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mardi 9 septembre 2014

VEILLEZ ET PRIEZ nous dit Omraam



Lorsque des entités malfaisantes veulent vous nuire, elles commencent par essayer de vous entraîner à commettre une erreur, car c’est cette faiblesse que vous avez eue qui leur donne le droit de vous tourmenter. Si vous leur résistez, si vous ne commettez pas d’erreurs, elles n’ont aucun pouvoir de s’introduire en vous. C’est pourquoi le Diable n’a que la puissance que vous lui donnez en lui ouvrant une porte pour le laisser entrer chez vous. Il ne vous force pas, il vous fait seulement des suggestions, et c’est vous qui dites oui. Vous acceptez de nourrir en vous certaines pensées, certains sentiments, et c’est à ce moment précis que le Diable ou les forces négatives trouvent une porte ouverte.

 Si le Diable est tellement puissant, c’est parce que les humains ne se rendent pas compte que la plupart des choses qui se présentent à eux sous une forme alléchante cachent des pièges. Qu’il s’agisse de séduire un homme ou une femme qu’on laissera ensuite tomber, d’éliminer un rival, de s’emparer de ce qui appartient à d’autres, on ne voit d’abord que des perspectives magnifiques. Et il est là, le piège : dans le fait que tout n’a d’abord qu’une apparence magnifique. Voilà pourquoi c’est une erreur de présenter le Diable sous une forme repoussante avec des cornes, des pieds fourchus, en train de précipiter les malheureux humains dans les chaudrons de l’Enfer, etc. Non, le Diable est très beau, très séduisant, bien habillé, et on le trouve partout où il y a des plaisirs à goûter, des honneurs ou de l’argent à accaparer ; il est même invité dans les salons à boire le thé, car il a les manières les plus étudiées, les plus élégantes… Évidemment, les humains qui ne pensent pas que c’est le Diable se laissent séduire, et c’est comme s’ils ouvraient une brèche dans leur forteresse, ils ne peuvent plus échapper aux ennemis. Il faut donc apprendre à discerner la nature des suggestions qui nous sont présentées par les esprits du mal. Ils sont là sans arrêt à nous chuchoter un tas de promesses alléchantes pour nous convaincre, et si on se
laisse convaincre, on est ravagé.

 Combien de gens se plaignent d’avoir des angoisses, d’être tourmentés, harcelés ! Ils ne savent pas que ces états négatifs sont la conséquence de certaines erreurs qu’ils ont commises plus ou moins longtemps auparavant. Ce sont ces erreurs qui ont donné aux forces hostiles la possibilité de s’introduire en eux et de faire des ravages. C’est pourquoi, avant d’entreprendre quoi que ce soit, demandez-vous si vous  agissez d’après les règles divines, examinez ce que vous pouvez perdre ou gagner, si vous serez plus libre, ou au contraire plus ligoté. Après avoir réfléchi, agissez, mais au moins prévoyez toutes les conséquences, et sachez surtout que vous risquez d’ouvrir la porte aux forces négatives. Jésus a dit : « Veillez et priez ! » Si vous vous habituez à être toujours conscient, vigilant, à vous lier au Ciel, vous serez protégé : autour de vous les forces mauvaises vont menacer, grimacer mais elles ne pourront pas entrer.

 Combien de troubles que les médecins n’arrivent pas à expliquer et qu’ils cherchent à guérir par la chimie ou la chirurgie sont en réalité l’œuvre de forces négatives que les êtres ont attirées depuis longtemps sans le savoir ! Par leur façon de vivre, de penser, de sentir ou d’agir, ils leur ont ouvert les portes. Mais voilà, je le sens bien, un sujet qui ne sera ni accepté ni compris. Comment au vingtième siècle les sommités intellectuelles et médicales pourront-elles admettre l’idée que des entités du plan astral tâchent de se faufiler pour tourmenter les humains, se nourrir à leurs dépens et les désagréger ? À leur avis il s’agit d’éléments chimiques qui perturbent le bon fonctionnement du psychisme. C’est vrai, ce sont des éléments chimiques, mais ce que la science ne sait pas, c’est que ces éléments chimiques sont la conséquence de la présence d’esprits malfaisants attirés par l’homme lui-même. Ces entités pullulent dans le monde astral, et si les humains par leurs faiblesses, leurs transgressions, leur ouvrent la porte, elles entrent en eux et produisent des troubles.

 Ces faits sont très bien expliqués dans tous les Livres sacrés et les clairvoyants les ont constatés. Mais comme la majorité des humains n’ont développé aucune de ces facultés spirituelles qui permettent de connaître le monde invisible, ils se sont formé une philosophie basée uniquement sur les observations des cinq sens et les conclusions de cette philosophie sont obligatoirement erronées.

 Puisque les virus, les bacilles, qui sont des créatures vivantes, sont invisibles, excepté au microscope, pourquoi ne pas admettre l’existence d’autres créatures que les microscopes ne sont pas encore assez perfectionnés pour détecter ? En tout cas, les ravages qu’ils produisent sont aussi visibles que les ravages produits par les virus, ça on ne peut pas le nier. La science arrivera un jour sans doute à mettre au point des appareils qui permettront de détecter la présence de ces indésirables. Mais, en attendant, il est préférable d’admettre leur existence et surtout d’apprendre à se protéger d’eux en menant une vie intelligente et sensée.

 D’ailleurs, si les savants avaient un peu plus de considération pour la littérature, au lieu d’y voir seulement des créations de l’imagination, ils auraient été amenés à se poser des questions sur des cas psychologiques où il est évident qu’il s’agit de personnes poursuivies par des indésirables. La nouvelle de Maupassant, « Le Horla », par exemple, raconte une histoire qui ressemble beaucoup d’ailleurs à celle de Maupassant lui-même qui a fini sa vie dans un asile d’aliénés, se sentant la proie de toutes sortes d’entités malfaisantes.

 Dans cette nouvelle, Maupassant décrit comment une entité, qu’il appelle le Horla, vient pendant son sommeil se placer sur sa poitrine et lui serrer la gorge pour l’étrangler, puis appuyer sa bouche sur la sienne pour sucer sa vie comme une sangsue. Un matin, en se réveillant, il constate que l’eau dont il avait rempli une carafe avant de se coucher a été entièrement bue. Il pense qu’il est peut-être somnambule et que c’est donc lui qui s’est levé pour la boire. Mais il veut vérifier, et il fait cette expérience : il enveloppe deux carafes, l’une d’eau et l’autre de lait, dans des linges, il ficelle même les bouchons, puis se couche. Quand il se réveille, quelques heures après, les linges sont toujours autour des bouteilles, les bouchons toujours ficelés, mais l’eau et le lait ont été bus !

 Peu à peu il s’aperçoit que même sa volonté ne lui appartient plus : il veut se lever de son fauteuil et le Horla l’en empêche ; il veut prendre le train pour Paris, mais au lieu de donner à son cocher l’ordre de le conduire à la gare, il entend sa propre voix crier de retourner à la maison. Enfin, une nuit, il n’aperçoit plus son reflet dans la glace, parce que l’indésirable, dont la présence est pourtant extrêmement ténue, s’est interposé entre son reflet et lui. À ce moment-là, il cherche un moyen de le tuer et finit par mettre le feu à sa maison. Ce qui n’est évidemment pas un moyen efficace, parce qu’on ne se débarrasse pas de ces entités par des moyens physiques.

 Maupassant n’est pas le seul à avoir raconté ce genre d’expériences, car il ne faut pas se leurrer, l’espace est peuplé de milliards d’entités malfaisantes qui ont juré la perte de l’humanité. Bien sûr, il est aussi peuplé de milliards d’entités lumineuses qui sont là pour l’aider et la protéger. Oui, mais leur aide et leur protection ne seront jamais absolument efficaces si l’homme lui-même ne fait rien pour marcher sur le bon chemin. Et aucun Maître non plus, aucune entité n’est capable de vous protéger si vous vous obstinez à mener une vie déraisonnable. Ils vous instruisent, ils vous éclairent, ils essaient même de vous influencer par leurs pensées et leurs sentiments, mais si vous détruisez tout leur bon travail par votre insouciance et votre stupidité, que peuvent-ils faire ?

