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jeudi 18 décembre 2014

INFLUENCES DU CHANT ET DE LA MUSIQUE par Peter DEUNOV


Le Maître Beïnça Douno chantait et jouait du violon à la perfection.
Il a composé beaucoup de chants qui sont à l’image de la nouvelle musique.

« La bonne vie, la vie véritable est musique. »

C’est une chose difficile que d’étudier la musique ou le chant. Pour parvenir à un bon résultat, un musicien doit surmonter de grandes difficultés. Autrefois, lorsque je me suis mis à jouer du violon, tout le monde me disait : « Le violon ne nourrit pas son homme. » Malgré cela, j’ai persévéré.

Mon premier professeur était bon. Il m’a enseigné les règles fondamentales de l’instrument. Le second était Tchèque et c’était un musicien génial. Je l’écoutais avec plaisir quand il jouait. Mes proches me demandaient quel but je poursuivais en continuant à étudier la musique qui, disaient-ils, n’est pas une chose indispensable dans l’existence. Elle ne l’est peut-être pas, mais elle est très importante, car elle va de pair avec la vie. Cela fait vingt cinq ans que je m’occupe du problème du rapport de la musique avec l’âme humaine et de son influence éducative sur l’homme. J’en suis arrivé à la conclusion que l’être humain ne peut pas accomplir convenablement son travail s’il n’est pas intérieurement musicien.

Le sens musical chez l’homme est le véhicule et le transformateur des forces naturelles. Chaque fois que j’ai rencontré des difficultés, je me suis tourné vers mon violon pour m’aider à trouver le moyen de les surmonter de la meilleure façon. La musique vient au secours de l’homme dans la résolution de ses problèmes. Je vous donnerai un exemple de l’influence de la musique : il y a quelques années, j’habitais à Varna, dans un immeuble dont la propriétaire louait à un cabaretier. Tous les soirs, les clients de ce cabaret jouaient, chantaient, menaient un tel vacarme qu’il était impossible de travailler ou de dormir. Je demandais à la propriétaire de prier le cabaretier de faire cesser tout ce bruit, mais il n’en tint aucun compte. Quitter ma chambre, je ne le voulais pas. Ne sachant plus que faire, l’idée me vint de me servir de la musique. Je pris mon violon et me mis à jouer pendant que le tapage sévissait. Peu à peu, le silence se fit dans le cabaret. L’un après l’autre, les clients s’en allèrent et il ne se passa pas longtemps avant que le tenancier, lui aussi, quitte la place et aille s’installer ailleurs, où il exerça un autre commerce.

Je parle de la musique, mais cela ne veut pas dire que vous devez devenir tous des virtuoses. Cependant, vous pouvez tous réfléchir et travailler. S’il ne vous est pas donné d’être un excellent violoniste, vous pouvez être jardinier et, comme celui-ci laboure son jardin, cultivez vous aussi votre cerveau et votre volonté. Si vous ne les labourez pas, vous n’êtes pas un homme. Je vais même plus loin et je dis : « Si vous ne pouvez pas chanter ou jouer, vous n’êtes pas un homme. - Cela me gêne de chanter dites-vous. - Pourquoi éprouvez-vous de la gêne ? À cause de la critique des autres ?

Laissez la critique de côté. Si vous vous attelez à chanter d’une manière juste, vous arriverez sûrement à un bon résultat. Mais vous dites : - Je ne peux pas chanter, ni travailler, ni marcher comme il faut ! » Alors, la première chose à faire, c’est d’apprendre à marcher rythmiquement et ensuite, à travailler, à jouer, à chanter, à peindre, à écrire d’une façon harmonieuse, musicale. On ne doit pas avoir honte de peiner, de travailler avec acharnement, en s’intéressant aux moindres choses.
La musique doit être naturelle. Les paroles chantées doivent avoir un sens. Par exemple, dans notre langue, quelles paroles portent un sens ? Considérons le mot ‘faim’, il est porteur d’un sens. Tous le comprennent, il est passif et négatif, car la faim signifie la souffrance.

La soif, la mort sont aussi des mots qui ont un sens. Nous allons classer les mots en passifs et actifs. C’est ainsi que je les considère. Beaucoup d’entre eux sont actifs par nature, mais d’une autre façon, ils sont passifs. Par exemple, la faim perturbe la bonne humeur. « Ours affamé ne danse pas. » Ou bien « Homme affamé ne chante pas. » Si un homme est resté quatre à cinq jours sans se nourrir et que vous lui demandez de chanter, il restera sans voix. Mais celui qui a trop mangé, lui non plus ne peut chanter. La faim entraîne un état d’activité excessive, mais ce n’est qu’une activité désordonnée, privée de rythme, qui présente des ruptures et nous énerve. Elle provoque ainsi des états d’agitations. Pour l’homme repu, c’est l’inverse : son état d’esprit est passif, le contraire du précédent. Quand l’homme est repu, le sommeil vient. Il dit alors : « J’irais bien faire un petit somme ! » Ces deux états sont étrangers à la musique. La musique se situe entre les deux. Elle ne se trouve ni dans la tristesse, ni dans la joie. Elle équilibre les forces qui créent ces états de l’âme humaine. Le seul art qui construise, sur tous les plans, c’est la musique. Sans la musique, vous ne pouvez rien accomplir. Vous devez tout d’abord être de bonne humeur. Pour vous sentir d’humeur agréable, la musique doit occuper votre âme. Vous devez garder cette bonne humeur musicale. Vous dites : « Je ne chante pas. » Alors, vous pouvez chanter mentalement et progressivement matérialiser ce chant en l’extériorisant, en le faisant passer par le larynx et ainsi l’exprimer en paroles.

En général, dans la société et la civilisation contemporaines, comme chez les Bulgares, les jeunes chantent. Le Bulgare chante tant qu’il est jeune et s’il n’est pas marié. Mais dès qu’il se marie, il perd l’envie de chanter. Il chante à certaines occasions : lors des mariages, lors de soirées ou de banquets. Il chante quand il travaille, comme au cours des moissons. Mais, généralement, passés quarante cinq ans, les Bulgares disent : « Nous sommes vieux, que les jeunes chantent ! » Certains Bulgares sont nés chanteurs ; jeunes ou vieux ils chantent toute leur vie. Par contre, la femme chante quel que soit son âge. Chez les femmes, l’oreille musicale est bien développée.

Bien sûr, ce sens musical n’est pas également développé chez tous. La partie à la base des côtés du front doit être large et bien développée. Si elle n’est pas développée, vous ne pouvez pas être musicien. La musique est une faculté que vous possédez, mais l’organe qui permet de l’exprimer n’est pas développé ; vous avez le don, mais vous ne l’avez pas travaillé. Chez certains d’entre vous, ce sens de la musique est très bien développé et vous pouvez, dans ce cas, devenir de bons chanteurs, de bons instrumentistes. Mais vous ne faites pas encore partie des élèves les plus doués. J’ai fait des expériences concernant la musique. Vous n’êtes ni parmi les plus doués ni parmi les plus talentueux. Des dispositions physiques particulières sont nécessaires pour être un musicien de talent. Quand vous écoutez un grand interprète, chanteur ou instrumentiste, vous vous liez avec lui et avec tous les êtres qui lui sont unis. Chaque chanteur ou musicien de talent est l’expression collective de beaucoup d’âmes qui s’expriment à travers lui dans le but d’éduquer les humains.

En général, tous les nouveaux courants religieux commencent par la musique. Ne considérez pas la musique comme étant sans importance. Non : elle est très importante ; elle est primordiale. Par la musique, vous pouvez construire votre caractère. Par exemple, vous êtes en colère, vous voulez vous venger de quelqu’un, chantez alors : « Forces vives qui coulent », « Fir Fur Fen » Après avoir chanté ces mélodies une dizaine de fois, vous direz : « Allez, je m’abstiens. » Ainsi, l’affaire sera terminée et vous économiserez votre énergie. Par la musique, vous apprendrez à transformer vos énergies. Dans la musique occulte actuelle, on laisse passer certaines anomalies. Pourquoi ? Si je jouais un air entièrement occulte, ce salon pourrait être pulvérisé ; le saviez-vous ? Ainsi, pour que cette destruction n’ait pas lieu, nous acceptons certaines dissonances de manière à ce qu’elles préservent l’équilibre. Il en est ainsi dans la vie humaine : les dissonances qui surviennent vous sont nécessaires.

Par exemple, du point de vue de la musique, le mal est une dissonance dans la vie. Si cette dissonance n’existait pas, votre organisme disparaîtrait ; pour l’empêcher de disparaître, on vous inflige des dissonances. Ainsi, du point de vue de la musique, cette dissonance est nécessaire, après quoi viendra l’harmonie.

Nous ferons une expérience musicale pour vérifier l’effet produit par la musique : nous testerons la force de la musique. Cette expérience est en relation avec les vibrations de la musique occulte. Ces vibrations sont très fortes, d’une très courte longueur d’onde. Ici et en Amérique, j’ai remarqué que de célèbres musiciens faisaient du vibrato en jouant, mais les ondes musicales étaient longues. En conséquence, le son de ces vibrations n’est pas complet. Certains musiciens très célèbres ont réussi à atteindre la limite de la musique occulte, mais ils se comptent sur les doigts de la main.

Avec la musique, vous pouvez faire des expériences sur vous-même. Si vous voulez connaître votre humeur, essayez de chanter la chanson la plus simple, et constatez l’influence qu’elle exerce sur vous. Si vous pouvez prendre les tons clairs et purs, sans raucité de la voix, votre état est excellent. Parfois, vous vous raclez la gorge. Nous savons d’où cela vient : vos énergies ne circulent pas bien. Une interruption a lieu quelque part, serre votre gorge et vous commencez à tousser. En chantant souvent, cela disparaîtrait. Pendant leurs discours, certains orateurs boivent plusieurs verres d’eau. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas le sens musical. L’orateur doué du sens musical ne boit jamais durant son discours. Si vous commencez à boire de l’eau durant votre discours, ce n’est pas musical. Quand certains musiciens jouent lors d’un mariage, on leur sert du vin. Si un musicien commence à boire du vin, ce n’est pas un vrai musicien. Quand le chant et la musique se terminent, il faut boire de l’eau pure. C’est la règle pour être musicien. La règle est la même pour ceux qui désirent chanter.

Vous devez aussi éviter de manger des piments, de consommer ce qui est acide, mais vous pouvez prendre du jus de citron. Évitez de boire de l’eau froide et de respirer par la bouche. Tout cela altère l’organe vocal. Quand vous sortez, afin d’éviter un refroidissement, concentrez votre attention vers votre gorge, pensez à votre larynx. Quand votre intellect est dirigé vers votre gorge, vous ne craignez rien. Faites-en l’expérience. Beaucoup de chanteuses perdent leur voix, faute de lui avoir porté attention. Elles sortent sans que leur conscience se soucie de leur gorge, une vague d’électricité passe et elles perdent leur voix. S’il fait beau, si le soleil brille, vous pouvez tranquillement vous installer dehors. Mais si vous vous asseyez à l’ombre d’un arbre, soyez vigilant. Ne vous endormez pas à l’ombre et jamais sous une roche exposée au Nord. Ce sont des mesures préventives que vous devez respecter, si vous désirez apprendre en vue d’être des disciples.


Dans le futur, je veux que vous soyez des disciples qui apprennent la musique. Les jeunes chantent, c’est tout naturel, mais je veux que ceux qui ont passé soixante ans chantent aussi et qu’ils établissent le bon fonctionnement de leur larynx.

mardi 16 décembre 2014

Quel effort faut-il faire pour ETRE



L’effort tout simple de vouloir. Il ne faut pas vouloir être, pour ne pas vouloir être mauvais, perdu. Il faut vouloir être, simplement parce que vous voulez réellement devenir heureux, devenir grand, devenir sain et fort. Il ne faut pas vouloir être par peur de ne pas être bon ou lumineux, parce qu’à partir de ce moment-là, vous n’aurez pas les énergies et les convictions nécessaires pour poursuivre l’effort.

C’est pour cela que j’ai dit : si vous voulez réellement changer, tous les changements vous sont possibles. Si vous ne voulez pas réellement, ou si vous le voulez parce que c’est une mode, parce que vous vous sentez coupables, pas tellement propres, ou simplement parce que vous voulez découvrir un nirvana quelconque, ces motifs-là ne sont pas suffisants. Il vous faut réellement vouloir, avec responsabilité.

Faites le bilan de votre personnalité, prenez un crayon, et une feuille de papier, allumez une bougie, et qu’on vous laisse tranquille pendant tout le temps de votre méditation.


Regardez-vous dans un miroir, et notez tout ce que vous pensez à propos de vous. Vous vous trouvez belle, ou beau, marquez-le, « Je me trouve très beau ». Vous vous trouvez laid ou laide, marquez-le. « Je me trouve très laide ». Notez tous les sentiments que cela éveille à l’instant où vous les sentez. Ne vous dites pas, finalement, considérant la majorité, je ne me trouve pas mal fait. Écrivez exactement ce que vous sentez à propos de vous, et rappelez-vous vos actes.

Si un jour, vous avez été impoli envers quelqu’un et que cela vous ait culpabilisé, « Je suis quelqu’un d’impoli, mal élevé, ou je suis quelqu’un sans culture », marquez-le, il vous faut absolument exorciser votre mental et votre moral.

Si vous avez tendance à des actes d’avarice, ou à des actes de générosité, notez-le « Je suis généreux », et pensez à toutes les fois où vous avez été généreux.

Si vous êtes avare marquez-le, et pensez à toutes les fois où vous avez été avare.

Faites ce bilan de façon très sérieuse et très authentique. L’authenticité, je vous en prie, sinon cela ne sert à rien Personne ne vous regarde, personne ne vous juge, il n’y a que vous face à votre conscience. Vous allez voir que vous allez faire sortir hors de vous des complexes que vous avez oubliés, des traumatismes, des fiertés que vous essayez d’ensevelir pour ne pas vous sentir trop orgueilleux, sortez tout.

Ensuite, prenez une autre feuille, que vous poserez juste à côté. Chaque fois qu’il y aura quelque chose de positif, vous le marquerez sans y prêter attention. Chaque fois qu’il y aura quelque chose de négatif, vous marquerez sur la deuxième feuille, la qualité de votre défaut, et vous ne considérerez à la fin, que cette deuxième feuille, où en fait sera marqué tout ce qui, en vous, attend d’être éveillé. C’est comme cela qu’il faut vous régir.

Aucun maître, aussi grand soit-il, ne peut venir vous juger, « Tu es un orgueilleux, » cela ne sert à rien. Par contre si vous, vous sentez que là il y a un effort à faire, alors tous les maîtres vont venir vous aider, parce qu’ils ne peuvent être là, que comme une aide, et non comme des dirigeants. Ils vont venir vous encourager, vous aider, vous inspirer, vous soutenir, pour que vous deveniez ce que vous avez souhaité et décidé de devenir. Ensuite, travaillez chaque jour à vous surveiller. Lorsqu’un événement se produira, et que vous aviez l’habitude, à cet événement précis, de réagir de manière négative par la méchanceté, par la colère, par l’impatience, par l’intolérance, par l’agressivité, par l’avarice, ou l’orgueil, ayez le réflexe de vous dire : attention, là je vais exprimer le côté négatif de ma personne et je vais en souffrir.

L’homme croit, que, du fait qu’il ait pu exprimer sa méchanceté, cela peut lui faire du bien, parce qu’il s’est libéré de quelque chose qu’il voulait absolument exprimer. Ayant exercé cette liberté, il est très heureux, et cela le satisfait. Mais, du fait qu’il a exprimé quelque chose de négatif, qu’il a émis un rayonnement négatif, les énergies qu’il va recevoir en retour doivent être en correspondance. Ce qui fait qu’immanquablement, un jour, un problème va surgir dans sa vie. Il va se demander : « Mais qu’ai-je fait au bon Dieu, pour mériter cela. Je ne fais que quelques petites erreurs. Je ne fais que de petites méchancetés, je ne suis pas si vilain que ça ». L’homme ne se rend pas compte à quel point, un acte, une pensée peut émettre d’énergies, et du fait qu’un acte, une pensée émettent des énergies, que dans la nature, comme dans l’univers, tout est correspondance, eh ! Bien, quand l’homme reçoit les mêmes énergies qu’il a envoyées, il est étonné. 

Donc, lorsque vous vous rendez compte que vous allez exprimer le négatif qui est en vous, contrôlez-vous, et rappelez-vous que votre conviction, que votre volonté est de vous sublimer pour acquérir un bonheur. Comment pourrais-je vous donner un bonheur ? Comment le maître pourrait-il vous donner le bonheur ?

Pour créer en vous le bonheur, n’attendez pas qu’il vienne de Dieu, d’un maître, d’un monde nouveau, paradisiaque. Le bonheur peut être ici et maintenant, si vous faites votre bonheur.

LA MALADIE MENTALE existe-t-elle ?


Il y a des maladies classées comme mentales mais qui ont d’autres origines que le mental. Cela peut être une mauvaise incarnation. Quelqu’un qui refuse son corps, quelqu’un qui n’en veut plus parce qu’on avance l’heure de la naissance avec des produits chimiques. Ce n’était pas l’heure qui était prévue pour l’enfant, ce n’est pas la situation astrologique qui était prévue, ce ne sont donc pas les données qui lui conviennent. Alors l’être veut partir, il ne veut plus de ce corps, ce n’est pas le sien. Mais comme il s’est suffisamment avancé pour que la loi de la vie et de la mort fasse pression sur lui, alors c’est comme s’il était entre deux mondes, et on dit qu’il est fou.

Il y en a d’autres qui ont uniquement des problèmes psychologiques. Si tu connaissais la peur humaine telle qu’elle se manifeste dans ses plus grands désastres, il y aurait plus de la moitié de vos fous qui ne le seraient pas.

Parce qu’il faut comprendre une chose, (je vais te parler un peu longuement peut-être, mais tu en as besoin, tu appelles.) Il faut que tu comprennes une chose, soigner les malades mentaux, c’est soigner la peur du monde.

Pourquoi devient-on malade mental à part les causes que je viens de te dire ?

Il y a des gens qui naissent normaux, qui ont un développement jusqu’à un certain âge normal, et d’un seul coup ça chavire. C’est la peur. Si tu savais ce qu’est la peur humaine, tu comprendrais ce que je veux te dire. Pour beaucoup, ils se jouent une comédie, mais une comédie tellement sincère, malheureusement, que ce que nous appelons leur ordinateur cérébral, qui est pure logique et analyse, ne peut plus vivre selon ce que lui impose l’esprit qui a peur, de ce corps astral qui a peur. Alors, c’est le court-circuit. Il n’y a plus de logique, il n’y a plus d’analyse, il n’y a plus de contact avec la réalité. Ce n’est pas que le cerveau, à un moment donné, n’était plus fonctionnel. C’est son corps astral qui a fait le court-circuit avec ce qui lui permettait d’avoir contact avec la réalité, cette réalité qu’il ne veut plus et dont il a peur.

Je te le dis, la plupart de vos fous sur cette terre n’existeraient pas si l’homme n’avait pas aussi peur. La peur arrive n’importe quand. Elle peut se prendre lorsque l’être a deux ans, trois ans, quatre ans, trente ans, soixante ans. L’enfance, si tu connaissais l’enfance, tu comprendrais aussi pourquoi l’enfant peut avoir si peur qu’il devienne fou.

L’enfant est hyperconscient du monde. Il n’est pas inconscient. Ce n’est pas le petit bébé, dans ses langes bleus. Il vous connaît, il sait exactement qui vous êtes. Il ne peut pas parler parce que son corps est tellement neuf qu’il a besoin d’apprendre la pratique physique, mais avec tout ce que son esprit peut percevoir, il n’a pas besoin de quoi que ce soit pour apprendre. L’enfant, lorsqu’il naît, est hyperconscient, il se souvient même pour beaucoup de son incarnation précédente. C’est à force de s’enfoncer dans cette chair qui compose son corps, qu’il devient inconscient de ce qu’il est en tant que réincarné, inconscient de ses parents tels qu’il les voyait sur le plan de l’aura. Tant qu’il reste un peu au-dessus de la matière, alors c’est son esprit qui voit les choses, c’est son être subtil qui voit tout. Il connaît ses parents, il sait s’il va être aimé, s’il est déjà aimé ou pas.

Donc à cet âge-là, c’est toute une gamme de peurs qui peut l’assaillir. C’est pour cela que l’enfant doit être traité avec douceur, doit être sécurisé, éduqué fermement, mais avec amour aussi, pour que justement ces problèmes-là n’arrivent pas. Ces peurs créent des problèmes dans l’aura et cela peut créer aussi des maladies physiques, parce qu’ils sont partiellement à côté de leur corps. De temps en temps, ils réintègrent leur corps et ils repartent, ils paraissent rêveurs. Ils n’ont de goût à rien, ils n’aiment personne, ils ne sont pas vivants. Il y a tant de causes, que l’on ne peut pas avoir recours à des diagnostics édifiés par une médecine même spécialisée, par une technique même élaborée, ou un diagnostic purement venu du constat intellectuel, c’est-à-dire de l’évidence de la chose sur un plan physique. Il faut toujours, comme je l’ai dit au début, avoir recours à la connaissance ou à l’inspiration d’un guide guérisseur.

Vois-tu, c’est pour cela que, quiconque entreprend la guérison, s’attaque à un édifice de taille, parce qu’il s’attaque à sa propre ignorance.


Tu comprends maintenant.

vendredi 12 décembre 2014

PRENDRE CONSCIENCE DES ANGES


Quand vous vous éveillez le matin, pourquoi ne pas commencer votre journée en pensant à toutes ces créatures de lumière qui montent et descendent entre la terre et le trône de Dieu?

Toute votre journée en sera illuminée... Pensez à elles, liez-vous à elles, contemplez-les dans votre cœur et dans votre âme, et prononcez leurs noms. Quand vous lancez un nom dans une foule, la personne appelée tourne la tête. Il en est de même pour les entités du monde invisible: si vous les appelez par leur nom, elles s'arrêtent et tournent leurs yeux vers vous.

C'est ainsi que vous pouvez entrer en communication avec elles. En prenant de plus en plus conscience de la réalité de ces entités qui vous dépassent, vous vous imprégnez de leurs vertus, vous vous vivifiez, vous vous éclairez et vous enrichissez votre monde intérieur. Mais en même temps vous devez rester très modeste, en sachant que beaucoup de ces entités seront encore pour très longtemps hors de votre portée. Commencez par chercher à atteindre les saints, les Initiés, les grands Maîtres dont la mission est de s'occuper de l'humanité.

Ensuite, vous pouvez vous élever encore pour essayer d'atteindre les Anges, car les Anges sont les plus proches des hommes, ils les écoutent, les aident, les exaucent. Vous pouvez aussi essayer d'invoquer les Archanges... Mais si vous voulez vous faire entendre des Principautés et des cohortes angéliques supérieures, c'est inutile. Les mondes sont innombrables dans l'espace infini peuplé de milliards de créatures, et ces hiérarchies angéliques, qui ont d'autres travaux à exécuter très loin dans l'espace, ne sont pas en relation avec les humains.

Ceux qui s'occupent des humains ce sont surtout, comme je vous l'ai dit, les saints, les Initiés, les grands Maîtres, c'est-à-dire ceux qui ont vécu sur la terre, mais qui après l'avoir quittée, se souviennent, ont gardé des attaches avec les humains et fait des promesses qu'ils veulent tenir. Le disciple doit connaître l'existence des hiérarchies supérieures, il peut même les invoquer, tout en sachant que pour obtenir des résultats par la prière et la méditation, il doit s'adresser à des êtres plus proches de lui.

Je suis obligé de vous donner ces quelques notions pour que vous ne vous trompiez pas, que vous ne vous imaginiez pas que d'un seul coup vous aurez accès auprès des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. Non, c'est un chemin très, très long à parcourir, et vous n'y êtes pas encore prêts, mais vous devez le garder présent devant vos yeux, car les hiérarchies angéliques sont les seules à pouvoir vous donner des éléments des mondes supérieurs pour nourrir votre âme et votre esprit. C'est ainsi que vous arriverez à réaliser le précepte de Jésus:
« Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. » Comment devenir parfait si on ne se lie pas à toutes ces créatures qui incarnent les vertus divines?

La perfection suppose la connaissance de ces hiérarchies et le désir de travailler avec elles. Les Anges vous donneront la vie pure. Les Archanges vous donneront le feu sacré. Les Principautés vous donneront les possibilités de construire et d'organiser votre monde intérieur. Les Vertus vous donneront la splendeur de la lumière divine. Les Puissances vous donneront le courage et l'audace pour défendre votre idéal. Les Dominations vous donneront la générosité et la miséricorde. Les Trônes vous donneront la stabilité et l'intelligence des Mystères. Les  Chérubins vous donneront la sagesse et l'harmonie. Les Séraphins vous donneront l'amour, cet amour qui est au-dessus de toutes les connaissances, qui est la plénitude et la libération totale. Mais comment oser parler de ces entités devant lesquelles on devrait seulement se prosterner en silence?

Je le fais pour vous inspirer le désir de ne pas vous contenter d'une existence inconsciente et prosaïque. Celui qui ne connaît pas la réalité de ces régions sublimes peut se satisfaire de la vie ordinaire. Mais celui qui la connaît sent que tout ce à quoi il a l'habitude d'accorder de la valeur n'est rien à côté de ce qui existe dans ce monde sublime. Oui, même tout ce que la science, les arts, la philosophie a produit de plus grand, pâlit à côté.

Il faut au moins connaître l'existence de ces régions peuplées de créatures parfaites pour comprendre combien il est important de se rapprocher d'elles. Si vous ne commencez pas ce travail ici, sur la terre, vous ne pourrez pas le continuer dans l'autre monde. Il faut commencer par tracer son chemin dans ce monde-ci pour pouvoir continuer à avancer dans l'autre. Par le fait qu'il s’incarne sur la terre dans un corps physique, l'homme possède une supériorité sur tous les anges, même les plus élevés, et c'est dans ce corps qu'il doit faire descendre les vertus des hiérarchies angéliques afin de devenir un jour le temple de la Divinité. C'est alors qu'il réalisera la plénitude. L'homme n'en est encore qu'au début de son développement, et c'est pourquoi les anges se penchent sur lui avec patience afin de le faire grandir. Ils savent que son avenir est grandiose (on dit même que des anges ont été jaloux de l'homme!) 

Aussi, prenez courage, un jour la création chantera des hymnes à la gloire de l'homme.


Omraam

AIN SOPH AUR : LUMIERE SANS FIN



Lorsque nous ouvrons notre fenêtre le matin et que nous apercevons le soleil, nous sommes heureux de voir sa lumière, de sentir sa chaleur et de nous laisser pénétrer par la vie qu'il répand dans l'univers. Mais si nous pouvions quitter la terre pour nous rapprocher du soleil, peut-être découvririons-nous quelque chose de noir, d'obscur, qui ne nous réjouirait pas du tout. Voilà un mystère que nous devons creuser plus avant, car c'est une expérience analogue qu'ont faite tous ceux qui sont allés très loin dans la quête de la lumière. Et même beaucoup n'en sont pas revenus, car lorsqu'on s'élève jusqu'à ces hauteurs, on ne peut plus retourner sur la terre. Le papillon se brûle à la flamme de la lampe qui l'attire. Ceux qui ont voulu toucher l'Absolu ont disparu, fondus par la puissance de ses vibrations. C'est pourquoi il est dit que Kéther, la plus haute séphira, absorbe ou pulvérise ceux qui l'atteignent.

C'est aussi le sens qu'il faut donner aux récits de l'Ancien Testament concernant la disparition d'Enoch qui « marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit: il fut enlevé pour qu'il ne voie point la mort... » ainsi que celle d'Elie qui fut emporté par « un char de feu et des chevaux de feu... et monta au ciel dans un tourbillon. » Le feu dévore les objets et les transforme en flammes et il en est de même de la lumière. Cela vous paraît terrifiant? Non, pour les Initiés, être absorbé par la lumière, se fondre dans cet espace dont on ne sait plus s'il est lumière ou ténèbres, c'est l'expérience la plus désirable.

Dans l'Egypte ancienne, lorsque le disciple atteignait le dernier degré de l'initiation, le grand-prêtre lui chuchotait à l'oreille: « Osiris est un dieu noir... Osiris est ténèbres, trois fois ténèbres. » Comment Osiris, Dieu de la lumière et du soleil, pouvait-il être noir? Le disciple était troublé, car le noir est le symbole du mal et de l'inconnaissable. Avoir cherché la lumière, avoir parcouru tout ce chemin pour finir par découvrir les ténèbres! La réalité, c'est qu'Osiris est tellement lumineux qu'il semble obscur. Osiris est lumière au-delà même de la lumière. Pourquoi parle-t-on de « lumière aveuglante »? Apparemment il y a contradiction, mais en réalité, non. Même nous, dans le plan physique, nous n'appelons lumière que ce que nos yeux peuvent voir. Ce qu'ils ne peuvent pas voir, nous l'appelons ombre, nuit, et tout cela est relatif, ne serait-ce qu'en comparaison avec certains animaux qui, eux, y voient clair dans la nuit. Si rien ne vous a préparés à comprendre la pensée d'un très grand philosophe, d'un très grand savant, quelle que soit la lumière qu'il est en train de projeter sur certaines questions, tout cela reste obscur pour vous, et même, on peut dire que plus sa pensée est lumineuse, plus elle est obscure pour ceux qui ne peuvent pas la saisir. Les mots « ténèbres », « obscurité » ne sont pas utilisés là pour définir objectivement une réalité, mais pour exprimer notre incapacité à la concevoir. Et ce que nous appelons lumière correspond à une réalité qui se trouve davantage à notre portée. C'est pourquoi on peut dire que pour nous la lumière sort toujours des ténèbres.

Nous ne saurons donc jamais si les ténèbres sont véritablement ténèbres ou si elles nous apparaissent telles à cause de notre incapacité à voir. Comment savoir si les ténèbres ont ou non une réalité? Mais pour faciliter la compréhension, les Initiés, qui ont voulu instruire les humains sur les mystères de Dieu et de la création, enseignent que la lumière est sortie des ténèbres. Au début du livre de la Genèse, par exemple, il est écrit: « La terre était informe et vide. Il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. » Le monde des dix séphiroth que nous étudions est celui de la manifestation, à partir du moment où Dieu a dit: « Que la lumière soit! » Mais cela ne signifie pas qu'auparavant régnaient les ténèbres, au contraire. C’est pourquoi dans l’Arbre séphirotique les kabbalistes ont nommé l’espace au-delà de Kéther : Aïn Soph Aur, lumière sans fin. Cet espace est comme un voile tendu que l'on ne peut pénétrer. C'est l'Absolu, le Non-manifesté, dont on n'a aucune notion et dont Kéther, Dieu le Père, est une émanation.

La Divinité telle que les kabbalistes la comprennent est au-delà de la lumière et des ténèbres, au-delà des mondes créés. Et pour mieux exprimer encore ce mystère de la Divinité, au-delà d'Aïn Soph Aur les kabbalistes ont conçu une région qu'ils ont appelée Aïn Soph: sans fin, et encore au-delà d'Aïn Soph, Aïn: sans. A l'origine de l'univers il y a donc une négation. Mais
« sans », qui signifie l'absence, le manque, ne signifie pourtant pas la non-existence. Aïn n'est pas le néant absolu tel que certains ont imaginé le Nirvana des hindous. En fait, c'est exactement l'inverse. Aïn Soph Aur, comme le Nirvana, n'est pas une non-existence, un anéantissement, mais une vie au-delà de la création, de la manifestation, et tellement au-delà qu'elle semble être une non-existence.

Aïn, Aïn Soph, Aïn Soph Aur... C’est ainsi que les kabbalistes ont cherché à exprimer ces réalités qui échappent à notre entendement. L'Absolu, on ne peut pas en parler, mais gardez-en la notion et remerciez Dieu, votre Père Céleste qui vous aime, qui vous aide à grandir et qui travaille dans votre cœur, car les mots sont tout de même une manière de nous faire pressentir cette réalité.

Demandez au Ciel de vous donner la lumière afin de pénétrer ces Mystères vers lesquels je ne peux que vous orienter.


Omraam 

mercredi 10 décembre 2014

UTILISER DE LA MUSIQUE OCCULTE par Peter DEUNOV



Nous utiliserons la musique occulte à d’autres fins. Car, nous nous engageons, maintenant, dans un domaine extrêmement actif où nous rencontrerons des êtres invisibles qui ne peuvent être domptés que par la musique. C’est pourquoi, la musique est nécessaire. Si de mauvaises pensées vous envahissent, c’est que ce sont de tels êtres. Commencez par leur chanter quelque chose. Supposons, par exemple, que certains êtres viennent - des militaires, avec l’esprit guerrier - et que vous, au réveil, vous commenciez à vous battre avec le premier venu. Comment apaiseriez-vous les esprits ? (Le Maître commence à jouer du violon très doucement en faisant des pauses.) Tous les esprits ici présents qui nous entourent, vont partir.

(Le Maître chante doucement en s’accompagnant de son violon.)

Ces sons existent dans la nature (Le Maître chante « hm, hm, hm, hm, hm... »). Ce sont des exercices occultes rythmiques. Quel que soit votre état, vous pouvez le changer à l’aide de la musique. Vous pouvez aussi utiliser ces exercices, quand vous êtes irrité, afin de modifier l’état de votre énergie. Parfois, l’énergie peut être tellement accumulée, qu’elle risque d’exploser comme une bombe ! (Le Maître joue à nouveau.) Quand vous chantez, passez des chants forts à des chants doux. Aujourd’hui, les musiciens ignorent que de chaque doigt sortent des énergies particulières. Supposons que je prenne, sur le violon, la troisième position avec le troisième doigt et qu’ensuite, je la prenne sur la corde basse avec le deuxième doigt, il en résultera deux sons de qualité et de nature différentes.

Celui qui étudie la musique occulte constatera que les exercices y sont légèrement autres.
Certaines positions des doigts sont les mêmes, mais leur déplacement est particulier. Sachez que seul Paganini connaissait cette technique. Sa manière de jouer ne peut être reproduite, car sa façon de déplacer les doigts était exceptionnelle.

Stimulez votre intellect et pensez, afin qu’une envie de chanter naisse en vous. Le soir, en vous couchant, vous vous direz : « Je veux devenir musicien, musicien, musicien. » Et soyez persuadé que votre bonheur dans le monde ne dépend que de la musique. Quand les commerçants perdent leurs qualités musicales, ils perdent aussi leur crédit. Tous perdent quand ils perdent leur sens de la musique. On se sent alors mal disposé, on offense l’un et l’autre et on leur crée des ennuis. Au contraire, bien disposé pour la musique, vous chanterez et vous vous comporterez de façon musicale. Si on possède le sens musical, on parlera de façon musicale.

En tant que disciples occultes, nous voulons que vous deveniez des musiciens et que vous compreniez la musique occulte et en bénéficiiez. Les gens religieux diront : « Et la lecture ? » Si vous avez des dispositions musicales, vous comprendrez chaque lecture d’une manière différente de celle que vous auriez eue sans cette disposition. L’Esprit divin œuvre toujours musicalement. Quand Il vient, Il ne parle jamais brutalement, mais doucement et rythmiquement. Dans le langage divin, il n’existe pas de paroles inutiles, elles sont peu nombreuses, mais riches de sens. Tous les mots sont précis, on ne peut leur attribuer deux sens. Certaines paroles, dans la Bible, ont plusieurs sens. Cela n’appartient pas à la langue sacrée. La langue sacrée est immuable. Une telle langue existe et est purement divine.

Seul celui qui comprend la musique comprendra cette langue et comprendra la poésie divine en tout. Vous commencerez par la musique et c’est seulement ainsi que vous deviendrez noble et construirez votre caractère. Sans la musique, tous les efforts, dirigés dans n’importe quelle direction, seront vains et réduits à néant. C’est pourquoi je voudrais que plusieurs d’entre vous jouent d’un instrument et chantent. Ainsi, nous aurons des instrumentistes et dès qu’une dispute ou un malentendu se déclenchera quelque part, ils commenceront à jouer et la dispute s’apaisera. Il ne sera pas nécessaire de faire intervenir une commission spéciale. Savez-vous ce que nous allons faire ? Si deux frères s’opposent l’un à l’autre, du fait que nous n’admettons pas qu’ils se confrontent, nous les inviterons à un concert où seront donnés des chants spécialement à leur intention. Ils les écouteront et diront : « Réconcilions-nous. » Si nous envoyons une commission spéciale pour les réconcilier, ils se disputeront malgré tout. Au contraire, si nous les invitons et leur jouons quelque chose, la musique fera ce que nul ne peut faire. Ainsi, nous étudierons la musique occulte du point de vue de son usage.

Certains d’entre vous comprendront plus vite et je m’en réjouis pour eux. Ils exerceront une influence sur les autres en leur donnant le goût de la musique. Je veux que tous, vous ayez l’oreille musicale ! Certains d’entre vous sont en retard, mais ils ne doivent pas se désespérer. Une fin de peloton est aussi nécessaire. Même parmi les derniers, vous pouvez jouer d’un instrument et être entendu.

Ainsi, la musique est un sentiment qui nous aide à développer  vos capacités. La musique est nécessaire au développement de notre intellect et de notre cœur. C’est pourquoi les poètes écrivent leurs poèmes quand la nature se réveille en été, quand les oiseaux chantent ou encore quand ils entendent une jeune fille chanter. Aussitôt rentrés chez eux, ils s’assoient et commencent à écrire. Quand vous chantez, vous êtes transporté ailleurs et vous ne pensez pas être écouté.


Certains chantent pour produire un effet et demandent : « Est-ce que l’on m’écoute ? » Si, lorsque vous chantez ou jouez d’un instrument, vous pensez être écouté, dans ce cas la musique n’est qu’ordinaire. Quand on joue ou chante pour soi-même, c’est alors de la vraie musique. Certains disciples, plus doués, vont beaucoup contribuer à votre développement intellectuel. Quand vous êtes distrait, que vous avez du mal à mémoriser les choses, quand vous perdez la mémoire, cela provient d’un mauvais développement de votre oreille musicale. 

LA MUSIQUE DES MONDES SUPERIEURS par Peter Deunov


Une musique ininterrompue résonne sur la terre habitée par tant d’êtres vivants. Tôt le matin, des Êtres avancés, dont le corps n’est pas semblable au vôtre, chantent dans la nature. Tous les grands musiciens ont perçu la musique des mondes supérieurs et ils s’en sont inspirés.

À ce moment, une élève du Maître raconta le fait suivant : « Durant l’été de 1928, alors que nous campions dans les montagnes de Rila, je m’étais arrêtée auprès du cinquième lac - Mahabour. Là, dans l’atmosphère tranquille, j’entendis s’élever une musique d’une beauté céleste, un chœur d’Êtres manifestement d’en-Haut. »

Le Maître expliqua : « Ce fait ne signifie pas que ces Êtres supérieurs se trouvaient rassemblés autour du lac en question, mais leur chant lointain fut transmis par l’éther. Et comme cet endroit a le privilège, grâce aux hauteurs qui l’entourent, de répercuter les échos des voix et des sons, vous avez pu entendre le chœur de ces grands Êtres. Cette musique, faible au début, s’intensifie progressivement, puis diminue et s’éloigne, vous laissant une sensation inoubliable. »

L’élève, témoin de cette expérience, continua : « J’étais là avec un autre disciple, mais lui n’a rien entendu. » Une autre élève prit alors la parole : « Moi aussi, j’ai été favorisée par une telle expérience.

J’étais avec une amie près du lac des Jumeaux. Le soleil déclinait et le temps était tout à fait calme. J’étais en train de méditer, quand je perçus des sons lointains, semblables à des bruits de cascades très doux et harmonieux. Je me mis à écouter avec toute mon attention et je compris que je n’entendais pas avec mes oreilles physiques, mais grâce à une ouïe intérieure, plus affinée. Les sons devenaient plus forts, formant un chœur mélodique ascendant. On distinguait le timbre des ténors, des basses, des sopranos… C’étaient comme des chants de louanges, des alléluias entonnés par des milliers de voix se fondant en une puissante polyphonie, pour la glorification de Dieu. Cela dura plus d’une demi-heure, mais la nuit étant venue, je regagnai le camp. L’amie qui était avec moi n’avait rien saisi de cette musique. Une autre fois, par une nuit calme et étoilée, je me rendis au même endroit et j’entendis de nouveau cette harmonie céleste. »

Le Maître dit : « Les Anges travaillent maintenant à ouvrir les centres musicaux des humains pour que ces derniers puissent entendre la musique d’en-Haut. De plus en plus, les hommes percevront la musique angélique. » Mais il existe une musique encore plus élevée, plus sublime : la musique divine. Si vous entendez une fois une telle musique, vous oublierez tout ce qui vous occupe et vous rentrerez chez vous en disant : « Dorénavant, je servirai le Seigneur. »La musique vient d’un monde élevé, invisible, pour aider l’humanité à évoluer. Certains musiciens disent qu’ils ont découvert quelque chose, mais en vérité, personne n’a rien inventé. La véritable musique sort maintenant du sanctuaire suprême et elle commence à descendre vers nous.

Cette musique, qui apporte l’harmonie à l’intellect autant qu’au cœur et au corps, c’est la musique de la nature. Par le mot ‘nature’, je comprends le monde de l’harmonie, le lieu d’où la musique est issue. La nature travaille musicalement dans tous les domaines. Il n’existe pas d’art plus grand, plus élevé que l’art de la musique de la nature.

Celui qui observe les lois de la nature peut devenir chanteur.