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mercredi 7 mai 2014

Pardonner à ses ennemis


Depuis deux mille ans, la chrétienté cite les paroles que Jésus a prononcées sur la croix : "Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font", et tous ceux qui les commentent répètent qu’il faut pardonner comme Jésus a pardonné. Quant à ceux qui écoutent ces conseils, ils essaient de pardonner à ceux qui leur ont fait du mal, mais en vain, ils n’y arrivent pas. Pourquoi ? Parce que Jésus connaissait une vérité et tant qu’on ne connaît pas cette vérité, même si on veut prendre Jésus pour modèle, c’est impossible. Il ne suffit pas de vouloir prendre Jésus pour modèle : tant qu’on n’est pas capable d’établir un contact avec lui pour arriver à la connaissance et à la compréhension de ce qu’il connaissait lui-même, il reste lointain, inaccessible. Et combien pensent aussi : "Puisque Jésus était le fils de Dieu, puisqu’il était le Christ, il avait le pouvoir de tout pardonner, ça lui était facile, alors que nous, pauvres humains, nous ne pouvons pas" Eh non, ils se trompent. Jésus a dû faire tout un travail pour s’élever jusque-là, et nous, nous pouvons aussi commencer à faire ce travail.

Arrêtons-nous maintenant sur la phrase de Jésus : "Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu’ils font". Pourquoi n’a-t-on pas mieux analysé cette phrase ?... "Père, pardonne-leur, car…" C’est Jésus qui demande, qui explique au Seigneur qu’il faut pardonner et pourquoi : ils ne savent pas ce qu’ils font. Comment comprendre cela ? Est-il possible d’apprendre à Dieu quelque chose qu’il ignore ? Pourquoi faut-il lui dire : "Car ils ne savent ce qu’ils font" ? N’est-il pas au courant ? Est-ce qu’il ne sait pas que les hommes sont inconscients, ignorants, bornés ? Fallait-il vraiment que Jésus éclaire le Père céleste ?... Et pourquoi, au lieu de dire : "Je leur pardonne", Jésus dit-il : "Père pardonne-leur" ? Pourquoi est-ce Dieu qui devait pardonner ? Dieu n’avait rien à faire là-dedans, ce n’était pas lui qui était en train de souffrir sur la croix.

En réalité, tout le secret du pardon est dans cette formule. En disant : "Père, pardonne-leur…", Jésus s’est élevé jusqu’à Dieu, il s’est lié à lui et, par ce lien, il s’est placé très au-dessus de ses bourreaux. C’est pourquoi il ne pouvait que les plaindre : leur conduite prouvait qu’ils n’avaient pas de lumière, donc qu’ils étaient pauvres et misérables. Oui, car être privé de lumière, c’est vraiment manquer de tout. A cette hauteur où Jésus s’était placé, ses ennemis lui paraissaient si pitoyables qu’il ne pouvait même pas les haïr pour les souffrances qu’ils lui faisaient endurer. Cette formule est une méthode que Jésus a utilisée pour agir intérieurement sur lui-même. 

Vous direz : "Mais non, Jésus savait que Dieu est terrible et implacable, qu’il punirait ses ennemis, c’est pourquoi il l’a supplié de ne pas les massacrer". Pas du tout, Jésus enseignait que Dieu est amour : pourquoi allait-il tout d’un coup penser qu’il devait protéger les humains de sa colère ? S’il avait pensé cela, c’est qu’il se mettait au-dessus du Seigneur, qu’il se croyait plus grand plus généreux, plus miséricordieux que lui, et ce n’est pas possible.

"Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font" est une formule que Jésus a utilisée pour pouvoir vaincre et transformer la dernière goutte de rancune qui pouvait rester en lui. Car Jésus n’était pas toujours tellement indulgent et doux. Vous avez lu comment il s’adressait aux pharisiens et aux sadducéens : il les traitait d’aveugles, d’hypocrites, d’insensés, de sépulcres blanchis, de serpents, d’engeances de vipères, de fils du Diable… Il y avait donc quelque chose en lui qui pouvait ne pas pardonner. Mais il voulait pardonner. Puisqu’il avait dit : "Aimez vos ennemis", il ne voulait pas garder à leur égard un atome d’hostilité, et c’est cette prière : "Père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font" qui lui a donné le pouvoir de s’élever au-dessus de toute rancune.

Jésus a employé là une formule purement psychologique, une formule magique. Par cette formule, il s’est placé très haut, très haut et il a placé ses ennemis très bas, afin de susciter dans son cœur une immense pitié pour eux. Quand on voit combien les humains peuvent être pauvres et misérables, on n’a aucune envie d’aller encore les écraser. Et c’est cela la noblesse : quand on est grand on ne s’attaque pas à un petit ; quand on est fort, on e se jette pas sur un faible, mais on se dit : "Il faut lui pardonner, le pauvre, il est tellement privé de toutes ces qualités qui font la richesse de la vie intérieure ! Et il ne sait pas non plus dans quelles conditions ils e place pour l’avenir, car les lois de la Justice divine sont implacables : combien il souffrira pour réparer le mal qu’il a fait ! Tandis que moi, même si pour le moment je suis une victime, je suis quand même privilégié de travailler pour le bien, pour le Royaume de Dieu, pour la Lumière". Vous opposez ainsi toute la splendeur dans laquelle vous vivez en ayant choisi le chemin du bien,  la misère de ceux qui sont injustes et méchants. Ainsi, un sentiment de pitié s’empare de vous et vous obtenez ce que vous n’auriez pu obtenir par aucun autre moyen.

Si j’interprète comme je le fais ces paroles que Jésus a prononcées sur la croix, c’est pour vous expliquer que, lorsque vous êtes victime d’injustices, il existe une méthode très efficace pour échapper aux tournants intérieurs : en reconnaissant toutes les splendeurs que Dieu vous adonnées et dont votre ennemi est privé à cause de son ignorance ou de sa méchanceté, vous êtes obligés de conclure qu’une réalité, vous êtres privilégiés. Pour le moment, votre ennemi triomphe, c’est entendu, il a réussi à vous faire du mal, mais c’est quand même lui qui est à plaindre, parce qu’on est toujours à plaindre quand on fait le mal, et qu’un jour la Justice divine le punira d’une façon ou d’ure autre. Vous voyez, c’est tout à fait différent du mépris.

C’est bien de lire les Evangiles, mais il faut aussi les approfondir, les méditer longtemps pour comprendre ce que Jésus avant dans sa tête et dans son cœur au moment où il prononçait certaines phrases. Quand il a dit : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font", il s’est lié à son Père céleste pour pouvoir pardonner à ses ennemis. Jésus, qui était de la plus grande intégrité et honnêteté, ne pouvait que s’attirer l’inimitié des pharisiens et des sadducéens, car il les critiquait et les fustigeait sans cesse. Evidemment, on pourrait dire qu’il n’était pas très diplomate ni psychologue, qu’il devait savoir d’avance qu’en s’attaquant à des gens aussi intelligents, instruits et puissants, il courait de grands dangers. Toujours il les démasquait ; et même en public, devant la foule, il leur reprochait de rechercher les meilleures places dans les festins et dans les synagogues, de dérober le bien des veuves, etc.. et il leur disait : "Malheur à vous qui fermez aux hommes le Royaume des Cieux. Non seulement vous n’entrez pas vous-mêmes, mais vous empêchez les autres d’entrer".

Si jésus avait été plus prudent avec les pharisiens, les sadducéens et les scribes, ils ne lui auraient sans doute pas fait autant de mal. Mais il les provoquait. Là, vraiment, il faut le reconnaître ; il les provoquait sans arrêt. Alors, comment les autres pouvaient-ils accepter une situation pareille ? Bien sûr, ils méritaient tous ces reproches, mais Jésus aurait pu les ménager davantage. "Alors, direz-vous, pourquoi a-t-il fait cela" ? Pour que les Ecritures se réalisent, pour que sa mission se réalise : c’était écrit. S’il n’avait pas agi ainsi, jamais il n’aurait été crucifié et l’histoire aurait pris un autre tournant ; rien de ce qui s’est produit ensuite n’aurait en lieu…

Voilà donc le travail qu’au moment de mourir Jésus a dû faire sur lui-même pour tout surmonter, et il a dit : "Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu’ils font", afin de pouvoir, lui, pardonner à ses ennemis. Il est impossible de trouver sur la terre quelqu’un qui n’éprouve aucune hostilité ou antipathie pour personne. Mais les êtres les plus élevés ne peuvent pas échapper à quelques pensées ou à quelques sentiments négatifs. Seulement, ces êtres-là possèdent une science et connaissent des méthodes qui leur permettent de transformer leurs états intérieurs. C’est ainsi qu’ils arrivent à vaincre leurs faiblesse, et là est leur mérite. Ne voyez pas qu’ils naissent absolument pleins d’amour, d’intelligence, de sagesse et doués de toutes les vertus ; non, ils doivent les acquérir. Bien sûr, chacun vient sur la terre avec certaines qualités qu’il a déjà acquises dans d’autres incarnations, et Jésus est venu avec des richesses et des vertus immenses, mais sans doute y avait-il encore en lui quelques petites faiblesses à vaincre.

Omraam sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

mardi 6 mai 2014

Le Pourquoi de la BALANCE de la JUSTICE

       

Un des symboles de la Justice est la balance. Etudiez donc comment les gens se servent de la balance, et vous comprendrez beaucoup de choses.

Vous allez au marché et vous vous arrêtez devant un étal pour demander un kilo de cerises ; le vendeur les pèse : il y a deux ou trois cerises en trop, et il les enlève… parce qu’il est juste, et vous n’avez rien à lui reprocher. Vous recommencez avec un deuxième vendeur. Mais lui, il a faussé sa balance et, pour un kilo, il vous donne quelques cerises en moins ; vous vous en apercevez parce que vous les pesez à nouveau en rentrant chez vous, et vous êtes très mécontent de cette injustice. Enfin, vous allez vers un troisième vendeur et, comme c’est un homme généreux, il pèse le kilo de cerises, puis il vous en rajoute encore une poignée. Alors, lui, est-il juste ou injuste ?

Il est injuste, mais cette injustice vous plaît beaucoup !
Comment se fait-il cette fois que vous appréciez tellement les gens injustes ? Il existe donc une justice et deux injustices. L’injustice peut être bénéfique ou néfaste, tandis que la justice n’est ni l’un ni l’autre.. elle est juste !

Et voilà que moi, je prêche l’injustice. Oui, je prêche cette injustice qui s’appelle amour. Car l’amour est la plus grande injustice : donner, aider, réconforter quelqu’un, alors qu’il n’y a aucune raison de le faire ou même qu’il ne le mérite pas, c’est injuste, mais cette injustice est tout à fait recommandable. C’est pourquoi je prêche l’injustice, car elle seule pourra sauver le monde. Tant qu’on agira d’après la justice, aucun problème essentiel ne sera résolu. Il ne faut plus être juste :… Je veux dire : il faut cesser d’avoir tellement recours à des lois pour faire valoir ses griefs ou son bon droit.

Les scribes et les pharisiens étaient d’ardents défenseurs de la Loi de Moïse, et c’est au nom de cette loi qu’ils ne cessaient d’attaquer Jésus. Ils lui reprochaient de ne pas imposer à ses disciples l’observance de rites concernant le jeûne et les aliments dits "impurs", mais c’est aussi d’un très mauvais œil qu’ils le voyaient fréquenter le petit peuple, accueillir auprès de lui des pécheurs, des prostituées, guérir des malades le jour du sabbat, etc…

Mais Jésus était venu enseigner qu’aucune loi ne peut nous interdire de manifester la bonté, l’amour, l’indulgence, la compassion, le pardon. Un des passages les plus connus de l’Evangile de saint Jean est celui où Jésus arrache la femme adultère à la justice des scribes et des pharisiens qui allaient la lapider. "Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre".

Qu’écrivait jésus ? On ne l’a encore jamais révélé. Il traçait sur le sol des figures et des signes sacrés de la tradition juive ; par ces signes dont ils connaissaient le sens, Jésus rappelait aux scribes et aux pharisiens que s’ils n’étaient pas irréprochables, le châtiment qu’ls infligeraient à cette femme retomberait aussi sur eux. Et comme ils avaient tous plus ou moins trempé dans des affaires louches, ils ont eu peur : l’un après l’autre, ils sont partis en laissant Jésus avec la femme. "Alors rapporte l’Evangile, s’étant relevé et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : je ne te condamne pas non plus. Va maintenant, et ne pèche plus".

Il y aurait, bien sûr, beaucoup de remarques à faire sur ce passage. D’abord que, dans un cas d’adultère, ce n’était pas l’homme mais la femme seule qui devait être condamnée, pourquoi ?... Ensuite, que l’adultère était considéré comme une faute capitale puisqu’il méritait la mort. Et là encore, pourquoi ?.... Mais laissons cela pour nous arrêter seulement sur l’attitude de Jésus. Il ne répond pas directement aux scribes et aux pharisiens, il se contente de leur dire : "Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle".

Donc, pour Jésus, l’adultère n’était pas un plus grand péché que les autres ; tous les péchés sont des impuretés et les scribes et les pharisiens, qui étaient aussi des pécheurs, n’avaient aucun droit d’accabler cette femme. "Mais pourquoi, direz-vous, Jésus qui était pur, ne l’a-t-il pas condamnée" ? Parce que la pureté ne s’occupe pas de condamner l’impureté. Ceux qui sont purs ne s’occupent pas de l’impureté des autres, ils sont au-dessus de cela. Par leur rayonnement, par leur lumière, ils tâchent seulement de purifier et d’éclairer les autres, alors que ceux qui sont impurs ne font que les salir. Si on savait seulement ce qui pousse certains êtres à s’ériger en moraliste et en justiciers ! Ils poursuivent chez les autres ce qu’ils ne veulent pas voir en eux. Pourquoi s’occuper toujours de ce que font les autres ? Il faut laisser les humains à la justice de Dieu. S’ils se conduisent mal, le Ciel les privera de ses bénédictions ; ce n’est pas à nous de les poursuivre pour les juger. Maintenant, ne me comprenez pas mal….

Je ne veux pas dire que l’on doit supprimer les juges, les tribunaux et les prisons, et laisser les malfaiteurs tranquilles en attendant que la Justice divine s’occupe d’eux un jour. Non, que les juges et les tribunaux fasse leur travail… et qu’ils s’efforcent de le faire le mieux possible, car c’est un travail très difficile. Je n’ai aucun désir de révolutionner la société. Mais ma tâche est celle d’un instructeur et donc de souligner quelques vérités de la vie spirituelle pour que chacun s’exerce à les appliquer dans son existence. Car c’est chaque jour que nous rencontrons cette question de la justice, puisque chaque jour nous avons affaire à des êtres humains, et rien n’est plus difficile que d’avoir avec eux des relations correctes.

Donc, quoi qu’il arrive, vous devez trouver l’attitude intérieure qui vous permettra d’agir correctement avec les autres. Our cela, évitez d’abord de passer votre temps à régler mentalement vos comptes avec les gens. Souvent je dis à certains : "Regardez votre manque de sagesse. Sans arrêt vous pensez à telle personne pour la critiquer, dénoncer partout ses défauts. Vous ne voyez pas combien il est dangereux de vous occuper d’elle sans arrêt, de la porter constamment dans votre tête comme une icône ? Puisque vous la trouvez tellement épouvantable, pourquoi rester éternellement avec elle ? Vous la traînez partout, vous la présentez partout pour que le monde entier ait mauvais opinion d’elle, sans savoir que par ce lien que vous entretenez sans cesse avec elle vous faites aussi un très mauvais travail sur vous-même. Pendant que vous vous empoisonnez en ruminant des désirs de vengeance, vos ennemis, eux, sont tranquilles : ils mangent, ils boivent, ils dorment, ils se promènent, et c’est vous qui achevez sur vous-même l’entreprise de destruction qu’ils ont commencés. Dites-moi un peu si c’est intelligent" !

On veut se débarrasser d’un ennemi, mais en réalité on fait tout pour se lier à lui. Car lorsqu’on déteste quelqu’un, c’est exactement comme si on l’aimait. La haine nous attache aux êtres aussi puissamment que l’amour. Si on veut être libéré de quelqu’un, il ne faut pas le détester. Si on le déteste, on se lie à lui par des chaînes que personne ne pourra délier. Vous pouvez comprendre cela ? Vous vous imaginez que la haine coupe les liens. Au contraire, la haine est une force qui vous lie à la personne que vous haïssez. Comme l’amour. Mais le lien, évidemment, est différent : l’amour vous apportera certaines choses et la haine vous en apportera d’autres, mais tout aussi sûrement et tout aussi puissamment que l’amour.

On ne peut pas vaincre les méchants par la méchanceté, les calomniateurs par la calomnie, les jaloux par la jalousie ou les coléreux par la colère, car c’et s’identifier à eux, se niveler avec eux, se ranger dans la même catégorie, et en définitive c’est eux qui seront les vainqueurs. Alors cesser de promener partout l’image de vos ennemis. Choisissez au contraire une image d’une grande beauté et concentrez-vous sur elle. A votre insu cette image fera un travail magique et c’est elle qui vaincra l’image nocive.

Devant les menaces, les hostilités, la seule solution est en haut. C’est pourquoi, dès que vous vous sentez en danger, montez dans les régions célestes, là où brille la lumière, et vos ennemis ne pourront plus vous atteindre, car vos vibrations seront différentes des leurs. Vous êtes à l’abri parce que vous êtes barricadé avec la lumière, l’amour, la puissance céleste. Ce n’est pas si facile d’atteindre ou de vaincre quelqu’un qui est véritablement lié au Ciel. Donc, quoi qu’on dise contre vous et quoi qu’on fasse, il faut vous mettre à un autre diapason, monter dans une autre région où vous serez défendu, en sûreté. Chaque jour, dans votre travail spirituel, imprégnez-vous de plus en plus de la puissance de la lumière, envoyez des rayons lumineux à toutes les créatures et même à celles qui vous veulent du mal. Voilà la seule méthode pour se mettra à l’abri.

On raconte que trois yogis étaient allés méditer dans la forêt : ils voulaient devenir parfaits. Un homme passe et, trouvant le premier sur son chemin, lui donne un coup. Le yogi se lève et lui en rend deux. Comme vous voyez, la perfection était encore loin, et l’histoire ne dit pas s’il reprit sa méditation… Continuant sa route, l’homme rencontre le deuxième yogi et lui donne aussi un coup. Celui-là se dresse pour le rendre, mais il se reprend et se rassied. Lui au moins avait déjà appris la maîtrise. Quant au troisième yogi, lorsqu’il reçut le coup, il ne s’en aperçut même pas et continua à méditer tranquillement.

La leçon est facile à tirer : le premier yogi appartenait encore  à la catégorie d’humains la plus répandue : ils ripostent en invoquant la justice, mais à leur insu ils se laissent entraîner à l’injustice. Le deuxième est de ceux qui ont appris à se maîtriser parce qu’ils ont réfléchi aux conséquences de leurs actes ; ils se disent : "Ce n’est pas la peine, je vais encore embrouiller des choses". Quant au troisième, il est déjà tellement évolué qu’il ne se net même pas l’injure. Oui, mais jusque-là, quel chemin à parcourir !

D’autres leçons d’Omraam à parcourir sur : http://devantsoi.forumgratuit.org/


lundi 5 mai 2014

Mission accomplie pour les Martyrs



Dans l’avenir, il n’y aura plus de martyrs. Les martyrs ont donné ce qu’ils devaient donner, ils ont accompli leur mission. En acceptant leur supplice, ils ont montré l’exemple du courage, de l’abnégation, et par ce sacrifice ils ont payé leurs dettes, leurs transgressions du passé. Mais une fois libérés, est-ce qu’ils doivent toujours être des martyrs ?

Non, le martyre n’est pas un but en soi. Le temps vient d’envisager d’autres solutions. Si vous trouvez que ce que je vous dis vous dépasse, eh bien, restez là où vous êtes, ce sera pour d’autres, plus courageux, plus héroïques. Si vous vous laissez massacrer sous prétexte de vous soumettre à la volonté de Dieu, ce sont les ténèbres qui se réjouissent. Elles disent : "Oh, ces chrétiens, qu’ils sont appétissants et tendres à déguster ! Avec eux il y a vraiment de quoi se régaler" ! Mais quand les ténèbres s’approchent, un vrai chrétien se défend : il projette la lumière. Voilà un vrai chrétien !

La chrétienté continuera à patauger éternellement tant qu’elle n’aura pas compris comment travailler avec les moyens divins. Et d’ailleurs, puisqu’elle n’a pas encore compris la place du soleil dans la vie spirituelle, cela prouve qu’elle n’a pas encore trouvé des moyens suffisants pour vaincre la mal. Je vous en donnerai un exemple. Non seulement Jésus demande de tendre l’autre joue, mais il a dit aussi "Aimez vos ennemis". Il n’est même pas toujours sûr qu’on aime ses amis, alors comment va-t-on aimer ses ennemis ? D’où Jésus a-t-il pu tirer cette loi morale ?... du soleil qui envoie sa lumière et sa chaleur à toutes les créatures sans exception. Même les méchants, même les criminels, il les éclaire, les chauffe, les vivifie. Si vous cherchez chez les humains un modèle de cet amour illimité, vous n’en trouverez peut-être pas, même parmi  les êtres les plus évolués. Pour faire des discours, ça oui, le monde est plein de gens capables de faire de beaux sermons, mais combien arrivent à réaliser ce qu’ils disent ? Le soleil, lui ne dit rien, il agit. Il ne dit pas : "Je vous aime, J’aime mes ennemis…" Il ne dit rien, mais il continue à aimer le monde entier.

Seulement, comprenez-moi bien ; si je ne cesse de prendre le soleil pour exemple, c’est parce que nous avons en nous un principe divin qui peut se comparer au soleil. Donc, en pensant au soleil, en nous concentrant sur lui, nous arrivons à éveiller en nous cette puissance de lumière et de chaleur qui nous permettra de remporter toutes les victoires.

Le Seigneur demande de ses serviteurs la force, l’intelligence, la lumière. Alors, si vous voulez vaincre les difficultés, les obstacles, les ennemis, exercez-vous, ne vous cachez plus derrière la faiblesse. La faiblesse ne sauvera jamais personne, ni la bêtise, ni la paresse. Vous devez méditer, chercher, vous exercer, jusqu’au jour où vous parviendrez à développer en vous un principe de la même quintessence que la lumière et la chaleur du soleil, et à ce moment-là, qui pourra venir s’attaquer à ce soleil sans se brûler ? Devant la puissance spirituelle, on est toujours obligé de capituler. Pour le moment, vous êtes étonnés, bien sûr, mais plus tard vous serez obligés d’accepter cette nouvelle conception, et vous apprendrez à devenir plus forts, toujours plus forts, mais sans jamais nuire aux autres. cette force, vous ne l’obtiendrez qu’en sachant conjuguer l’amour et l’intelligence : la chaleur et la lumière du soleil.

C’est dans ce sens que les vrais chrétiens sont des chevaliers, des combattants ; c’est "l’armée du Christ". Ils doivent être bien armés, oui, mais uniquement avec les armes de l’amour et de la lumière. Quand Jésus a dit : "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée", c’est qu’il reconnaissait la nécessité d’utiliser la force. Oui, mais quelle force ? Pas la violence. C’est cela qu’il faut comprendre. Il a déclaré la guerre aux ténèbres, à tout ce qui est obscure et mauvais, par la force formidable que sont la lumière et l’amour réunis. Et que fait justement le soleil ? Sans vous demander votre opinion, il projette son amour (sa chaleur) et sa lumière, et vous êtes obligés d’enlever vos vêtements, de mettre un chapeau et des lunettes noires ; par sa lumière, par sa chaleur, il oblige aussi les semences à pousser sur toute la terre. Vous voyez, le soleil est l’être le plus fort et combatif quand il s’agit de chasser les ténèbres et le froid et de faire naître la vie nouvelle. Pourquoi ne pas l’imiter ?

Si vous m’avez compris, vous commencerez à considérer vos ennemis comme des amis cachés, car c’est eux qui vont vous obliger à vous exercer. Ils sont là comme une tentation présentée par le monde invisible ; car, soit par des paroles, soit par des actes on a envie de leur répondre pour leur montrer qu’on est capable de les écraser. Ils se présentent donc comme une tentation, mais ils peuvent devenir une bénédiction. Si vous apprenez à ne pas vous servir des mêmes moyens qu’eux, mais à travailler avec les forces supérieures de l’amour et de la lumière, vous serez toujours victorieux.

Il n’y aura plus de martyrs. Les martyrs ont donné ce qu’ils devaient donner, ils ont accompli leur mission.          


Omraam.

Si quelqu’un te frappe sur une joue !



Avoir des amis est considéré comme un des plus grands bonheurs de l’existence, et c’est vrai, rien n’est plus précieux que de vrais amis. Seulement, voilà, le plus souvent ce n’est pas de vrais amis que l’on cherche, mais des alliés, afin d’être approuvé et soutenu quoi qu’on fasse. Connaissez-vous beaucoup de gens qui acceptent que leurs amis soient tout à fait sincères envers eux et ne les approuvent pas dans tous leurs actes et leurs paroles ? A la moindre critique, ils se sentent trahis et se fâchent. Si l’on veut gagner les faveurs de quelqu’un, il faut l’approuver, le complimenter, le flatter. C’est pourquoi, les uns refusant d’entendre la vérité, et les autres ayant compris qu’ils n’ont aucun intérêt à la dire, on voit un tas de gens qui passent leur temps à tromper et à se tromper.

Celui qui veut véritablement évoluer ne trompe pas les autres pour les amadouer ; et surtout, il accepte les observations et les critiques. Et même s’il est vraiment sage, il comprendra qu’il est utile d’avoir des ennemis. Pourquoi ? Pour pouvoir progresser. Vous direz : "Mais des ennemis, on en a, parfois on en a même beaucoup" Oui, on en a, mais on n’en tire aucun profit, car on n’a pas encore compris que ce sont eux les véritables amis. Pourquoi ? Parce qu’ils sont impitoyables, ils ne vous épargneront rien, ils souligneront tout ce qui ne va pas. Vous direz : "Mais souvent ils exagèrent". Oui, c’est vrai, mais ça ne fait rien, ils vous servent de microscope, et c’est très utile parfois, les microscopes ; les scientifiques s’en servent tous les jours. Cela permet de voir des détails qui, sans cela, passeraient inaperçus. Donc, si vous voulez vraiment votre avancement, vous devez accepter l’idée que, pour cela, vos ennemis sont souvent plus tuiles que vos amis. C’est eux qui vous obligent à travailler, à vous corriger, à trouver des solutions aux problèmes qu’ils vous posent et ainsi, grâce eux, vous devenez plus fort, plus intelligent.

Il faut bien comprendre le rôle des ennemis. Si on ne le comprend pas, on les déteste, on souffre, on tâche de se venger, de se débarrasser d’eux et alors, que de temps et d’énergies perdus. Et pourtant, même parmi les gens les plus intelligents, on constate que très peu savent accepter leurs ennemis pour devenir plus forts, la plupart pataugent dans la faiblesse ; ils ne se rendent pas compte qu’avec le soutien de leurs amis, ils deviennent de plus en plus fragile set vulnérables. Eh bien, moi je vous dirai que si j’ai appris quelque chose d’important dans ma vie, c’est à apprécier les ennemis. Oui, je trouve qu’ils m’ont rendu des services formidables. Ah, les ennemis, c’est quelque chose ! Malheureusement, on ne les estime jamais à leur juste valeur.

On élève des statues à ceux que l’on considère comme des bienfaiteurs ; parce qu’ils ont sauvé la patrie,  fait des découvertes dans les domaines scientifique, médical, qu’ils ont été de grands poètes, de grands philosophes, etc… on les place sur un piédestal. Et on a raison, bien ^sur. Pourtant, je trouve que c’est à nos ennemis que nous devrions dresser les plus belles statues, car ce sont eux nos véritables bienfaiteurs ; ils nous obligent à progresser. Vous trouvez que ce n’est pas sérieux ? Eh bien, trouvez ce que vous voulez, mais tout de même, tâchez de réfléchir un peu à ce que je vous dis : ne pas fuir ses ennemis, ne pas les détester non plus, mais se demander comment on peut les utiliser pour devenir plus vigilant, plus intelligent, plus patient et plus fort.

Pourquoi Jésus a-t-il dit : "Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre " ? Depuis des siècles, beaucoup ont interprété ces paroles comme un encouragement à la résignation, à la passivité, donc à la faiblesse, et ils en ont conclu que le christianisme était une religion pour les femmes et les esclaves ; d’autres y ont trouvé une exhortation au martyre. Eh bien, dans les deux cas, ce sont des interprétations erronées.

Les paroles de Jésus ne signifient pas qu’on doive toujours rester passif sous les insultes et les mauvais traitements, toujours accepter, se soumettre, supporter jusqu’à finir par disparaître.. Etre passif, soumis, se laisser massacrer, bien sûr, quand on n’a pas la lumière, c’est tout ce qui reste à faire. Mais il n’est nulle part écrit que les sages, les Initiés, les fils de Dieu doivent dépendre du bon vouloir des imbéciles, des malhonnêtes et des méchants. Cette morale des gens ignorants et faibles n’est pas la vraie morale du Christ. La morale du Christ est celle de la force, mais la force de l’esprit. C’est pourquoi Jésus disait aussi : "Vous êtes le sel de la terre t si le sel perd sa saveur, il n’est bon qu’à être foulé aux pieds". Cela signifie que si vous perdez "le sel", la force de l’esprit, vous serez piétiné par les événements et les humains jusqu’à ce que vous la retrouviez à nouveau. Il n’a pas été décrété qu’on doive toujours être piétiné, mais quand on perd sa puissance spirituelle, fatalement on est à la merci de n’importe qui et de n’importe quoi.

Quand Moïse a enseigné la loi de justice : "Œil pour œil, dent pour dent", c’était déjà un progrès, car même imparfaite, la justice représente toujours un progrès sur l’injustice, et combien encore ne sont pas capables d’en respecter les règles les plus élémentaires. Puis Jésus est venu pour insister sur des qualités et des vertus qu’on avait jusque-là négligées : l’indulgence, la clémence, la miséricorde… et c’est sur ces vertus qu’il faut maintenant se concentrer. La nouvelle morale qu’apportait Jésus devait encourager les humains à développer les qualités du cœur. Mais développer les qualités de cœur ne signifie pas nécessairement négliger celles de l’intelligence. Et être intelligent ne signifie pas rejeter l’amour. Au contraire, il faut que l’amour et l’intelligence s’associent pour trouver les meilleures solutions, en abandonnant, en laissant un peu de côté les idées traditionnelles de justice.

Vous direz : "Oui, mais il faut quand même faire appliquer la justice – Bon, admettons, quelqu’un vous a fait du mal, mais est-ce que vous pouvez savoir exactement d’après la Justice qu’elle punition il mérite ? – Bien sûr, il m’a donné une gifle et je vais la lui rendre. – D’accord, mais est-ce que vous saurez lui rendre exactement la même ? Non". Et pour toutes les autres formes de préjudices, offenses et agressions, vous ne saurez pas rendre exactement le mal que vous avez reçu, et aucun tribunal non plus. Alors, ne vous mêlez pas de rendre le mal, laissez cette affaire au Ciel qui sait donner à chacun ce qu’il mérite ; sinon, dans votre ignorance, vous allez commettre des erreurs que vous devrez réparer un jour. Cela signifie que vous rencontrerez à nouveau cotre ennemi sur votre chemin et que vous aurez bien encore des problèmes avec lui.

Rien n’est plus difficile que de rendre la justice. Dans "Le Marchande de Venise", Shakespeare développe cette idée d’une façon très originale. L’usurier Shylock a prêté au marchand Antonio la somme de trois mille ducats en précisant sur le contrat que si, à la date fixée, i ne peut lui rendre cette somme, lui, Shylock, sera autorisé à prélever sur le corps d’Antonio une livre de chair. Le jour venu, Antonio, dont les vaisseaux ont fait naufrage avec tous ses biens, ne peut rendre la somme à Shylock qui le traîne devant le tribunal en réclamant la livre de chair qui lui est due. Aucune prière ne peut apitoyer Shylock et le tribunal va être obligé de faire exécuter la sentence. Mais voilà qu’un juge (qui est en réalité une jeune femme déguisée) intervient : il réclame une balance, demande à Antonio de découvrir sa poitrine, et à Shylock de retirer la livre de chair ; mais, précise-t-il, sans verser une goutte sang puisque le contrat ne mentionne que la chair : s’il fait couler une seule goutte de sang, sa fortune sera confisquée. Bien sûr, Shylock a peur et veut retirer sa plainte. Mais le juge insiste, en ajoutant encore : "Si tu diminues ou augmentes ne serait-ce que de la valeur d’un cheveu le poids de chair convenu, tu mourras". Shylock a évidemment encore plus peur… Et finalement tout s’arrange grâce à la sagesse de cette jeune femme qui avait compris combien la justice humaine est imparfaite.

Lorsque vous subissez une injustice, vous devez riposter, mais avec une telle lumière, un tel amour que votre ennemi sera foudroyé… c'est-à-dire transformé ! Pas anéanti, pas massacré, non : régénéré ! Au lieu de l’assommer ou de l’éliminer, vous le vivifiez, c’est à dire vous l’amenez, lui aussi, vers l’amour et la lumière. C’est ainsi que vous devenez un véritable héros, un véritable fils de Dieu.

Quel que soit le mal que vous fassent les humains, il ne faut pas penser à la vengeance, mais il ne faut pas non plus accepter la situation de vaincu, il faut apprendre à se défendre en devenant comme le soleil : projeter une telle lumière qu’ils soient éblouis, aveuglés. Oui, les aveugler et ensuite leurs ouvrir  les yeux comme jésus l’a fait avec Saül sur le chemin de Damas quand il allait massacrer les chrétiens : une projection de lumière qui lui a fait perdre la vue, mais pour lui donner une vision meilleure. L’enseignement du Christ est l’enseignement de l’amour, mais pas cet amour stupide qui vous maintient dans la faiblesse, à la merci des gens violents et cruels. Le véritable amour est fort parce qu’il est soutenu par la Lumière.

Jésus n’a pas dit qu’il faudra toujours se laisser massacrer. Non, il faut apprendre à être plus fort que son ennemi. Si par un geste, par un regard, par une vibration divine, vous lui faites sentir la supériorité  de l’esprit, est-ce que ce n’est pas mieux ? Bien sûr, c’est beaucoup mieux, mais les humains n’ont encore jamais eu l’ambition de le souhaiter. Et moi, c’est justement cette ambition que je veux leur donner. Quand parviendront-ils à la réaliser ? C’est une autre question. Mais au moins, qu’ils aient ce désir, car ils ne feront rien de vraiment bénéfique dans le monde en étant toujours passifs, conciliants.

La non-violence n’est véritablement une solution qu’à condition que l’humanité tout entière soit résolue à embrasser cette philosophie, sinon il y aura toujours quelques voisins ambitieux et cruels pour se dépêcher d’anéantir les pauvres malheureux qui ont décidé de ne pas se défendre. La non-violence est une philosophie qui est bonne pour celui qui veut dompter sa nature inférieure, se sacrifier et évoluer ainsi plus rapidement ; mais au niveau d’un pays tout entier elle est dangereuse, et en tout cas elle ne peut pas résoudre le problème de la guerre dans le monde. Un peuple attaqué par les armes et qui décide de ne pas se défendre par les armes sera rapidement anéanti, économiquement et physiquement. Pour être vraiment efficace, il faut que la philosophie de la non-violence devienne collective, mondiale, universelle, qu’elle se répande dans l’humanité tout entière, qu’elle ne reste pas seulement dans la tête de certains idéalistes.


L’homme possède en lui-même une forteresse avec des canons, avec des mitrailleuses qui crachent le feu : c’est le domaine de la lumière. Donc, quand des ennemis vous attaquent, qui vous empêchent de braquer tous ces engins sur eux et de projeter la lumière ? Vous ne les tuez pas, vous ne leur faites pas de mal, vous les transformez en chassant les éléments nocifs de leur tête et de leur cœur. On vous a enseigné pendant des siècles à ne pas répondre aux offenses. Oui, ne pas répondre de la même façon, mais il faut répondre… répondre autrement. C’est cela "tendre l’autre joue". 

Omraam. 

samedi 3 mai 2014

Se centrer dans le cœur : Question - Réponse



Question : comment me recentrer dans le Cœur, quand quelque-chose me perturbe ?

Réponse de Omraam : Déjà, si ça te perturbe, c'est que tu n'es pas dans le Cœur, c'est aussi simple que cela. Donc pourquoi attendre d'être perturbé pour aller dans le Cœur ? Il faut pas confondre le Cœur avec « je me sens bien, donc je suis dans le Cœur ». Le Cœur, c'est une Vibration. Alors, bien évidemment, si quelque-chose te déstabilise, ça voudrait dire, au préalable, que tu n'es pas dans le Cœur et pas après. Donc, il faut profiter des moments où la vie te laisse tranquille pour s'établir dans le Cœur. C'est pas au moment où ça va mal, qu'on peut dire « je vais aller dans le cœur », ou « comment je vais y retourner ». Donc il faut prendre la question un peu à l'envers.


 C'est : « comment je peux faire pour m'établir dans le Cœur » ? Parce-que, si tu es dans le Cœur, tu ne peux pas être altérée par une contrariété ou par une personne, tu restes dans le Cœur, n'est-ce pas ? Mais tant que vous êtes soumis à votre personnalité et à votre mental, vous allez réagir dès qu'il y a ce que vous appelez une contrariété. Mais le fait même de réagir prouve que vous n'êtes pas dans le Cœur. C'est trop facile de dire, quand vous êtes affectés par quelque-chose : « ça m'a fait sortir du Cœur », « c'est pas de ma faute, c'est la faute de l'autre ».

Non, vous étiez soumis à l'attraction, à la voie de résonnance qui fait que vous aviez attiré, à vous, là où il y avait des failles. C'est pas au moment où tout va mal qu'on peut imaginer aller dans le Cœur et le fait même de dire cette phrase de cette façon, montre que c'est encore le mental qui domine. Parce-que le mental va toujours, rappelez-vous, vous faire croire que c'est l'autre, le méchant, que c'est les circonstances, le méchant, mais qu'à l'intérieur de vous, tout est propre, tout est nickel, comme vous dites. C'est tout à fait faux. Accepter de se voir tel qu'on est, c'est accepter de voir ses failles.

Qu'est-ce qui fait que l'autre est venu me montrer que j'étais pas dans mon Cœur ?

Plutôt que de dire y a des circonstances qui m'ont déstabilisée et qui m'ont fait sortir du Cœur. Parce-que, quand la vibration du Cœur est présente, on peut effectivement avoir des circonstances, au début, qui vont, comment dire, déstabiliser. Mais elles sont pas là pour vous déstabiliser. Elles sont là, uniquement, pour vous faire aller encore plus dans le Cœur. Mais si la personnalité ou le mental s'en empare, à ce moment là, vous allez projeter, sur l'extérieur ou sur l'autre, la responsabilité de votre état. Le mental fonctionne toujours comme ça.


Tandis que, quand vous avez trouvé le Cœur, le mental peut plus vous induire dans ce genre de raisonnement parce-que votre Conscience et votre Vibration du Cœur le refusent instantanément. Donc, tu ne peux pas exprimer, en étant dans le Cœur, ce genre d'interrogation qui traduit la difficulté, justement, à vivre sans l'influence du mental. Or, on ne peut pas vaincre le mental par le mental, c'est impossible. Vous pouvez tourner en rond encore des millions d'années comme cela. La seule façon de dépasser le mental, c'est de trouver le Cœur. Alors, bien évidemment, l'être humain est très friand de théorie. Vous avez, au sein du 20ème siècle, toutes les théories qui sont censées expliquer le monde. Mais on peut aller comme ça, aussi, des millions d'années. Alors que, quand on est dans le Cœur, on est l'explication du monde. C'est pas tout à fait la même chose de trouver des explications extérieures alors qu'on est soi-même l'explication. Maintenant, vouloir mettre du Cœur quand on est perturbé, ça fait appel à la Dualité parce qu'on veut mettre quelque-chose pour supprimer quelque-chose. Le Cœur, c'est pas ça. La Vibration du Cœur, c'est s'abandonner à la Lumière. C'est percevoir et ressentir la Vibration.



vendredi 2 mai 2014

La loi des paroles négatives




Vous direz : « Et si je vais m’excuser auprès de la personne à laquelle mes paroles ont porté préjudice" ? Eh bien, cela ne suffit pas, il faut réparer les dégâts. Dire : "Je suis navré, pardonnez-moi…", c’est bien, mais c’est insuffisant. Quand on vous fait un cadeau, vous dites "merci", mais le mot "merci" n’est pas l’équivalent de ce que vous avez reçu. De la même manière, le mot "pardon" ne peut pas réparer le mal que vous avez fait. Si vous avez fait brûler la maison de quelqu’un, il ne suffit pas d’aller vous excuser, vous devez lui construire une nouvelle maison, ce n’est qu’à ce moment-là que vous serez pardonné. Vous direz : "Mais si la personne que j’ai lésée me pardonne" ?... non, la question n’est pas réglée si facilement, car la loi et la personne, ce n’est pas la même chose. En vous pardonnant la personne fait preuve de générosité, de noblesse et elle se libère. Mais la loi, elle, ne vous pardonne pas, elle vous poursuit jusqu’à ce que vous ayez réparé.

Tant que vous n’avez pas réparé, les paroles négatives que vous avez prononcées contre quelqu’un continuent à produire des serpents, des tigres, des loups – symboliquement parlant – qui viennent massacrer et dévorer ses brebis. Cela veut dire que les mauvaises conséquences de vos paroles nuisent aussi aux parents, aux enfants ou aux amis de la victime. Donc, rien n’est arrangé. Vous devez maintenant trouver d’autres paroles, d’autres pensées, d’autres forces qui répareront les dégâts. A ce moment-là oui, vous serez pardonné par la personne que vous avez lésée, et aussi par la loi qui avait enregistré ces dégâts. Donc, ne vous imaginez pas que l’on peut tout régler facilement avec des excuses ; c’est réglé pour la personne généreuse qui, en vous pardonnant, se libère. Mais ce n’est pas réglé du point de vue de la justice cosmique.

Combien de gens, insatisfaits de leurs conditions de vie, en veulent au monde entier parce que l’existence est difficile pour eux ! Et les paroles qu’ils lancent à ce moment-là, contre ceux qui sont plus privilégiés ou qu’ils croient responsables de leur situation sont vraiment destructrices : elles sont remplies d’une force qu’on ne connaît peut-être pas, mais qui crée des dégâts chez les autres. il n’est pas permis de faire cela, vous devez le savoir. Si vous éprouvez le besoin d’humilier les autres ou de leur nuire par vos paroles, parce que vous vous sentez désavantagé, frustré, plaignez-vous et pleurez si ça vous fait du bien. Mais, eux, laissez-les tranquilles, ne les attaquez pas !

Il faut donc que chacun se surveille et comprenne que, s’il a tendance à prononcer des paroles négatives, c’est là une faiblesse et non une force dont il peut être fier. Qu’il prenne donc des précautions et essaie de dominer ses impulsions négatives, un jour, tôt ou tard, il aura le dessus. Mais pour parvenir à ce résultat il faut être bien conscient qu’aucune parole prononcée ne reste sans conséquence. Alors, si vous avez laissé échapper quelques mots injustes ou méchants, contre quelqu’un, tâchez, dès que vous en prenez conscience, de vous concentrer pour lui envoyer beaucoup d’amour, beaucoup de lumière. Mais, même dans ce cas, certains dégâts se sont déjà produits et il faut du temps pour qu’il ressente les effets de vos bonnes pensées. 

Ceux qui ont compris quel pouvoir représente la parole sont très vigilants, ils s’efforcent de ne pas dire de mots négatifs, parce qu’ils savent que les esprits malfaisants peuvent s’en emparer pour les réaliser. La parole est comme un support matériel qui leur est fourni, et ils s’en servent pour l’exécution de leurs mauvais desseins. Alors, attention, même si vous ne pensez pas vraiment les mauvaises paroles que vous prononcez, des entités maléfiques peuvent se servir de la matière de ces paroles pour les réaliser, et vous ne pourrez pas le leur reprocher ; c’était à vous de ne pas leur fournir les occasions de faire du mal.

Donc, désormais quand vous parlerez de quelqu’un, évitez de faire des critiques, surtout si vous n’êtes pas tout à fait sûr des faits que vous rapportez. Et même s’il se trouve que vous soyez obligé de décrire le comportement d’une personne qui a mal agi, n’oubliez pas, par mesure pédagogique, de finir votre conversation en mentionnant une de ses qualités… elle doit bien avoir au moins une. Souligner les défauts des gens n’a jamais servi à les corriger. Alors comprenez qu’avec les critiques, on ne fait qu’ajouter le mal au mal. Oui, si vous voulez agir comme un être conscient, lorsque vous aurez été obligé de prononcer des paroles négatives, tâchez au moins de terminer sur quelque chose de positif. Et quand il vous arrive de vous rencontrer entre vous, efforcez-vous de ne parler que de sujets constructifs, afin qu’en repartant chez soi chacun puisse remercier le Ciel en disant : "Que ces frères et sœurs soient bénis pour toutes leurs bonnes paroles qui m’ont donné du rouage et une meilleure vision des choses, qui m’ont inspiré le désir de rester toujours sur le chemin de la lumière" !

Je sais que ce que je vous demande là est très difficile, car pour maîtriser ses paroles, il faut commencer par maîtriser ses pensées et ses sentiments, ce qui est encore plus difficile. Mais pourquoi ne pas faire des expériences et se dire ; "Dorénavant, je me surveillerai… Là, je ne critiquerai plus systématiquement tel ou tel, je tâcherai de voir ses bons côtés… Là, au lieu de me montrer négligent, je serai plus attentif afin que mes paroles soient utilisées pour le bien… Là, au lieu de passer avec indifférence, je penserai à m’arrêter pour dire quelques mots de sympathie, d’encouragement, etc". Oui, ce sont des exercices à faire consciemment.

Prenons un exemple. Pour aller à votre travail ou faire des achats dans certains magasins, vous devez passer devant la maison de quelqu’un que vous n’aimez pas tellement. Est-ce que vous vous êtes rendu compte qu’ne passant devant cette maison, automatiquement un changement se produit en vous ? Vous n’envoyez peut-être pas vraiment de mauvaises pensées et de mauvais sentiments à cette personne, mais quelque chose s’obscurcit dans votre âme à cause de l’antipathie qu’elle vous inspire. Eh bien, dorénavant, en vous approchant de la maison de cette personne, décidez-vous à lui envoyer consciemment de bonnes pensées, souhaitez-lui la clarté, la joie… 

Ce sont là des dizaines d’exercices que l’on peut faire ainsi tous les jours, et si vous vous décidez à les faire, vous finirez pas constater qu’en améliorant vos pensées et vos sentiments, vous maîtrisez mieux vos paroles, vous ne vous laissez plus entraîner à critiquer les autres à tort et à travers.

Parler est un art qu’il est bon de cultiver patiemment, car la parole qui a été donnée à l’homme est une énergie divine qu’il doit s’efforcer de n’utiliser que dans un but divin. Cette maîtrise de la parole, qui est le résultat de la maîtrise de ses pensées et de ses sentiments, se reflète aussi dans sa voix, et c’est cette voix qui un jour portera témoignage de lui. Lorsqu’après la mort l’homme doit se présenter devant les Juges des âmes, ils lui disent : «Parle » Il s’avance alors et répond : "Formes d’éternité, me voici" Et cela suffit. Il n’a pas à choisir des mots recherchés, ni à tourner des phrases éloquentes. Les Juges écoutent seulement le timbre, les vibrations de sa voix, car c’est là qu’est la vérité de son être. C’est l’authenticité de sa voix qui soit le juger.


Qu’appelez-vous trahison ?



Parce qu’ils ont été déçus par un ami, un proche, combien de gens se croient autorisés à raconter partout qu’on les a trompés, trahis. Admettons que ce soit vrai – ce qui n’est même pas sûr ! – est-ce une raison pour aller démolir cette personne auprès des autres ? Ah ! mais oui, ils sont persuadés qu’ils ont le devoir de parler afin de rétablir la justice. Mais qu’est-ce que c’est que cette justice ? Il faut laisser cette justice-là tranquille ! "Et alors, que devons-nous faire " ? Avoir recours à un principe qui est au-delà de la justice, un principe d’amour, de bonté, de générosité.

Vous avez fait du bien à quelqu’un : vous l’avez aidé, par exemple, en lui donnant de l’argent. Puis, un jour, vous trouvez que cette personne ne méritait pas votre aide et vous allez raconter au monde entier ce que vous avez fait pour elle en montrant qu’elle n’a pas été à la hauteur de votre bonté. Pourquoi raconter tout ça ? Si vous avez fait du bien et que vous allez le raconter à tout le monde en regrettant votre geste, vous démolissez ce bien. Il était inscrit en haut que vous deviez être récompensé et maintenant, en agissant comme vous le faites, vous effacez votre bonne action.

Même si quelqu’un vous a trompé, même si quelqu’un vous a lésé, cela ne fait rien, n’allez pas le raconter. Au contraire, par votre attitude, vous devez montrer à cette personne-là que vous valez mieux qu’elle ; un jour elle aura honte et elle essaiera de réparer le mal qu’elle vous a fait. Quand allez-vous vous décider à vous montrer grand et noble ? Il faut fermer un peu les yeux et pardonner, c’est ainsi que l’on grandit, que l’on devient exceptionnel. Et même, ce que vous avez perdu vous sera rendu plus tard au centuple. Sinon, que croyez-vous gagner en tenant sur quelqu’un des propos négatifs ? Est-ce que cela vous dédommagera des bonnes choses que vous avez faites pour lui et que, d’après vous, il ne méritait pas ? Et êtes-vous sûr que par vos paroles vous ne porterez pas à cette personne un préjudice plus grand que celui que vous dites avoir subi ? Alors, où est la justice ?

On parle, on parle, sans être conscient que la parole est une arme terrible et qu’on est responsable de l’usage que l’on en fait. En apparence une parole n’est qu’un souffle d’air qui ne porte pas à conséquence. Eh bien, NON. "C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle", disait Jésus.

"L’homme bon tire des bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvais choses de son mauvais trésor. Je vous le dit : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné".

Sur le plan des actes, on est limité : il n’est pas si facile de ruiner quelqu’un, de briser sa carrière, de l’éliminer ou de détruire sa famille ; et en admettant même que ce soit réalisable, on s’expose à être pris et condamné. Mais on peut jeter facilement des paroles à droite et à gauche, et ces paroles, comme des allumettes enflammées, provoquent des incendies partout, dans les familles, dans l’entourage, sur le lieu de travail, dans la société et même dans le monde entier. Combien de ruptures, de tragédies, pont pour cause quelques paroles, prononcées ou écrites, et lancées consciemment à un moment où on sait qu’elles produiront le plus de dégâts. Et de nos jours par le téléphone, la presse, la radio, la télévision, etc… les humains ont tellement de possibilités par la parole. C’est pourquoi ils doivent se montrer de plus en plus vigilants.

Si les gens parlent sans trop se rendre compte de ce qu’ils disent et pourquoi ils le disent, c’est parce qu’ls ne contrôlent ni leurs pensées, ni leurs sentiments, mais ils croient que ce n’est pas grave. Ils parlent de tout et de tout le monde sans connaître le trajet que suivent leurs paroles et les dégâts qu’elles peuvent faire. une parole est comparable à une fusée qui parcourt l’espace où elle déclenche des forces, excite des entités et provoque des effets irréversibles. Il ya toujours dans la nature un des quatre éléments, la terre, l’eau, l’air ou le feu qui est là, attentif, attendant le moment de participer à la réalisation de tout ce que l’homme exprime par les mots. Il arrive que cette réalisation se produise très loin de celui qui en a donné les germes et il ne peut donc pas la voir. Mais elle se produit. Comme le vent empote les graines et les sème au loin, de même les paroles s’envolent et vont produire dans l’espace des résultats magnifiques ou désastreux, et on ne peut pas les rattraper.

On raconte qu’un homme vint un jour auprès de Mahomet et lui dit : "Je me suis mal conduit envers un de mes amis. Je l’ai accusé injustement, et maintenant je ne sais pas comment réparer. Que me conseilles-tu" ? Mahomet l’écoute attentivement et lui répond : "Va dans la rue où habite ton ami, place une plume devant chaque maison, et reviens me voir demain". L’homme s’en va, fait ce que Mahomet lui a dit, et le lendemain in retourne le voir. "C’est bien, dit Mahomet, va maintenant chercher les plumes et rapporte-les ici". Quelques heures après, l’homme revient tout penaud : il n’avait pas retrouvé une seule plume. Alors Mahomet lui dit ; "Il en est de même pour les paroles : une fois proférées, tu ne peux plus les rattraper, elles se sont envolées". Et l’homme repartit très malheureux.

Maintenant, je voudrais, moi, prolonger cette conversation. Supposons que quelqu’un vienne me voir pour me demander comment réparer des paroles qu’il regrette. Je lui raconterais la même histoire, mais j’ajouterais quelque chose de très important. Je lui dirais : « Il faut que tu parles de nouveau de cette personne, mais en insistant sur ses qualités. Comme il y a toujours quelque chose de bon dans chaque créature, tu chercheras et tu trouveras. – Et de cette façon je réparerai ma faute ? – Non, ce n’est pas possible, parce que les paroles prononcées se sont enregistrées et elles ont déjà provoqué des dégâts dans les régions invisibles, et même visibles parfois. Mais tu créeras ainsi quelque chose de différent qui effacera un peu tes paroles passées. Mais dépêche-toi, car plus le temps passe, plus ces paroles produisent des dégâts. – Alors, par ces bonnes paroles je n’aurai pas encore réparé ? – Ce n’est pas sûr, car voici ce que tu ne sais pas : les bonnes paroles que tu as prononcées ne neutralisent pas les mauvais, car elles se sont enregistrées dans une couche différente de l’atmosphère, et les couches se superposent. On ne peut pas rattraper les paroles que l’on a lancées : elles se trouvent déjà enfouies sous d’autres couches physiques ou psychiques. Le temps est donc là un facteur très important".

Supposez que vous ayez donné l’ordre de couper la tête de quelqu’un, et ceux qui doivent exécuter vos ordres sont déjà partis… Que pourrez-vous faire pour réparer une fois que la tête sera tombée ? Est-ce que vous la recollerez ? Quand un ordre a été donné, que peut-on faire ? Donner un contrordre, donc envoyer d’autres messagers, d’autres serviteurs plus rapides, afin qu’ils interdisent l’exécution. Mais s’il s’est écoulé trop de temps, il n’y a plus rien à faire. il ne faut donc pas tarder, si c’est possible, à réparer des paroles négative s, sans même attendre le lendemain, parce que la parole est vitre envolée ; c’est une force, une puissance qui parcourt l’espace et qui agit.


Mais vous devez tout de même savoir qu’il existe une puissance encore plus agissante que la parole, c’est la pensée ; et si vous vous mettez immédiatement au travail, vous pouvez par la pensée rattraper certaines paroles malheureuses. C’est difficile, bien sûr, parce que la pensée et la parole appartiennent à deux plans différents. La parole appartient au plan physique, c’est une vibration, une onde qui se déplace dans l’air ; tandis que la pensée appartient déjà au domaine éthérique. Si vous voulez remédier aux mauvaises conséquences de vos paroles, vous pouvez vous concentrer et demander à des serviteurs du monde invisible d’empêcher le mal de se produire. A ce moment-là, vous ne réparez pas complètement, mais vous éviterez le pire. Seulement, vous devez être très rapide et votre pensée doit être très intense, sinon l’ordre d’exécution sera donné et vous serez tenu pour responsable de tous les dégâts que vos paroles auront causés.