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jeudi 21 août 2014

Vie individuelle et vie universelle



Tout être humain est une entité individuelle qui a sa vie propre ; mais il n’est pas seul, il fait partie d’un ensemble, et la question qui se pose à chacun, c’est de concilier les exigences de la vie individuelle avec celles de la vie collective. Chaque individu est particulier, c’est l’intelligence cosmique qui a créé cette diversité des créatures et on ne doit pas essayer de les niveler, de les uniformiser. Chacun a le droit de se manifester avec ses différences, son originalité, mais à condition de s’harmoniser avec l’ensemble, comme dans un orchestre. Oui, entre ces instruments que sont le violon, le violoncelle, le piano, le hautbois, la flûte, la harpe, la trompette, les cymbales, la grosse caisse, que de différences de forme, de matière, de sonorité !... Mais de cette diversité naît une harmonie parfaite. C’est donc à chacun d’apprendre comment ajuster pour lui-même la question de la vie individuelle et de la vie collective.

Chaque individu est indépendant, autonome, c’est entendu, mais il est aussi lié à la collectivité humaine, et au-delà encore à tous les règnes de la nature, à la collectivité cosmique. Nous vivons donc simultanément deux vies : personnelle et collective. C’est une réalité que les humains vivent quotidiennement, mais la plupart du temps elle échappe à leur conscience. Il est donc souhaitable qu’ils cherchent à la rendre consciente, mais aussi qu’ils arrivent à trouver un équilibre entre l’individuel et le collectif. Celui qui s’oublie complètement, pour qui seule compte la collectivité, va souffrir et péricliter. Mais celui qui s’occupe exclusivement de lui-même entre en conflit avec la collectivité, car il oublie qu’il n’est qu’une infime partie d’un tout avec lequel il doit faire des échanges raisonnables et harmonieux.

Donc, celui qui est poussé à se fondre dans la vie collective, universelle, ne doit pas perdre la conscience de son moi, afin de pouvoir toujours penser et agir en individu autonome et responsable. Et celui qui se sent un être bien distinct des autres, tout en gardant le sentiment de son individualité propre, doit comprendre qu’il appartient à un ensemble, qu’il est une cellule de l’organisme social. Et de plus il n’appartient pas à cet ensemble qu’est l’univers comme s’il était seulement une pierre, une plante ou un animal ; en tant qu’être pensant, il a un rôle à jouer : il doit participer à la construction de cet édifice qu’est la vie collective.

Seulement, comprenez-moi bien, quand je parle de "collectivité", il ne s’agit pas uniquement de la collectivité humaine, mais aussi de l’univers entier, de toutes les créatures dans l’univers, jusqu’à Dieu lui-même. Et on peut donner une comparaison ; cette collectivité, cette immensité pour laquelle vous travaillez est comme une banque, et tout ce que vous faites pour elle est un placement qui vous reviendra un jour amplifié. Comme l’univers fait toujours des affaires formidables, qu’il s’enrichit sans cesse de nouvelles constellations, de nouvelles nébuleuses, de nouvelles galaxies, toutes ces richesses viendront un jour vers vous. Elles ne viendront pas tout de suite, évidement, mais elles viendront.

Quand on place une somme dans une banque, ce n’est pas le lendemain que l’on reçoit les intérêts, on doit attendre, et plus on attend, plus ces intérêts sont élevés. C’est exactement la même loi dans le plan spirituel. Vous travaillez avec beaucoup d’amour, beaucoup de patience, beaucoup de confiance, et vous n’avez d’abord aucun résultat. Mais ne vous découragez pas ; si vous vous découragez, c’est que vous n’avez pas bien déchiffré le sens des lois qui régissent la banque et l’administration. Apprenez à les déchiffrer, vous comprendrez qu’il faut attendre. Ensuite, les richesses pleuvront de tous les côtés, et même si vous essayez de vous sauver, impossible, l’univers tout entier vous jettera ses bénédictions sur la tête. Parce que vous les aurez provoquées. C’est la justice.

Tant que les humains ne sauront pas équilibrer vie individuelle et vie collective et qu’ils feront passer leur intérêt personnel avant celui de la collectivité, il n’y aura pas de solution à leurs problèmes. Et, là encore, quand je dis l’intérêt de la collectivité, je ne parle pas uniquement de la collectivité des êtres humains, mais de l’univers entier. Ils veulent toujours se servir de l’univers pour leur seule satisfaction. Regardez comment ils exploitent la flore, la faune, le sol, le sous-sol, la mer, etc. Si jamais ils ont un jour des moyens techniques suffisants, vous verrez ce qu’ils vont faire avec le soleil, la lune ou les autres planètes…. Et même le Seigneur, s’ils pouvaient, ils s’arrangeraient pour l’asservir, pour le mettre en bouteilles afin de le vendre ou faire cuire leur repas. Tout ce qui existe, l’homme l’utilise comme moyen en vue d’un seul but ; sa satisfaction matérielle. Alors, voilà maintenant ce qu’il faut changer ; il faut intervertir le but et les moyens ; avoir pour but la fraternité universelle, l’harmonie universelle et utiliser dans ce but tous les matériaux que nous avons à notre disposition, mais aussi nos qualités, nos facultés, nos énergies. Ce n’est qu’à cette condition que tous les problèmes de l’humanité seront un jour résolus.


Omraam.