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jeudi 16 juillet 2015

LA LUMIERE ESSENCE DE LA CREATION




Il est dit que Dieu est un feu dévorant, et dans la plupart des mythologies, le dieu le plus puissant est celui du feu. Il ne s’agit évidemment pas du feu que nous connaissons : le feu physique qui n’est qu’un aspect du feu universel. Car il existe en réalité de multiples sortes de feux ; celui qui brûle dans le cœur de l’homme, celui qui sommeille à la base de la colonne vertébrale, celui du soleil, celui de l’enfer, celui qui est caché au cœur des pierres, des métaux, etc.

Mais avez-vous remarqué qu’on ne peut percevoir le feu que s’il s’accompagne de lumière ? Oui la lumière est la matière à travers laquelle se manifeste le feu. En transposant cette image on découvrira que la lumière est cette substance que Dieu, le Feu primordial, a émanée de lui à l’origine du monde quand il a dit : "Que la lumière soit". Cette lumière n’est autre que le Verbe mentionné au début de l’Evangile de saint Jean : "Au commencement était le Verbe, et la Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu… Tout ce qui a été fait a été fait par lui". La lumière, c’est le Verbe que le créateur a prononcé et par lequel il a créé le monde.

Le monde physique tel que nous le connaissons n’est qu’une condensation de la lumière primordiale. Dieu, le principe actif, a projeté la lumière, et il a travaillé sur cette lumière comme sur une matière pour créer l’univers. C’est là qu’on commence à apercevoir la manifestation des deux principes masculin et féminin qui sont à l’origine de la création, puisque Dieu, le Feu, le principe masculin, a tiré de lui-même et projeté le principe féminin, la lumière, la matière dans laquelle il allait créer.

Il est dit que Dieu a créé le monde de rien. De rien d’extérieur à lui, oui, et c’est cela qui est difficile à comprendre pour nous qui ne pouvons construire quelque chose qu’avec des matériaux et des instruments extérieurs à nous. En réalité, on ne peut rien créer de rien, et cette idée d’une création à partir de rien, signifie seulement que c’est de lui-même que Dieu a tiré la matière de la création. L’univers n’est rien d’autre que cette substance extraite de lui et devenue extérieure à lui mais qui est toujours lui.

Avec quoi le ver à soie tisse-t-il son cocon, et l’araignée sa toile ? avec quoi l’escargot fabrique-t-il sa coquille ? Avec une substance qu’ils arrivent à extraire d’eux-mêmes. Si on sait observer la nature, combien de phénomènes peuvent nous révéler ce que les penseurs considèrent comme les mystères les plus impénétrables. Même la science découvrira un jour que la lumière est la matière primordiale dans laquelle l’univers a été créé, et si l’homme arrive à apprendre comment procéder, lui aussi pourra devenir créateur comme Dieu.

Vous comprendrez mieux cette idée si je vous rappelle l’expérience du tube de Crookes : aux deux extrémités d’un tube dans lequel on a préalablement fait le vide, sont placées deux électrodes reliées à une source électrique. On fait passer le courant ; la cathode émet un flux d’électrons en direction de l’anode, mais elle-même reste obscure, et c’est dans la région de l’anode qu’apparaît une luminescence.



La lumière que le soleil nous envoie n’est pas celle du premier jour dont parle la Genèse. Au-delà du soleil visible existe un soleil invisible, obscure, le soleil noir, qui envoie sans cesse des énergies au soleil visible. Celui-ci les transforme et les renvoie sous forme de lumière. La lumière que nous voyons n’est pas celle que Dieu a créée au commencement lorsqu’il a dit "Que la lumière soit". Elle est venue après. Le premier soleil a envoyé la lumière primordiale, vidélina, que le soleil visible transforme et renvoie sous forme de rayons (svétlina). Vidélina, la lumière véritable, ne révèle les choses qu’en se heurtant à elles. Si rien ne se trouve sur son passage, elle reste invisible. Seule l’obstacle qu’elle rencontre peut la révéler.

Méditez chaque jour sur la puissance de vidélina, la lumière vivante qui est l’élément primordial de toute création.

Un des symboles de la création du monde est la rose mystique. Les six cercles qui forment les pétales représentent les six jours qu’il a fallu à dieu pour créer le monde (six jours symboliques, évidemment, qui ont duré des milliards d’années) D’ailleurs, certains ésotéristes ont interprété le premier mot de la Genèse :

Berechit, signifie "au commencement" comme le verbe bara : créer et chit : six. Dans chaque cercle mettez une des six couleurs : violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge et méditez sur elles… Le cercle central représente la lumière blanche dont les six autres couleurs son tissues… si vous ne comprenez pas la profondeur de ce symbole, au moins en contemplant cette figure parfait vous créerez des liens ente elle et vous et cela vous aidera dans votre travail spirituel.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca