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dimanche 11 octobre 2015

Principes du Nouvel enseignement


Le Maître mit à la base de son enseignement les cinq principes fondamentaux: L'Amour, la Sagesse, la Vérité, la Justice et la Vertu. C'est en tant qu'énergies supérieures cosmiques qu'ils agissent dans la conscience de tout humain. Même sans qu'il en ait pris conscience, ce processus est d'une importance fondamentale pour chaque individu. Pour arriver à adopter ces cinq principes comme une base de l'existence, chacun devra développer les centres du cerveau lesquels en sont les conducteurs. Et lorsqu'il aura formé en lui-même un bon système de valeurs morales, il donnera un sens à sa vie et comprendra que son but unique est le perfectionnement. Dans une présentation graphique, les cinq principes forment un pentagramme, le symbole de l'humain en évolution, l'humain qui s'est engagé dans la voie du perfectionnement. 



Amour
"Tout le Cosmos dans son entité, tout le monde physique est un amour manifesté et matérialisé. L'amour contient en lui toutes les conditions et toutes les possibilités moyennant lesquelles l'âme humaine peut évoluer vers la perfection. Il est une manifestation en commun de tous les êtres intelligents qui ont achevé leur évolution et qui se sont unis à Dieu. Chez l'humain, l'amour agit en tant qu'un élan dans le cœur, en tant qu'un sentiment dans l'âme, en tant qu'une force dans l'intelligence et en tant qu'un principe dans l'esprit. L'amour comme principe est en train de s'introduire dans le monde." 

Sagesse
"La Sagesse est un monde qui contient, depuis des temps immémoriaux, tout ce que Dieu a créé, tout ce que les esprits supérieurs ont créé et tout ce que l'humain a créé sur terre. Elle est la lumière de l'espace infini laquelle ne s'éteint jamais. Moyennant la Sagesse, Dieu a créé l'univers. La voie de la Sagesse est la plus difficile. C'est une voie des Maîtres. Dès que la Sagesse se lève dans l'âme humaine, toutes les choses dans la conscience de l'humain trouvent leur place. Toutes les idées deviennent claires et bien défîmes et c'est alors que l'humain devient harmonieux." 

Vérité
"Vérité veut dire ce qui est Suprême chez l'humain. Moyennant la Vérité, l'humain peut sortir hors des cadres de la vie temporaire qui est soumise aux lois de la mort pour parvenir à la liberté éternelle. Elle est un monde d'une beauté indescriptible où toutes les choses sont strictement définies. La Vérité n'admet pas l'ignorance, ni la faiblesse, ni l'impureté. Quiconque veut devenir parfait devra avancer dans la Vérité. La Vérité s'entretient avec les soleils et son but est sublime et lointain. Elle est présente là où les choses deviennent claires. Le monde est le résultat de la Vérité. C'est elle qui contient le commencement et la fin de toute chose. Elle est la manifestation de Dieu qui est Un et qui crée les conditions dans lesquelles l'esprit humain et l'âme humaine peuvent évoluer afin d'acquérir des élans à tout ce qui est toujours meilleur et plus illuminé dans ce vaste monde." 

Justice
"La Justice est un processus intérieur sublime de répartition de tous les biens Divins. Elle crée les relations réelles entre les âmes humaines. Pour acquérir la perfection, l'humain devra mettre la Justice Divine comme premier échelon dans sa vie. C'est elle qui constitue le fondement sur lequel se manifestera l'Amour. L'aspect physique de l'Amour est la Justice. Sans celle-ci, la croissance est impossible. Dès qu'elle apparaît comme principe, viendra aussi le respect réel que les humains doivent avoir l'un pour l'autre." 

Vertu
"La vertu est la base de la vie. Elle est un processus créateur, une source qui jaillit constamment. La vertu vraie porte en elle une vie, une lumière et une liberté. C'est le premier lien dans l'existence. Sans la vertu, on ne pourra jamais acquérir des connaissances. La Vertu est une condition indispensable au perfectionnement de l'humain. C'est une voie pour trouver l'Amour Divin."



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jeudi 8 octobre 2015

Vocabulaire de la nature vue par Omraam



L’abeille puise dans les fleurs un liquide sucré, le nectar, dont elle fait le miel, cette nourriture délectable. C’est pourquoi l’abeille est un symbole de l’Initié qui connaît l’art de la sublimation de la matière. La ruche est en lui, et le miel, ce sont les éléments les plus purs, les plus subtils qu’il parvient à extraire de tout son être. Chaque jour il travailler avec son intellect, son cœur et sa volonté, car l’intellect, le cœur et la volonté sont les instruments grâce auxquels toutes les réalisations sont possibles dans l’alambic intérieur. C’est cela la véritable alchimie.



Une fois qu’il est arrivé à réaliser ce travail en lui-même, l’Initié est capable d’extraire les meilleures substances de tous les êtres humains. Comme l’abeille, qui puise le nectar des fleurs sans jamais les abîmer, il ne s’approche des créatures que pour recueillir leurs quintessences subtiles. Chacune est une fleur dont il puise le nectar pour préparer dans son cœur, dans son âme, une nourriture au goût et au parfum délicieux. Dans chaque âme humaine, même dans celles des êtres les plus déshérités ou déchus, il arrive toujours à trouver quelques particules divines. Et c’est avec ces quintessences qu’il produit un miel dont les anges eux-mêmes viennent se délecter.

L’Abri :

Se mettre à l’abri est un instinct que possèdent tous les animaux : insectes, reptiles, poissons, mammifères ou oiseaux… Chacun sait comment s’échapper sous terre, dans l’eau, dans un buisson, sous une feuille, sur une branche, dans les airs, et certains changent même de couleur pour se fondre dans le décor. Quant aux humains, qui ont en commun avec les animaux l’instinct de conservation, ils ont expérimenté toutes les façons possibles d’échapper aux dangers.

Mais à la différence des animaux, ce n’est pas uniquement dans le plan physique que les humains sont exposés aux dangers, ils ont aussi des ennemis dans le plan astral. Il vous est sans doute arrivé de faire un cauchemar, et vous avez remarqué que, le plus souvent, il s’interrompait soudain parce que vous vous réveilliez en sursaut. Alors, tout content de vous retrouver à l’abri dans votre corps physique, vous vous êtes dit : "Heureusement, ce n’était qu’un rêve". Pourquoi ce réveil en sursaut ? Parce que, subconsciemment, vous savez que pour vous défendre des êtres ou des forces hostiles du plan astral, vous devez rentrer rapidement dans votre corps physique qui est comme une forteresse où vous serez à l’abri. Si vous restiez endormi, vous seriez toujours à leur merci, mais en quittant cette région pour rentrer dans votre corps physique, vous leur échappez.

Les entités du monde invisible n’ont heureusement pas accès à tous les plans, chacune ne peut se manifester que dans une région déterminée. C’est donc à nous de savoir ce que nous devons faire pour ne pas nous mettre en danger, et surtout pour prendre la fuite si nous sommes allés nous égarer en territoire ennemi. C’est dans cette capacité de changer de plan que l’être humain trouve le salut.

Loi de l’action et de la Réaction

Quand il vous est donné de vivre une grande joie, ne vous y abandonnez pas sans réserve. Au contraire, soyez vigilant et même attendez-vous à subir quelques désagréments de la part des événements ou de votre entourage. Car la vie psychique comme la vie physique obéit à la loi de l’action et de la réaction. Etant donné que tout est lié, lorsqu’un mouvement se produit dans une certaine région de l’espace, un mouvement inverse se déclenche automatiquement dans une autre région. Quand vous apprenez une bonne nouvelle, par exemple, ou que vous remportez un succès, soyez tout de suite en alerte, car un courant négatif se dirige déjà vers vous et vous devez être prêt à vous défendre. Si vous n’êtes pas sur vos gardes, vous vous laisserez surprendre et vous risquez de perdre tout ce que ce moment de grâce vous a apporté.


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Nous sommes Une Entité Spirituelle


Comprendre que vous êtes chacun une entité Spirituelle qui vit en liaison avec l’univers, qui peut tout obtenir dans les mondes infinis de l’âme et de l’esprit, voilà ce qui vous donnera la certitude véritable, et vous n’éprouverez plus le besoin de courir après les acquisitions éphémères.



 Alors, attention, même si de nos jours la réussite sociale et matérielle apparaît de plus en plus comme la seule chose qui puisse donner la sécurité, ce n’est surtout pas cela que vous devez mettre à la première place, car vous finiriez par vous perdre. Si on vous propose une fonction importante dans quelque domaine que ce soit, parce qu’on a reconnu votre valeur et vos compétences, acceptez-la si vous en avez le goût, mais veillez bien à ne pas abandonner l’essentiel. Vous n’êtes pas venu sur la terre pour devenir chef, patron, directeur, ministre, président ; vous êtes venu sur la terre pour travailler à travers la matière à devenir consciemment un fils de Dieu, une fille de Dieu. Voilà la seule certitude à avoir.

C’est très bien d’explorer la matière, de travailler sur elle et avec elle pour l’organiser, l’embellir, la vivifier ; je suis le premier à conseiller de ne jamais quitter la matière. Mais il est plus important encore de commencer par vivifier, organiser et embellir sa matière intérieure afin de se sentir confiant, libre et dans la paix. Une fois que vous avez appris à agir en vous-même avec les puissances de l’esprit, non seulement vous faites des découvertes, mais tout ce que vous réalisez ensuite à l’extérieur est marqué du sceau de l’esprit, de sa lumière, de son amour et de sa puissance.

Du moment que c’est à l’extérieur de vous que vous allez chercher ce dont vous avez besoin, c’est que vous ne croyez pas à la puissance de la vie divine qui coule en vous. Au fond de vous, dans votre subconscient, vous n’avez pas la foi, c’est l’incertitude qui règne. Et voilà pourquoi vous restez affamé, assoiffé, dans le vide. La foi doit descendre jusqu’aux racines de la vie. Tant que vous n’aurez pas appris à puiser à cette source intérieure, vous allez errer à droite et à gauche et vous serez une proie facile pour  les charlatans, pour les marchands de bonheur et de guérison. La véritable liberté de l’homme est dans ce pouvoir que Dieu lui a donné de tout trouver en lui-même.

Jamais je ne me lasserai de vous répéter cette vérité, car c’est là l’unique tâche d’un véritable guide spirituel : libérer les êtres. Combien de gens s’imaginent un Maître spirituel comme un despote qui ne cesse d’imposer son pouvoir et ses convictions aux autres ! Eh bien, ils se trompent, car c’est exactement le contraire : un Maître spirituel n’a aucun désir d’imposer son pouvoir et ses convictions aux autres, ou plutôt il n’a qu’une seule conviction à leur imposer : c’est que leur salut est en eux, exclusivement. Et il leur indique des méthodes, des expériences à faire pour arriver jusque-là.

Il m’arrive bien sûr de vous dire "croyez-moi" mais cela ne signifie pas que je vous demande une foi aveugle. Je vous demande seulement de prendre au sérieux ce que je vous explique, de le méditer, de le mettre à l’épreuve, de le vérifier. Car, si vous le vérifiez, je suis absolument sûr que vous me croirez. Tandis que si vous me croyez comme ça, à la légère, sans vérifier, n’importe qui ou n’importe quoi pourra un jour ou l’autre vous faire fléchir. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, la foi n’est pas une simple adhésion aveugle et sans fondement ; et c’est parce qu’ils ne l’ont pas compris qu’ils sont toujours habités par l’incertitude. La foi, comme la science, est fondée sur des vérifications, sur une expérience, sur une lucidité.


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lundi 5 octobre 2015

Le Grand Livre de la Nature d’Omraam


C’est en utilisant des analogies, des images et des symboles que le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a su rendre les réalités de la vie psychique et spirituelle accessibles à des auditoires extrêmement divers. Tout au long des années où il a donné son enseignement (1937-1986), il n’a cessé d’en multiplier les exemples.


 
Tout ce qui existe dans l’univers depuis le ciel jusqu’aux entrailles de la terre, tout ce qui existe dans les différents règnes de la nature, existe aussi en nous, les êtres humains. C’est ce qui explique que, depuis l’origine, nous éprouvons le besoin d’étudier et de comprendre le monde qui nous entoure. Consciemment ou inconsciemment, c’est nous-mêmes que nous cherchons à étudier et à comprendre.

Toutes les réponses à nos questions sont là. Dans les livres des humains on trouve trop d’opinions contradictoires et embrouillées, tandis qu’ne apprenant à interroger la nature, on reçoit des réponses simples claires et exactes.

Il est toujours utile de lire et de citer des poètes, des romanciers, des philosophes, des scientifiques, mais il est plus important de titrer ses citations du livre de la nature qui restera éternellement vivante et véridique. C’est pourquoi vous m’entendrez souvent répéter la même phrase d’Hermès Trismégiste dans la Table d’Emeraude : 

"Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut", et la même expression : 
"le grand livre de la nature vivante".

Le livre de la nature ne se limite pas à un inventaire des minéraux, des plantes, des insectes, des animaux, non, il comprend la totalité de la vie dans tous les mondes, chez toutes les créatures, et même dans l’être humain lui-même, dans sa structure et dans les différentes fonctions de son organisme. Ce n’est donc pas le côté extérieur de la nature qu’il s’agit de connaître, mais la vie dans son jaillissement, son écoulement, et les correspondances subtiles qui existent entre les différentes régions de l’univers. Les événements qui se déroulent autour de nous comme ceux auxquels nous participons, et même nos gestes, nos habitudes, les objets dont nous nous servons, tout a un sens et peut être interprété selon les lois de l’analogie ; c’est cela aussi le grand livre de la nature.

Dans chaque manifestation de l’existence, le Créateur a mis une science inouïe. Mais il faut d’abord apprendre à observer. Celui qui ne sait pas observer ne peut pas réfléchir, et alors comment découvrira-t-il que tout est lié et que ce sont ces liens qui donnent du sens à la vie ? Pour beaucoup de gens la vie n’a aucun sens. Au contraire, la vie est pleine de sens, partout il y a du sens ! Moi, les moindres petites choses me parlent : ce sont des mots, des phrases du livre de la nature que je suis sans cesse occupé à déchiffrer. Je m’arrête sur ces mots et ces phrases et je suis émerveillé par tout ce que je découvre. Je n’invente rien, je déchiffre seulement. Je lis aussi sur vos visages et dans vos cœurs. Mais surtout je lis dans le soleil. Chaque jour il me fait de nouvelles révélations, et peu à peu, je vous les communique.

Celui qui cherche la vérité doit étudier comment l’Intelligence cosmique a conçu la création. Et il le saura en apprenant à vérifier ce qu’il  croît être vrai dans le grand livre de la nature, c’est à dire qu’il doit trouver, par le moyen de l’analogie, la confirmation de ce qu’il pense dans les règnes minéral, végétal, animal, humains, et jusque dans les étoiles. Si la nature confirme son point de vue, c’est qu’il est bien dans le vrai. Voilà la philosophie dont il faut maintenant instruire la jeunesse, car c’est la seule qui soit absolument véridique. Toutes les autres théories qu’on lui présente sont un mélange de vrai et de faux, avec un peu de vrai et beaucoup de faux, et si c’est cette instruction qu’on continue à lui donner, il faut s’attendre à des vagues de révolte et de désespoir.

Le livre de la nature est là grand ouvert devant nous, et non seulement nous pouvons y lire les merveilles de la sagesse éternelle que le Créateur a inscrites sur chaque pierre, sur chaque fleur, sur chaque étoile, sur chaque être humain, mais encore il nous donne les moyens de résoudre les problèmes qui se présentent quotidiennement à nous. La solution des questions philosophiques les plus complexes se trouve dans ce livre. Puisque en bas comme en haut les lois sont analogues, un phénomène physique a toujours sa correspondance dans les régions du cœur, de l’intellect, de l’âme et de l’esprit.

"Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d’une seule choses".

Ce principe énoncé par Hermès est une clé. Il ne faut pas laisser cette clé se rouiller !

Le Créateur nous a donné des yeux. Il nous a donné des oreilles pour voir et entendre les révélations qu’il nous fait à travers sa création. Pourquoi tellement de gens sont-ils sourds et aveugles ? Parce qu’ils préfèrent se livrer à des activités insignifiantes, inutiles et même nocives. Ils diront que ces activités leur plaisent… Oui, malheureusement, elles leur plaisent ; mais tout ce qui leur plaît n’est pas nécessairement favorable à leur évolution. Ces activités grignotent leurs énergies, c’est pourquoi il ne leur en reste plus pour leurs oreilles et leurs yeux spirituels. Qu’ils préservent leurs énergies et elles iront éveiller leurs organes et leurs centres subtils en haut.


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Les incertitudes de l’Homme moderne


Dans les conversations courantes, mais aussi dans les discours publics, et à la radio à la télévision, lorsqu’on observe les réactions des gens, on est frappé par le fait que même s’ils expriment des convictions – et qui peuvent varier d’ailleurs suivant les circonstances – ils ne possèdent pas réellement de certitudes. Ils ont bien des idées philosophiques, religieuses, scientifiques, politiques, artistique s, mais on dirait que quelque chose leur manque pour sentir qu’ils avancent sur un terrain sûr. Pourquoi ?



Pendant des siècles, des millénaires même, les sciences et les techniques n’ont progressé que très lentement. De temps en temps, il y avait bien quelques découvertes, mais les moyens de les diffuser étaient limités, et même quand elles finissaient par être connues et utilisées, elles ne modifiaient pas grand-chose à la représentation que la plupart des hommes se faisaient du monde. Aucune de ces découvertes scientifique sou techniques ne pouvait vraiment remettre en cause l’image de Dieu et de la Création que leur donnait la religion en s’appuyant sur les textes sacrés qu’elle interprétait littéralement. Ainsi, même si des catastrophes venaient bouleverser leur vie, les gens avaient toujours la sensation intérieures d’appartenir à un monde bien défini, et donc d’avancer sur un sol solide et stable ; ils s‘appuyaient sur quelques croyances et connaissances que rien ne pouvait ébranler.

Ils étaient heureux, ils étaient malheureux, mais aucun événement, aussi bouleversant soit-il, ne remettait en cause l’idée qu’ils se faisaient de l’ordre du monde.

Or, avec le temps, le rythme des découvertes s’est accéléré ; et avec ces découvertes un doute a commencé à s’insinuer. Au cours du vingtième siècle particulièrement, dans le domaine scientifique, tellement de certitudes se sont effondrées. En physique, en astronomie, en biologie, on a l’impression que chaque génération vient remettre en question les acquis de la précédente. Ces nouvelles théories, qui modifient profondément la conception de l’homme et de l’univers, modifient donc aussi, chaque fois, l’image de Dieu créateur de l’homme et de l’univers. La religion qui, pour les croyants, avait si longtemps répondu à tous les questions, n’est plus un véritable recours. La multiplication des découvertes et des théories qui se font jour à un rythme accéléré  contribue à créer un climat d’incertitude ; plus personne n’est sûr de quoi que ce soit. On croit de moins en moins qu’il puisse exister des vérités définitives, et on reste dans l’expectative en se disant : "attendons, ce n’est sans doute pas encore fini", et cette mentalité gagne peu à peu les domaines.

Le malaise de l’homme moderne est là : il ne sait plus dans quel monde il vit, il n’est plus sûr de rien, alors il vagabonde à droite t à gauche, cherchant toujours quelque chose et ne sachant même pas clairement ce qu’i cherche. Puisque l’incertitude règne désormais dans ce qu’on pouvait considérer comme le plus sûr ; les sciences quel crédit peut-on accorder à la morale, à la religion, à la spiritualité qui ne sont fondées sur aucun critère objectif et qui entrent même en conflit avec les découvertes scientifiques ? alors, là aussi, on attend et, en attendant, les personnes que la science et la philosophie matérialiste ne satisfont pas pleinement, s’intéressent à tout ce qui peut exister comme sortes de spiritualité, elles vont de l’une à l’autre. Le sentiment qui domine, l’état d’esprit qui se fait de plus en plus jour actuellement, c’est la curiosité, l’envie de nouveautés ; qu’y a-t-il encore à découvrir ?

Il n’est évidemment pas répréhensible de manifester de l’intérêt et de la compréhension pour toutes les formes de spiritualité. Ce qui est dangereux, c’est de s’éparpiller, de ne jamais choisir une méthode de travail intérieur et s’y tenir. Mais comprenez-moi bien, la question n’est même pas de savoir s’il faut être catholique, protestant, orthodoxe, bouddhiste, taoïste, ou rien de tout cela. La question – et elle se pose à chacun, croyant ou incroyant – est de s’arrêter sur quelques vérités spirituelles essentielles et de s’appliquer à les mette en pratique. Sur cette question- là il n’y pas s’incertitude à avoir.

La spiritualité n’est pas un domaine facultatif que l’on peut choisir ou ne pas choisir comme on le fait pour d’autres disciplines : les langues, l’art, le sport, etc. Etant donnée la structure de l’être humain, la spiritualité est une nécessité vitale, et tant qu’il ne prendra pas conscience de cette nécessité, il va se jeter dans des activités absurdes et dangereuses pour lui-même et pour les autres. Tel qu’il est construit, s’il ne trouve pas de nourriture que réclament son âme et son esprit, il sera continuellement tourmenté par un sentiment de vide qu’il essaiera en vain de combler.

L’être humain est comme un puits sans fond ; aucune acquisition matérielle, aucune réussite sociale aucun plaisir, aucun savoir intellectuel même, ne peut vraiment le satisfaire. Il ne faut donc pas s’étonner si tant de gens remarquables par leurs capacités, leur intelligence, finissent par tomber dans les pires égarements. Parce qu’ils n’arrivent pas à trouver ce qu’ils cherchent, et qu’ils ne sont même pas conscients de chercher, tous ces gens sont pris dans un engrenage sans fin ; i leur faut toujours plus de notoriété, toujours plus de pouvoir, toujours plus d’argent, toujours plus de terrain à occuper, toujours plus de plaisirs … et ils sont prêts pour cela à asservir ou à écraser le monde entier. Mais même quand ils ont réussi à s’emparer de tout ce qui fait l’objet de leurs convoitises, ils ne sont pas encore satisfaits, car ils n’ont pas réussi à combler ce vide qu’ils sentent en eux comme un gouffre béant.

Le seul moyen de lutter contre ce vide, c’est de ne plus accepter de vivre dans l’incertitude, mais d’avoir un idéal spirituel. Un idéal spirituel nous lie à un monde supérieur dont nous recevons la nourriture. Et celui qui goûte, ne serait-ce qu’un moment, à cet élixir de la vie divine reçoit plus que ne pourront jamais lui apporter des années d’études, de succès, de pouvoir, de gloire et de plaisir. Cela vous étonne ? eh  bien, c’est que vous ne connaissez pas la nature du monde spirituel.
Le monde spirituel est placé sous le signe de la qualité ; à la différence du monde matériel qui est placé sous le signe de la quantité. C’est la qualité de ce que vous vivez dans votre âme et dans votre esprit qui peut, en une seconde, vous donner une plénitude qu’aucune accumulation de biens matériels ne pourra jamais vous faire éprouver.

Il n’y a donc pas être tellement admiratif de tous ces gens brillants, opulents, puissants, qui ne donnent aucune place à la vie de l’âme et de l’esprit. Et il ne faut surtout pas se fier à eux. Comme ils ne cherchent pas une nourriture spirituelle, la seule qui pourrait les combler, ils sont comme des fauves affamés, et leurs ambitions leurs convoitises, leur voracité finissent fatalement par les entraîner sur les chemins dangereux pour eux-mêmes et pour leur entourage.


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samedi 3 octobre 2015

Afin de ne pas perdre l’Espoir


Pour ne jamais perdre l’espoir, il est nécessaire d’entretenir en soi la foi et l’amour, et devant chaque difficulté qui se présente, les appeler au secours. Or, c’est exactement le contraire que font généralement les humains. A la moindre déception, au moindre obstacle, ils ferment leur cœur, ils perdent la foi, et l’espoir les quitte aussi… sauf celui de prendre leur revanche, et par des moyens qui ne sont pas toujours les plus recommandables. Mais cela ne les trouble pas : ils trouvent toutes sortes d’arguments pour justifier leur attitude hostile et vindicative. Comment leur faire comprendre que les difficultés sont au contraire vaincues par la foi, l’espérance et l’amour ? Oui, les difficultés nous sont données justement pour développer ces trois vertus, mais à condition que Dieu soit l’objet de cette foi, de cette espérance et de cet amour. Ces trois vertus peuvent être comparées aux trois côtés d’un prisme de cristal ; et la présence divine est comme le rayon de soleil qui tombe sur ce prisme et se décompose en sept couleurs.



Dans une de ses conférences intitulée : "Les trois grandes forces" ; le Maître Peter Deunov disait : 

"Les humains se découragent très facilement et pour se justifier ils accusent les conditions dans lesquelles ils vivent. Non, la cause profonde de leur découragement n’es pas dans les conditions extérieures, elle vient de ce qu’ils ont trop peu d’espérance, trop peu de foi et trop peu d’amour. Pour marcher fermement sur le chemin de la vie, ils ont besoin de renforcer en eux-mêmes les trois sources de la foi, de l’espérance et de l’amour. Où ces sources se trouvent-elles ? Dans le cerveau. Oui, dans notre cerveau, nous possédons trois centres qui sont les conducteurs de la foi, de l’espérance et de l’amour, car la foi l’espérance et l’amour sont des forces cosmiques".

Toutes nos capacités, toutes nos vertus ont leur siège dans le cerveau. Et parce que la foi, l’espérance et l’amour sont les vertus qui nous relient directement à Dieu, elles ont leur siège dans la partie supérieure de la tête ; au sommet l’amour ; un peu à l’avant, et de part et d’autre, le foi ; un peu à l’arrière, et également de part et d’autre, l’espérance.


Le maître Peter Deunov disait aussi : "Il faut que l’homme porte intérieurement ces trois vêtements : l’espérance qui est le vêtement humain, la foi qui est le vêtement angélique, et l’amour qui est le vêtement divin. J’appelle saint tout homme portant les trois vêtements de l’espérance, de la foi et de l’amour…"

Et encore : "l’espérance résout la question d’un jour, la foi résout la question des siècles et l’amour est la force qui embrasse l’éternité". Pourquoi le Maître dit-il que l’espérance résout la question d’un jour ? Cela rejoint le passage des Evangiles : "Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine". Vous voyez, tout se tient.

La foi, l’espérance et l’amour... parmi nos contemporains, combien ont recours à ces vertus

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jeudi 1 octobre 2015

La foi qui transporte les montagnes



Si l’espérance est liée au corps physique, la foi, elle, est liée au cœur. Le cœur, voilà le temple où Dieu habite. Quand jésus a répondu au diable : "Il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu". Il affirmait sa foi dans le Seigneur qui vit au-dedans de lui, et il refusait de Le mettre à l’épreuve. Car la foi ne consiste pas à se précipiter dans le vide avec la conviction que Dieu enverra des anges pour amortir notre chute. Celui qui s’imagine que Dieu protège les insensés qui s’exposent volontairement aux dangers, est tout simplement habité par des croyances illusoires. 




Or, justement, si les humains accumulent tellement de déception dans leur vie, s’ils rencontrent tellement d’échecs au lieu des succès attendus, c’est qu’ils confondent foi et croyance.

Enfin, la troisième tentation, qui concerne la tête, ne peut être surmontée que par l’amour. Le diable a transporté Jésus sur une haute montagne. En nous, c’est la tête qui représente le sommet de la montagne. Celui qui est parvenu au sommet possède le savoir, l’autorité, la puissance. Mais l’histoire l’a montré : dès qu’un homme arrive au pouvoir, il résiste difficilement à toutes les possibilités qu’il aperçoit étalées devant lui ; l’argent, le plaisir, la gloire, il croit que tout lui est désormais permis. Combien d’hommes très remarquables ont fini par succomber, victimes de leur orgueil. Seul l’amour envers l’Etre de tous les êtres peut nous sauver de ces dangers.

Nous tenons de Lui toutes nos facultés, tous nos dons, et si nous l’aimons sincèrement, profondément, c’est cet amour qui nous préservera de l’orgueil.

L’espérance, la foi et l’amour sont donc les seules forces qui nous permettent de traverser l’existence dans les meilleures conditions physiques, psychiques et spirituelles. Espérer en Dieu nous préserve des angoisses de la vie matérielle. Avoir foi en Lui nous arrache aux illusions. Enfin, l’aimer nous permet d’atteindre le sommet et de nous maintenir sans risque de chute.

Etudiez la vie des êtres qui ont la foi, l’espérance et l’amour, regardez comment ils travaillent, comment ils se renforcent, s’embellissent et deviennent plus vivants, comment ils arrivent à affronter les difficultés, à surmonter les épreuves, et trouvent dans chacune d’elles des occasions de s’enrichir. Ces trois vertus vous apparaissent lointaines, étrangères, parce que vous les considérez de façon trop abstraite, vous ne sentez pas qu’elles constituent les trois piliers de votre vie psychique.

Si la foi, l’espérance et l’amour sont dites vertus "théologales" ; c’est parce que grâce à elles nous pouvons entrer en relation avec Dieu. Seulement, là encore, la tendance des humains est de considérer Dieu comme une abstraction. Quand ils ne l’imaginent pas comme un vieillard avec une grande barbe blanche occupé à noter leurs bonnes et surtout leurs mauvaises actions pour les récompenser et les punir, la plupart ne savent pas trop comment se Le représenter. Or, je n’ai cessé de vous l’expliquer ; la meilleure image de Dieu, c’est le soleil dispensateur de vue, de lumière et de chaleur. Seules la vie, la lumière et la chaleur du soleil peuvent nous donner une idée de ce que sont la puissance, la sagesse et l’amour de Dieu. C’est à nous maintenant d’entrer en relation avec cette puissance, cette sagesse et cet amour divins. Et comment le pouvons-nous ?

Par l’espérance, la foi et l’amour ? C’est par notre espérance, notre fois et notre amour que nous pouvons toucher la quintessence de la Divinité qui est Sagesse, Puissance, Amour.

Voici un exercice : Vous récitez lentement, et en vous concentrant sur chacune des paroles, la prière suivante : "Seigneur, j’aime ta sagesse, j’ai foi en ton amour, j’espère en ta puissance". Par notre amour nous entrons en communication avec la sagesse divine ; par notre foi nous entrons en communication avec l’amour divin ; et par notre espérance nous entrons en communication avec la puissance divine. Ce sont là des notions très simples mais qui nécessitent quelques explications.

"Seigneur, j’aime ta sagesse". La sagesse a des affinités avec le froid, et l’amour avec la chaleur. Notre cœur a beaucoup de chaleur, beaucoup d’élan, d’enthousiasme, mais il sent qu’il est ignorant, qu’il manque de discernement, de mesure, ce qui l’expose à commettre de nombreuses erreurs et à souffrir. Alors, il doit aimer et chercher ce qui lui manque et dont il a besoin; la sagesse.

"Je crois en ton amour…" On n’a pas besoin d‘aimer l’amour, mais on a besoin de croire en lui. L’enfant croit à l’amour de sa mère et c’est pourquoi il se sent en sécurité auprès d’elle. L’amour et la foi sont liés. Si vous croyez en quelqu’un, il vous aimera ; aimez-le et il croira en vous. Et parce que l’amour du Créateur est le fondement de l’univers, c’est en lui, et en lui seul, que nous pouvons avoir une confiance absolue. Notre foi dans les êtres et les choses ne repose sur des bases stables que si nous avons placé d’abord notre foi dans l’amour divin.

"J’espère en ta puissance…" Combien de fois on entend dire que l’espoir fait vivre. A chaque début d’année, tout le monde échange des vœux en espérant que cette nouvelle année sera meilleure que la précédente et apportera des solutions à tous les problèmes. Seulement sur quoi fonde-t-on ses espoirs ? Sur l’agent, sur les armes… sur des êtres faibles, instables. C’est pourquoi ces espoirs sont toujours déçus. En réalité, on ne peut compter que sur la vraie force, la vraie stabilité ; la toute-puissance divine.

Et regardez maintenant comment cette prière établit des liens avec le monde divin. Lorsque vous dites : "Seigneur, j’aime ta sagesse", votre amour et la sagesse divine entrent en relation et Dieu vous accord d’être plus sage à cause de votre amour. Lorsque vous dites : "Seigneur, je vois en ton amour" ; votre foi attire l’amour de Dieu et Dieu vous aime parce que vous croyez en lui. Quand vous dites : "J’espère en ta puissance" , votre espérance fait appel à la puissance de Dieu qui commence à vous protéger à cause de votre espoir.

L’espérance, la foi et l’amour correspondent respectivement à la forme, au contenu et au sens. L’espérance est liée à la forme (le corps physique), la foi au contenu (le cœur) et l’amour au sens (l’intellect). C’est la forme qui prépare et préserve le contenu. Le contenu apporte la force et la force n’a de raison d’être que si elle possède un sens.

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