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samedi 22 mars 2014

LA COURONNE DE LA VIE : Par Peter DEUNOV



Heureux l’homme qui tient ferme face a la tentation, car après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne du vainqueur: la vie que Dieu a promise a ceux qui l’aiment. ”


Il vous sera un peu étrange, comment Dieu peut nous mettre a l’épreuve. C’est étrange pour ceux qui n’ont pas vécu des moments pénibles dans la vie et ne connaissent pas la loi de la souffrance. On ne demande pas des notions extérieures sur la Vie. Prenons par exemple une femme qui est belle, jolie, jeune, blanche, rouge, mais elle va perdre tout ce qui est extérieur. On demande ou est passée cette beauté extérieure, ce savoir, etc. Cette beauté qu’on a eue au début, va disparaître. Si un homme a une bonne santé, mais puis il la perd, ou est-ce qu’il pourra la retrouver ? Il la gardera pendant dix, quinze, vingt, cinquante, soixante, cent ans et puis il la perdra. Au début il grandit et apprend, puis les connaissances se perdent, s’oublient, enfin tout disparaît. Donc, la santé, les connaissances, la richesse – tout passera. Votre richesse passera d’un ami à un autre et disparaîtra. Si vous avez une maison, on va vous la prendre aussi ; et d’autres biens si vous avez, on va vous les prendre aussi. Vous voulez être riches, mais comment ; être savants, mais comment ? Comme je vous instruis – santé, une propreté spirituelle, une beauté de l’âme. Sois savant, mais en Dieu ! Vous devez posséder toutes les vertus dans votre âme et de la, vous devez devenir riches, savants, beaux et d’apprendre aux autres une bonne doctrine, de leur instruire la Paix. Et en vous-mêmes, il doit y avoir de la Paix, de l’Amour, de la Justice, de la Sagesse et de la Vérité!

Maintenant Jacques a eu une tentation et dit : « Heureux l’homme qui tient ferme a la tentation, car après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne du vainqueur : la vie que Dieu a promise a ceux qui l’aiment. » Ceci veut dire, que votre navire, lorsque vous le mettez a l’eau, s’élancera contre les vagues de la Vie, mais s’il n’est pas fort, il se remplira d’eau, enfin il arrivera par couler. Or, s’il est assez fort, il surmontera les vagues, malgré leur grandeur, et survivra ces orages. A présent, votre navire, dans lequel vous voyager, n’est pas fort, car lorsque viennent quelques orages, tentations ou troubles, vous succombez au fond. « Le navire est perdu – dites-vous, il a coulé. »


Pourquoi il a coule – je vous le demande ? » Parce que les mots de cet ennemi étaient lourdes. » Il vous faut faire un navire solide !

Lorsque le disciple apprend et persévère, il aura des connaissances. Il doit s’intéresser a tout, de bien apprendre. Quand vous apprenez, vous voulez recevoir des couronnes extérieures. Votre vie se répète, elle est toujours la même et vous commencez a vous en lasser. En quoi consiste votre vie et pourquoi vous en avez marre ? Le matin vous vous levez, vous commenceз votre petit-déjeuner; finit le petit-déjeuner – vient le déjeuner, vous finissez de déjeuner, vous allez dîner, ensuite au lit, chauffage, lampes, et le matin suivant la même chose. Et c’est un cercle qui tourne sur lui-même chaque jour. Comme un cheval qui tourne la roue pour procurer de l’eau, pour arroser un jardin. Et il tourne, il tourne, assure l’eau pendant deux, trois, cinq, dix ans, pour qu’enfin on lui enlève la peau et on l’enterre quelque part. C’est ce qu’il a gagné au cours de ces années de sa vie – il a tourne en rond chaque jour, pour que le jardinier a la fin ne veut plus de lui.


En premier vous devez servir Dieu. Je ne vous parle pas de ce Dieu, dont les savants disent être dans l’atmosphère. Je vous parle du Dieu tout présent, qui est autour de nous, qui est partout et qui veut votre bien. Le monde est excessif. Si vous pensez que le monde va vous rendre heureux, vous vous trompez; il va vous tourner en rond pour lui ramener de l’ eau, après lui avoir servi, il vous prendra la peau, des que vous tombiez malades. Avec un mauvais patron vous aurez un mauvais fils, un mauvais père, un mauvais maître. Quelle que soit la situation pour le moment, vous devez résoudre les problèmes difficiles.


Je vais m’arrêter au sujet des enfants. Pourquoi sont les enfants, savez-vous pourquoi vous avez mis au monde ces enfants ? – Pour les élever comme il faut. Tandis que vous, comment les élevez-vous ? La mère dit a sa fille : « Tu dois être fière, parce que tu es la fille de quelqu’un. Sais-tu que tu as un héritage, une éducation, tu sais jouer du piano, tu es jolie; tu vaux mieux qu’elle, pour cela tiens-toi raisonnablement! » Le père donne de la morale a son fils : « Fils, sais-tu que je ne suis pas comme certains le sont. Tu hériteras de grands biens, tandis que lui ce n’est qu’un pauvre type. Tu dois être fier, de ne pas te laisser humilier, mais de savoir ton prix. » Le père rend son fils vaniteux, orgueilleux – lui apprend a être cruel envers les faibles, la mère apprend sa fille a la vanité et a la coquetterie. Et toute cette dégradation morale vient des parents, ceux sont eux qui sèment le mal – la vanité, le doute et chaque autre mal. Et David dit dans son psaume : « Ils sont devenus étrangers a la matrice de leur mère et ils ont oublie ta Loi, Père. »


Les jeunes filles d’aujourd’hui sont fières de leur beauté extérieure, dont elles entretiennent grâce à des effets extérieurs. Elles ressemblent à une jeune fille qui s’est fiancée à un jeune homme, mais le fiancé lui a rendu visite avec un ami pour la mettre à l’épreuve. Lorsqu’ elle les a salue d’être bienvenus, son fiance a décide de la faire trébucher, pour voir sa réaction. En mettant sa jambe, la fille a finit par tomber. Elle s’est tout de suite relevée, et sans dire un mot, sans se fâcher, est entrée dans la cave.


Alors le jeune homme a pense : « Comme la fille est gentille – elle ne s’est pas mise en colère; et comme elle est intelligente – elle ne s’est pas fâchée, mais a pu supporter un incident pareil ! » Comme elle lui a plu beaucoup, il s’est marie avec. Mais tout de suite après le mariage, la jeune femme a commence de crier et de se fâcher pour la moindre chose. Alors il lui a rappelle cet incident, lorsqu’ elle était jeune fille et comment elle a su tenir ses nerfs. A la suite de quoi, elle lui a répondu : « Bien sûr que j’ ai supporte a première vue, mais si tu étais venu en bas dans la cave, pour voir ce que j’ ai fait a la table – je l’ ai prise des dents et je l’ ai casse de rage ! » A présent vous êtes très bons de dehors, mais a l’intérieur, si quelqu’ un entre dans votre cave, vous allez lui briser les os. Les chrétiens contemporains ressemblent a cette jeune fille – ils sont bons a l’extérieur, ils pardonnent, mais dedans dans la cave venez voir ce qu’ils font !

Et chaque jour vous ne cesser de bredouiller de choses males – pourquoi arrive ceci, pourquoi cela et vous dites : « Il n’ y a pas de sens cette vie et ce monde. » Moi, je vous dis : vous n’avez pas mis a l’épreuve cette Doctrine, dont je vous parle. Les gens mettent à l’épreuve Dieu et le dérange toujours, mais Il est bon avec eux chaque fois. Vous direz qu’Il est patient, Il peut supporter car Il est fort. Oui, Il peut car Il sait comment vous guérir. Comme la jeune fille qui ne voulait rien faire, mais ne cessait de demander a sa mère ceci ou cela, enfin elle est tombée malade de ne rien faire, elle s’est mise au lit et a demande a sa mère d’appeler le docteur. Sa mère a appelle le docteur, il est venu et a compris sa maladie, après quoi il lui a recommande de faire des promenades et de la gymnastique dans la chambre. Mais comme elle paressait de faire ceci aussi, restée au lit, elle n’a fait bouger que ses deux pouces. Quand le docteur est revenu la voir, elle était dans la même situation, à la question, est- ce qu’elle a fait des exercices, elle a répondue positivement. A la question, comment, elle lui a montre ses doigts. Le docteur a comprit qu’elle est malade de paresse et lui a dit, que si elle ne fait pas ce qu’il lui a ordonne, elle ne guérira pas...


De même font les chrétiens, ils bougent des deux doigts. Dieu ne veut pas une telle paresse, Il veut de la vraie gymnastique des pieds et des mains, pour vous activer. Dieu désire que vous ayez de bons actes, de prouver vos vertus, de bien bouger afin de guérir. Pourquoi êtes-vous malades ? Parce que vous êtes paresseux. Vous ne vous servez pas de vos jambes, de votre coeur, de votre esprit, de vos yeux, de votre bouche, mais vous savez seulement exiger de Dieu : « Donne-moi, mon Dieu ceci et cela ! » Vous voulez que Dieu vous serve. Oui, mais vos mains et vos pieds ne pourront plus bouger.


Pourquoi avez-vous mal aux jambes? – Vous manquez de Vertu. Pourquoi avez-vous mal aux bras ? – Il vous manque de la Justice. Ils vous sont donnes pour faire du bien. Si vous ne faites pas de bien, vous allez souffrir. Pourquoi avez-vous mal aux oreilles ? – Il vous manque de la Sagesse. Pourquoi avez-vous mal aux yeux ? – Il vous manque da la Lueur. Si vous avez mal à la bouche, vous n’ avez pas d’Amour; si vous avez mal aux dents, la même chose. Si vous avez mal à la tête, vous avez violé la Vérité, elle n’est plus en vous. Vous devez utiliser toutes ces valeurs pour faire du Bien au nom de Dieu, tandis que vous faites tout le contraire. Lorsque Dieu vous les donne en bon état ; des qu’elles cessent a faire du Bien, elles sont paresseuses a vous servir et tombent malades, alors vous appelez le docteur. Et le docteur vous recommande de la gymnastique. A une mère qui ne fait pas de Bien pour Dieu, Il va lui donner une fille paresseuse, pour qu’elle lui sert et lui exécute ses ordres. Quand une jeune fille ne fait rien pour Dieu, Il lui donne un homme paresseux, pour qu’elle satisfasse tous ses caprices. Quand Dieu voit que le père est paresseux et ne fait pas de Bien, il lui donne un fils qui lui gaspille l’argent pour jouer aux cartes ou pour des femmes. Dieu reconnaît les malades et les paresseux et leur donne de la gymnastique.


A présent l’homme ne marche pas auprès de la femme, tous deux ne peuvent pas se supporter. Il n’est pas bien que les gens se causent de mal, mais ils doivent vivre en collectif et s’entraider. Si vous travailler en équipe, vous allez aider beaucoup de personnes, leur épargner beaucoup de peines. La même chose se passe dans le monde spirituel – vous devez vous aider les uns les autres. Si tu aides ton voisin, tu seras mieux dans ton Chemin. Il ne faut plus parler pour une personne, mais de vivre en collectivité avec de la foi. N’est-il pas vrai qu’à l’époque les gens ont vécu ensemble ? Lorsqu’ il y avait un homme qui a un champ à récolter, on appelait les voisins et on le moissonnait.


De même pour la récolte du raisin, de même pour le mais – on se réunissait pour récolter le champ. Et vous, faites de même ! Il vous arrive un malheur – réunissez-vous deux, trois soeurs, aidez-vous, pour que Dieu puisse vous aider. Si ce n’est pas possible pour deux ou trois, appelez encore quatre, cinq et de cette façon, vous allez vous soulager, sans importance quel poste vous avez. Vivez tous en commun !

Et maintenant Jacques dit : « Heureux l’homme qui tient ferme face a la tentation, car après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne du vainqueur. » Désirez non pas la couronne de la vanité, mais la couronne de l’immortalité, dans laquelle il n’ y a pas de la souffrance, pas de tentation, pas de maladie, mais une Vie pleine de biens. Cette Vie est une plante et lorsqu’ elle commence à pousser, elle change. La terre se change; pour chaque plante – une terre différente. Vous n’ êtes pas des instruments pareils, des cordes semblables. Votre place doit être en concorde avec les autres – de produire une harmonie merveilleuse tous ensemble et lorsque vous faites de la musique, que celui qui vous entende éprouve de la joie. Et lorsque vous commencer à jouer, vous allez apprendre cette loi – d’accorder vos coeurs, vos esprits, votre volonté et vous allez produire une musique ravissante.


Quand le Ciel parle en vous, vous ne pouvez pas l’admettre. Pourquoi ? En même temps, vous prenez par la bouche la bonne nourriture qu’on vous donne, tandis que celle qui est mauvaise, on la jette, elle n’est pas pour les hommes. Que se passe- t’il avec vous en fait? Et Dieu dit: « Vous avez mis dans votre esprit des pensées mauvaises, de désirs mauvais – dans vos coeurs et des paroles mauvaises sortent par votre bouche; et que votre bouche ne parle plus du mal. » Si vous prenez de la lavure et la jetez sur votre frère, que va- t’il se passer, est-ce une bonne chose, est- ce que votre mère va vous féliciter ?


Ce n’est pas chrétien, de salir ton frère ce n’est pas une bonne chose. « Mais – diras-tu – l’homme peut juger. »


Moi, je dis : va et demande pardon a ton frère; dis-lui : « Frère, pardonne-moi ! » S’il ne te pardonne pas, va une deuxième fois avec quelque’ un et dis-lui : ” Soeur, pardonne-moi!” S’il ne veut cette fois non plus, va avec l’église et s’il ne veut encore pas, qu’il soit pour toi pain et publicain. Va et dis-lui la Vérité et s’il est fautif, pardonne-lui. Si sa plaie va très mal, va et montre-la lui, guéris-le; s’il est malade, montre-lui comment faire. Je vois que le monde est malade. Des femmes malades se plaignent, se mettent en colère contre leurs maris et veulent le divorce. Des hommes malades cherchent de plaisirs divers, qui sont en contradiction avec la loi Divine, ils veulent de choses impossibles et ils abandonnent leurs femmes. Je vois des esprits mal sains, des coeurs mal sains, des âmes mal saines. Il est bien clair comment on peut vivre avec...

Une fois j’ai voyage en train avec un monsieur, vêtu d’une pèlerine. Un autre marchait librement, battait des mains, sans vouloir faire du mal a personne et chantait. Soudain, l’homme a la pèlerine lui a crie : « Es-tu aveugle, tu viens de me bousculer, ne vois-tu pas que j’ai mal au bras!” En effet, son bras droit était bande. Son bras lui faisait mal, mais l’homme ne pouvait pas le savoir. Malgré cela, celui a la pèlerine continuait de crier – il criait car il avait mal au bras... Vous devez vous tenir a une distance de quinze centimètres de chaque personne, car il y a des gens malades, or vous ne songez pas a cela. La femme tient à être le plus près possible de l’homme et ne le laisse pas s’éloigner d’elle. Il en a marre et commence a fuir dans les auberges ou de boire, car son âme lui fait mal. Parce que vous n’ êtes pas a une distance de quinze centimètres de votre mari et vous voulez sans cesse toucher son âme mal saine, il commence a vous fuir.


Dans la Bible il est écrit que Dieu a fait la femme de la cote, savez-vous pourquoi ? C’est du travail qui au début devait apporter le bien-être dans le monde, puis elle a agite le monde et Dieu la punit. Donc, Dieu a fait la femme de la cote de l’ homme, de la cote de la Sagesse, pour qu’ elle soit raisonnable, d’ unir le monde, de lui donner une saveur, que tout le monde trouve auprès d’ elle une consolation. Or, a présent la femme met au monde des enfants non raisonnables. Elle les fait grandir et ils commencent à insulter leur père, en même temps le père dit que son fils est mauvais, qu’il boit, qu’il vole et ne lui ressemble pas. De parents stupides – des enfants stupides, d’une mère irraisonnable – un fripon pour fils; c’est une loi. S’il arrive que votre fils meurt, c’est parce que vous n’ êtes pas purs, vous êtes salis – vous avez souille la loi Divine et vous payez pour ça.


Aujourd’ hui je vous dis une Vérité et si vous m’écoutez, vous ferez bien, mais si vous ne m’écoutez pas, vous allez voir tous seuls, vous allez apprendre la leçon. A la fin le patron vous obligera à lui apporter de l’eau avec la roue et lorsque vous arriviez à apprendre la leçon, il vous prendra la peau. Je ne voudrais pas que cela se passe. C’est pour ça que Dieu se tourne vers ses filles.


Celui qui est dans la souffrance, il est dans le chaudron. Maintenant vous êtes bons, car l’homme qui bout dans le chaudron est bon. L’âme qui a beaucoup souffert, se purifie. Vous tous avez souffert, la Pureté est nécessaire pour le bonheur de la Vie. Quand vous êtes purs, ça marche bien. Vous vous levez le matin, tout est a l’envers; pourquoi ? – Parce qu il n’ y a pas de la Pureté. Maintenant prenez l’exemple de cette jeune fille – Dieu donne de la bonne santé a l’homme, pourtant il est paresseux a travailler. Alors Dieu lui donne de la souffrance. S’il n’accepte pas la souffrance, on lui donne de la peine.


En acceptant la peine, en apprenant a souffrir et il se réconcilie avec, dieu dit : « Il a appris a souffrir, cessez de lui en donner, donnez-lui du travail ! » A présent quand vous êtes au travail, que faites-vous pour Dieu ? Ou bien vous direz, que Dieu est bon. Dieu est bon, mais Il vous écrira des notes. Vous avez deux, trois, quatre, cinq, dix – partout vous avez de bonnes notes. Pour hypocrisie – six, pour mensonge – cinq, pour colère – sept, pour ne pas s’abstenir – cinq et demi. Sans épreuves vous ne pouvez pas passer. Dans cette vie, votre façon de vivre a présent sera avec de mauvaises notes.

Je voudrais que vous appreniez cet exercice – de vous perfectionner moralement. Il vous faut prier et il faut vous interroger à quel sujet vous devez prier. – Pour avoir de la patience. Et si vous persévérez dans votre prière, tout ira progressivement bien. Quand l’enfant a une idée en tête, il va chez sa mère et lui demande des pommes. Il s’est mis en tête des pommes, des noix et autres choses, il va et en demande. Sa mère lui donne des pommes – il veut encore des noix; elle lui donne des noix – il demande de la confiture. Alors sa mère lui dit : « Ce n’est pas bien tout a la fois, mon chéri, demain tu l’aura. » Et l’enfant retient la promesse que le jour suivant il va recevoir de nouveau. Vous devez avoir un exercice semblable et lorsque vous avez une idée en tête, allez-y, demandez et Dieu va satisfaire tous vos besoins.


Il faut que vous soyez bons. Etre bon ne veut pas dire être comme un mouton. Dieu ne veut pas des moutons, mais des gens bons et raisonnables. Les gens bons sont ceux qui ne se gâtent pas. Si tu te gâtes, tu n’es pas bon. Vous devez avoir une bonne terre, de rejeter ces substances, qui font gâter l’homme. Votre terre est pourrie, c’est pour ça que Dieu dit que le grain qui est tombe sur les épines, il a étouffe et n’a pas pousse. Un autre est tombe sur une pierre, le Soleil l’a brûle et il a séché – puisque dans la pierre il ne peut pas faire une racine, il n’a pas pousse. Ne vous trompez pas, si vous ne faites pas votre terre maintenant, jamais vous na la ferez, il n’ y a pas de temps à perdre. Ne laissez pas le Bien pour une autre fois ! Une bonne idée va attirer toutes les bonnes idées, qui vont venir en aide pour finir ce bon acte.


Parfois vous vous sentez être un peu froids envers quelqu’ un et vous ne voulez aller nulle part. Savez-vous pourquoi cela vous arrive- t’il ? Car là-bas ça sent mauvais, ça pu, c’est pour ça que vous ne voulez pas y aller; leur terre est pourrie, ils ont abattu un mouton et il a commence de sentir mauvais. Bien sur que ça va puer, après l’avoir abattu. Jetez le mouton, nettoyez votre terre ou votre maison et la mauvaise odeur disparaîtra! C’est la loi de la Vérité. Quand l’eau se remplit d’ordures, on fait isoler le réservoir, on purifie l’eau en la filtrant et en la caillant, après quoi on la fait couler de nouveau. Sinon, si on ne purifie pas ces ordures, qui se sont assemblées, vous allez les boire et vous allez tomber malades...


 Quand les gens commettent un péché, ils l’enferment, le cachent et il finit par sentir mauvais. Non, tu dois ouvrir la porte et dire : « J’ai abattu un mouton ou une bête, j’ai commis un péché, voila je l’ai jeté ! » Payez-le a celui dont vous l’avez pris, et le péché disparaîtra et ne sentira pas mauvais.

Dans notre vie aussi existent des fumiers. Ce n’est rien si le mal arrive, qu’il s’en va, mais vous ne devez pas l’accueillir – de ne pas vous unir avec et n’entrez pas dans le péché comme le fils prodigue. Je ne dis pas qu’autour de vous ne traînent pas quelques corneilles ou aigles, pour vous salir le nid. De l’extérieur ils peuvent le salir, mais à l’intérieur il doit être propre, qu’il soit sain. Vous nettoyez chaque jour votre maison physique – pourquoi pas une fois par an ? De même vous devez vous laver spirituellement chaque jour, comme vous le faites pour votre physique. Vous devez vous laver chaque jour ! Des amis vont vous rendre visite, mais n’admettez pas qu’ils vous dérangent, Dieu n’apprécie pas de telles personnes. Quelqu’ un dit : « Mais moi, je ne peux pas me plier. » Tu le peux, tu le peux ! Si tu es une poutre ou une pierre, tu ne peux pas plier, mais si tu es un homme, tu vas plier. Que veut dire se plier? – De regarder de la même façon aux autres comme a soi-même. Tu es en colère – ne va nulle part, reste a la maison ! Tu as un fardeau a porter – ne va nulle part pour le décharger, car ce n’est pas la loi de Dieu, une vie pareille n’est pas bonne. Quelqu’ un va me dire que les gens religieux déchargent aussi leur poids – les hommes, comme les femmes, les poètes comme les maîtres – ils se déchargent les uns les autres. Les prophètes sont allés dans la forêt pour décharger leur poids.


Si un champ n’est pas récolte, il ne peut jamais le faire seul; cette année il donnera moins, l’année prochaine – encore moins, jusqu’ a qu’il cesse de donner du blé. Il vaut mieux avoir un petit champ bien récolte, que un grand, mais non récolte. Car le peu de Bien qu’on récolte, se multiplie. La même chose se passe dans l’âme. Lorsque Dieu te donne un fruit pour ton âme, tu le fais sortir par un trou, pour nourrir les souris. Les trous doivent être remplis. On ne coud pas avec une aiguille; certains cousent leur coeurs, leur esprit, mais ceci n’est pas bon. Vous devez bien comprendre lorsque Dieu vous donne quelque chose. Il vous faut l’écouter et comprendre ce qu’Il vous dit, ce qu’Il veut de vous. Il faut l’écouter même quand vous demandez les choses les plus importantes dans votre Vie.


Ecoutez, s’il y a en vous de la confusion, ce n’est pas l’idée de Dieu, ce n’est pas non plus son désir. Si vous priez sans avoir besoin, est-ce que Dieu va vous entendre ? Il ne vous entendra pas, car vous n’ êtes pas allés avec la leçon d’aujourd’hui. –« Mais Dieu va nous pardonner. » Il va vous pardonner, mais l’élève doit s’éduquer. Le maître a un programme précis: la première heure – histoire, la deuxième – lecture, la troisième – mathématiques, la cinquième – musique et la sixième – gymnastique. – “Mais a la maison, on apprend autre chose. ” Alors reste à la maison, ne va pas à l’école. L’enfant veut encore sucer de sa mère, mais elle, lorsqu’ elle voit qu’il a des dents, ne lui permet plus. Certain enfant veut qu’on lui mâche la nourriture; on va la mâcher pendant un an, deux, trois, quatre, cinq ans, mais de la faire mâcher vingt ans, ce n ’est pas possible. De même la poule lorsque ses poussins grandissent, elle les pique du bec – ils doivent tous seuls chercher leur nourriture. Dieu veut de nous d’apprendre a chercher tous seuls la nourriture et de bien trouver la bonne nourriture.

Voila ce que Dieu exige de nous: ne te mets pas en colère, c’est insensé! Fais preuve de la Justice Divine devant les hommes ! Les mains sont pour faire du Bien. Si vous n’ êtes pas Justes – vous allez avoir mal aux bras; si vous ne montrez pas de la Vertu – vous allez avoir mal aux pieds, vous n’allez pas être en bonne santé; si vous manquez d’Amour – vous allez avoir mal a la bouche, aux dents; vous manquez de la Vérité – vous allez avoir mal a la tête; si vos pensées sont mauvaises – vous allez devenir bêtes; il vous manque de la sagesse – vous allez avoir mal aux oreilles. Si vous n’ êtes pas en accord avec la loi Divine, vous allez toujours être malades, souffrants.


Maintenant vous allez demander a Dieu: « Mon Dieu, je veux avoir de la patience! Donne-moi de Ta Force, pour pouvoir résister à chaque tentation, qui m’arrive, de pouvoir la surmonter promptement ! Je veux de la soumission ! » Par exemple vous avez une mauvaise habitude, lorsqu’ elle vous parvient, commencez a compter : un, deux, trois, quatre – jusqu’ a trente, quarante, cinquante; le temps de compter et elle disparaîtra. Quand vous compter, vous allez vous dire : « Voila qu’aujourd’hui je suis parvenu a subir peu, je ne me suis pas mis en colère; le lendemain vous allez vous retenir deux fois de ne pas tricher; le jour d’ après a trois fois je me suis retenu de ne pas médire. » Ainsi la manifestation de chaque vice va diminuer une par une, pour enfin disparaître. Si je n’arrive pas à parler bien pour les hommes, aujourd’hui je parlerai bien. Demain vous ferez du bien pour quelqu’un, le jour d’ après vous allez le sauver du mal. Ainsi le Bien va augmenter sans cesse en vous.



Une femme, qui se sert de mille bonnes paroles, sera une femme utile pour l’état. Elle sera une bonne mère, elle aura de bons fils, de filles intelligentes et cet état fleurira. Moi aussi je veux que vous pensiez bien, que vous fassiez du bien, que vous regardiez bien. Ne vous inquiétez pas – lorsque l’enfant apprend à marcher, il n’a pas peur de tomber. Vous allez tomber, vous relever, mais n’ayez pas peur, vous allez vous apprendre. En vous tous il y a un grand désir de faire du bien. L’apôtre dit, que l’homme juste tombe sept fois. Vous allez avoir de grands obstacles dans la vie, mais vous allez avoir une nouvelle expérience et un nouveau mode de vie. 

Amen.

jeudi 20 mars 2014

Le chant choral



La tendance naturelle des humains est de s’individualiser, de s’isoler et même d’être hostiles les uns aux autres. Cependant il y a au moins trois moments où ils acceptent davantage d’être ensemble : pour manger, pour prier et pour chanter. C’est pourquoi le chant choral est une activité très bénéfique : il nécessite des efforts pour s’accorder, s’harmoniser, vibrer à l’unisson, et ces efforts influencent favorablement les relations que les humains ont ensuite les uns avec les autres.

Chanter ensemble en chorale à quatre voix (basse, ténor, alto, soprano) est donc un acte d’une grande signification. C’est d’abord un reflet, une expression dans le plan physique de l’exercice que nous devons faire chaque jour, plusieurs fois par jour, pour accorder ensemble notre esprit, notre âme, notre intellect, notre cœur. On peut comparer les quatre voix aux autres cordes du violon dans lequel ont peut voir aussi une image de l’homme : le sol représente le cœur, le l’intellect, le la l’âme et le mi l’esprit.

La fusion harmonieuse des quatre voix, ou le jeu sur les quatre cordes, nous apprend que les quatre principes du cœur, de l’intellect, de l’âme et de l’esprit, doivent vibrer en harmonie dans l’homme. Pourquoi croyez-vous que le violoniste soit toujours obligé d’accorder son violon ? Pour nous dire que l’homme ne peut faire aucun travail intérieur véritable si son être entier n’est pas accordé. Donc, avant toute chose, il faut jeter un regard en soi-même et ne rien entreprendre avant que les "cordes du violon" soient accordées. Ensuite, le chant choral est un symbole du travail que nous devons faire pour nous accorder entre nous. Une fois que chacun a introduit l’harmonie en lui-même, c’est alors, et alors seulement qu’il peut commencer à s’harmoniser avec les autres afin que cette fusion des voix au-dessus de nos têtes soit aussi une fusion de nos cœurs, de nos intellects, de nos âmes et de nos esprit. Enfin, par le chant choral, nous exprimons notre désir d’embrasser l’univers, d’être en harmonie avec le Tout. C’est pourquoi, je le répète, avant de chanter, il est important de jeter chaque fois un regard en soi-même pour s’apaiser, pour s’éloigner des soucis quotidiens et s’harmoniser avec toutes les créatures du cosmos afin de vibrer à l’unisson avec elles.

Il est très important de chanter. Bien sûr, on peut se contenter d’aller au concert ou d’écouter des disques. Pourtant, entre chanter et écouter chanter, la différence est énorme. Exactement comme manger soi-même et regarder manger quelqu’un. Si vous vous contentez de le regarder, c’est lui qui prendra des forces et vous rien ; et quand il se lèvera, il sera dynamique, prêt à travailler, tandis que vous, à peine si vous pourrez remuer. Voilà la différence. Oui, ceux qui chantent se nourrissent de sons, alors que les autres  s’affaiblissent intérieurement parce qu’ils ne se nourrissent pas. La musique, le chant sont une nourriture qui permet de faire un travail spirituel.

Vous direz : "Ah ! On peut faire un travail quand on chante ?" Mais bien sûr, et c’est un répertoire très riche que vous avez à la Fraternité avec les chants du Maître Peter Deunov   , et en les chantant vous contribuez au maintien et au renforcement de la lumière dans le monde, mais d’abord vous travaillez sur vous-même.

Maître Peter DEUNOV mpg


Quand vous vous sentez troublé, désorienté, chantez "Misli, pravo misli : Pense juste", et vous verrez déjà mieux le chemin… Quand vous croyez que plus personne ne vous aime, chantez "Bog é lubov : Dieu est amour" et alors que voulez-vous de plus puisque Dieu ne vous abandonnera jamais ?... Et si vous êtes un peu fatigué, malade, chantez "Sila zdravé é bogatstvo : Force et santé sont des richesses", alors tout vibre en vous et vous vous relevez... Si vous trouvez que la vie est terne, qu’elle ne vous inspire plus aucune joie, chantez "Krassiv é jivota : La vie est belle…" Et quand vous êtes heureux, chantez "Blagoslaviaï, douché moïa, Gospoda : Mon âme, bénis le Seigneur". Vous avez là tout un arsenal magique !

Chacun de ces chants agit favorablement sur vous, mais même quand vous ne les chantez pas, le fait seulement de les avoir dans la tête vous fait du bien, car ces chants continuent à vibrer en vous. Seulement, pour pouvoir faire ce travail,  il ne faut plus considérer le chant uniquement comme un passe-temps agréable, mais comme une activité qui touche toutes les régions de l’être et de l’univers.

Dans l’Arbre séphirotique, la musique appartient à la séphira Hohmah où règnent les Chérubins. Les Chérubins sont pure musique, c’est pourquoi ils vivent dans l’harmonie parfaite. Hohmah est la région du Verbe, qui a tout créé, et le Verbe n’est rien d’autre que la musique, les sons harmonieux qui ont façonné la matière. Car le son touche la matière et lui donne des formes. C’est ainsi que, par le Verbe, Dieu a façonné la matière informe, "tohou vabohou" comme il est dit dans la Genèse. Dieu a parlé sur cette poussière cosmique et les formes sont apparues. Sous l’action du Verbe les Chérubins ont reçu une vibration divine et cette vibration s’est communiquée à toutes les autres créatures des régions situées au-dessous de la séphira Hohmah, jusqu’à Malhouth, la Terre. Les Chérubins ne savent que chanter ensemble en harmonie ; voilà pourquoi, lorsque les humains essaient aussi de chanter en choeur, ils commencent à se lier à cet ordre angélique des Chérubins qui est l’ordre de la musique et de l’harmonie célestes. Oui, à votre insu, quand vous chantez, vous vous liez aux Chérubins et cette harmonie des sons travaille sur vous, elle fait vibrer les particules de votre matière. C’est ainsi qu’elle la modèle, jusqu’au jour où, grâce à ces sonorités, votre corps même prendra des formes d’une harmonie et d’une beauté parfaites.

Si vous comprenez l’importance du chant pour votre développement spirituel, peu à peu s’éveilleront dans votre âme des centres subtils capables de capter les forces cosmiques qui viennent de la séphira Hohmah : vous recevrez l’inspiration, vous entendrez l’harmonie des sphères, vous chanterez avec les Anges et la sagesse viendra s’installer en vous. Car la musique est une expression de l a sagesse (Hohmah, en hébreu, signifie sagesse). Hohmah est une région qui se situe au-delà des planètes de notre système solaire, elle embrasse le zodiaque. Le zodiaque est un symbole de l’immensité, du cosmos, de l’infini, et c’est pourquoi la musique nous soulève jusqu’à nous fondre dans l’immensité. Mais pour comprendre ces vérités, il ne faut pas s’arrêter au seul plaisir de se retrouver ensemble pour exécuter une belle partition.

Les bienfaits du chant vont jusqu’aux régions les plus sublimes. Le jour où vous en serez conscients, vous consacrerez beaucoup plus de temps à chanter ensemble, parce que vous en sentirez vous-mêmes les effets bénéfiques. Vous êtes toujours plongés dans des occupations importantes en apparence, mais qui ne vous rendent ni plus heureux, ni plus nobles, ni plus lumineux, ni mieux portants. Elles vous apportent peut-être plus de facilité, d’aisance, mais cela n’ajoute rien pour votre transformation. Tandis qu’en chantant ensemble avec le désir de toucher les régions de l’âme et de l’esprit, vous transformez votre existence. Et même quand vous êtes seul chez vous, choisissez un chant, mettez-vous en contact avec la région des Chérubins et imaginez que vous chantez avec tous vos frères et sœurs du monde entier. Comme vous n’avez pas encore conscience de tous les moyens et matériaux que vous possédez vous ne vous en servez pas. Et c’est cela la pire des choses : posséder des richesses et être encore tellement malheureux parce qu’on ignore l’existence de ces richesses ! Donc, si vous consacrez plus de temps au chant, si vous tous, sans exception, vous apprenez à chanter ensemble en harmonie, cela donnera de grands résultats. D’abord, comme je viens de vous le dire, c’est un travail sur vous-mêmes, et ensuite sur le monde extérieur, car cette harmonie se propage et influence le monde entier. Voilà comment on travaille pour le bien de l’humanité.  Tout ce que l’on fait dans la vie est magique. Mais cet aspect est ignoré, méconnu, car la magie est un domaine que très peu sont capables de comprendre vraiment. Toute œuvre d’art : musique, peinture, sculpture, architecture, danse… et même la beauté des créatures, tout est magie ! "Magie" signifie influence, action d’une chose sur une autre. Alors, si un objet ou un être exerce autour de lui une action favorable, s’il apporte la paix, la lumière, l’harmonie, on dit que c’est de la magie blanche, divine ; et si au contraire il apporte le trouble, l’obscurité, le désordre, on dit que c’est de la magie noire. Il faut comprendre cela et arriver de plus en plus à penser, sentir, agir et se comporter d’une façon constructive, harmonieuse, car à ce moment-là on devient un mage blanc

Quand vous êtes réunis pour chanter, vous possédez donc une puissance magique formidable, bénéfique, mais à condition de ne jamais perdre de vue cette vérité que la puissance est fondée sur l’unité, sur l’harmonie. Pensez à cette famille que vous devez former. Vos différences de caractère, de tendances, de degré d’évolution, d e milieu social, de métier… laissez tout cela de côté, ça n’a aucune importance, ça ne joue aucun rôle dans la vie spirituelle. Renforcez dans vos cœurs l’idée que, malgré vos différences, vous appartenez tous à l’immense famille universelle, que vous en êtes les membres et que vous chantez ensemble dans le but d’éveiller les consciences sur la terre entière. Croyez-moi, c’est cette unité qui fait votre puissance, l’unité que vous pouvez réaliser en chantant. Alors, que les autres ne vous plaisaient pas tellement, que vous ayez des différends avec eux, ç a ne fait rien, réunissez-vous quand même pour chanter et vous ferez des miracles. Vous êtes là en train de penser : "Ah ! si je rencontre un tel, je lui tordrai le cou !" Bon si vous voulez, mais tout d’abord allez chanter ! Après vous verrez. Chantez d’abord, et il se peut qu’ensuite vous n’aurez plus envie de tordre le cou à qui que ce soit. Vous ne comprendrez même pas d’où vos vient cette soudaine indulgence. Eh bien, c’est le chant qui vous aura un peu adouci, un peu assagi. Alors, que vous vous aimiez, que vous vous détestiez, que vous ayez des opinions différentes, ça ne compte pas : l’important, c’est de réaliser cette unité. 

Vous croyez que les soldats qui partent à la guerre dans un même régiment s’entendent bien ensemble ? Souvent, ce sont des voisins qui se détestent. Mais une fois unis pour la même cause, regardez ce qu’ils sont capables de faire pour repousser l’ennemi et sauver le pays. Ils se soutiennent, ils s’entraident, ils se sauvent même la vie. La guerre une fois finie, ils recommencent leurs querelles, mais pendant quelque temps au moins ils ont été d’accord. Pourquoi ne pas en faire autant ? Et même, je suis sûr que pendant que vous chantez, que vous priez tous ensemble, vos malentendus disparaissent et vous finissez par ne plus pouvoir vous quereller. Voilà la puissance du chant choral.


Vous devez tout faire désormais pour acquérir cette nouvelle conscience et même aller plus loi pour comprendre que le chant choral représente le degré le plus spirituel de la fusion entre les deux principes masculin et féminin dont les hommes et les femmes sont les représentants. La fusion est une Loi universelle : partout, les deux principes masculin et féminin doivent se fusionner afin de créer la vie. Pour ceux qui en sont conscients et qui s’y sont préparés, cette fusion par les voix se fait très haut, dans le monde de l’âme et de l’esprit, embrasant l’être tout entier et donnant naissance à des créatures célestes qui, pareilles à des flammes, à des étincelles, à des feux d’artifice, s’en vont déverser leurs bénédictions dans l’espace. La voix n’est que vibration, et cette vibration portée à un certain degré d’intensité devient lumière. Dieu a placé un immense pouvoir dans la voix humaine, et si vous pouvez vraiment en prendre conscience, c’est un travail de la plus haute magie blanche que vous parviendrez à réaliser pour le monde entier. 

LA MUSIQUE : LA VOIX



Un passage très connu de l’Ancien Testament raconte la prise de Jéricho dont les murailles s’effondrèrent au son des trompettes. Vous connaissez aussi le mythe d’Orphée qui chantait en s’accompagnant d’une lire offerte par Apollon et qui charmait par ses chants non seulement les humains mais les fauves, les rochers, les flots déchaînés et même le chien des Enfers, Cerbère. Ces récits prouvent que, depuis la plus haute antiquité, les Initiés connaissaient l’influence magique des sons sur la matière et sur les êtres. C’est toute une science encore peu explorée que non seulement les musiciens, mais les pédagogues, les médecins devraient approfondir ; voilà un domaine immense ouvert à leurs investigations. Il est intéressant de connaître quels centres de l’organisme sont activés par l’audition des sons. Moi, ce qui m’intéresse surtout, c’est l’influence que peuvent avoir les sons – le chant et la musique instrumentale – sur la vie spirituelle.

Pendant des années lorsque j’allais au concert ou écoutais des disques, j’étudiais sur quels centres en moi agissaient les sonorités des instruments et les voix des chanteurs, comment leurs vibrations se propageaient pour éveiller telle ou telle faculté.

Commençons par la voix. Il est facile de constater que certaines voix sont apaisantes et que d’autres suscitent la violence. Certaines, claires et cristallines, sont comme un bain de pureté et de lumière, alors que d’autres éveillent la sensualité. Certaines incitent à la réflexion et d’autres troublent l’esprit. Certaines éveillent l’amour et d’autres, la haine. Certaines poussent à l’action et d’autres la paralysent, etc.  Les exemples sont innombrables, mais pour résumer, on peut classer les voix selon trois grandes catégories : celles qui stimulent ou endorment la volonté, celles qui éclairent ou obscurcissent l’intelligence, celles qui éveillent des sentiments élevés ou déclenchent des passions vulgaires.

Jusqu’à maintenant, les musiciens se sont plus intéressés aux instruments qu’à la voix, qui reste un domaine peu exploré. On a tendance à croire que la voix est moins expressive qu’un instrument, ce qui est inexact. Si la voix n’a pas encore donné toute sa richesse et manifesté tous ses pouvoirs, c’est que les chanteurs n’ont pas une discipline de vie suffisante. Les cordes vocales ne sont pas un instrument extérieur à nous comme tous les autres instruments de musique ; donc, tout ce que nous vivons, tous les sentiments, toutes les pensées que nous nourrissons dans notre cœur et notre tête agissent sur elle. Si un chanteur, une chanteuse se laisse aller à certaines faiblesses, à certains désordres, malgré la qualité de sa technique ces faiblesses et ces désordres transparaissent dans sa voix.  Un chanteur qui veut vraiment cultiver sa voix et la conserver le plus longtemps possible doit non seulement prendre beaucoup de précautions pour sa santé, mais surtout veiller aux sensations, aux émotions qui le traversent. Au lieu de servir seulement ses passions, ses caprices, de satisfaire sa vanité, de recherche les plaisirs ou les avantages financiers, il doit nourrir un idéal supérieur. Il se lie ainsi à des entités spirituelles parfaites qui viendront l’aider et le guideront sur un chemin où il trouvera de plus en plus de possibilités pour travailler et enrichir sa voix. Evidemment ce n’est pas un chemin facile, il demande des sacrifices, des renoncements, mais ça en vaut la peine.

Il y a trop de chanteurs, de chanteuses qui, à travers leur voix, projettent sur leur public des ondes désharmonieuses ou malsaines qui le font régresser vers des états chaotiques, troubles ou passionnels. Où sont ceux qui, par leur voix, s’efforcent d’inspirer à leur auditoire le désir d’abandonner une vie terne et médiocre pour embrasser une vie nouvelle, consacrée à la beauté et à la lumière ?  Un véritable chanteur, au sens spirituel du terme, est un magicien capable de transformer les êtres par sa voix. Mais seul celui qui a travaillé pendant des années pour augmenter l’étendue, l’intensité et la pureté de son aura peut produire un pareil effet sur les âmes. C’est l’aura qui crée les conditions pour que l’artiste puisse agir magiquement sur son auditoire.

Tous ceux à qui le Ciel a donné une belle voix doivent être conscients d’avoir reçu un grand trésor grâce auquel ils pourront accomplir des merveilles. Qu’ils cessent de se conduire comme des enfants gâtés qu ne connaissent pas la valeur de ce qu’ils possèdent, et surtout qui n’ont pas réfléchi au meilleur usage qu’ils peuvent en faire. Ils doivent servir le plus haut idéal : ramener les êtres vers la Source divine. Alors leur nom sera inscrit dans le Livre de la Vie ; il sera noté qu’ils ont arraché des âmes aux tribulations et à la mort. Et quand des auditeurs ou des critiques viendront leur demander : "Comment êtes-vous arrivé à chanter ainsi ? Quelle formation avez-vous reçue ? Quelle discipline avez-vous suivie ?" au lieu de dire des banalités ou d’expliquer les étapes de leur carrière, ces artistes donneront des réponses propres à éclairer les humains, à renforcer leur désir de se transformer. Ils expliqueront que l’âme humaine est fille  de Dieu et que pour la connaître dans toute sa splendeur, il faut vivre une vie divine.

L’artiste ne peut véritablement toucher l’âme de son public qu’après avoir lui-même travaillé à développer toutes les richesses que le Créateur a déposées dans son âme à lui. On ne peut pas toucher l’âme des êtres en faisant parler en soi ce qui est médiocre et imparfait. Et pour se transformer, pour arriver à faire parler son âme, il faut accepter l’enseignement d’une Ecole initiatique qui nous donne une lumière sur tous les domaines de l’existence : nutrition, respiration, gestes, sentiments, pensées…

Les chanteurs doivent consacrer leurs dons afin d’éveiller les âmes à la lumière ; ce que je vais vous dire vous paraîtra peut-être d’une autre époque, mais tant pis, je vous le dis ; au lieu d’accepter de chanter devant les puissants et les riches de ce monde qui paient leur place très cher, mais qui ne sont pas forcément les plus belles âmes, pourquoi les artistes ne chanteraient-ils pas gratuitement devant les âmes prêtes à recevoir une impulsion divine et à travailler pour la nouvelle vie ? Pourquoi ne rassembleraient-ils pas tous les êtres qui ont besoin de recevoir une nourriture céleste, afin de chanter pour eux ? Ils gagneront peut-être moins d’argent, mais est-ce tellement important ? Toute création qui naît d’une idée désintéressée, qui est mise au service d’une cause impersonnelle, possède le germe de l’immortalité. Celui qui est conscient de cette loi acquiert les véritables richesses, parce que conquérir une âme à la lumière est supérieur à tout.

Si le Ciel vous a fait dont d’une belle voix, croyez-vous que ce don est exclusivement pour vous ? Non, il doit vous servir à accomplir un travail sur les autres. Le Ciel vous demandera compte tôt ou tard de ce que vous aurez fait de ce don. Tous les chanteurs conscients d’avoir un rôle à jouer pour éveiller les âmes doivent apprendre à travailler par la pensée sur leurs cordes vocales. Pour cela je peux vous donner un exercice.


Imaginez que vous chantez sur une scène, vous êtes entouré d’une lumière rayonnante, et une foule immense, des milliers de personnes sont là qui vous écoutent… A travers votre voix sortent des énergies pures, puissantes, qui les pénètrent, et alors leur cœur s’ouvre, leur intelligence s’éclaire, et ils décident de mettre désormais leur existence au service d’un idéal de lumière et de bonté… Exercez-vous de cette façon pendant des mois, des années, et un jour viendra où votre voix n’éveillera plus chez les êtres que leur nature supérieure, leur Moi divin.

mardi 18 mars 2014

Qu’est-ce qu’un Maître spirituel

«… Qu’est-ce qu’un Maître ? C’est un être qui est parvenu à contrôler, à dominer ses pensées, ses sentiments et ses actes … 

Dominer ses pensées ses sentiments et ses actes sous-entend des méthodes, une discipline spéciale, un savoir profond concernant la structure de l’être humain, les forces qui circulent en lui, les correspondances qui existent entre tout son être (ses organes et ses différents corps) et les différents domaines de la nature. Etre maître de soi suppose aussi que l’on connaît les entités du monde invisible et la structure de l’univers entier. Un Maître est un être qui a résolu les problèmes essentiels de la vie, il est libre, il possède une volonté forte, mais, par-dessus tout, il est rempli d’amour, de bonté, de douceur et de lumière. Pour devenir un Maître, que de travaux, d’études et de persévérance sont nécessaires ! … 

Les véritables Maîtres sont puissants parce qu’ils ont réussi à accorder leur philosophie et leur conduite. Ce qu’ils enseignent, ils sont les premiers à le mettre en pratique dans leur vie personnelle. Ils sont des exemples vivants. Et être un exemple vivant, c’est être une source, comme je vous l’ai dit dans ma première conférence, une source qui attirera les plantes, les animaux et les hommes. Voilà pourquoi autour d’un Maître vivent des disciples. …»
Œuvres Complètes - Vol. 1 Chap. 7 p. 172

«Vous voulez apprendre le violon; vous achetez un instrument, des cahiers d’exercices et vous commencez à jouer. Pendant quelques jours vous jouez une heure ou deux, mais peu de temps après vous perdez votre ardeur et vous vous arrêtez. Une semaine plus tard vous reprenez votre violon, puis de nouveau vous vous arrêtez…. Et ainsi le temps passe avec des alternances d’activité et de paresse, suivant vos caprices. Par contre si vous avez un professeur, vous voulez mériter son approbation, son estime, et vous travaillez assidûment afin d’être prêt pour le jour de la leçon. Le professeur corrige vos erreurs, vous donne des encouragements, et c’est ainsi que sous sa direction vous devenez un jour un virtuose. On n’a jamais entendu dire qu’un grand musicien soit arrivé au sommet de son art sans professeur.

Il en est de même dans le domaine spirituel. Si vous n’avez pas de Maître, il est très difficile d’être persévérant. Vous pensez qu’il serait bon pour vous de méditer, de faire des efforts pour vous améliorer, mais très vite vous vous laissez aller à vos vieilles habitudes… Quelques mois plus tard, vous vous souvenez de vos bonnes intentions, vous faites à nouveau quelques efforts… jusqu’au jour où vous retombez définitivement dans l’inertie. Tandis qu’avec un Maître vous vous sentez continuellement stimulé; par ses paroles, par son exemple, il ne cesse de vous entraîner. Et puis il touche aussi vos sentiments, et parce que vous l’aimez, parce que vous l’admirez, vous êtes poussé à travailler pour vous transformer».


OMRAAM MIKHAËL AÏVANHOV, Qu’est-ce qu’un Maître spirituel, Collection Izvor, tome 207, p. 29-30.

Les deux natures de l'être humain, la personnalité et l'individualité




Omraam Mikhaël Aïvanhov. Extrait d'une conférence improvisée.
Quels sont les mobiles qui nous poussent à agir quotidiennement ? Compliments et critiques, se placer au dessus.

Cet extrait de conférence non encore publiée est offert par les Éditions Prosveta S.A. éditrice de l'œuvre du Maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov.



Les Éditions Prosveta diffusent dans le monde les œuvres du Maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov, traduites dans de nombreuses langues. Elles ont souhaité offrir au public, au titre de son droit patrimonial, plusieurs extraits de ses conférences non encore publiées.

La pureté est à la base de toutes les acquisitions spirituelles






 Quand nous parlons aux autres, nous leur faisons croire une réalité. La notre le plus souvent, qui n'est que notre réalité subjective, mais qui vient alors par les sons modifier la réalité des autres. Si nous disons des mots d'amour, le monde de l'autre se réchauffe, si nous disons des mots de sagesse, le monde de l'autre s'éclaire, si nous disons des mots d'espoir le monde de l'autre s'ouvre. Si nous disons des mots de haine, il s'assombrit. La parole annonce souvent une réalité future. Quand nous promettons, nous devons veiller à ne pas leurrer, à ne pas tricher tout en pensant que c'est sans conséquences. Leurrer nous-mêmes ou l'autre : nous devons veiller à avoir la capacité d'offrir la réalité future que nos mots annoncent. Notre parole et nos promesses, ce ne sont pas des mots en l'air, ce sont des causes puissantes dans notre monde, que nous en soyons conscients ou pas. Pendant les fêtes et les vacances de fin d'année, nous pouvons être vigilants avec notre parole. Nous pouvons redonner à ces fêtes une note spirituelle en offrant des paroles fiables, qui rendent paisibles, heureux, des paroles pleines de sens, des mots d'amour, reflets de notre désir d'aller vers la pureté qui est en nous. Comme des notes de musiques qui élèvent l'esprit vers ce qui est pur.

dimanche 16 mars 2014

L’activité créatrice comme moyen d’évolution



Depuis le commencement de son évolution, l’homme a été désireux de créer. Parmi les instincts les plus forts, les plus tenaces qu’il possède, il y a ce besoin d’être un créateur afin de ressembler à son Père céleste. Et l’art est une des manifestations les plus frappantes de ce besoin de création. On l’observe chez les peuples les plus primitifs, comme le révèlent ces peintures que l’on a retrouvées aux parois de nombreuses grottes sur tous les continents. Et regardez les enfants : dès leur plus jeune âge ils commencent à faire des pâtés de sable, des dessins, des coloriage,s à inventer des histoires, des chansons, des danse,s des déguisement,s à se servir de toutes sortes d’objets comme instruments de musique, etc.

L’art nous révèle que le besoin qu’éprouve tout être humain de devenir un créateur ne se limite pas à se reproduire pour la conservation de l’espèce, instinct que possèdent déjà les animaux ; il se manifeste comme un besoin d’aller toujours plus loin, de faire toujours un pas de plus, de remplacer une forme ancienne par une nouvelle, plus subtile, plus harmonieuse, plus parfaite. Le pouvoir créateur de l’homme réside plus haut que son niveau de conscience ordinaire ; il se trouve dans une partie de son âme qui se manifeste comme faculté d’explorer, de contempler des réalités qui le dépassent et d’en capter les éléments.

Créer, c’est se dépasser, se surpasser. Certains parlent d’imagination… Si on veut ; mais alors il faut savoir que ce que l’on appelle "imaginer" ne consiste pas à inventer des choses qui n’existent pas. Au contraire, imaginer, c’est capter des réalités subtiles qui existent déjà et s’efforcer de les traduire par des mots, des formes, des couleurs, des sons. Et si dans le plan de la réalisation nous sommes limités, car pour réaliser il faut posséder une habileté, une technique qui ne sont pas données à tout le monde, dans le plan de la pensée, du sentiment, du désir, rien ne nous limite. Donc, cet instinct de création que chaque être porte en lui le pousse à dépasser ses possibilités ordinaires et le met en contact avec d’autres régions, d’autres mondes peuplés de créatures supérieures. Et c’est grâce à cette partie de lui-même qui a réussi à se déplacer, à aller plus loin, plus haut, pour capter certains éléments entièrement nouveaux, qu’il peut créer des enfants qui lui sont supérieurs, mais aussi des chefs-d’œuvre qui le dépassent. Car souvent la création est bine plus belle que son auteur. Vous voyez là un petit bonhomme de rien du tout, et c’est ce petit bonhomme qui a produit une œuvre gigantesque, digne d’un géant, d’un titan et dont le monde entier est émerveillé.

Mais si tous les êtres humains ont ce besoin de créer, très peu sont capables d’entrer en contact avec les régions célestes et sont conscients que, pour produire des créations dignes de ce nom, il faut connaître certaines lois, mais aussi s’exercer. De quelle façon s’exercer ? Vous allez le comprendre.

Comment se fait-il que la terre, qui est terne, nue et stérile en hiver, se couvre au printemps et en été d’une végétation si belle et colorée : des herbes, des fleurs, des feuilles, des fruits ? C’est parce qu’à cette période-là, elle se trouve, par rapport au soleil, dans une positon qui lui permet de mieux recevoir sa lumière et sa chaleur et de capter ainsi certains éléments qu’elle est incapable de produire elle-même. Une fois en possession de ces éléments, elle se met au travail et elle donne des chefs-d’œuvre colorés, parfumés, sucrés, nourrissants, qu’elle offre à toutes les créatures. De même, si l’homme veut créer et produire des œuvres remarquable,s il doit apprendre à s’exposer au soleil spirituel et faire des échanges avec lui.

Vous comprenez mieux maintenant pourquoi nous allons le matin contempler le lever du soleil : pour apprendre à créer des œuvres qui lui ressemblent, des œuvres vivifiantes, limpides, pleines de lumière et de chaleur. Le soleil avec sa lumière, sa chaleur et sa vie est un moyen de nous rapprocher de Dieu, de nous unir à Lui, parce que c’est dans ces échanges avec le Seigneur que nous devenons des créateurs, comme Lui. C’est là la raison d’être de la prière, de la méditation, de la contemplation : s’arracher à son état de conscience ordinaire, s’élever au-dessus de soi-même, se déplacer, se surpasser. Pour donner des chefs-d’œuvre inoubliables, éternels, un créateur ne doit pas rester uniquement au niveau des cinq sens, mais grâce à ses corps subtils s’efforcer d’entrer en relation avec le monde divin.

Qu’est-ce que l’inspiration ? L’entrée dans un être humain d’une entité spirituelle. Cette entité qu’il a réussi à attirer prend possession de lui, afin d’exécuter à travers lui ce que lui-même serait incapable de réaliser. Par lui-même, dans son état ordinaire de conscience, l’être humain n’est pas tellement capable de produire des créations géniales, divines, mais en sachant comment les attirer, il peut être visité par des entités très évoluées qui viennent l’inspirer. Si les artistes du passé : architectes, sculpteurs, peintres, musiciens, poètes, philosophes… ont donné de tels chefs-d’œuvre à l’humanité, c’est qu’ils connaissaient certaines lois de la vie spirituelle. Avant de se mettre au travail, ils se recueillaient, méditaient et demandaient la bénédiction du Ciel. Ils recevaient ainsi la révélation de la vraie beauté et la possibilité de l’exprimer et de la transmettre.

Regardez seulement combien de poèmes de l’antiquité commencent par une invocation aux dieux ou aux muses ! C’était une façon de montrer qu’avant de créer, l’artiste doit s’adresser à des êtres supérieurs pour leur demander de participer à son travail. Mais maintenant, où trouverez-vous des artistes qui vont prier et méditer avant de créer ? Ils n’ont pas besoin de l’aide du Ciel ! La majorité des artistes contemporains ont malheureusement oublié ces pratiques tellement salutaires que sont la méditation, la contemplation, la prière ; ils restent dans la prose, dans le bruit, la fumée, ils s’imaginent qu’en vivant une vie désordonnée, passionnelle, ils créeront des œuvres sublimes. Eh non, la majorité ne propose au public que des platitudes, des épouvantails, des monstruosités, des "gargouilles" qui révèlent exactement leur degré d’évolution. Parce qu’ils ont perdu le secret de la vraie création. Ils se justifient en disant qu’ils peignent la "réalité". Mais qu’est-ce que c’est, la réalité ? Il y a toutes sortes de réalités. Ce que nous appelons la "réalité" dépend de notre façon de voir. Et aujourd’hui c’est la mode dans l’art de s’arrêter sur les "réalités" les plus prosaïques, grossières, sordides même. C’est pourquoi les créations contemporaines non seulement ne contiennent plus cet élément d’éternité qui donne un tel prix aux œuvres du passé, mais elles abîment quelque chose dans l’être humain. 

Et il en est de même des philosophes, des romanciers, des poètes qui n’ont jamais fait l’effort de s’élever jusqu’aux régions supérieures de l’esprit : leurs œuvres démolissent ceux qui les lisent en leur inspirant le doute, la révolte, l’anarchie, le désespoir. Alors, étudiez bien les états que ces œuvres font naître en vous. La fréquentation des œuvres littéraires et artistiques ne reste jamais sans conséquences pour personne. En les regardant, en les écoutant, nous nous lions à leurs créateurs, nous commençons à sentir et à vivre ce qu’ils ont vécu, car inconsciemment nous parcourons le chemin qu’il sont parcouru avant nous :: ils nous entraînent dans les régions qu’ils ont visitées. Et c’est là véritablement l’utilité de l’art, le côté éducatif de l’art. Lorsque les artistes ont su s’élever jusqu’au monde divin, jusqu’au sommet de leur être, ils ont rapporté de ces ascensions spirituelles des éléments qui non seulement continuent à travailler en eux, mais apportent des transformations bénéfiques dans le monde entier. Voilà l’idéal d’un véritable artiste, l’idéal d’un Initié.

En somme, les Initiés, les mystiques et les artistes se rejoignent par le fait qu’ils entraînent l’humanité vers le haut ; les artistes par leurs chefs-d’œuvre, les mystiques par leurs vertus et leurs émotions spirituelles, et les Initiés, les grands Maîtres (que je place encore au-dessus parce qu’ils sont le plus près du monde divin) par leur capacité à faire briller la lumière de l’esprit. Les artistes s’efforcent de présenter des formes qui se rapprochent le plus possible de la beauté idéale ; les mystiques, les religieux se consacrent à l’amélioration du domaine psychique, moral, c’est à dire du contenu ; et les Initiés, les grands Maîtres travaillent dans le domaine du sens, c'est-à-dire des idées, des principes. Ces trois catégories d’êtres se rejoignent dans leur désir de faire évoluer l’humanité. Seul diffère le domaine dans lequel ils exercent leur activité. 

Ces trois catégories d’êtres correspondent aux trois principes essentiels dont l’homme est constitué : l’esprit, l’âme et le corps ; l’intellect, le cœur et la volonté ; la pensée, le sentiment et l’action. C’est par ces trois principes que l’homme doit se rapprocher du Ciel. En réalité, les trois sont nécessaires, mais à la première place on doit mettre l’intelligence, le sens ; ensuite la morale, les aspirations mystiques un cœur vaste et sensible ; enfin l’action, le travail, la réalisation. Celui qui veut parvenir à la perfection doit être capable d’embrasser ces trois mondes ; la philosophie, la religion (qui comprend aussi la morale) et l’art.  Les humains espèrent toujours quelque chose de nouveau, en pensant que ce sera mieux, et c’est ce nouveau qu’ils vont chercher dans les expositions, les musées, le théâtre, le cinéma, les concerts, le music-hall… Ils sont poussés par cet instinct de trouver mieux, sans savoir, les pauvres, qu’au lieu de courir après ce mieux dans des lieux matériels, c’est en eux-mêmes qu’ils devraient le chercher, dans les hauteurs de l’âme et de l’esprit. Car même les plus grands artistes sont limités dans leurs moyens d’expression, ils n’ont pas la possibilité d’exprimer exactement tout ce qu’ils voient, entendent ou sentent dans leurs moments d’inspiration. Même des créateurs comme Mozart, Beethoven, Léonard de Vinci, Michel-Ange ou Rembrandt n’ont pas réussi à retranscrire tout ce qu’ils voyaient ou entendaient.

Il ne faut donc pas croire qu’en allant dans les musées ou au concert on a trouvé le meilleur moyen d’évoluer. Evidemment, c’est bien, c’est utile, moi aussi je suis allé dans le monde entier visiter des musées, écouter des concerts, voir des pièces de théâtre. Mais c’est très peu en comparaison de toutes les visites que j’ai essayé de faire dans d’autres régions, et ces régions m’ont révélé des splendeurs auprès desquelles tous les chefs-d’œuvre du monde pâlissent. C’est pourquoi, devant certaines créations, je ne suis pas toujours respectueux ni admiratif. Ce n’est pas ma faute, on m’a montré des réalités tellement plus belles, plus parfaites !

L’intelligence cosmique a déposé en nous cet instinct qui nous pousse toujours à aller plus loin, afin qu’il y ait une évolution, un progrès dans l’espèce humaine. Regardez les plantes et les animaux ; après plusieurs millénaires, ils sont encore à peu près les mêmes, car ils progressent très lentement. Les humains, eux, ont la possibilité d’évoluer beaucoup plus vite, mais à condition de faire des efforts pour développer certaines facultés, sinon ils ne créent pas, ils se contentent de reproduire. Exactement comme les pères et le s mères qui n’ont fait aucun travail intérieur avant la conception de leurs enfants : ils reproduisent chez eux leurs propres faiblesses, leurs propres maladies. Ils croient créer alors qu’ils ne font que reproduire. Seule est créateur celui qui s’efforce de se dépasser, de se surpasser, afin d’attirer les régions célestes des éléments qu’il communiquera ensuite à sa création, et c’est ainsi que ses enfants ou ses œuvres le dépasseront par leur beauté et leur intelligence. La création n’est pas une simple reproduction, une copie, mais un pas en avant, une évolution. C’est parce qu’il est habité par cet instinct de création que chaque être évolue, que le cosmos tout entier évolue. Car, Dieu excepté, tout doit évoluer.

Voilà pour vous tous de magnifiques perspectives, des horizons nouveaux : savoir faire des échanges avec les mondes supérieurs, savoir que la prière, la méditation, la contemplation sont des moyens de création. Vous n’aurez pas assez d’une existence entière pour explorer toutes ces possibilités, tellement elles sont vastes. Et vous pouvez m’objecter tout ce que vous voulez : que les artistes doivent rechercher des formes nouvelles, qu’ils doivent traduire les réalités de leur temps, etc... je vous répondrai qu’ils sont en effet libres de créer comme ils l’entendent. Mais ils doivent comprendre que la véritable mission de l’art, c’est de pouvoir donner aux humains un avant-goût, un pressentiment du Ciel.


Réfléchissez bine. Jusqu’à maintenant vous avez pu vérifier que tous les conseils et les méthodes que je vous ai donnés étaient sensés, bénéfiques ; alors, je vous demande de prendre en considération ce conseil que je vous donne encore aujourd’hui : de vous dépasser, de vous surpasser pour pouvoir devenir des créateurs véritables.