L'AME UNIVERSELLE
un forum à votre disposition : http://devantsoi.forumgratuit.org/
Merci de votre visite
lundi 25 août 2014
dimanche 24 août 2014
Des lois qui régissent le monde invisible
Je vous raconterai une anecdote.
L’aventure suivante s’est, paraît-il, passée à New York. Deux automobilistes,
qui roulaient à vive allure, se sont heurtés : il n’y eut aucun blessé et
très peu de dégâts matériels. Chacun reconnut qu’ayant fait un excès de
vitesse, il pouvait être la cause de l’accident, et ils se quittèrent sans rien
se réclamer. Un très long temps s’écoula. Un jour, à leur grande surprise, tous
deux furent convoqués au tribunal. Que s’était-il passé ? Une
institutrice, qui avait assisté à la collision, avait porté plainte contre eux.
La vue du choc des deux voitures l’avait tellement bouleversée qu’elle en était
tombée malade au point de ne plus pouvoir continuer à exercer son métier :
elle ne cessait d’entendre d’étranges bruits dans sa tête. Et la justice
condamna les deux hommes à lui verser des indemnités.
Voilà une histoire très intéressante
car, en fait, elle nous révèle certaines lois qui régissent le monde invisible.
Deux personnes qui, par leur conduite, ont produit des dégâts, pensent avoir
parfaitement réglé l’affaire parce qu’elles se sont arrangées entre elles. Eh
bien, non, une troisième personne, quelque part dans le monde, peut avoir reçu
un choc à cause d’elles, et la justice un jour viendra leur demander des
comptes. Les coupables diront : "Mais cette affaire ne regardait que
nous – Eh non, répondra la justice, vous devez payer". C’est ainsi que la
destinée vient surprendre les humains sans qu’ils aient fait directement du mal
aux autres. Cela vous est déjà arrivé chaque fois que vous vous étonnez de
devoir payer alors que vous ne vous sentez pas responsable, c’est la preuve que
vous êtes responsable tout de même ; la loi divine vous a jugé
responsable.
La loi de la responsabilité, je ne
connais que cela. Si vous croyez que j’invente, que je plaisante. Ce dont je
vous parle représente mes préoccupations de tous les jours, c’est ma vie. Alors
tâchez, vous aussi, de devenir plus conscient des effets que peuvent produire
sur les autres vos états bons ou mauvais. Si vous ne me croyez pas, tant pis
pour vous, un jour vous le vérifierez. Quand vous arriverez de l’autre côté et
qu’on vous montrera : "Voilà vous avez été la cause de tel ou tel
crime, de tel ou tel accident", vous aurez beau protester en disant que
vous n’avez jamais fait tout ce mal, que vous n’avez jamais volé, jamais tué,
on vous répondra : "C’est entendu, mais par vos pensées, vos
sentiments, vos désirs, vous avez influencé les êtres qui ont fait ce
mal". Chaque être est toujours en relation avec les habitants de la
région, du milieu auquel il appartient. Quand il s’avilit, il entraîne beaucoup
d’autres avec lui, et quand il s’élève, également. C’est ce qui fait que le
bien et le mal sont si puissants : parce qu’ils ne sont pas isolés. Le mal
a des ramifications, des accointances, des liaisons incalculables, et le bien
aussi. C’est pourquoi chaque être est non seulement responsable de ce qu’il
fait, mais aussi de ce qu’il pense et des sensations qu’il éprouve.
Combien réalisent ainsi sans le savoir
les projets de personnes qu’ils ne connaissent même pas. Cela vous paraît
invraisemblable, mais c’est ainsi. Parce que les pensées et les sentiments sont
des puissances agissantes qui peuvent influencer ceux qui, par leur structure
psychique, sont convenablement préparés pour capter les ondes émises par
d’autres. Combien de gens faibles ont fini par commettre des crimes, parce
qu’ils étaient poussés par la force des pensées et des sentiments négatifs
d’autres personnes. Et comme la justice n’est pas clairvoyante, elle n’a pas
puni ceux qui avaient lancé dans l’espace ces pensées et ces sentiments
criminels, mais ceux qui les avaient mis à exécution, alors qu’en réalité ils
n’étaient pas les vrais coupables. Bien sûr, ils étaient coupables de s’être
abandonnés et affaiblis au point de devenir les instruments de courants
négatifs ; mais les véritables instigateurs de ces crimes n’étaient pas
eux.
Vous direz : "mais comment se
fait-il que des pensées et des sentiments aient un pouvoir pareil" ?
Parce que toutes les pensées, tous les sentiments que les humains forment
consciemment ou inconsciemment sont des êtres vivants qu’ils alimentent chaque
jour de leurs propres émanations. Cela vous étonne ? Eh bien, c’est la
réalité : ces pensées et ces sentiments, bons ou mauvais, sont de petites
créatures que nous mettons au monde et qui, pour subsister, se nourrissent de
la substance même de leur créateur.
Combien de fois j’ai insisté sur le fait
que la vie psychique est à l’image de la vie physique. Dans une famille, des
enfants, c’est beaucoup de bras et de jambes pour seconder les parents dans le
travail, tout est vite fait dans la maison quand les parents ont de bons
enfants. Et si ces enfants remportent des prix, c’est les parents qu’on vient
féliciter. Par contre, si les enfants sont trop turbulents, non seulement ils
abîment tout dans la maison, mais ils font du vacarme et des dégâts dans le
quartier, et les passants, les voisins, la police même viennent trouver le père
et la mère pour demander des comptes. Car les parents sont considérés comme
responsables des bêtises de leurs enfants, et c’est eux qui sont obligés de réparer
les dégâts, de "payer les pots cassés". Eh bien, la même chose se
produit dans le plan psychique. C’est pourquoi il est tellement important de
connaître ces vérités du monde intérieur afin de devenir un créateur conscient.
Il ne suffit pas de se conformer
extérieurement à des règles, il faut s’habituer intérieurement à créer sans
arrêt des pensées et des sentiments bénéfiques, lumineux, à envoyer jour et
nuit de son cœur, d es on âme, ces petits êtres invisibles mais réels qui
agissent favorablement sur toutes les créatures. Mais demandez aux humains ce
qu’ils font avec leurs pensées et leurs sentiments. Ils créent des êtres
malfaisants, des monstres. Oui, s’ils veulent bien s’arrêter un moment pour
réfléchir, les gens de bonne foi sont obligés de reconnaître qu’à tel ou tel
moment ils se sont permis d’avoir des pensées et des sentiments malsains,
destructeurs, et des pensées et ces sentiments ne restent pas sans effet.
Ce ne sont pas seulement les paroles ou
les actes qui produisent des résultats, mais tous les mouvements de la vie
intérieure ; car là aussi on remue des éléments, on met en marche des
appareils, on déclenche des courants, on projette des forces, on provoque des
entités, et il y a forcément des conséquences. Un jour, on arrivera à photographier
les pensées et les sentiments sont matériels, d’une matière extrêmement
subtile, mais c’est de la matière ; et un jour, grâce au développement des
techniques, on mettra au point des appareils qui pourront les photographier.
Alors, que de choses on découvrira.
Si vous dites : "J’ai le droit
d’avoir toutes les pensées et tous les sentiments, tous les désirs qui me
plaisent, cela ne regarde que moi" eh bien non, justement, car vous devez
ensuite rejeter une grande quantité de déchets. Or, étant donné que dans le
plan psychique il n’existe pas, comme dans le plan physique, de lieux réservés
à l’élimination, vous serez obligé de vous en débarrasser sur tous ceux qui
vous entourent. Comme les animaux. Les animaux (sauf exception) n’ont pas
d’endroits spéciaux pour déposer leurs excréments et ils salissent tout sans
s’inquiéter. L’animal est à l’image des corps astral et mental inférieur de
l’homme. Les hommes qui se nourrissent de sentiments, de pensées et de désirs
grossiers se comportent exactement comme les animaux ; ils déposent
partout des ordures. C’est pourquoi l’atmosphère psychique de la terre devient
un véritable marécage.
Qu’est-ce qu’un marécage ? Un
endroit qu’aucune eau nouvelle ne vient purifier et où grouillent des bestioles
de toutes sortes ; elles prennent leur nourriture et rejettent leurs
excréments dans la même eau, les unes absorbant les saletés des autres. Voilà
l’humanité : des vers, des têtards, des grenouilles dans un marécage, en
train de rejeter leurs saletés et d’avaler celles du voisin ; la haire, la
sensualité, la méchanceté, la jalousie, la cupidité… s’ils étaient un peu
clairvoyants, ils verraient des formes horribles, noires, gluantes, qui sortent
d’une quantité de créatures pour aller s’accumuler dans les couches de l’atmosphère.
De plus en plus on se plaint de la
pollution. Les scientifiques sont alertés et révèlent que tout est
pollué : la terre, l’eau, l’air, et que les plantes, les poissons, les
oiseaux, les humains sont en train de s’asphyxier. Ils ne savent plus comment y
remédier. Et d’ailleurs, même s’ils trouvaient le moyen, ce ne serait que pour
améliorer extérieurement la situation.
Or, c’est insuffisant. Car dans le monde psychique il se propage aussi
des miasmes qui sont en train d’asphyxier l’humanité, et les personnes qui sont
vraiment sensibles sentent que l’atmosphère du monde psychique est encore plus
irrespirable que celle du monde physique. On se plaint des gaz d’échappement
des voitures, mais les humains aussi ne font rien d’autre que d’empoisonner l’atmosphère
spirituelle par des gaz toxiques ; leurs mauvaises pensées et leurs
sentiments de haine, de jalousie, de colère, de sensualité. Tout ce qui moisit
et pourrit dans l’homme comme pensées et sentiments impurs, produit des
exhalaisons pestilentielles. On accuse les voiture mais qu’est-ce que les
voitures à côté de plusieurs milliards de créatures ignorantes qui n’ont jamais
appris à maîtriser leur vie intérieure ?
Omraam
jeudi 21 août 2014
Savoir vibrer en Harmonie
La plus grande erreur des humains, c’est
de s’imaginer qu’il est toujours plus avantageux pour eux de se retrancher de
l’harmonie universelle, et qu’en qu’affranchissant des lois de la nature ils
seront plus puissants, plus libres, plus riches et plus heureux. Eh bien, pas
du tout : ils ne savent pas que la véritable puissance, le véritable
bonheur, c’est de pouvoir vibrer en harmonie avec le cosmos, entendre cette
symphonie de toute la nature où tout chante, les montagnes, les rivières, les
étoiles… J’étais encore très jeune quand il m’a été donné d’entendre cette
symphonie cosmique que l’on appelle "la musique des sphères". Ce fut
une expérience indescriptible ; j’étais sorti de mon corps et j’ai cru que
j’allais me pulvériser et me dissoudre dans l’espace. C’était à la fois
merveilleux et terrible… Et c’est dommage, j’ai eu peur et j’ai tout fait pour
revenir dans mon corps. Oui, il n’y a pas de mots pour exprimer cette
sensation… Ce sont des instants très rares et je considère comme un privilège
d’avoir pu les vivre.
Si les humains acceptaient d’étudier
comment l’univers a été créé, de quelles régions il est constitué et quelles
créatures peuplent ces régions, ils comprendraient qu’ils se trouvent dans le
corps de la nature vivante et qu’ils doivent se conduire en harmonie avec ce
tout. Car ceux qui produisent trop de troubles par leur attitude anarchique, la
nature les rejette. Oui, elle prend une purge et ils sont rejetés de son corps.
Les anarchistes ne sont jamais acceptés longtemps. Si ce ne sont pas les
humains qui les combattent, c’est la nature elle-même, parce qu’elle ne tolère
pas la désharmonie. C’est comme une tumeur, un cancer dans son corps, et elle y
remédie. Qu’est-ce que vous croyez ? Elle sait se défendre, la nature.
Rien n’est plus important que de vivre
en harmonie avec ce grand corps dans lequel nous sommes logés et nourris. Dans
cette harmonie tous les bines sont inclus. Celui qui travaille à réaliser une
telle harmonie commence à sentir que tout son être vibre à l’unisson avec
l’univers et il comprend ce qu’est la vie, la création, l’amour… pas
avant ; avant, il est impossible de comprendre. Intellectuellement,
extérieurement, on peut toujours s’imaginer que l’on comprend quelque chose,
mais non ; la compréhension, la vraie ne se fait pas par quelques cellules
du cerveau, elle se fait par tout le corps, même par les pieds, les bras, le
vendre, le foie… Tout le corps, toutes les cellules doivent comprendre. La
véritable compréhension est une sensation. Vous sentez, et à ce moment-là vous
comprenez et vous savez : parce que vous avez goûté. Aucune compréhension
intellectuelle ne peut se comparer à la sensation.
L’univers n’est qu’harmonie ; alors,
si vous tenez à votre évolution, à votre avancement spirituel et au bien de
toute l’humanité, vous devez travailler à accorder tout votre être avec les
courants lumineux, avec les créatures de toutes les hiérarchies célestes pour
vibrer à l’unisson avec elles. Votre puissance véritable est uniquement dans la
faculté que vous avez de travailler avec l’harmonie, de l’aimer, de la
souhaiter, de l’introduire partout en vous, dans chaque mouvement, dans chaque
parole, dans chaque regard. Le jour où vous réalisez cette harmonie, d’un seul
coup vous avez la révélation du sens de la vie et vous vivez dans la plénitude,
car c’est l’harmonie qui vous apporte tout…
Imprégnez-vous donc du mot
"harmonie", ne pensez à aucun autre, gardez-le en vous comme une
sorte de diapason, et dès que vous vous sentez un peu inquiet ou troublé,
prenez ce diapason et écoutez-le afin de mettre tout votre être en consonance
avec la vie illimitée, avec la vie cosmique. S’harmoniser avec quelques
personnes ; sa femme, ses enfants, ses parents, ses voisins, ses amis,
c’est bien, mais c’est insuffisant. Vous pouvez être en accord avec votre
famille, avec la société, mais être en désaccord avec la vie universelle, et
alors peu à peu cette dissonance s’infiltre en vous et ronge tout votre organisme
psychique. C’est d’abord avec la vie universelle que vous devez vous accorder,
car c’est elle qui vous apportera tout ce dont vous avez besoin : la
santé, la beauté, la lumière, la joie, et vous sentirez que l’idée de la mort
ne vous trouble même plus. Oui, celui qui entre en harmonie avec la vie
universelle, l’angoisse de la mort le quitte.
Vous comprendrez un jour les
transformations qui peuvent se produire sur la terre grâce à votre travail sur
l’harmonie, dans combien de foyers, dans combien de pays vous êtes en train
d’inspirer des quantités de personnes qui veulent sortir du désordre où le
monde est plongé. Voilà encore ce qui vous échappe pour le moment. S’il nous
est demandé de faire ce travail, c’est parce que non seulement nous commençons,
nous, à goûter le Royaume de Dieu, mais surtout parce que nous envoyons dans le
monde entier, et jusqu’aux étoiles, des courants, des ondes, des forces d’une
telle puissance et d’une telle splendeur que, tôt ou tard, c’est toute
l’humanité qui sera obligée de se transformer et de vivre dans l’harmonie, le
bonheur et la paix.
Omraam.
Vie individuelle et vie universelle
Tout être humain est une entité
individuelle qui a sa vie propre ; mais il n’est pas seul, il fait partie
d’un ensemble, et la question qui se pose à chacun, c’est de concilier les
exigences de la vie individuelle avec celles de la vie collective. Chaque individu
est particulier, c’est l’intelligence cosmique qui a créé cette diversité des
créatures et on ne doit pas essayer de les niveler, de les uniformiser. Chacun
a le droit de se manifester avec ses différences, son originalité, mais à
condition de s’harmoniser avec l’ensemble, comme dans un orchestre. Oui, entre
ces instruments que sont le violon, le violoncelle, le piano, le hautbois, la
flûte, la harpe, la trompette, les cymbales, la grosse caisse, que de
différences de forme, de matière, de sonorité !... Mais de cette diversité
naît une harmonie parfaite. C’est donc à chacun d’apprendre comment ajuster
pour lui-même la question de la vie individuelle et de la vie collective.
Chaque individu est indépendant,
autonome, c’est entendu, mais il est aussi lié à la collectivité humaine, et
au-delà encore à tous les règnes de la nature, à la collectivité cosmique. Nous
vivons donc simultanément deux vies : personnelle et collective. C’est une
réalité que les humains vivent quotidiennement, mais la plupart du temps elle
échappe à leur conscience. Il est donc souhaitable qu’ils cherchent à la rendre
consciente, mais aussi qu’ils arrivent à trouver un équilibre entre
l’individuel et le collectif. Celui qui s’oublie complètement, pour qui seule
compte la collectivité, va souffrir et péricliter. Mais celui qui s’occupe
exclusivement de lui-même entre en conflit avec la collectivité, car il oublie
qu’il n’est qu’une infime partie d’un tout avec lequel il doit faire des
échanges raisonnables et harmonieux.
Donc, celui qui est poussé à se fondre
dans la vie collective, universelle, ne doit pas perdre la conscience de son
moi, afin de pouvoir toujours penser et agir en individu autonome et
responsable. Et celui qui se sent un être bien distinct des autres, tout en gardant
le sentiment de son individualité propre, doit comprendre qu’il appartient à un
ensemble, qu’il est une cellule de l’organisme social. Et de plus il
n’appartient pas à cet ensemble qu’est l’univers comme s’il était seulement une
pierre, une plante ou un animal ; en tant qu’être pensant, il a un rôle à
jouer : il doit participer à la construction de cet édifice qu’est la vie
collective.
Seulement, comprenez-moi bien, quand je
parle de "collectivité", il ne s’agit pas uniquement de la
collectivité humaine, mais aussi de l’univers entier, de toutes les créatures
dans l’univers, jusqu’à Dieu lui-même. Et on peut donner une comparaison ;
cette collectivité, cette immensité pour laquelle vous travaillez est comme une
banque, et tout ce que vous faites pour elle est un placement qui vous
reviendra un jour amplifié. Comme l’univers fait toujours des affaires
formidables, qu’il s’enrichit sans cesse de nouvelles constellations, de
nouvelles nébuleuses, de nouvelles galaxies, toutes ces richesses viendront un
jour vers vous. Elles ne viendront pas tout de suite, évidement, mais elles
viendront.
Quand on place une somme dans une
banque, ce n’est pas le lendemain que l’on reçoit les intérêts, on doit
attendre, et plus on attend, plus ces intérêts sont élevés. C’est exactement la
même loi dans le plan spirituel. Vous travaillez avec beaucoup d’amour,
beaucoup de patience, beaucoup de confiance, et vous n’avez d’abord aucun
résultat. Mais ne vous découragez pas ; si vous vous découragez, c’est que
vous n’avez pas bien déchiffré le sens des lois qui régissent la banque et
l’administration. Apprenez à les déchiffrer, vous comprendrez qu’il faut
attendre. Ensuite, les richesses pleuvront de tous les côtés, et même si vous
essayez de vous sauver, impossible, l’univers tout entier vous jettera ses
bénédictions sur la tête. Parce que vous les aurez provoquées. C’est la
justice.
Tant que les humains ne sauront pas
équilibrer vie individuelle et vie collective et qu’ils feront passer leur
intérêt personnel avant celui de la collectivité, il n’y aura pas de solution à
leurs problèmes. Et, là encore, quand je dis l’intérêt de la collectivité, je
ne parle pas uniquement de la collectivité des êtres humains, mais de l’univers
entier. Ils veulent toujours se servir de l’univers pour leur seule
satisfaction. Regardez comment ils exploitent la flore, la faune, le sol, le
sous-sol, la mer, etc. Si jamais ils ont un jour des moyens techniques
suffisants, vous verrez ce qu’ils vont faire avec le soleil, la lune ou les
autres planètes…. Et même le Seigneur, s’ils pouvaient, ils s’arrangeraient
pour l’asservir, pour le mettre en bouteilles afin de le vendre ou faire cuire
leur repas. Tout ce qui existe, l’homme l’utilise comme moyen en vue d’un seul
but ; sa satisfaction matérielle. Alors, voilà maintenant ce qu’il faut
changer ; il faut intervertir le but et les moyens ; avoir pour but
la fraternité universelle, l’harmonie universelle et utiliser dans ce but tous
les matériaux que nous avons à notre disposition, mais aussi nos qualités, nos
facultés, nos énergies. Ce n’est qu’à cette condition que tous les problèmes de
l’humanité seront un jour résolus.
Omraam.
lundi 18 août 2014
LES DANGERS DU TANTRISME par Omraam
Il existe une science de la sublimation
de la force sexuelle que l’on appelle, dans l’Inde et au Tibet, Tantra-yoga.
Elle comprend toutes sortes de méthodes et je vous parlerai de l’une d’elles
pour vous donner un aperçu de cette science. Pendant des années, le yogi étudie ce qu’est
l’amour, il médite, il jeûne, il fait des exercices de respiration. Quand il
s’est bien préparé, on lui choisit une jeune femme, instruite elle aussi dans
ces pratiques, et il commence à habiter pendant quatre mois dans la même
chambre qu’elle : il se met entièrement à son service en la divinisant, en
pensant qu’elle est une manifestation de la Mère Divine ; mais il ne la touche
pas. Ensuite, ils commencent à dormir dans le même lit : pendant quatre mois la
femme s’étend au côté droit de l’homme, puis quatre mois à son côté gauche, et
là encore ils ne se touchent pas. Enfin quand ils ont acquis la plus grande
maîtrise, ils commencent à s’embrasser et même à se fusionner, mais dans une
telle pureté que cette fusion peut durer des heures sans la moindre émission de
la part de l’homme.
Evidemment très peu de gens peuvent
avoir une idée de ce que cela représente, car en général, à peine sentent-ils
le désir sexuel s’éveiller, qu’ils se précipitent pour lui donner une issue. D’après la science tantrique, le gaspillage de cette quintessence, c’est la mort, alors que sa sublimation
est la vie éternelle. C’est ainsi que certains Initiés ont obtenu
l’immortalité; eh oui, ce ne sont pas des mots, ils devenaient immortels. Pour
pouvoir sans danger se plonger dans l’amour physique et affronter les
instincts, les passions, la sensualité, l’océan des plaisirs, il faut être très
fort, très pur. Ceux qui en sont capables rapportent de ces profondeurs des
perles précieuses, comme les pêcheurs qui plongent dans l’océan pour ramener
des huîtres perlières sans rester prisonniers des algues ni être mangés par les
requins. Mais ces expériences ne sont pas à conseiller à tous. Il faut être
maître de cette force formidable pour oser l’affronter, et moi je ne vous
conseille pas de commencer à pratiquer ce yoga, je vous en expose seulement
quelques aspects.
Ce n’est que si vous êtes allé très
haut, dans la super-conscience, goûter cet amour qui est diffusé dans tout
l’univers et qui est la quintessence de Dieu Lui-même, que vous pouvez tout
vous permettre sans danger ; à ce moment- là, rien ne peut vous nuire ou vous
salir, vous ne pouvez commettre aucun péché.
Mais si vous n’êtes pas arrivé
jusque-là, tenez-vous tranquille! Il n’y a que très peu d’êtres sur la terre
qui peuvent se permettre de descendre jusque dans les profondeurs de leur
nature pour tout transformer, tout sublimer, tout rendre lumineux et beau. Et
c’est cela justement que l’on appelle «joindre les deux bouts», c’est-à-dire le
haut et le bas, le supérieur et l’inférieur. Mais si, sans avoir pu arriver
jusqu’au monde supérieur, vous entreprenez de descendre, le monde inférieur
vous anéantira, parce que vous n’êtes ni protégé ni armé et que vous ne
possédez aucun
appareil pour transformer les matériaux
de l’Enfer en perles, en or ou en pierres précieuses.
Voilà le mystère du mal et de l’Enfer.
C’est seulement quand on arrive jusqu’au sommet qu’on peut comprendre le sens
du mal. Jusque- là, le mal est indéchiffrable, incompréhensible, insoluble. On
ne peut résoudre le problème du mal par le raisonnement, par des études, des
lectures ; le problème du mal est bien au-dessus de l’entendement humain. En
réalité, le mal n’existe pas. Le mal est mal seulement pour les faibles. Pour
ceux qui ne sont pas préparés, qui ne savent pas s’en servir, le mal existe,
c’est une réalité très puissante. Mais pour les fils de Dieu, pour les grands
Maîtres, le mal, dont la religion chrétienne a tellement parlé sans le
comprendre, est une matière précieuse, riche, qu’ils exploitent et dont ils se
servent pour leur travail.
Lorsque j’étais en Inde, j’ai rencontré
certains yogis qu’on appelle des siddhas. Ce sont des êtres pour qui rien n’est
sale ni impur; ils se nourrissent de déchets, de tripes d’animaux,
d’excréments, de n’importe quoi, parce qu’ils ont la volonté de tout transformer pour obtenir des pouvoirs magiques
formidables ; ils les obtiennent vraiment, j’ai pu le vérifier. Seulement, à
mon avis, il n’est pas nécessaire d’utiliser des méthodes aussi bizarres et
inesthétiques.
Donc, en ce qui concerne les techniques
tantriques, je ne suis pas tellement d’accord avec elles, surtout si elles
doivent être pratiquées par des Occidentaux. Pour sublimer la force sexuelle
l’Enseignement de la Fraternité Blanche Universelle donne d’autres méthodes, et
quand vous les connaîtrez, vous verrez que cet Enseignement dépasse de très
loin toutes les traditions chrétiennes de pureté et de chasteté soi-disant, qui
finissent par faire de l’homme une sorte d’eunuque, comme il dépasse aussi ces
doctrines qui, sous prétexte de tantrisme, entraînent les gens dans toutes
sortes d’excès sexuels. Au siècle dernier, il y
a eu en Angleterre un occultiste, Aleister Crowley, qui, voulant faire des
expériences semblables à celles des Tibétains, s’est enfoncé dans la magie
noire et a fini par rendre folles certaines femmes avec lesquelles il faisait
ses expériences. Il avait des pouvoirs, bien sûr, mais à quel prix il les a
obtenus !
C’est pourquoi je ne vous conseille pas
de vous aventurer dans ces expériences, car vous y laisserez des plumes. Pour
pratiquer le tantrisme, il faut être très exercé, très maître de soi, et même
alors c’est extrêmement risqué. Si vous êtes vraiment décidés à sublimer la
force sexuelle, la meilleure solution est de garder certaines distances et de
ne prendre de l’amour que des doses homéopathiques, c’est-à-dire arriver, dans
vos relations avec les hommes et les femmes, à vous contenter d’un regard, d’un
sourire, de quelques paroles, d’une poignée de mains. Si vous désirez
raccourcir la distance, vous rapprocher, vous fusionner, c’est beaucoup plus
difficile : une fois plongés dans le feu, vous ne pourrez plus vous contrôler,
vous ne serez plus maîtres de vos énergies, et inutile à ce moment-là de parler
de tantrisme !
Entre sexualité et sensualité
Quand vous êtes uniquement poussé par la
sensualité, vous ne vous préoccupez pas de l’autre personne, tandis que si vous
l’aimez, vous pensez surtout à la rendre heureuse. La sexualité et l’amour ne
se différencient donc pas tellement dans le plan physique, ils se différencient
seulement dans le plan invisible, psychique, spirituel. Et comment? C’est
justement ce que je veux vous révéler.
Tous ceux qui ont étudié la question de
la sexualité, les physiologistes, les psychiatres, les sexologues, n’ont jamais
découvert ce qui se passe dans le domaine subtil, éthérique et fluidique
pendant l’acte sexuel. Ils savent qu’il se produit des excitations, des
tensions, des émissions, et ils les ont même classées. Mais ce qu’ils ne savent
pas, c’est que, quand il s’agit de la sexualité purement physique, biologique,
égoïste, il se produit dans les plans subtils toutes sortes d’éruptions
volcaniques qui se manifestent par des formes grossières, des émanations très
épaisses avec des couleurs ternes, brouillées, où le rouge prédomine, mais un
rouge sale... Et toutes ces émanations
s’engouffrent dans la terre où des créatures ténébreuses attendent pour prendre
leur repas et se régaler de ces énergies vitales.
Ce sont des créatures peu évoluées et
qui se nourrissent souvent auprès des amoureux. Vous êtes étonnés, mais c’est
la vérité : les amoureux donnent des festins dans le monde invisible.
Dans le passé, il arrivait qu’à
l’occasion d’une naissance, d’un mariage ou d’une victoire, les rois et les
princes donnent des festins publics qui duraient plusieurs jours. Alors tous
les mendiants, les clochards, les déshérités venaient se régaler parce qu’on
distribuait à manger à tout le monde. Et vous voyez, c’est le même phénomène
qui se répète, mais sous une forme que la science n’a pas encore découverte.
Quand un homme et une femme sont attirés, s’aiment et s’unissent, eux aussi
donnent un festin, et ce festin est offert publiquement devant beaucoup
d’autres créatures. Même si leur union reste secrète, ils reçoivent des visites
du monde invisible, et malheureusement ce sont des larves, des élémentaux qui
viennent se régaler à leurs dépens et tout absorber parce que dans ces
effusions il n’y avait que très peu d’éléments pour l’âme, pour l’esprit, pour
le côté divin.
Voilà pourquoi les échanges que font les
amoureux leur apportent rarement de grands bénéfices; au contraire même ils
s’appauvrissent : dans leur regard, la couleur de leur visage, leurs mouvements
et toute leur façon d’être, il apparaît quelque chose qui n’est plus aussi
vivant et lumineux. C’est parce que leur amour, encore trop inférieur, a attiré des créatures
ténébreuses. Pourquoi n’ont-ils pas plutôt invité les esprits de la nature et
même les anges et tous les esprits lumineux qui ont aussi besoin de se
nourrir?...
Quand un mage veut faire une cérémonie,
il commence par tracer un cercle autour de lui pour se protéger, et les esprits
malfaisants sont là, à tourner autour, ils le menacent, ils veulent lui nuire,
le foudroyer, mais ils ne peuvent pas entrer, car dans ce cercle le mage est à
l’abri comme dans une forteresse. Mais on n’a jamais appris aux hommes et aux
femmes à se protéger des entités ténébreuses, et c’est ce qui m’a amené un jour
à dire quelque chose de très osé : qu’à l’origine de tous les malheurs de
l’humanité il y a l’amour inférieur des hommes et des femmes. Oui, s’il se
produit toutes ces guerres et ces épidémies, c’est à cause de ceux qui font
l’amour comme des animaux, de façon stupide, dégoûtante, infernale. Car ils
donnent ainsi des matériaux à tous les esprits désireux de faire du mal à
l’humanité, ils les nourrissent, ils les renforcent. Si les hommes et les
femmes savaient cela, ils seraient tellement tristes, malheureux et écœurés de
ce qu’ils font, qu’ils tâcheraient d’apprendre comment aimer.
Omraam
samedi 16 août 2014
L’homme dans le corps cosmique : les dettes à payer
Révisons nos relations avec les êtres
qui nous entourent. Examinez très sincèrement comment vous vous comportez avec
vos parents, vos enfants, vos amis, la société, mais aussi avec la nature, et
enfin avec Dieu. Vous constaterez que vous avez pris des quantités de choses
aux créatures visible set invisibles sans vous préoccuper de rendre quoi que ce
soit. Donc, vous avez des dettes. Eh bien, sachez que c’est pour payer toutes
ces dettes que l’on se réincarne. Tous, sans exception, nous avons un karma à
régler. Est-ce un karma individuel ou un karma collectif, peu importe. Il y a
des karmas personnels ainsi que des karmas sociaux, nationaux, raciaux, mais il
n’est pas tellement nécessaire de se poser la question : il faut payer ses
dette s, c’est tout, parce que c’est la justice.
Il ne faut pas croire que sous prétexte
qu’on ne peut pas rendre ce qu’on a reçu sous la forme où on l’a reçu, on ne
doit rien. Nous avons reçu notre corps de la terre et nous le lui rendrons un
jours, impossible de faire autrement ; mais en attendant, tant que nous
sommes vivants, nous gardons notre corps, on ne nous demande pas de le donner.
Ce que nous pouvons donner, c’est notre lumière et notre chaleur sous forme de
pensées justes et droites et de sentiments généreux. L’homme a été créé dans
les ateliers du Seigneur pour rayonner à travers l’univers entier. Il a reçu
une quintessence de lumière qu’il peut sans cesse amplifier, vivifier et
envoyer dans l’espace.
Ce sont des idées tellement nouvelles
pour vous que peut-être vous ne comprenez pas encore bien ce que je vous explique ?
Mais prenons un exemple très simple, ordinaire même. Que faites-vous de tout ce
que vous avez bu, mangé, respiré ? Vous avez inspiré de l’air ; vous
êtes-vous demandé de quels éléments il sera imprégné quand vous le rejetterez ?
Bien sûr, c’est de l’air vicié, mais il ne le sera pas autant si vous êtes bon,
généreux, plein d’amour. Que ce soit l’air, l’eau, la nourriture, vous êtes
responsable de la façon dont vous avez imprégné la matière qui passe à travers
votre corps et que vous rejetterez ensuite. Vous la rendez à la nature qui la
transforme et l’utilise à nouveau pour son travail. Mais si vous voulez
participer consciemment au travail de la nature, vous devez vous préoccuper de
lui renvoyer une matière qui ne sera pas polluée par les miasmes de votre vie
psychique.
L’homme mange, toutes les créatures
mangent, mais pourquoi ? Vous direz que c’est pour recevoir des forces.
Oui, mais n’y a-t-il pas une autre raison ? Tout ce que nous faisons n’a
pas une seule raison, un seul but, et si nous mangeons, ce n’est pas seulement
pour nous maintenir en vie et en santé… regardez, que font les vers ? Oui,
les vers de terre ! Ils avalent la terre et ils la rejettent ensuite. En
la faisant ainsi passer à travers eux, ils travaillent la terre afin de
l’aérer, de la rendre plus riche, plus fertile. Eh bien, l’être humain ne fait
pas autre chose avec la nourriture. Par ses facultés psychiques, spirituelles,
il appartient à un degré d’évolution bien supérieur à celui de la matière qu’il
absorbe. Donc, en la faisant passer à travers lui, il l’enrichit, il l’affine,
il lui donne quelque chose de lui-même.
Toutes les créatures se
nourrissent : les plantes, les animaux, les hommes, et en se nourrissant
elles transforment la matière qu’elles absorbent, en l’imprégnant d’éléments
qu’elle ne possédait pas. Comme si c’était un devoir pour chaque règne de la
nature d’absorber la matière des règnes inférieurs afin de la faire évoluer.
L’intelligence cosmique aurait sans doute pu trouver d’autres moyens, mais
c’est celui-là qu’elle a choisi : elle a décidé que, pour vivre, chaque
créature absorberait la matière du règne qui lui est inférieur pour la faire
passer au règne supérieur. Voilà ce que fait l’homme en mangeant : il fait
évoluer la matière, et non seulement la matière extérieure à lui, mais aussi
celle de son corps.
C’est pourquoi lorsqu’après sa mort
cette matière se désintègre et retourne aux quatre éléments : la terre,
l’eau, l’air, le feu, selon la vie qu’il a menée elle servira pour d’autres
formes, d’autres créations d’une qualité supérieure, ou bien elle ne pourra
être utilisée que pour des créations grossières. Regardez jusqu’où va la tâche
de l’homme : il doit même se préoccuper de ce qu’il laisse de lui après sa
mort. Toutes les particules de son corps, les a-t-il imprégnées de lumière,
d’amour, de bonté, de pureté, ou au contraire de vibrations
criminelles ?....
L’être humain a reçu du Créateur cette
mission grandiose de transformer et de sublimer à travers son propre corps la
matière de la création : faire passer la matière à travers lui afin de la
faire ressortir divine. Et dans un plan plus subtil, l’acte de respirer joue le
même rôle que celui de manger, à condition de l’accompagner lui aussi par un
travail de la pensée. Celui qui sait s’harmoniser avec la respiration cosmique
entre dans la conscience divine ; il inspire la force et la lumière de
Dieu pour donner ensuite cette lumière au monde entier. Car c’est aussi cela,
l’expiration : distribuer la lumière que l’on a puisée auprès de Dieu.
En faisant des efforts pour nous
dépasser, pour nous surpasser, nous créons quelque chose qui est plus que
nous-mêmes : nous imprimons sur la matière le sceau de l’esprit. Ainsi
nous remplissons notre tâche de fils et de filles de Dieu et nous sommes
reconnus, appréciés, choisis par les esprits lumineux qui s’arrêtent près de
nous parce que nous participons à leur travail.
Omraam
Inscription à :
Articles (Atom)





