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mardi 9 février 2016

L’Homme à la conquête de sa destinée


Dès que l’homme agit, il déclenche inévitablement certaines forces qui produiront aussi inévitablement certains résultats. C’est cette idée de rapport de causes à conséquences qui est d’abord contenue dans le mot "Karma". Ce n’est qu’ensuite que Karma a pris le sens de paiement pour une transgression commise.



En réalité, on peut dire que le karma se manifeste toutes les fois qu’un acte n’est pas exécuté à la perfection, ce qui est, la plupart du temps le cas. Mais l’homme fait des essais, il faut qu’il s’exerce jusqu’à atteindre la perfection, et tant que ses essais sont ratés il doit se corriger, réparer ses erreurs, et bien sûr pour cela il doit peiner, souffrir.

Il faut agir. Evidemment, vous souffrirez, mais vous apprendrez, vous évoluerez… et un beau jour vous ne souffrirez plus. Quand vous aurez appris à travailler correctement, il n’y aura plus de karma. Chaque mouvement, chaque geste, chaque parole déclenche certaines forces qui entraînent des conséquences, c’est entendu. Mais supposons que ces gestes, ces paroles soient inspirés par la bonté, la pureté, le désintéressement : ils attireront des conséquences bénéfiques, et c’est ce qu’on appelle le "Dharma".

Le dharma est la conséquence d’une activité ordonnée, harmonieuse, bénéfique. Celui qui est capable d’entreprendre une telle activité échappe à la loi de la fatalité et se place sous la loi de la Providence. Ne rien faire pour éviter les tracas et les souffrances, non, ce n’est pas la bonne solution : il faut être actif, dynamique, plein d’initiative, mais en donnant à son activité d’autres mobiles que l’égoïsme et l’intérêt personnel c’est le seul moyen d’échapper à des conséquences désastreuses.
Echapper aux conséquences, c’est impossibles : il y aura toujours des causes et des conséquences, quelle que soit votre activité ; simplement, si vous arrivez à agir de façon désintéressée, ce ne seront plus des conséquences douloureuses, mais la joie, le bonheur, la libération.

Si pour avoir la paix on ne fait rien, on ne se développera pas, on n’apprendra rien, on ne gagnera rien. Evidemment, vous ne commettrez aucune erreur, mais vous serez en pierre ; les pierres ne commettent jamais d’erreurs. Il est préférable de se tromper, de se salir même, mais d’apprendre.

Comment voulez-vous quand on a des ouvriers dans un bâtiment, qu’il ne tombe pas quelques gouttes de ciment ou de peinture ? C’est impossible. Il faut accepter les taches, pourvu que le bâtiment monte et que le travail soit fait. Après, on frotte, on lave, on se change, on met d’autres vêtements, mais au moins la maison est finie.

Le Maître Peter Deunov disait un jour : "Je vous donne à tous un petit livre pour apprendre l’alphabet" (nous disons en bulgare "boukvartché »… et vous ?... un abécédaire ? bon, un abécédaire). "Oui bout d’un an je vous demande de me le rendre. Certains d’entre vous me rendent ce "boukvartché" absolument net, impeccable : ils ne l’ont pas ouvert, ils n’ont donc rien appris. D’autres, au contraire, me le rendent tout raturé, déchiré, taché : ils l’ont ouvert et fermé des centaines de fois, ils l’ont transporté partout, ils ont même mangé dessus… Oui, mais maintenant ils savent lire".

Et le maître concluait : "Je préfère ça". J’étais très jeune alors, et je me souviens que très  timidement je lui posai la question : "Et moi, dans quelle catégorie je suis" ? Il me répondit : "Toi ? Dans le deuxième catégorie". Bien sûr, j’étais content car je comprenais que c’était mieux.

Combien d’erreurs on commettra, combien de taches, d’éclaboussures on enverra, combien de critiques et d’injures on recevra, que voulez-vous ça n’a pas d’importance. Il faut savoir lire, il faut faire le travail, il faut finir le bâtiment. Et tous ceux qui sont toujours très raisonnables, très prudents, pour ne pas se compromettre, n’avancent pas. Alors, Seigneur Dieu, où seront-ils, ces gens-là ?

Quand vous apprenez une langue étrangère, si vous ne dites rien par peur de vous ridiculiser en faisant quelques fautes, jamais vous ne saurez parler. Il faut oser se ridiculiser, oser faire quelques fautes, mais apprendre à parler. Eh bien, c’est la même chose avec le karma : il ne faut pas être paralysé par la peur de commettre des fautes qu’il faudra réparer. Car au fur et à mesure qu’on s’entraînera en donnant à ses actes un but divin, on ne provoquera plus de karma, mais le Dharma c’est-à-dire les grâces et des bénédictions du Ciel.


sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam 

La dualité de notre inconscient


La mise en lumière de la dualité de l’inconscient nous conduit à distinguer en l’homme une nature inférieure et une autre supérieure ; et cette distinction est d’une importance capitale pour la psychologie, la pédagogie et la compréhension des problèmes sociaux. Les termes "inférieur" et "supérieur" indiquent clairement la place que nous devons donner à chacune de ces deux natures.



L’acquisition de la verticalité, plaçant la tête au-dessus de son ventre et de son sexe, a été pour l’être humain une conquête physiologique ; mais il lui reste maintenant à conquérir sa verticalité spirituelle. Il s’agit donc d’identifier puis de contrôler les manifestations de ses pulsions égocentriques qui le poussent à la recherche de satisfactions grossières, nuisibles pour lui-même et pour son entourage, et de donner une issue à ses inspirations lumineuses et vastes qui ouvrent son intelligence et son coeur, lui font découvrir le bien commun comme l’arrière-fond sur lequel ses actions doivent s’inscrire.

Ces deux natures, inférieure et supérieure, le Maître Omram Mikhaël Aïvanhov les appelle entre "personnalité" et "individualité". La personnalité, égocentrique et exigeante jusqu’à la cruauté, versatile, donc peu fiable, modifie langage et conduite au gré de ses intérêts, et elle se joue des êtres et des choses pour son unique satisfaction. Le mot latin : "persona" sur lequel est formé "personnalité", désigne dans la Rome antique le masque de théâtre qui est jeu, multiplicité, mensonge. L’individualité, au contraire, renvoie au caractère indivisible de l’être humain, à son essence pure et simple, ce sans quoi il ne peut être : son esprit.

Personnalité et individualité ont la même structure trinitaire, c’est à dire qu’elles se subdivisent en trois catégories de manifestations correspondant à la structure de l’être humain ; pensée (intellect), sentiment (cœur), action (volonté). Dans la gamme inférieure, l’intellect est le siège des pensées tortueuses, malveillantes, d’opinions erronées ; le cœur, le siège de sentiments de possessivité, de haine, de vengeance ; et la volonté, qui réaliser les projets de l’intellect et du cœur, se rend coupable d’actions violentes et destructrices.

Dans la gamme supérieure, l’intellect supérieur (la raison) est le siège de la pensée juste qui découvre les grandes lois de l’existence, éclaire la route pour le bien de tous. Le cœur supérieur (l’âme") est le siège des sentiments d’amour, d’abnégation, de sacrifice pour les autres créatures, et aussi d’adoration et de louange envers le Créateur. Enfin, la volonté supérieure (l’esprit) inspire des actes libérateurs et créateurs. Arrachant l’être humain aux entraves de la personnalité, l’esprit le vivifie et réanime en lui le sentiment d’appartenance comme de la Divinité.

Cette circulation ininterrompue entre sa nature inférieure et sa nature supérieure donne à l’être humain la pleine possession de ses facultés, et c’est alors seulement qu’on peut dire que s’est opéré en lui le seul changement véritable.

"dans notre moi terrestre, dit Omraam Mihaël Aïvanhov, nous sommes une trinité qui pense, qui sent et qui agit, mais cette trinité n’est encore qu’un reflet très inférieur de l’autre trinité, la Trinité céleste qui attend que nous puissions nous joindre à elle, puisqu’elle fait aussi partie de nous… Toutes les expériences, heureuses ou malheureuses, que nous faisons dans notre vie ont pour seul et unique but cette rencontre de notre moi humain et de notre Moi divin.

Au moment où ces deux parties, inférieure et supérieure, parviennent à se fusionner, c’est le Ciel et la Terre qui s’unissent en nous pour créer l’abondance et la joie. Le symbole de cette métamorphose est le soleil : avec son intellect débarrassé de tout parti pris l’homme éclaire ; avec son cœur purifié il donne la chaleur ; et avec sa volonté libérée il vivifie et il crée".


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dimanche 7 février 2016

L’Histoire de la terre est inscrite sur les pierres



Chaque matin vous montez sur le Rocher… mais est-ce que seulement vous pensez à lui envoyer votre amour, vos bonnes pensées ? Il faut l’aimer, ce Rocher, et même si vous savez comment le toucher, le caresser avec amour, ses vibrations changeront à votre égard, et vous en ressentirez une grand joie. Oui, caressez-le de temps en temps, comme vous caresseriez la main d’un bien-aimé. Evidemment, il est rugueux comme la peau d’un éléphant, mais cela ne fait rien, il est comme cet animal, rempli de bonté



Ne vous laissez pas tromper par les apparences : vous croyez que le Rocher est mort, qu’il est sans âme, mais si seulement vous saviez quelle histoire extraordinaire se déroule autour de lui et depuis des millions d’années. Il est capable de vous la raconter e si vous saviez l’écouter, il vous instruirait. L’époque vient où vous devez savoir communiquer avec toute la nature, sentir que tout est vivant et que vous pouvez parler aux rochers, aux fleurs, aux animaux, à l’eau, à l’air, à la lumière et même aux étoiles.

Ceux qui m’écoutent pour la première fois trouveront que ces paroles ne ressemblent à rien de ce qu’ils ont entendu jusqu’à présent. Et pourtant cette idée que tout est vivant, que l’histoire de la terre est inscrite sur les pierres, sur les rochers et partout dans la nature, est fondée sur une science que les Initiés se transmettent de siècle en siècle. Oui, tout s’enregistre. Les humains, toujours tellement présomptueux, s’imaginent qu’ils sont les premiers et les seuls à avoir découvert la technique de l’enregistrement.
C’est vrai qu’ils ont fait des merveilles avec la photographie, le cinéma, les disques, les bandes magnétiques… seulement ils ne se doutent pas que s’ils ont pu arriver à ces réalisations, c’est que le phénomène de l’enregistrement existe déjà dans la nature ; parce que la nature est sensible et elle réagit.

Certaines expériences ont été faites aux Etats Unis par des chercheurs qui ont découvert à l’aide d’appareils que les plantes ont une forme de sensibilité qui les fait réagir aux présences bénéfiques ou maléfiques ; ils ont constaté que si quelqu’un qui les avait maltraitées entrait dans l’endroit où elles se trouvaient, elles montraient, par certains signes, qu’elles avaient peur. C’est donc aussi qu’elles ont une mémoire. Les plantes sont sensibles, et les pierres à leur façon le sont également.
Si vous les aimez, si vous les touchez avec amour, elles peuvent vous répondre et vous faire des révélations. Que s’est-il passé depuis des siècles avec notre Rocher ? On sait qu’Apollonius de Tyane est venu dans cette région déposer des talismans et peut-être en a-t-il placé un au Rocher…


Les pierres précieuses sont l’aboutissement de tout un travail de transformation réalisé par l’intelligence de la nature sur la matière brute que la terre porte en son sien, comme si la terre voulait non seulement refléter, mais concrétiser la lumière et les splendeurs du ciel. C’est pourquoi les pierres précieuses ont été considérées dans toutes les religions comme le symbole des vertus divines. Et si elles forment les assises de la Nouvelle Jérusalem, c’est parce que les vertus sont les véritables assises de la vie intérieure. Les pierres précieuses représentent l’idéal vers lequel nous devons tendre par la transmutation de la matière brute de nos instincts.

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Chacun cultive un discours selon sa personnalité



Si nous mettons la clé personnalité-individualité dans la serrure de la porte qui ouvre sur le monde politique, que de découvertes. Chaque intervenant tient le discours de l’individualité ; le bien de tous, le bonheur partagé, le travail libérateur, le pacifisme, les droits de l’homme, les droits de l’enfance, la libération des peuples opprimés, l’aide aux plus défavorisés… Mais la réalité, c’est que, le plus souvent, chacun cultive un comportement inspiré par la personnalité : agissons d’abord dans notre seul intérêt, faisons le jeu des groupes de pression les plus puissants et les plus riches, bernons les ambitieux tout en les persuadant de notre soutien et de notre aide, amadouons les subalternes pour accomplir nos basses besognes, armons-nous à outrance et attaquons…



Ce décalage entre le discours et le comportement est la ruse idéologique par excellence de la politique, qui maintient chaque citoyen dans son impuissance, son incapacité à tout changement véritable.

"L’homme est un loup pour l’homme" – d’après le mot de Hobbes, repris depuis avec tant de constance et de succès. Et pourquoi ?

Parce que le plus souvent ses pensées, ses sentiments et ses actes lui sont inspirés par sa nature inférieure. Tous les conflits ont pour origine les passions exacerbées de personnalités égocentriques. Ainsi peut-on entrevoir l’importance que pourrait prendre, dans chaque pays, une éducation des citoyens à l’universalité. Tout homme d’Etat, tout dirigeant politique – mais aussi tout individu chargé d’une responsabilité quelconque – ne peut assez mesurer la nécessité d’élargir son champ de conscience à l’échelle de l’humanité entière, afin que ses décisions prennent également en compte l’intérêt des autres. Ainsi toutes ses tendances profondes, harmonieuses, purifiées, maîtrisées par la puissance de sa nature supérieur apporteront la cohésion et la paix à ceux dont il a la charge et qu’il doit servir. Mais dirigeant ou non, tout être humain doit dans sa sphère intime entreprendre ce travail, et personne ne peut le faire à sa place, puisque son monde intérieur lui est propre et que c’est là, en premier lieu, qu’il doit conquérir le pouvoir suprême.

Cette idée que nous devons  nous hisser jusqu’à ce sommet de notre être, la nature supérieure, pour préserver l’intégrité des individus et de la collectivité, éclaire aussi singulièrement le champ pédagogique.

Certains anthropologues affirment que la cohésion des sociétés primitives et traditionnelles résidait dans les rites initiatiques de passage qui permettaient à l’enfant d’entrer dans la communauté des adultes. Or, ces traditions sont perdues dans nos sociétés industrielles avancées. Ainsi, le devenir adulte des adolescents ne se produit jamais sans crise aiguë, sans révolte, sans actes d’agression plus ou moins violents contre la société et parfois contre eux-mêmes. Il ne s’agit évidemment pas d’introduire de telles traditions dans nos sociétés sous prétexte de leur donner une structure. Ces rites de passage, véritable s cérémonies magique s qui subsistent encore dans certains pays africains, par exemple, s’accompagnent d’épreuves très dures (séparation d’avec la famille, exposition aux dangers, scarifications) et sont totalement étrangers à nos mentalités. Nos contemporains ont besoin d’intérioriser la raison d’être des choses.

Mais l’essentiel doit subsister ; le sens initiatique du passage. Or, le passage de l’enfance à l’âge adulte n’est rien d’autre que le passage de la personnalité à l’individualité. Si le narcissisme de l’enfant va de soi, puisqu’il est le point de départ de son développent, le devenir adulte nécessite le dépassement de cet égocentrisme.


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jeudi 4 février 2016

L'ÉVEIL DE LA CONSCIENCE COLLECTIVE



La conscience humaine franchit trois étapes, elle passe de l'essentiel, représentation des principes de la vie, au substantiel, reproduction de la loi vitale et enfin au matériel, réalisation des faits vitaux.

La réunion des expériences personnelles, des acquisitions individuelles et collectives, contribue a la promulgation d'une loi générale qui relève de l'humanité entière. Un concept positif base sur cette science expérimentale ne permet aucun doute car celui-ci ne peut être que le reflet d'une ignorance momentanée de petits enfants non encore parvenus à la maturité spirituelle, mais dont la conscience s'éveillera et s'épanouira lentement.



Cette loi est-elle automatique; fonctionne-t-elle comme un instrument mécanique; est-ce l'ensemble des articles d'un code rigide ? Non, c'est la résultante d'une substance vivante et, seuls, des êtres intelligents doués d'une conscience qui a fait passer la réalité des faits dans les lois, peuvent être soumis à ces lois.

A l'heure actuelle, quelle est la tâche qui semble la plus importante à nos contemporains ? C'est l''acquisition de la fortune.. Tous les peuples aspirent a une vie matérielle assurée et améliorée. D'où la lutte économique mondiale. Cependant, la conscience humaine passe du matériel au substantiel, autrement dit la conscience collective s'éveille. Jusqu''ici l'humanité avait vécu,, comme les animaux, dans la subconscience collective, mais elle comprend maintenant la nécessité de la solidarité humaine et l'idée de la conscience collective s'est épanouie.

Autrefois, chaque homme se repliait sur soi-même, vivait pour soi-même et cherchait le salut pour soi-même.. Aujourd'hui, l'humanité entière est soulevée par une force intérieure qui la pousse non seulement a l'amélioration d'une catégorie sociale, mais de toutes les classes de la société.

Il y a des centaines de millions d’années, la Terre ressemblait à un paradis dans lequel la végétation était luxuriante. Les arbres fruitiers croissaient en abondance et les hommes ne se nourrissaient que de fruits.. Mais survint une période glaciaire, provoquée par certaines causes physiques; alors la fertilité du sol diminuant, les hommes tuèrent des animaux pour manger leur chair et alors, la lutte fratricide commença. Non seulement la généralité des hommes ne comprend pas le sens de la vie, mais les religionistes eux-mêmes,, qui se prétendent les éducateurs, les guides spirituels de leurs semblables, font preuve de la même incompréhension.

Paul rappelle qu'il était tourmente, comme tout être humain, par une épine enfoncée dans sa chair, tant que cette épine ne sera pas enlevée, l'homme ne pourra vivre une vie raisonnable basée sur les directives de sa conscience. " Qu'enseigne donc la Bible ? " demandait un marchand anglais a un  prédicateur qui lui répondit d'une manière abstraite.

Non, dit le marchand, précise-moi, par des exemples concrets, la nature de son enseignement. Achète ce livre sacre, dit le prédicateur, lis-le attentivement et tu apprendras beaucoup de choses.

Le marchand lut attentivement l'Ancien et le Nouveau Testament, il s'aperçut, après leur lecture, que ses affaires périclitaient. Alors, il jeta la Bible au feu. Or, un petit morceau détache d'un feuillet sur lequel étaient écrits ces trois mots splendides " Dieu est Amour " fut épargne par la flamme. La chrétienté contemporaine n'a-t-elle pas dénature ce Dieu de Miséricorde ?

Et pourtant l''Amour divin est seul capable d''unir l''humanité et de lui permettre de vivre en Paix dans une ambiance fraternelle. Gouvernants et gouvernés, quelle que soit leur situation sociale et pécuniaire, doivent vivre selon la Loi d'Amour enseignée et vécue par le Christ. L'idéal, c'est de parvenir à la fraternité des coeurs et des richesses par l'écoute de la conscience, hors de toute violence et de toute contrainte. L'homme est-il immortel ?

Existe-t-il une autre vie que la vie terrestre ?
Quelle est la vraie religion ?

Questions souvent posées, mais secondaires.

Seul l'Amour divin peut améliorer le sort de l'individu dans le présent et l'avenir; amour qui doit s'étendre à tous les êtres sans distinction de race, d'opinion, de nationalité et de religion, hors de la famille légale.

Quand il sera imprègne de cet Amour, ses yeux se dessilleront, la Lumière lui apparaitra et il connaitra alors, la Vérité.. Celui qui aime, perçoit des qualités invisibles chez les autres, tandis qu'au contraire celui qui n'aime pas,, ne voit que des défauts,, chez son prochain.. Un sentiment d'inquiétude, mêlé d'angoisse, saisit actuellement riches et pauvres, religionistes et incroyants. Pourquoi ces alarmes ?

A notre époque, la Foi véritable n'existe pas, elle est supplantée par la croyance et si les chrétiens modernes subissaient les persécutions des chrétiens primitifs, ils abjureraient une religion facilement acceptée parce qu'elle est exempte de représailles.

Or, la Foi, comme le caractère s'éprouve dans l'épreuve, et se manifeste par le sacrifice et le don de soi. Qu'est-il préférable ? Le bien de l'individu, de la nation ou de l'humanité ?

Tout ce bien s'incorpore de l'individu a la nation, de la nation à l'humanité comme par un phénomène d'osmose. L'individu n'est-il pas un maillon de la chaine qui relie tous les êtres d'une même nation, et cette chaine n'est-elle pas reliée, elle-même, a toutes les chaines des nations pour ne former qu'une seule chaine d'Amour, qui englobe l'humanité toute entière.

L'homme peut être considéré comme un pépin, la nation comme la croissance de ce pépin et l'humanité comme l'arbre issu de ce pépin, avec ses rameaux, ses fleurs et ses fruits. L'homme est donc un facteur indispensable au développement de l'humanité. Si les créatures considéraient le créateur comme un Dieu d'Amour, ils vivraient constamment dans le Paradis ( le paradis est aussi un état intérieur ). L'homme n'est rien par lui-même, il ne peut connaitre le bonheur, que par Dieu.

Les formes extérieures des êtres humains ne sont pas définitives, elles sont inachevées. Chaque être n'apparait pas sur la terre pour la première fois, il a un long passe derrière lui, et un avenir radieux l'attend,, s''il réalise la Loi d''Amour.. Quand il est parvenu au stade de l'Amour Universel, il remplit les conditions de la Vie véritable et ses activités altruistes concourent au bonheur collectif.


sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Peter DEUNOV 

LA JUSTE RESPIRATION par P.Deunov



Une respiration rapide est malsaine, car celui qui respire vite se fatigue rapidement et ne peut mener ses activités à bonne fin. Manger vite est également néfaste. Quand il se nourrit, l'homme ne doit pas se hâter; il doit au contraire mâcher lentement ses aliments afin de ne pas nuire à son estomac.

Ainsi donc, on doit éviter de respirer et de manger vite. Mais pourquoi l'homme se presse-t-il ? Il se presse lorsque quelque chose l’embarrasse, le gêne; quand, il est ou se croît poursuivi; quand il n'est pas libre. Certaines personnes se pressent aussi quand elles marchent. Elles risquent alors de buter quelque part, de tomber, ce qui les forcera à s'arrêter et nuira au bon avancement de leurs travaux.




La règle à observer est de partir lentement et d'accélérer progressivement le pas.

Nos contemporains respirent 20 fois, et même davantage en une minute. C'est un rythme trop rapide. Avec une telle respiration, l'oxygénation du sang se fait trop hâtivement, ce qui l'empêche de se purifier complètement.Les impuretés n'étant pas éliminées s'accumulent alors sous forme de dépôts sur les parois des artères et des veines..

Ceux qui respirent vite ont une volonté faible. Appliquez votre volonté à réduire le nombre de respirations à la minute, et descendez graduellement de 20 à 17, puis à 15, à 12.

Si vous pouvez arriver à respirer régulièrement 10 fois à la minute,, cela se répercutera d'une façon bénéfique sur votre organisme.. Celui qui désire renforcer sa volonté doit s'exercer à respirer lentement. Une volonté forte peut régulariser la respiration.

La volonté se trempe au contact des difficultés; si un être ne rencontre ni contretemps, ni obstacles, ni épreuves, sa volonté s'affaiblira. C'est la cause pour laquelle bien des gens fortunés ont une volonté faible. Ils disposent en effet de tout le nécessaire, et ne rencontrent que peu de difficultés à surmonter

Certains êtres, disposant de richesses et d'autorité, pensent qu'en donnant des ordres à tout leur entourage, ils démontrent une forte volonté. Celui qui commande ainsi devient rude, mais ne développe pas sa volonté. L'homme doué d'une juste volonté n'est pas rude, dans sa main, la volonté est un marteau avec lequel il frappe sur l'enclume et façonne des objets précieux.

En parlant de la respiration, je sous-entends la respiration consciente, à laquelle la vie divine est associée; sans cette participation, l'être ne peut recevoir les forces et les biens contenus dans l'air, et que DIEU cache à ceux qui n'ont pas d'Amour pour lui. Et même s'il leur offrait ces biens, de tels êtres ne pourraient pas les utiliser justement. Tout le monde veut être sain! Ce désir est naturel, mais il faut savoir que la santé est en étroite relation avec une respiration consciente.

C'est pourquoi l'homme doit pratiquer, au moins trois fois par jour pendant dix à quinze minutes durant le matin, le midi et le soir, des exercices respiratoires, avec amour pour le prâna de l'air qu'il reçoit, et de la gratitude pour les biens qui y sont contenus ( énergie vivifiante et divine ). C'est en cela que consiste la respiration consciente. De nos jours, l'homme s'affaire à une foule de choses: il cherche à gagner de l'argent, à devenir heureux; il va au cinéma, au concert, etc. mais il ne pense aucunement à respirer consciemment !

Son opinion est que la respiration est un processus naturel, s'effectuant d'une façon mécanique, et qu'il est inutile d'y penser. Il est bien vrai que respirer est un processus naturel, mais de la manière dont les humains respirent, en général, seule la partie supérieure des poumons est utilisée; la partie inférieure reste inactive et en conséquence, elle perd de son élasticité. Une telle respiration n'est donc pas naturelle; elle n'est que superficielle, fragmentaire. Ainsi donc, respirez lentement, calmement; après avoir inspiré une certaine quantité d'air, et retenez l'air, dans vos poumons jusqu'à ce que vous en ayez extrait la force vivifiante, c’est-à-dire le "prâna", qu'il cache en lui.

Tant que vous ne sentez pas que votre ventre se gonfle et que vos poumons soient bien remplis de bas en haut d'air, et que votre cage thoracique se gonfle aussi pour que la force vitalisante du prâna puisse s’imprègner en vous, n'expirez pas. Lorsque Jacob rencontra le Seigneur, il lui dit: " Seigneur, je ne Te quitterai pas jusqu'à ce que Tu m'aies béni !" Et le Seigneur lui répondit : " Dorénavant, tu ne t'appelleras plus Jacob, mais Israël. "

Faites de même avec l'air: respirez profondément, calmement, remplissez vos poumons et n'expirez pas avant que l'air, ne vous ai donné toute la force de vie divine, qu'il renferme.

Respirez consciemment, profondément, dans toutes les circonstances de votre vie. Vous avez mal à l'épine dorsale, aux reins, respirez profondément. Vous avez mal au pied, à la main, à la tête, à l'estomac, au ventre, respirez encore profondément. Ne craignez pas la douleur: car elle est une bénédiction pour vous ! S'il n'y avait pas de maux et de souffrances dans votre vie, votre condition risquerait d'être pire que celle qui est la vôtre maintenant.

Les maladies et les souffrances amènent les humains à se corriger.
Si vous souffrez de la tête, cela signifie que vos pensées ne sont pas correctes. Dès l'instant où vous aurez de bonnes pensées, votre mal de tête disparaîtra de lui-même. Celui qui n'est pas juste envers autrui et envers lui-même aura mal aux mains. Celui qui a mal aux pieds ne manifeste pas les qualités et le bien qui sont en lui.

Donnez donc, libre cours au bien et à la justice en vous, et respirez profondément et tous vos maux disparaîtront d''eux-même.

Je répète: respirez consciemment et profondément dans toutes les conditions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, dans votre vie. Même si les conditions atmosphériques sont défavorables, si le vent souffle, si la tempête sévit, cela ne doit pas vous arrêter. Votre première tâche est de sortir et de respirer profondément. Ne vous laissez pas influencer par des habitudes et des façons de penser erronées héritées de … ; elles ne vous seront plus d'aucune utilité. Respirez lentement, calmement, régulièrement; bannissez toute crispation, toute nervosité, toute inquiétude, toute peur.

Une bonne respiration habituelle doit comporter de 10 à 12 inspirations et expirations par minute. Au cours de vos exercices, efforcez-vous d'arriver graduellement à quatre, à trois, à deux, puis à une respiration par minute ( inspiration, rétention, expiration). Si  vous parvenez à cella, vous pourrez soigner toutes vos maladies, même la tuberculose..

Mais ayez soin de toujours expirer doucement, mais à fond, en comprimant le diaphragme au maximum de façon à ce qu'il ne reste plus d'air vicié dans vos poumons ( reprendre la respiration aussitôt ). En même temps que les exercices respiratoires, il serait bon aussi que vous fassiez des mouvements avec les mains, par exemple:

- mettez les mains poings fermés, sur les épaules;
- respirez profondément en dépliant lentement et complètement les bras sur les côtés à l'horizontale et en ouvrant les mains;
- retenez l'air sans bouger; puis abaissez doucement les bras de chaque côté du corps en tournant les paumes des mains vers le sol tout sol tout en expirant.

Si ce mouvement vous fatigue, reposez-vous un peu, et recommencez plusieurs fois. Grâce à cet exercice, vous recevez davantage de prâna, les vaisseaux capillaires, s'élargissent, et la circulation sanguine s'active et se renforce. Quand vous respirez, ne songez à rien d'autre qu'à l'air qui vous pénétre et sachez que DIEU est aussi présent dans l'air, et que, pour cela, vous devez respirer avec reconnaissance et vénération. Ce n'est qu'ainsi que vous pourrez être sain; et c'est la première chose dont l'homme a besoin. Pour ne pas perdre sa santé, il doit s'abstenir de certaines choses qui pourraient l'altérer. Par exemple, vous êtes en excursion par une très chaude journée d'été; vous transpirez; vous avez soif, et vous vous empressez de boire de l'eau froide à une source. C'est une erreur !

En arrivant près de la source, asseyez-vous, mettez un vêtement sur vos épaules, et reposez-vous pendant 15 ou 20 minutes en contemplant le paysage et en vous réjouissant de sa beauté; comme vous serez beaucoup mieux intérieurement, vous pourrez commencer à boire, dans ce nouvel état d''esprit, cella serra plus bénéifique pour vous. En tant qu'élèves de la vraie vie, vous devez apprendre à être patients. Quoi qu'il vous arrive, considérez que rien ne doit vous perturber; supportez les ennuis, les difficultés et les souffrances avec patience et bonne humeur. En général, les êtres ne sont pas patients, et ils fuient les incommodités et les épreuves. Ils ne savent pas que les difficultés ont pour but d'affermir leur volonté. Les gens marchent, mangent, parlent, respirent vite; cela démontre qu'ils sont impatients et nerveux.

En respirant lentement et profondément, et en retenant l'air, l'homme peu éliminer les impuretés, les sédiments qui se déposent dans les poumons et deviennent souvent la cause de différentes maladies. Certaines personnes veulent paraître avoir des idées nouvelles; mais elles parlent d'une façon et agissent d'une autre. Ce ne sont pas des êtres du "Nouveau ". Les hommes de la Nouvelles Vie se distingue par leur patience et leur maîtrise. Grâce à quelques respirations profondes ils calment leur colère, ils dominent leur
impatience et leur nervosité. Les êtres acquis aux idées nouvelles ne s'occupent pas des défauts et des erreurs d'autrui, ni même des leurs. Entretenir la pensée de ses propres fautes ou de celles des autres équivaut à se salir les mains, l’intellect et le coeur et son aura. L'homme nouveau évite cela, et s'il aperçoit quelque impureté ou quelque travers chez son ami ou chez son prochain, il l'efface donc immédiatement de son esprit.

Chaque impureté extérieure ou intérieure altère l'organisme. N''admettttez donc aucune pensée mauvaise dans votre intellect, aucun sentiment malsain dans votre coeur, aucune action nuisible dans votre volonté. Voilà pourquoi il est bon que, vous preniez le temps, le soir avant de vous coucher, d'examiner ce que vous avez accompli pendant la journée. Corrigez  mentalement vos fautes, faites quelques respirations profondes, et retrouvez votre calme. Alors vous pouvez vous mettre au lit, votre sommeil sera bon et reposant. La respiration profonde fortifie le système nerveux. Plus on retient longtemps l'air dans les poumons et plus on en reçoit d'énergie divine. En respirant de cette façon même un air impur, le résultat sera encore bénéfique.

Pourquoi ? Parce que, dans, ce cas, on absorbera une moindre quantité d'air, et donc moins de poussières et moins d'impuretés. La santé dépend de la manière correcte, profonde et calme, dont on respire. Dès qu'un homme tombe malade, le rythme de sa respiration s'accélère. Quand le nombre de respirations à la minute diminue, la vie s'allonge; quand il augmente, la vie raccourcit. En respirant consciemment, pensez aux êtres sains, bons et sages. Si vous évoquez des gens méchants, malades, déraisonnables, votre respiration en sera perturbée.

Aujourd'hui, je vous donne beaucoup de nombres; ceux qui concourent à donner la santé, et d'autres qui ont une mauvaise influence. Réfléchissez-y. Les hommes qui respirent 25 fois par minute vivront à peine 25 ans; ceux: qui respirent 24 fois, vivront 26 ans; celui qui respire 23 fois à la minute vivra 28 ans; celui qui fait 22 respirations toujours dans le même temps d'une minute vivra 35 ans. Ce sont là naturellement des chiffres approximatifs, et non absolus. Mais la loi édicte que, à mesure que vous diminuez le nombre de respirations,, le nombre d''années d''exiisttence augmente.. Si vous pouvez ne respirer que 4 fois à la minute, votre durée de vie sera de 85à 90 ans; et si vous arrivez à une seule respiration, vous vivrez 120 ans.

Respirez profondément; retenez l'air longtemps dans vos poumons pour renforcer votre système nerveux, pour ne pas être influencé ou irrité par ce que vous voyez ou entendez autour de vous. Dans la vie, il y a beaucoup de scènes pénibles, dramatiques, tragiques, mais toutes ne sont pas à prendre au sérieux. Un grand nombre d'entre elles sont fictives, comme celles, qui sont représentées dans les théâtres ou aux cinémas. Sur la scène, les acteurs  s'évanouissent, meurent, mais à la fin du spectacle vous les voyez ressusciter ! Dans la vie, il convient donc de discerner les choses réelles, et celles qui ne le sont pas. Quand il fait mauvais temps, comme aujourd'hui, c'est un spectacle. Le vent souffle: c'est un spectacle. Le temps est beau, calme, agréable; c'est un spectacle. Les fleurs s'épanouissent, se fanent, et de nouveau éclosent ce sont aussi des scènes du grand drame de la vie. Fixez votre attention sur les belles images; imprimez-les dans votre intellect pour qu'elles y restent éternellement.

Arrêtez-vous devant les sources pures de la montagne, devant les beaux paysages, ainsi que devant les visions qui peuvent éveiller en vous des pensées élevées et de nobles sentiments. Les gens se souviennent plus aisément dès choses laides et négatives; et ils oublient celles qui sont positives, harmonieuses. Écartez de votre intellect tout ce qui est négatif, car cela influe défavorablement sur la respiration, tandis que ce qui est positif l'améliore. Une respiration correcte exige un intellect calme et positif. Retenez donc dans votre pensée tout ce qui est beau et exaltant. Dans la beauté réside l'harmonie de la vie; dans la beauté demeure le Principe divin.

Souvenez-vous que la juste respiration dépend de l'Amour. Respirez profondément, retenez longtemps l'air dans vos poumons avec amour. Faites cela trois fois par jour, avant de vous nourrir et de vous coucher. Respirez avec joie et amour, avec un visage détendu et souriant,, en vous tenant bien droit, le torse bombé. Que votre épine dorsale soit parallèle à la ligne droite, qui joint le centre du soleil au centre de la terre. Ce sont là des règles élémentaires à observer pour être en bonne santé et pour entretenir une bonne disposition d'esprit.

En respirant correctement, vous vous unissez au rythme de la Nature et vous fortifiez votre esprit et votre corps.

Un exercice respiratoire:

Levez lentement et simultanément les bras de chaque côté, la paume des mains tournée vers le haut, jusqu'à l'horizontale, tout en respirant profondément. En retenant l'air, levez les bras verticalement au-dessus de la tête et amenez les doigts à se toucher bout à bout. Baissez ensuite les mains lentement de chaque côté du corps en expirant ( à faire 3 fois ).

TRADUCTION INTÉGRALE D'UNE LEÇON DU MAÎTRE, DONNÉE
LE 29 JUILLET 1941 À SOFIA ( ISGREV ), EN BULGARIE


sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Peter DEUNOV 

lundi 1 février 2016

Changer de situation, changer de vie


"changer de situation, changer l’ordre des choses, changer le monde, changer de vie"… dans tous les domaines on ne parle que de changement, on veut le changement. Mais dans la réalité rien ne change, ou si peu. Et ce qui change n’est pas nécessairement un progrès. Pourquoi ?



En tant qu’être conscient, l’être humain est tourné vers le monde extérieur qu’il pense, non sans raison, pouvoir transformer. Mais ces transformations souhaitées ne sont-elles pas le reflet de son monde intérieur ? Or, devenir conscient de son monde intérieur comme d’un espace aussi vaste et complexe que le monde extérieur, est un long et difficile apprentissage qui nécessite la lumière de la Science initiatique.

Certes, la psychanalyse a ouvert une large fenêtre sur l’existence bouillonnante de ce monde intérieur, en insistant sur l’intrusion des pulsions inconscientes dans la vie consciente. Mais peu habitués à y prendre garde, la majorité des gens restent généralement surpris, étonnés par leurs rêves, par leurs émotions subites, par leurs variations d’humeur imprévisibles, par leurs idées fixes qui colorent et cristallisent de façon éphémère la trame de leur vie psychique. Aussi développent-ils souvent un sentiment d’impuissance et d’irresponsabilité à l’égard de ce qui remonte du tréfonds d’eux-mêmes, de leur inconscient, sous la forme d’énergies incontrôlables ou d’images obsessionnelles.

Ainsi, l’apport de la psychanalyse, c’est d’avoir cherché à décrire l’irruption de l’inconscient dans la conscience et à expliquer pourquoi le sujet s’ingénie à refonder des manifestations vis-à-vis desquelles il éprouve un sentiment de honte et de dépossession de soi. Et quelles sont ces manifestations ? Narcissisme infantile qui veut accaparer l’attention et l’amour des autres, orgueil démesuré qui prétend nier Dieu ou rivaliser avec Lui, cruauté exterminatrice qui imagine pouvoir faire disparaître toute existence non soumise à ses propres lois. Sans la pression de l’éducation et des exigences sociales, la conscience instaure, nous dises les psychanalystes, tout un système de défenses qui censure et refoule ces poussées instinctives, pulsions primaires et notre égocentrisme, et elle réagit avec d’autant plus de force qu’elle refus de se reconnaître dans ces manifestations, pour autant que l’environnement social les juge indésirables et répréhensibles.

Mais ce que la psychanalyse omet de décrire, ce sont les autres manifestations de notre inconscient, ces manifestations bénéfiques, lumineuses que nous laissons s’exprimer ou que nous refoulons aussi, malheureusement, selon les circonstances. Impulsions généreuses, élans irrésistibles d’espoir qui nous poussent à vouloir aider les autres, aspirations à l’harmonie, joie subtile née du contact avec le monde de l’âme et de l’esprit, jaillissement de la lumière créatrice, intuition de l’unité indestructible des êtres, sentiment d’immortalité, d’éternité… viennent par moments effleurer la conscience. Mais malgré le besoin de se reconnaître dans cet élargissement subit de son champ de perceptions et de sensations, elle ne peut les retenir.

Simple miroir du ciel et de l’enfer, notre conscience est impuissante par elle-même à créer ou à façonner aussi bien l’un que l’autre. Il s’agit donc bien en nous de deux natures, et c’est notre façon de vivra quotidienne, explique Omraam Mikhaël Aïvonahov, qui nous met en contact soit avec l’une, soit avec l’autre, et qui provoque ces expériences subjectives de lumière, de générosité, de beauté, d’équilibre, ou celles de désordre, de violence, de terreur, de cruauté.

sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam