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lundi 21 septembre 2015

BETH hébraïque et sa symbolique



A la deuxième lettre de l’alphabet hébraïque, Beth, correspond la deuxième carte du Tarot : La Papesse. Entre autres détails remarquable s, on découvre qu’elle est coiffée d’une tiare surmontée d’un croissant de lune dont la forme s’apparente à celle d’une balance et elle est assise devant deux colonnes entre lesquelles est tendu un voile. Ces deux colonnes représentent symboliquement les deux piliers du Temple de Salomon : Yakin et Boaz.

A droit se dresse Yakin et à gauche Boas. L’un est bleu et l’autre est rouge, ce qui révèle leur différence de nature. De nos jours les cartes du Tarot sont surtout considérées comme un jeu où certains essaient de lire l’avenir. Mais les Initiés du passé, qui le sont créées, ont mis dans ces cartes une très grande partie de leur science sous forme de symboles. Ceux qui savent interpréter ces symboles voient s’ouvrir devant eux un immense champ de réflexions et de découvertes.

Les deux colonnes sont donc de couleurs différentes : bleue et rouge, qui expriment l’opposition du masculin et du féminin. On retrouve cette même idée dans l’Arbre séphirotique avec les deux piliers de la Clémence et de la Rigueur de part et d’autre du pilier central, le pilier de l’Equilibre. Sur le pilier de la Clémence, les séphiroth (Hohmah, Hessed et Netsaf, représentent les puissances masculines et sur le pilier de la Rigueur, les séphiroth Binah, Guébourah et Hod, représentent les puissances féminines ; et elles ne peuvent travailler harmonieusement ensemble que si elles sont maintenues par cette instance supérieure qui est représentée par le pilier central : les séphiroth Malhouth, Iésod, Tiphéreth, Daath et Kéther. Ce sont ces deux forces antagonistes mais complémentaires, contrôlées par celle qui les domine toutes, Kéther : la Couronne, que les kabbalistes appelle la Balance cosmique.

Le symbole de la balance domine toute la création. La balance existe donc dans les quatre mondes. Et puisque l’homme est un reflet de l’univers, la balance existe aussi en lui dans les quatre mondes.



Et puisque la science de la balance est aussi la science de l’homme, il faut savoir que les rois d’Edom sont également au-dedans de lui : ce sont les sept péchés capitaux ; et si l’homme les laisse se manifester sans contrôle, il s’ensuit le désordre et l’anarchie. Mais comme l’Intelligence cosmique n’accepte pas l’anarchie, tous les êtres qui se mettent en dehors de l’ordre créé par elle sont détruits : eux aussi périssent faute de nourriture. Au contraire, celui qui cherche à réaliser l’équilibre de la balance construit en lui-même le Temple du Seigneur.

Toutes ces idées sont certainement encore obscures pour vous, mais ne vous découragez pas. Si vous avez réellement le désir de comprendre et de réaliser en vous l’équilibre de la balance grâce auquel on parvient à harmoniser le positif et le négatif, le masculin et le féminin, la rigueur et la clémence, vous recevrez des éclaircissements. Durant vos méditations et même la nuit, pendant votre sommeil, d’autres êtres que moi vous donneront des explications….

 Les livres de Omraam retranscrits par Francesca