais l’Esprit est excessivement délicat. Il est très sensible aux faiblesses des hommes et Il a la propriété distinctive de n’entrer qu’en ceux qui sont dans la voie. Il ne frappe pas fort. Il frappera très doucement à la porte de votre cœur et si vous lui ouvrez, Il changera immédiatement et de fond en comble toute votre vie, et Il vous dira comment vous devez vivre, ce que vous devez faire et que vous devez tout faire consciemment. L’Esprit divin ne vient travailler en nous que lorsque notre cœur et notre intelligence agissent en toute droiture. Il agit d’abord par intuition, mais dès que nous arrivons à un état plus avancé, Il parle haut, clairement et de manière concise. Les manifestations deviennent de plus en plus claires et concrètes. Et quand l’Esprit pénètre dans l’homme, Il se manifeste infailliblement.

Il n’y a pas de force au monde qui puisse l’en empêcher ; mais sans la pureté, l’esprit de l’homme ne peut se montrer dans toute sa force. Sans pureté, l’homme ne peut garder le trésor qu’il a gagné dans sa jeunesse. Écoute ton Esprit ! Et rappelle-toi qu’il est l’auguste auteur de tout ce qui est sur la terre. La science devant laquelle les gens sont parfois en adoration, est une création de l’esprit humain. Mais l’esprit humain lui-même est au-dessus de toutes les sciences. Ne te prosterne donc pas devant les créations de l’esprit humain ; ne te prosterne pas devant ce que tu as créé.

Honore ton Esprit comme le sublime créateur, comme le grand interprète et l’exécuteur de la volonté de Dieu. Parce que l’esprit humain accomplit toujours la volonté de Dieu. Il fait ce qu’il a appris de Dieu. Voulez-vous suivre le chemin de la Vérité ? Donnez pleine liberté à l’Esprit en vous ; laissez-vous guider, diriger par Lui. Et qu’il soit au-dedans ou au-dehors, l’esprit suit et observe tout ce que vous faites. En ce moment, l’Esprit mène l’humanité par de nouvelles voies. Tout le système solaire est entré dans une nouvelle région de l’Esprit. Plus tard, les savants prouveront que la terre est aussi entrée dans une nouvelle relation avec le soleil. Nous entrons en contact avec une matière vierge, et ceux qui sont prêts recevront l’élixir de Vie qu’elle renferme et ressusciteront. Les autres attendront jusqu’à ce qu’ils puissent être emportés par une nouvelle vague de vie. Prépare-toi à la venue de l’Esprit et n’oublie pas que lorsque vient l’Esprit, la porte de ton cœur s’ouvre ; quand l’Esprit n’entre pas, la porte de ton cœur se ferme. Alors, n’ouvre pas la porte avant que l’Esprit ne soit venu. Ne ferme pas la porte avant que l’Esprit ne soit entré. Travaille là où travaille l’Esprit.

PAR Peter Deunov retranscrit par Francesca