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vendredi 2 septembre 2016

Comment lutter contre la fainéantise



Il n'y a d'autre moyen que les privations et l'exemple. Dans notre Enseignement, chacun doit se faire un programme, adopter une discipline pour chaque jour. Il faut que ce programme comporte un peu de méditation, de la lecture, du travail physique (nettoyage ou autre) un peu de tout, afin que toutes les cellules soient mises en action, excitées, réveillées.

Il y a dans la Fraternité des personnes complètement rouillées, parce que jusqu'ici elles faisaient tout en se prélassant dans leur lit ; elles lisaient, mangeaient, méditaient, priaient, écrivaient, installées bien au chaud sous leurs couvertures. Maintenant elles souffrent du froid, elles sont engourdies, raides, lourdes, et les médecins n'y peuvent rien.

C'est la mère paresse qui les a conduites à cet état. Moi, avec mes microscopes, j'ai trouvé le microbe de la paresse, et c'est le plus dangereux de tous. Il n'y a que le travail, le mouvement, pour l'éliminer. On voit des personnes devenir très âgées, grâce à leur activité continuelle. Mais il faut aussi savoir ne pas dépasser les limites raisonnables. Ma grand-mère a vécu jusqu'à l'âge de cent quinze ans. Elle était un exemple de ce travail incessant. L'activité protège et prolonge la vie. Elle est la source du plus grand bonheur et du meilleur repos. Si vous travaillez, vous comprendrez le repos.



Dans la paresse, le repos vous empoisonne et il vous ennuie. Après le travail il vous apporte la joie.

Nous réclamons, dans notre Fraternité, des travailleurs, pas des fainéants. Certains viennent me voir: "Je suis seul, je désire rencontrer des amis qui s'occupent de moi". Ils veulent donc que les autres travaillent pour eux, ils cherchent des imbéciles qui leur procurent tout, les nourrissent, les cajolent, et eux ils resteront des frères ou des soeurs, mais par leur manière d'agir ils les feront s'éloigner, même de la Fraternité peut-être, parce qu'ils ne voudront pas rester dans un "hôtel des fainéants", un "dembélé hané".

Ces paresseux auront été de mauvais exemples. On veut avoir des amis, des frères, on désire des échanges, mais dites-vous bien que dans la Fraternité on a autre chose à faire que de s'occuper de vous; on est là pour étudier. On m'a proposé de faire une Fraternité. Mais quelle serait-elle, cette Fraternité dont je serais le chef? Ah! ce serait beau!

Ceux qui font cette proposition seront évidemment les plus fainéants dans ce "dembélé hané"; leur gloire sera de rester couché toute la journée. Et des journalistes viendront voir cette merveille de fainéantise à nulle autre pareille. Même d'Amérique ils viendront. Une personne qui revenait des États-Unis m'a fait la réflexion suivante: "Je ne suis pas restée là-bas, parce qu'on n'a pas même le temps de causer comme on le fait ici. Ils travaillent tous d'une façon forcenée, ils parlent à peine entre eux et se précipitent à nouveau à leur travail".

Ces Américains ne ressemblent pas aux Bulgares, c'est sûr. Si en France on aime passer des heures à bavarder sur tout et sur rien, les Américains viendront sûrement admirer cette Fraternité de fainéants, une vraie curiosité! Les Bulgares, eux, connaissent déjà cela. Ils aiment beaucoup à parler sans travailler, quoique cela ne soit pas général. Ils peuvent être très actifs et très laborieux. Mais on voit, ici et là, de grands paresseux. Que ceux dont l'idéal est la paresse la laissent maintenant de côté! Une Fraternité où des soeurs vous serviraient, c'est trop facile.

Et travailleraient-elles gratuitement comme les soeurs de certains hôpitaux?

Cela existait du moins pendant la guerre. Les malades attendaient tranquillement qu'on leur apporte leur repas... Ce sont des fainéants! Qu'ont-ils donc fait pour en arriver là? L'idéal des disciples de la science spirituelle n'est pas celui des malades. Il est de travailler sur eux-mêmes et sur les autres afin que soit accomplie la volonté de Dieu.

Pour y arriver, il faut s'étudier, apprendre beaucoup de choses, observer, prendre conscience, faire des exercices afin de ne pas se rouiller. Il faut être actif sur tous les plans sinon certaines cellules se rouilleront et les conséquences suivront. Travaillez tous avec ardeur dans l’idéal de la véritable fraternité, celle de l’activité.


Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/