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jeudi 18 décembre 2014

INFLUENCES DU CHANT ET DE LA MUSIQUE par Peter DEUNOV


Le Maître Beïnça Douno chantait et jouait du violon à la perfection.
Il a composé beaucoup de chants qui sont à l’image de la nouvelle musique.

« La bonne vie, la vie véritable est musique. »

C’est une chose difficile que d’étudier la musique ou le chant. Pour parvenir à un bon résultat, un musicien doit surmonter de grandes difficultés. Autrefois, lorsque je me suis mis à jouer du violon, tout le monde me disait : « Le violon ne nourrit pas son homme. » Malgré cela, j’ai persévéré.

Mon premier professeur était bon. Il m’a enseigné les règles fondamentales de l’instrument. Le second était Tchèque et c’était un musicien génial. Je l’écoutais avec plaisir quand il jouait. Mes proches me demandaient quel but je poursuivais en continuant à étudier la musique qui, disaient-ils, n’est pas une chose indispensable dans l’existence. Elle ne l’est peut-être pas, mais elle est très importante, car elle va de pair avec la vie. Cela fait vingt cinq ans que je m’occupe du problème du rapport de la musique avec l’âme humaine et de son influence éducative sur l’homme. J’en suis arrivé à la conclusion que l’être humain ne peut pas accomplir convenablement son travail s’il n’est pas intérieurement musicien.

Le sens musical chez l’homme est le véhicule et le transformateur des forces naturelles. Chaque fois que j’ai rencontré des difficultés, je me suis tourné vers mon violon pour m’aider à trouver le moyen de les surmonter de la meilleure façon. La musique vient au secours de l’homme dans la résolution de ses problèmes. Je vous donnerai un exemple de l’influence de la musique : il y a quelques années, j’habitais à Varna, dans un immeuble dont la propriétaire louait à un cabaretier. Tous les soirs, les clients de ce cabaret jouaient, chantaient, menaient un tel vacarme qu’il était impossible de travailler ou de dormir. Je demandais à la propriétaire de prier le cabaretier de faire cesser tout ce bruit, mais il n’en tint aucun compte. Quitter ma chambre, je ne le voulais pas. Ne sachant plus que faire, l’idée me vint de me servir de la musique. Je pris mon violon et me mis à jouer pendant que le tapage sévissait. Peu à peu, le silence se fit dans le cabaret. L’un après l’autre, les clients s’en allèrent et il ne se passa pas longtemps avant que le tenancier, lui aussi, quitte la place et aille s’installer ailleurs, où il exerça un autre commerce.

Je parle de la musique, mais cela ne veut pas dire que vous devez devenir tous des virtuoses. Cependant, vous pouvez tous réfléchir et travailler. S’il ne vous est pas donné d’être un excellent violoniste, vous pouvez être jardinier et, comme celui-ci laboure son jardin, cultivez vous aussi votre cerveau et votre volonté. Si vous ne les labourez pas, vous n’êtes pas un homme. Je vais même plus loin et je dis : « Si vous ne pouvez pas chanter ou jouer, vous n’êtes pas un homme. - Cela me gêne de chanter dites-vous. - Pourquoi éprouvez-vous de la gêne ? À cause de la critique des autres ?

Laissez la critique de côté. Si vous vous attelez à chanter d’une manière juste, vous arriverez sûrement à un bon résultat. Mais vous dites : - Je ne peux pas chanter, ni travailler, ni marcher comme il faut ! » Alors, la première chose à faire, c’est d’apprendre à marcher rythmiquement et ensuite, à travailler, à jouer, à chanter, à peindre, à écrire d’une façon harmonieuse, musicale. On ne doit pas avoir honte de peiner, de travailler avec acharnement, en s’intéressant aux moindres choses.
La musique doit être naturelle. Les paroles chantées doivent avoir un sens. Par exemple, dans notre langue, quelles paroles portent un sens ? Considérons le mot ‘faim’, il est porteur d’un sens. Tous le comprennent, il est passif et négatif, car la faim signifie la souffrance.

La soif, la mort sont aussi des mots qui ont un sens. Nous allons classer les mots en passifs et actifs. C’est ainsi que je les considère. Beaucoup d’entre eux sont actifs par nature, mais d’une autre façon, ils sont passifs. Par exemple, la faim perturbe la bonne humeur. « Ours affamé ne danse pas. » Ou bien « Homme affamé ne chante pas. » Si un homme est resté quatre à cinq jours sans se nourrir et que vous lui demandez de chanter, il restera sans voix. Mais celui qui a trop mangé, lui non plus ne peut chanter. La faim entraîne un état d’activité excessive, mais ce n’est qu’une activité désordonnée, privée de rythme, qui présente des ruptures et nous énerve. Elle provoque ainsi des états d’agitations. Pour l’homme repu, c’est l’inverse : son état d’esprit est passif, le contraire du précédent. Quand l’homme est repu, le sommeil vient. Il dit alors : « J’irais bien faire un petit somme ! » Ces deux états sont étrangers à la musique. La musique se situe entre les deux. Elle ne se trouve ni dans la tristesse, ni dans la joie. Elle équilibre les forces qui créent ces états de l’âme humaine. Le seul art qui construise, sur tous les plans, c’est la musique. Sans la musique, vous ne pouvez rien accomplir. Vous devez tout d’abord être de bonne humeur. Pour vous sentir d’humeur agréable, la musique doit occuper votre âme. Vous devez garder cette bonne humeur musicale. Vous dites : « Je ne chante pas. » Alors, vous pouvez chanter mentalement et progressivement matérialiser ce chant en l’extériorisant, en le faisant passer par le larynx et ainsi l’exprimer en paroles.

En général, dans la société et la civilisation contemporaines, comme chez les Bulgares, les jeunes chantent. Le Bulgare chante tant qu’il est jeune et s’il n’est pas marié. Mais dès qu’il se marie, il perd l’envie de chanter. Il chante à certaines occasions : lors des mariages, lors de soirées ou de banquets. Il chante quand il travaille, comme au cours des moissons. Mais, généralement, passés quarante cinq ans, les Bulgares disent : « Nous sommes vieux, que les jeunes chantent ! » Certains Bulgares sont nés chanteurs ; jeunes ou vieux ils chantent toute leur vie. Par contre, la femme chante quel que soit son âge. Chez les femmes, l’oreille musicale est bien développée.

Bien sûr, ce sens musical n’est pas également développé chez tous. La partie à la base des côtés du front doit être large et bien développée. Si elle n’est pas développée, vous ne pouvez pas être musicien. La musique est une faculté que vous possédez, mais l’organe qui permet de l’exprimer n’est pas développé ; vous avez le don, mais vous ne l’avez pas travaillé. Chez certains d’entre vous, ce sens de la musique est très bien développé et vous pouvez, dans ce cas, devenir de bons chanteurs, de bons instrumentistes. Mais vous ne faites pas encore partie des élèves les plus doués. J’ai fait des expériences concernant la musique. Vous n’êtes ni parmi les plus doués ni parmi les plus talentueux. Des dispositions physiques particulières sont nécessaires pour être un musicien de talent. Quand vous écoutez un grand interprète, chanteur ou instrumentiste, vous vous liez avec lui et avec tous les êtres qui lui sont unis. Chaque chanteur ou musicien de talent est l’expression collective de beaucoup d’âmes qui s’expriment à travers lui dans le but d’éduquer les humains.

En général, tous les nouveaux courants religieux commencent par la musique. Ne considérez pas la musique comme étant sans importance. Non : elle est très importante ; elle est primordiale. Par la musique, vous pouvez construire votre caractère. Par exemple, vous êtes en colère, vous voulez vous venger de quelqu’un, chantez alors : « Forces vives qui coulent », « Fir Fur Fen » Après avoir chanté ces mélodies une dizaine de fois, vous direz : « Allez, je m’abstiens. » Ainsi, l’affaire sera terminée et vous économiserez votre énergie. Par la musique, vous apprendrez à transformer vos énergies. Dans la musique occulte actuelle, on laisse passer certaines anomalies. Pourquoi ? Si je jouais un air entièrement occulte, ce salon pourrait être pulvérisé ; le saviez-vous ? Ainsi, pour que cette destruction n’ait pas lieu, nous acceptons certaines dissonances de manière à ce qu’elles préservent l’équilibre. Il en est ainsi dans la vie humaine : les dissonances qui surviennent vous sont nécessaires.

Par exemple, du point de vue de la musique, le mal est une dissonance dans la vie. Si cette dissonance n’existait pas, votre organisme disparaîtrait ; pour l’empêcher de disparaître, on vous inflige des dissonances. Ainsi, du point de vue de la musique, cette dissonance est nécessaire, après quoi viendra l’harmonie.

Nous ferons une expérience musicale pour vérifier l’effet produit par la musique : nous testerons la force de la musique. Cette expérience est en relation avec les vibrations de la musique occulte. Ces vibrations sont très fortes, d’une très courte longueur d’onde. Ici et en Amérique, j’ai remarqué que de célèbres musiciens faisaient du vibrato en jouant, mais les ondes musicales étaient longues. En conséquence, le son de ces vibrations n’est pas complet. Certains musiciens très célèbres ont réussi à atteindre la limite de la musique occulte, mais ils se comptent sur les doigts de la main.

Avec la musique, vous pouvez faire des expériences sur vous-même. Si vous voulez connaître votre humeur, essayez de chanter la chanson la plus simple, et constatez l’influence qu’elle exerce sur vous. Si vous pouvez prendre les tons clairs et purs, sans raucité de la voix, votre état est excellent. Parfois, vous vous raclez la gorge. Nous savons d’où cela vient : vos énergies ne circulent pas bien. Une interruption a lieu quelque part, serre votre gorge et vous commencez à tousser. En chantant souvent, cela disparaîtrait. Pendant leurs discours, certains orateurs boivent plusieurs verres d’eau. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas le sens musical. L’orateur doué du sens musical ne boit jamais durant son discours. Si vous commencez à boire de l’eau durant votre discours, ce n’est pas musical. Quand certains musiciens jouent lors d’un mariage, on leur sert du vin. Si un musicien commence à boire du vin, ce n’est pas un vrai musicien. Quand le chant et la musique se terminent, il faut boire de l’eau pure. C’est la règle pour être musicien. La règle est la même pour ceux qui désirent chanter.

Vous devez aussi éviter de manger des piments, de consommer ce qui est acide, mais vous pouvez prendre du jus de citron. Évitez de boire de l’eau froide et de respirer par la bouche. Tout cela altère l’organe vocal. Quand vous sortez, afin d’éviter un refroidissement, concentrez votre attention vers votre gorge, pensez à votre larynx. Quand votre intellect est dirigé vers votre gorge, vous ne craignez rien. Faites-en l’expérience. Beaucoup de chanteuses perdent leur voix, faute de lui avoir porté attention. Elles sortent sans que leur conscience se soucie de leur gorge, une vague d’électricité passe et elles perdent leur voix. S’il fait beau, si le soleil brille, vous pouvez tranquillement vous installer dehors. Mais si vous vous asseyez à l’ombre d’un arbre, soyez vigilant. Ne vous endormez pas à l’ombre et jamais sous une roche exposée au Nord. Ce sont des mesures préventives que vous devez respecter, si vous désirez apprendre en vue d’être des disciples.


Dans le futur, je veux que vous soyez des disciples qui apprennent la musique. Les jeunes chantent, c’est tout naturel, mais je veux que ceux qui ont passé soixante ans chantent aussi et qu’ils établissent le bon fonctionnement de leur larynx.