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dimanche 24 août 2014

Des lois qui régissent le monde invisible



Je vous raconterai une anecdote. L’aventure suivante s’est, paraît-il, passée à New York. Deux automobilistes, qui roulaient à vive allure, se sont heurtés : il n’y eut aucun blessé et très peu de dégâts matériels. Chacun reconnut qu’ayant fait un excès de vitesse, il pouvait être la cause de l’accident, et ils se quittèrent sans rien se réclamer. Un très long temps s’écoula. Un jour, à leur grande surprise, tous deux furent convoqués au tribunal. Que s’était-il passé ? Une institutrice, qui avait assisté à la collision, avait porté plainte contre eux. La vue du choc des deux voitures l’avait tellement bouleversée qu’elle en était tombée malade au point de ne plus pouvoir continuer à exercer son métier : elle ne cessait d’entendre d’étranges bruits dans sa tête. Et la justice condamna les deux hommes à lui verser des indemnités.

Voilà une histoire très intéressante car, en fait, elle nous révèle certaines lois qui régissent le monde invisible. Deux personnes qui, par leur conduite, ont produit des dégâts, pensent avoir parfaitement réglé l’affaire parce qu’elles se sont arrangées entre elles. Eh bien, non, une troisième personne, quelque part dans le monde, peut avoir reçu un choc à cause d’elles, et la justice un jour viendra leur demander des comptes. Les coupables diront : "Mais cette affaire ne regardait que nous – Eh non, répondra la justice, vous devez payer". C’est ainsi que la destinée vient surprendre les humains sans qu’ils aient fait directement du mal aux autres. Cela vous est déjà arrivé chaque fois que vous vous étonnez de devoir payer alors que vous ne vous sentez pas responsable, c’est la preuve que vous êtes responsable tout de même ; la loi divine vous a jugé responsable.

La loi de la responsabilité, je ne connais que cela. Si vous croyez que j’invente, que je plaisante. Ce dont je vous parle représente mes préoccupations de tous les jours, c’est ma vie. Alors tâchez, vous aussi, de devenir plus conscient des effets que peuvent produire sur les autres vos états bons ou mauvais. Si vous ne me croyez pas, tant pis pour vous, un jour vous le vérifierez. Quand vous arriverez de l’autre côté et qu’on vous montrera : "Voilà vous avez été la cause de tel ou tel crime, de tel ou tel accident", vous aurez beau protester en disant que vous n’avez jamais fait tout ce mal, que vous n’avez jamais volé, jamais tué, on vous répondra : "C’est entendu, mais par vos pensées, vos sentiments, vos désirs, vous avez influencé les êtres qui ont fait ce mal". Chaque être est toujours en relation avec les habitants de la région, du milieu auquel il appartient. Quand il s’avilit, il entraîne beaucoup d’autres avec lui, et quand il s’élève, également. C’est ce qui fait que le bien et le mal sont si puissants : parce qu’ils ne sont pas isolés. Le mal a des ramifications, des accointances, des liaisons incalculables, et le bien aussi. C’est pourquoi chaque être est non seulement responsable de ce qu’il fait, mais aussi de ce qu’il pense et des sensations qu’il éprouve.

Combien réalisent ainsi sans le savoir les projets de personnes qu’ils ne connaissent même pas. Cela vous paraît invraisemblable, mais c’est ainsi. Parce que les pensées et les sentiments sont des puissances agissantes qui peuvent influencer ceux qui, par leur structure psychique, sont convenablement préparés pour capter les ondes émises par d’autres. Combien de gens faibles ont fini par commettre des crimes, parce qu’ils étaient poussés par la force des pensées et des sentiments négatifs d’autres personnes. Et comme la justice n’est pas clairvoyante, elle n’a pas puni ceux qui avaient lancé dans l’espace ces pensées et ces sentiments criminels, mais ceux qui les avaient mis à exécution, alors qu’en réalité ils n’étaient pas les vrais coupables. Bien sûr, ils étaient coupables de s’être abandonnés et affaiblis au point de devenir les instruments de courants négatifs ; mais les véritables instigateurs de ces crimes n’étaient pas eux.

Vous direz : "mais comment se fait-il que des pensées et des sentiments aient un pouvoir pareil" ? Parce que toutes les pensées, tous les sentiments que les humains forment consciemment ou inconsciemment sont des êtres vivants qu’ils alimentent chaque jour de leurs propres émanations. Cela vous étonne ? Eh bien, c’est la réalité : ces pensées et ces sentiments, bons ou mauvais, sont de petites créatures que nous mettons au monde et qui, pour subsister, se nourrissent de la substance même de leur créateur.

Combien de fois j’ai insisté sur le fait que la vie psychique est à l’image de la vie physique. Dans une famille, des enfants, c’est beaucoup de bras et de jambes pour seconder les parents dans le travail, tout est vite fait dans la maison quand les parents ont de bons enfants. Et si ces enfants remportent des prix, c’est les parents qu’on vient féliciter. Par contre, si les enfants sont trop turbulents, non seulement ils abîment tout dans la maison, mais ils font du vacarme et des dégâts dans le quartier, et les passants, les voisins, la police même viennent trouver le père et la mère pour demander des comptes. Car les parents sont considérés comme responsables des bêtises de leurs enfants, et c’est eux qui sont obligés de réparer les dégâts, de "payer les pots cassés". Eh bien, la même chose se produit dans le plan psychique. C’est pourquoi il est tellement important de connaître ces vérités du monde intérieur afin de devenir un créateur conscient.

Il ne suffit pas de se conformer extérieurement à des règles, il faut s’habituer intérieurement à créer sans arrêt des pensées et des sentiments bénéfiques, lumineux, à envoyer jour et nuit de son cœur, d es on âme, ces petits êtres invisibles mais réels qui agissent favorablement sur toutes les créatures. Mais demandez aux humains ce qu’ils font avec leurs pensées et leurs sentiments. Ils créent des êtres malfaisants, des monstres. Oui, s’ils veulent bien s’arrêter un moment pour réfléchir, les gens de bonne foi sont obligés de reconnaître qu’à tel ou tel moment ils se sont permis d’avoir des pensées et des sentiments malsains, destructeurs, et des pensées et ces sentiments ne restent pas sans effet.

Ce ne sont pas seulement les paroles ou les actes qui produisent des résultats, mais tous les mouvements de la vie intérieure ; car là aussi on remue des éléments, on met en marche des appareils, on déclenche des courants, on projette des forces, on provoque des entités, et il y a forcément des conséquences. Un jour, on arrivera à photographier les pensées et les sentiments sont matériels, d’une matière extrêmement subtile, mais c’est de la matière ; et un jour, grâce au développement des techniques, on mettra au point des appareils qui pourront les photographier. Alors, que de choses on découvrira.

Si vous dites : "J’ai le droit d’avoir toutes les pensées et tous les sentiments, tous les désirs qui me plaisent, cela ne regarde que moi" eh bien non, justement, car vous devez ensuite rejeter une grande quantité de déchets. Or, étant donné que dans le plan psychique il n’existe pas, comme dans le plan physique, de lieux réservés à l’élimination, vous serez obligé de vous en débarrasser sur tous ceux qui vous entourent. Comme les animaux. Les animaux (sauf exception) n’ont pas d’endroits spéciaux pour déposer leurs excréments et ils salissent tout sans s’inquiéter. L’animal est à l’image des corps astral et mental inférieur de l’homme. Les hommes qui se nourrissent de sentiments, de pensées et de désirs grossiers se comportent exactement comme les animaux ; ils déposent partout des ordures. C’est pourquoi l’atmosphère psychique de la terre devient un véritable marécage.

Qu’est-ce qu’un marécage ? Un endroit qu’aucune eau nouvelle ne vient purifier et où grouillent des bestioles de toutes sortes ; elles prennent leur nourriture et rejettent leurs excréments dans la même eau, les unes absorbant les saletés des autres. Voilà l’humanité : des vers, des têtards, des grenouilles dans un marécage, en train de rejeter leurs saletés et d’avaler celles du voisin ; la haire, la sensualité, la méchanceté, la jalousie, la cupidité… s’ils étaient un peu clairvoyants, ils verraient des formes horribles, noires, gluantes, qui sortent d’une quantité de créatures pour aller s’accumuler dans les couches de l’atmosphère. 


De plus en plus on se plaint de la pollution. Les scientifiques sont alertés et révèlent que tout est pollué : la terre, l’eau, l’air, et que les plantes, les poissons, les oiseaux, les humains sont en train de s’asphyxier. Ils ne savent plus comment y remédier. Et d’ailleurs, même s’ils trouvaient le moyen, ce ne serait que pour améliorer extérieurement la situation.  Or, c’est insuffisant. Car dans le monde psychique il se propage aussi des miasmes qui sont en train d’asphyxier l’humanité, et les personnes qui sont vraiment sensibles sentent que l’atmosphère du monde psychique est encore plus irrespirable que celle du monde physique. On se plaint des gaz d’échappement des voitures, mais les humains aussi ne font rien d’autre que d’empoisonner l’atmosphère spirituelle par des gaz toxiques ; leurs mauvaises pensées et leurs sentiments de haine, de jalousie, de colère, de sensualité. Tout ce qui moisit et pourrit dans l’homme comme pensées et sentiments impurs, produit des exhalaisons pestilentielles. On accuse les voiture mais qu’est-ce que les voitures à côté de plusieurs milliards de créatures ignorantes qui n’ont jamais appris à maîtriser leur vie intérieure ?

Omraam 

jeudi 21 août 2014

Savoir vibrer en Harmonie



La plus grande erreur des humains, c’est de s’imaginer qu’il est toujours plus avantageux pour eux de se retrancher de l’harmonie universelle, et qu’en qu’affranchissant des lois de la nature ils seront plus puissants, plus libres, plus riches et plus heureux. Eh bien, pas du tout : ils ne savent pas que la véritable puissance, le véritable bonheur, c’est de pouvoir vibrer en harmonie avec le cosmos, entendre cette symphonie de toute la nature où tout chante, les montagnes, les rivières, les étoiles… J’étais encore très jeune quand il m’a été donné d’entendre cette symphonie cosmique que l’on appelle "la musique des sphères". Ce fut une expérience indescriptible ; j’étais sorti de mon corps et j’ai cru que j’allais me pulvériser et me dissoudre dans l’espace. C’était à la fois merveilleux et terrible… Et c’est dommage, j’ai eu peur et j’ai tout fait pour revenir dans mon corps. Oui, il n’y a pas de mots pour exprimer cette sensation… Ce sont des instants très rares et je considère comme un privilège d’avoir pu les vivre.

Si les humains acceptaient d’étudier comment l’univers a été créé, de quelles régions il est constitué et quelles créatures peuplent ces régions, ils comprendraient qu’ils se trouvent dans le corps de la nature vivante et qu’ils doivent se conduire en harmonie avec ce tout. Car ceux qui produisent trop de troubles par leur attitude anarchique, la nature les rejette. Oui, elle prend une purge et ils sont rejetés de son corps. Les anarchistes ne sont jamais acceptés longtemps. Si ce ne sont pas les humains qui les combattent, c’est la nature elle-même, parce qu’elle ne tolère pas la désharmonie. C’est comme une tumeur, un cancer dans son corps, et elle y remédie. Qu’est-ce que vous croyez ? Elle sait se défendre, la nature.

Rien n’est plus important que de vivre en harmonie avec ce grand corps dans lequel nous sommes logés et nourris. Dans cette harmonie tous les bines sont inclus. Celui qui travaille à réaliser une telle harmonie commence à sentir que tout son être vibre à l’unisson avec l’univers et il comprend ce qu’est la vie, la création, l’amour… pas avant ; avant, il est impossible de comprendre. Intellectuellement, extérieurement, on peut toujours s’imaginer que l’on comprend quelque chose, mais non ; la compréhension, la vraie ne se fait pas par quelques cellules du cerveau, elle se fait par tout le corps, même par les pieds, les bras, le vendre, le foie… Tout le corps, toutes les cellules doivent comprendre. La véritable compréhension est une sensation. Vous sentez, et à ce moment-là vous comprenez et vous savez : parce que vous avez goûté. Aucune compréhension intellectuelle ne peut se comparer à la sensation.

L’univers n’est qu’harmonie ; alors, si vous tenez à votre évolution, à votre avancement spirituel et au bien de toute l’humanité, vous devez travailler à accorder tout votre être avec les courants lumineux, avec les créatures de toutes les hiérarchies célestes pour vibrer à l’unisson avec elles. Votre puissance véritable est uniquement dans la faculté que vous avez de travailler avec l’harmonie, de l’aimer, de la souhaiter, de l’introduire partout en vous, dans chaque mouvement, dans chaque parole, dans chaque regard. Le jour où vous réalisez cette harmonie, d’un seul coup vous avez la révélation du sens de la vie et vous vivez dans la plénitude, car c’est l’harmonie qui vous apporte tout… 

Imprégnez-vous donc du mot "harmonie", ne pensez à aucun autre, gardez-le en vous comme une sorte de diapason, et dès que vous vous sentez un peu inquiet ou troublé, prenez ce diapason et écoutez-le afin de mettre tout votre être en consonance avec la vie illimitée, avec la vie cosmique. S’harmoniser avec quelques personnes ; sa femme, ses enfants, ses parents, ses voisins, ses amis, c’est bien, mais c’est insuffisant. Vous pouvez être en accord avec votre famille, avec la société, mais être en désaccord avec la vie universelle, et alors peu à peu cette dissonance s’infiltre en vous et ronge tout votre organisme psychique. C’est d’abord avec la vie universelle que vous devez vous accorder, car c’est elle qui vous apportera tout ce dont vous avez besoin : la santé, la beauté, la lumière, la joie, et vous sentirez que l’idée de la mort ne vous trouble même plus. Oui, celui qui entre en harmonie avec la vie universelle, l’angoisse de la mort le quitte.


Vous comprendrez un jour les transformations qui peuvent se produire sur la terre grâce à votre travail sur l’harmonie, dans combien de foyers, dans combien de pays vous êtes en train d’inspirer des quantités de personnes qui veulent sortir du désordre où le monde est plongé. Voilà encore ce qui vous échappe pour le moment. S’il nous est demandé de faire ce travail, c’est parce que non seulement nous commençons, nous, à goûter le Royaume de Dieu, mais surtout parce que nous envoyons dans le monde entier, et jusqu’aux étoiles, des courants, des ondes, des forces d’une telle puissance et d’une telle splendeur que, tôt ou tard, c’est toute l’humanité qui sera obligée de se transformer et de vivre dans l’harmonie, le bonheur et la paix.

Omraam. 

Vie individuelle et vie universelle



Tout être humain est une entité individuelle qui a sa vie propre ; mais il n’est pas seul, il fait partie d’un ensemble, et la question qui se pose à chacun, c’est de concilier les exigences de la vie individuelle avec celles de la vie collective. Chaque individu est particulier, c’est l’intelligence cosmique qui a créé cette diversité des créatures et on ne doit pas essayer de les niveler, de les uniformiser. Chacun a le droit de se manifester avec ses différences, son originalité, mais à condition de s’harmoniser avec l’ensemble, comme dans un orchestre. Oui, entre ces instruments que sont le violon, le violoncelle, le piano, le hautbois, la flûte, la harpe, la trompette, les cymbales, la grosse caisse, que de différences de forme, de matière, de sonorité !... Mais de cette diversité naît une harmonie parfaite. C’est donc à chacun d’apprendre comment ajuster pour lui-même la question de la vie individuelle et de la vie collective.

Chaque individu est indépendant, autonome, c’est entendu, mais il est aussi lié à la collectivité humaine, et au-delà encore à tous les règnes de la nature, à la collectivité cosmique. Nous vivons donc simultanément deux vies : personnelle et collective. C’est une réalité que les humains vivent quotidiennement, mais la plupart du temps elle échappe à leur conscience. Il est donc souhaitable qu’ils cherchent à la rendre consciente, mais aussi qu’ils arrivent à trouver un équilibre entre l’individuel et le collectif. Celui qui s’oublie complètement, pour qui seule compte la collectivité, va souffrir et péricliter. Mais celui qui s’occupe exclusivement de lui-même entre en conflit avec la collectivité, car il oublie qu’il n’est qu’une infime partie d’un tout avec lequel il doit faire des échanges raisonnables et harmonieux.

Donc, celui qui est poussé à se fondre dans la vie collective, universelle, ne doit pas perdre la conscience de son moi, afin de pouvoir toujours penser et agir en individu autonome et responsable. Et celui qui se sent un être bien distinct des autres, tout en gardant le sentiment de son individualité propre, doit comprendre qu’il appartient à un ensemble, qu’il est une cellule de l’organisme social. Et de plus il n’appartient pas à cet ensemble qu’est l’univers comme s’il était seulement une pierre, une plante ou un animal ; en tant qu’être pensant, il a un rôle à jouer : il doit participer à la construction de cet édifice qu’est la vie collective.

Seulement, comprenez-moi bien, quand je parle de "collectivité", il ne s’agit pas uniquement de la collectivité humaine, mais aussi de l’univers entier, de toutes les créatures dans l’univers, jusqu’à Dieu lui-même. Et on peut donner une comparaison ; cette collectivité, cette immensité pour laquelle vous travaillez est comme une banque, et tout ce que vous faites pour elle est un placement qui vous reviendra un jour amplifié. Comme l’univers fait toujours des affaires formidables, qu’il s’enrichit sans cesse de nouvelles constellations, de nouvelles nébuleuses, de nouvelles galaxies, toutes ces richesses viendront un jour vers vous. Elles ne viendront pas tout de suite, évidement, mais elles viendront.

Quand on place une somme dans une banque, ce n’est pas le lendemain que l’on reçoit les intérêts, on doit attendre, et plus on attend, plus ces intérêts sont élevés. C’est exactement la même loi dans le plan spirituel. Vous travaillez avec beaucoup d’amour, beaucoup de patience, beaucoup de confiance, et vous n’avez d’abord aucun résultat. Mais ne vous découragez pas ; si vous vous découragez, c’est que vous n’avez pas bien déchiffré le sens des lois qui régissent la banque et l’administration. Apprenez à les déchiffrer, vous comprendrez qu’il faut attendre. Ensuite, les richesses pleuvront de tous les côtés, et même si vous essayez de vous sauver, impossible, l’univers tout entier vous jettera ses bénédictions sur la tête. Parce que vous les aurez provoquées. C’est la justice.

Tant que les humains ne sauront pas équilibrer vie individuelle et vie collective et qu’ils feront passer leur intérêt personnel avant celui de la collectivité, il n’y aura pas de solution à leurs problèmes. Et, là encore, quand je dis l’intérêt de la collectivité, je ne parle pas uniquement de la collectivité des êtres humains, mais de l’univers entier. Ils veulent toujours se servir de l’univers pour leur seule satisfaction. Regardez comment ils exploitent la flore, la faune, le sol, le sous-sol, la mer, etc. Si jamais ils ont un jour des moyens techniques suffisants, vous verrez ce qu’ils vont faire avec le soleil, la lune ou les autres planètes…. Et même le Seigneur, s’ils pouvaient, ils s’arrangeraient pour l’asservir, pour le mettre en bouteilles afin de le vendre ou faire cuire leur repas. Tout ce qui existe, l’homme l’utilise comme moyen en vue d’un seul but ; sa satisfaction matérielle. Alors, voilà maintenant ce qu’il faut changer ; il faut intervertir le but et les moyens ; avoir pour but la fraternité universelle, l’harmonie universelle et utiliser dans ce but tous les matériaux que nous avons à notre disposition, mais aussi nos qualités, nos facultés, nos énergies. Ce n’est qu’à cette condition que tous les problèmes de l’humanité seront un jour résolus.


Omraam.

lundi 18 août 2014

LES DANGERS DU TANTRISME par Omraam



Il existe une science de la sublimation de la force sexuelle que l’on appelle, dans l’Inde et au Tibet, Tantra-yoga. Elle comprend toutes sortes de méthodes et je vous parlerai de l’une d’elles pour vous donner un aperçu de cette science. Pendant des années, le yogi étudie ce qu’est l’amour, il médite, il jeûne, il fait des exercices de respiration. Quand il s’est bien préparé, on lui choisit une jeune femme, instruite elle aussi dans ces pratiques, et il commence à habiter pendant quatre mois dans la même chambre qu’elle : il se met entièrement à son service en la divinisant, en pensant qu’elle est une manifestation de la Mère Divine ; mais il ne la touche pas. Ensuite, ils commencent à dormir dans le même lit : pendant quatre mois la femme s’étend au côté droit de l’homme, puis quatre mois à son côté gauche, et là encore ils ne se touchent pas. Enfin quand ils ont acquis la plus grande maîtrise, ils commencent à s’embrasser et même à se fusionner, mais dans une telle pureté que cette fusion peut durer des heures sans la moindre émission de la part de l’homme.

Evidemment très peu de gens peuvent avoir une idée de ce que cela représente, car en général, à peine sentent-ils le désir sexuel s’éveiller, qu’ils se précipitent pour lui donner une issue. D’après la science tantrique, le gaspillage de cette quintessence, c’est la mort, alors que sa sublimation est la vie éternelle. C’est ainsi que certains Initiés ont obtenu l’immortalité; eh oui, ce ne sont pas des mots, ils devenaient immortels. Pour pouvoir sans danger se plonger dans l’amour physique et affronter les instincts, les passions, la sensualité, l’océan des plaisirs, il faut être très fort, très pur. Ceux qui en sont capables rapportent de ces profondeurs des perles précieuses, comme les pêcheurs qui plongent dans l’océan pour ramener des huîtres perlières sans rester prisonniers des algues ni être mangés par les requins. Mais ces expériences ne sont pas à conseiller à tous. Il faut être maître de cette force formidable pour oser l’affronter, et moi je ne vous conseille pas de commencer à pratiquer ce yoga, je vous en expose seulement quelques aspects.

Ce n’est que si vous êtes allé très haut, dans la super-conscience, goûter cet amour qui est diffusé dans tout l’univers et qui est la quintessence de Dieu Lui-même, que vous pouvez tout vous permettre sans danger ; à ce moment- là, rien ne peut vous nuire ou vous salir, vous ne pouvez commettre aucun péché.

Mais si vous n’êtes pas arrivé jusque-là, tenez-vous tranquille! Il n’y a que très peu d’êtres sur la terre qui peuvent se permettre de descendre jusque dans les profondeurs de leur nature pour tout transformer, tout sublimer, tout rendre lumineux et beau. Et c’est cela justement que l’on appelle «joindre les deux bouts», c’est-à-dire le haut et le bas, le supérieur et l’inférieur. Mais si, sans avoir pu arriver jusqu’au monde supérieur, vous entreprenez de descendre, le monde inférieur vous anéantira, parce que vous n’êtes ni protégé ni armé et que vous ne possédez aucun
appareil pour transformer les matériaux de l’Enfer en perles, en or ou en pierres précieuses.

Voilà le mystère du mal et de l’Enfer. C’est seulement quand on arrive jusqu’au sommet qu’on peut comprendre le sens du mal. Jusque- là, le mal est indéchiffrable, incompréhensible, insoluble. On ne peut résoudre le problème du mal par le raisonnement, par des études, des lectures ; le problème du mal est bien au-dessus de l’entendement humain. En réalité, le mal n’existe pas. Le mal est mal seulement pour les faibles. Pour ceux qui ne sont pas préparés, qui ne savent pas s’en servir, le mal existe, c’est une réalité très puissante. Mais pour les fils de Dieu, pour les grands Maîtres, le mal, dont la religion chrétienne a tellement parlé sans le comprendre, est une matière précieuse, riche, qu’ils exploitent et dont ils se servent pour leur travail.

Lorsque j’étais en Inde, j’ai rencontré certains yogis qu’on appelle des siddhas. Ce sont des êtres pour qui rien n’est sale ni impur; ils se nourrissent de déchets, de tripes d’animaux, d’excréments, de n’importe quoi, parce qu’ils ont la volonté de tout transformer pour obtenir des pouvoirs magiques formidables ; ils les obtiennent vraiment, j’ai pu le vérifier. Seulement, à mon avis, il n’est pas nécessaire d’utiliser des méthodes aussi bizarres et inesthétiques.

Donc, en ce qui concerne les techniques tantriques, je ne suis pas tellement d’accord avec elles, surtout si elles doivent être pratiquées par des Occidentaux. Pour sublimer la force sexuelle l’Enseignement de la Fraternité Blanche Universelle donne d’autres méthodes, et quand vous les connaîtrez, vous verrez que cet Enseignement dépasse de très loin toutes les traditions chrétiennes de pureté et de chasteté soi-disant, qui finissent par faire de l’homme une sorte d’eunuque, comme il dépasse aussi ces doctrines qui, sous prétexte de tantrisme, entraînent les gens dans toutes sortes d’excès sexuels. Au siècle dernier, il y a eu en Angleterre un occultiste, Aleister Crowley, qui, voulant faire des expériences semblables à celles des Tibétains, s’est enfoncé dans la magie noire et a fini par rendre folles certaines femmes avec lesquelles il faisait ses expériences. Il avait des pouvoirs, bien sûr, mais à quel prix il les a obtenus !


C’est pourquoi je ne vous conseille pas de vous aventurer dans ces expériences, car vous y laisserez des plumes. Pour pratiquer le tantrisme, il faut être très exercé, très maître de soi, et même alors c’est extrêmement risqué. Si vous êtes vraiment décidés à sublimer la force sexuelle, la meilleure solution est de garder certaines distances et de ne prendre de l’amour que des doses homéopathiques, c’est-à-dire arriver, dans vos relations avec les hommes et les femmes, à vous contenter d’un regard, d’un sourire, de quelques paroles, d’une poignée de mains. Si vous désirez raccourcir la distance, vous rapprocher, vous fusionner, c’est beaucoup plus difficile : une fois plongés dans le feu, vous ne pourrez plus vous contrôler, vous ne serez plus maîtres de vos énergies, et inutile à ce moment-là de parler de tantrisme !

Entre sexualité et sensualité



Quand vous êtes uniquement poussé par la sensualité, vous ne vous préoccupez pas de l’autre personne, tandis que si vous l’aimez, vous pensez surtout à la rendre heureuse. La sexualité et l’amour ne se différencient donc pas tellement dans le plan physique, ils se différencient seulement dans le plan invisible, psychique, spirituel. Et comment? C’est justement ce que je veux vous révéler.

Tous ceux qui ont étudié la question de la sexualité, les physiologistes, les psychiatres, les sexologues, n’ont jamais découvert ce qui se passe dans le domaine subtil, éthérique et fluidique pendant l’acte sexuel. Ils savent qu’il se produit des excitations, des tensions, des émissions, et ils les ont même classées. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que, quand il s’agit de la sexualité purement physique, biologique, égoïste, il se produit dans les plans subtils toutes sortes d’éruptions volcaniques qui se manifestent par des formes grossières, des émanations très épaisses avec des couleurs ternes, brouillées, où le rouge prédomine, mais un rouge sale... Et toutes ces émanations s’engouffrent dans la terre où des créatures ténébreuses attendent pour prendre leur repas et se régaler de ces énergies vitales.

Ce sont des créatures peu évoluées et qui se nourrissent souvent auprès des amoureux. Vous êtes étonnés, mais c’est la vérité : les amoureux donnent des festins dans le monde invisible.

Dans le passé, il arrivait qu’à l’occasion d’une naissance, d’un mariage ou d’une victoire, les rois et les princes donnent des festins publics qui duraient plusieurs jours. Alors tous les mendiants, les clochards, les déshérités venaient se régaler parce qu’on distribuait à manger à tout le monde. Et vous voyez, c’est le même phénomène qui se répète, mais sous une forme que la science n’a pas encore découverte. Quand un homme et une femme sont attirés, s’aiment et s’unissent, eux aussi donnent un festin, et ce festin est offert publiquement devant beaucoup d’autres créatures. Même si leur union reste secrète, ils reçoivent des visites du monde invisible, et malheureusement ce sont des larves, des élémentaux qui viennent se régaler à leurs dépens et tout absorber parce que dans ces effusions il n’y avait que très peu d’éléments pour l’âme, pour l’esprit, pour le côté divin.

Voilà pourquoi les échanges que font les amoureux leur apportent rarement de grands bénéfices; au contraire même ils s’appauvrissent : dans leur regard, la couleur de leur visage, leurs mouvements et toute leur façon d’être, il apparaît quelque chose qui n’est plus aussi vivant et lumineux. C’est parce que leur amour, encore trop inférieur, a attiré des créatures ténébreuses. Pourquoi n’ont-ils pas plutôt invité les esprits de la nature et même les anges et tous les esprits lumineux qui ont aussi besoin de se nourrir?...


Quand un mage veut faire une cérémonie, il commence par tracer un cercle autour de lui pour se protéger, et les esprits malfaisants sont là, à tourner autour, ils le menacent, ils veulent lui nuire, le foudroyer, mais ils ne peuvent pas entrer, car dans ce cercle le mage est à l’abri comme dans une forteresse. Mais on n’a jamais appris aux hommes et aux femmes à se protéger des entités ténébreuses, et c’est ce qui m’a amené un jour à dire quelque chose de très osé : qu’à l’origine de tous les malheurs de l’humanité il y a l’amour inférieur des hommes et des femmes. Oui, s’il se produit toutes ces guerres et ces épidémies, c’est à cause de ceux qui font l’amour comme des animaux, de façon stupide, dégoûtante, infernale. Car ils donnent ainsi des matériaux à tous les esprits désireux de faire du mal à l’humanité, ils les nourrissent, ils les renforcent. Si les hommes et les femmes savaient cela, ils seraient tellement tristes, malheureux et écœurés de ce qu’ils font, qu’ils tâcheraient d’apprendre comment aimer.

Omraam

samedi 16 août 2014

L’homme dans le corps cosmique : les dettes à payer



Révisons nos relations avec les êtres qui nous entourent. Examinez très sincèrement comment vous vous comportez avec vos parents, vos enfants, vos amis, la société, mais aussi avec la nature, et enfin avec Dieu. Vous constaterez que vous avez pris des quantités de choses aux créatures visible set invisibles sans vous préoccuper de rendre quoi que ce soit. Donc, vous avez des dettes. Eh bien, sachez que c’est pour payer toutes ces dettes que l’on se réincarne. Tous, sans exception, nous avons un karma à régler. Est-ce un karma individuel ou un karma collectif, peu importe. Il y a des karmas personnels ainsi que des karmas sociaux, nationaux, raciaux, mais il n’est pas tellement nécessaire de se poser la question : il faut payer ses dette s, c’est tout, parce que c’est la justice.

Il ne faut pas croire que sous prétexte qu’on ne peut pas rendre ce qu’on a reçu sous la forme où on l’a reçu, on ne doit rien. Nous avons reçu notre corps de la terre et nous le lui rendrons un jours, impossible de faire autrement ; mais en attendant, tant que nous sommes vivants, nous gardons notre corps, on ne nous demande pas de le donner. Ce que nous pouvons donner, c’est notre lumière et notre chaleur sous forme de pensées justes et droites et de sentiments généreux. L’homme a été créé dans les ateliers du Seigneur pour rayonner à travers l’univers entier. Il a reçu une quintessence de lumière qu’il peut sans cesse amplifier, vivifier et envoyer dans l’espace.

Ce sont des idées tellement nouvelles pour vous que peut-être vous ne comprenez pas encore bien ce que je vous explique ? Mais prenons un exemple très simple, ordinaire même. Que faites-vous de tout ce que vous avez bu, mangé, respiré ? Vous avez inspiré de l’air ; vous êtes-vous demandé de quels éléments il sera imprégné quand vous le rejetterez ? Bien sûr, c’est de l’air vicié, mais il ne le sera pas autant si vous êtes bon, généreux, plein d’amour. Que ce soit l’air, l’eau, la nourriture, vous êtes responsable de la façon dont vous avez imprégné la matière qui passe à travers votre corps et que vous rejetterez ensuite. Vous la rendez à la nature qui la transforme et l’utilise à nouveau pour son travail. Mais si vous voulez participer consciemment au travail de la nature, vous devez vous préoccuper de lui renvoyer une matière qui ne sera pas polluée par les miasmes de votre vie psychique.

L’homme mange, toutes les créatures mangent, mais pourquoi ? Vous direz que c’est pour recevoir des forces. Oui, mais n’y a-t-il pas une autre raison ? Tout ce que nous faisons n’a pas une seule raison, un seul but, et si nous mangeons, ce n’est pas seulement pour nous maintenir en vie et en santé… regardez, que font les vers ? Oui, les vers de terre ! Ils avalent la terre et ils la rejettent ensuite. En la faisant ainsi passer à travers eux, ils travaillent la terre afin de l’aérer, de la rendre plus riche, plus fertile. Eh bien, l’être humain ne fait pas autre chose avec la nourriture. Par ses facultés psychiques, spirituelles, il appartient à un degré d’évolution bien supérieur à celui de la matière qu’il absorbe. Donc, en la faisant passer à travers lui, il l’enrichit, il l’affine, il lui donne quelque chose de lui-même.

Toutes les créatures se nourrissent : les plantes, les animaux, les hommes, et en se nourrissant elles transforment la matière qu’elles absorbent, en l’imprégnant d’éléments qu’elle ne possédait pas. Comme si c’était un devoir pour chaque règne de la nature d’absorber la matière des règnes inférieurs afin de la faire évoluer. L’intelligence cosmique aurait sans doute pu trouver d’autres moyens, mais c’est celui-là qu’elle a choisi : elle a décidé que, pour vivre, chaque créature absorberait la matière du règne qui lui est inférieur pour la faire passer au règne supérieur. Voilà ce que fait l’homme en mangeant : il fait évoluer la matière, et non seulement la matière extérieure à lui, mais aussi celle de son corps.

C’est pourquoi lorsqu’après sa mort cette matière se désintègre et retourne aux quatre éléments : la terre, l’eau, l’air, le feu, selon la vie qu’il a menée elle servira pour d’autres formes, d’autres créations d’une qualité supérieure, ou bien elle ne pourra être utilisée que pour des créations grossières. Regardez jusqu’où va la tâche de l’homme : il doit même se préoccuper de ce qu’il laisse de lui après sa mort. Toutes les particules de son corps, les a-t-il imprégnées de lumière, d’amour, de bonté, de pureté, ou au contraire de vibrations criminelles ?....

L’être humain a reçu du Créateur cette mission grandiose de transformer et de sublimer à travers son propre corps la matière de la création : faire passer la matière à travers lui afin de la faire ressortir divine. Et dans un plan plus subtil, l’acte de respirer joue le même rôle que celui de manger, à condition de l’accompagner lui aussi par un travail de la pensée. Celui qui sait s’harmoniser avec la respiration cosmique entre dans la conscience divine ; il inspire la force et la lumière de Dieu pour donner ensuite cette lumière au monde entier. Car c’est aussi cela, l’expiration : distribuer la lumière que l’on a puisée auprès de Dieu.


En faisant des efforts pour nous dépasser, pour nous surpasser, nous créons quelque chose qui est plus que nous-mêmes : nous imprimons sur la matière le sceau de l’esprit. Ainsi nous remplissons notre tâche de fils et de filles de Dieu et nous sommes reconnus, appréciés, choisis par les esprits lumineux qui s’arrêtent près de nous parce que nous participons à leur travail.

Omraam