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lundi 13 juillet 2015

SAVOIR RESTER A SA PLACE


On remarque souvent que ceux qui ont remporté des succès et obtenu une place élevée dans la hiérarchie sociale, commencent à avoir une attitude froide, hautaine. Ils se croient devenus quelque chose de fantastique, et pour épater la galerie, ils plastronnent. C’est une attitude tellement répandue et préconisée que même si ces gens-là arrivent dans la Fraternité, au lieu de sentir que c’est un endroit où l’on doit être simple, naturel, accessible, confiant, fraternel, ils restent glacés, figés. Sous prétexte qu’on est président, directeur, professeur, docteur, on prend des airs distants, étrangers. Eh non, il ne faut pas !

Comment se présente un véritable initié, un vrai disciple ? Toujours naturel, simple accessible. Pourquoi jouer des comédies et mettre un masque ? "Mais alors, il ne faut pas montrer qu’on a des capacités ? – Si, il faut montre vos qualités. – Mais comment ? – Puis vous avez travaillé sur vous-même, puisque vous vous êtes dessiné, sculpté vous-même, laissez donc votre corps, les traits de votre visage, votre maintien, vos gestes parler en votre faveur. Et vous, soyez simple et naturel". Pourquoi vouloir vous imposer d’une manière artificielle ?

Laissez votre visage montrer que vous êtes intelligent, fort, noble… Pourquoi prendre des attitudes de grandeur, de puissance et de supériorité si votre visage doit prouver le contraire en restant terne, insignifiant, sans lumière, sans amour, sans vie ? Vous devenez vraiment ridicule !

Jésus disait : "Si vous ne devenez pas comme des enfants vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux". Oui, les enfants ne prennent pas de poses, ils sont simples, spontanés, naturels, ils sont comme ils sont. Dès que les gens commencent à avoir une place dans la société, ils se mettent à jouer la comédie et c’est vrai que ces gens-là ne sont pas dans le royaume de Dieu, cela se voit : ils sont crispés, ternes, glacés, ce sont de grandes personnalités. Mais vous, puisque vous suivez cet Enseignement, comprenez désormais que vos qualités de sagesse, de pureté, de noblesse doivent transparaître sur votre visage sans que vous ayez besoin d’emprunter toutes sortes d’attitudes pour les souligner. Ne prenez pas de postures artificielles, sophistiquées, mais laissez parler votre travail intérieur ; peu à peu, même à votre insu, il finira par rendre témoignage de vous.

Donc, armez-vous de patience et d’amour, parce que tout ce que vous désirez vraiment, vous finirez par l’obtenir. Il y a des années, une petite fille de six ans était venue me voir, et elle m’avait dit :"Je veux devenir comme le Maître Peter Deunov… tout de suite… dans quelques siècles…" J’ai été étonné de sa réflexion, surtout de l’entendre parler de quelques siècles comme d’une semaine. Bien qu’ils en parlent souvent, les enfants n’ont pas la notion du temps ; ils disent : hier, aujourd’hui, demain, sans trop savoir ce que cela signifie ; pourtant j’ai pris la phrase de cette petite fille au séreux, car elle contenait cette idée très profonde que, dans la vie spirituelle, on ne doit jamais fixer soi-même un terme pour l’accomplissement de son travail.

Combien de temps cela vous prendre pour devenir parfait… ne vous en occupez pas, ce n’est pas votre affaire. Et si vous êtes malade ne dites jamais : "Demain je veux être guéri", mais dites : «O mon Dieu, le temps ne compte pas pour moi. Si tu veux que je souffre des siècles, je suis à ta disposition, mais dépêche-toi de m’apprendre à Te connaître, à T’aimer, le reste attendra autant qu’il Te plaira ». Ainsi, vous sortez du temps, ou plutôt vous apprenez à l’accélérer dans un domaine et à le ralentir…

Tant que les hommes feront passer leur intérêt personnel avant celui de la collectivité, il n’y aura pas de solution à leurs problèmes. Et quand je dis "l’intérêt de la collectivité", il ne s’agit pas seulement de la collectivité des êtres humains, mais de l’univers tout entier dont ils veulent toujours servir pour leur satisfaction. Regardez comment ils exploitent les animaux, les arbres, les montagnes, la mer… Et si jamais ils ont un jour des moyens techniques suffisants, vous verrez ce qu’ils vont faire avec le soleil, la lune ou les autres planètes. Tout ce qui existe est utilisé comme moyen en vue d’un seul but : la satisfaction matérielle de l’homme.

Alors voilà maintenant ce qu’Il faut changer : il faut intervertir le but et les moyens. Avoir pour but la fraternité universelle ; et utiliser dans ce but tous les moyens que nous possédons : toutes nos qualités, nos facultés, nos forces et énergies. Ce n’est qu’à cette condition que les problèmes de l’humanité seront résolus.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca