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vendredi 10 juillet 2015

POURQUOI CHOISIR LA VIE SPIRITUELLE


Le Maître – Imaginons qu’un jour une personne de votre connaissance vous dise : "Vous êtes jeune encore, pourquoi gâchez-vous votre vie dans cette Fraternité en renonçant à tellement de plaisirs de votre âge ? Prier, méditer, faire des exercices spirituels, jeûner même, au lieu de profiter de la vie comme tout le monde, ce n’est pas intelligent. Un jour vous le regretterez". Alors voilà, c’est clair, prenez maintenant les paroles de cette personne et préparez chacun votre réponse. Exercez-vous à chercher la meilleure réponse pour le cas où quelqu’un vous adresserait ces réflexions. Est-ce que vous avez pensé à préparer d’avance les meilleurs arguments ? Ce n’est pas sûr….

Bon ! pendant que vous réfléchissez, moi je vais vous raconter une anecdote, mais vous avez le droit de ne pas m’écouter ; cherchez et trouvez la bonne réponse. Il faut toujours trouver la bonne réponse, regardez : un touriste était monté avec un guide au troisième étage de la tour Eiffel ; arrivé là-haut, il lui pose la question : "Y a-t-il des désespérés qui se jettent souvent de cette plate-forme" ? Et le guide répond : "Pas souvent, Monsieur, une seule fois". Il avait su trouver la réponse.

Alors maintenant, je vous écoute ! Il n’y pas de candidats ? Vous voyez, personne n’ose s’exposer, c’est toujours moi qui dois me compromettre publiquement. Je vais attendre encore quelques minutes… C’est vrai que vous ne savez pas quoi répondre ? Si, mais vous n’osez pas. Allez, prenez la parole, sinon comment me prouverez-vous que vous savez ? Il faut me le prouver.

Une sœur – Il faut inviter cette personne à mieux connaître notre Enseignement, à comparer la vie que nous menons et la sienne, et à voir qu’elle est la façon de vivre qui donne les meilleurs résultats.

Le Maître – C’est bien, mais ce n’est pas une réponse qui pourra la convaincre.

Une sœur – Moi, je prendrai cette personne au mot et je lui dirai : "Si vous avez une aussi formidable expérience de la vie, eh bien, donnez-moi des conseils" et comme ces conseils ne seront vraisemblablement pas fameux, je lui demanderai : "Comment se fait-il que vous qui avez si bien joui de la vie vous n’arriviez pas à me transmettre quelque chose que j’ai toujours cherché et que j’ai trouvé d’une autre manière" ?

Le Maître – ça non plus, ce n’est pas convaincant, parce que cette personne peut vous répondre de façon très intelligente, et c’est vous qui serez convaincue par ses arguments et non elle par les vôtres. Il faut trouver autre chose.

Même sœur – Peut-être même que je ne lui répondrai pas.

Le Maître – non, c’est l’attitude la plus facile, mais elle ne donnera pas de résultats. En vous taisant vous n’arriverez pas à ébranler quelqu’un ou à le faire réfléchir. Or, il faut arriver à ébranler un peu cet être-là dans ses convictions, qu’il ne s’imagine pas que sa conception de la vie est infaillible. Il  faut l’amener à se dire : "Peut-être y a-t-il quelque chose que je ne connais pas". Il faut donc parler.

Les matérialistes sont des gens très forts, très coriaces, ils savent ce qu’ils savent, ils sont riches, ils ont réussi dans la vie, et vous qui n’avez pas tout ce qu’ils  ont, comment allez-vous leur prouver que vous êtes sur un meilleur chemin qu’eux ?

Ce sont des gens de taille, ne croyez pas que je vous ai choisi comme adversaire une petit bonhomme minable ou un pauvre bougre de rien du tout, ce serait trop facile. Non, ce sont des gens qui sont comblés, comment allez-vous leur montrer qu’ils font fausse route ? Ils ne croient ni à l’âme, ni à l’esprit, ni à la réincarnation, ni aux lois de la morale. Ils ne croient même pas qu’il existe des lois dans la nature qui peuvent un jour les saisir, les punir, les broyer. Du moment qu’ils ont réussi ! …

Mais réussi en quoi ? Voilà ce que vous devez éclaircir pour les amener sur un autre terrain et leur montrer que là, précisément, ils ne sont rien. Comment allez-vous vous y prendre ?

Une sœur – Ils auront des épreuves.

Le Maître – Quelles épreuves ?

Même sœur – Face aux épreuves ils sont sans défense, ils ne sont plus rien malgré leur argent et leur place dans la société.

Le Maître – Comment "sans défense" ?

Même sœur – Ils n’ont pas de réserves.

Le Maître – Et voilà qu’ils se portent bien, ils mangent bien, ils dorment bien. Non, c’est encore un argument faible.

Un frère – Il faut leur dire qu’ils ont oublié le principal, le Créateur de toutes choses.

Le Maître – Le Créateur de toutes choses ? Mais ils n’y croient pas ! Vous ne pourrez jamais les convaincre en leur parlent du Créateur.

Une sœur – A partir du moment où les gens ne croient à rien il est très difficile de les convaincre. On peut les ébranler, quelquefois même les allécher en leur montrant qu’on est heureux, qu’on possède quelque chose que peut-être ils n’ont pas mais s’ils ne croient ni en Dieu ni en une vie future, on ne peut pas les toucher.

Le Maître – Si, vous le pouvez, mais à condition de savoir comment, car ce sont quand même des êtres intelligents ; ils ne sont pas encore arrivés à tout connaître, mais ils sont capables de comprendre beaucoup de choses. Alors, si vous savez leur donner des arguments ils comprendront qu’il existe encore d’autres régions qu’ils n’ont pas été explorées, que même s’ils se trouvent très bien là où ils sont, il existe d’autres domaines que certains êtres très avancés ont visités. Là, ils ne peuvent pas dire non, ce qui est déjà un point de gagné. Mais pour les convaincre il faut se placer sur le terrain de la logique, du raisonnement, de la constatation de faits concrets et non sur le terrain du mysticisme, de la religion ou du sentiment. L’intelligence, la logique, ils ne croient qu’à ça, c’est le seul terrain où il se peut qu’ils vous donnent raison.

Cela ne veut pas dire qu’ils changeront de vie, qu’ils renonceront à leurs plaisirs, qu’ils vous suivront à la Fraternité, non, mais ils seront obligés de reconnaître qu’ils en sont restés à un stade inférieur. Au début ils diront que toutes vos idées ne les intéressent pas, mais ils finiront par avouer que la véritable raison de leur attitude, c’est qu’ils ne se sentent pas capables d’abandonner leurs plaisirs pour aller plus loin ; alors ils ne vous considéreront plus comme un égaré, et c’est eux qui se sentiront moins fiers. Ils diront : "Oui, c’est très beau, mais moi je ne peux pas" et ce sera une façon de s’avouer vaincus. Combien de fois déjà j’ai entendu cela dans les conversations.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca