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samedi 26 juillet 2014

LA PEUR DES MOTS




Que dit l’Évangile, que dit la parole du Christ ?

Nommons-le, car aujourd’hui, nous avons tous peurs des mots. On ne se dit plus catholique, alors on ne prononce plus le nom du Christ. Parce qu’être catholique cela n’est plus à la mode, cela ne représente plus une voie d’élévation. Alors le nom du Christ est à bannir, c’est comme si l’on tuait les vieux Dieux avec les vieilles Églises, on fait un brasier de tout cela et on accueille le nouveau Dieu, en tout cas sa nouvelle figure, qui amène en même temps un nouveau temple, un nouveau rituel. On est content parce que c’est nouveau. La nouvelle mode arrive.

Mais sachez, qu’il y a des noms qui sont éternels et que l’on ne peut pas dissoudre, même si l’on en invente d’autres, ère après ère, âge après âge, les noms sont exactement les mêmes dans leurs symboles et dans leurs vibrations.

Donc, parlons du Christ. Pourquoi aller chercher un autre personnage. Même si vous l’imaginez avec des yeux tibétains ou chinois, ou des yeux d’un Indien d’Amérique du sud, ou du nouvel âge, ça, c’est votre histoire, c’est votre comédie, c’est votre film à vous. Mais la vérité se moque complètement de la forme que vous allez créer, mais aussi de l’appréciation que vous faites de telle ou telle autre forme.

Aujourd’hui on attend tous un nouveau Christ comme étant venu d’Orient et si possible le plus loin possible en Orient, pourvu qu’il vienne des Indes. Et tout le monde espère cet homme oriental, très beau, très grand. Tout le monde met sur la lumière un aspect, l’aspect qui convient, parce que c’est l’aspect qui donne de l’espoir, ou en tout cas qui plaît parce que c’est nouveau. Il y a dans la religion un besoin de mode comme il existe dans les vêtements. Il faut que vous compreniez cela.

Alors on ne veut plus d’un triste juif qui a eu le malheur de se faire crucifier. On ne veut plus non plus d’un Européen, parce qu’européen on l’est soi-même et que l’on ne voit pas ce qui a d’attirant chez lui. Par contre, on désire avec tout l’objectivisme que cela veut dire, quelqu’un qui vient d’orient. Ça oui, ça plaît énormément. Il vient d’orient, mais dans l’esprit de celui qui le dit, c’est comme s’il venait d’une autre planète où il fait bon vivre.

Si vous voulez être juste, il vous faut être pur. Si vous voulez être pur, il faut vous détacher de tous ces mouvements, de tous ces remous de l’esprit qui subit les besoins de mode ; comme vous-même, vous avez besoin de changer de vêtements, de style, de voiture.

Ce qui est Divin ne passe pas de mode, il n’y a pas de préférence à un âge ou à un autre, il y a tout simplement l’éclat de la pure divinité. Tous les chemins que les hommes mettent autour de cela ne sont que des folies et des murmures de l’illusion, et si vous voulez  faire une véritable méditation, il faut commencer par là, par calmer ces remous et défaire ces illusions.

Donc, dès que vous vous réveillez le matin et que vous vous mettez debout, la première des choses qu’il va falloir faire, c’est prendre toute votre journée comme une méditation active.

Ce qui vous oblige toute la journée durant à vérifier :
-  vos réactions,
-  à vérifier et contrôler vos pensées,
-  contrôler vos réactions et à les transformer.

Et si à la fin d’une journée vécue comme cela, vous ne méditez pas, il n’y aura aucun problème, car vous aurez médité toute la journée, vous aurez fait plus d’alchimie que celui qui va se mettre deux heures par jour en méditation, et sitôt sa méditation finie, va recommencer à s’attacher à telle chose, à tel objet, à projeter telle ou telle folie, illusion, à renter dans ses spéculations mentales et à projeter plein d’images de toutes sortes, à juger les uns, les autres.


Celui qui prie ou qui médite ne cultive pas une véritable vie intérieure pendant toute la journée, il lance des cailloux dans l’eau et il y en a plein comme cela sur la surface de la terre. L’existence de ces êtres ne nous est pas agréable. Cela suffit, il faut regarder les choses en face. Il faut savoir une bonne fois ce que l’on veut, et le faire, au lieu de se donner bonne conscience, un beau statut divin parce que l’on médite une heure par jour, penser à un séminaire à droite, un autre à gauche et que l’on connaît quelque peu les lois …..

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