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lundi 1 février 2016

Changer de situation, changer de vie


"changer de situation, changer l’ordre des choses, changer le monde, changer de vie"… dans tous les domaines on ne parle que de changement, on veut le changement. Mais dans la réalité rien ne change, ou si peu. Et ce qui change n’est pas nécessairement un progrès. Pourquoi ?



En tant qu’être conscient, l’être humain est tourné vers le monde extérieur qu’il pense, non sans raison, pouvoir transformer. Mais ces transformations souhaitées ne sont-elles pas le reflet de son monde intérieur ? Or, devenir conscient de son monde intérieur comme d’un espace aussi vaste et complexe que le monde extérieur, est un long et difficile apprentissage qui nécessite la lumière de la Science initiatique.

Certes, la psychanalyse a ouvert une large fenêtre sur l’existence bouillonnante de ce monde intérieur, en insistant sur l’intrusion des pulsions inconscientes dans la vie consciente. Mais peu habitués à y prendre garde, la majorité des gens restent généralement surpris, étonnés par leurs rêves, par leurs émotions subites, par leurs variations d’humeur imprévisibles, par leurs idées fixes qui colorent et cristallisent de façon éphémère la trame de leur vie psychique. Aussi développent-ils souvent un sentiment d’impuissance et d’irresponsabilité à l’égard de ce qui remonte du tréfonds d’eux-mêmes, de leur inconscient, sous la forme d’énergies incontrôlables ou d’images obsessionnelles.

Ainsi, l’apport de la psychanalyse, c’est d’avoir cherché à décrire l’irruption de l’inconscient dans la conscience et à expliquer pourquoi le sujet s’ingénie à refonder des manifestations vis-à-vis desquelles il éprouve un sentiment de honte et de dépossession de soi. Et quelles sont ces manifestations ? Narcissisme infantile qui veut accaparer l’attention et l’amour des autres, orgueil démesuré qui prétend nier Dieu ou rivaliser avec Lui, cruauté exterminatrice qui imagine pouvoir faire disparaître toute existence non soumise à ses propres lois. Sans la pression de l’éducation et des exigences sociales, la conscience instaure, nous dises les psychanalystes, tout un système de défenses qui censure et refoule ces poussées instinctives, pulsions primaires et notre égocentrisme, et elle réagit avec d’autant plus de force qu’elle refus de se reconnaître dans ces manifestations, pour autant que l’environnement social les juge indésirables et répréhensibles.

Mais ce que la psychanalyse omet de décrire, ce sont les autres manifestations de notre inconscient, ces manifestations bénéfiques, lumineuses que nous laissons s’exprimer ou que nous refoulons aussi, malheureusement, selon les circonstances. Impulsions généreuses, élans irrésistibles d’espoir qui nous poussent à vouloir aider les autres, aspirations à l’harmonie, joie subtile née du contact avec le monde de l’âme et de l’esprit, jaillissement de la lumière créatrice, intuition de l’unité indestructible des êtres, sentiment d’immortalité, d’éternité… viennent par moments effleurer la conscience. Mais malgré le besoin de se reconnaître dans cet élargissement subit de son champ de perceptions et de sensations, elle ne peut les retenir.

Simple miroir du ciel et de l’enfer, notre conscience est impuissante par elle-même à créer ou à façonner aussi bien l’un que l’autre. Il s’agit donc bien en nous de deux natures, et c’est notre façon de vivra quotidienne, explique Omraam Mikhaël Aïvonahov, qui nous met en contact soit avec l’une, soit avec l’autre, et qui provoque ces expériences subjectives de lumière, de générosité, de beauté, d’équilibre, ou celles de désordre, de violence, de terreur, de cruauté.

sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam