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jeudi 5 février 2015

HONOREZ VOS PENSEES ET VOS SENTIMENTS


L’homme dépose des choses dans sa subconscience, alors que dans sa conscience, il vit, souffre, se réjouit, tombe et se relève.

Parfois les maladies sont dues à l’accumulation d’une trop grande quantité d’énergie en certains endroits. Par exemple, les migraines sont dues à un surplus d’énergie nerveuse dans la tête ; les maux d’estomac sont dus à un excès d’énergie en un quelconque endroit de cet organe. Pour se libérer de l’énergie superflue accumulée en certains points de l’organisme, l’homme doit connaître les raisons de cette accumulation et après en avoir trouvé la raison il est facile de s’en débarrasser. La cause peut être une organisation incorrecte des pensées. Corrigez la relation entre vos pensées et vos sentiments et la douleur disparaîtra. En un mot, la plus petite dysharmonie entre les pensées, les sentiments et les actions de l’homme le prédispose à la maladie.

Pour harmoniser ses pensées, ses sentiments et ses actions, l’homme doit se conformer aux lois de la nature. Des lois règlent les pensées, d’autres régissent les sentiments et les actions. Une fois en relation avec ces lois, les pensées et les sentiments circuleront correctement en l’homme, aussi naturellement, calmement et sans efforts que l’air et la lumière qu’il reçoit. Par exemple, un homme est bouleversé dans ses sentiments ; s’il ne sait pas maîtriser ses sentiments il peut s’invalider. Vous demandez : « Cela arrive-t-il à un homme spirituel ? » Que vous soyez un homme spirituel ou un homme du monde, c’est sans importance. Au cours de certaines périodes de la vie, l’énergie de l’homme se réveille et ce qui différencie l’homme spirituel, c’est qu’il dispose d’une méthode lui permettant de transformer cette énergie en une énergie plus élevée.

Dans les Écritures, il est dit à ce sujet : « Confiez votre fardeau à Dieu. » Cela signifie que vous devez remettre entre les mains de Dieu les tâches difficiles de votre vie, celles que vous ne pouvez résoudre.

Si vous essayez de les résoudre seuls vous finirez par vous bloquer. Laissez les énergies de la nature passer à travers vous. Ne mettez pas de barrières sur leur chemin. Tournez-vous vers Dieu afin qu’Il vous indique le moyen de les canaliser. Dès qu’elles seront canalisées, vous pourrez les utiliser à bon escient. Souvent, il arrive que quelqu’un se sente abandonné de tous. Il souffre, se tourmente et dit : « Ma vie est finie. » Les énergies de son cerveau ont pris la voie descendante. Que doit-il faire ? S’en remettre à Dieu. Et peu de temps après, son état s’améliorera de même que son lien avec Dieu s’amplifiera.

L’intelligence divine existe partout dans le monde et elle veille sur tous ceux qui se tournent vers elle et lui demandent secours. C’est pour cette raison qu’il est donné à tous la possibilité d’exister. Dans ce sens, pour l’homme raisonnable qui chemine sur la voie divine, le péché n’existe pas. Pourquoi ? Parce que dans son organisme, les courants d’énergie se relaient correctement. Par exemple, l’énergie de son cerveau évolue selon une spirale en passant progressivement d’un hémisphère à l’autre, sans éprouver aucune secousse ni anomalie.

Quand l’homme croit en Dieu, ses énergies se transforment normalement. S’il n’a pas foi en Dieu et qu’il ne compte que sur lui même, certaines anomalies apparaissent en lui.

Quand vous affirmez que rien n’est possible, vous ne comptez que sur vous-même. Quand vous affirmez que tout est possible, vous comptez sur le divin qui est en vous et entre les mains duquel se trouvent toutes les possibilités.

Si l’humain et le Divin viennent à entrer en conflit, alors toutes les souffrances apparaissent. Notre siècle est le siècle où l’on vit des impressions extraordinairement fortes. La vie sur la terre se caractérise par une grande diversité extérieure. Quelle que soit la ville, quel que soit l’État dans lequel vous vous rendiez, vous trouverez toujours quelque chose de nouveau. Si vous allez aux États-Unis d’Amérique, vous verrez quelque chose de particulier : tout le monde marche vite ; on dirait qu’ils courent comme si un incendie s’était déclaré quelque part ou qu’un accident avait eu lieu. Si vous vous arrêtez ne serait-ce qu’un instant, chacun vous bousculera sans s’excuser. Les gens n’ont pas le temps, ils sont pressés. S’ils descendent du tramway ou du train, tous se dépêchent, courent et, sans le vouloir, ils se bousculent les uns les autres.

L’homme est venu sur terre et il s’imagine qu’il peut vivre là comme il le désire. À l’heure actuelle, on se bouscule. Le rythme de la vie est accéléré. Le malheur des hommes est dû au fait que chacun vit comme il l’entend. Les êtres invisibles sont préoccupés eux aussi par ce problème. Ils veulent savoir à quel résultat aboutit celui qui vit comme bon lui semble.

Nous envisageons la vie comme une pépinière ; il existe trois sortes de pépinières : la première inclut la vie des éléments minéraux et les métaux, le monde inorganique ; la seconde pépinière comprend la vie des plantes et des animaux ; la troisième concerne l’homme. Ces deux dernières pépinières forment le monde organique. Selon les conceptions humaines, les animaux et les plantes représentent le monde inférieur. Oui, c’est vrai, ils se situent plus bas que l’homme et c’est pour cela que leur responsabilité est moindre. Si la brebis commet une faute, sa responsabilité est moindre que celle de l’homme. Celui qui sait peu de choses est peu battu ; celui qui sait beaucoup est puni davantage. Celui qui sait peu de choses reçoit peu de récompenses ; celui qui sait beaucoup reçoit plus de récompenses. Il y a un certain rapport entre le degré de lumière que possède l’homme et la responsabilité qu’il porte. Ce rapport détermine le bonheur et le malheur des hommes.

Un jour, un lièvre sortit pour se noyer, tant la vie lui pesait. Il y avait les chiens qui le poursuivaient et les hommes qui voulaient le tuer. Il décida donc d’en finir avec la vie. Alors qu’il approchait du lac, il vit que toutes les grenouilles qui étaient sur le bord, sautaient très vite dans l’eau car elles avaient peur. Voyant cela, le lièvre se dit : « Tiens, il y aurait donc des êtres plus peureux que moi ? Je ne vais pas me noyer. » À cette époque encore, les oreilles du lièvre étaient petites, mais c’est à partir de ce jour-là qu’elles s’allongèrent. Le lièvre compte sur deux choses : son ouïe et sa vitesse. Au moindre petit bruit, il tend l’oreille et s’enfuit. Quand il voit un danger, le lièvre se dit : « Moi, je cède devant la force de l’homme. Je prends la fuite et vais de l’avant. S’il ne me rattrape pas, j’ai gagné ; s’il me rattrape, c’est lui qui gagne. » Le lièvre grimpe sur un haut rocher et de là converse avec l’homme en lui disant : « Moi je suis en haut, toi en bas ; c’est ainsi seulement que nous allons nous comprendre. »

Que signifient les mots ‘en haut’ et ‘en bas’ ? Celui qui est en haut se trouve dans de bonnes conditions ; celui qui est en bas est placé dans de mauvaises conditions.

Qui crée de bonnes ou de mauvaises conditions ? C’est l’homme lui-même qui est la cause des bonnes ou des mauvaises conditions de sa vie. Lorsqu’ils construisaient une maison, les Bulgares d’autrefois faisaient un hall ouvert au lieu du couloir que nous faisons maintenant. Au moment de faire la vaisselle, la jeune épouse, au lieu de sortir de la maison pour jeter son eau dans une fosse spéciale, la jetait pour aller plus vite, devant la maison par ce hall. Elle versait de l’eau sale un jour et le lendemain aussi, et ainsi de suite jusqu’à ce que des miasmes se forment et que les membres de la famille tombent tous malades. Si la jeune épouse tombait malade la première, on disait que quelqu’un lui avait jeté le mauvais oeil. Comment dans ces conditions ne pas s’attirer le mauvais œil ? Il n’est rien de plus dangereux pour l’homme que l’eau polluée, de plus dangereux pour sa santé que de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, de mauvaises actions. Ils laissent des dépôts superflus dans l’organisme humain. Ce que nous appelons ‘dépôt dans les articulations’ est justement dû aux mauvaises pensées et aux mauvais désirs. En ce sens, la neurasthénie n’est rien d’autre que des dépôts qui se forment dans les veines et les artères et qui attaquent e système nerveux de manière à empêcher les influx électriques et magnétiques d’opérer normalement dans l’organisme. C’est ainsi qu’apparaissent la tachycardie, la tension, l’artériosclérose et d’autres maladies. Ce sont des choses simples que nos contemporains ne connaissent pas, mais qu’ils doivent apprendre afin de pouvoir se guérir eux-mêmes. Certains se plaignent de ne pouvoir respirer librement ou de ce que leur cœur ne bat pas régulièrement. Ils appellent un médecin, prennent des médicaments, mais rien n’y fait. La cause de ces maladies ne réside pas dans le cœur ni dans les poumons, mais dans le diaphragme. Il s’est soulevé et exerce une pression sur l’estomac ; l’estomac exerce une pression sur les poumons et sur le cœur et c’est ainsi que tout l’organisme souffre.

Que faut-il faire alors ? Respirez profondément pour que les poumons se remplissent d’air et que le diaphragme reprenne sa place. Vous dites que votre diaphragme s’est soulevé. Cela veut dire qu’il s’enorgueillit.

Gardez-vous de l’orgueil. Si vous succombez à 1’orgueil, c’est la chute qui vous attend. C’est pourquoi nous disons que l’orgueil précède la chute. Celui qui souffre de tachycardie est un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux de tête ou de ventre est aussi un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux est vaniteux. Aussi, lorsque vous avez une crise de tachycardie, respirez profondément et ordonnez à votre diaphragme de redescendre, de reprendre sa place pour qu’il ne comprime pas le cœur. Celui qui ne veut pas s’aider lui-même va chercher un médecin. Un médecin vient, puis un second ; ils vous font quelques piqûres mais votre état empire.

Ils commencent à chercher la cause du mal dans l’hérédité, côté père et mère, et ils déclarent au patient que son mal est difficile à guérir. L’hérédité joue mais il y a aussi des causes inhérentes au malade. La jeune fille se plaint du cœur : c’est parce qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune homme et qu’elle souffre à cause de lui. Le vieillard aussi se plaint du cœur. Pourquoi ? Lui aussi est peut-être tombé amoureux. Un proverbe bulgare dit : « Quand on met le feu à un vieux tas de fumier, que de fumée ! »

Je parle de l’Amour, mais je comprends par-là l’Amour qui ne cause ni souffrances, ni maladies. Les hommes parlent de l’amour, le mettent en pratique mais tombent malades. Quel amour est celui qui apporte des souffrances et des maladies ? Ce n’est pas l’amour véritable. C’est l’amour, tel qu’il a été dénaturé par les hommes. Il n’est pas possible d’aimer et de classer les hommes d’après le degré d’amour qu’on leur porte. Ça, c’est un amour de tavernier qui rend les gens malheureux. Le tavernier répartit les gens en pauvres et en riches. Il sert les premiers de façon limitée, quant aux seconds il leur donne sans compter. Lorsqu’un riche entre dans le bar, il lui donne un verre, deux, trois et ensuite seulement il commence à noter. En fin de compte, le patron du bar y gagne et le riche est perdant. Jour après jour, il perd la santé, son cœur se met à battre de façon irrégulière. À quoi cela est-il dû ? Au manque d’harmonie entre les pensées, les sentiments et les actions de l’homme. D’une manière générale, le manque d’harmonie dans les pensées détraque le système nerveux cérébral ; le manque d’harmonie dans les sentiments détraque le système nerveux sympathique ; le manque d’harmonie dans les actions détraque le système musculaire et osseux. La vie physique et la vie psychique de l’homme sont étroitement liées. Aussi, lorsque vous tombez
malade, n’allez pas chercher un médecin pour qu’il vous prescrive quelque chose à avaler mais demandez-lui conseil sur la manière de vivre correctement. Vous dites que votre cœur s’est détraqué.

Combien de fois bat-il en une minute ? Normalement, le cœur humain bat soixante-douze fois par minute et le vôtre bat cent vingt fois. Il arrive que le cœur d’une personne âgée batte quarante fois par minute. Cela non plus n’est pas normal.

Retenez ceci : la qualité de la vie de l’homme dépend de ses pensées. Une pensée droite est exigée de tous. Quelqu’un se justifie de ses fautes en invoquant l’influence des autres. Pourquoi les laissent-ils avoir une influence sur lui sans en exercer une à son tour ? Pourquoi ne serait-il pas libre d’accomplir une bonne action grâce à sa pensée et ainsi exercer une bonne influence sur ses proches ?


extrait de : Le Livre des Trois Intelligences par Peter Deunov - Retranscrit par Francesca