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mercredi 11 novembre 2015

Savoir lire le Livre de la Vie



Chaque livre n'a de valeur que s'il contient des idées ou des éléments qui peuvent aider l'homme à s'élever, à s'améliorer. Combien sont précieux les manuscrits de certains philosophes ou savants, ou ceux des saints; que celui qui les trouve les lise avec profit, et en éprouve de la gratitude.



Comme élèves de la Grande Vie, vous devez tendre à bien comprendre, à bien vous imprégner de l'union juste et nécessaire entre les pensées, les sentiments, et les actes. Ce sont des tons musicaux de la vie matérielle qu'il faut savoir placer correctement.

Il y a, en l'homme, un sens intérieur qui ne trompe jamais. Ce sens, on l'appelle " intuition " ou " sens divin", et il permet de vérifier toute chose, tout état. De chaque corde d'un violon que l'on fait vibrer, il sort un son spécifique; en coordonnant les vibrations des quatre cordes, un musicien, s'il est suffisamment sensible, peut saisir si ces cordes sont accordées entre elles, et si le récital qu'il donnera aura du succès.

Si l'accord n'est pas bon, le résultat du concert sera problématique, car il dépendra de l'art avec lequel le violoniste pourra pallier les insuffisances de son instrument.

Un art semblable est aussi nécessaire à tout homme; chacun est un instrument, qui peut-être déjà accordé, mais dont les forces et les énergies, dans le cas contraire, doivent être harmonisées pour en obtenir le meilleur résultat. La connaissance ou la méconnaissance des choses ne signifie pas qu'on doive tomber dans le fanatisme ou la superstition. Quelle que soit la situation, il importe de se comporter consciemment, avec maîtrise de soi, de chercher à bien comprendre, et par là, d'essayer de tout harmoniser.

Vous direz : " Si nous avions su comment agir, nous aurions pu mieux utiliser nos forces et nos énergies. " Vous les auriez employées comme le pauvre se promet de dépenser sa future richesse: tant qu'il est misérable, il se dit: " Si je m'enrichis, j'aiderai les pauvres, je ferai le bien, etc… " Et s'il lui arrive l'abondance, il oublie ses belles promesses, et dépense ses richesses suivant ses caprices. Pour donner alors quelque chose de lui-même, il faut qu'il se trouve devant quelque grand malheur, maladie ou souffrance. En étudiant l'homme contemporain, qu'il soit pauvre ou riche, on voit qu'il n'est pas pressé de tenir ses promesses. Il pense:

Que j'arrange d'abord mes affaires; que ma vie soit exempte de tous mes soucis actuels, et alors je me dévouerai volontiers au service de DIEU." Cette manière de raisonner est un état psychologique intéressant à étudier. Quelle raison les gens ont-ils de penser qu'ils auront à l'avenir de meilleures conditions pour accomplir ce qu'aujourd'hui ils ne veulent pas faire ?

Cette attitude, de remettre l'accomplissement de ce qu'on a eu l'intention de faire, démontre un être encore soumis à l'influence de ses ancêtres. Ceux-ci ont eu également de bonnes idées, dont ils ont toujours ajourné l'application dans l'attente de meilleures conditions. Leur bon élan intérieur s'est évanoui, et ils sont partis pour l'autre monde avec leurs promesses, irréalisées.

Les êtres se soumettant à l'influence passive, à la suggestion de courants d'existence des temps passés s'entravent, se limitent eux-mêmes dans leur développement, car où il y a attirance, il y a aussi limitation, manque de liberté. Par exemple, un jeune homme attiré par une jeune fille se limite; et la même loi agit pour la jeune fille.

Cette attirance, les hommes l'appellent affection, amour. Mais ce n'est pas le véritable Amour, qui lui ne limite pas, mais qui, au contraire, libère totalement, intérieurement, et extérieurement.

Quand l'homme se nourrit, il subit inconsciemment la même loi de l'attirance. Ce n'est pas qu'il doive s'opposer à l'inéluctable obligation de se nourrir, mais il importe qu'il observe le temps opportun pour le faire, c'est-à-dire qu'il attend d'éprouver la vraie faim, le nécessaire besoin de manger. 

Certains êtres mangent beaucoup, mais par accoutumance, sans bons résultats; d'autres mangent peu mais efficacement, en temps utile, quand leur organisme est disposé à rétablir les forces du corps et que leur esprit est calme. De nos jours, bien peu de gens se nourrissent en temps voulu, consciemment, et avec mesure.

Quelle est la pensée qui vous vient à l'esprit au début d'un repas, à la première bouchée ? Et à la fin du même repas ? C'est une chose importante, la majorité des gens s'emparent de leur cuillère ou de leur fourchette, sans se soucier de la pensée qu'ils peuvent avoir à cet instant-là. Et il en est de même à la fin du repas: ils se lèvent et s'en vont, sans penser davantage ( les gens devraient faire une prière pour bénir le repas avant, remercier après... ).

Certains demandent ce qui est préférable: d'aimer, ou d'être aimé ?

À cette question, répondez donc vous-mêmes. Et pour la prochaine leçon, rédigez quelques brèves lignes sur ce thème: " Pour l'homme, qu'y a-t-il de mieux: aimer ou être aimé ? " Ne vous inspirez pas de ce que tel ou tel a dit ou écrit sur ce propos, mais exprimez en peu de mots votre expérience personnelle actuelle. Quelqu'un dira que, lorsqu'on aime, on éprouve intérieurement une vibration harmonieuse qui vous pousse à bien agir, à bien sentir. C'est le mobile noble, élevé, qui incite l'homme à s'exclamer :

" Je vois que la vie est belle; que le monde est beau; que les hommes sont bons. Je ressens une profonde joie pour tout ce qui m'entoure. "

C'est alors la vraie Vie qui vibre dans l'être. Et qui n'a pas ressenti de pareils moments dans sa vie ? Mais qui n'a pas aussi amèrement éprouvé le vide de son existence quand cette vibration l'a quitté ?

Inquiétant est l'état d'un être qui pèche au regard de DIEU - Source éternelle de toute vie, et que l'Amour, a abandonné !

Au sujet de la loi de l'attirance entre les êtres - celle qui agit dans la vie humaine, je vous donnerai un exemple. Un homme sérieux, instruit, estimé de son entourage est à un moment donné, attiré par un nouveau pôle d'intérêt dans son existence, lui-même s'étonne de ce qui se passe en lui. L'objet de son attirance, une jeune fille, s'étonne aussi, et se dit : " Comment est-il possible que cet homme sérieux, érudit, me recherche tellement ? "

La jeune fille, qui attire le savant, n'est pas seule à l'influencer.
Derrière elle, de nombreuses autres consciences agissent conjointement pour accaparer l'esprit de l'homme en prenant comme appât la séduisante jeune fille. Derrière chacun de vous se trouvent beaucoup de consciences, appartement au même système, qui peuvent, à un certain moment, exercer leur influence bénéfique ou perturbatrice.

C'est pour cela que l'élève de Vie Nouvelle doit apprendre à concentrer sa pensée, à devenir conscient de ses tâches, à suivre fermement la direction que son âme lui indique et qui le conduit à la liberté. On dit que l'erreur initiale, cause de la chute de l'humanité toute entière, fut accomplie par les premiers êtres. Certains attribuent la cause du péché à Ève, d'autres à Adam, d'autres encore au serpent.

D'après moi, le premier fautif est Adam qui, avant qu'Ève soit, se promenait dans le jardin du paradis en regardant, en examinant les plantes qui y croissaient. Souvent, il s'arrêtait devant l'arbre défendu et il désirait profondément savoir quelles forces cachaient cet arbre, et pourquoi ses fruits lui étaient interdits. C'est après cela qu'Ève et le serpent vinrent tenter Adam, l'incitant à désobéir, à l'ordonnance divine et à satisfaire sa curiosité. Le serpent tenta Ève, et elle-même tenta Adam.

Ici, le serpent représente l''intellect des ténèbres, qui cache en lui de grandes forces attractives. Le serpent s'enroulant autour de l'arbre du bien et du mal, défendu à Adam, réunit toutes ses forces séductrices pour persuader Ève que l'arbre contenait le pouvoir de rendre l'homme égal à DIEU. C'est ce qu'Ève désirait; elle goûta le fruit de l'arbre interdit, et en donna aussi à Adam. C'est ainsi que, subissant l'attirance, la suggestion des forces opposées à la haute destinée de l'être humain en tant qu'âme, ils tombèrent l'un et l'autre dans le péché.

Les élèves de la Vie Nouvelle doivent se protéger soigneusement des suggestions de la loi des attirances qui, si on la subit, prive l'homme de toute sa liberté. Et cela est une terrible épreuve pour l'âme, et pour l'être humain. Il y a par contre, un sens à ce qu'il soit attiré par quelque chose d'éternel, de vivifiant, qui lui conserve sa liberté d'esprit, d'âme, de conscience, et lui permette de poursuivre son chemin sacré de perfectionnement et d'élévation. Seule l'application de l'éternelle loi de l'Amour divin, du Bien, donne et maintient à l'âme humaine sa totale liberté.

Malgré leur profond désir de liberté, les hommes subissent l'influences de leurs parents, de leurs proches, de leurs amis, de leurs éducateurs, etc.. En accompagnant quelqu'un vous vous placez à sa gauche; avec quelqu'un d'autre, c'est à sa droite que vous cheminez. Pourquoi donc ? C'est que le premier vous attire par son côté gauche, tandis que le deuxième le fait par son côté droit.

Vous allez en visite, et votre hôte vous invite à vous asseoir à sa droite, ou bien à sa gauche. Tout cela n'est pas arbitraire. Consciemment ou non, les êtres obéissent aux suggestions de certains courants, de certaines forces dans la vie.

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LE SEIGNEUR, EST LE DIEU DU SUBLIME SACRIFICE



" La main qui te donne un verre d'eau quand tu as soif est la main de DIEU. La main qui te donne un morceau de pain quand tu es affamé est la main de DIEU ".



Nous avons un ami fidèle – un frère – dévoué à la cause, fervent ami de Vérité. Son coeur était pur, désintéressé, généreux. Mais il n'avait pas toujours été ainsi ; dans sa jeunesse, il était sceptique, matérialiste, athée. Les croyants étaient pour lui des naïfs, qu'il considérait avec indulgence et dérision. Pendant la guerre des Balkans, il avait été mobilisé à la frontière du sud.

Lorsque l’ennemi enfonça le front de combat, il se trouva encerclé; ne voulant pas être prisonnier, il s’enfuit dans la montagne où il se cacha dans une grotte. Plusieurs jours passèrent durant lesquels, entendant souvent les pas et les voix de l’ennemi qui patrouillait le voisinage, il ne put se procurer la moindre nourriture.

La faim le tenaillait de plus en plus; et un jour se remémora les prières des croyants dont il se moquait naguère, une inspiration lui vint. Se dressant et levant les mains, il adressa au Ciel une prière: " Seigneur DIEU, j'ai faim ! Si Tu existes vraiment donne-moi une preuve de Ta puissance, envoie-moi du pain ! "

Peu de temps après, son attention fut attirée par un faible bruit, et il aperçut une grosse tortue qui poussait devant elle un pain des soldats. Il tomba à genoux, baisa le pain et s'écria : " Seigneur, je crois ! " Des larmes de reconnaissance coulaient sur son visage. Dès ce moment, sa foi fut ardente; il tentait partout la Présence divine; il voyait DIEU et s'entretenait avec Lui.


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dimanche 8 novembre 2015

Les Trois systèmes de l’Homme


Il existe dans la vie trois systèmes : égocentrique, biocentrique et théocentrique. Tous les hommes se classent dans l’un ou l’autre de ces systèmes.

Le sens de ces termes est facile à définir. Le système égocentrique (du grec "ego" : moi) a pour centre le moi, l’individu. Le système biocentrique (du grec "bios" : la vie) a pour centre la vie, avec toutes ses différentes manifestations. Enfin, le système théocentrique (du grec "théos" : dieu) a pour centre Dieu. Donc, vous voyez, trois centres ; le moi, la vie et Dieu. On peut d’ailleurs retrouver ces trois systèmes dans l’homme lui-même : le système égocentrique a pour siège le ventre et les viscères, le système biocentrique le cœur et les poumons, et le système théocentrique le centre du cerveau, la grande pinéale.

Le système égocentrique est lié à la "personnalité", à toutes les forces en l’homme qui utilisent exclusivement des moyens égoïstes pour sauvegarder ses intérêts et ses biens les plus matériels.

Le système biocentrique est déjà davantage tourné vers les autres. Il dispose les êtres à faire des échanges, à fonder une famille, à participer à la vie de la société. A la différence du système égocentrique qui entraîne l’homme à ne vivre que pour lui-même, le système biocentrique le pousse à travailler pour la collectivité, à élargir le cercle de son activité, de ses préoccupations.

Quant au système théocentrique il dépasse en ampleur le système biocentrique : il n’y a place en lui que pour ce qui est impersonnel et divin, pour les qualités et les activités de notre Moi supérieur, qui se donne pour tâche de tout amener vers Dieu et d’établir son Royaume dans chaque créature.

Les hommes qui appartiennent au système égocentrique sont limités, obtus et grossiers. Ils sont incapables de voir qu’il existe un monde avec des préoccupations supérieures aux leurs. Ils représentent la majorité de l’humanité qui ne pense encore qu’à satisfaire ses besoins les plus primitifs. Ce sont des gens qui passent parfois pour très intelligents parce qu’ils se débrouillent  toujours aux dépens des autres, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’avec une pareille attitude ils s’effritent peu à peu jusqu’à devenir des engrais chimiques.

Les hommes qui appartiennent au système biocentrique travaillent à préparer les voies de communication et à construire des ponts spirituels. Ils se lancent dans l’espace pour chercher, étudier et rapporter leurs trouvailles aux autres. Ils servent d’intermédiaires entre les hommes de la première catégorie et ceux de la troisième. C’est parmi eux qu’on trouve les artistes, les philosophes, les chercheurs.

Quant aux hommes qui appartiennent au système théocentrique, ils servent également de lien : ils conduisent les êtres du système biocentrique vers un idéal plus élevé, vers le Créateur de l’univers. Ce sont les mystiques et les philosophes les plus remarquables, les Initiés, les grands Maîtres.

Ces trois systèmes égocentrique, biocentrique et théocentrique se retrouvent partout dans la nature ; dans les pierres, les plantes, les animaux, les étoiles ... mais nous les étudions particulièrement dans l’homme.

Ces trois systèmes ont leur siège dans l’estomac, dans le cœur et les poumons, et dans la tête. Mais on les trouve aussi représentés sur le visage  le système égocentrique dans la bouche, le système biocentrique dans le nez et le système théocentrique dans les yeux.

Par la bouche, l’homme ne cesse d’introduire en lui les aliments qui servent à sa propre conservation. Le nez… chez les animaux, c’est l’odorat qui sert à établir le premier contact ; et même chez l’homme, on dit que c’est "le flair" qui règle ses relations avec autrui. C’est aussi par le nez que la vie pénètre dans les êtres grâce à l’air. Il est dit dans la Genèse que Dieu a insufflé une âme vivante à l’homme à travers les narines ; On respire par le nez, et la respiration, c’est la vie. Quant aux yeux, ils sont la représentation du système théocentrique, parce que c’est avec les yeux que l’on contemple la lumière, la vérité, la beauté.

Ces correspondances, en réalité, ne sont pas absolues, car suivant ses manifestations, chaque organe peut représenter un des trois systèmes : égo, bio ou théocentrique. Prenons le cas de la bouche : elle représente le système égocentrique lorsqu’elle mange des poulets, des jambons, des boudins, mais elle représente le système biocentrique lorsqu’elle s’adresse à d’autres êtres dans les conversations, les échanges, et le système théocentrique quand elle parle de tout ce qui est élevé, publique et qui donne un sens à la vie. On peut en dire autant pour les autres organes : on retrouve également en eux les trois niveaux d’activité.

Du point due phrénologique, on retrouvera le système égocentrique dans la région située autour des oreilles (à l’arrière et au-dessus) et dans la région située au sommet arrière du crâne. Regardez le schéma….



le centre 1 tâche de lancer en avant la personnalité et les tendances égoïstes.  Les centres 2, 3 et 4 tentent de défendre la personnalité et de la protéger afin qu’elle puisse réaliser ses tendances (fig.1).

 Ensuite, le système biocentrique est représenté par deux régions situées l’un derrière la tête, et l’autre en avant, sur le front (fig.2). Les parties 5, 6 et 7 situées à l’arrière du crâne donnent à l’homme le désir de se marier, de fonder un foyer, d’avoir des enfants. Les parties 8, 9 et 10 tâchent de lui procurer tous les moyens intellectuels qui el mèneront à la réalisation de ce qu’il désire.

Enfin, le système théocentrique est représenté par les régions situées au sommet de la tête, de part et d’autre de la ligne médiane du crâne (fig.3). Ces centres sont au nombre de trois, ce sont les centres de l’amour, de l’espérance et de la foi en Dieu, les trois vertus théolégales.

D’après le développement de chacune de ces parties du crâne, on peut classer les hommes, deviner leurs tendance, leurs indignations.

Le pavillon de l’oreille représente également les trois systèmes :

-      le lobe, le système égocentrique ; plus il est épais et large, plus l’égocentrisme prédomine -      l’anti-hélix, le système biocentrique -      l’hélix, le système théocentrique.



Ces trois systèmes se retrouvent encore dans le déroulement de la vie même de l’homme. Quand l’enfant est tout petit, il ne fait que manger et boire : il porte tout à la bouche, tout ce qui lui tombe sous la main lui paraît bon à manger, et il s’imagine que le monde entier doit contenter tous ses caprices. Il ne pense ni à ses parents, ni à ses frères et sœurs : il est le parfait exemple du système égocentrique.

Mais on supporte, on aime et on protège ce petit enfant parce qu’on sait qu’il entrera un jour dans un autre système…. Quand l’enfant grandit, il ne sort pas complètement du système égocentrique, mais il commence à se développer dans le système biocentrique, il noue des amitiés, des relations. Des années après il devient un adulte qui fonde un foyer, participe à la vie sociale par sa profession et ses convictions politiques : il est complètement plongé dans le système biocentrique. Mais le temps passe et l’homme vieillit : il se sent fatigué de n’avoir pensé qu’à lui-même et aux autres car il a souvent été déçu. Il se prépare à partir dans l’autre monde, il se dépouille de ses richesses, l’idée de Dieu et de l’au-delà le préoccupe : sa pensée se rapproche du système théocentrique.

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jeudi 5 novembre 2015

N’est pas instructeur spirituel qui veut !


Combien de personnes croient agir conformément au bien qu’elles comprennent et qu’elles aiment. En réalité, elles font exactement le contraire, mais impossible de le leur faire admettre. Pourquoi ? Parce qu’elles s’imaginent qu’il suffit d’accepter mentalement un idéal et de souhaiter le réaliser pour y parvenir. Eh bien non, malheureusement non, c’est même là que commence la partie la plus difficile. Voilà pourquoi une des premières qualités du disciple est la lucidité



Et savez-vous que c’est le diable qui pousse souvent les êtres au repentir pour qu’ils continuent de mieux en mieux dans la voie de l’erreur avec des forces fraîches, une ardeur renouvelée ? Eh non, bien sûr, vous ne le savez pas. En regrettant, en pleurant, on renforce le désir de l’autre côté ; c’est comme si, dans ces larmes et ces regrets, les désirs puisaient des forces pour se déchaîner à nouveau. Eh oui, c’est cela la nature humaine, et celui qui ne connaît pas ses détours et ses pièges continue à commettre des erreurs.

Il est préférable de bien se conduire, mais mal se conduire n’est pas encore le plus grave. Le plus grave est de ne pas en être conscient. Celui qui est incapable de voir qu’il a mal agit finit par être pris dans des contradictions inextricables. Il rencontre des échecs, il est rejeté par les autres et il ne comprend pas pourquoi ; il se croyait irréprochable, il était convaincu que les autres l’approuveraient, l’admireraient même. Il est troublé parce qui lui arrive, il s’imagine que le monde entier se ligue contre lui, ce qui influence très négativement ses pensées et ses sentiments ; il se révolte et dans cette révolte, il perd sa lumière et il perd son amour. Tout cela parce qu’il refuse d’admettre qu’il n’a pas réussi à faire le travail dans le troisième plan ; la réalisation.

Il est presque inutile de s’engager dans la vie spirituelle tant qu’on n’a pas compris à quel point la nature inférieure de l’homme est coriace et combien le travail à entreprendre sur elle demande de vigilance, d’humilité, d’abnégation. Parce qu’elles ont trouvé un enseignement spirituel, beaucoup trop de personnes croient qu’elles vont rapidement se transformer ; Eh non, la maîtrise de la vie psychique est tellement plus difficile qu’elles ne l’imaginent. Il existe bien dans chaque être humain cette capacité de renouvellement, de régénération, de divinisation, mais c’est un processus très lent, et ce que chacun peut réaliser dans cette existence dépend du travail déjà commencé dans les incarnations antérieures.

Pour celui qui n’a pas conscience des difficultés qu’on rencontre inévitablement dans la vie spirituelle, il est impossible de progresser, et il  est encore plus impossible d’aider les autres ; devant le peu de résultats il se découragera très vite. Un instructeur, un guide spirituel explique, répète, il a l’impression d’être compris ; mais voilà que ceux qui disent le suivre font exactement le contraire de ce qu’ils semblaient avoir compris. Avec le temps, comment ne pas être fatigué, découragé et même irrité ? Or, la qualité d’un instructeur, c’est la stabilité, la patience, l’indulgence.

Cette stabilité, cette patience et cette indulgence tellement indispensables, c’est le soleil qui en donne l’exemple. Donc, comme le soleil, un guide spirituel doit donner sa lumière, et ensuite ceux qu’il a éclairés font ce qu’ils peuvent…. Chaque jour je regarde le soleil et je vois qu’il ne s’indigne pas, qu’il ne s’obscurcit pas, qu’l ne se décourage pas sous prétexte que les humains ne savent pas apprécier et utiliser sa lumière. Alors, je me dis que, moi non plus, je ne dois ni m’indigner, ni me décourager, ni m’obscurcir.

Je n’ai pas besoin qu’on m’explique combien il est difficile d’aider les humains à s’améliorer. Même quand ils se disent ses disciples, souvent ils croient mieux savoir que leur Maître ce qui est bon pour eu. Ils veulent faire leurs expériences et ils les font. Quelque temps après, quand ils ont été bien malmenés et déçus par la vie, enfin ils comprennent. A ce moment-là, ils veulent faire profiter les autres de ce savoir nouvellement acquis, mais pourquoi les autres les écouteraient-ils ? Eux aussi veulent faire leurs expériences. Et voilà pourquoi la sagesse que les uns ont gagnée au prix de tant d’efforts profite si rarement aux autres.

Il faut que les humains aient été bien piqués et bien mordus par la vie pour admettre que les sages disent vrai. Les voilà donc à leur tour devenus sages ; mais ils ne sont pas nombreux ceux qui chercheront à bénéficier de leur sagesse. C’est pourquoi chaque nouvelle génération répète les erreurs de la précédente. C’est vrai pour les individus, et c’est vrai aussi pour les collectivités.

Qui veut vraiment tirer les leçons de l’histoire ?

 Une lumière vous est donnée, elle éclaire votre chemin. Décidez-vous à marcher ; Jésus disait : "La lumière est encore pour peu de temps au milieu de vous ; marchez tant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point". Cette lumière dont parle Jésus n’est évidemment pas celle du jour par opposition à l’obscurité de la nuit, elle représente les bonnes conditions intérieures et extérieures qui nous sont données pour progresser.

Quand elles sont plongées dans les difficultés et les épreuves, combien de personnes prennent soudains conscience de leur ignorance, de leur faiblesse et se disent : "Si j’avais su…" Elles auraient pu savoir, car toutes les conditions leur avaient été données à un certain moment pour apprendre, s’exercer, se renforcer ; mais elles ont négligé ces bonnes conditions ; la vie spirituelle demande des efforts, et d’autres activités, d’autres préoccupation leur paraissaient à ce moment-là plus importantes.

Et maintenant, c’est trop tard ? demanderez-vous.

Non, il n’est jamais trop tard, le chemin de la vie est long, infini, et d’autres conditions vous seront données dans cette existence ou dans une autre. Tâchez alors de ne pas les laisser passer, afin de ne pas avoir une fois de plus à vous dire ; si j’avais su… !


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L'IMAGE LUMINEUSE DE L'AMOUR


Que doit-on comprendre par les mots " Principe ", " Commencement " ?

Par exemple, nous disons que DIEU est au commencement, mais DIEU a-t-Il un commencement ? Pouvons-nous séparer le commencement - le principe - de la fin ou le début d'une chose de son achèvement ?



Non, car ils sont indissolublement liés, comme la tête, le corps, les pieds d'un homme. Peut-on séparer la tête du corps ? Si nous divisons un tout, c'est pour faciliter l'examen et l'étude d'une certaine partie, d'un certain objet, d'un corps, ou d'une action. Dans l'étude, dans la définition des choses, on emploie principalement deux méthodes: celle de l'induction, et celle de la déduction.

On procède de l'habituel à l'inhabituel et, parfois seulement, on utilise le processus inverse. Il est cependant préférable de commencer par ce qui est habituel pour aller graduellement vers l'inhabituel.

L'enfant, qui apprend à lire, à écrire, à compter, à parler, débute par des éléments simples, et passe ensuite aux plus compliqués - aux inhabituels. Certains, se trouvant devant de grandes difficultés, se découragent et disent : " J'en ai assez de cette existence terrestre; je veux me libérer et aller me reposer au ciel. " Mais où est le ciel ?

Il est au-dessus de notre tête, et celle-ci est en liaison avec L’antre du Soleil vers lequel chacun tend, consciemment ou inconsciemment. Tous les hommes élèvent leur regard avec la pensée qu'il existe là-haut quelque chose de meilleur qu'ici-bas; que ce soit le ciel ou le paradis, ils ne le savent pas. Nous disons que le ciel est le lieu ou un état, après lequel aspire notre désir d'une vie meilleure, plus raisonnable, et mieux remplie.

A vous, élèves de la Vie Nouvelle, on demande d'avoir une compréhension claire et concrète des choses et des événements, et que votre pensée soit concentrée et non dispersée. La moindre distraction conduit à un éparpillement d'idées d'où résulte une existence désordonnée.

Du point de vue divin, l'ordre de vie actuel des gens sur la terre est désordre. Quand un être humain s'améliore, s'organise, et qu'il acquiert le calme et la paix intérieure, c'est le signe qu'il est entré dans un ordre de vie supérieur - divine. Une pensée juste, coordonnée, détermine cet ordre. Observez la demeure de celui qui pense justement et agit d'une manière réfléchie; vous constaterez l'ordre qui y règne. C'est qu'il comprend les éléments du monde physique et spirituel; il les coordonne, les applique harmonieusement.

L'homme qui n'observe que le côté physique de la vie ne comprend et ne s'arrête que sur les manifestations extérieures des êtres. Mais s'il unit le côté spirituel à la vie physique, il pourra saisir, analyser les impulsions intérieures de l'homme, ainsi que leur influence bienfaisante sur chaque activité. Nous disons que l'homme - être terrestre - étudie le côté extérieur de la vie; et que l'ange qui est en nous, notre âme en connaît le côté intérieur, spirituel.

Établissez donc un lien harmonieux entre l'homme physique et l'ange intérieur, entre le conscient et le super conscient. Cette sainteté et indispensable union constitue en vérité une tâche de longue durée, mais c'est un travail à entreprendre dès maintenant et qui se poursuivra durant plusieurs vies futures. De nos jours, les hommes ne sont pas encore parvenus à la connaissance de la " Vie-Une ", car nous constatons que certains sont plus expérimentés dans la vie intérieure - spirituelle, et d'autres, dans la vie extérieure - matérielle.

Amenez l'homme purement spirituel à faire du commerce, et vous verrez ce qu'il en résultera ! Donc, chaque être et chaque chose doivent être à leur place pour donner de bons résultats. Une des premières tâches de l'élève de la Vie consiste à travailler sur lui-même et à aider les autres à se libérer des pensées ordinaires qui encombrent le cerveau et empêchent de s''élever, d'évoluer.. Une pensée ordinaire, par exemple, est celle qui décrète que tel être est bon, et tel autre mauvais.

Par nature, l'homme est créé bon, mais la plupart sont encore en cours d'élaboration, et le temps viendra où ils manifesteront les possibilités dont DIEU les a pourvus. L'état de l'homme d'aujourd'hui est passager; c'est une étape dans sa continuelle évolution. Quelqu'un reconnaît avoir beaucoup péché; s'il a pris conscience de ses erreurs, il a donc tout de même écrit, dans son livre intérieur, quelque chose de bon qui lui servira à se corriger. Mais s'il a péché sans regretter ses erreurs, s'il a sali son livre intime, il doit prier le ciel de lui envoyer l'aide nécessaire à sa lucidité et à son amélioration.


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lundi 2 novembre 2015

TANT QUE VOUS AVEZ DE LA LUMIERE



Les humains sont parfaitement capables de comprendre intellectuellement où sont le bien et le mal pour eux comme pour les autres, mais ils continuent à commettre les mêmes erreurs. C’est difficile à accepter, mais c’est ainsi. On leur explique, ils comprennent, ils approuvent, mais ils font le contraire de ce qu’ils assurent avoir compris. Pourquoi ?



Parce que s’adresser à leur intellect ne suffit pas, il faut toucher d’autres fibres en eux. On ne peut pas tellement se fier à quelqu’un qui dit : "Oui, je comprends" car si ses sentiments et ses désirs le poussent dans une direction différente, c’est là qu’il ira.

Je ne me fais donc pas d’illusions, je sais que les possibilités d’un Maître spirituel sont limitées : sa tâche est d’éclairer les êtres, de leur faire comprendre comment ils peuvent sortir des marécages dans lesquels ils se sont enfoncés et leur décrire les régions magnifiques qui les attendent s’ils y parviennent, mais le Maître reste impuissant à changer leurs goûts et leurs besoins. Ça, les disciples seuls ont le pouvoir de le faire, en sentant que c’est là qu’ils trouveront leur salut. Et en réalité, même s’ils arrivent à le sentir, c’est encore insuffisant. Oui, même s’ils souhaitent de tout leur cœur s’engager sur le chemin de la lumière, une troisième difficulté surgit, la plus terrible : quelque chose en eux, que l’on appelle l’habitude, s’oppose à ce changement d’orientation.

Je vous donnerai un exemple très simple. On présente à la télévision une émission sur la famine en Afrique : tous les spectateurs comprennent qu’il faudrait faire quelque chose, car il est inhumain de laisser des peuples souffrir ainsi. Beaucoup même seront bouleversés et le spectacle de ces souffrances leur fera venir des larmes aux yeux. Mais maintenant, si on leur dit : «Voilà ce que vous pouvez faire pour que ces peuples  aient de quoi se nourrir", combien accepteront d’abandonner leur tranquillité, leurs habitudes ? L’argent qu’ils réservent pour leur confort, pour leurs plaisirs, combien se décideront à l’utiliser, même en partie, pour soulager ces malheureux ? Eh bien, c’est ce qui se produit aussi quand il s’agit de changer de vie : la pense et le sentiment peuvent être d’accord, mais de là à ce que la volonté parvienne à vaincre les mauvaises habitudes, la presse, l’égoïsme, il y a loin.

Quand ils m’écoutent parler ou lisent mes livres, je sais que certains pensent : "Oh, le pauvre ! Comment peut-il croire que c’est facile d’entraîner les humains sur la voie de la sagesse, de la justice, de l’amour" ?... Non, je ne crois pas que c’est facile, je ne suis pas si naïf, je parle pour éclairer ceux qui sont venus m’écouter, car tout changement intérieur commence par la compréhension, mais je sais très bien que le reste ne dépend pas de moi ; je ne peux pas faire aimer la vérité à ceux qui préfèrent les illusions.

Et même pour celui qui découvre la vérité, qui aime la vérité, on peut dire que c’est là que commencent réellement les difficultés. Ces difficultés, c’est en moi d’abord que je les ai découvertes. J’ai compris qu’on peut recevoir la lumière, aimer la lumière, mais quant à faire plier la matière psychique devant cette lumière afin qu’elle s’en imprègne, mon Dieu, que c’est long, que c’est difficile !

Un moment, elle est docile et se laisse modeler, puis soudain elle résiste, se révolte et reprend le dessus. Alors, tout est à recommencer. Mais il ne faut pas se décourager, car peu à peu, cette matière finit par céder. Du moment que la compréhension est là et que l’amour est là, la réalisation doit venir un jour. En tout cas, ce qu’il y a de sûr, c’est que sans compréhension ni amour, inutile d’espérer la moindre réalisation.

Comprendre où est le bien et désirer ce bien n’est peut-être pas facile, mais c’est toujours moins difficile que la troisième étape : l’application. Chacun peut très bien admettre qu’il est préférable d’être sobre, de rester fidèle à son mari ou à sa femme, d e maîtriser ses mouvements de colère, d’agir honnêtement et souhaiter sincèrement y parvenir, mais voilà, quand la tentation arrive, comment ne pas succomber ? Pour résister il faut que la question soit claire dans les trois plans de l’intellect, du cœur et de la volonté, et le plus difficile est d’entraîner la volonté afin de changer ses habitudes.

Une mauvaise habitude est comme un cliché qui s’imprime sur nos corps subtils. Une fois imprimé, il se reproduit à l’infini. Même si ensuite on regrette sa faute, cela ne sert pas à grand-chose, on la répète ... et puis on la regrette à nouveau. C’est un enchaînement sans fin de fautes et de remords. Lutter, pleurer, se repentir est le plus souvent inefficace, car le remords en lui aussi inscrit son cliché, alors il revient après la faute, mais il n’aide pas à la corriger. C’est comme si faut et remords étaient deux entités entre lesquelles n’existe aucun contact. Elles se suivent, c’est tout. Vous direz : "Mais c’est parce que l’homme est faible" … Oui, il est faible, il est faible parce qu’il est ignorant. Le jour où il aura la lumière, il arrivera à triompher de ses mauvaises habitudes.

Et que faut-il faire alors ?

Remplacer le cliché, c’est à dire remplacer les mauvaises habitudes en s’appliquant, peu à peu et consciemment, à avoir d’autres pensées, d’autres sentiments, et surtout à faire d’autres gestes. Ce sont là autant de nouveaux enregistrements, de nouveaux clichés qui arriveront à neutraliser les autres. Ils ne les effaceront pas, car dans la nature rien ne s’efface, mais ils se superposeront à eux et c’est eux qui agiront.

Or, que fait-on en général ? Exactement le contraire ; on se précipite vers les personnes et les choses qu’on trouve plaisantes, et on se détourne des autres. Pour vaincre une tentation, une faiblesse, vous devez cherche à remplacer l’objet dangereux par un autre qui est pour vous inoffensif : les nouveaux clichés que vous allez ainsi imprimer vous protégeront. Mais même si vous n’êtes pas exposé à des tentations qui vous perdraient si vous y succombiez, vous devez toujours penser à créer de nouveaux clichés, meilleurs, afin de progresser.


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Le pessimisme serait-il une forme de sagesse (?)


Quand on sait que le mal peut surgir à tout moment et de n’importe où, on est vigilant, on prend des précautions. Eh bien, non, cette vision tellement négative n’a rient de sage, et elle est même nocive pour le psychisme ; se concentrer sur le mal, partout et tout le temps, a pour conséquence de ne pas le voir quand il se produit réellement et de paralyser les forces vives qui permettraient de réagir. Alors, où est la sagesse, là, où est la lucidité ?



La sagesse, la vraie sagesse, c’est bien autre chose, et que dit-elle ? Dans le livre des Proverbes elle se présente : "Moi, la Sagesse, lorsque l’Eternel disposa les cieux, j’étais là… Lorsqu’il donna une limite à la mer… Lorsqu’il posa les fondements de la terre, j’étais à l’œuvre auprès de lui et je faisais tous les jours ses délices, jouant sans cesse en sa présence"… ainsi par la Sagesse. Elle qui a sondé les desseins de Dieu parce qu’elle a participé avec Lui à la création du monde, elle voit l’avenir avec confiance dans des couleurs magnifiques, lumineuses ; Et non seulement elle n’est pas triste, mais elle est même gaie, joyeuse, puisqu’elle joue auprès de Dieu.

Le sage sait que la prédestination de l’homme est de rejoindre un jour sa patrie céleste. Sur le chemin qui conduit à cette patrie, évidemment il rencontrera le mal sous toutes ses formes, il souffrira, il doutera des autres et de lui-même, il se découragera. Mais même dans les pires moments il ne sombrera pas, parce que dans son coeur, dans son âme reste inscrite cette vérité que Dieu l’a créé à son image, et que cette image de Dieu contient en puissance toutes les richesses, toutes les victoires.

Le pessimisme n’est donc pas l’enfant de la sagesse, mais de la plus grande ignorance. Bien sûr, il n’est pas question de s’opposer au pessimisme en prétendant que tout va bien, ce serait ridicule ; tout ne va pas bien, et même beaucoup de choses vont très mal. Mais l’optimisme est un point de vue philosophique fondé sur la connaissance de Dieu, de l’univers et de l’être humain. Donc ce n’est pas le mot optimisme qu’il faudrait employer ; étant donné l’usage qui en est fait dans la vie quotidienne, on le confond trop souvent avec une naïveté, une légèreté qui n’ont rien de philosophique. L’optimisme dont je vous parle est en réalité l’espérance, c’est à dire la certitude que l’avenir peut toujours être meilleur.

Même si le présent n’est pas fameux, les puissances de la vie et du bien sont si fortes qu’elles peuvent toujours triompher du mal, du moment que l’être humains décide de s’associer à elles…

Le rire du sage est le rire de la liberté. Ce que le sage a compris à l’a débarrassé des fardeaux inutiles de l’existence, pour le projet et jusqu’aux régions où brille un éternel soleil.

Et cette lumière qu’il a conquise au prix de tant d’efforts, le sage n’a pas d’autre souhait que de la transmettre à ceux qui vivent auprès de lui ou qui viennent le visiter. Mais que de temps il faut pour qu’ils puissent l’assimiler ; La seule chose que le sage peut donc communiquer immédiatement, c’est la joie qu’il puise dans cette sagesse, cette joie qui remplit son cœur, qui déborde de son cœur, et son rire est l’expression de cette joie qu’on peut aussi appeler amour ».


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