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mercredi 9 novembre 2016

La manifestation de la cause divine sur la terre


La plus sûre des monnaies qu'on puisse présenter devant les esprits lumineux, c'est le sacrifice impersonnel. Le sacrifice, c'est la monnaie d'or du disciple. Tout le reste est du papier, comme les billets de banque qui peuvent à certaines époques perdre de la valeur. L'or, quoi qu'on puisse en dire actuellement, gardera toujours sa valeur, parce que le soleil le protège, comme une banque nationale protège la monnaie d'un pays. C'est le soleil qui envoie l'or, et c'est lui qui le retire. L'or garde ses vertus; même si les hommes en modifient l'évaluation monétaire, il reste excellent pour la santé, il garde sa noblesse, sa pureté, son inaltérabilité, toutes qualités qui ont le pouvoir d'élever et d'ennoblir les coeurs. Si présentement il n'agit pas dans ce sens, c'est parce que les hommes sont enveloppés d'une couche épaisse d'impuretés qui font barrière à ses influences. Le rôle de l'or est d'ennoblir et de guérir l'homme.  



Voici ce que vous pouvez faire: procurez-vous deux ou trois grammes d'or pur, et gardez-le précieusement. Plongez cet or dans une tasse ou un verre d'eau, exposez-le au soleil le matin durant une demi-heure ou une heure, puis prenez cette eau comme un remède homéopathique en en ajoutant quelques gouttes à une boisson. Sous l'influence du soleil, l'or a rayonné dans l'eau des particules infinitésimales et invisibles, il a magnétisé l'eau de façon imperceptible. Son action ne sera pas effective au niveau du corps physique directement, mais les corps astral et mental reçoivent ces particules et savent comment s'en servir.

 L'or est la meilleure et la plus sûre des monnaies. Dans le monde invisible, ce qui correspond à l'or, c'est le sacrifice. Le sacrifice pour la défense et la manifestation de la cause divine sur la terre, c'est ce qui compte le plus aux yeux des grands Maîtres de l'humanité. Le sacrifice remplit vos poches de la monnaie d'or qui a cours dans le grand magasin universel de l'invisible. C'est le sceau du soleil. Ceux qui portent ce sceau seront libérés, même des prisons terrestres, et reconnus par les esprits du monde de la lumière dans n'importe quelle circonstance difficile: "Cet être est des nôtres, il porte le sceau du soleil. Il est notre frère. Sauvons-le!" 

Comprenez-vous maintenant pourquoi le sacrifice sincère, totalement dépourvu d'égoïsme et d'arrière-pensée a tant de prix? Faites des sacrifices, au moins un par année, sans réclamer ni attendre une récompense. Cela vous sera compté pour l'éternité. Vous pensez déjà que vous ne cessez depuis des années de faire des sacrifices; mais vous ignorez le véritable sacrifice, et le monde invisible n'a pas reconnu votre monnaie. Qu'y a-t-il derrière le geste qu'on fait pour aider et sauver les autres? On veut conquérir l'estime des hommes, ou une gloire quelconque, ou toute autre chose personnelle. Analyser vos gestes, même les plus impartiaux et les plus généreux, et voyez s'ils ne cachent pas un mobile personnel. Peut-être découvrirez-vous que vous n'avez accompli depuis votre naissance qu'un ou deux actes vraiment purs. La monnaie d'or est rare et infiniment précieuse.  

Certains frères et soeurs donnent sincèrement de leur coeur et de leur peine, ils appliquent donc la première des conditions avec sincérité, et ils s'étonnent de ne voir aucun résultat. Rien ne vient! Ils doivent continuer à travailler, ils doivent savoir attendre que leur demande trouve exécution et arrive jusqu'à eux. Il faut patienter, attendre. Bien rares ceux qui attendent! On comprend qu'il est juste de donner un peu de soi pour demander, mais on n'accepte pas volontiers d'attendre. L'attente est nécessaire. Dans n'importe quel magasin, vous devez attendre votre tour; d'autres étaient là avant vous, dont on s'occupe en premier. Et dans les magasins de province, du Midi en particulier, on n'est pas pressé et rapide comme à Paris où tout va vite. Les employés ouvrent leur boutique à dix ou onze heures, et ils prennent leur temps avant de chercher ce que vous leur demandez. Vous devez patienter. Mais on n'est pas développé dans le sens de la patience. Il faut savoir attendre, des années peut-être, ce que l'on souhaite acquérir, recevoir du monde invisible. Le disciple doit savoir qu'il faut attendre. C'est extrêmement important.



 Voici un homme malade, malheureux ou laid. Il entre dans l'Enseignement, se met à faire des exercices et commence un jeûne, avec l'idée d'améliorer son état, et il s'étonne de ne pas voir des résultats immédiats. Il voudrait une guérison instantanée! Il constate bien une amélioration, cependant il s'impatiente et bientôt il se décourage. Avec un peu de sagesse et des notions justes, il saurait que pour être tombé dans l'état lamentable où il se trouve, il avait certainement transgressé les lois de la nature durant des années, peut-être des siècles. Des temps et des temps il a vécu dans les plaisirs, la sensualité, les égarements apparemment délicieux, en réalité destructifs et pernicieux. S'étant égaré si longtemps hors de la route, peut-il exiger une guérison instantanée?

Sa maladie s'est cristallisée lentement au cours de longues périodes, elle est devenue matérielle après n'avoir été qu'un état de conscience, une façon de sentir et d'envisager la vie. Une pensée se trouve d'abord dans le monde spirituel, elle descend peu à peu dans l'organisme et se manifeste sous une forme matérielle à la limite de l'être, dans son corps physique. Un état de conscience commence par changer le côté vibratoire des tissus cellulaires, des atomes qu'elle heurte en passant dans l'organisme. Il imprime aux électrons et à toutes les cellules un mouvement différent de celui que Dieu leur avait donné, et la conséquence ultérieure, c'est la maladie. La maladie n'est autre chose qu'une formation, une cristallisation dans le plan physique d'une pensée, d'un état de conscience.

 Le même processus se passe dans la mère qui se prépare à enfanter. Tout d'abord l'enfant est caché en elle, invisible, puis un jour il apparaît, il naît, on le voit, on sait ce qu'il est.

Mais tandis qu'elle le portait, sa mère le formait, le façonnait, le construisait, elle avait un pouvoir sur lui, et maintenant qu'il est né, elle ne peut plus le changer, le modifier, il ne dépend plus d'elle. Il pourra crier, gémir, pleurer, entraîner sa mère dans toutes sortes de difficultés et de complications, celle-ci n'y peut plus rien. Elle était maîtresse de la situation jusqu'à la naissance, maintenant elle ne l'est plus. L'enfant est, ce qu'elle l'a fait.

Ainsi de la maladie ; avant qu'elle ait atteint le plan physique, elle se trouve cachée dans le cerveau comme l'enfant dans la matrice. Le cerveau est la mère qui nourrit la maladie alors que celle-ci n'est pas encore dans le plan physique, matériel. Tant qu'elle reste là, le disciple peut la façonner, la modifier, la commander et la corriger.

Quand elle est apparue dans l'organisme sous forme de tumeur, d'ulcère, d'inflammation, de malformation, eh bien, c'est le chirurgien qui a la parole! Le disciple peut beaucoup, s'il agit avant la formation de l'enfant, avant la matérialisation du mal, car il faut des mois, des années ou des vies pour qu'il apparaisse. La maladie n'est qu'une résultante, et sa ténacité même prouve combien son élaboration, sa fabrication fut de longue durée. Et nous voulons qu'il s'en aille en deux jours! Nous exigeons que soient dissipées, supprimées en une semaine les difficultés que nous avons créées au cours des siècles. Est-ce raisonnable?


 Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/