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vendredi 24 juillet 2015

L’EVOLUTION HUMAINE ET ORGANES SPIRITUELS



Nous possédons un corps physique qui est composé d’organes. Même les bébés savent cela : demandez-leur où son leurs yeux, ils vous les montreront ; et leur bouche, leurs oreilles, leur nez, leurs petites jambes, ils vous les montreront aussi. Plus tard, à l’école, ils apprennent que l’homme possède cinq sens (la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût et le toucher), ayant chacun des fonctions bien déterminées : la fonction et les sensations du toucher ne sont pas celles du goût ou de la vue, etc.

Tous les rapports de l’homme avec le monde sont fondés sur les cinq sens, c’est pourquoi il cherche à profiter au maximum de leurs possibilités et surtout à multiplier les sensations que lui procurent ses yeux, ses oreilles, sa peau, etc. Parmi les sensations, certaines sont plus ou moins nécessaires et plus ou moins intenses. Prenons le goût : qui niera la richesse, la variété des sensations procurées par le goût, surtout quand on fait un repas succulent ? Et le toucher…

Quand un homme et une femme se caressent, ils y trouvent des sensations d’une grande intensité ; on dit même que c’est le plaisir sexuel qui donne les sensations les plus puissantes, ce qui justement est fort douteux. En général, oui c’est vrai, mais pas pour tout le monde ; certains artistes doués d’une très grande sensibilité de la vue ou de l’ouïe éprouvent les impressions les plus intenses grâce aux couleurs et aux sons, beaucoup plus que dans l’acte sexuel qui les laisse souvent indifférents et froids.

La majorité des humains n’étant pas encore aussi évoluée, on peut dire que le toucher (dans lequel on peut inclure la sexualité) et le goût, sont pour le moment les deux sens qui gouvernent le monde. La vue, l’ouïe et l’odorat tiennent une moins grande place ; il y a des gens que les parfums, les sons et les couleurs laissent indifférents, sauf quand leur intérêt est en jeu, comme les animaux chez qui l’odorat, l’ouïe et la vue sont extrêmement développés, parce qu’ils en ont besoins pour se protéger et chercher leur nourriture.

Depuis des millénaires les hommes s’exercent à multiplier et amplifier leurs sensations et perceptions par l’usage de leurs cinq sens, et c’est ce jeu sur le clavier des cinq sens qu’ils appellent culture et civilisation. Eh bien, c’est un peu pauvre. Quel que soit le degré d’affinement qu’ils puissent atteindre, les cinq sens resteront toujours limités parce qu’ils n’appartiennent qu’au plan physique et n’exploreront jamais que le plan physique. La nature a prévu d’autres touches à ce clavier… oui, un sixième, un septième, un huitième sens, d’une tout autre intensité, d’une tout autre puissance. Seulement, pour le moment, les homes se sont limités aux cinq sens, ils ne veulent pas reconnaître qu’il y a d’autres domaines à explorer, à voir, à toucher, à respirer. Il n’est donc pas étonnant qu’ils ne puissent pas avoir de nouvelles sensations, plus étendues, plus riches, plus subtiles. Comment expliquer que sans donner aucune nourriture à ces cinq sens, certains êtres aient des perceptions qui les amènent jusqu’à l’extase ; un élargissement de la conscience, une impression de plénitude, de grandeur, d’immensité ?

Il faut faire comprendre aux humains qu’en ne cherchant qu’à accumuler et amplifier leurs sensations physiques ils vont au-devant de grandes déceptions, car ces sensations sont limitées. Pourquoi ? Parce que chaque organe est spécialisé : il remplit une fonction déterminée et ne procure que les sensations qui correspondent à sa nature. Pour éprouver des sensations nouvelles, il faut s’adresser à d’autres organes que nous possédons aussi. Observez les humains ; ils ont la possibilité de tout voir, de tout goûter, de tout toucher, de tout acheter, et pourtant il leur manque toujours quelque chose. Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas que, pour connaître la plénitude, découvrir des sensations d’une puissance et d’une richesse vraiment exceptionnelles, il faut commencer à ne plus compter exclusivement sur les cinq sens. Dans ce domaine, les Orientaux sont capables de faire des expériences absolument impensables pour les Occidentaux.

En Inde ou au Tibet par exemples, certains yogis habitent un trou creusé dans la terre. Dans cette obscurité, dans ce silence absolu, il n’y a plus aucune nourriture pour les cinq sens que le yogi parvient à engourdir par la méditation. Et quand les sens s’arrêtent de fonctionner, ils n’absorbent plus l’énergie psychique destinée aux centres subtils : alors ceux-ci s’éveillent, et le yogi commence à voir, à entendre, à sentir, à toucher des éléments fluidiques dans les régions supérieures. Voilà donc dans quel but ces êtres exceptionnels tâchent, et certains pendant des années, de supprimer les sensations visuelles, auditives, olfactives, etc. d’arrêter tout mouvement. Seule, demeure la pensée ; et ensuite, ils arrêtent même la pensée pur vivre en communion totale avec la Divinité.

Dieu a déposé dans l’âme humaine des possibilités qu’une existence trop tournée vers l’extérieur empêche de s’éveiller. D’ailleurs, que faites-vous quand vous méditez ? Vous fermez les yeux pour pouvoir tourner votre attention vers l’intérieur… Mais à ce sujet je voudrais tout de même apporter une précision. Lorsque vous méditez, ne restez pas trop longtemps les yeux fermés ; sinon comme vous n’êtes pas encore des yogis hindous, vous risquez de vous endormir. Ouvrez vos yeux un petit moment, de temps à autre, sans vous laisser distraire par ce qui vous entoure, refermez-les, puis rouvrez-les de nouveau… bien sûr, pour méditer, il est en général conseillé de fermer les yeux parce que cela aide à s’isoler, à se concentrer, à ne pas se laisser distraire. Mais si on les ferme trop longtemps, le sommeil arrive…

Cette question de l’ouverture et de la fermeture des yeux est très importante. Parfois, on vous dit : "Mais ouvrez les yeux" C’est une façon de parler, car vos yeux sont ouverts ; alors de quels yeux parle-t-on ? Eh bien, d’autres yeux qui sont plus lucides, qui ont une vue beaucoup plus profonde, plus spirituelle. Les yeux de votre corps sont ouverts, oui, mais vous avez d’autres yeux, et ceux-là sont fermés.


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca