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vendredi 9 septembre 2016

LA FAINEANTISE : le vrai du faux



A la lecture d’une page du Maître Deunov :

Le monde actuel est rempli d'hommes raisonnables et non raisonnables, semblables aux cinq vierges sages et aux cinq vierges folles. Comment les hommes raisonnables se distinguent-ils des hommes sans raison ou stupides? L'homme raisonnable est travailleur, il compte sur lui-même; mais celui qui n'est pas raisonnable est fainéant. Il s'assied, ne travaille pas et attend que les cailles lui tombent toutes rôties dans la bouche.

Il a foi en la fortune qui vient toute seule entre les mains. Il dit: "Ce qui tombe dans le mouchoir lié, sans qu'on ait eu à travailler, c'est vraiment la fortune". Le paresseux n'a aucun métier et erre d'un lieu à un autre, traînant ses pieds et remuant ses mains sans savoir pourquoi. L'homme raisonnable se meut, mais ses mouvements diffèrent totalement de ceux du fainéant. Souvent, les hommes religieux font divers mouvements et disent que l'esprit les a touchés.

Il y a une différence essentielle entre les mouvements de l'esprit et ceux des hommes religieux non raisonnables. Pour ne pas choir dans des erreurs, l'homme doit connaître les qualités de son esprit, de son âme, de son intelligence et de son coeur.

Les libres-penseurs tout autant que les hommes religieux doivent posséder le savoir, afin de comprendre les choses et ne pas être comme les Turcs qui disent que l'homme n'a pas besoin de connaître beaucoup de choses.



"Comment distinguer les vrais fainéants des faux?"

Cette question fut posée autrefois à un sultan de Constantinople. A cette époque, il y avait des "dembélé hané", c'est-à-dire des hôtels pour les fainéants, ceux qui étaient mous, paresseux, qui se mouvaient avec peine et inspiraient la pitié. On les logeait et on les nourrissait dans ces maisons très spéciales qui coûtaient cher au sultan. Mais un jour il se rendit compte que les fainéants étaient si nombreux que sa fortune ne suffirait plus à les entretenir. Il faut dire que beaucoup étaient des fainéants volontaires, seulement pour se faire nourrir gratuitement. Un sage dit au sultan: "Mettons le feu à l'hospice; nous verrons bien qui sont les faux fainéants". Ainsi fut fait. Tous les habitants de l'hôtel s'enfuirent sauf deux. L'un dit: "Frère, tous sont partis. Pourquoi rester?

Allons-nous-en aussi!" Mais l'autre ne bougea pas: "Comment peux-tu encore parler? C'est fatigant..." Et le sultan ne garda que ces deux hommes, pour qui il fit construire une maison. Tous les prétendus fainéants furent chassés. Le monde invisible, lui aussi, se demande quels sont les vrais et les faux fainéants. Pour les distinguer il boute le feu dans leur vie, comme fit le sultan pour ses pauvres, c'est-à-dire qu'il leur envoie des épreuves, des privations, des persécutions, des menaces, et il regarde: "Sont-ils vraiment paresseux?" Les véritables paresseux sont fidèles à leur vocation de fainéantise dans n'importe quelle circonstance, tandis que les autres se mettent en mouvement et commencent à travailler dès que le danger les presse.


Il y avait en Bulgarie une femme si paresseuse qu'elle ne savait ni faire le ménage, ni allumer un feu, ni préparer les repas, et son mari, furieux, voulait se séparer d'elle. Des voisins venaient de temps en temps faire quelque chose pour lui. De telles femmes, qui ne font rien pour leur mari, existent partout, pas seulement en Bulgarie. Dans une famille, en général il y a un fainéant, soit la femme, soit le mari. Cette femme donc, un jour d'hiver, grelottait de froid dans une chambre sans feu. Un voisin lui dit: "Vas dans la forêt, fais un fagot, puis tu appelleras une personne qui est là et qui t'aidera: elle s'appelle "Besoin". Crédule, la femme partit, ramassa des branches pour faire un fagot, puis elle se mit à appeler la femme Besoin.

Cette femme ne venant pas, elle continua à crier jusqu'au soir, mais en vain. Le crépuscule tombait, elle comprit que l'autre ne viendrait pas, et, par crainte de la nuit et des loups, elle chargea son fagot sur son dos et le rapporte elle-même à la maison. En vérité, la femme Besoin était cachée en elle.

La fainéantise est une maladie sur laquelle aucun médicament n'a prise. Mais le monde invisible a un moyen pour l'attaquer et la faire disparaître: la faim. Heureusement la faim existe! Elle rend actif, entreprenant, intrépide, expéditif. Sans la faim, l'homme serait passif. Les autres méthodes dont le monde invisible dispose pour pousser l'homme à agir sont les restrictions, la misère, les maladies. Sans ces maux, nous nous endormirions, engourdis pour l'éternité. La faim et le dénuement nous aiguillonnent, heureusement, car sans ces souffrances nous ne ferions rien. Et personne ne remercie le ciel de ces maux!

Pourquoi le Maître Deunov dit-il : "Souvent les religieux font des gestes et des mouvements, et ils disent alors que l'esprit les a touchés"? Nous avions en Bulgarie une soeur gentille et sympathique qui s'occupait de divination. Elle disait que le Saint-Esprit lui parlait et elle écrivait des cahiers entiers sous la dictée de l'esprit. Elle dessinait toujours des poissons de diverses grandeurs et elle inscrivait des caractères et des chiffres qu'elle ne comprenait peut-être pas, mais, disait-elle, le Saint-Esprit lui parlait et toujours annonçait santé, épanouissement, gains, avantages. Cette vieille soeur était bonne, et elle ne refusait rien à personne. Elle n'avait pas besoin de travailler, si bien que toute la journée elle dessinait ses poissons, pour les uns ou pour les autres, pleine de confiance et avec une gentillesse et un sourire inaltérables. Elle avait plus de quatre-vingts ans, elle était toute menue et ridée et elle montait sur le plus haut sommet du Moussala. Elle était un exemple.

 Dans les réunions, quand notre Maître disait quelque chose à son sujet, elle faisait des gestes extraordinaires avec les bras disant qu'ils Lui servaient d'antennes pour recevoir du monde invisible des communications. Ces mouvements dérangeaient les frères et soeurs durant les conférences et certains la priaient de s'arrêter, mais notre Maître, Lui, restait tranquille et la regardait de temps en temps en souriant. Ce manège dura des années. Parfois le Maître disait: "Ce sont vos esprits qui viennent vous parler et ils vous trompent".

Cette soeur aimait à s'approcher du Maître et à Le toucher, et elle se mettait à trembler. Comme elle s'asseyait au premier rang, on s'efforçait de ne pas la regarder, mais on s'amusait d'elle. Si un jour cette causerie est connue là-bas, tout le monde rira en reconnaissant cette brave soeur. Elle me prédisait des choses fantastiques que jamais elle ne disait aux autres; je les ai questionnés à ce sujet. C'est donc à cause de cette soeur que le Maître Deunov disait: "Souvent les religieux font des gestes et ils disent que c'est l'esprit qui les a touchés". Il est essentiel de bien distinguer les mouvements inspirés par l'esprit et ceux que font des hommes religieux sans raison. Pour ne pas choir dans l'erreur, l'homme doit connaître les qualités de son esprit, de son âme, de son intelligence et de son coeur. Il doit être capable de reconnaître d'où lui viennent les télégrammes qu'il reçoit. Cette soeur bulgare ne savait pas d'où venaient ses messages.


Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/