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lundi 13 juillet 2015

SAVOIR RESTER A SA PLACE


On remarque souvent que ceux qui ont remporté des succès et obtenu une place élevée dans la hiérarchie sociale, commencent à avoir une attitude froide, hautaine. Ils se croient devenus quelque chose de fantastique, et pour épater la galerie, ils plastronnent. C’est une attitude tellement répandue et préconisée que même si ces gens-là arrivent dans la Fraternité, au lieu de sentir que c’est un endroit où l’on doit être simple, naturel, accessible, confiant, fraternel, ils restent glacés, figés. Sous prétexte qu’on est président, directeur, professeur, docteur, on prend des airs distants, étrangers. Eh non, il ne faut pas !

Comment se présente un véritable initié, un vrai disciple ? Toujours naturel, simple accessible. Pourquoi jouer des comédies et mettre un masque ? "Mais alors, il ne faut pas montrer qu’on a des capacités ? – Si, il faut montre vos qualités. – Mais comment ? – Puis vous avez travaillé sur vous-même, puisque vous vous êtes dessiné, sculpté vous-même, laissez donc votre corps, les traits de votre visage, votre maintien, vos gestes parler en votre faveur. Et vous, soyez simple et naturel". Pourquoi vouloir vous imposer d’une manière artificielle ?

Laissez votre visage montrer que vous êtes intelligent, fort, noble… Pourquoi prendre des attitudes de grandeur, de puissance et de supériorité si votre visage doit prouver le contraire en restant terne, insignifiant, sans lumière, sans amour, sans vie ? Vous devenez vraiment ridicule !

Jésus disait : "Si vous ne devenez pas comme des enfants vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux". Oui, les enfants ne prennent pas de poses, ils sont simples, spontanés, naturels, ils sont comme ils sont. Dès que les gens commencent à avoir une place dans la société, ils se mettent à jouer la comédie et c’est vrai que ces gens-là ne sont pas dans le royaume de Dieu, cela se voit : ils sont crispés, ternes, glacés, ce sont de grandes personnalités. Mais vous, puisque vous suivez cet Enseignement, comprenez désormais que vos qualités de sagesse, de pureté, de noblesse doivent transparaître sur votre visage sans que vous ayez besoin d’emprunter toutes sortes d’attitudes pour les souligner. Ne prenez pas de postures artificielles, sophistiquées, mais laissez parler votre travail intérieur ; peu à peu, même à votre insu, il finira par rendre témoignage de vous.

Donc, armez-vous de patience et d’amour, parce que tout ce que vous désirez vraiment, vous finirez par l’obtenir. Il y a des années, une petite fille de six ans était venue me voir, et elle m’avait dit :"Je veux devenir comme le Maître Peter Deunov… tout de suite… dans quelques siècles…" J’ai été étonné de sa réflexion, surtout de l’entendre parler de quelques siècles comme d’une semaine. Bien qu’ils en parlent souvent, les enfants n’ont pas la notion du temps ; ils disent : hier, aujourd’hui, demain, sans trop savoir ce que cela signifie ; pourtant j’ai pris la phrase de cette petite fille au séreux, car elle contenait cette idée très profonde que, dans la vie spirituelle, on ne doit jamais fixer soi-même un terme pour l’accomplissement de son travail.

Combien de temps cela vous prendre pour devenir parfait… ne vous en occupez pas, ce n’est pas votre affaire. Et si vous êtes malade ne dites jamais : "Demain je veux être guéri", mais dites : «O mon Dieu, le temps ne compte pas pour moi. Si tu veux que je souffre des siècles, je suis à ta disposition, mais dépêche-toi de m’apprendre à Te connaître, à T’aimer, le reste attendra autant qu’il Te plaira ». Ainsi, vous sortez du temps, ou plutôt vous apprenez à l’accélérer dans un domaine et à le ralentir…

Tant que les hommes feront passer leur intérêt personnel avant celui de la collectivité, il n’y aura pas de solution à leurs problèmes. Et quand je dis "l’intérêt de la collectivité", il ne s’agit pas seulement de la collectivité des êtres humains, mais de l’univers tout entier dont ils veulent toujours servir pour leur satisfaction. Regardez comment ils exploitent les animaux, les arbres, les montagnes, la mer… Et si jamais ils ont un jour des moyens techniques suffisants, vous verrez ce qu’ils vont faire avec le soleil, la lune ou les autres planètes. Tout ce qui existe est utilisé comme moyen en vue d’un seul but : la satisfaction matérielle de l’homme.

Alors voilà maintenant ce qu’Il faut changer : il faut intervertir le but et les moyens. Avoir pour but la fraternité universelle ; et utiliser dans ce but tous les moyens que nous possédons : toutes nos qualités, nos facultés, nos forces et énergies. Ce n’est qu’à cette condition que les problèmes de l’humanité seront résolus.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

La MEDITATION PAR PETER DEUNOV


Selon le Maître Peter Deunov, la méditation est "une réflexion sur de belles et bonnes choses qui relèvent l'esprit et le coeur de l'homme". En méditant l'homme doit tout d'abord concentrer sa pensée sur ses bons côtés puis sur les mauvais, mais dans le but de les corriger lui-même. (Ainsi même dans le mal se révèle une possibilité de transformation vers le bon et le beau.) Le meilleur moment pour méditer est le matin, mais tout homme est libre de choisir l'heure de la journée qui lui convient. Il y a une seule condition obligatoire - la présence d'une bonne disposition d'esprit. 



Méditation sur l'arc-en-ciel

Je vous recommanderai maintenant un exercice: la méditation sur l'arc-en-ciel. 
Vous allez méditer sur l'arc-en-ciel jusqu'à ce que vous vous fassiez de lui une belle image mentale. Cet exercice peut prendre un an à certains d'entre vous, deux ans ou trois ans à d'autres avant d'arriver à former dans leur esprit cette belle image, mais ils doivent travailler pour cela. Certains peuvent réussir en peu de temps (cela dépend de la capacité de concentration du disciple). Il vous faut, donc, méditer tous les jours sur l'arc-en-ciel pour obtenir dans votre esprit une image nette et vive. Vous devez l'imaginer tel que vous l'avez vu dans la nature, avec toutes ses couleurs. Cet exercice vous servira de stimulant pour le développement de votre imagination. Pour le disciple, l'imagination est nécessaire car elle est la mère des idées. 


Voilà les images que vous pouvez imaginer en méditant sur l'arc-en-ciel: à l'ouest, le Soleil; à l'est, un nuage sombre avec l'arc-en-ciel, du nord vers le sud, après une bruine printanière. Ou bien il fait clair à l'est et l'arc apparaît à l'ouest. Bref, quelle que soit la position de l'arc-en-ciel dans votre imagination, il doit luire un jour dans votre âme comme il luit dans la nature. En méditant cinq, dix minutes par jour sur l'arc-en-ciel, vous verrez comment, de manière imperceptible et naturelle, apparaîtra l'image de l'arc-en-ciel dans votre esprit. En méditant, fermez vos yeux pour voir l'image de l'arc-en-ciel nette et détaillée. Au début vous l'imaginerez peu distinctement, il ne sera pas net, mais plus tard il se dessinera bien et tel qu'il est dans la nature: vif et réel. 

Le meilleur moment pour méditer c'est le matin ou lors de toute bonne disposition de l'esprit. Ne pensez pas au résultat de l'exercice. Quel qu'il soit, vous gagnerez toujours quelque chose et ne perdrez rien. A part le matin, vous pouvez méditer aussi avant le déjeuner, quelques heures après le déjeuner ou bien le soir avant de vous coucher. Chacun est libre de choisir l'instant qui est le meilleur pour lui. Il est préférable de peindre l'arc-en-ciel pour l'avoir toujours devant vous. Mieux encore, observez l'arc-en-ciel après chaque pluie pour retenir le milieu et les conditions sous lesquelles il est apparu. Il introduira dans votre esprit un nouvel élément.



vendredi 10 juillet 2015

POURQUOI CHOISIR LA VIE SPIRITUELLE


Le Maître – Imaginons qu’un jour une personne de votre connaissance vous dise : "Vous êtes jeune encore, pourquoi gâchez-vous votre vie dans cette Fraternité en renonçant à tellement de plaisirs de votre âge ? Prier, méditer, faire des exercices spirituels, jeûner même, au lieu de profiter de la vie comme tout le monde, ce n’est pas intelligent. Un jour vous le regretterez". Alors voilà, c’est clair, prenez maintenant les paroles de cette personne et préparez chacun votre réponse. Exercez-vous à chercher la meilleure réponse pour le cas où quelqu’un vous adresserait ces réflexions. Est-ce que vous avez pensé à préparer d’avance les meilleurs arguments ? Ce n’est pas sûr….

Bon ! pendant que vous réfléchissez, moi je vais vous raconter une anecdote, mais vous avez le droit de ne pas m’écouter ; cherchez et trouvez la bonne réponse. Il faut toujours trouver la bonne réponse, regardez : un touriste était monté avec un guide au troisième étage de la tour Eiffel ; arrivé là-haut, il lui pose la question : "Y a-t-il des désespérés qui se jettent souvent de cette plate-forme" ? Et le guide répond : "Pas souvent, Monsieur, une seule fois". Il avait su trouver la réponse.

Alors maintenant, je vous écoute ! Il n’y pas de candidats ? Vous voyez, personne n’ose s’exposer, c’est toujours moi qui dois me compromettre publiquement. Je vais attendre encore quelques minutes… C’est vrai que vous ne savez pas quoi répondre ? Si, mais vous n’osez pas. Allez, prenez la parole, sinon comment me prouverez-vous que vous savez ? Il faut me le prouver.

Une sœur – Il faut inviter cette personne à mieux connaître notre Enseignement, à comparer la vie que nous menons et la sienne, et à voir qu’elle est la façon de vivre qui donne les meilleurs résultats.

Le Maître – C’est bien, mais ce n’est pas une réponse qui pourra la convaincre.

Une sœur – Moi, je prendrai cette personne au mot et je lui dirai : "Si vous avez une aussi formidable expérience de la vie, eh bien, donnez-moi des conseils" et comme ces conseils ne seront vraisemblablement pas fameux, je lui demanderai : "Comment se fait-il que vous qui avez si bien joui de la vie vous n’arriviez pas à me transmettre quelque chose que j’ai toujours cherché et que j’ai trouvé d’une autre manière" ?

Le Maître – ça non plus, ce n’est pas convaincant, parce que cette personne peut vous répondre de façon très intelligente, et c’est vous qui serez convaincue par ses arguments et non elle par les vôtres. Il faut trouver autre chose.

Même sœur – Peut-être même que je ne lui répondrai pas.

Le Maître – non, c’est l’attitude la plus facile, mais elle ne donnera pas de résultats. En vous taisant vous n’arriverez pas à ébranler quelqu’un ou à le faire réfléchir. Or, il faut arriver à ébranler un peu cet être-là dans ses convictions, qu’il ne s’imagine pas que sa conception de la vie est infaillible. Il  faut l’amener à se dire : "Peut-être y a-t-il quelque chose que je ne connais pas". Il faut donc parler.

Les matérialistes sont des gens très forts, très coriaces, ils savent ce qu’ils savent, ils sont riches, ils ont réussi dans la vie, et vous qui n’avez pas tout ce qu’ils  ont, comment allez-vous leur prouver que vous êtes sur un meilleur chemin qu’eux ?

Ce sont des gens de taille, ne croyez pas que je vous ai choisi comme adversaire une petit bonhomme minable ou un pauvre bougre de rien du tout, ce serait trop facile. Non, ce sont des gens qui sont comblés, comment allez-vous leur montrer qu’ils font fausse route ? Ils ne croient ni à l’âme, ni à l’esprit, ni à la réincarnation, ni aux lois de la morale. Ils ne croient même pas qu’il existe des lois dans la nature qui peuvent un jour les saisir, les punir, les broyer. Du moment qu’ils ont réussi ! …

Mais réussi en quoi ? Voilà ce que vous devez éclaircir pour les amener sur un autre terrain et leur montrer que là, précisément, ils ne sont rien. Comment allez-vous vous y prendre ?

Une sœur – Ils auront des épreuves.

Le Maître – Quelles épreuves ?

Même sœur – Face aux épreuves ils sont sans défense, ils ne sont plus rien malgré leur argent et leur place dans la société.

Le Maître – Comment "sans défense" ?

Même sœur – Ils n’ont pas de réserves.

Le Maître – Et voilà qu’ils se portent bien, ils mangent bien, ils dorment bien. Non, c’est encore un argument faible.

Un frère – Il faut leur dire qu’ils ont oublié le principal, le Créateur de toutes choses.

Le Maître – Le Créateur de toutes choses ? Mais ils n’y croient pas ! Vous ne pourrez jamais les convaincre en leur parlent du Créateur.

Une sœur – A partir du moment où les gens ne croient à rien il est très difficile de les convaincre. On peut les ébranler, quelquefois même les allécher en leur montrant qu’on est heureux, qu’on possède quelque chose que peut-être ils n’ont pas mais s’ils ne croient ni en Dieu ni en une vie future, on ne peut pas les toucher.

Le Maître – Si, vous le pouvez, mais à condition de savoir comment, car ce sont quand même des êtres intelligents ; ils ne sont pas encore arrivés à tout connaître, mais ils sont capables de comprendre beaucoup de choses. Alors, si vous savez leur donner des arguments ils comprendront qu’il existe encore d’autres régions qu’ils n’ont pas été explorées, que même s’ils se trouvent très bien là où ils sont, il existe d’autres domaines que certains êtres très avancés ont visités. Là, ils ne peuvent pas dire non, ce qui est déjà un point de gagné. Mais pour les convaincre il faut se placer sur le terrain de la logique, du raisonnement, de la constatation de faits concrets et non sur le terrain du mysticisme, de la religion ou du sentiment. L’intelligence, la logique, ils ne croient qu’à ça, c’est le seul terrain où il se peut qu’ils vous donnent raison.

Cela ne veut pas dire qu’ils changeront de vie, qu’ils renonceront à leurs plaisirs, qu’ils vous suivront à la Fraternité, non, mais ils seront obligés de reconnaître qu’ils en sont restés à un stade inférieur. Au début ils diront que toutes vos idées ne les intéressent pas, mais ils finiront par avouer que la véritable raison de leur attitude, c’est qu’ils ne se sentent pas capables d’abandonner leurs plaisirs pour aller plus loin ; alors ils ne vous considéreront plus comme un égaré, et c’est eux qui se sentiront moins fiers. Ils diront : "Oui, c’est très beau, mais moi je ne peux pas" et ce sera une façon de s’avouer vaincus. Combien de fois déjà j’ai entendu cela dans les conversations.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

SUR L’EDUCATION DE NOS ENFANTS par Omraam


Il se produit dans la société un certain nombre de changements qui ne sont pas toujours favorables à l’éducation des enfants. Par exemple, de plus en plus les femmes travaillent ; elles veulent se sentir aussi indépendants que les hommes, et comme le travail leur donne cette indépendance, elles veulent avoir un métier. Mais ce métier les oblige à négliger les enfants qui souvent, en revenant de l’école, ne trouvent personne à la maison ; leur père et leur mère sont au travail. Alors, les enfants se débrouillent comme ils le peuvent… et ils se débrouillent très bien en faisant des bêtises loin de leurs parents auxquels ils deviennent d’ailleurs de plus en plus étrangers !

Je ne dis pas que les mères ne doivent pas travailler, mais je constate seulement les répercussions de ces nouvelles mœurs sur l’éducation des enfants. en ma qualité de pédagogue, je suis obligé de voir toutes ces répercussions. Je ne donne aucun conseil, c’est à chacun de résoudre personnellement son problème, mais je pense que rien ne peut remplacer pour les enfants la présence d’une mère à la maison, à condition qu’elle soit vraiment présente, bien sûr, et qu’elle sache tenir son véritable rôle d’éducatrice.

Vous direz : "Oui, mais ces changements de mentalité sont dus aussi à l’industrialisation, au progrès technique". Evidemment, ce sont toujours des facteurs extérieurs que l’on rend responsables. Il n’était pas obligatoire que le progrès technique conduise l’homme à une situation catastrophique. Ce sont les humains eux-mêmes qui, à cause de leur ignorance, de leur égoïsme, de leurs appétits, se sont mis dans cette situation. On accuse toujours les conditions, mais qui les a créées ? Elles ne sont pas tombées du ciel. Le progrès technique était une bonne chose, pourquoi l’humanité a-t-elle fait en sorte qu’il soit en train de causer sa ruine ?
En tout cas rien ne justifie que, sous prétexte d’être occupés, les parents laissent les enfants seuls ou les confient à d’autres ; la femme de ménage, la voisine etc… Pourquoi ont-ils mis ces enfants au monde ? S’ils  ne doivent pas s’occuper d’eux, ils auraient mieux fait de les laisser où ils étaient. Ils recevront des leçons, ces parents, et ce sont leurs propres enfants qui les leur donneront, qui les feront souffrir. Du moment qu’ils les ont appelés sur la terre, qu’ils leur ont donné un corps, ils doivent s’occuper d’eux et non s’en décharger sur d’autres personnes. Dieu sait seulement ce que ces personnes peuvent leur inculquer comme sottises ou cochonneries même…

Je n’entrerai pas dans les détails. Les parents sont d’une inconscience ! Au lieu d’allaiter elle-même son bébé, la mère le donnera à n’importe quelle femme qui a beaucoup de lait, sans se préoccuper des maladies ou des vices qu’elle communiquera à l’enfant à travers son lait. Il est important que ce soit la mère qui nourrisse son enfant. Et si elle lui donne à ce moment-là beaucoup d’amour, jamais l’enfant ne l’abandonnera, jamais il ne la fera souffrir, simplement parce que la mère l’aura nourri de son amour.

Regardez maintenant un point très intéressant. Avant sa naissance, la mère nourrit l’enfant avec son sang ; puis une fois né, elle le nourrit avec son lait. Symboliquement le sang qui est rouge, représente la vie, la force, l’activité. Et le lait, qui est blanc, représente la paix, la pureté ; c’est un principe d’harmonie qui vient équilibrer les tendances purement biologiques représentées par le sang. C’est pourquoi tous les enfants qui n’ont pas été nourris par le lait de leur propre mère ne peuvent pas se manifester idéalement plus tard. Le lait d’autres femmes ou celui des animaux ne contient pas pour l’enfant les mêmes éléments que celui la mère. La mère qui nourrit son enfant lui donne à travers le lait cet amour et cette tendresse dont il a tellement besoin pour se développer. C’est pourquoi, quand elle est en colère ou mal disposée, elle ne doit pas nourrir l’enfant, car ses états négatifs empoisonnent le lait, et l’enfant reçoit alors des éléments qui peuvent le rendre malade physiquement et psychiquement. Les mères doivent être très vigilantes et se préparer toujours à allaiter l’enfant dans le meilleur état possible.

Beaucoup de mères pour des raisons esthétiques, frivoles, donnent le biberon à l’enfant ou chargent quelqu’un d’autre de le faire. Pendant ce temps, elles vont dans les bals, les soirées, les réunions et trouvent plus amusant de garder leur poitrine pour les hommes, leur mari ou leur amant, car il paraît que faire téter un enfant abîme la poitrine… On voit maintenant tellement de déviations et de désordre dans ce domaine. C’est pourquoi de plus en plus les enfants deviennent étrangers à leurs parents et s’éloignent d’eux : parce qu’ils n’ont pas été nourris par l’amour, par le lait de la mère. Croyez-moi, je n’invente rien, ce sont des faits qui ont été vérifiés.

Quand la mère nourrit son enfant, elle doit le faire consciemment, en pensant à lui, en lui parlant pour lui donner une partie de son cœur, de son âme, de sa quintessence. Un enfant nourri de cette façon aimera sa mère éternellement ; même si elle est ignorante, même si elle n’est pas belle, il l’adorera. L’enfant doit être conçu dans l’amour et nourri dans l’amour. Ah ! les mères n’ont pas encore la conscience assez large et impersonnelle, elles ne se rendent pas compte de l’importance de leur mission d’éducatrices. Personne  ne s’occupe de la vraie pédagogie et voilà pourquoi à l’heure actuelle tout part à la dérive.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

mardi 7 juillet 2015

MESSAGE DE PETER DEUNOV AUX FEMMES



Maintenant je dis encore une fois aux femmes: introduisez plus de lumière dans l'esprit de vos maris. Il n'y a que la femme qui puisse faire cela. Aucun homme ne peut sauver un autre homme – c'est la femme qui le sauvera.

Comment apporter la paix sur la terre? Qui peut apporter la paix?


Aujourd'hui, aucune loi n'est capable de faire cesser la guerre ni d'apporter la paix. Même si tous les gens savants se réunissaient et se mettaient à travailler contre la guerre et pour la paix en utilisant la science, ils ne réussiraient pas. Je dis: il n'y a qu'une seule force au monde qui puisse arrêter la guerre et apporter la paix. Quelle est cette force?

 – C'est la femme! Si toutes les femmes s'unissaient et disaient:
« Nous ne mettrons dorénavant plus de criminels au monde ! », elles mettraient fin à la guerre. Et si chaque femme disait à son fils: « Si tu tues ton frère, je te renie, tu n'es plus mon fils! » - la guerre se terminerait. Pour atteindre cet objectif, non seulement deux ou trois femmes devraient être conscientes de leur rôle et de leur tâche, mais toutes les femmes devraient s'élever et travailler ensemble pour le salut du monde. Dorénavant, les femmes seront tenues pour responsables de la non-réalisation de leur tâche. C'est pour cela que depuis des milliers d'années les femmes sont battues d'après la loi et sont tombées dans la condition d'esclaves.

Elles supportent des souffrances atroces. La loi qu'on applique envers elles est impitoyable. Pourquoi? – Parce qu'elles ont le pouvoir de résoudre le problème du salut de l'humanité, mais elles refusent de l'utiliser. Les femmes doivent unir leurs efforts dans le monde entier et dire: « A bas la guerre! A bas tous les égarements!

A bas toutes les doctrines païennes! Nous, les gens contemporains, nous allons résoudre cette question: comment il faut vivre. Il faudrait pourtant résoudre le problème autrement, en considérant non pas comment on doit vivre, mais plutôt comment on doit naître. Il faut résoudre le problème qui réponde à la question: quelles mères et quels pères devrions-nous avoir.

Quand je dis « mères », je n'entends pas seulement le sens ordinaire du mot. Puisque nous voudrions être sains et heureux, nous voudrions être intelligents et avoir une religion, tout cela est très bien.

Mais cette religion devrait être la Religion de l'Amour. Nous voudrions avoir des écoles, pourvu qu'elles soient des écoles de la Sagesse. Nous voudrions avoir un régime social et des lois, mais pourvu qu'ils soient basés sur la Raison Divine Absolue!

Ce problème, les mères vont le résoudre. Quelles mères?

– Les mères du futur, non celles d'aujourd'hui. D'un point de vue purement organique, il existe dans le monde deux institutions qui sont Divines. L'une, c'est le père et la mère, autrement dit, la famille, le foyer. C'est la première institution sur la terre. Il n'existe pas d'institution plus noble et plus glorieuse que la famille. Et de même il n'y a pas d'état plus élevé que celui du père et de la mère. Vraiment, il existe beaucoup de pères et de mères sur la terre, mais ils sont tous des beaux-pères et des marâtres. Par rapport au monde organique, le père et la mère jouent un rôle important; par leur sang ils transmettent à leurs enfants les qualités de leurs âmes. L'éducation de l'enfant est déterminée par les qualités que la mère cultive chez son enfant dès l'âge le plus tendre. Sous le mot « sang » je n'entends pas le sang ordinaire, mais celui qui reste inchangé pendant toutes les vicissitudes de la vie.

La seule force qui puisse rétablir l'ordre dans le monde c'est l'Amour. Dans ce sens l'homme ne doit jamais épouser une femme qu'il n'aime pas, pour qui il n'est pas prêt à tout sacrifier. Et la femme ne doit jamais épouser un homme qu'elle n'aime pas et pour qui elle n'est pas prête à tout sacrifier.

L'enfant doit naître de l'amour de sa mère et de son père. Un enfant né de l'amour est un enfant du nouvel âge.

Pour faire naître un enfant il faut que le père et la mère aient travaillé durant plusieurs générations sur leur développement, qu'ils aient amassé les matériaux nécessaires pour construire une belle maison solide pour cet enfant. S'ils n'ont pas ces matériaux, il vaut mieux de ne pas se marier du tout, de ne pas construire une maison qui s'écroulera dans quelques années. Vous me répondrez qu'il est écrit dans les livres saints que les gens doivent se marier et se multiplier. Du point de vue Divin cela signifie: Reproduisez-vous et multipliez-vous selon la loi de l'Amour, de la Sagesse et de la Vérité. Il est grand temps de créer les conditions favorables pour la naissance des enfants. La femme, en tant que future mère, assume une grande responsabilité. Si elle est consciente de sa responsabilité, la femme ne devrait jamais diriger des pensées négatives envers son compagnon.

Personne ne naît par hasard dans ce monde. On suppose par exemple que le premier homme fut créé durant le jour de la première équinoxe, quand les conditions étaient favorables, harmonieuses. Voilà pourquoi tous les peintres, musiciens, écrivains, poètes et tous les scientifiques éminents doivent prendre part à la création de l'homme. Le monde a besoin d'un nouveau type de gens qui devront travailler pour sa correction, sa rectification et son relèvement. Mais cela dépend de la femme. Elle est le facteur intérieur qui doit utiliser correctement toutes les conditions extérieures favorables. A cet égard on doit considérer la femme-mère, la soeur, la pucelle comme une fleur aromatique très délicate, qui ne doit être brûlée par aucune gelée.

Si la naissance est un processus très important, pour lequel des conditions nouvelles et favorables sont nécessaires, la conception et la grossesse sont des processus de même importance. La femme appartenant à la Nouvelle Culture doit élever ses enfants même avant leur naissance, pendant qu'ils sont encore dans son sein. Là-dedans l'enfant a toutes les conditions de perception, et après sa naissance il demandera déjà des conditions pour travailler les idées qu'il aura perçues. Voilà pourquoi la vie spirituelle de la femme enceinte ne doit pas être sous-estimée. La littérature la plus délicieuse doit être sa Nourriture spirituelle. La vie des saints, des gens intègres, exemplaires, illustres doit être la force motrice de sa pensée.


La plus belle poésie spirituelle, la plus belle musique et les chants harmonieux doivent agrémenter de temps en temps sa vie. Le calme et le silence sont nécessaires à la femme-mère, comme à la nature, qui pendant ce temps-là effectue un grand travail constructif: la création de l'homme. Voulez-vous que le fruit de l'arbre soit bon? – Alors créez-lui des conditions favorables et confiez-le à la nature. La même loi est de rigueur pour la création de l'homme.

L'homme bon et raisonnable est conçu et évolue dans des conditions spéciales. Pour faire cela, trois étapes importantes sont nécessaires: un but, des moyens et des résultats. Tout cela vous le trouverez au sein de la nature raisonnable. Elle seule incarne la santé, la beauté et la pureté. Les talents dépendent de l'Amour. Si la mère porte l'Amour en elle, elle donnera naissance à un fils génial. Si une mère veut donner naissance à quelqu'un d'illustre, elle doit être préparée pour cela, elle doit être consciente de son rôle. L'homme ne peut pas concevoir une idée grandiose s'il s'occupe des bassesses de la vie. Les gens créent les grandes idées eux-mêmes, ils créent eux-mêmes les idées ordinaires aussi. Célébrer Dieu, c'est la grande idée Divine.



vendredi 3 juillet 2015

LE LIVRE OUVERT DE LA NATURE


Depuis des temps immémoriaux, l’homme est considéré comme un résumé de l’Univers. Il a été représenté dans les temples anciens comme la clé capable d’ouvrir les portes du Palais du Grand Roi, parce que tout ce qui existe dans l’univers en tant que matière et énergie se retrouve, à un moindre degré, dans l’homme. C’est pourquoi l’univers est appelé "macrocosme" (grand monde), l’homme "microcosme" (petit monde) ; et Dieu est le nom de l’Esprit sublime qui a créé le grand monde et le petit monde, qui les vivifie et soutient leur existence.

Pour vivre et se développer, ce microcosme qu’est l’homme est obligé de rester en contact, en liaison permanente avec le macrocosme, la nature ; il doit sans cesse faire des échanges avec elle, et ce sont ces échanges que l’on appelle la Vie. La vie n’est rien d’autre que des échanges ininterrompus entre l’homme et la nature. Si ces échanges sont entravés, il s’ensuit la maladie et la mort. Tout ce que nous mangeons, buvons et respirons est la vie de Dieu lui-même. Rien n’existe dans le cosmos qui ne soit vivifié, animé par l’Esprit divin. Tout vit, tout respire, tout palpite et communie avec ce grand courant qui sort de Dieu et qui inonde l’univers, depuis les étoiles jusqu’aux moindres particules. Saint Paul disait : "Nous vivons et nous nous mouvons en Dieu, nous avons en lui notre existence".

L’échange est la clé de la vie. La santé ou la maladie, la beauté ou la laideur, la richesse ou la pauvreté, l’intelligence ou la bêtise, etc, dépendent de la manière dont l’homme fait des échanges. Tout est nutrition, respiration, échanges sans fin. Lorsque nous mangeons, nous réalisons des échanges dans les mondes physiques ; lorsque nous éprouvons des sentiments, nous réalisons des échanges dans le monde astral ; lorsque nous pensons, nous réalisons des échanges dans le monde mental. A cause de la manière dont ils se nourrissent, respirent, etc. beaucoup de gens obstruent les canaux de leur organisme ; l’échange normal entre la nature et eux ne peut donc plus se faire correctement, et ils sont malades. Il en est de même en ce qui concerne l’intellect et le cœur. Si l’intellect et le cœur ne reçoivent pas correctement les pensées lumineuses et les sentiments chaleureux et s’ils ne rejettent pas les pensées et les sentiments négatifs comme on rejette la cendre ou les déchets, ils périclitent.

Pour être heureux, dans la plénitude, les humains doivent apprendre à faire correctement les échanges et surtout à ouvrir leur cœur à la nature, à sentir qu’ils sont liés à elle, qu’ils font partie d’elle. Celui qui ouvre son cœur à ce courant divin qui traverse l’univers, réalise l’échange parfait, et un nouvel intellect s’éveille en lui grâce auquel il commence à saisir les questions philosophiques les plus subtiles. On lui pose la question : "Savez-vous que tel philosophe a écrit ce que vous dites" ? Non, il ne le sait pas, mais il n’est pas très nécessaire qu’il le sache. Ce qu’il connaît véritablement, c’est l’échange, parce qu’il le vit et le sent. Il est bien de dire que tel penseur a écrit ceci ou cela, mais il est mieux de donner des preuves tirées de sa propre expérience. Au lieu de lire les livres, il est préférable de se lier à la seule source vraiment inépuisable et immortelle ; la nature.

Désormais, c’est du grand Livre de la Nature, où tout est inscrit, que nous devons apprendre à tirer des citations, car tous les hommes périront, et étant donné leur imperfection, tous se sont plus ou moins trompés, tandis que la nature restera éternellement vivante et véridique.
Un grand Maître, un grand Initié est un être qui connaît la structure de  l’homme et de la nature, ainsi que les échanges qu’il doit faire avec elle par ses pensées, ses sentiments et ses actes. C’est pourquoi les Orientaux disent qu’en cinq minutes auprès d’un véritable Maître, on apprend davantage qu’en restant vingt ans dans la meilleure université du monde. Auprès d’un maître on apprend la science de la vie, parce que tout grand Maître apporte avec lui la vraie vie.

La grande différence entre les études que l’on fait à l’Université et celles que l’on fait dans une Ecole Initiatique, c’est qu’à l’Université, on apprend tout ce qui est extérieur à la vie, et après plusieurs années de ces études on se retrouve identique à soi-même, avec les mêmes faiblesses, les  mêmes imperfections. Bien sûr, on est peut-être devenu un savant distingué et célèbre, on a appris à manipuler les instruments, à faire des citations, à se servir de sa langue, et même à gagner beaucoup d’argent, mais les possibilités de déformer la mentalité des autres ont aussi augmenté. Au contraire, celui qui étudie la Science initiatique constate, après un certain temps, une profonde transformation en lui-même : son discernement, sa force morale ont augmentés et il est une bénédiction pour les autres.

Etudier à l’Université, c’est analyser un fruit en laboratoire à l’aide de tous les procédés physique et chimiques ; c’est apprendre de quels éléments se composent la peau, la pulpe, les pépins, le suc, mais sans jamais goûter le fruit, sans jamais le découvrir à l’aide des instruments naturels que Dieu a mis à notre disposition, sans en ressentir les effets. La Science initiatique ne vous apprendra peut-être rien sur la composition physique du fruit, mais elle vous apprendra comment le manger, et vous vous apercevrez peu après que tous vos rouages intérieurs sont mis en activité, qu’ils sont vivifiés, équilibrés. Et c’est alors que vous pourrez vous lancer dans l’étude du grand livre de la nature ; vous y découvrirez les aspects physiques, chimiques, astronomiques, mieux expliqués que dans les ouvrages des universitaires, et vous verrez comment ils sont liés entre eux.

Il est utile d’approfondir certaines disciplines, chacune d’elles nous révèle un aspect de l’univers et de la vie, mais étant donné la manière dont on étudie actuellement, on ne pénètre que le côté mort des choses. On s’apercevra un jour qu’il faut vivifier les sciences, c’est à dire les retrouver dans tous les domaines de l’existence. C’est alors que les formules mathématiques, par exemple, les formes et les propriétés géométriques parleront un autre langage, et on découvrira que ce sont les mêmes lois qui régissent nos pensées, nos sentiments et nos actes. C’est cette science-là que je considère comme la véritable science. Pour le moment, on connaît trop d’astronomie, trop d’anatomie, trop de Mathématiques… sans lier ces sciences entre elles, et surtout sans les lier à l’homme, à sa vie.
Le cœur ne sait qu’additionner, il ajoute toujours et souvent il mélange tout. Celui qui soustrait, c’est l’intellect. Quant à la multiplication, c’est l’activité de l’âme, et la division, celle de l’esprit. Considérez l’homme tout au long de son existence. Quand il est tout petit, il touche, ramasse et porte à sa bouche tout ce qu’il trouve. L’enfance, c’est l’âge du cœur, de la première opération, l’addition. Lorsque l’enfant devient adolescent, son intellect commençant à se manifester, il se met à rejeter tout ce qui lui est inutile, nuisible ou désagréable ; il soustrait. Plus tard, il se lance dans la multiplication, c’est pourquoi sa vie se peuple de femmes, d’enfants, de maisons, de succursales, d’acquisitions de toutes sortes… enfin, devenu vieux, il pense qu’il va bientôt passer dans l’autre monde, il écrit son testament où il distribue ses biens aux uns et aux autres ; il divise.

Quelque chose s’agite dans notre cœur que nous n’arrivons pas à soustraire ; ou bien notre intellect rejette un ami véritable sous prétexte qu’il n’est ni savant ni haut placé. Parfois nous multiplions ce qui est mauvais et négligeons de planter ce qui est bon. Nous devons donc commencer par étudier les quatre opérations dans la vie même. Ensuite on pourra aborder les puissances, les racines carrées, les logarithmes… Mais actuellement nous devons nous contenter d’étudier les quatre premières opérations, car jusqu’à maintenant nous n’avons même pas appris à additionner et à soustraire comme il faut. Parfois nous faisons une addition avec un véritable brigand, ou bien nous rejetons de notre tête une bonne pensée, un haut idéal, parce que le premier venu nous dit qu’avec des idées pareilles, c’est certain, nous mourrons de faim.

Tout ce que nous voyons autour de nous, tout ce dont nous avons besoin pour vivre, tout ce que nous faisons, a un sens très profond. Même nos gestes quotidiens contiennent de grands secrets, seulement il faut savoir les déchiffrer. Le Maître Peter Deunov disait : "La nature amuse les homes ordinaires, elle enseigne les disciples, et il n’y a que devant les sages qu’elle dévoile ses secrets"- toute chose dans la nature possède une forme, un contenu et un sens. La forme est pour les hommes ordinaires, le contenu pour les disciples et le sens profond pour les sages, les Initiés.

La nature est le grand livre qu’il faut apprendre à lire. C’est le grand réservoir cosmique avec lequel nous devons entrer en liaison. Comment établir cette liaison ? C’est très simple : c’est le secret de l’amour. Si nous aimons la nature, non pour notre plaisir et notre distraction, mais parce qu’elle est le grand Livre écrit par Dieu, une source jaillira en nous qui nettoiera toutes nos impuretés, libérera les canaux qui sont obstrués, et un échange se fera grâce auquel nous aurons la compréhension, la connaissance. Dès que l’amour approche, les êtres et les choses s’ouvrent comme des fleurs. C’est pourquoi, si nous aimons la nature, elle parlera en nous, car nous aussi nous sommes une partie de la nature.

Jakob Boehme, un grand mystique allemand, était cordonnier… sans doute avait-il mérité ce privilège dans une incarnation antérieure, mais un jour, il fut subitement illuminé d’une si grande lumière qu’elle lui parut insupportable ; tous les objets autour de lui étaient devenus lumineux. Affolé, il quitta sa maison et s’enfuit dans la campagne, mais dans la nature, ce fut pire encore parce que les pierres, les arbres, les fleurs, l’herbe, tout n’était que lumière et lui parlait au travers de cette lumière… Beaucoup de clairvoyants, de mystiques ont fait la même expérience et savent que dans la nature tout est vivant et rempli de lumière.

Au fur et à mesure que nous changeons notre opinion sur la nature, nous modifions notre destinée. Si nous pensons que la nature est morte, nous diminuons la vie en nous ; si nous pensons qu’elle est vivante, tout ce qu’elle contient, pierres, plantes, animaux, étoiles ... vivifie notre être et augmente la force de notre esprit.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca 

Aujourd'hui je prêche aux femmes



 Vous devez orienter vos époux vers Dieu. Car le salut du monde est entre vos mains. Vous êtes le symbole de l'Amour. Vous devez redresser les esprits déformés de vos époux. – Comment cela s'effectuera-t-il ? – En introduisant l'Amour Divin dans vos coeurs. Vous aimerez vos époux. Tu aimeras ton époux, l'unique, sans être son esclave; tu aimeras l'Unique, c'est-à-dire tu aimeras Dieu en sa personne.

L'esprit travaille maintenant avec les femmes, voilà pourquoi elles sont plus croyantes et plus spirituelles que les hommes. Remarquez que, là où la femme met le pied, tout commence à avancer, à progresser : la science, la religion, la musique... tout va bien.


La femme représente la terre fertile où tout croît. Si la femme disparaît, tout s'arrête – la science, la religion, la musique, l'art – il n'y a plus de terre. Tant que le poète porte l'image de la femme en son esprit, il écrit des vers. Mais ôtez-lui la femme, alors il perd le sens de sa vie et il rend les armes. La femme est présente dans l'esprit de tous les hommes. Elle représente l'Amour, elle est leur pensée, leur idée. Je considère la femme comme un pôle. Au commencement, quand Dieu a créé la femme, elle était toute différente de la femme actuelle. Sur terre la femme est différente de celle du Ciel et de celle du Paradis, elle n'est que comme un écho, un reflet de la femme élevée, de la femme noble, originelle. Et dans cet aspect l'amour n'est que le reflet extérieur de cette femme. Pourtant l'amour ne se manifeste que là où est la femme. Si la femme est absente en l'homme, alors l'amour est aussi absent. Si les hommes savaient ce qu'est la femme et s'ils lui rendaient sa place, le monde s'améliorerait immédiatement.

Je n'ai rencontré que quelques femmes dans ma vie, certaines en Bulgarie, d'autres à l'étranger. La vraie femme se distingue par sa tendresse: pas un mot grossier ne saurait sortir de sa bouche ! Chaque femme qui peut être grossière n'est pas encore l'incarnation de la vraie femme; car elle s'est écartée du modèle idéal. Et ce qui distingue le vrai homme, c'est la générosité.


Aujourd'hui on considère la femme comme un être qui a besoin de l'homme, pour qu'il prenne soin d'elle. Alors je dis : ce n'est pas une femme, c'est un être handicapé. D'après moi, la vraie femme est celle qui sauve le monde ; la femme véritable est celle qui détient les clefs de la vie; la vraie femme est celle à travers laquelle se manifeste la noble et puissante force de l'amour, celle qui porte la vie. Par conséquent le salut du monde viendra par la femme et non pas par l'homme. L'homme doit observer dans sa vie deux lois principales. La première loi – l'amour envers Dieu – représente l'homme; la deuxième loi – l'amour pour son prochain – représente la femme. L'homme travaille avec la première loi; la femme – avec la deuxième. Pourtant l'homme doit utiliser les deux lois. La deuxième loi – l'amour pour son prochain, avec laquelle la femme travaille – crée les institutions et la société. Par conséquent, la société contemporaine, comme tout ce qu'elle comporte est dû notamment à cette femme humiliée.


Alors, quel devrait être le but visé de la société contemporaine et des Etats contemporains ? – C'est d'élever la femme. Elevez la femme jusqu'à la situation, jusqu'au rang qu'elle occupait auparavant! Mettez-la au niveau où elle était à l'origine et vous verrez qu'en 25 ans le monde s'améliorera. Le salut du monde se trouve dans l'élévation de la femme. Si vous n'élevez pas la femme ou si elle ne s'élève pas elle-même, le salut ne viendra pas d'autre part.

Quand je parle de l'élévation de la femme, je considère que cette idée doit pénétrer et imprégner la vie elle-même. Elle doit se répandre non seulement parmi les hommes, mais aussi parmi les animaux, les plantes et les minéraux. Cette loi suprême doit gagner complètement le coeur humain. Si l'homme abaisse son coeur, le salut ne viendra pas non plus. Parce que le salut de l'humanité contemporaine se cache dans l'élévation du coeur. Si tu t'abaisses toi-même, tu abaisses ton coeur. Si tu t'élèves toi-même, tu élèves ton coeur.

Tous les anges, tous les saints, tous les êtres avancés ont pour objectif l'élévation de la femme. Un grand nombre de gens contemporains semblent s'opposer à ce grand projet en disant: savez-vous ce qu'est la femme ? Elle est un vrai serpent !

- Il n'y a que ceux qui ont payé les pots cassés qui ont le droit de parler d'elle. Quand vous dites que la femme est méchante, je vous demande: qui n'est pas né d'une femme ?

Votre mère qui vous a porté dans son sein, qui vous prenait dans ses bras, qui vous portait dans son esprit et dans son coeur, n'était-elle pas une femme? Ne prêtez pas attention au fait qu'elle soit abaissée. Telle qu'elle est, aujourd'hui elle est votre mère. Si vous avez une compagne, considérez-la comme votre mère. Et votre mère considérez-la comme si Dieu était en elle. L'humanité doit changer radicalement ses idées et ses points de vue à l'égard de la femme.

Sinon le salut ne viendra pas. Il existe une loi très importante que chacun doit connaître. La voilà. Quand une femme aime un homme, elle est capable de l'élever. Pourtant, si elle se met à haïr un homme, il finira tragiquement. En Amérique, certaines statistiques montrent que tous les prédicateurs qui ont des femmes bonnes, sont célèbres et sont considérés comme des prédicateurs éminents. Pourquoi? – Parce que leur femme les aime et partage leurs idées. Et par contre: toutes les femmes de prédicateurs qui n'aiment pas leur époux et qui ne partagent pas ses idées ont contribué à l'échec de leur mari. Par conséquent, la femme est capable d'élever l'homme ou de causer sa chute.