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mercredi 10 septembre 2014

LE CHEMIN DE LA DESTINEE



Toute votre destinée est inscrite dans la vie que vous menez aujourd’hui, dans la direction que vous donnez aujourd’hui à vos pensées et à vos sentiments, dans les activités où vous dépensez aujourd’hui vos énergies. Car suivant que vous êtes attentifs et vigilants ou non, vous déblayez le terrain pour l’avenir, ou au contraire, vous l’encombrez de toutes sortes d’éléments inutiles ou même nocifs qui empêchent votre bon développement.

 Toute la journée d’hier il fallait se préparer pour celle d’aujourd’hui. Voilà le secret : plusieurs fois dans la journée, s’arrêter et se dire : « Voyons, comment suis-je en train de dépenser mes énergies ? dans quelle direction je les projette ? » et faire preuve enfin d’un peu de sagesse, d’un peu de sens de l’économie. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez aborder le lendemain dans de meilleures conditions.

 La clef, la grande clef, c’est d’être toujours vigilant, éveillé, même quand vous dormez. Oui, éveillé. Pourquoi est-il dit : « Veillez et priez » ? Même les spiritualistes n’ont pas encore compris l’importance de ce précepte. Pourquoi être vigilant ? C’est fatigant ! Tandis que c’est tellement merveilleux de dormir, de se laisser aller à la paresse physique et mentale ! Voilà pourquoi malgré l’univers étalé devant eux, malgré les étoiles et le soleil, malgré tous les livres et tous les grands Maîtres qui sont là pour les instruire, les humains n’avancent pas. Parce qu’ils dorment, tout le temps ils dorment. Vous devez donc penser à vous surveiller et vous dire : « Attention, il faut que je me prépare pour demain en veillant à ne pas me surcharger de toutes sortes de matières encombrantes. Que ce soit pour la nourriture, les pensées, les sentiments, je vais choisir les éléments les plus subtils et les plus lumineux pour construire mon cerveau, mon cœur, mes poumons. C’est ainsi que je serai toujours éveillé, dispos, dynamique… dynamique même pendant mon sommeil ! »

 Oui, parce qu’il y a sommeil et sommeil. Il y a des sommeils qui sont lourds, qui sont comme le néant, et il y en a d’autres où le cerveau est d’une telle limpidité, d’une telle lucidité que c’est pendant ces sommeils-là que l’homme fait le meilleur travail, qu’il reçoit les meilleures instructions.  Cela ne veut pas dire maintenant qu’au lieu de lire ou de méditer, vous devez dormir. Non, car vous ne trouverez pas ce sommeil limpide si vous n’avez pas été préalablement actif, énergique et éveillé. Quand on a commencé par apprendre à être éveillé, alors, même quand le sommeil vient, on est éveillé bien que l’on soit endormi ; de l’autre côté on entend, on comprend et on agit.

 Ne perdez jamais de vue cette question de la vigilance. Oui, être vigilant pour préparer le lendemain. Quelqu’un dira : « Mais cela contredit les paroles de Jésus. Dans les Évangiles, Jésus conseille de ne pas s’inquiéter du lendemain. » Eh bien, vous vous trompez ; il n’y a pas de contradiction. Quand Jésus disait : « Ne vous souciez pas du lendemain », c’est parce qu’il voyait les humains toujours soucieux de l’avenir : ils se demandent s’ils auront de quoi manger ou se loger, s’ils ne vont pas manquer d’argent, etc. Et tellement absorbés par tous ces problèmes, ils négligent les choses les plus importantes : ils abusent de leur santé, bousculent les gens et les choses, transgressent les lois de l’amour et de la justice, et n’ont plus aucune préoccupation spirituelle. C’est ainsi qu’ils laissent chaque jour des questions mal résolues, des fautes qu’il faudrait réparer et qu’ils ne réparent pas, et tout cela s’accumulant, le jour finit par arriver où ils sont submergés, écrasés.

 Voilà pourquoi Jésus disait de ne pas s’inquiéter du lendemain, car si vous veillez chaque jour à ce que dans votre comportement tout soit au point, le lendemain sera complètement dégagé et vous serez libres d’entreprendre ce que vous désirez tout en étant encore vigilants pour ne rien laisser traîner. C’est ainsi que chaque jour nouveau vous trouvera bien disposés, prêts à respirer, à étudier, à vous réjouir, à chanter, et toute la vie prendra une couleur extraordinaire de bonheur et de bénédiction. Voilà comment il faut comprendre.

C’est en veillant à tout régler aujourd’hui que vous pensez indirectement à demain.

 Ne pensez donc pas au lendemain, pensez à aujourd’hui. Si tout est arrangé pour aujourd’hui, ce sera aussi arrangé pour demain, c’est automatique. Et comme tout s’inscrit, une fois que vous avez vécu une journée splendide, une journée de vie éternelle, elle est enregistrée, elle ne meurt pas, elle reste vivante et tâche d’entraîner toutes les autres journées à sa suite pour qu’elles lui ressemblent. Essayez au moins de bien vivre une seule journée, car c’est elle qui influencera les autres : elle va les inviter pour leur parler et les convaincre d’être comme elle, équilibrées, ordonnées, harmonisées. Comme vous n’avez pas encore étudié le côté magique de cette question, vous dites : « Oh, une journée, qu’est-ce que ça peut faire ? J’ai été dans le désordre, mais demain ça ira mieux. » Oui, ça ira mieux à condition que vous fassiez tout de suite des efforts pour rétablir l’ordre. Sinon cela se passe comme pour certains jeux dans les foires : avec une balle on bouscule une boîte ou une quille, et elle entraîne toutes les autres dans sa chute.

 Il y a des années venait à la Fraternité une personne d’une espèce vraiment particulière : elle avait tout pour être heureuse, rien ne lui manquait, et par-dessus tout elle avait la lumière de l’Enseignement. Mais elle était toujours sombre, soucieuse. Un beau jour j’ai voulu connaître la cause de cette tristesse, je lui ai posé quelques questions, et qu’est-ce que j’ai appris ! Qu’elle se sentait toujours inquiète pour l’avenir, car il peut arriver tellement de choses ! des accidents, des maladies, la ruine, la misère… Et c’est ainsi qu’elle s’empoisonnait l’existence en imaginant tout ce que l’avenir pouvait lui réserver de mauvais. Je lui ai dit : « Mais votre attitude ne peut rien arranger, au contraire. C’est vrai qu’on ne sait jamais ce que réserve l’avenir, mais la meilleure façon d’éviter les malheurs que vous redoutez, c’est d’essayer de vivre raisonnablement dans le présent. Au lieu de toujours vous inquiéter de l’avenir et de faire de votre présent un enfer, tâchez de ne penser qu’au présent en faisant qu’il soit le meilleur possible, et c’est ainsi que vous vous construirez un bon avenir. »

 On ne peut pas construire son avenir avec un mauvais présent, car il n’y a pas de séparation entre les deux. Si votre présent est obscur et stupide, ne croyez pas que votre avenir va être illuminé. C’est exactement comme si vous vouliez édifier un palais de marbre sur une base d’argile : tout s’écroulera.

Malheureusement c’est ce que font tous ces bâtisseurs de… pas de cathédrales, mais d’avenir. Ils ne savent pas qu’on n’édifie pas un avenir solide sur un présent vermoulu. Alors, si vous avez mal vécu une journée, essayez au moins d’en neutraliser les effets avant de vous coucher, en ayant les meilleures pensées et en prenant les meilleures décisions pour le lendemain. À ce moment-là ces pensées, comme des abeilles, iront tout nettoyer et réparer pendant la nuit.

 Vous êtes venus dans cet Enseignement pour donner un nouveau point de départ à votre existence. Sinon vous continuerez à vivre dans le désordre et à souffrir en accusant le monde entier, et même le Seigneur, d’être responsables de vos malheurs, de ne pas reconnaître la valeur d’un être tel que vous, si juste, si honnête, si noble, qui mérite que le Ciel et la terre soient à ses pieds pour satisfaire tous ses caprices… Il est temps de se débarrasser de toutes ces exigences sans fondement et de commencer à travailler pour vivre une vie nouvelle. Ce n’est pas si facile, je sais, car le vieux passé est là, tenace. De même que l’avenir est lié au présent, le présent est lié au passé, avec cette différence que nous avons tous les pouvoirs de changer l’avenir, alors que nous ne pouvons rien changer au présent, car il est une conséquence du passé.

 « Veillez et priez »… Veiller signifie, bien sûr, ne pas dormir, mais ne pas dormir dans le plan spirituel. Il faut être toujours éveillé et vigilant dans ses pensées pour se rendre compte qu’il existe des courants, des éléments impurs, nocifs, et les éviter. Celui qui n’est pas vigilant, qui ne veille pas, est exposé à tous les dangers. Il n’y a rien de pire que de vivre les yeux fermés. Il faut garder les yeux ouverts pour pouvoir se rendre compte sans cesse de ce qui se passe en soi, quels sont les courants, les états de conscience, les sentiments, les pensées dont on est traversé. Seul celui qui garde les yeux ouverts possède l’intelligence de la vie intérieure, il ne se laisse plus ligoter par n’importe quelle force, n’importe quelle entité. Un homme endormi, c’est tellement clair que n’importe qui peut venir l’attaquer par surprise ! Il faut donc veiller.

 Et maintenant « prier », que signifie prier ? Après avoir veillé, c’est-à-dire jeté un regard en vous-même pour voir ce qui se passe, vous devez intervenir, vous mêler directement des affaires pour supprimer tel élément, ajouter tel autre, vous rendre maître de la situation pour empêcher les ennemis de vous envahir et de vous saccager. C’est cela, prier. Prier, c’est apporter un remède, une amélioration, et pour y parvenir, la meilleure méthode, c’est de se lier au Ciel. Le cerveau humain est comme un appareil de radio ou de télévision : il capte certaines stations, certaines longueurs d’onde. Sur votre transistor, en tournant un bouton vous pouvez choisir votre émission : de la musique, des informations… Eh bien, intérieurement aussi : si par erreur vous appuyez sur certains boutons, vous entendez une musique infernale, du vacarme, des disputes. Alors, changez de longueur d’onde ! Par la pensée, par l’imagination, appuyez sur un bouton, c’est très facile, et vous entendrez les émissions du Ciel.

 Prier, ce n’est rien d’autre que de toucher le bouton des longueurs d’onde les plus courtes et les plus rapides qui vous mettent en liaison avec le Seigneur, et c’est ainsi que vous changez les mouvements et les vibrations à l’intérieur de vous même. Prier, c’est déclencher en vous un mouvement positif, lumineux, divin.

 Parmi tout ce que les Initiés ont enseigné aux hommes, il n’y a rien au-dessus de la prière, car n’importe qui peut prier, même l’homme le plus simple, le plus ignorant peut prier. Regardez un enfant : avec toute l’innocence de son cœur, il crie « Maman !… » et ce cri est une prière que la mère exauce. Vous aussi, demandez comme les enfants, avec la même candeur, la même innocence, la même pureté, et vous serez exaucé. Dès que vous vous mettez à prier, une armée d’êtres invisibles s’approche, déjà on entend le frémissement des ailes angéliques, et les entités ténébreuses qui voulaient vous nuire se dépêchent de disparaître, car elles savent qu’elles seront tourmentées, brûlées, foudroyées. Elles n’ont peur que d’une seule chose : la lumière. Voilà pourquoi, à chaque heure difficile, dangereuse, la première réaction à avoir, c’est de vous lier au Créateur et d’augmenter en vous la lumière : à ce moment-là, tous les êtres inférieurs qui vous menacent sont neutralisés ou chassés.

 Certains diront qu’ils prient, mais qu’ils n’ont pas de résultats. Voici un moyen très simple et très efficace. Au moment où vous voulez prier, créez une image, celle d’une multitude d’esprits dispersés dans le monde entier et qui, là où ils se trouvent, sont en train de se concentrer sur le Créateur.

Par la pensée, joignez-vous à ces êtres pour prier avec eux. Puisque vous sollicitez le Ciel à l’unisson de tous ces êtres lumineux, votre voix n’est plus isolée dans le désert de la vie. Une telle prière est toujours entendue à cause de la collectivité, et vous en bénéficiez également. C’est parce que vous agissez seul que votre prière n’atteint pas son but. Le secret, c’est de se lier à tous ceux qui prient, car il y a à tout moment quelque part dans le monde des êtres en prière.