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jeudi 3 juillet 2014

Le Soleil, symbole de la religion Universelle



Jésus disait : "Nul ne peut aller au Père que par moi". Que signifient ces mots ? Quelle est cette entité spirituelle suffisamment vaste pour que tous les êtres humains doivent passer par elle afin d’arriver jusqu’à leur Père céleste ? Cette entité cosmique, les chrétiens l’appellent le Christ, le Fils de Dieu, la deuxième personne de la Trinité, cette émanation du Père qui est à l’œuvre dans l’univers. Et en disant : "Nul ne peut aller au Père que par moi", Jésus s’identifiait à ce principe universel qui n’a ni commencement ni fin.

Jésus est un homme qui est né et a vécu en Palestine, il y a deux mille ans, et qui est parvenu à un tel degré de pureté, de sainteté qu’il a reçu l’Esprit du Christ. C’est pourquoi il a été appelé Jésus-Christ. Mais le Christ en tant que principe divin peut naître dans le cœur et dans l’âme de tout être humain parvenu au même degré d’évolution que Jésus. C’est ce principe du Christ qui s’est manifesté à travers Orphée, Moïse, Zoroastre, Bouddha et tous les grands Maîtres de l’humanité.

Il a existé un seul Jésus, mais il y a eu, il y a, il peut y avoir de nombreux Christs. Jésus reste un personnage unique qui est à la tête de la religion chrétienne, comme Moïse est à la tête de la religion juive, comme Bouddha est à la tête des bouddhistes, ou Mahomet à la tête des musulmans… Le Christ, lui n’est pas le chef ou le fondateur d’une religion, mais de toutes les religions, c’est lui qui au cours de l’histoire les a inspirées. Lorsque le prince Gautama a atteint l’illumination, il a été appelé Bouddha, c’est  dire l’Eveillé, et tous ceux qui parviennent à cet état "bouddhique", nous pourrions dire aussi "christique", sont appelés là-bas des bouddhas. Gautama n’a pas été le sel, il y en a beaucoup d’autres. Bouddha ou Christ n’est pas le nom d’un individu particulier mais celui d’un principe cosmique, d’un état de conscience divin.

Il est temps que les chrétiens abandonnent cette croyance erronée que seul Jésus est le Christ, le Fils unique de Dieu, sacrifié par son Père pour sauver les humains ; car elle entraîne d’abord comme conséquence logique que tous ceux qui ne sont pas chrétiens ou qui n’acceptent pas cette croyance, sont rejetés par Dieu. Alors, pouvez-vous calculer le nombre de ceux qui seront rejetés ?... Quelqu’un dira : "Mais moi, comme je suis chrétien, je crois ce qu’enseigne la doctrine chrétienne". Je sais, mais les Eglises chrétiennes se trompent et elles devront elles aussi réviser cette doctrine insensée. Quant à l’Eglise qui se dit "catholique", c’est à dire "universelle", en réalité elle n’est pas uniquement fondée sur des principes universels.  Et il en est de même de toutes les religions : non seulement chacune a ses croyances particulières, mais il y entre encore des considérations limitées de races, de nations, de castes.

Toutes les religions ont tendance à insister sur certaines vérités qui sont essentielles, bien sûr, mais au détriment d’autres vérités qui sont pourtant tout aussi essentielles. C’est exactement comme si, votre vie durant, vous ne mangiez chaque jour que deux ou trois aliments. En admettant même que ces aliments soient de la meilleure qualité, votre organisme souffrirait de toutes sortes de carences. De la même façon, quelques vérités enseignées par une religion ne peuvent pas répondre à tous les besoins de l’âme et de l’esprit. Une religion n’est universelle que si elle présente toutes les vérités qui permettent à chaque être humain de réaliser le travail spirituel correspondant aux besoins de l’âme et de l’esprit. 

S’il y a tant de religions dans le monde, et qui n’ont pas cessé de s’affronter, c’est parce que chacune est adaptée à telle ou telle mentalité particulière ou, pire encore, utilisée pour servir des intérêts particuliers. C’est pourquoi maintenant on voit des chrétiens devenir bouddhistes ou musulmans, des juifs ou des musulmans devenir chrétiens, etc. ils vont chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent pas dans la religion où ils ont été élevés. Quand viendra la religion universelle personne n’aura envie d’aller chercher ailleurs, ni de combattre ou de sous-estimer ceux qui n’ont pas la même religion ; tous seront dans l’unique religion qui répondra aux besoins de chacun. Il est temps d’en finir avec le côté racial et sectaire des religions. Même le christianisme est encore une religion sectaire. Ou, plus exactement, ce sont les chrétiens qui, en fabriquant tellement de dogmes et d’instituions, en ont fait une religion sectaire, trahissant ainsi la pensée de Jésus qui avait répondu à la Samaritaine : "L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont ces adorateurs que le père demande".

Le jour où tous les hommes sur la terre seront capables d’adorer Dieu en esprit et en vérité, à ce moment-là oui, on pourra parler d’une religion universelle, et le symbole de cette religion sera le soleil. Parce que derrière le soleil se trouve le Dieu de tous les hommes. Les chrétiens n’ont pas besoin des dieux des hindouistes, ni les hindouistes du Dieu des chrétiens, ni les musulmans du Dieu des juifs… et toutes ces divisions ne servent qu’à entretenir des hostilités ; mais tous ont besoin de comprendre et d’aimer cette puissance qui leur apporte la lumière, la chaleur et la vie. La religion chrétienne n’éclaire et ne réchauffe que quelques millions de personnes dans le monde – et encore l’histoire ne dit pas quelle lumière et quelle chaleur elle leur donne. 

Combien y en a-t-il qui n’ont jamais entendu parler du christianisme ! Et malheureusement pour le christianisme, ils se sentent bien mieux aussi. La religion apportée par Jésus était parfaite, je ne le nie pas. Mais depuis les siècles ont l’a tellement déformée par des ajouts ou des suppressions qu’elle a fini par devenir un bouillon de culture où prolifèrent les germes de toutes sortes de fermentations nocives. C’est pourquoi il est temps pour les chrétiens de revenir eux aussi vers ce principe vivant qui est à l’origine de toutes les religions, et de déchiffrer ce symbole de la religion universelle : le soleil.

La religion solaire, c’est de donner et d’unir, car le soleil éclaire, chauffe et vivifie toutes les créatures. Avant même que la première religion n’apparaisse, le soleil était là qui disait aux humains : "Faites comme moi, éclairez, chauffez, vivifiez, débarrassez-vous de vos conceptions limitées, embrassez le monde entier par votre intelligence et votre amour". Mais au lieu de comprendre, ils continuent à s’affronter pour imposer leur conception d’un Dieu qu’aucun d’eux n’a jamais vu.

Le langage du soleil est le langage universel, il est accessible à tous puisque c’est le langage de la lumière, de la chaleur et de la vie. Les hommes, les animaux, les plantes, toutes les créatures comprennent ce langage, tandis que les autres langages, il n’est jamais sûr qu’on les comprenne. Si vous croyez que certaines tribus d’Afrique ou d’Océanie ont compris le langage chrétien, bien qu’on leur ait envoyé des missionnaires ! Et les anthropophages qui se plainaient paraît-il de n’avoir plus de missionnaires à manger, qu’avaient-ils compris du langage chrétien ? Seul le soleil est accessible à tous, même si évidemment chacun le comprend d’après son degré d’évolution.

Comment s’imaginer qu’il a fallu attendre des millions d’années après l’apparition de l’homme sur la terre pour que Dieu se révèle au monde une seule fois par son fils Jésus ? Et encore n’a-t-il touché ainsi qu’une infime minorité d’êtres humains… Quelle injustice, quelle cruauté ! En réalité, chaque matin, dans ce temple de la nature créé par Dieu, le soleil qui se lève répand ses bénédictions : la vie, la lumière et la chaleur qui sont les manifestations de la Trinité divine. Et il ne fait aucune distinction de religion ou de race : il distribue à tous : noirs, jaunes, blancs, juifs, bouddhistes, chrétiens, musulmans, athées. Alors, il faut cesser de s’imaginer qu’une religion peut prétendre être la seule véridique et s’imposer au monde entier.

C’est à tous les hommes sur la terre de marcher ensemble vers le soleil, car le Père céleste est comme le soleil : les religions, les races, ça lui est égal, ce n’est pas ce qu’il regarde. Qu’on l’adore dans un temps, une cathédrale, une synagogue, une mosquée ou sur une montagne, il n’en donne pas deux centimes. Il ne regarde que les qualités et les vertus de ses enfants, qu’ils se disent ou non croyants. Et même si vous vous présentez devant lui en disant fièrement : "Moi, j’appartiens à la grande Fraternité Blanche Universelle", peut-être va-t-il seulement vous répondre : "Mais mon pauvre vieux, regarde comment tu es : tu trompes les autres, tu les calomnies, tu te bagarres avec eux. Alors ce titre ne veut rien dire, tu n’es pas encore dans la véritable Fraternité Blanche Universelle. Va t’améliorer, et ensuite on verra". Voilà comment le Seigneur considère les choses. Et il est aussi inutile de lui montrer votre croix, cotre certificat de baptême ou toute autre marque de votre appartenance à une religion ; ce sont des signes extérieurs et il ne reconnaît que les signes intérieurs.


Une religion ne peut être universelle que si elle place le soleil au centre de son enseignement. Je sais, beaucoup repousseront cette idée sous prétexte qu’on doit adorer Dieu seul. Mais qui a dit d’adorer le soleil ? Pas moi en tout cas. Moi je ne cesse de vous répéter simplement que lorsque Dieu a créé le monde, il a laissé partout son sceau, c’est à dire des indices, des traces, des reflets, pour que les humains puissent le retrouver. Et le reflet  le plus éloquent est le soleil. C’est à travers lui que Dieu, qui ne veut pas rester absolument caché et inaccessible, se manifeste pour laisser aux humains la possibilité de le retrouver. Dieu n’est n dans la lumière ni dans la chaleur ni dans la vie du soleil, mais il se manifeste à travers elles pour que tous les humains puissent l’atteindre, communier avec lui. Le faire pénétrer en eux. Tant qu’ils refuseront d’accepter cette idée, ils seront dans le vide, car Dieu restera pour eux quelque chose de lointain, d’insaisissable, et ils continueront à s’affronter pour des questions de doctrines ou de rites.  

Omraam