Merci de votre visite

samedi 5 octobre 2013

QU’EST-CE QUE LE SILENCE ?


Le silence périphérique et le silence intérieur.
Etre en silence.
Etre en écoute du silence.
Silence-cieux.

VIBRATION BIEN-ETRE- À L’ESSENCE-CIEL

"LA VOIE DU SILENCE"
Lorsqu’on demande à un sage ce qu’est Dieu, il se tait, il répond par le silence, car le silence seul peut exprimer l’essence de la Divinité.
Oui, dire ce qu’est Dieu ne suffit pas et dire ce qu’IL est ne suffit pas non plus.
Dire que Dieu est Amour, sagesse, puissance, justice… c’est vrai, mais en réalité ces mots passent à côté de la réalité divine, ils ne saisissent rien de l’infini, de l’éternité, de la perfection de Dieu.
On ne connait pas Dieu en parlant ou en écoutant parler de Lui, on Le connait en essayant de pénétrer profondément en soi-même, afin d’atteindre cette région qui est justement le silence.
L’être humain possède des centres subtils appelés dans la tradition hindoue : chakras, lotus, grâce auxquels il a la possibilité de rentrer en relation avec le monde spirituel. Mais ces centres ne peuvent pas s’éveiller et fonctionner au milieu des agitations et du vacarme de la vie quotidienne. Alors pour échapper aux sollicitations et aux agressions du monde extérieur, certains être se sont retirés dans le désert ou les forêts.
Ce sont les ermites, les anachorètes, les saddhous, etc. Parmi eux, il en est qui sont allés encore plus loin et qui ont voulu couper presque toutes relations avec le monde extérieur, ne plus avoir recours aux cinq sens, les mettre hors d’état de fonctionner : ils ont creusé dans la terre des trous juste assez grands pour s’y introduire et c’est là qu’ils se sont réfugiés.
Grâce au sommeil des cinq sens, ces êtres ont réussi à créer en eux le silence absolu ; n’ayant plus rien à voir, à entendre, à sentir, à goûter ou à toucher, ils ont réussi à percer cette paroi opaque qui sépare l’homme de la véritable réalité.
Quand j’étais en Inde, j’ai rencontré quelques-uns de ces très rares êtres qui ont fait de telles expériences. Et même si je savais déjà beaucoup de chose avant de les rencontrer, ils m’ont encore beaucoup appris sur la puissance du véritable silence qui est seul capable de faire vibrer et de mettre en marche tous nos centres spirituels.
Car le véritable silence n’est pas uniquement absence de bruit. Le véritable silence est au-dessus de la sagesse, au-dessus de la musique, c’est le monde le plus lumineux, le plus puissant, le plus beau, le centre d’où jaillissent toutes les créations.
Ce silence est Dieu Lui-même. Il faut se lier à lui souvent, se plonger en lui en s’efforçant même d’arrêter la pensée.
Dans ce silence, une paix extraordinaire s’installe en vous, et il se peut même alors que Dieu vous parle. Car c’est seulement au sein du silence et de la paix que Dieu accepte de parler.
Entrer dans le silence est donc une activité qui se situe au-delà des cinq sens, au-delà du sentiment et même de la pensée. Lorsqu’on atteint cette région du silence, on nage dans un océan de lumière, on vit la vraie vie, intense, abondante. Cette expérience du silence, certaines personnes l’ont faite parfois après de grands bouleversements, de grandes souffrances, de pertes cruelles. Comme si le choc reçu les avait projetées au-delà d’elles – mêmes, là ou veille cette entité que la Science initiatique a appelé justement « le Silencieux ».
Mais la réalité c’est que, même s’ils ont fait de telles expériences, la majorité des humains vivent la plupart du temps à la périphérie de leur être. Pour eux, la vie intérieure se limite au domaine du cœur et de l’intellect, c'est-à-dire au plan astral et mental. Et là évidemment, ça bouge ! Les désirs, les sensations, les passions, les chagrins, les projets, les calculs, il y a de quoi voir, entendre et s’occuper. Mais profondément toute cette ébullition ne change rien, l’homme ne se transforme pas.
Pour changer en profondeur, pour trouver quelque chose d’essentiel, il ne faut pas en rester là, il faut s’élever jusqu’aux plans causal, bouddhique et atmique.
Des pensées et des sentiments ordinaires, tout le monde en a. Il n’y a pas besoin de faire des efforts pour cela, on n’a qu’à se laisser aller. Mais pour nourrir des sentiments inspirés par l’amour divin, des pensées inspirées par la sagesse divine, pour vivre des états de conscience supérieurs, il faut faire des efforts. Ces efforts sont le désintéressement, le détachement, le renoncement… Ce n’est qu’à ces conditions qu’on pénètre dans la région du silence.

CERTAINS DIRONT : " MAIS CE SILENCE DONT VOUS NOUS PARLEZ, CES MONDES AU-DELÀ DES PENSÉES ET DES SENTIMENTS, C’EST LE VIDE, C’EST COMME SI VOUS NOUS DEMANDIEZ DE NOUS JETER DANS LE VIDE… C’EST EFFRAYANT ! "

D’une certaine façon, oui, on peut appeler cela le vide, mais n’ayez pas peur, je n’ai jamais dit qu’il fallait s’y jeter comme ça, sans y être prêt. Pourquoi serais-je plus insensé ou plus cruel qu’une mère oiseau ? Que fait une mère oiseau ? Elle garde ses petits nouveau-nés tout le temps qu’il faut dans le nid, puis quand elle sent qu’ils sont prêts, que leurs ailes sont suffisamment développées, elle les pousse hors du nid ; mais pas avant. Eh bien moi non plus, je ne vous pousse pas dans le vide avant que vous ne soyez prêts. Je vous présente seulement à l’avance le travail à faire et les moyens de le faire, c’est tout.
D’ailleurs, le vide n’est pas un but en soi. Faire le vide, c’est apprendre à se débarrasser de tous les éléments étrangers qui nous empêchent d’entrer en contact avec le monde divin et de recevoir ses bénédictions.
Combien de gens sont comme des bouteilles pleines ! Pas moyen de verser quoi que ce soit en eux, c’est plein : plein de désirs malsains, d’idées erronées, de partis pris ; ils ne pensent jamais à se vider pour remplacer l’obscurité par la lumière, la laideur par la beauté, le désordre par l’ordre.
Quand il s’agit de remplacer un ouvrier, un patron, une femme, un mari, là oui, ce sont des as. Mais si on leur parle de remplacer l’erreur par la vérité, un défaut par une qualité, ils vous regardent étonnés.
Donc c’est vrai, faire le silence, c’est en quelque sorte faire le vide en soi et c’est dans ce vide que l’on reçoit la plénitude.
Oui, car en réalité le vide n’existe pas. Enlevez l’eau d’un récipient, il y entre l’air, enlevez l’air, il y entre l’éther…
Quand on essaie de faire le vide, la matière est à chaque fois remplacée par une matière plus subtile. De la même façon, quand on arrive à rejeter les pensées, les sentiments et les désirs inférieurs, c’est la lumière de l’esprit qui fait irruption : à ce moment-là on voit, on sait.
Le silence est la région la plus élevée de notre âme, et au moment où nous atteignons cette région, nous entrons dans la lumière cosmique. La lumière est la quintessence de l’univers, tout ce que nous voyons autour de nous et même ce que nous ne voyons pas, est traversé et imprégné de lumière.
Et le but du silence, justement, c’est la fusion avec cette lumière qui est vivante, qui est puissante et qui pénètre toute la création.
Si vous le pouvez, essayez d’avoir dans votre appartement une pièce, aussi petite soit-elle, que vous réserverez justement au silence, une pièce avec de belles couleurs, décorées de quelques tableaux symboliques ou mystiques.
Consacrez-là au Père céleste, à la Mère divine, au Saint-Esprit, aux anges et aux archanges, n’y laissez entrer personne et n’y entrez vous-même que si vous êtes capable de faire le silence en vous afin d’entendre les voix du Ciel.
Vous donnerez ainsi à votre esprit, à votre âme, les possibilités de s’épanouir et d’appeler des bénédictions que vous pourrez répandre ensuite sur toutes les créatures autour de vous.
Si vous savez garder vraiment la bonne attitude, il émanera des murs, des objets de cette pièce, quelque chose d’harmonieux qui attirera les entités lumineuses, car ces entités se nourrissent d’harmonie. Et lorsqu’il vous arrivera d’être triste, découragé, si vous entrez dans cette chambre, comme elle est peuplée de bons amis qui ne demandent qu’à vous consoler et à vous aider, au bout d’un moment vous vous sentirez tout à fait rétabli.
Mais au fur et à mesure que vous préparerez cette chambre du silence, soyez conscient que vous la préparez aussi en vous, dans votre âme, dans votre cœur. Et alors partout où vous vous trouverez même au milieu des tumultes, vous pourrez entrer dans cette chambre intérieure pour y trouver la paix et la lumière.
Nous vivons en même temps dans les deux mondes : visible et invisible, matériel et spirituel, c’est pourquoi il est bon d’avoir cette chambre du silence à la foi en soi et en dehors de soi, et de la tenir à l’abri des influences maléfiques.
Je sais bien que ce que je vous dis là n’est pas pour tout le monde, mais seulement pour ceux qui, malgré tout ce qu’ils ont obtenu de la vie, ne sont pas satisfaits : ils sentent qu’il leur manque quelque chose d’essentiel. Alors, c’est à vous de voir….
Mais une fois que vous aurez pris la décision de vous engager dans cette voie du silence, ne vous inquiétez pas du temps qu’il vous faudra pour la parcourir.
L’essentiel, c’est votre décision d’entrer dans cette voie et de persévérer.

Omraam Mikhaël Aïvanhov - La voie du silence - Collection Izvor

Etre en contact avec le monde d’en bas - le Hara



Pendant des années, je vous ai instruits en vous présentant seulement le monde d’en haut, c'est-à-dire le monde de la conscience, de la clarté, et c’était une préparation nécessaire dont vous aviez besoin pour pouvoir descendre ensuite sans danger dans les profondeurs de votre être. Pour se connaître vraiment, il faut connaître les deux régions et apprendre à travailler avec elles ; ce qui est en haut et ce qui est en bas. Pourquoi est-il dit que Jésus est descendu aux Enfers. Ce qui est en haut, ce sont les centres du cerveau, et ce qui est en bas, c’est justement ce centre que les sages japonais ont appelé le Hara ; le Hara représente le subconscient, les profondeurs obscures de l’être humain, et ces régions sont, bien sûr, très dangereuses, c’est pourquoi il faut commencer par explorer le terrain depuis le haut, et ensuite, quand on est solide, quand on a des armes et tout un équipement, on peut descendre dans les abîmes.

Les plus grandes richesses matérielles sont sous la terre ; oui, l’or, les pierres précieuses, les métaux précieux, et le charbon, le pétrole, etc… sur lesquels travaille une multitude d’entités et d’esprits. Eh bien, dans le monde psychique comme dans le monde physique, les matériaux, les richesses sont aussi en bas, pas en haut. Mais en bas il y a aussi l’enfer et les monstres, c’est pourquoi avant de descendre il faut apprendre à se protéger, sinon on est englouti. C’est la raison pour laquelle les Initiés, qui sont de véritables pédagogues, enseignent d’abord à leurs disciples les réalités du monde supérieur ; pour affronter les ténèbres, il faut la lumière.

Pas plus qu’avec le plexus solaire, l’homme ne peut avoir un contact direct avec le centre Hara, car il n’a aucun moyen d’atteindre son subconscient. Il ne peut l’atteindre que par des voies détournées, c’est à dire par sa façon de vivre ; je peux cependant vous donner une méthode. Vous méditez, puis après quelques minutes, vous placez vos deux mains sur le ventre en vous concentrant sur cette région du Hara. Mais vous ne devez faire cet exercice que dans un esprit de pureté, pour votre évolution spirituelle et le bien de l’humanité, sinon ce sont d’autres centres, à côté, qui vont s’éveiller et vous serez entraîné dans les régions ténébreuses de votre être. C’est pourquoi avant de travailler avec le centre Hara, vous devez vous préparer. Quand vous serez prêt, vous pourrez vous plonger sans danger dans ces profondeurs ... Car c’est cela les véritable s profondeurs de l’être humain, les abîmes.

Pour explorer le monde d’en bas, il faut être pur, fort et bien protégé, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui, comme les psychanalystes à l’heure actuelle, se lancent dans l’exploration du subconscient. Ils ne savent pas à quelles forces ils se mesurent et les résultats pour eux comme pour leurs patients sont souvent négatifs. Cependant, même maladroitement pratiquée, la psychanalyse est un signe que le temps est venu pour les humains d’explorer les régions obscures et inconnues de leur être. Pour le moment ils ne font que commencer. Les psychanalystes, bien sûr, ont découvert une partie du subconscient, mais ils sont encore loin d’en connaître toutes les régions avec les entités qui les habitent et y travaillent. Le jour où ils seront capables d’explorer le centre Hara qui est enfoui dans les profondeurs du subconscient, et quand ils comprendront comment il est lié à la super-conscience, là oui, ils auront fait de grands progrès.

En attendant, les Initiés savent plus de choses que les psychanalystes ; quand ils parlent de « joindre la queue et la tête du serpent », c’est là une image pur dire que le centre Hara, le centre d’en-bas doit s’unir au centre supérieur, le chakra Sahasrara, situé au sommet de la tête. Mais tant qu’on n’a pas travaille préalablement dans un domaine plus accessible, il est dangereux de vouloir s’aventurer dans ces régions. La vie spirituelle aussi à son programme ; il faut d’abord se purifier, se renforcer, et quand enfin on y voit clair et qu’on se sent solide, on peut se permettre de descendre dans les profondeurs de l’abîme. Ce sont des expériences qui vous attendent tous, mais vous devez vous préparer.


C’était donc quelques mots au sujet du centre Hara. Vous trouverez que c’est peu, mais en réalité c’est déjà beaucoup…

La région du ventre appelé centre Hara



Les voyageurs qui vont en Inde sont étonnés, parfois de voir que certains Sadhous, certains yogis ont la région du ventre très développée alors qu’ils ne mangent presque pas. Et la plupart des statues de Bouddha et d’autres sages les représentent avec un ventre proéminant ; pourquoi ? Parce que pour les Orientaux, un ventre très développé révèle la puissance, la force, les réserves spirituelles accumulées grâce en particulier, aux exercices de respiration qui renforcent cette partie du corps. Regardez aussi certains Japonais ; proportionnellement au reste de leur corps, la région du ventre est chez eux très large, et ils sont forts, équilibrés, en même temps que très capables intellectuellement. C’est parce qu’ils travaillent à développer ce qu’ils appellent le centre Hara. Ce centre est situé à quatre centimètres au-dessous du nombril. Hara signifie « ventre » en japonais, et c’est de là que vient l’expression « faire hara-kiri », c’est à dire se suicider en s’ouvrant le ventre. Pour les sages japonais, ce centre Hara est la source de la vie, de l’équilibre, et ils donnent des méthodes pour le développer. Tous ceux qui ont travaillé sur le centre Hara se distinguent dans la vie par une énergie et un équilibre extraordinaires.

Un grand nombre d’anomalies qui apparaissent aujourd'hui chez les Occidentaux viennent, je vous l’ai déjà dit, de ce qu’ils ont rompu l’équilibre : l’essentiel de leurs activités tournent autour du cerveau comme si c’était lui le centre, alors qu’il n’est que la périphérie. C’et pourquoi, quand il leur arrive de recevoir des chocs, ils ne peuvent plus se rétablir, car les centres en eux qui pourraient y remédier ne fonctionnent pas. S’ils savaient travailler avec le centre Hara et le développer, quelles que soient leurs dépenses d’énergies nerveuses, ils ne se sentiraient jamais épuisés.

Evidemment, pour les Occidentaux il y a là un problème du fait qu’ils considèrent généralement les centres situés dans la partie inférieure du corps physique comme indignes de participer au développement de leur vie psychique et spirituelle. Et même moi, pendant des années, quand je vous parlais du centre, quand je vous disais que vous deviez trouver cotre centre, je sous-entendais presque toujours le centre divin en vous, votre esprit, le Moi supérieur. Je n’abordais pas la question de ce centre qui est situé au-dessous du nombril ; car il a fallu des années et des années pour vous préparer à y pénétrer, à l’explorer afin de connaître la véritable origine de votre être. Car elle est là, l’origine. Ce n’est pas à l’extérieur qu’il faut chercher, ce n’est pas à la surface ; il faut creuser, creuser, jusqu’à cette région du centre Hara qui correspond à ce que dans le domaine psychique les Occidentaux appellent le subconscient.

Le centre Hara est mentionné dans beaucoup de livres ésotériques, mais de manières extrêmement différentes, et même les écrits de certains auteurs chrétiens prouvent qu’ils le connaissent. L’alchimiste Basile Valentin, dans on livre ; Les douze clés  , invite l’adepte à descendre au centre de la terre pour y trouver la pierre philosophale ; si vous arrivez à comprendre ce qu’est le centre Hara et ce qu’il représente, vous pourrez déchiffrer le symbolisme de la crèche dans laquelle Jésus est né.

Puisque le ventre est la région du corps où se forment les êtres, il est d’une extrême importance, et il n’a rien de honteux. Pourquoi la vie naîtrait-elle dans un endroit honteux ? Si l’intelligence cosmique a chois cet endroit, c’est qu’elle le considère comme sacré ; alors pourquoi l’homme doit-il le mépriser ? Evidemment, il n’est pas tellement esthétique – du moins d’après l’esthétique des humains – mais pour quelle raison justement la vie vient-elle de là ? Non seulement c’est dans cet endroit du corps que la femme enceinte porte son enfant, mais l’enfant, relié par le cordon ombilical, y puise des forces et se nourrit. Les russes appellent toute cette région du plexus solaire et du centre Hara : « jivot » et « jivot » en bulgare signifie « vie ». Oui, car c’est là que la vie apparaît, et ensuite elle se propage et se distribue dans les autres organes. Donc, le cerveau est aussi tributaire de ce centre dont il reçoit la vie. Comme le plexus solaire, le centre Hara représente nos racines ; et si on descend dans les racines pour savoir ce que la nature y a placé, on découvrira un monde d’une extraordinaire richesse de matériaux et d’énergies.


La source de la vie est située dans le ventre, et c’est là qu’habite le Père, Brahma, le créateur. Mais pour le sentir, pour pouvoir communiquer avec lui, il faut de nombreuses années de travail, et comprendre qu’on ne doit plus autant compter sur l’activité du cerveau, Shiva.

jeudi 3 octobre 2013

LA LIBERTE: par Peter DEUNOV


Ce qui rend l'âme humaine libre, c'est la Vérité. L'âme humaine aspire à la Liberté, elle a l'ardent désir d'être libre. C'est une sublime impulsion intérieure - pas de l'homme ordinaire - mais de l'homme en qui la conscience divine s'est éveillée.

Vous avez entendu qu'il est dit : "Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous affranchira". La Vérité c'est la Lumière du monde divin. La Liberté en est l'immensité infinie. Et lorsque nous parlons de la Liberté divine, qui découle de la Vérité, nous sous-entendons l'infini, c'est à-dire l'aspiration de l'âme à vivre dans l'infini. La Liberté dans le plein sens du mot, est l'attribut du monde divin.

Il n'y a que Dieu qui soit absolument libre.

Et voilà pourquoi l'âme humaine qui vit dans la Vérité, connaît Dieu en tant que Liberté sans limites. Et lorsque l'homme sent en lui cette liberté, tous les fardeaux, toutes les limitations qui l'oppriment, disparaissent. Il éprouve une paix profonde et comme une dilatation, une extension de tout son être. Il ne connaît plus de bornes - d'un regard il pénètre les choses. II voit fondre la glace sous lui et autour de lui. Le soleil brille, et tous les nobles germes qui sont déposés profondément dans son âme et attendent depuis des milliers d'années de pouvoir pousser, commencent à se développer et à croître. La liberté est absolument nécessaire à la réalisation du haut idéal auquel l'homme aspire. L'homme, aujourd'hui, n'est pas libre. Il aspire à la liberté, mais il la cherche par des voies extérieures.

La liberté, cependant, ne peut pas venir du dehors.
On ne l'impose pas par des lois. Toute liberté - quelle que soit la forme sous laquelle on la cherche : politique, civile ou religieuse - que l'on impose de dehors, n'est que l'ombre de la liberté. La liberté idéale, la liberté qui découle de la Vérité n'est basée sur aucune violence, ni sur le savoir humain, ni sur quelque ordre social humain. Elle n'est défendue ni par la force, ni par aucune loi extérieure.

Et en vérité, une liberté qu'il faut défendre les armes à la main, est-ce la liberté ?

De nos jours les hommes sont esclaves. Pour s'affranchir, il faut qu'ils naissent de nouveau, ce qui ne peut se faire que par la rupture de leurs entraves actuelles. Et cela signifie : libération des chaînes de la destinée et de la nécessité, rétablissement de ce lien primitif entre l'homme et Dieu, qui subsiste depuis le moment même de son apparition dans le monde, et rétablissement de sa liberté. A l'origine tous les êtres ont été créés libres. Et si la liberté a, dans la suite, disparu dans le monde, la faute en est à l'homme lui-même. Il a lui-même porté atteinte à son lien primitif avec la Cause Première. Il a formé beaucoup d'autres liens qui n'ont pu que le limiter et l'induire en erreur.

Le principe divin le libère continuellement de cette limitation, mais il reprend l'ancien chemin de ses erreurs. Et voilà pourquoi, si l'homme veut être libre, il faut qu'il n'ait qu'un lien unique - avec Dieu ; avec tous les autres êtres, il peut n'avoir que des rapports. Car l'unique être qui soit absolument libre, c'est Dieu. Et le seul être qui puisse rendre l'homme complètement libre, c'est Dieu. Dieu veut que tous les êtres soient libres comme Lui. Et il faut qu'ils soient libres car ils sont des parties de l'organisme divin.

Et lorsque le Dieu vivant de la Vérité viendra faire sa demeure en l'homme, lorsque la force et l'esprit de Dieu commenceront à agir en lui, c'est alors seulement qu'il L'adorera et Le servira en esprit et en vérité. Parce que la liberté exige que l'homme soit prêt à chaque moment de faire ce que Dieu demande de lui. Et l'homme libre peut le faire parce qu'il n'est retenu par aucun autre lien. C'est en cela précisément que consiste sa liberté. Aujourd'hui on discute pour savoir si l'homme a une volonté libre. Il n'y a que l'homme qui vit dans ce monde réel et immuable où Dieu vit, il n'y a que l'homme qui comprend Ses lois et Le sert en esprit et en vérité, qui soit vraiment libre, qui ait une volonté libre. Et de fait, la liberté a son siège dans la volonté de l'homme ; elle est le divin en lui. Et voilà pourquoi lorsque nous disons "liberté", nous n'entendons rien d'arbitraire mais une volonté raisonnable.

Seul l'homme raisonnable peut être libre. Et la Nature vivante ne donne la liberté qu'aux raisonnables. Les insensés qui n'ont pas de volonté et ne se laissent guider que par l'arbitraire, ceux-là, elle les limite. Il y a dans le royaume de la Nature vivante des milliers et des millions d'êtres qui sont enfermés et attendent leur libération. Pourquoi ? Parce qu'ils sont dominés par le désir arbitraire de ne se mouvoir qu'à l'aventure, dans n'importe quelle direction. Mais la liberté exclut les actes négatifs arbitraires. La liberté ne connaît de mouvements que dans une direction - la Vérité. Parce qu'il s'agit de ne pas oublier que La Vérité est la direction dans laquelle toutes choses se meuvent dans la Création.

Retenez donc ceci : la Vérité est ce en quoi l'homme peut toujours être libre. Toutes nos limitations, tous les obstacles nous viennent de ce que nous ne sommes pas en contact avec la Vérité. Il n'existe pas d'autre critérium. Nous pouvons nous expliquer nos limitations de différentes manières - ce sont nos conceptions. Nous devons nous en tenir à ceci : les limitations, les obstacles, les contradictions qui surgissent autour de nous, prouvent que dans le cas donné nous ne sommes pas en contact avec la Vérité.

Dans la Vérité - ainsi que nous le dit l'expérience de l'homme libre - toutes les contradictions prennent fin. Et s'il survient quelque difficulté, si petite qu'elle soit, c'est que nous sommes en dehors de la sphère de la Vérité. Une autre chose qu'il ne faut pas oublier : la liberté ne viendra pas du dehors. Toute liberté qui s'impose du dehors n'est que l'ombre de la liberté. Ne courez pas après les ombres.

La véritable liberté est la liberté de l'esprit. Elle vient du dedans. Dans la liberté intérieure, l'homme s'apprécie lui-même à sa juste valeur, il se détermine et se connaît lui-même. Dans la liberté intérieure, l'homme se juge lui-même. Telle est la loi. Dans la liberté intérieure l'homme se limite lui-même - Il se limite volontairement. Quand ? Seulement lorsqu'il fait le bien. Parce que c'est dans le chemin de la liberté que la noblesse de l'âme et la pitié du cœur humain sont mises à l'épreuve. Chaque fois que l'homme fait le bien, il se limite tout d'abord. Et il se limite parce qu'il donne continuellement. Mais dès qu'il a fait le bien, il reprend sa liberté.

Voilà pourquoi toute chose qui au commencement limite l'homme et le prive de sa liberté, pour la lui rendre ensuite, est bonne. Et toute chose qui au commencement donne la liberté à l'homme pour l'en priver ensuite, est mauvaise. C'est ici que se trouve le profond rapport entre le bien et la liberté, entre le mal et l'esclavage. Veux-tu avoir une règle sûre, rappelle-toi ceci :

Toute chose qui fait perdre à l'homme sa liberté, est mauvaise.
Toute chose qui lui fait gagner sa liberté, est bonne.

Et ainsi : dépose la Vérité dans ton âme, et la liberté que tu cherches, tu l'acquerras.

LE BIEN : par Peter DEUNOV


L'amour fait naître le bien.

Le bien est le fondement de la vie. Il en est le sol nourricier.
Il n'y a que le bien qui puisse soutenir la vie : c'est sa nourriture indispensable.
Lorsque Dieu se limite, le bien naît dans le monde.
Lorsque l'homme se limite, c'est le mal qui naît. Mais lorsqu'il arrive à se soustraire à cette limitation, le bien paraît.

Ou autrement dit : lorsque l'âme humaine sent naître en elle l'auguste désir de servir Dieu, les conditions nécessaires pour faire le bien paraissent à chaque pas. L'homme veut créer le bien en lui. Le bien, cependant, ne se crée pas, il naît. Il est déposé, du commencement, en chaque homme, et il faut seulement qu'il le reconnaisse et le manifeste. Mais l'homme doit être bon, parce que le bien est la base de la vie. Sans le bien donc, la vie de l'homme ne repose sur aucun fondement. Si l'homme ne fait pas le bien, le mal naît inévitablement.

Le mal qui existe maintenant dans le monde, c'est le bien inutilisé dans le passé. 
Le mal provient d'un ordre de choses mal établi, dans un monde où tout dépend du caprice d'un pouvoir arbitraire. Dans le monde organique, on pourrait définir le mal comme une multiplication, un accroissement qui ne se soumettrait à aucune loi, à aucune règle. Le mal, cependant, est une chose inévitable dans le monde où il y a des rapports étroits entre les forces et les êtres. Le mal et le bien nous apparaissent comme des choses relatives. Ce qui est mauvais pour nous est bon pour d'autres, et ce qui est bon pour nous est mauvais pour d'autres. Dans la Nature vivante, le mal et le bien sont des forces avec lesquelles elle opère de manière égale. Au-dessus du bien et du mal se trouve une Raison Suprême qui tire parti de tout. L'homme ne doit pas lutter contre le mal. Il doit seulement l'éviter. Il ne doit pas lutter contre le mal, mais opposer le bien au mal.

C'est l'homme qui lutte le plus contre le mal qui fait le plus de fautes.
L'unique être qui puisse atteler le mal à la besogne, c'est Dieu.
Il faut que vous sachiez qu'il existe une conscience collective du bien et une conscience collective du mal. Elles forment les deux grands pôles de la création. La vie de l'homme se meut entre ces deux pôles.

Si le mal est au dedans et prédomine, et que le bien soit au dehors, alors le mal est sur la terre. En d'autres termes, "l'enfer" règne sur la terre. Si, d'autre part, le bien est au dedans et prédomine et que le mal soit au dehors, alors c'est "le ciel" qui gouverne et c'est le bien qui règne. "L'enfer" est l'endroit où le mal est au dedans et au dehors.

«Le ciel" est l'endroit où le bien est au dedans et au dehors.
La vie humaine est "le champ" où l'on voit parfois le bien au dedans et le mal au dehors, ou le contraire. D'après la vie qu'il mène, chaque homme se trouve soit au pôle du bien, soit au pôle du mal. L'homme en qui le mal domine, vit dans une perpétuelle inquiétude. Extérieurement il peut disposer de grands biens, il peut être entouré du respect de tous, mais au dedans il est troublé, inquiet. De mauvais pressentiments, des craintes de toutes sortes le harcèlent incessamment et il commence à perdre peu à peu sa santé et sa force.
Mais quand le bien est dans le cœur de l'homme, il peut n'avoir ni richesses, ni pouvoir, mais il est tranquille et gai. Au dehors les conditions sont mauvaises mais au dedans elles sont bonnes. Et cet homme a en lui quelque chose de puissant et c'est ce qui fait que tout le monde l'aime.

Les hommes bons sont les vrais "forts" dans le monde. Les gens d'aujourd'hui pensent que le mal a beaucoup de force dans le monde. Si le mal est fort, c'est uniquement parce qu'on l'aime. C'est dans l'affection, dans l'amour que les hommes ont pour lui que le mal puise ses forces. Malgré cela cependant, l'aspiration au bien ne pourra jamais s'arrêter.
Le processus du bien est éternel. C'est le processus créateur de la vie. Voilà pourquoi nous pouvons appeler le bien le chemin qui nous mène à la vie. Il nous introduit dans la vie, il nous montre la direction vers la vie. Le mal est le chemin qui mène à la mort. En établissant la différence entre le bien et le mal, retenez ce qui suit :

Le bien et le mal - c'est le haut et le bas. Et s'il est possible de s'exprimer de cette manière, on pourrait dire que les vibrations les plus faibles du bien sont le mal. Voilà pourquoi le bien est le prix de tout ce qui est plein de raison, et le mal, le prix de tout ce qui est irraisonnable. Le bien fait monter les valeurs de la conscience humaine. Le mal les fait baisser. Dans le bien, les dons se renforcent ; dans le mal, ils diminuent et s'obscurcissent. Le bien commence par des choses insignifiantes, par de toutes petites choses. Mais elles grandissent continuellement, elles augmentent, elles se multiplient, elles s'organisent et s'unissent en un tout complet. Dans le mal il n'y a toujours que désunion, écroulement. Le bien, en général, peut être comparé à une source qui coule constamment tandis que le mal ressemble à une source desséchée dont l'eau ne coule que goutte à goutte.

Le mal promet beaucoup mais ne tient rien. Le bien, au contraire, ne promet rien mais il fait tout. La source a-t-elle besoin de promettre qu'elle coulera ? L'eau coule et tout est dit.
Il en est de même de l'homme bon. En lui, le bien est comme une source. Voilà pourquoi il reste bon toujours et dans toutes les circonstances. C'est une erreur de croire qu'il change d'après les conditions. Tout d'abord, le bien pénètre toute sa nature, il se trouve à la base même de toute sa structure. Par sa structure l'homme bon se distingue foncièrement de l'homme mauvais. Le système nerveux de l'homme bon est plus compliqué et plus finement organisé. Dans le cerveau de l'homme bon il y a plus de cellules, plus de circonvolutions ; il est autrement constitué. Le système de la circulation du sang forme également un réseau plus riche et plus dense. La peau de l'homme bon a plus de cellules ;
elle est plus finement formée que celle de l'homme mauvais.

En général, l'homme bon est d'une structure plus parfaite. C'est un être très avancé. Et tout homme qui retarde dans le chemin de son développement devient mauvais. C'est dans ce sens que nous disons que le mal est le bien insuffisamment utilisé. Mais il n'est pas possible de le déraciner d'un coup, quand l'envie nous en prend, et encore à l'instant. Et lorsque le Christ dit qu'il ne faut pas enlever l'ivraie avant que vienne le temps de la moisson - "la fin du monde", - il entend qu'il viendra, à l'avenir, une nouvelle vague et que tout ce qui est mauvais dans le monde passera alors dans une nouvelle phase de développement.

Mais ce sont des questions d'une grande profondeur.
Lorsque nous parlons du bien, d'une bonne action, nous avons toujours en vue l'homme sain. Un homme malade ne peut pas faire de bien. Il est évident qu'il n'est pas question ici des "bontés" ordinaires, ainsi que le monde les comprend. Le vrai bien, du point de vue de la science divine, se distingue par trois qualités : il doit donner la vie, la lumière et la liberté. S'il n'a pas ces trois qualités, il n'est pas le bien.

La vie nous vient par l'Amour ; la lumière nous vient par la Sagesse, et la liberté, par la Vérité. Celui qui veut faire le bien doit donc être en relation avec ces trois mondes divins.
Pour qu'un de nos actes soit vraiment bon, il faut qu'il soit vivant, qu'il marche derrière nous. Le bien doit nous accompagner. Si le bien ne peut pas nous suivre, ce n'est pas le bien. Mon bien doit venir après moi. Mais pour venir avec moi, il faut qu'il apporte la vie, la lumière et la liberté, non seulement à moi mais aussi à celui à qui je fais du bien. Puisque la Loi divine est collective, elle atteint à la fois tous les êtres. Si tu fais du bien à une personne, ce bien se rapporte aussi à tout le reste du monde, et que les gens le sachent ou non, cela n'a aucune importance pour le monde divin. Mais le fait est que tous profiteront de ce bien. Je dis donc : en faisant le bien, tu accomplis un acte sacré, parce que de cette manière tu obliges pour ainsi dire Dieu à se manifester par toi dans sa bonté, dans son amour, dans sa sagesse et sa vérité.

// n'y a pas d'acte plus sublime que de faire du bien.

Et quelque microscopique que soit cet acte de bonté, c'est un acte noble devant lequel tous se lèvent et s'inclinent dans les cieux, car c'est Dieu lui-même qui se trouve dans le bien.
La Nature remarque avec la plus grande attention jusqu'à la moindre acquisition. Et il y a de grandes solennités dans le monde invisible lorsqu'un homme fait une bonne chose dans le monde, lorsqu'il y accomplit un acte raisonnable. Et lorsque le Christ dit que l'homme doit acquérir des trésors dans le ciel, c'est du bien qu'il parle. Le trésor, c'est le bien vraiment grand que l'homme a fait sur la terre. Faire du bien, c'est donc amener Dieu à agir par nous. Et du moment que Dieu agit, II agit pour tous. Et voilà pourquoi, lorsqu'une bonne action se fait, tous les êtres élevés y prennent part. Et ainsi, tout acte auquel le ciel ne participe pas est humain, et tout acte auquel le ciel participe est divin.

Le bien doit se faire au temps voulu. Cela ne veut pas dire qu'il te retiendra longtemps, mais il exige que ton intelligence, ton cœur, ta volonté, ton âme et ton esprit soient entièrement engagés pendant ces précieuses minutes où tu feras le bien. Ne remettez jamais le bien à plus tard. Dès qu'il vous vient à l'idée de faire du bien, faites-le à l'instant, n'ajournez pas. Si vous remettez la chose, il n'en sortira rien. Et ne commencez pas alors à scruter pour voir si le bien que vous voulez faire a sa raison d'être, car il n'en sortira rien non plus. Et ne vous imaginez pas que vous ne puissiez faire le bien que lorsque vous êtes en bonne disposition. On peut le faire aussi lorsqu'on est très mal disposé. Cette indisposition ne touche que la chair. Elle n'atteint pas l'esprit de l'homme. On pense que le bien est quelque chose de mort. Il n'en est pas ainsi. Dans cette sainte pensée qui t'a poussé à faire une bonne action, un haut et saint esprit agira et sanctifiera cet acte ; il montrera que la vie de celui qui sert Dieu se réalise toujours.

Le bien est le premier lien dans la vie. Le bien est le premier lien entre les hommes. De nos jours, le bien est l'unique lien matériel qui lie véritablement les hommes entre eux. Et quelque chose de plus encore : le bien est le premier lien entre les âmes de tous les hommes, peu importe qu'ils soient sur la terre ou au ciel.

Sans le bien on ne peut acquérir aucun savoir. C'est par la connaissance du bien que commence le savoir. Le bien une fois fait ne s'oublie jamais. Il est inscrit dans le livre de Dieu, car c'est un acte d'amour et comme tel il existe à jamais dans le monde divin.
Tout être qui fait le bien devient un idéal pour d'autres. Ne croyez pas que vous vous priviez de quelque bien en faisant de bonnes actions. Tout au contraire, le bien vous élèvera aux yeux de n'importe qui. Aussi ne cédez devant aucune difficulté lorsqu'il s'agit de faire du bien. Soyez hardis, résolus ; faites le moindre bien et que ce bien apporte la vie, la lumière et la liberté à votre prochain. Vous pouvez tous faire le bien parce que le bien se trouve dans tous les cœurs. Chaque bonne action que vous faites constitue un lien qui peu à peu se renforce. C'est continuellement qu'il faut établir de tels liens - pas seulement une fois. Et n'oubliez pas non plus que l'on doit rester inconnu dans le bien tout comme on s'efforce de rester inconnu dans le mal. Ne vous hâtez pas de devenir bon. Le bien est une condition indispensable à la perfection de l'homme mais on ne devient pas bon en un jour. Cependant dès que l'homme aspire à la perfection, le bien lui viendra en aide.

Pour être parfait, il faut que tu sois fort dans le bien.
L'unique chose qui distingue l'homme en tant qu'homme, c'est le bien qui vit en lui.

Le bien est le chemin que nous devons suivre pour trouver l'Amour divin.

mercredi 2 octobre 2013

Bélier-Balance et Taureau-Scorpion : La chute



Avant de commencer la longue aventure de sa descente dans la matière, l’être humain était un pur esprit qui vivait au sein de l’Eternel dans la lumière et la béatitude. C’est cette vie que l’on a appelée le Paradis. Les différentes traditions religieuses racontent pourquoi et comment s’est faite ensuite la descente, et même si ces récits ne sont pas identiques (la tradition judéo-chrétienne parle du péché originel), une chose est sûre : l’homme est descendu. Ce que signifie cette « descente », nous pouvons en avoir une explication en nous reportant encore au tableau des six corps .

Le corps astral est le domaine de Mars et de Vénus : Mars inférieur qui se caractérise par la violence, l’agressivité, les forces de destruction, et Vénus inférieure qui se caractérise par la sensualité. Le corps astral est en relation avec le corps bouddhique qui est régi, lui aussi, par les mêmes planètes, mais dans leurs aspects supérieurs : Mars se manifeste alors comme courage, activité, dynamisme, esprit chevaleresque qui lutte pour protéger les autres, et Vénus comme grâce, tendresse, amour spirituel.

Dans la partie inférieure du schéma, Vénus et Mars occupent les signes du Taureau et du Scorpion, alors que dans la partie supérieure, ils occupent les signes de la Balance et du Bélier. Et puisque sur le cercle du zodiaque le Bélier est opposé à la Balance et le Taureau opposé au Scorpion, ils forment donc deux axes.

Chaque axe relie deux pôles : Vénus, le principe féminin, est reliée à Mars, le principe masculin. Pour comprendre la nature de cette liaison entre les deux pôles masculin et féminin, il suffit d’un exemple très simple. Si, pendant quelques secondes, vous fixez la couleur rouge et que vous dirigiez ensuite votre regard sur un fond blanc, vous y verrez apparaître la couleur verte. Et inversement ; Pourquoi le rouge et le vert sont-ils liés ? Le rouge est la couleur de Mars et le vert celle de Vénus. Comme le rouge appelle le vert, Mars appelle Vénus, et certaines manifestations psychiques obéissent exactement aux mêmes lois. Celui qui est sous l’influence du Taureau éveille le Scorpion ; celui qui est sou l’influence du Bélier éveille la Balance. Et réciproquement.

Dans le Taureau, Vénus se manifeste sous son aspect inférieur, elle pousse les êtres à la sensualité, la possessivité, et après un certain temps, à cause de la liaison qui existe entre les deux planètes, ces êtres subissent l’influence de Mars en Scorpion ; la violence, les affrontements, la destruction. Celui qui ne recherche que l’amour physique a tendance à se conduire avec brutalité. Et celui qui cède à l’influence de Mars inférieur déclenche en lui les forces sauvages de la sexualité. La preuve, tous ces viols qui se commettent en temps de guerre ; ce n’est pas par amour que les hommes se jettent sur  des femmes.

Dans les plans supérieurs où Vénus se manifeste comme amour désintéressé, bonté, beauté, abnégation, Mars intervient aussi, mais bénéfiquement pour soutenir, préserver, défendre, renforcer tout ce qui est bon. C’est une loi absolue. Celui qui manifeste son amour dans le domaine spirituel ne peut pas tomber dans la violence, mais il attire au contraire la puissance protectrice de Mars. Et celui qui manifeste Mars par des efforts de domination de soi, de maîtrise des passions, de courage dans les épreuves, attire les grâces de Vénus qui dilate son âme et lui fait goûter les joies de l’amour et de la vie éternelle. Et comme les états intérieurs que vivent les individus sont les reflets de phénomènes universels, c’est ce même schéma qui nous permet d’interpréter le récit de la chute dans la Genèse. Il est dit que, séduite par le serpent, Eve désobéit à Dieu : elle mangea du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, puis elle en donna à manger à Adam. Le serpent présente des analogies avec le scorpion. Ce sont deux animaux venimeux qui peuvent donner la mort, et dans le zodiaque le Scorpion correspond à la huitième maison, la maison de la mort.

Le Paradis dans lequel vivaient Adam et Eve correspond au plan bouddhique qui reçoit les influences bénéfiques de la Balance et du Bélier. Là, leur existence se déroulait dans la joie, la paix et la liberté ; ils vivaient en union avec Dieu, avec tous les anges et les êtres sublimes. Vénus qui régit la Balance, leur donnait la beauté et la douceur, et Mars qui régit le Bélier, leur apportait l’énergie, l’activité infatigable. Grâce à la Balance, qui est la constellation de l’équilibre, toutes les forces en eux étaient harmonisées. Mais voici qu’intervient le serpent qui persuada Eve de manger du fruit défendu ; puis Eve persuada Adam. Leur désir de « connaissance » a poussé de plus en plus Adam et Eve vers le Scorpion, qui suit la Balance dans le zodiaque, et vers le Taureau qui suit le Bélier ; ils ont quitté la région de l’équilibre et de la paix qu’ils habitaient pour entrer dans la région des passions sexuelles et de la violence ; Ils sont donc morts à la vie du Bélier et de la Balance, et ils sont nés à la vie du Taureau et du Scorpion dont les forces obscures ont commencé à se déverser sur eux. Ce n’était plus le plan bouddhique, région du bonheur parfait, de la félicité, mais le plan astral, région de la souffrance et des tribulations. Voilà la signification de paroles de Dieu au premier homme : « Le jour où tu mangeras de cet arbre, tu mourras ». En se laissant entraîner par les forces inférieures de Vénus et de Mars, Adam et Eve sont morts au plan bouddhique pour tomber dans le plan astral. C’est cette descente du plan bouddhique au plan astral que l’on appelle « la chute ».

Ce que l’être humain a vécu en haut, dans le Paradis, s’est peu à peu effacé de sa conscience. Oui, mais seulement de sa conscience ordinaire. En réalité, cette expérience est restée inscrite en lui dans la région que la Science initiatique appelle la super-conscience. Car le Paradis n’est évidemment pas ce jardin traversé par quatre fleuves où Adam et Eve vivaient nus au milieu des plantes et des animaux, ainsi que le décrit la Genèse ; ce ne sont là que des images. Le Paradis est un état de conscience divin. Et même s’il est dit qu’Adam et Eve en ont été chassés, puisque le Paradis représente un état de conscience, nous pouvons à nouveau le retrouver ?


Pour que ce monde sublime se manifeste maintenant en nous, nous devons entreprendre tout un travail d’organisation et de purification intérieures. C’est grâce à ce travail que nous ouvrirons quelques chemins entre le plan astral et le plan bouddhique afin d’y déclencher des courants divins. Que sont les Initiés, les saints, les génies, les véritables créateurs ? Des êtres qui ont retrouvé le chemin de ce monde supérieur, qui se sont imprégnés de l’ordre, de la beauté, de la lumière, de l’amour qui y règnent ; et cette lumière et cet amour ils les ont fait descendre ici-bas pour que nous puissions, nous aussi, les voir et les sentir.

La face cachée des influences zodiacales




Si l’on considère le visage humain, on découvrira que sa structure et ses transformations au cours de l’existence sont en relation avec le développement des six corps. Vous observez un visage de face, puis de profil… Etant donné qu’il s’agit de la même personne, cette face et ce profil devraient normalement correspondre et révéler les mêmes qualités ou les mêmes lacunes et c’est assez souvent le cas. Mais il peut arriver aussi que dans un même visage la face soit harmonieuse, expressive, tandis que le profil est vulgaire, grossier. Ou bien, inversement, la face est assez quelconque et le profil remarquable. Que signifient ces différences ?

La face représente l’héritage, les qualités et les défauts que l’homme reçoit de ses parents, de ses grands-parents, etc… tandis que le profil le représente lui-même. Si dans un visage la face est belle mais le profil ordinaire, cela signifie que la personne a hérité de belles qualités de ses parents, mais que ses propres ressources sont limitées. Et comme l’hérédité est un capital que l’homme ne cesse de dépenser, il en est peu à peu réduit aux seules possibilités qu’indique son profil. Il y a des enfants dont on dit qu’ils « promettent » ; ils sont éveillés, ouverts, aimables. Mais quelques années après, on est étonné de les voir devenir des adultes tout à fait quelconques. Une fois qu’ils ont dépensé le bon héritage reçu de leurs parents, il ne leur reste que leurs propres ressources, c'est-à-dire pas grand-chose, car ils ne font pas non plus tellement d’efforts pour les développer.

Un enfant commence naturellement par suivre la ligne de ses parents. Mais au fur et à mesure qu’il grandit, il devient de plus en plus autonome ; il laisse en chemin ce qu’ils lui ont donné, car cela ne lui appartient pas, et il se manifeste désormais dans le sens de sa propre nature. Lorsque la face d’un homme est vulgaire mais son profil expressif, noble, cela signifie qu’au cours de sa vie d’enfant et d’adolescent il s’est manifesté de faon médiocre, ou peut-être même vicieuse, en conformité avec son héritage, mais qu’en devenant adulte il s’est efforcé de développer ses corps supérieurs et a réussi à vaincre les tendances et les influences mauvaises reçues de ses parents. De tels êtres, luttant contre l’hérédité, se distinguent par leur sagesse,   leur bonté, leur force de caractère. Pour connaître l’avenir d’une personne, le profil est donc beaucoup plus révélateur que la face.

On peut voir également comment les différents âges de la vie s’inscrivent sur le visage en correspondance avec les six corps. L’enfant tout petit se caractérise par le besoin de bouger (le corps physique ; le menton), mais comme il ne possède pas encore de volonté pour se diriger ou se maîtriser, son menton n’est ni développé ni formé. En grandissant, il entre dans le monde des sentiments, des émotions, des désirs (le corps astral ; la bouche). Puis il va à l’école, il étudie, il réfléchit, il apprend le discernement (le corps mental : le nez). Plus tard commence en lui le véritable travail de la pensée (le corps causal : le front) grâce aux connaissances et à l’expérience qu’il acquiert. Parvenu à la maturité, il multiplie tout ce qui est bon et utile dans la vie, il travaille avec son âme (le corps bouddhique : les yeux) et partage ses acquisitions avec les autres. Enfin, devenu vieux, il délaisse de plus en plus les choses de la terre pour vivre dans l’esprit (le corps atmique ; le sommet du crâne) et se lier au monde divin. A ce moment-là, comme le haut et le bas se rejoignent, son menton exprime tous les efforts de volonté qu’il a dû faire pour acquérir ce pouvoir sur lui-même. Il exprime la force de l’esprit.

Plaçons maintenant les planètes en relation avec les différents corps et les différentes parties du visage. Saturne (la matérialisation) et la Lune (la passivité, l’inertie) sont liés au corps physique qui correspond au menton.

Vénus (l’amour) et Mars (la force combative) sont liés au corps astral qui correspond à la bouche.

Mercure (l’intelligence) et Jupiter (l’autorité) sont liés au corps mental qui correspond au nez.

On retrouve ces mêmes planètes et leurs qualités dans la partie supérieure du visage (front, yeux, sommet du crâne) où elles se manifestent dans leur véritable dimension spirituelle. Et Saturne qui au niveau du plan physique est associé à la Lune est, dans le plan atmique, associé au Soleil.


A la naissance le corps éthérique de l’enfant, qui est encore comme une cire molle et vierge, reçoit l’empreinte des influences astrales. Au moment où l’enfant pousse son premier cri, le ciel appose son sceau sur son corps éthérique et fixe ainsi son destin : dans la cire refroidie l’inscription ne peut plus être modifiée. Le seul moyen pour l’homme de se libérer des limitations que lui imposent les astres est de travailler à rétablir consciemment le lien avec Dieu pour entrer dans la liberté de l’esprit ; Mais cette liberté à laquelle nous aspirons tous est la dernière chose que nous obtiendrons. C’est pourquoi la liberté est considérée comme la couronne de la spiritualité ; cette couronne est un cercle de lumière que l’Initié porte symboliquement au-dessus de la tête pour montrer qu’il est sorti du cercle des limitations terrestres.