Merci de votre visite

samedi 16 août 2014

L’homme dans le corps cosmique : les dettes à payer



Révisons nos relations avec les êtres qui nous entourent. Examinez très sincèrement comment vous vous comportez avec vos parents, vos enfants, vos amis, la société, mais aussi avec la nature, et enfin avec Dieu. Vous constaterez que vous avez pris des quantités de choses aux créatures visible set invisibles sans vous préoccuper de rendre quoi que ce soit. Donc, vous avez des dettes. Eh bien, sachez que c’est pour payer toutes ces dettes que l’on se réincarne. Tous, sans exception, nous avons un karma à régler. Est-ce un karma individuel ou un karma collectif, peu importe. Il y a des karmas personnels ainsi que des karmas sociaux, nationaux, raciaux, mais il n’est pas tellement nécessaire de se poser la question : il faut payer ses dette s, c’est tout, parce que c’est la justice.

Il ne faut pas croire que sous prétexte qu’on ne peut pas rendre ce qu’on a reçu sous la forme où on l’a reçu, on ne doit rien. Nous avons reçu notre corps de la terre et nous le lui rendrons un jours, impossible de faire autrement ; mais en attendant, tant que nous sommes vivants, nous gardons notre corps, on ne nous demande pas de le donner. Ce que nous pouvons donner, c’est notre lumière et notre chaleur sous forme de pensées justes et droites et de sentiments généreux. L’homme a été créé dans les ateliers du Seigneur pour rayonner à travers l’univers entier. Il a reçu une quintessence de lumière qu’il peut sans cesse amplifier, vivifier et envoyer dans l’espace.

Ce sont des idées tellement nouvelles pour vous que peut-être vous ne comprenez pas encore bien ce que je vous explique ? Mais prenons un exemple très simple, ordinaire même. Que faites-vous de tout ce que vous avez bu, mangé, respiré ? Vous avez inspiré de l’air ; vous êtes-vous demandé de quels éléments il sera imprégné quand vous le rejetterez ? Bien sûr, c’est de l’air vicié, mais il ne le sera pas autant si vous êtes bon, généreux, plein d’amour. Que ce soit l’air, l’eau, la nourriture, vous êtes responsable de la façon dont vous avez imprégné la matière qui passe à travers votre corps et que vous rejetterez ensuite. Vous la rendez à la nature qui la transforme et l’utilise à nouveau pour son travail. Mais si vous voulez participer consciemment au travail de la nature, vous devez vous préoccuper de lui renvoyer une matière qui ne sera pas polluée par les miasmes de votre vie psychique.

L’homme mange, toutes les créatures mangent, mais pourquoi ? Vous direz que c’est pour recevoir des forces. Oui, mais n’y a-t-il pas une autre raison ? Tout ce que nous faisons n’a pas une seule raison, un seul but, et si nous mangeons, ce n’est pas seulement pour nous maintenir en vie et en santé… regardez, que font les vers ? Oui, les vers de terre ! Ils avalent la terre et ils la rejettent ensuite. En la faisant ainsi passer à travers eux, ils travaillent la terre afin de l’aérer, de la rendre plus riche, plus fertile. Eh bien, l’être humain ne fait pas autre chose avec la nourriture. Par ses facultés psychiques, spirituelles, il appartient à un degré d’évolution bien supérieur à celui de la matière qu’il absorbe. Donc, en la faisant passer à travers lui, il l’enrichit, il l’affine, il lui donne quelque chose de lui-même.

Toutes les créatures se nourrissent : les plantes, les animaux, les hommes, et en se nourrissant elles transforment la matière qu’elles absorbent, en l’imprégnant d’éléments qu’elle ne possédait pas. Comme si c’était un devoir pour chaque règne de la nature d’absorber la matière des règnes inférieurs afin de la faire évoluer. L’intelligence cosmique aurait sans doute pu trouver d’autres moyens, mais c’est celui-là qu’elle a choisi : elle a décidé que, pour vivre, chaque créature absorberait la matière du règne qui lui est inférieur pour la faire passer au règne supérieur. Voilà ce que fait l’homme en mangeant : il fait évoluer la matière, et non seulement la matière extérieure à lui, mais aussi celle de son corps.

C’est pourquoi lorsqu’après sa mort cette matière se désintègre et retourne aux quatre éléments : la terre, l’eau, l’air, le feu, selon la vie qu’il a menée elle servira pour d’autres formes, d’autres créations d’une qualité supérieure, ou bien elle ne pourra être utilisée que pour des créations grossières. Regardez jusqu’où va la tâche de l’homme : il doit même se préoccuper de ce qu’il laisse de lui après sa mort. Toutes les particules de son corps, les a-t-il imprégnées de lumière, d’amour, de bonté, de pureté, ou au contraire de vibrations criminelles ?....

L’être humain a reçu du Créateur cette mission grandiose de transformer et de sublimer à travers son propre corps la matière de la création : faire passer la matière à travers lui afin de la faire ressortir divine. Et dans un plan plus subtil, l’acte de respirer joue le même rôle que celui de manger, à condition de l’accompagner lui aussi par un travail de la pensée. Celui qui sait s’harmoniser avec la respiration cosmique entre dans la conscience divine ; il inspire la force et la lumière de Dieu pour donner ensuite cette lumière au monde entier. Car c’est aussi cela, l’expiration : distribuer la lumière que l’on a puisée auprès de Dieu.


En faisant des efforts pour nous dépasser, pour nous surpasser, nous créons quelque chose qui est plus que nous-mêmes : nous imprimons sur la matière le sceau de l’esprit. Ainsi nous remplissons notre tâche de fils et de filles de Dieu et nous sommes reconnus, appréciés, choisis par les esprits lumineux qui s’arrêtent près de nous parce que nous participons à leur travail.

Omraam