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mardi 7 février 2017

LES ÉNERGIES SUPERFLUES



Si les centres de l'intellect humain, féminin et masculin, ne font pas entre eux de bons échanges de leurs énergies, un état nerveux se créera certainement entre les êtres.

Comment expliquer cette nervosité ? Elle trouve sa cause dans le fait des énergies superflues mal placées, d'un côté comme de l'autre.

Une femme mécontente de son mari cherche un autre homme dans lequel elle pourra placer l'énergie qu'elle a en surplus, afin d'avoir un bon échange et de ne perdre aucune énergie. Cette manière de procéder peut être bonne, à une condition, qu'elle se réalise d'une façon entièrement spirituelle. Ce que je dis ici de la femme est valable pour l’homme, de manière tout à fait identique. Un mari mécontent de son épouse cherche une autre femme avec laquelle il aura des rapports comme avec sa femme. Mais pour lui aussi, cela ne peut être bon que dans certaines conditions que je vais vous expliquer.  



Le Maître Deunov déclare : "Cherchez un ou une amie, dépensez auprès de lui votre énergie superflue et revenez ensuite vers votre conjoint" Un époux ou une épouse ne doit pas être mécontent que son conjoint ait des amis, hommes ou femmes. Chacun doit être très large d'esprit, car c'est grâce à l'amitié honnête que tous deux ils pourront vivre dans une harmonie parfaite. S'ils s'interdisent réciproquement de fréquenter des amis, il se produit de grands bouleversements dans l'un ou dans l'autre. Vous pensez qu'une amitié avec le sexe opposé vaut mieux. Oui, peut-être, mais il faut alors que cette amitié se limite à des échanges spirituels, à des conversations saines. Or, les hommes et les femmes ne connaissent ni ne respectent ces limites, et il se passe souvent entre eux des choses qui les mènent à la catastrophe. Donc, l'affirmation du Maître Deunov est destinée aux disciples qui savent travailler sans tomber dans la tentation et la faute. 

Cette question de l'amitié entre les sexes est très difficile et délicate. Il se pourrait que vous me compreniez mal aujourd'hui et que vous fassiez état de mes paroles pour vous faire des amis ou des amies et pousser trop loin vos relations avec eux. Souvenez-vous bien de ce que j'ai dit: si vous dépassez les limites de la sagesse, il se produira des bouleversements. Ce n'est donc pas cela que je vous conseille. Un échange s'établit déjà lorsqu'on regarde quelqu'un ou que l'on reste quelques minutes à ses côtés, conversant ou non avec lui. En ce moment, je vous parle et il se fait des échanges entre nous, même cent fois mieux que si nous nous embrassions. Ce sont souvent les embrassements qui justement empêchent que l'échange se fasse bien. Il vaut toujours mieux qu'une petite distance existe entre deux êtres. Les embrassements perturbent les courants dans chacun d'eux.

Des échanges peuvent s'établir à travers un contact, bien sûr, mais il faut que les deux êtres soient très purs, afin que ne circulent entre eux que de bons courants, sans rien qui puisse faire tache dans celui qu'on embrasse. En réalité, on peut embrasser n'importe qui, mais seulement si l'on est absolument certain de ne laisser sur l'autre aucune trace imparfaite. Si vous ne pouvez être certains de votre état de pureté, travaillez sur vous-même jusqu'à ce qu'il soit possible que votre baiser sauve quelqu'un, plutôt que de le perdre ou de le salir. Attendez deux ou trois siècles, s'il le faut.

Aujourd'hui, personne n'attend plus de recevoir du ciel la permission d'embrasser quelqu'un. Qu'un homme ou une femme cherche un autre partenaire pour placer en lui son énergie superflue, ce conseil est un couteau à deux tranchants. Pour l'appliquer dans son esprit de pureté, il faut que les relations soient dignes, raisonnables et spirituelles. Un tel échange est nécessaire, indispensable, mais il doit se réaliser parfaitement d'après les lois de la sagesse et de la pureté. Alors il peut régner partout une grande harmonie.  

Dans la Fraternité, en Bulgarie, nous avions un frère et une soeur mariés, entre qui les choses ne marchaient pas très bien. Il y avait sans cesse des discussions entre eux. Ils allèrent donc chez le Maître Deunov pour Lui demander son avis à ce sujet. Ils reçurent des éclaircissements et des explications, et depuis lors la femme allait de temps en temps parler un peu avec le Maître et revenait chez elle soulagée et plus aimable. Le mari n'avait aucune jalousie, il permettait à sa femme d'aller s'entretenir avec le Maître, et même il l'y poussait, afin que se réalise avec Lui un échange magnifique et salutaire. La même chose se passe ici avec moi. Des maris m'envoient leur femme quand le ménage marche mal, et ils savent que cela lui fera du bien parce que durant notre conversation je mets quelque chose dans leur tête.  

Partout les êtres cherchent à se débarrasser du surplus de leur énergie. Une femme battue va raconter à ses voisins ce qui lui est arrivé. Ils discutent entre eux, elle se calme et peut rentrer à la maison en meilleur état.  

Un échange n'est pas forcément sexuel. Il y a des échanges amicaux, sages, purs, et c'est de ceux-ci dont je parle.

Texte de Omraam Mikhaël Aïvanhov No 133 le 1 juillet 1941
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