 Les meilleures protections contre les indésirables sont la pureté et la lumière intérieure. À ce moment-là les indésirables n’ont plus rien à quoi s’accrocher, puisqu’il n’y a plus en vous de nourriture pour eux et qu’ils ne supportent pas la lumière, et ils vous quittent. C’est pourquoi, depuis des années, combien de méthodes je vous ai données pour vous purifier et vous entourer de lumière, de couleurs, afin de former une barrière infranchissable pour les entités malfaisantes !

 Par ses vibrations intenses, la lumière éloigne et désagrège ces entités. C’est pourquoi il faut vraiment travailler avec la lumière, et par la méditation, la prière, faire entrer la lumière dans sa maison pour qu’elle soit protégée. Car lorsque je dis la lumière, en réalité il s’agit d’entités bénéfiques ; une fois que ces entités s’installent chez vous, elles empêchent les autres de pénétrer. Et c’est aussi vrai pour vous-même : entourez-vous de lumière.

 Cela ne veut pas dire que lorsque vous aurez une aura puissante, une forteresse de lumière, vous ne serez jamais dérangé ou assailli. Malheureusement, tant qu’on est sur la terre, on n’est jamais vraiment à l’abri des assauts et des batailles. Mais quand même, si on est bien barricadé avec la lumière, c’est différent. Même les Initiés sont obligés de se protéger. Oui, même les plus forts, les plus puissants parmi eux doivent sans cesse penser à mettre entre eux et les esprits du mal qui viennent les assaillir des barrières de lumière, des cercles de flammes. Et voilà que des gens faibles, ignorants s’imaginent qu’ils n’ont besoin d’aucune protection ! Le moment vient de comprendre l’importance, la gravité de tout ce que je vous explique, sinon vous serez à la merci de tous les courants. Donc, désormais, pensez chaque jour à vous entourer d’un cercle de lumière.

 Certains diront : « Mais pour se protéger, on peut utiliser les talismans. » On croit beaucoup à la puissance des talismans ; moi aussi, j’y crois, et même j’y crois plus que les autres, seulement ma croyance est tout à fait différente. Je crois en la puissance protectrice d’un talisman si vous travaillez psychiquement et physiquement en harmonie avec ce qu’il représente, avec ce qu’il contient comme puissances et vertus, car alors vous le renforcez, vous le nourrissez. Mais si vous comptez sur lui sans rien faire qui soit en accord avec ses propriétés, au bout de quelque temps, il n’agit plus, et il meurt même.

 Un talisman n’est vraiment puissant que si vous le soutenez par votre propre vie. Si ce talisman est imprégné de pureté, pour qu’il continue à être efficace vous devez vivre une vie pure ; s’il est imprégné de lumière, vous devez vous entourer de lumière ; s’il est imprégné de force, vous devez vous exercer pour que la force soit alimentée, etc. Et il en est de même pour l’aura. Si vous vous contentez de vous entourer de lumière par la pensée, sans vivre vous-même une vie lumineuse, vos concentrations ne seront pas tellement efficaces, parce que ce que vous faites d’un côté, vous le démolissez de l’autre. Comme dans ces contes où des esprits malins détruisent pendant la nuit le travail que le jeune prince ou le beau chevalier avait accompli pendant le jour. N’oubliez jamais que, dans tous les cas, le seul moyen de travailler efficacement est d’améliorer votre façon de vivre.

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samedi 6 septembre 2014

La pollution n’est pas que physique



Comment ne pas se rendre compte que la pollution n’existe pas seulement dans le plan physique ? Il y a des gens qui, sans même vous toucher, par leurs seules émanations peuvent vous empoisonner. S’il y avait des laboratoires avec des appareils assez perfectionnés, on arriverait à vérifier le pouvoir des émanations fluidiques. On constaterait ainsi combien les émanations d’un être spirituel sont bénéfiques pour toutes les créatures, même pour les pierres, pour les plantes, pour les animaux. Une telle présence, désintéressée, pleine d’amour, agit aussi favorablement sur l’entourage que la présence d’un criminel peut agir négativement. Même les esprits qui ont quitté la terre viennent auprès de cet être lumineux pour se nourrir de ses émanations. Si l’atmosphère de la terre n’est pas encore devenue tout à fait irrespirable, c’est grâce à des êtres pareils qui ne pensent qu’à répandre autour d’eux la paix et la lumière.

Mais comment apprendre aux humains à maîtriser leurs pensées, leurs désirs, pour ne plus polluer la nature et les régions éthériques ? Ils ne sont même pas suffisamment vigilants pour éviter la pollution du plan physique, alors à plus forte raison celle du plan psychique qu’ils ne voient pas ; et ils continuent à laisser échapper de mauvaises pensées, de mauvais sentiments qui vont pénétrer chez toutes les personnes qu’ils fréquentent. Peut-être ces personnes n’ont-elles pas une conscience assez éveillée pour se rendre compte de la nature nocive des éléments qui pénètrent en elles, les empoisonnent et les détruisent ; mais même si elles ne s’en rendent pas compte, ces éléments agissent déjà, et ceux qui le sont envoyés seront un jour punis. Oui, car tout s’inscrit : combien d’endroits ils ont pollués, combien d’êtres ils ont salis… tout cela est noté.

La nature est un organisme vivant dont nous faisons partie. Chaque être humain est une cellule située quelque part dans l’immense organisme cosmique qui le soutient, le nourrit, le vivifie. S’il se conduit comme un être malfaisant, il devient une sorte de tumeur dans cet organisme. Et comme la nature ne peut pas supporter un individu qui est là, sans arrêt, à créer des foyers d’infection, eh bien, je vous l’ai dit, elle prend une purge et il est expulsé ; il tombe malade ou il meurt. Il faut donc penser à vivre en harmonie avec ce grand corps universel dans lequel nous sommes "logés et nourris", en nous efforçant de projeter moins de saletés, de produire moins de dégâts, et de travailler au contraire à remplir l’espace de pensées pures, lumineuses, bienfaisantes : comme les choses ne restent jamais à la même place mais se propagent en ondes purificatrices seront une bénédiction pour l’humanité.

Mais où sont les êtres éclairés qui veulent bien faire ce travail ? Il n’y en a pas beaucoup : chacun est occupé de ses propres intérêts et tâche de réussir à tout prix à coups de poings, de griffes, de dents et de sabots. Partout on emploie ces armes-là pour se frayer le chemin. Mais combien cette attitude est coûteuse pour l’humanité !...

Il faut que de plus en plus sur toute la terre se forment des foyers spirituels où les humains, instruits dans la Science initiatique, apprendront à purifier l’atmosphère, l’atmosphère intérieure d’abord, puis l’atmosphère extérieure. Et c’est ce que nous faisons ici dans la Fraternité blanche Universelle : nous créons des foyers de lumière, parce que la lumière réjouit et attire les habitants des régions supérieures. Par nos chants, nos méditations, nos prières, nous envoyons à travers l’espace des rayons que les entités célestes aperçoivent de très loin. Lorsqu’au travers des ténèbres spirituelles qui environnent la terre, elles découvrent ces points lumineux, elles sont attirées par leur clarté et viennent les contempler en déversant sur nous leurs bénédictions. C’est ainsi que, peu à peu, elles nous reconnaissent et que nous devenons des citoyens du monde d’en haut.


Partout dans le monde, des foyers de lumière sont nécessaires parce qu’ils font le lien entre le Ciel et la terre. Ce sont des canaux vivants par lesquels descendent les bénédictions divines. Sans ce lien, la terre deviendra la proie de toutes les forces obscures et destructrices. Si vous voulez véritablement aider votre famille, votre pays, le monde entier, vous devez tout faire pour créer des centres de lumière par lesquels la terre entre en contact avec le Ciel ; former de tels centres est la tâche la plus glorieuse que vous puissiez entreprendre : faire que toutes les âmes humaines profitent de vos efforts, que grâce à votre travail elles reçoivent la nourriture spirituelle et la joie.

vendredi 5 septembre 2014

Se préparer à faire front contre toute attaque



 Vous aussi, vous devez vous exercer. Il n’y a que ça, l’exercice. Quand la guerre éclate et qu’il faut se battre contre les forces des ténèbres, est-ce que vous êtes préparés ?

Tout d’abord, tâchez de vaincre les petits ennemis intérieurs, terrassez-les, ne vous laissez pas toujours faire en disant : « Nous sommes chrétiens, il ne faut pas se battre. » Mon Dieu, quels drôles de chrétiens ! Mais les vrais chrétiens, ce sont des chevaliers, des combattants, c’est l’armée du Christ, ils doivent être bien armés.

D’ailleurs, c’est aussi Jésus qui a dit : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. » Jésus était donc pour la violence, oui, mais quelle violence, c’est cela qu’il faut comprendre. Il a déclaré la guerre aux ténèbres, à tout ce qui est obscur et mauvais, par la force formidable de la lumière, de l’amour, de la sagesse. Et le soleil, que fait-il ? Il n’y a pas un être aussi violent que le soleil. Sans demander votre opinion, il chauffe et vous êtes obligé d’enlever vos vêtements ; par sa lumière, par sa chaleur il oblige aussi les semences à pousser sur toute la terre. Le soleil est l’être le plus violent, malgré vous il éclaire et chasse les ténèbres, il chauffe ; et la mort n’a pas de place devant le soleil car il vivifie tout. C’est formidable la violence du soleil ! Oui, c’est pourquoi il y aurait aussi beaucoup de choses à dire sur la non-violence telle que l’a enseignée Gandhi. Bien sûr, cela a été magnifique à une certaine époque, dans certaines conditions historiques, pour que l’Inde puisse se libérer des Anglais. Mais, d’une façon générale, la non-violence est dangereuse pour un pays. S’il est seul à la pratiquer, il risque d’être englouti par les autres.

 La non-violence n’est une solution idéale qu’à la condition que l’humanité tout entière se décide à embrasser cette philosophie, sinon il y aura toujours quelques voisins égoïstes et cruels pour se dépêcher d’anéantir les pauvres malheureux qui ne veulent pas se défendre. La non-violence est une philosophie qui est bonne pour celui qui veut dompter sa nature inférieure, se sacrifier et évoluer ainsi plus rapidement, mais elle ne peut pas résoudre le problème de la guerre dans le monde. Un peuple qui décide de ne pas se défendre sera rapidement anéanti, économiquement et physiquement.

 Il faut donc maintenant que cette philosophie de la non violence devienne collective, mondiale, universelle, qu’elle se répande dans l’humanité tout entière, qu’elle ne reste pas seulement dans la tête de quelques idéalistes. Oui, car tant qu’elle ne sera pas collective, elle ne changera rien. Combien de gens qui ont voulu donner un exemple de noblesse ont été tués !… et l’humanité n’a pas changé pour autant. Il faut donc que ces idées se propagent dans tous les pays. Une attitude peut être bonne quand elle est collective, et dangereuse quand elle reste individuelle… Bien qu’en réalité, même quand ce n’est qu’une attitude individuelle, elle est tout de même positive, car les saints, les martyrs, tous ceux qui se sont sacrifiés, reviennent sur la terre avec des qualités, des dons formidables grâce auxquels ils influencent les autres dans la voie du bien.

Cependant cette question de la non-violence doit être traitée à l’échelon mondial, sinon elle ne sera jamais vraiment résolue.


SI QUELQU’UN TE FRAPPE SUR LA JOUE DROITE, RIPOSTE



 Il est dit dans les Évangiles : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » Que les chrétiens me pardonnent, mais ce que je dirai dépasse tout ce qu’ils peuvent imaginer, et l’avenir prouvera que mon interprétation est véridique, car certains préceptes qui étaient bons dans le passé, ne peuvent plus être bons et efficaces pour le présent ni pour l’avenir.

 Les paroles de Jésus ne signifient pas qu’on doive toujours rester passif sous les insultes et les mauvais traitements, toujours accepter, se soumettre, supporter, et à la fin disparaître… Il se peut qu’on les ait comprises de cette façon, mais moi je vous prouverai que ce n’était pas ce qu’il voulait dire. Être passif, soumis, se laisser massacrer, bien sûr, quand vous n’avez pas la lumière, c’est tout ce qui vous reste à faire. Mais cette morale des gens faibles et ignorants ne doit pas durer éternellement. Il n’est nulle part écrit que les spiritualistes, les sages, les Initiés, les Fils de Dieu, doivent rester éternellement soumis, esclaves, battus, massacrés, pour laisser toujours triompher les imbéciles, les malhonnêtes et les méchants. Pour le moment, c’est comme ça, parce que les humains ont perdu leur étincelle divine, ils ont perdu la force solaire, le feu, la chaleur, la lumière, la vie, et puisqu’ils les ont perdus, ils sont obligatoirement battus et maltraités.

 Il a été dit : « Vous êtes le sel de la terre, et si le sel perd sa saveur, il n’est bon qu’à être foulé aux pieds. » Eh oui, si vous perdez votre saveur, vous serez foulés aux pieds par les humains jusqu’à ce que vous la récupériez de nouveau. Il n’a pas été décrété qu’on doive toujours être foulé aux pieds, mais quand on s’est éloigné de Dieu on perd ses pouvoirs et, bien sûr, on est ensuite à la merci de tous les gens violents et
malhonnêtes.

 À l’époque où Jésus parlait, les humains devaient développer des vertus et des qualités sur lesquelles on n’avait pas insisté jusque-là : l’indulgence, la clémence, la miséricorde… Car jusque-là, seule avait régné la loi de justice : œil pour œil, dent pour dent. Donc, la nouvelle morale qu’apportait le Christ devait encourager les humains à développer les qualités du cœur. Au lieu de répondre toujours avec des moyens grossiers : la pierre, le couteau, l’épée, ils devaient répondre avec des moyens plus nobles, plus élevés : l’humilité, l’amour, la patience, la grandeur d’âme. Voilà le sens des paroles du Christ. Oui, mais ce qu’il a dit pour cette époque ne doit pas être considéré comme valable pour l’éternité. Il vient de nouveau pour dire : « Maintenant, comprenez-moi bien, il y a une conduite meilleure encore.

Lorsque vous subissez une injustice, vous devez riposter avec une telle intelligence, une telle force de caractère, un tel savoir, une telle lumière, une telle chaleur que votre ennemi sera complètement bouleversé, aveuglé, foudroyé, c’est-à-dire transformé ! Pas anéanti, pas tué, non, régénéré ! Au lieu de le tuer, vous le vivifiez, c’est-à-dire vous l’amenez vers Dieu. Si vous êtes capable de faire cela, vous êtes un véritable héros, un véritable fils de Dieu. » Pourquoi se laisser toujours massacrer et faire triompher ses ennemis ? Il ne faut pas tuer les gens, il ne faut pas leur faire de mal, mais il ne faut pas non plus accepter la situation d’éternel vaincu. Il faut savoir se défendre en devenant comme le soleil : projeter une telle lumière que, même lorsque des gens veulent vous attaquer avec leur méchanceté et leur cruauté, ils soient éblouis, aveuglés. Oui, vous les aveuglez, et ensuite vous leur ouvrez les yeux comme le Christ l’a fait avec Saül sur le chemin de Damas quand il allait massacrer les chrétiens : une projection de lumière, et ça y est, aveuglé ! Et Saül est devenu Paul. 

Supposons que vous arriviez à paralyser les gens pour quelques minutes, comme ça… et ensuite vous les rétablissez, est-ce qu’ils continueront encore à vous combattre ?… La nouvelle morale, ce n’est plus de rester faible, à la merci de gens violents et cruels, mais de devenir comme le soleil pour qu’ils ne puissent plus ni vous salir ni vous atteindre, et quand ils s’approchent, vous les faites fondre comme de la cire par la bonté et la lumière.

 Si les humains n’ont pas encore cette possibilité lumineuse, c’est qu’ils n’y ont jamais pensé. Ils ont embrassé la faiblesse, ils se sont réfugiés dans des philosophies stupides sous prétexte que Jésus a demandé de tendre l’autre joue. Eh bien, vous pouvez tendre toutes les joues que vous voulez, cela ne servira à rien, vous ne changerez pas vos ennemis, ils continueront à vous donner des gifles, et à la fin ils vous assassineront. Maintenant il faut comprendre différemment.

L’autre joue, c’est l’autre côté, l’autre côté de vous-même, le côté de l’esprit, de la puissance, de la lumière. Jésus a montré l’autre côté à ses ennemis, il leur a dit : « Vous êtes capables d’emprisonner le corps physique, vous êtes capables de le crucifier, mais je vous montrerai l’autre côté, sublime, indestructible, et je reconstruirai mon temple en trois jours. Voilà, vous pouvez frapper ! » Il a montré l’autre côté, et toute la terre a été bouleversée.

 Les chrétiens, les spiritualistes ont encore beaucoup à apprendre et à comprendre, et au lieu de se laisser toujours vaincre par les forces des ténèbres, par des philosophies matérialistes, ils doivent s’unir pour triompher. Ils disent toujours « Amen, amen », ils acceptent… Non, il faut qu’ils s’unissent, car ils ont toutes les possibilités de transformer le monde, de rétablir le Royaume de Dieu sur la terre. Ce n’est plus le moment de dire que Jésus nous a enseigné à tendre l’autre joue, à devenir des martyrs. Dans le passé, oui, on ne pouvait pas faire autrement, parce qu’on n’était pas encore développé pour riposter de façon sublime et divine, mais plus maintenant.

 Maintenant, il faut trouver les possibilités de montrer la puissance de l’esprit à travers son savoir, à travers son amour, à travers ses gestes, son comportement. Et c’est cela la véritable force. Pourquoi rester faible, maladif, poltron ? Pour se montrer chrétien ? Eh bien, si c’est cela l’idéal de la chrétienté, moi, je suis le premier à dire que jamais le mal ne sera extirpé de la terre avec ces faibles et ces ignorants-là ! Il faut être fort, puissant, dynamique, actif, impétueux… violent même, mais évidemment pas dans le plan physique. Le christianisme mal compris n’apporte rien. Le véritable christianisme, c’est d’être armé, mais armé avec d’autres armes, bien sûr, et quand on vous attaque, de montrer cet autre côté dont parle Jésus. Cet autre côté, c’est un côté armé, ce n’est pas un côté chétif et impuissant. Mais on n’a jamais expliqué ce qu’est cet « autre côté ».

 Ce qui n’a pas été bien compris dans le passé sera maintenant compris, éclairé ; et on ajoutera même beaucoup d’autres vérités nouvelles, parce que rien n’est stagnant, tout bouge, tout évolue. Et d’ailleurs Jésus l’a montré : il a donné une nouvelle morale, une morale qui allait plus loin que celle de Moïse. À plusieurs reprises dans les Évangiles, il répète : « Il a été dit… mais moi je vous dis… » Par exemple : « Il a été dit : tu ne tueras point, et celui qui a tué sera passible de jugement. Mais moi je vous dis : quiconque se met en colère contre son frère, sera passible de jugement. » Et aussi : « Il a été dit : tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis : quiconque jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »… « Il a été dit : tu ne parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments. Mais moi je vous dis de ne point jurer du tout. »… « Il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent afin que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux. »

 Donc, vous voyez, la morale qu’a apportée Jésus n’était plus la morale donnée par Moïse. Et maintenant, pourquoi ne pas donner une nouvelle morale, encore meilleure ? Les chrétiens seront choqués parce qu’ils ne veulent pas qu’il y ait autre chose après Jésus. D’après eux, on ne peut plus rien ajouter. Et supposons que le Christ lui-même vienne ajouter encore d’autres notions, parce que tout évolue…

Est-ce que les chrétiens peuvent l’empêcher ? Les retardataires, ceux qui se sont cristallisés, seront dépassés. Nous sommes pour l’évolution, pour quelque chose d’encore plus grand, pour la nouvelle vie, pour la nouvelle religion qui sera propagée dans le monde, la vraie religion du Christ qui n’a pas encore pu être réalisée.

 Tant que les hommes étaient des primitifs, que pouvait-on leur faire comprendre ? Il fallait, tout d’abord, leur apprendre au moins la justice. Et Moïse a été envoyé pour leur apprendre la justice. Ensuite, le Ciel a envoyé Jésus pour apporter l’amour, le pardon. Oui, mais on ne doit pas non plus s’arrêter là, il y a encore un degré supérieur, car pardonner seulement ne résout pas le problème. Et si, par exemple, quelqu’un vient pour vous battre, est-ce défendu d’être plus fort que lui, de le prendre par une jambe, de le soulever et de lui dire : « Alors, tu veux que je te projette par terre ? » Mais vous ne le projetez pas, vous le replacez doucement sur ses pieds. Est-ce que ce n’est pas mieux ?

 Qu’est-ce que c’est ce christianisme où il faut tout le temps être battu et massacré ? Non, on doit être plus fort que son ennemi. Par un geste, par un regard, par une vibration divine, vous lui faites sentir votre supériorité. Alors il se sent petit, tellement petit, qu’il vous dit : « Je t’en prie, laisse-moi la vie. – Ah bon, mon vieux, tu as compris ? » Vous le laissez et il prend ses jambes à son cou. Est-ce que ce n’est pas mieux ? Eh si, c’est beaucoup mieux, mais on n’a encore jamais eu l’ambition de le souhaiter. Moi, c’est justement cette ambition que je veux vous donner. Quand vous la réaliserez, c’est une autre question. Mais au moins ayez ce désir, car vous ne ferez rien dans le monde en étant toujours passif, conciliant, faible, vulnérable, effacé.

 Dans l’avenir, il n’y aura plus de martyrs. Les martyrs ont donné ce qu’il fallait, ils ont accompli leur mission. D’ailleurs, s’ils ont subi le martyre, c’était surtout pour liquider plus rapidement leurs dettes, leurs transgressions du passé. Mais une fois libres, est-ce qu’ils doivent toujours être des martyrs ? Non. Et dans l’avenir certains êtres seront tellement forts qu’ils neutraliseront à distance les personnes mal intentionnées qui s’approcheront d’eux pour leur nuire. Vous direz : « Mais vous allez très loin, vous allez très loin… » Oui, bien sûr, le temps vient d’amener les gens très loin, parce que pour le moment ils sont sur un chemin sans issue.

 Si vous trouvez que ce que je vous dis vous dépasse, eh bien, restez là où vous êtes, ce sera pour d’autres qui sont plus héroïques et qui souhaitent être forts, puissants, éclairés, et ne pas se laisser comme ça embarquer par les ténèbres. Ces gens là, quand ils sont assaillis, ils luttent, ils ne se laissent pas complètement engloutir en pensant qu’ils doivent tout supporter parce que c’est « la volonté de Dieu ». Car à ce moment-là, ce sont les ténèbres qui se réjouissent ; elles disent : « Oh, ces chrétiens, qu’ils sont appétissants et tendres à déguster ! Avec eux il y a vraiment de quoi se régaler ! » Et voilà comment les chrétiens se préparent à nourrir les esprits ténébreux ! On dirait qu’ils ne pensent qu’à ça. Bon, bon, qu’ils les nourrissent, je n’ai rien contre s’ils y tiennent ! Mais un vrai chrétien, quand les ténèbres s’approchent, projette la lumière, il se défend. Et cette lumière chasse les ténèbres. Voilà un vrai chrétien !

 Certains diront : « Mais il ne faut pas lutter, il est écrit qu’on ne doit pas lutter contre le mal. » Bien sûr, vous ne devez pas lutter contre le mal dans le domaine qui est le sien, parce que là, il est très puissant et vous serez vaincus. Mais allez plus haut, au-dessus de lui, et de là jetez-lui du feu, des projectiles… vous verrez qu’il s’enfuira.

L’homme possède en lui-même une forteresse avec des canons, avec des mitrailleuses qui crachent du feu, et c’est le domaine de la lumière. Donc, qui vous empêche à ce moment-là de braquer tous ces engins sur vos ennemis et de projeter la lumière ? Vous ne les tuez pas, vous ne leur faites pas de mal, vous les transformez, en chassant les éléments nocifs de leur tête et de leur cœur. Vous en avez le droit, quand même… Eh bien, non, on se dit qu’il faut se montrer chrétien, c’est-à-dire qu’il faut se laisser martyriser, parce qu’il paraît qu’on ne doit pas répondre aux offenses.

Mais il est dit seulement de ne pas répondre de la même façon. C’est cela « tendre l’autre joue ».  Pourquoi faudrait-il tuer un ennemi qui vient vous tuer ? Paralysez-le, aveuglez-le, endormez-le, enlevez-lui la possibilité de nuire. Il y a de petites pièces comme ça, des comédies où l’on voit une personne pleine de mauvaises intentions qui se prépare à nuire à toute une famille ; mais voilà un ami de la famille qui arrive et qui l’embobine tellement par des paroles, de petites questions, que l’autre est complètement ligoté, paralysé. Eh oui, parce que l’ami était plus intelligent.

Donc, il faut se défendre de celui qui vous attaque ; pas par les mêmes moyens que lui, bien sûr, par d’autres moyens qui sont formidables mais auxquels on n’a jamais recours, parce qu’on ne croit pas à leur efficacité, on ne soupçonne même pas leur existence.

 Maintenant, je vous raconterai une histoire. Il était une fois un jeune garçon très intelligent, très sensé, mais pas tellement fort physiquement. Il était instituteur. Un jour où il se trouvait comme ça, sur la place du village, avec d’autres jeunes gens, il y avait là un gaillard, très costaud, mais un peu bébête qui n’était pas d’accord avec ce qu’il disait, et ils se mirent à discuter… À la fin, quand le gaillard vit que l’instituteur le dépassait par l’intelligence de ses arguments, il s’est emporté, il lui a donné deux gifles, et l’instituteur s’est effondré. Bien sûr, tous les autres garçons riaient, applaudissaient le vainqueur parce que c’était un costaud, et la force, c’est quelque chose, quand même !

 Le pauvre instituteur retourne chez lui, mais alors triste, malheureux, parce que tous les autres là-bas riaient, se moquaient. Et voilà qu’en rentrant, que voit-il ? La vache avait mis bas ! Un petit veau très mignon… Il se penche pour le caresser, puis il le soulève dans ses bras et il en oublie son chagrin. Le lendemain et tous les jours suivants, il allait caresser le petit veau et le soulever…

 Cela a duré longtemps comme ça, plusieurs mois ; le veau était déjà en train de devenir un bœuf et l’instituteur allait toujours le soulever. Un jour, quand il s’est aperçu combien sa musculature s’était améliorée, il est allé se promener, là-bas, sur la place du village. Le gaillard était toujours en train de plastronner devant ses copains. L’instituteur s’approche et dit : « Est-ce que tu me reconnais ? – Oh ! Oh ! si je te reconnais, c’est toi qui as reçu la raclée ! » Mais l’instituteur se penche, le prend par le mollet et le soulève de terre en disant : « Fais ta prière, je vais te jeter par terre, il ne restera pas une trace de toi.

– Ah ! ah ! pardonne-moi, laisse-moi la vie, je regrette de t’avoir giflé !… – Bon, bon, si c’est comme ça, ça va », et il le redescend gentiment. L’autre prit ses jambes à son cou, pendant que tous les garçons applaudissaient et se réjouissaient, et l’instituteur retourna chez lui content, fier, vainqueur. Alors, vous voyez, il ne faut jamais se laisser vaincre, piétiner, écraser, parce que ça n’améliore pas les gens, ils continuent à abuser de leurs forces et ils ne deviennent pas meilleurs. Quand vous êtes tellement doux et gentil, les gens se disent : « C’est bien, il est faible, on va en profiter. »  Le Seigneur demande de ses serviteurs la force, l’intelligence, la lumière, la puissance… Donc, si vous voulez vaincre les difficultés, les obstacles, les ennemis, vous devez vous exercer : trouvez un petit veau, quelque part dans votre tête, que vous irez soulever chaque jour, et ainsi vous deviendrez si fort, lumineux, puissant que vous pourrez ensuite soulever vos ennemis en leur disant : « Fais ta prière, sinon il ne restera pas une miette de toi ! » Vous ne les tuerez pas, vous ne les blesserez pas, on ne pourra donc rien vous reprocher.

Voilà la vraie morale : vous ne tuez pas les gens, vous les aidez, et ils deviennent sages, raisonnables, attentifs. Vous leur donnez une leçon magistrale. Il ne faut pas se cacher derrière la faiblesse ; la faiblesse ne vous sauvera jamais, ni la bêtise, ni la paresse. Vous devez méditer, chercher, vous exercer, et quand vous serez tellement lumineux, chaleureux, comme le soleil… alors, qui pourra venir toucher le soleil sans se brûler ? Tout le monde se tiendra à distance, on n’osera plus s’approcher, parce que vous êtes brûlant, vous êtes du feu et des flammes, symboliquement parlant. Devant la puissance spirituelle, on est toujours obligé de capituler.

 Vous direz : « Oui, mais quand un ennemi voit que l’on tend l’autre joue, il est confus, il demande pardon… » Figurez vous, il ne se repent pas du tout, il continue de plus belle. Il faut suivre simplement l’exemple de cet instituteur, qui allait chaque jour soulever le petit veau. C’est un exemple idéal, unique. Vous vous exercez jour et nuit, des années, et ensuite vous allez trouver vos ennemis, et vous leur dites : « Alors, est ce que vous me reconnaissez ? Vous allez voir. » Et devant votre force, votre lumière, ils comprennent que pendant qu’ils s’endormaient sur leurs lauriers, vous étiez en train de devenir formidable…

 Il y a deux façons de se manifester (il y en a même trois, quatre, cinq ou dix, ce n’est pas la peine de les énumérer), mais pour simplifier, disons deux côtés : la bonté et la puissance, et il faut savoir les utiliser. Quand vous vous sentez triste, découragé, angoissé, ce sont souvent des esprits indésirables qui vous harcèlent, comme des mouches, des guêpes, des moustiques, des serpents… Alors, est-ce que c’est la bonté que vous devez manifester en les laissant vous envahir et se régaler ? Eh non, c’est le moment de montrer votre puissance, votre force, votre lumière, par des paroles, des gestes, et ça y est, vous leur avez donné une bonne leçon. On peut le faire chaque jour. Pourquoi rester comme ça à souffrir et à pleurer ? Manifestez l’autre côté, la force, la volonté, c’est à-dire chassez-les, ne traînez pas comme ça des pensées et des sentiments qui vous angoissent, qui vous tuent.


 Est-ce clair maintenant ? Cela contredit un peu vos idées traditionnelles, n’est-ce pas ? Mais ça ne fait rien, du moment que c’est utile et efficace… Il faut prendre tout ce qui est le meilleur au lieu de traîner éternellement des points de vue et des attitudes inefficaces. Pour le moment vous serez choqués, bien sûr, mais plus tard vous serez obligés d’accepter cette nouvelle conception, de vouloir devenir plus forts, encore plus forts, toujours plus forts ; sans tuer, sans détruire, sans massacrer, mais forts, formidablement forts : par la lumière !

mercredi 3 septembre 2014

UNE GRAINE N’EST RIEN D’AUTRE QU’UN ETRE VIVANT



Une graine n’est rien d’autre qu’un être vivant qui ne cesse de faire appel aux forces et aux matériaux du cosmos pour pouvoir accomplir sa tâche. Et sa tâche, c’est de ressembler à l’arbre qui l’a produite. Le Créateur a mis dans la graine cette vocation de ressembler à son père, l’arbre ; c’est pourquoi, une fois plantée, à moins qu’elle ne soit défectueuse, tout son travail ira dans le sens de cette vocation, prenant parmi les éléments qui l’entourent ceux qui lui conviennent, délaissant les autres, et c’est ainsi qu’elle arrivera à exprimer toutes les tendances indiquées dans le schéma qu’elle porte en elle. Eh bien, il en est de même pour l’homme. Puisque Dieu a créé l’homme à son image, c’est qu’il a la possibilité, en se développant correctement, de devenir comme son Père céleste.

 Qu’y a-t-il dans une graine ? Si vous la coupez pour l’observer au microscope, vous n’y découvrirez pas l’image de l’arbre. Pourtant, quand vous l’aurez mise en terre, cette petite graine insignifiante va donner peu à peu une plante magnifique avec des racines, une tige, des feuilles, des fleurs et des fruits. Évidemment, si vous ouvrez la graine pour l’étudier, vous ne trouverez jamais le dessin des branches ou des feuilles, parce que cette empreinte est de nature éthérique. C’est seulement si vous avez la possibilité de voir dans le monde éthérique que vous apercevrez toute la structure de l’arbre tel qu’il doit se développer d’après telle ou telle ligne de force.

 La croissance est donc un travail qui s’opère d’après un certain schéma, des lignes de force déterminées, pour que la plante acquière exactement les mêmes caractéristiques que celle qui l’a produite : forme, dimension, couleur, goût, parfum, propriétés. Tout le monde trouve cela normal, naturel, il n’y a pas de quoi réfléchir ni se poser de questions, et pourtant, n’est-ce pas extraordinaire ?… Mais le plus extraordinaire, c’est que ce processus de croissance de la graine peut nous révéler le mystère de l’homme. L’homme aussi possède intérieurement un schéma d’après lequel les forces qui sont en lui se déterminent, s’orientent. Ce qu’est ce schéma, et comment le réaliser, voilà maintenant ce dont je veux vous parler.

 Quand on veut construire un bâtiment quel qu’il soit, il faut un projet, un plan. Donc, pour n’importe quelle construction il y a toujours l’auteur du plan, l’architecte, ensuite les ouvriers qui se mettent au travail, et évidemment les matériaux nécessaires à la construction. Il en est de même lorsque l’enfant se forme dans le sein de sa mère : il se forme d’après un schéma, un plan, un programme donné par les Seigneurs des Destinées selon ce qu’il a mérité par la vie menée dans ses précédentes incarnations, et la mère lui construit une maison, c’est-à-dire un corps correspondant à ce plan.

 Donc, quand un être humain descend sur la terre, il vient avec un germe qui renferme les lignes de force de sa destinée – comme chaque graine ou semence que l’on trouve dans la nature – c’est-à-dire une empreinte originelle d’après laquelle, une fois plantée, elle se met à pousser et à grandir. C’est conformément à cette image, à cette empreinte, que va se dérouler toute la croissance de la plante. En réalité, ce n’est pas à partir d’un seul germe que l’être humain se développe, mais de sept. Ces sept germes correspondent à ses différents corps : atmique, bouddhique, causal, mental, astral, éthérique, physique. Ces corps sont les supports de sa vie physique (corps physique), affective (corps astral), intellectuelle (corps mental), spirituelle (corps causal, bouddhique et atmique). Au fur et à mesure de sa descente à travers les différentes régions de l’espace, il reçoit les germes qui permettront à ces corps de se développer en commençant par le plus subtil, le corps atmique, pour terminer par le plus matériel, le corps physique.

 Mais revenons à la graine. Certains voyageurs qui sont allés en Inde racontent qu’ils ont vu des fakirs planter un noyau de mangue par exemple et faire pousser en très peu de temps un arbuste dont ils distribuaient ensuite les fruits à la foule. Ce phénomène s’explique par le fait que le fakir travaille avec une substance qu’on appelle dans l’Inde akasha. Cette substance éthérique propagée dans l’espace peut être utilisée pour accélérer la croissance de la végétation et amener très rapidement des fruits à maturité. Donc, celui qui sait se concentrer sur cette force akashique est capable de faire pousser en très peu de temps un arbre qui mettrait normalement des mois ou même des années pour parfaire sa croissance.

 Mais aucun des penseurs qui se sont penchés sur ce phénomène (et je ne parle pas, bien sûr, de ceux qui n’ont voulu y voir que du charlatanisme) n’est allé jusqu’à découvrir que, de la même façon, l’être humain peut accélérer son perfectionnement. Il est dans la vocation de l’homme de parvenir à la perfection de son Père céleste ; même si cette évolution doit prendre des siècles, des millénaires, l’être humain est construit pour atteindre la perfection divine, c’est inscrit dans sa structure. En réalité, ce qu’on ne sait pas, c’est qu’il peut atteindre cet état de perfection dans une seule incarnation. Oui, c’est possible, mais à condition qu’il soit capable de trouver cette image de Dieu en lui-même et de l’alimenter en se servant de cette matière akashique, de cette électricité cosmique qu’Hermès Trismégiste, dans la Table d’Émeraude, appelle la force Télesma. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il s’agit toujours de cette même force primordiale, « la force forte de toutes les forces » comme l’appelle encore Hermès Trismégiste, cette force qui vient du soleil, dont le soleil est le distributeur et la source inépuisable.

Une des manifestations de cette force, c’est l’amour, l’amour qui fait mouvoir les mondes et dont l’amour sexuel n’est qu’un aspect limité.  Donc, voilà la vraie science que très peu possèdent : comment travailler avec cette force pour atteindre la perfection, cette perfection qui est déjà gravée quelque part en nous comme dans la graine. La graine ne ressemble pas à l’arbre, mais l’image de l’arbre est inscrite en elle ; mettez-la dans de bonnes conditions, elle devient un arbre, parce qu’avant d’être réalisée dans le domaine matériel, physique, cette image de l’arbre est déjà réalisée quelque part dans le domaine subtil.

Donc, la vocation de cette graine que nous sommes, consiste à s’approcher de plus en plus de l’image de notre Père céleste que nous portons en nous, à vibrer à l’unisson avec Lui afin de Lui ressembler. Cette image divine en nous, on peut dire aussi que c’est notre Moi supérieur vers lequel nous devons tendre pour nous fusionner avec lui, comme la petite graine qui était noire, terne et insignifiante devient un arbre gigantesque, riche, puissant.

Regardez un chêne : tout d’abord c’était un petit gland de rien du tout, tout juste bon à être mangé par un pourceau. Et puis des années plus tard on voit un arbre magnifique qui embellit la forêt : son feuillage purifie l’atmosphère, les oiseaux construisent leurs nids dans ses branches, les enfants y accrochent leurs balançoires, les promeneurs viennent s’y reposer, les peintres s’en inspirent pour leurs tableaux, les paysans ramassent du bois pour faire le feu… Quel arbre formidable, un chêne ! Et pourtant tout d’abord il n’était presque rien. Nous non plus, nous ne sommes presque rien, mais si nous savons nous servir de ce moyen fantastique, de cette « force forte de toutes les forces », pour travailler sur l’image divine qui est en nous, nous arriverons à nous réaliser tel que le Seigneur nous a conçu.

 Il est dit que Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Cette image est en nous, c’est Dieu Lui-même qui l’y a déposée, et c’est à nous maintenant de faire des efforts pour arriver jusqu’à la ressemblance. La seule activité digne de ce nom, c’est de travailler à ressembler à notre Père céleste, de faire au moins des efforts pour y parvenir, d’aller toujours plus loin, plus haut, pour voir les choses autrement dans leur immensité et leur splendeur.

 Oui, Dieu a créé l’homme à son image, et cette image se trouve dans le germe du corps atmique. L’image de Dieu en l’homme ne peut pas se trouver dans les plans physique, astral ou mental, sinon on pourrait en conclure que le Seigneur est bien imparfait, bien maladroit et bien faible. C’est en haut, dans notre esprit, là où règnent la beauté, la perfection absolue, que nous sommes à l’image de Dieu. S’il est impossible de voir cette perfection, c’est parce que les autres corps, plus denses, sont comme des carapaces qui empêchent de l’apercevoir. Mais celui qui sait se concentrer sur ce germe sublime qui représente la lumière absolue, l’amour absolu, arrive peu à peu à le faire pousser et s’épanouir.

 Tant qu’il n’y a rien pour le vivifier, ni pensée, ni sentiment, le germe restera improductif, et l’homme continuera à vivre sa vie médiocre sans savoir qu’il existe des moyens de la transformer. Mais au moment où le disciple devient capable de projeter sa pensée et son amour sur ce germe, non seulement il commence à s’épanouir, mais il influence aussi les autres corps qui, peu à peu, dans la mesure de leurs possibilités (parce qu’ils sont tout de même limités), arrivent à se transformer.

Du moment qu’il est arrivé à vivifier cette empreinte en lui, elle influence progressivement les cellules de tout le corps, créant entre elles une extraordinaire harmonie. Il est dit dans la Kabbale que le premier homme qui vivait dans le jardin d’Éden, l’homme cosmique, que l’on appelle Adam Kadmon, avait exactement le visage du Seigneur.

 Mais plus tard quand l’intellect s’est éveillé en lui (et ce processus est symbolisé par le serpent enroulé autour de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal), il a été tenté d’élargir le champ de ses connaissances, et il a quitté le Paradis (c’est-à-dire qu’il est descendu dans les régions de plus en plus denses de la matière où il a connu le froid, l’obscurité, la maladie, la mort), et les esprits de la nature et les animaux qui jusque-là lui obéissaient se sont détournés de lui et se sont mis à le tourmenter.

 Quand l’homme parviendra à retrouver son premier visage, tous les esprits de l’univers lui obéiront à nouveau et tout ce qu’il leur demandera, ils le lui accorderont. Mais jusque-là il continuera à ressembler à ce fils prodigue de la parabole qui, ayant quitté la maison paternelle pour courir le monde, finit misérablement comme gardien de pourceaux. Mais au moins, ce fils prodigue-là a fini par comprendre qu’il devait retourner dans la maison paternelle… Et vous, est-ce que vous finirez aussi par comprendre que vous devez retourner vers la Source pour retrouver la lumière, l’amour et la vie du Père céleste ?

 Retourner vers la Source, c’est ce que nous faisons chaque matin en allant voir le soleil se lever, car le soleil est sur la terre l’expression de la Divinité. Aucun Initié ne vous dira que le soleil est Dieu Lui-même, et moi non plus je ne vous le dis pas, mais sous ses aspects de lumière, de chaleur et de vie, le soleil est le meilleur symbole de la Sainte Trinité.

 Si nous nous approchons de lui consciemment chaque matin, il va alimenter et renforcer cette petite trinité que nous portons aussi en nous : notre intellect qui a besoin de lumière, notre cœur qui a besoin de chaleur, d’amour, et notre volonté qui a besoin de vie, d’énergie. Mais les chrétiens qui n’ont pas voulu voir dans le soleil la manifestation de la Sainte Trinité, parce que cela leur paraissait une conception de païens ou de sauvages, ont préféré la chercher dans des images mortes qui n’expriment rien, ne rayonnent pas et donc ne sont d’aucune utilité.

 En contemplant le soleil, vous permettez à cette force akashique, la force Télesma qu’il propage à travers l’espace, de venir vivifier, dans le noyau sublime que vous portez en vous, cette image qui est l’empreinte parfaite du Seigneur. Au moment où vous arrivez à retrouver cette image en vous, les esprits de la nature, les quatre éléments se mettent à votre service ; si vous avez une demande à leur adresser, ils sont très contents de vous exaucer parce qu’ils voient en vous cette image qu’ils respectent. Mais s’ils ne la voient pas, ils se mettent contre vous et peuvent même vous désagréger. C’est ainsi que des magiciens noirs qui ont voulu commander à des esprits de la nature, sont devenus leurs victimes ; les esprits se sont vengés et les ont déchirés, car ils n’aiment pas obéir à des gens qui n’ont ni amour, ni pureté, ni lumière, ils n’aiment pas que l’on essaie de s’imposer à eux par des conjurations magiques. La seule force qu’ils respectent, c’est la lumière que projette l’Initié lorsqu’il a réussi à faire apparaître en lui la véritable empreinte de Dieu.

 Pourquoi laisse-t-on la chrétienté sans lumière à patauger dans des notions tellement inefficaces, inutiles et même nocives ? La preuve, depuis deux mille ans que Jésus a dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », est-ce que les chrétiens cherchent vraiment la perfection de leur Père céleste ? Ils se montrent toujours chétifs, misérables, jaloux, rancuniers, coléreux, sensuels… C’est ça, la Divinité ?

Les notions, les connaissances qu’on leur a données sont donc insuffisantes pour qu’ils puissent vraiment se transformer. Ils ont besoin de quelque chose de plus. Certains diront : « Mais comment ? Ils ont tout ! Tout est dans les Évangiles ! » Oui, je sais, mais est-ce qu’on a compris les Évangiles ? Plus que n’importe qui je suis persuadé que les Évangiles contiennent des trésors, mais des trésors qu’on n’a pas encore su découvrir et encore moins mettre en application. Oui, il y a tout dans les Évangiles, mais c’est dans la tête des chrétiens qu’il n’y a pas grand-chose.

 La philosophie du Christ amène l’homme vers la réalisation du plus haut idéal : ressembler à ce modèle divin qu’il porte en lui dans le plan atmique. Si Jésus a pu dire : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », c’est parce que dans chaque créature est déposée, comme une graine, cette image de la perfection du Père céleste, et en nourrissant cette graine, en l’arrosant, en la vivifiant, peu à peu vous vous approcherez de sa perfection. Mais seul le haut idéal peut vous aider à arriver jusque-là. La mère qui attend un enfant ne sait pas comment se forme cet enfant, elle n’a conscience de rien, et pourtant l’enfant se forme d’après un schéma invisible contenu dans le germe qu’elle a reçu. Elle-même ne sait rien,
mais dans son subconscient il y a des forces qui savent très bien comment s’y prendre. De la même façon, vous pouvez encourager la croissance de ce germe divin. C’est pourquoi, quand vous priez, quand vous méditez, efforcez-vous de monter jusqu’au sommet de votre être, car c’est de là, du sommet ou du cœur (le mot est différent mais c’est la même démarche intérieure) que couleront des forces et des énergies qui viendront tout changer en vous, jusqu’à la vibration de la moindre cellule, du moindre atome de votre être.


lundi 1 septembre 2014

Notre responsabilité : purifier l’atmosphère psychique



Dans tous les domaines : politique, social, scientifique, économique, religieux, moral, on entend les gens parler de responsabilité. Qu’ils soient membres du gouvernement, du clergé, qu’ils soient chefs d’entreprise ou professeurs, tous trouvent qu’ils sont responsables de ceux qui dépendant de leurs décisions ou de leur enseignement. C’est vrai, mais ils sont loin d’envisager la question avec la même largeur de vue que les initiés. La preuve, c’est que la plupart du temps ils ressentent leur responsabilité comme une charge qui leur enlève leur tranquillité, comme un fardeau qui pèse lourd sur leurs épaules, et au lieu d’être vivifiés, illuminés, ils sont alourdis, écrasés. Tandis qu’au contraire, grâce à ses responsabilités, un initié peut poursuivre son évolution en touchant toutes les régions, car sans arrêt il cherche comment se manifester et agir pour entraîner son entourage. Cela ne veut pas dire qu’il ne sente aucun poids, non, mais il considère ses responsabilités comme un moyen d’avancer spirituellement.

En parlant ainsi je ne pense pas seulement aux responsabilités visibles tangibles, de ceux qui remplissent une fonction dans la société. Je veux parler aussi, d’une responsabilité beaucoup plus large qui incombe aux êtres les plus conscients, les plus évolués, même si, comme les initiés de l’Himalaya, ils vivent retirés et inconnus de tous. Ces êtres-là se sentent chargés d’une responsabilité vis-à-vis de toutes les créatures, simplement parce qu’ils sont eux-mêmes des créatures du Seigneur et que par ce seul fait d’avoir été créés ils ont reçu des facultés, des pouvoirs. Ils savent qu’ils sont responsables de l’usage qu’ils en feront, et ils travaillent donc sans arrêt à aider le monde entier.

Evidemment, ce n’est pas ainsi que la majorité des humains considèrent la question. Du moment qu’ils ne sont pas connus, ils croient n’avoir pas tellement de responsabilité. Ou alors, s’ils remplissent des fonctions importantes dans la société, ils sont préoccupés, actifs pendant toute la durée de leur charge, et ensuite, du moment qu’ils quittent l’arène publique, ils pensent que leurs responsabilités prennent fin et qu’ils peuvent vivre tranquillement, prendre leur retraite, comme on dit. En cessant d’exercer une fonction sociale ou historique, ils s’imaginent que leur rôle est achevé. Eh non, justement c’est là qu’ils se trompent.

Quel que soit son rôle ou sa charge dans la société, chacun est responsable. Nous sommes tous responsables : par le seul fait que nous venons tous d’un même Père, que la création est l’œuvre d’un seul Créateur, nous sommes tous liés. Chaque être humain a des liens invisibles, éthériques, non seulement avec les autres êtres humains, mais avec les animaux, les plantes, les pierres, ainsi qu’avec les anges, les archanges, les divinités… Vous direz : "Mais pourquoi" ? Il n’y a pas à se demander pourquoi, c’est ainsi. En créant le monde, le Seigneur a fait les choses ainsi : il n’existe pas une poussière, une cellule, un électron dans l’univers qui par ses vibrations ne soit pas lié à l’univers entier. En dépit des apparences, la séparation n’existe pas, elle est une illusion, nul n’est séparé. A notre insu nous sommes en communication avec l’univers entier.

Cela vaut donc la peine de réfléchir sur ce sujet pour comprendre que nous avons tous des responsabilités que nous pouvons utiliser comme des occasions magnifiques de nous développer, de devenir plus lucides, plus intelligents et meilleurs. Sinon, on court le risque de devenir comme beaucoup de gens qui profitent de la moindre fonction, de la moindre charge qui leur est donnée pour exercer leur volonté de puissance sur les autres, les humilier, les maltraiter… Alors, vous devez être extrêmement vigilant, en sachant que si vous abusez des pouvoirs que vous donne le poste que vous occupez, vous provoquez des forces qui se retourneront un jour contre vous.

La loi de la responsabilité est fondée sur le fait que, d’un règne à l’autre de l’univers, toutes les créatures sont liées entre elles et s’influencent mutuellement. Bien sûr, même les gens les plus malfaisants ne pourront jamais par leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes mettre sérieusement en péril ces différents royaumes, car ils sont bien stabilisés et protégés. Mais les manifestations bonnes ou mauvaises des humains exercent une influence réelle. Celui qui évolue entraîne tous ceux qui sont liés à lui… et ils sont nombreux, non seulement des personnes de sa famille, mais encore beaucoup d’êtres sur la terre.


Alors, de savoir que par votre vie pure, noble et lumineuse vous entraînez toutes les créatures sur le bon chemin, n’est-ce pas un encouragement magnifique ? Même s’il vous semble que ce que vous faites ne produit aucun effet… si, il y a toujours dans le monde quelque chose qui s’éveille, qui bouge, qui reçoit une impulsion. Et inversement, quand vous vous laissez aller, quand vous reculez, vous entraînez les autres avec vous, vous les influencez, vous créez des conditions qui précipitent leur chute. Je vous donnerai un exemple. Vous avez médité longtemps et profondément en envoyant de la lumière et de l’amour au monde entier, et puis vous sortez marcher dans les rues pour vous détendre un peu. Quand vous rentrez chez vous, vous n’avez pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit… Eh bien, c’est là que vous vous trompez. Si vous étiez clairvoyant, vous verriez tout le bien que votre présence a pu faire à votre insu sur les gens que vous avez croisés. Certains qui avaient des projets malfaisants les ont abandonnés, d’autres qui étaient tourmentés, découragés, ont retrouvé la paix et le goût de vivre. 

Omraam à retrouver sur "La Vie devant Soi" : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Exercice pour aider notre Pays



Vous direz : "Mais comment" ? "Vous allez nous dire comment enfiler des perles sur un fil pour marmonner des prières" ?

Attendez et vous allez comprendre. Si les chapelets ont une si grande importance dans beaucoup de religions, c’est parce qu’ils symbolisent l’enchaînement des forces cosmiques, la succession infinie des éléments et des êtres. Nous faisons tous, nous aussi, partie d’une chaîne, il ne faut jamais oublier cela, car c’est en gardant la conscience que nous apporterons à ce déroulement infini, que nous vivons à l’unisson de l’harmonie cosmique. Donc, ce que vous devez comprendre c’est que, davantage qu’un objet matériel, un chapelet est d’abord une réalité intérieure, car vous en faites partie. 

Alors, voici l’exercice. Concentrez-vous en commençant par prendre conscience de vous-même, de votre Moi profond, car vous êtes la première perle que vous allez enfiler sur ce fil mystérieux des existences. Vous dites : "Ah ! ah, je suis une perle" ? Mais oui, on ne vous reconnaît peut-être pas encore comme une perle, mais ça ne fait rien. La perle est encore petite, mais elle grandira. Car les perles grandissent. Oui, dans mon histoire la perle grandit !

La seconde perle, c’est votre père. "Mon père ? Oh, il n’est pas fameux : il a toutes sortes de défauts"… ça ne fait rien, vous allez le mettre dans le chapelet parce qu’il y est nécessaire. Vous êtes le centre de votre royaume ; lui, il est le centre, la tête de la famille, et même si pour le moment il n’est pas extraordinaire, ou même s’il n’est plus là, en tant que symbole il est très important, car il représente le Père céleste. Il est donc la deuxième perle que vous allez enfiler pour le lier à vous, lui faire du bien et le lier aussi aux autres perles.

Ensuite, vous cherchez celui qui est à la tête de votre ville : c’est la maire. "Mais il n’est pas tellement représentatif, il n’est pas à la hauteur"… ça ne fait rien non plus : du point de vue symbolique, il est à la tête, les gens s’adressent à lui pour exprimer leurs besoins, et quand les délégués du gouvernement viennent en visite, c’est lui qui les reçoit. Donc, symboliquement, il a quand même un rôle central, et c’est la troisième perle que vous passez sur votre fil.

Ensuite, vous cherchez celui qui est à la tête du pays, le chef de l’Etat, et vous enfilez cette quatrième perle.

Après le chef de l’Etat, vous cherchez le Régent de la terre, cette entité cosmique qui préside aux destinées de notre planète. Lui, c’est une grosse perle, car il est beaucoup plus sage, plus noble et plus grand que les précédents. C’est la cinquième perle.

Ensuite, vous appelez celui qui est à la tête du système solaire, l’Esprit du soleil, que vous ajoutez à votre chapelet. C’est la sixième perle. Et vous ne vous arrêtez pas là, vous appelez encore le Maître de l’univers, Dieu lui-même. C’est la dernière perle.

Voilà, vous avez enfilé sept perles : vous êtes à une extrémité du fil et Dieu est à l’autre. Maintenant, vous liez ces deux extrémités, et il s’établit un courant qui part de Dieu, passe à travers le soleil, le Régent de la terre, et ainsi de suite jusqu’à votre père et à vous, puis de vous à Dieu… c’est ainsi que vous réconciliez la vie individuelle et la vie universelle, et vous faites un travail bénéfique sur vous-même et sur le monde entier. Et je vous dirai que c’est une des meilleures façons d’aider votre pays, car vous contribuez à ce que ses responsables, ses gouvernants soient bien inspirés ; en remplissant leurs fonctions ils recevront des forces et des courants lumineux, parce que quelqu’un les aura liés au Ciel. 

Les dirigeants d’un pays sont continuellement exposés aux critiques, à l’hostilité ou aux moqueries des citoyens. Et partout, pour amuser le public, dans les cabarets, les music-halls, à la radio, à la télévision, on présente les hommes politiques de façon ridicule, grotesque. Bien sûr, il y a parfois de quoi critiquer et se moquer, mais en tout cas, ce n’est pas de cette façon qu’on poussera les responsables politiques à s’améliorer. Au contraire, en les harcelant de pensées et de sentiments négatifs, non seulement on n’arrange rien, mais on crée dans l’invisible des conditions pour qu’ils commettent encore plus d’erreurs et prennent des décisions de moins en moins éclairées pour le pays. Eh oui, ça va très loin, cette affaire-là….

Alors, si vous voulez vraiment aider votre pays, au lieu de pester continuellement contre celui qui est à la tête, envoyez-lui de la lumière, afin qu’il soit toujours bien inspiré. Vous ne pouvez pas aider directement votre pays, car il y a tellement d’habitants, tellement de questions différentes à traiter. Mais il suffit d’aider un homme, un seulement, c’est plus facile, et c’est lui qui fera du bien à tous parce que beaucoup de solutions aux problèmes qui se posent dépendant de lui. S’il réussit à faire voter des lois sociales en faveur de la santé public, du logement, de l’instruction, etc… tous en bénéficieront parce qu’un seul aura su prendre de bonnes décisions. Les citoyens d’un pays doivent enfin prendre conscience des liens qui existent entre eux et leurs dirigeants. Il ne suffit pas d’exiger ceci, de réclamer cela, il faut apprendre à connaître les méthodes les plus efficaces pour obtenir ce que l’on désir sans entraîner des situations pires que les maux auxquels on prétendait remédier.

Alors, maintenant, vous comprenez mieux ce que représente véritablement un chapelet. Dans un chapelet, comme dans un collier, toutes les perles, qu’elles soient petite sou grandes, sont reliées entre elles par un fil central. De même, le centre de la création, Dieu, qui est la Source primordiale, la Cause première, l’Esprit de tout ce qui est vivant, se reflète dans tous les plans, dans toutes les régions. La tête d’une famille, la tête d’une société, la tête d’un pays, la tête du système solaire, la tête de l’univers, toutes ces têtes représentent, à différentes échelles, le seul principe divin, et elles sont reliées entre elles comme par un fil central pour que règnent l’unité, l’ordre et l’harmonie. Si vous séparez de µDieu une de ces têtes, vous n’en retirerez aucun bienfait.


Mais évidemment, il est aussi souhaitable que tous ceux qui dans la vie collective représentent un centre ; le père (ou dans certaines situations la mère) de famille, le professeur, le maire d’une commune, le roi, ou le président de la République, le chef d’une communauté spirituelle ou religieuse, etc.. prennent conscience de ce lien qui fait d’eux des représentants de Dieu. Ainsi, chacun remplit vraiment sa fonction dans la région et l’étendue dont il dispose. Tout est dans la compréhension, tout est dans la conscience, et c’est donc à chacun d’établir pour lui-même et pour les autres ce lien spirituel avec Dieu, la première Tête, afin de recevoir de lui des rayons, des forces et des vertus dont il pourra ensuite faire bénéficier le monde entier.