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mardi 9 février 2016

La dualité de notre inconscient


La mise en lumière de la dualité de l’inconscient nous conduit à distinguer en l’homme une nature inférieure et une autre supérieure ; et cette distinction est d’une importance capitale pour la psychologie, la pédagogie et la compréhension des problèmes sociaux. Les termes "inférieur" et "supérieur" indiquent clairement la place que nous devons donner à chacune de ces deux natures.



L’acquisition de la verticalité, plaçant la tête au-dessus de son ventre et de son sexe, a été pour l’être humain une conquête physiologique ; mais il lui reste maintenant à conquérir sa verticalité spirituelle. Il s’agit donc d’identifier puis de contrôler les manifestations de ses pulsions égocentriques qui le poussent à la recherche de satisfactions grossières, nuisibles pour lui-même et pour son entourage, et de donner une issue à ses inspirations lumineuses et vastes qui ouvrent son intelligence et son coeur, lui font découvrir le bien commun comme l’arrière-fond sur lequel ses actions doivent s’inscrire.

Ces deux natures, inférieure et supérieure, le Maître Omram Mikhaël Aïvanhov les appelle entre "personnalité" et "individualité". La personnalité, égocentrique et exigeante jusqu’à la cruauté, versatile, donc peu fiable, modifie langage et conduite au gré de ses intérêts, et elle se joue des êtres et des choses pour son unique satisfaction. Le mot latin : "persona" sur lequel est formé "personnalité", désigne dans la Rome antique le masque de théâtre qui est jeu, multiplicité, mensonge. L’individualité, au contraire, renvoie au caractère indivisible de l’être humain, à son essence pure et simple, ce sans quoi il ne peut être : son esprit.

Personnalité et individualité ont la même structure trinitaire, c’est à dire qu’elles se subdivisent en trois catégories de manifestations correspondant à la structure de l’être humain ; pensée (intellect), sentiment (cœur), action (volonté). Dans la gamme inférieure, l’intellect est le siège des pensées tortueuses, malveillantes, d’opinions erronées ; le cœur, le siège de sentiments de possessivité, de haine, de vengeance ; et la volonté, qui réaliser les projets de l’intellect et du cœur, se rend coupable d’actions violentes et destructrices.

Dans la gamme supérieure, l’intellect supérieur (la raison) est le siège de la pensée juste qui découvre les grandes lois de l’existence, éclaire la route pour le bien de tous. Le cœur supérieur (l’âme") est le siège des sentiments d’amour, d’abnégation, de sacrifice pour les autres créatures, et aussi d’adoration et de louange envers le Créateur. Enfin, la volonté supérieure (l’esprit) inspire des actes libérateurs et créateurs. Arrachant l’être humain aux entraves de la personnalité, l’esprit le vivifie et réanime en lui le sentiment d’appartenance comme de la Divinité.

Cette circulation ininterrompue entre sa nature inférieure et sa nature supérieure donne à l’être humain la pleine possession de ses facultés, et c’est alors seulement qu’on peut dire que s’est opéré en lui le seul changement véritable.

"dans notre moi terrestre, dit Omraam Mihaël Aïvanhov, nous sommes une trinité qui pense, qui sent et qui agit, mais cette trinité n’est encore qu’un reflet très inférieur de l’autre trinité, la Trinité céleste qui attend que nous puissions nous joindre à elle, puisqu’elle fait aussi partie de nous… Toutes les expériences, heureuses ou malheureuses, que nous faisons dans notre vie ont pour seul et unique but cette rencontre de notre moi humain et de notre Moi divin.

Au moment où ces deux parties, inférieure et supérieure, parviennent à se fusionner, c’est le Ciel et la Terre qui s’unissent en nous pour créer l’abondance et la joie. Le symbole de cette métamorphose est le soleil : avec son intellect débarrassé de tout parti pris l’homme éclaire ; avec son cœur purifié il donne la chaleur ; et avec sa volonté libérée il vivifie et il crée".


sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam